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		<title>Le virage a gauche des Am&#233;riques alarme Washington</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-virage-a-gauche-des-Ameriques-alarme-Washington</link>
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		<dc:date>2005-03-03T17:57:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lamia Oualalou </dc:creator>



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&lt;p&gt;Quatre mois apr&#232;s son &#233;lection, le socialiste Tabar&#233; Vazquez a &#233;t&#233; investi hier pr&#233;sident de l'Uruguay. &lt;br class='autobr' /&gt; L'Uruguay a eu deux stars cette semaine. Dimanche, le chanteur Jorge Drexler a remport&#233; l'oscar de la bande originale de film, une premi&#232;re pour une chanson en langue espagnole. Hier, c'&#233;tait au tour du socialiste Tabar&#233; Vazquez d'&#234;tre applaudi, cette fois-ci par les repr&#233;sentants de 130 pays, convi&#233;s &#224; son investiture &#224; la pr&#233;sidence quatre mois apr&#232;s son &#233;lection, le 31 octobre. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quatre mois apr&#232;s son &#233;lection, le socialiste Tabar&#233; Vazquez a &#233;t&#233; investi hier pr&#233;sident de l'Uruguay.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_7145 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L240xH168/doc-384-58fe31a4-f4998.jpg?1711818769' width='240' height='168' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'Uruguay a eu deux stars cette semaine. Dimanche, le chanteur Jorge Drexler a remport&#233; l'oscar de la bande originale de film, une premi&#232;re pour une chanson en langue espagnole. Hier, c'&#233;tait au tour du socialiste Tabar&#233; Vazquez d'&#234;tre applaudi, cette fois-ci par les repr&#233;sentants de 130 pays, convi&#233;s &#224; son investiture &#224; la pr&#233;sidence quatre mois apr&#232;s son &#233;lection, le 31 octobre. L'accession au pouvoir de ce m&#233;decin de 65 ans tourne une page de l'histoire uruguayenne, rythm&#233;e depuis 180 ans par l'alternance entre deux partis traditionnels, les Colorados et les Blancos. Le basculement &#224; gauche est en apparence total : le &#171; Frente amplio &#187;, la coalition qui a port&#233; le canc&#233;rologue &#224; la pr&#233;sidence, est essentiellement constitu&#233; de Tupamaros, les gu&#233;rilleros qui d&#233;fiaient la dictature uruguayenne dans les ann&#233;es 1970, et de syndicalistes au discours radical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier, le symbole d&#233;passait les fronti&#232;res de l'Uruguay. L'&#233;lection de Vazquez consolide le changement politique sensible dans toute l'Am&#233;rique du Sud. Hormis en Colombie, toutes les &#233;lections ont, depuis le d&#233;but de la d&#233;cennie, consacr&#233; la mont&#233;e en puissance d'une gauche aux accents plus ou moins radicaux. Si, pour des raisons de sant&#233;, le Cubain Fidel Castro n'a pas fait le voyage, son fils spirituel, le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien Hugo Chavez, &#233;tait &#224; Montevideo pour qualifier l'&#233;v&#233;nement de &#171; grand jour pour l'Am&#233;rique du Sud &#187;. Le leader bolivarien devait profiter de son s&#233;jour en Uruguay pour organiser un &#171; minisommet &#187; avec ses homologues des deux plus importants pays du sous-continent, le Br&#233;silien Luiz Inacio Lula da Silva et l'Argentin Nestor Kirchner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi irriter au plus au point les Etats-Unis, dont les seuls alli&#233;s d&#233;clar&#233;s, les pr&#233;sidents des pays d'Am&#233;rique centrale et le chef d'Etat colombien Alvaro Uribe, ont boud&#233; la manifestation. Du Br&#233;sil au Chili, en passant par la Bolivie, le Venezuela ou l'Argentine, les nouveaux leaders politiques, tous pr&#233;sents hier &#224; Montevideo, s'entendent sur l'&#233;chec des recettes &#233;conomiques lib&#233;rales concoct&#233;es &#224; Washington par le Fonds mon&#233;taire international (FMI), la Banque mondiale et la Banque interam&#233;ricaine de d&#233;veloppement. Tous mettent d&#233;sormais en avant la n&#233;cessit&#233; de mettre sur pied une plus grande int&#233;gration pour s'affirmer face aux blocs am&#233;ricain et europ&#233;en, quitte &#224; tisser de nouvelles alliances avec d'autres grands pays &#233;mergents, tels l'Inde, l'Afrique du Sud, et surtout la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me s'ils ont r&#233;solument embrass&#233; le capitalisme, ces chefs d'Etat sont soucieux de pr&#233;server les symboles du pass&#233; r&#233;volutionnaire de gauche : les Tupamaros en Uruguay, certes, mais surtout Fidel Castro, m&#234;me si &#224; leurs yeux il tient moins du mod&#232;le que de la relique. L'un des premiers gestes politiques de Tabar&#233; Vazquez hier a &#233;t&#233; de renouer les relations diplomatiques avec La Havane, rompues en avril 2002 par son pr&#233;d&#233;cesseur, Jorge Batlle, &#224; l'issue d'une violente pol&#233;mique sur les droits de l'homme. Ce mouvement s'accompagne d'une rh&#233;torique antiam&#233;ricaine exacerb&#233;e par la guerre en Irak. De nombreuses populations latino-am&#233;ricaines per&#231;oivent la pr&#233;sence des marines au Proche-Orient comme la r&#233;p&#233;tition des interventions dont ils ont &#233;t&#233; victimes depuis la fin du XIXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Port&#233;e aux nues par Hugo Chavez, la nouvelle b&#234;te noire du secr&#233;taire d'Etat am&#233;ricain Condoleezza Rice, cette &#233;volution inqui&#232;te la Maison-Blanche. Certes, dans la majorit&#233; des pays du sous-continent, les propos antiam&#233;ricains et anti-imp&#233;rialistes qui ont refleuri aux l&#232;vres des chefs d'Etat tiennent surtout de l'agitation politique. De petits pays aux finances fragiles comme l'Uruguay, ou encore l'Equateur ou la Bolivie, ne peuvent tenir t&#234;te au g&#233;ant am&#233;ricain, ni aux institutions multilat&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, le Venezuela, cinqui&#232;me exportateur mondial de p&#233;trole, joue sur les nerfs de Washington en mena&#231;ant de temps &#224; autre de cesser de l'approvisionner. L'Argentine, qui entretenait, il y a moins de dix ans, des &#171; relations charnelles &#187; avec les Etats-Unis, a men&#233; la restructuration de sa dette au m&#233;pris des recommandations du FMI. M&#234;me le Br&#233;sil de Luiz Inacio Lula da Silva, promu chouchou des march&#233;s financiers depuis qu'il s'illustre par une politique &#233;conomique rigoureuse, fait preuve d'une distance courtoise, mais certaine &#224; l'&#233;gard de la Maison-Blanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas s&#251;r que la posture tr&#232;s agressive adopt&#233;e par Condoleezza Rice, en particulier &#224; l'&#233;gard de Hugo Chavez, facilite le retour en gr&#226;ce des Etats-Unis dans ce qu'ils ont toujours consid&#233;r&#233; comme leur arri&#232;re-cour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Figaro, le 2 mars 2005&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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