<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>El Correo</title>
	<link>https://www.elcorreo.eu.org/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.elcorreo.eu.org/spip.php?id_auteur=413&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>ArgentineSoja Power</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/ArgentineSoja-Power</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/ArgentineSoja-Power</guid>
		<dc:date>2009-03-28T14:34:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claudio Scaletta</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La tr&#232;s agit&#233;e discussion de par la nature de la structure agricole locale, semble concentr&#233;e dans la reproduction de slogans. Les repr&#233;sentants des corporations agraires de la Pampa Humide accusent leurs interlocuteurs &#171; de ne rien conna&#238;tre de la terre &#187;. Les travaux acad&#233;miques financ&#233;s de fa&#231;on priv&#233;e ou &#233;manant d'organismes internationaux s'av&#232;rent de mani&#232;re suspecte de l'ordre de l'apologie. De nombreux m&#233;dias, associ&#233;s &#224; la communaut&#233; d'affaire, participent &#224; un discours de plus en (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Agroalimentaire" rel="directory"&gt;Agroalimentaire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_7613 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L163xH181/doc-929-053fd5a1-db0ca.jpg?1712057656' width='163' height='181' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Javier Rodriguez
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La tr&#232;s agit&#233;e discussion de par la nature de la structure agricole locale, semble concentr&#233;e dans la reproduction de slogans. Les repr&#233;sentants des corporations agraires de la Pampa Humide accusent leurs interlocuteurs &#171; de ne rien conna&#238;tre de la terre &#187;. Les travaux acad&#233;miques financ&#233;s de fa&#231;on priv&#233;e ou &#233;manant d'organismes internationaux s'av&#232;rent de mani&#232;re suspecte de l'ordre de l'apologie. De nombreux m&#233;dias, associ&#233;s &#224; la communaut&#233; d'affaire, participent &#224; un discours de plus en plus polaris&#233;. Sans boussole, les protagonistes du d&#233;bat avancent comme des somnambules, r&#233;p&#233;tant m&#233;caniquement des axiomes de maxime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce paysage aride, le chemin pour ceux qui essaient d'aborder les probl&#232;mes agricoles depuis un point de vue de sciences &#233;conomiques s'av&#232;re solitaire. Avec ses limites, l'universit&#233; publique demeure comme un oasis. Dans un livre pr&#233;sent&#233; cette semaine, l'&#233;conomiste Javier Rodr&#237;guez trace une radiographie des Cons&#233;quences &#233;conomiques du soja transg&#233;nique. L'Argentine, 1996-2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rodr&#237;guez est en charge de la chaire d'&#201;conomie Agricole de la facult&#233; de Sciences &#201;conomiques de l'Universit&#233; de Buenos Aires, et est &#233;galement chercheur du &lt;i&gt;Cenda&lt;/i&gt;. Bien que son livre est le r&#233;sultat d'une enqu&#234;te ant&#233;rieur au conflit s&#233;ditieux dans lequel se trouvent aujourd'hui plong&#233;es les entreprises agricoles, il contient la majeur partie des &#233;l&#233;ments qui concourent &#224; son explication, une pi&#232;ce clef de tout diagnostic en vue de la d&#233;finition d'une politique dans ce domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre recherche se concentre sur la progression du soja transg&#233;nique &#224; partir de 1996. Cependant, l'appellation sojisation est ant&#233;rieure &#224; l'usage des transg&#233;niques. Quelle est la sp&#233;cificit&#233; qu'ajoute l'usage des transg&#233;niques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois qu'il est clair que le processus de sojisation est pr&#233;alable &#224; la diffusion des semences transg&#233;niques. D&#233;j&#224; en 1991 le soja &#233;tait la culture principale du pays. C'est pourquoi le changement technologique vers l'usage de ces semences a &#233;t&#233; un tel succ&#232;s : il s'est appliqu&#233; de fa&#231;on massive sur ce qui &#233;tait d&#233;j&#224; de loin la culture la plus r&#233;pandue. Sa sp&#233;cificit&#233; est qu'il a permis une plus grande rentabilit&#233;, ce qui a acc&#233;l&#233;r&#233; sojisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En plus de l'augmentation du taux de profit, les effets &#233;conomiques les plus connus de ce processus sont li&#233;s au besoin d'exploitations d'une grande taille plus grande et au remplacement des autres cultures, avec leurs cons&#233;quences sociales. Y a-t-il d'autres aspects absents du probl&#232;me du d&#233;bat &#233;conomique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont divers. L'un est ce qui est arriv&#233; avec l'emploi rural. La masse salariale totale de la production primaire s'est trouv&#233;e fort r&#233;duite. Il ne s'agit pas d'une r&#233;duction relative, ce qui est attendu de presque tout changement technologique, mais d'un processus beaucoup plus drastique de diminution absolue de la masse salariale. Le deuxi&#232;me aspect est la r&#233;partition du revenu &#224; l'int&#233;rieur du secteur agricole. Si d'un c&#244;t&#233;, il y a une augmentation des profits et des rentes et de l'autre une r&#233;duction absolue de la masse salariale, cela signifie que la participation des travailleurs au total du Produit est r&#233;duite, et cela bien que dans de nombreux cas le travail est plus qualifi&#233; que celui qui existait ant&#233;rieurement. Un troisi&#232;me point est de savoir si cela g&#233;n&#232;re ou pas une plus grande valeur ajout&#233;e. Beaucoup d'analystes ont pris l'habitude de s'exprimer en termes de tonnes totales de grains produits. Je crois qu'il faut chercher ce qui s'est pass&#233; avec la valeur ajout&#233;e de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que s'est-il pass&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans plusieurs r&#233;gions on observe le remplacement d'une production intensive par le soja, qui est essentiellement extensif, ce qui sans aucun doute signifie une r&#233;duction en termes absolus de la valeur ajout&#233;e par hectare. Ce point est tr&#232;s important pour &#233;valuer les fortes diff&#233;rences r&#233;gionales qu'affiche l'acc&#233;l&#233;ration de la sojisation. Les effets sont profond&#233;ment diff&#233;rents. Une chose est la r&#233;gion &#171; pampeana &#187; et une autre, les zones &#171; extrapampeanas &#187;. Bien que la sojisation a l'apparence d'homog&#233;n&#233;iser la production, en r&#233;alit&#233; elle pr&#233;sente des rendements par hectare tr&#232;s distincts et des substitutions de productions tr&#232;s diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La sojisation signifie-t-elle ou non une plus grande richesse en termes de Produit ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute, elle repr&#233;sente une plus grande richesse. Le probl&#232;me c'est qu'il y a eu une approche tr&#232;s simpliste et amateur des cons&#233;quences de ce ph&#233;nom&#232;ne, selon laquelle, les principaux profits qui pouvaient &#234;tre obtenus d&#233;borderaient inexorablement en un plus grand bien-&#234;tre g&#233;n&#233;ral sur toute la population. On r&#233;it&#232;re la vieille id&#233;e de l'&#233;coulement automatique et, en d&#233;finitive, une d&#233;fense &#224; outrance du libre march&#233;. J'essaie de combattre cette position, qui semble totalement d&#233;cal&#233;e de la r&#233;alit&#233; et qui n'analyse pas toutes les cons&#233;quences du processus dont nous parlons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises agricoles soutiennent que cette r&#233;partition ne se produit pas par l'effet du paiement des salaires, mais par la relation avec les autres secteurs, comme le transport, l'industrie qui en d&#233;coule et les services, notamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela d&#233;pend. Il y a beaucoup de travaux, y compris un de 2002, qui soutiennent que tout ce changement technologique &#034;devait avoir entra&#238;n&#233;&#034; une augmentation des postes de travail dans l'agriculture. Et la v&#233;rit&#233; est qu'il n'y a aucun fondement empirique pour soutenir cette affirmation, qui est totalement contraire &#224; ce qui est r&#233;ellement arriv&#233;. Concernant des encha&#238;nements vers la provision de fournitures-mat&#233;riels ou vers une deuxi&#232;me industrialisation, il faut souligner qu'il ne s'agit pas de processus automatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par exemple ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui des tracteurs. C'est certain qu'il y a une augmentation de la demande de tracteurs, environ 85% de cette demande est couverte par l'importation. L'augmentation de la demande locale ne garantit pas une plus grande production m&#233;canique. Autre exemple, celui du reste du mat&#233;riel agricole. Vers 1960 l'Argentine &#233;tait un exportateur important de machines, au moins &#224; une &#233;chelle r&#233;gionale. Nous exportions vers le Br&#233;sil, le Chili, l'Uruguay, et la Colombie &#233;mergeait. Depuis cette &#233;poque la production agricole a connu une r&#233;elle croissance. Mais l'industrie du mat&#233;riel agricole a connu un comportement diff&#233;rent. D'abord elle s'est d&#233;velopp&#233;e, apr&#232;s elle a chut&#233; au milieu de la d&#233;sindustrialisation g&#233;n&#233;ralis&#233;e du pays ; elle a surv&#233;cu en partie aux ann&#233;es 9O et, &#224; partir de 2002, a nouveau manifest&#233; son potentiel d'exportation. Mais ne recommen&#231;ons pas &#224; penser qu'avec la croissance de l'agriculture cette industrie se d&#233;veloppe seule, parce que cela signifierait que nous n'avons rien retenu de l'industrie en Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et l'emploi ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre point est la cr&#233;ation de postes de travail dans la cha&#238;ne commerciale, ou les &#233;tapes suivantes. Il faut souligner les diff&#233;rences qui existent entre des complexes agroindustriels et car tous ne sont pas aussi clairement li&#233;s au march&#233; externe que le soja. Certains soulignent qu'il existe un nombre important de postes de travail dans la commercialisation, mais ils ne disent pas que sont compt&#233;es les boulangeries et les boucheries, par exemple, et que l'emploi dans ces activit&#233;s d&#233;pend tr&#232;s fortement du march&#233; interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En plus de la distribution entre les diff&#233;rents secteurs de l'&#233;conomie, il y a celle qui est intrasectorielle. Comment se r&#233;partissent les principaux b&#233;n&#233;fices entre les producteurs ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un point important de la recherche est l'analyse de ceux qui adoptent le changement technologique. Ici on a observ&#233;, avec les donn&#233;es reprises du Recensement National Agricole, que les petites exploitations dans leur majorit&#233; ne faisaient pas de soja. Cela ne leur convenait pas parce qu'elles n'ont pas la taille suffisante. Une strate suivante, qui dans la r&#233;gion pampeana se situe entre 200 et 500 hectares, n'a pas non plus la bonne taille pour faire du soja, mais a la possibilit&#233; de louer la terre &#224; une troisi&#232;me strate. Et ce troisi&#232;me groupe, c'est ceux qui sortent de la production parce qu'il pr&#233;f&#232;re louer que produire. De m&#234;me, ceux qui continuent &#224; produire ont le probl&#232;me de leur taille -relativement petits pour faire du soja, et en cons&#233;quence ils ont des co&#251;ts plus &#233;lev&#233;s, alors que s'ils cultivent d'autres produits, ils ont une rentabilit&#233; moindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ainsi la concentration de la production a-t-elle augment&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on voit alors, c'est que le processus de concentration de la production qui a lieu dans la r&#233;gion pampeana est la cons&#233;quence directe de la plus grande taille minimale des exploitations que requiert la production de soja, ainsi que du manque d'alternatives de rentabilit&#233; similaire pour ces exploitations de plus petite taille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe une rationalit&#233; &#233;conomique guid&#233;e par la rentabilit&#233; de la culture. Vous soutenez que cela conduit &#224; un d&#233;s&#233;quilibre productif et social. Les tentatives du secteur public pour r&#233;guler ces d&#233;s&#233;quilibres se sont heurt&#233;es &#224; la forte r&#233;sistance des acteurs. Est-ce que les Droits d'Exportation sont le chemin unique de r&#233;gulation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment non. C'est un outil extr&#234;mement efficace d&#232;s lors qu'il modifie les prix relatifs, et avec cela il peut contribuer &#224; &#233;galiser les rentabilit&#233;s des productions distinctes. Cependant, cela doit &#234;tre compl&#233;t&#233; par d'autres instruments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Etes-vous d'accord avec l'actuel niveau de r&#233;tentions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble que maintenant il est clair que, au-del&#224; de leur niveau, les r&#233;tentions ne doivent pas &#234;tre fixes. De plus, tout niveau de r&#233;tentions doit &#224; &#234;tre associ&#233; &#224; une politique plus g&#233;n&#233;rale pour le secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La sojisation &#233;tait-elle in&#233;vitable ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sojisation fut une r&#233;ponse &#224; une transformation de la demande mondiale d'aliments. Dans ce sens, le processus aurait pu &#234;tre diff&#233;rent, s'il on n'avait pas laiss&#233; toute la r&#233;gulation aux mains du march&#233;, notamment &#224; partir de l'adoption des transg&#233;niques. Avec une autre r&#233;gulation on aurait pu obtenir, en plus d'augmenter des exportations, de remplir d'autres objectifs souhaitables pour le d&#233;veloppement agricole, comme l'am&#233;lioration des stocks d'aliments accessibles pour la population, la promotion d'un d&#233;veloppement plus int&#233;gr&#233; au niveau r&#233;gional qui d&#233;fendrait l'apport de valeur locale, et la protection de l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La surface implant&#233;e de soja va-t-elle continuer &#224; augmenter ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a continu&#233; d'augmenter apr&#232;s le conflit ; elle s'est accrue d'environ 400.000 hectares sur la saison 2008/09, compar&#233; &#224; la pr&#233;c&#233;dente, et tout laisse pr&#233;voir que cette tendance se poursuit.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;L'INTERVENTION DE L'&#201;TAT&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quelle est votre opinion sur le d&#233;bat &#233;cologique quant aux effets suppos&#233;s n&#233;gatifs sur la sant&#233; humaine des transg&#233;niques ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Quand on parle des effets possibles sur la sant&#233;, il s'agit d'effets &#224; long terme. Et leurs r&#233;sultats pourraient affecter les profits imm&#233;diats des certaines entreprises. Il est clair que l'&#233;tude de ces effets ne peut pas rester entre des mains priv&#233;es, mais doit faire partie de l'action de l'&#201;tat, veillant &#224; l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le probl&#232;me est-il la semence, son caract&#232;re transg&#233;nique, ou le mode de production dans lequel il se d&#233;roule ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;De l'&#233;tude des &#034;cons&#233;quences&#034; d'un processus de diffusion d'un changement technologique, comme c'est le cas, il ressort que les r&#233;sultats ont pris la tournure qu'ils ont pris, parce qu'ils traduisent la fa&#231;on dans laquelle le processus a &#233;t&#233; r&#233;gul&#233;. Je crois que la cl&#233; est de discuter sur le contexte g&#233;n&#233;ral dans lequel se fait la dite diffusion, parce que l&#224; r&#233;side la possibilit&#233; d'obtenir des r&#233;sultats diff&#233;rents. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Consid&#233;rez-vous comme justes les patentes et les redevances que r&#233;clament ceux qui ont cr&#233;e les nouvelles technologies ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le th&#232;me des patentes et des redevances est tr&#232;s particulier en Argentine, de par la fa&#231;on dont la diffusion des semences GM a &#233;t&#233; promue. Le fait qu'au d&#233;part on ne payait pas de redevances pour ces graines fut une strat&#233;gie de diffusion tr&#232;s profitable. Donc, d&#232;s lors que toute concurrence que toute concurrence non transg&#233;nique fut &#233;limin&#233;e, en particulier pour le soja, les divers entreprises de semences ont commenc&#233; &#224; toucher ces redevances. Dans le cas du soja, un vrai monopole s'est &#233;tabli. Il n'est pas possible de se procurer d'aucune fa&#231;on des semences non GM. &#192; partir de ce monopole l'entreprise a commenc&#233; &#224; signer une s&#233;rie &#034;d' accords priv&#233;s&#034; de redevances &#233;tendues, surtout avec les grands producteurs, quelque chose qui sans aucun doute est en incompatible avec la loi en vigueur sur les semences.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comment s'expliquent ces r&#233;sultats ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il semble compr&#233;hensible que les &#233;tudes diffus&#233;es par les parties prenantes, comme des organismes ou des entreprises de biotechnologie, sont clairement dans l'apologie. Plus &#233;trange c'est ce que rien n'est dit des effets n&#233;gatifs dans des travaux acad&#233;miques, comme par exemple ceux r&#233;alis&#233;s par la FAO.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La FAO a r&#233;alis&#233; toute une s&#233;rie d'&#233;tudes sur la base de la m&#233;thodologie orthodoxe, et cela donne comme r&#233;sultat, en pr&#233;alable, que tous les effets d'un changement technologique sont consid&#233;r&#233;s comme positifs. Dans le livre je critique fortement le cadre th&#233;orique dans lequel ces travaux ont &#233;t&#233; men&#233;s. Il est n&#233;cessaire de le discuter, parce que c'est que l&#224; se trouve la base des r&#233;sultats obtenus par de telles &#233;tudes. Ce qui est lamentable c'est que de ces travaux est d&#233;duit la politique que les gouvernements doivent mettre en oeuvre , c'est accepter comme unique r&#233;gulation celle des prix de march&#233;. Cela finit par &#234;tre contraire aux objectifs &#233;nonc&#233;s par la FAO elle m&#234;me, dont on suppose qu'ils devraient soutenir le d&#233;veloppement &#233;conomique des pays.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/suplementos/cash/17-3831-2009-03-26.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Suplemento CASH, P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Buenos Aires, le 26 mars 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction pour El Correo : Carlos et Estelle Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;La discussion est dure et complexe&#034; face &#224; la d&#233;sastreuse exp&#233;rience internationale du Groupe Suez dans la gestion des services publics argentins.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/La-discussion-est-dure-et-complexe-face-a-la-desastreuse-experience-internationale-du-Groupe-Suez-dans-la-gestion-des-services-publics</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/La-discussion-est-dure-et-complexe-face-a-la-desastreuse-experience-internationale-du-Groupe-Suez-dans-la-gestion-des-services-publics</guid>
		<dc:date>2005-01-24T17:35:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claudio Scaletta</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Changement d'accent dans le conflit avec le Groupe fran&#231;ais. Apr&#232;s les menaces de r&#233;siliation et de possible renationalisation, le Gouvernement examine quels seront ses apports d'investissements. &lt;br class='autobr' /&gt; Fonds publics pour Aguas Argentinas &lt;br class='autobr' /&gt;
Loin du discours dur de ces derniers jours, le Gouvernement a chang&#233; de registre dans son conflit avec Aguas Argentinas SA. &#224; son arriv&#233;e en France, le ministre de Planification F&#233;d&#233;rale, Julio de Vido, a confirm&#233; que la discussion avec l'entreprise, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Services-Publics-eau-electricite-ordures-etc" rel="directory"&gt;Services Publics : eau, &#233;lectricit&#233;, ordures, etc&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Changement d'accent dans le conflit avec le Groupe fran&#231;ais. Apr&#232;s les menaces de r&#233;siliation et de possible renationalisation, le Gouvernement examine quels seront ses apports d'investissements.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fonds publics pour Aguas Argentinas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin du discours dur de ces derniers jours, le Gouvernement a chang&#233; de registre dans son conflit avec Aguas Argentinas SA. &#224; son arriv&#233;e en France, le ministre de Planification F&#233;d&#233;rale, Julio de Vido, a confirm&#233; que la discussion avec l'entreprise, contr&#244;l&#233;e par le groupe fran&#231;ais Suez, passe aujourd'hui par quelle sera la participation annuelle de l'&#201;tat apportera au plan d'investissements de l'entreprise. Sp&#233;cifiquement, sous quelle forme l'argent de l'&#201;tat sera vers&#233; &#224; l'actif de l'entreprise et quelle sera la participation &#233;ventuelle qu'il s'accordera dans sa gestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette mani&#232;re, de Vido a confirm&#233; au moins une partie des d&#233;clarations faites par Robert Lavagna jeudi pass&#233; &#224; Radio France Internationale. Le titulaire du Minist&#232;re de Finances non seulement avait affirm&#233; que le &#034;plafond&#034; d'augmentation de tarifs offert par le Gouvernement &#233;tait de 16%, contre une demande l'entreprise de 60%, mais aussi que l'augmentation - dont l'annonce a provoqu&#233; la col&#232;re du pr&#233;sident N&#233;stor Kirchner et de ses ministres les plus proches- servirait &#224; ce que l'entreprise porte ses investissements &#224; 250 millions de pesos. &#192; ce montant, l'&#201;tat argentin ajouterait &#034;un chiffre l&#233;g&#232;rement plus petit d'investissements directs jusqu'&#224; arriver &#224; (un total de) 400 millions de pesos&#034;. Concr&#232;tement, pour les nouveaux investissements, Aguas Argentinas ne devrait pas &#244;ter un centime de ce qu'elle per&#231;oit actuellement de ses clients mais le total proviendrait d'une partie de l'extra pay&#233; par les utilisateurs et une autre des apports de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que l'augmentation de tarifs ait &#233;t&#233; ni&#233;e, et Lavagna publiquement d&#233;menti, de Vido a confirm&#233; hier un non &#224; l'augmentation des tarifs, et un oui &#224; un apport fait par l'&#201;tat dans le plan d'investissements. De fait, il a aussi rel&#233;gu&#233; du centre du d&#233;bat la possible r&#233;siliation de la concession, et l'&#233;ventuelle renationalisation, pour le concentrer sur des questions de forme, comme celles par laquelle les fonds de l'Etat seront pr&#233;sents dans le patrimoine de l'entreprise. L'&#233;cueil d&#233;pass&#233;, la n&#233;gociation avec Aguas, bien que &#034;dure, complexe et critique&#034;, serait r&#233;solue &#034;dans les prochaines semaines&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les d&#233;clarations effectu&#233;es &#224; Radio Nationale depuis l'A&#233;roport d'Ezeiza, de Vido il a d&#233;taill&#233; qu'avec le groupe Suez &#034;nous avons avanc&#233; dans les conversations, la n&#233;gociation se dirige lentement vers un point de d&#233;cisions importantes dans le cours s&#251;rement des prochaines semaines&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;On examine sur le fonds les investissements qui manquent dans le but de porter en avant le Plan Directeur de l'entreprise et qui est retard&#233;. Ainsi l'&#201;tat argentin doit faire des apports &#233;normes dans le cadre de l'affaire, non sur la concession en elle-m&#234;me mais sur l'entreprise &#034;, a- t-il expliqu&#233; d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on examine aujourd'hui est &#034;sous quelles formes juridiques, sous quel aspect comptable on va activer les ressources que l'&#201;tat argentin investit et, &#233;videmment, qui doivent &#234;tre activ&#233;es en faveur&#034; de l'&#201;tat, &#034;parce que ce sont des ressources de tous les citoyens&#034;, a-t-il consid&#233;r&#233;. Par cons&#233;quent, &#034;ce que nous examinons avec l'entreprise est quel r&#244;le assumerait&#034; l'&#201;tat &#034;dans la conduite de l'entreprise, en commun accord avec le concessionnaire, si nous pouvions arriver &#224; un accord&#034;, a t-il clarifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les hypoth&#232;ses de r&#233;siliation, de Vido s'est limit&#233; &#224; r&#233;pondre qu'il ne faisait pas &#034;futurologie&#034;, et que &#034;tous les contrats ont des articles qui pr&#233;voient des sanctions, l'un d'eux, peut-&#234;tre le principal, est la r&#233;siliation&#034; et la &#034;dissolution&#034; contractuelle dans &#034;accord commun&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience internationale du groupe Suez dans la gestion des services publics d'eau et des &#233;gouts montre que ses contrats ont pris fin autant par &#034;un commun accord&#034; que par le rejet de la part d'une citoyennet&#233; affect&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats d&#233;sastreux de leur gestion &#224; Atlanta, Etats-Unis, ont fait qu'United Water, contr&#244;l&#233;e par Suez, avec le maire de la ville ont annonc&#233;, il y a pr&#233;cis&#233;ment deux ans, une marquante et honteuse annulation &#034;&#224; l'amiable&#034; du contrat avec une anticipation de 15 ans sur les 20 ans accord&#233;s &#224; l'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril le 2004, Ondeo, aussi contr&#244;l&#233;e par Suez, a abandonn&#233; Porto Rico au bout de deux ans d'une concession sur 10 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Bolivie, l'indignation des citoyens face au mauvais service a &#233;t&#233; le d&#233;clencheur pour que le gouvernement le retire la concession &#224; une autre filiale de Suez, Aguas de l'Illimai. Pour l'obtenir, les clients de El Alto et La Paz ont men&#233; une mobilisation populaire active pendant trois jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revenant &#224; ces latitudes, deux strat&#233;gies semblent aujourd'hui en jeu. Celle du Gouvernement, qui tend g&#233;n&#233;ralement la corde au maximum avant de fermer toute n&#233;gociation, mais qui a d&#233;montr&#233; aussi dans quelques cas, comme avec le Correo (la Poste argentine ), l'espace radio&#233;lectrique ou les chemins de fer San Mart&#237;n, qui peut arriver &#224; la rupture, et celle de Suez, qui depuis la concession du service en 1993 a pari&#233; sur la ren&#233;gociation contractuelle constante, tant pour obtenir des augmentations de tarifs que pour faire baisser ses obligations d'investissement et les amendes &#233;mergentes li&#233;es au non respect de ceux-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que le contrat original inclut, durant les seules 5 premi&#232;res ann&#233;es, des investissements proches de 1.400 millions de pesos (363 millions d'euro *), Aguas a seulement investi autour de 550 millions (142,5 millions d'euro). Cela n'a pas &#233;vit&#233; qu'elle obtienne des augmentations de tarifs qui ont atteint 88% en 2001, ni qu'elle &#233;lude des amendes qui atteignent aujourd'hui plus de 60 millions de pesos (15, 5 millions d'euro).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 90, la rentabilit&#233; nette de la filiale locale de Suez a &#233;t&#233; de 23% en moyenne annuelle ; celle de la maison m&#232;re fran&#231;aise, en revanche, est seulement de 6%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout, Aguas Argentinas ne s'est pas priv&#233;e, apr&#232;s la sortie du r&#233;gime de convertibilit&#233;, d'entamer un proc&#232;s &#224; l'&#201;tat argentin devant le Ciadi, tribunal arbitral international pour la &#034;protection d'investissements&#034; de la Banque Mondiale. (Ce dernier organisme est actionnaire d'Aguas Argentinas par le biais de la &#171; Corporation Financi&#232;re Internationale &#187; (CFI), son bras arm&#233; pour op&#233;rer dans le secteur priv&#233;. La CFI d&#233;tient 5 % de l'entreprise et, simultan&#233;ment, elle est son principal cr&#233;ancier.NDLT)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, la plainte - qui suit son cours devant le tribunal- a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e pour un soit disant non respect contractuel : la Loi d'Urgence &#201;conomique a emp&#234;ch&#233; le concessionnaire de dollariser les tarifs et de continuer &#224; les indexer sur l'inflation des Etats-Unis. D&#233;j&#224; pendant l'administration Kirchner, l'entreprise s'est engag&#233;e &#224; investir 242 millions de pesos en 2004(62,7 millions d'euro).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette fa&#231;on, elle a obtenu que le Gouvernement laisse en suspens les amendes inflig&#233;es pour 10.2 millions de pesos. Peu avant le voyage du Pr&#233;sident et de sa d&#233;l&#233;gation en France, et devant la persistance du non respect de ses obligations, l'Etoss, l'entit&#233; r&#233;gulatrice du secteur, a intim&#233; &#224; l'entreprise de payer toutes les amendes dues. Il a aussi ajout&#233; 2 millions de pesos qui devraient &#234;tre rendus effectifs cette semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* 1 &#8364; = 3.86 pesos au 24/01/2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;-&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12web.com.ar/diario/economia/2-46549.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.pagina12web.com.ar/diario/economia/2-46549.html&lt;/a&gt;]. Buenos Aires, 24 janvier le 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction pour El Correo :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Argentine : Le prix de la crise financi&#232;re est sur le point de toucher tous les argentins</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-Le-prix-de-la-crise-financiere-est-sur-le-point-de-toucher-tous-les-argentins</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-Le-prix-de-la-crise-financiere-est-sur-le-point-de-toucher-tous-les-argentins</guid>
		<dc:date>2003-03-12T00:52:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claudio Scaletta</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un trou de milliers et de milliers de millions. L'addition par laquelle la crise financi&#232;re est sur le point de concerner tous les argentins par la voie habituelle : un bon public. On a d&#233;j&#224; d&#233;pens&#233; 20500 millions de dollars et le co&#251;t peut s'&#233;lever &#224; plus de 27000 millions en juin. Le prochain gouvernement peut se trouver avec une dette externe d&#233;j&#224; non maniable d'un montant de 170000 millions. La Cour, instrument d'une redollarisation dont le co&#251;t pour la soci&#233;t&#233; peut s'&#233;lever &#224; des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Argentina-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45" rel="directory"&gt;Argentine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un trou de milliers et de milliers de millions. L'addition par laquelle la crise financi&#232;re est sur le point de concerner tous les argentins par la voie habituelle : un bon public. On a d&#233;j&#224; d&#233;pens&#233; 20500 millions de dollars et le co&#251;t peut s'&#233;lever &#224; plus de 27000 millions en juin. Le prochain gouvernement peut se trouver avec une dette externe d&#233;j&#224; non maniable d'un montant de 170000 millions. La Cour, instrument d'une redollarisation dont le co&#251;t pour la soci&#233;t&#233; peut s'&#233;lever &#224; des milliers de millions.&lt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les nouveaux jugements du Pouvoir Judiciaire qui ont redollaris&#233; les d&#233;p&#244;ts (Cour Supr&#234;me), cr&#233;dits priv&#233;s et pr&#234;ts garantis (tribunaux de premi&#232;re instance) ont mis &#224; nouveau au centre du d&#233;bat de la politique &#233;conomique argentine un point que l'administration Duhalde - Lavagna pr&#233;f&#233;rerait maintenir discret : le transfert &#224; l'ensemble de la soci&#233;t&#233;, par le biais de l'augmentation significative et continue de l'endettement public, du co&#251;t de la crise financi&#232;re. En accord avec un travail r&#233;cent de l'Institut &#201;tudes et Formation de la CTA, sauver les banquiers pourrait se terminer en co&#251;tant aux argentins, y compris presque aux 10 millions d'indigents et &#224; ceux qui n'ont jamais foul&#233; le sol d'une banque, environ 27000 millions de dollars, ce qui est une estimation aussi partag&#233;e par les consultants les plus proches de l'establishment. De ce chiffre, quelque 9000 millions correspondent &#224; la dette &#233;mise ces derniers mois par le gouvernement de Fernando de la R&#250;a, plus de 11500 millions de la dette &#233;mise apr&#232;s la pesificaci&#243;n asym&#233;trique, tandis que le reste repr&#233;sente le co&#251;t potentiel de la redollarisation, si le retour au dollar se limite seulement aux d&#233;p&#244;ts. Par cons&#233;quent, le gouvernement qui sortira des prochaines &#233;lections devra entamer sa gestion avec un endettement proche de 170 milliards de dollars. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand il s'agit d'utiliser la capacit&#233; de r&#233;gulation de l'&#201;tat pour transf&#233;rer d'immenses ressources en pouvoir &#233;conomique, les diff&#233;rents moyens qu'a utilis&#233; l'Argentine peuvent servir de le&#231;ons au monde entier. Le processus, qui s'est intensifi&#233; &#224; partir de 1976 et s'est d&#233;pass&#233; lui-m&#234;me pendant la convertibilit&#233;, n'a pas &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; par l'actuelle administration. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de la convertibilit&#233; la dette externe avoisinait les 58 milliards de dollars, &#224; la fin , elle &#233;tait de 144 milliards. Pendant cette p&#233;riode le pays a pay&#233; 80 milliards et a vendu des entreprises pour une valeur de 30 milliards (en recevant en paiement des titres de dette &#224; valeur nominale). Bien que le pays ait pay&#233; deux fois ce qu'il devait, l'endettement a augment&#233; 2,5 fois. Mais l'implosion de la convertibilit&#233; qui s'est d&#233;velopp&#233;e avec la fuite de capitaux de 2001 - fuite qui selon la Commission sp&#233;ciale de la Chambre de D&#233;put&#233;s qui a fait des recherches sur le sujet a &#233;t&#233; men&#233;e par les banques elles-m&#234;mes - n'a pas signifi&#233; la fin des transferts. Malgr&#233; son discours guerrier contre &#034;les secteurs qui se sont les plus enrichis pendant les &#034;'90, le couple Duhalde - Lavagna pourrait laisser le pouvoir en ayant r&#233;compens&#233; le secteur financier avec rien de moins que 17660 millions de dollars, plus de 56500 millions de pesos. Seulement la moiti&#233; de ce chiffre correspond &#224; la potentielle redollarisation compl&#232;te du stock de &#171; Cedros &#034;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous explique Alejandro L&#243;pez Mieres, auteur avec Claudio Lozano du rapport de l'Idef-CTA, &#034;le blindage du syst&#232;me financier&#034; a &#233;t&#233; entam&#233; par Domingo Cavallo, quand il a permis que &#171; les endett&#233;s &#187; (cat&#233;gories 3,.4,.5 et 6) puissent annuler leurs passifs avec des titres publics, mode op&#233;ratoire qui a &#233;t&#233; en vigueur jusqu'&#224; mai 2002. Le m&#233;canisme a permis que les banques ne provisionnent pas les pertes consid&#233;rables dues au non recouvrement et qu'elles re&#231;oivent en &#233;change des titres publics d&#233;pr&#233;ci&#233;s (qui cotaient &#224; 35 % de leur valeur nominale), titres qui ont &#233;t&#233; ensuite transform&#233;s en pr&#234;ts garantis &#224; 100 % de leur valeur. Au moment du d&#233;faut, l'&#201;tat avait avec les banques un endettement de plus de 9000 millions de dollars (voir point 1 du tableau), principalement &#224; cause de cette op&#233;ration. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second grand transfert, qui a rapport&#233; des b&#233;n&#233;fices sp&#233;ciaux &#224; la population bancaris&#233;e, a &#233;t&#233; la pesificaci&#243;n asym&#233;trique. Pour compenser la diff&#233;rence entre 1 et 1,40 plus le CER, le Tr&#233;sor a &#233;mis des bons en pesos qui repr&#233;sentent aujourd'hui environ 4400 millions et du titres en dollars pour presque 8700 millions (voir point 2). On souligne ici non seulement le b&#233;n&#233;fice extraordinaire qu'ont re&#231;u ceux dont les dettes se sont &#171; pesifi&#233;es &#187; dans une parit&#233; de 1 &#224; 1, mais aussi ceux qui ont, contrairement &#224; la grande majorit&#233; de la soci&#233;t&#233;, re&#231;u 0.40 plus le CER pour chaque &#034;peso&#034; pr&#233;alable &#224; la d&#233;valuation. Comme on le sait, ceux qui en ont profit&#233; n'ont pas &#233;t&#233; seulement les banques, mais aussi beaucoup de leurs clients. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sauvetage du syst&#232;me financier argentin s'est poursuivi avec l'&#233;mission de bons pour reprogrammer les d&#233;p&#244;ts recueillis dans le corralito. D'abord, dans l'&#233;change I de juin 2002, le Tr&#233;sor a &#233;mis les Bons de l'&#201;tat National (Boden) &#224; 5 ans en pesos et en dollars &#224; 3 et 10 ans pour plus de 5400 millions de dollars, en &#233;change il a re&#231;u des banques des pr&#234;ts garantis et des titres en portefeuille pour quelque 3500 millions. Ainsi, la dette publique a augment&#233; plus de 1900 millions de dollars (point 3). l'&#201;tat a aussi &#233;chang&#233; aux banques des bons Boden 2007 en pesos et pour 2012 en dollars, pour couvrir des positions externes des banques, ce qui a signifi&#233; selon l'Idef-CTA un nouvel accroissement de dette de plus de 920 millions de dollars (point 4). Ces 4 points repr&#233;sentent le co&#251;t total que l'&#201;tat a assum&#233; jusqu'&#224; aujourd'hui pour sauver un syst&#232;me financier, le m&#234;me que pendant la d&#233;cennie 90, &#233;tait consid&#233;r&#233; par les &#233;conomistes de l'establishment comme solvable, dynamique et moderne. Dans l'ensemble il s'agit de plus de 20500 millions de dollars, dont 11.500 millions ont &#233;t&#233; accord&#233;s par le gouvernement d'Eduardo Duhalde. Mais l'histoire ne se termine pas l&#224;'. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;cents jugements et les demandes qui, par cons&#233;quent, effectuera le puissant lobby financier permettent de pr&#233;voir qu'une nouvelle dette va &#234;tre g&#233;n&#233;r&#233;e. Sur ce point le rapport de l'Idef-CTA est optimiste. Il consid&#232;re que l'&#201;tat versera une compensation aux banques pour ce qui est pay&#233; au titre de la d&#233;cision de justice , ainsi que pour la diff&#233;rence qui existe entre l'ajustement des d&#233;p&#244;ts par l'interm&#233;diaire du CER et l'ajustement des cr&#233;dits hypoth&#233;caires par le CVS (coefficient de variation salariale), ce qui repr&#233;sente presque 2800 millions de dollars (point 5), valeur qui a &#233;t&#233; reconnue par la lettre d'intention &#233;labor&#233;e avec le Fonds Mon&#233;taire International. &#192; ceci s'ajoute aussi le co&#251;t net de la redollarisation du stock de C&#232;dros, avec un bon en dollars &#224; 10 ans, quelque 3350 millions de dollars (point 6). &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le meilleur des cas, alors, la redollarisation signifiera un accroissement de la dette de plus de 6100 millions de dollars, ce qui compl&#232;te le dit co&#251;t final du sauvetage du syst&#232;me pour 27 milliards de dollars, environ 90 milliards de pesos, beaucoup plus que la valeur patrimoniale de l'ensemble des banques. En accord avec le dernier rapport hebdomadaire de &#171; l'Ieral-Fundaci&#243;n Mediterr&#225;nea &#187;, la contrepartie d'endettement de cet &#233;norme transfert de ressources sociales signifiera que les passifs du secteur public pourraient augmenter en juin d'environ 170 milliards de dollars. Mais le chiffre est encore provisoire. Les effets de la redollarisation sont impr&#233;visibles. La seule certitude est que la bataille judiciaire n'arr&#234;tera pas sa marche. Les jugements pourraient inclure un effet r&#233;troactif pour ceux ayants retir&#233;s leurs d&#233;p&#244;ts pesifi&#233;s, la redollarisation compl&#232;te des pr&#234;ts garantis et aussi de tous les cr&#233;dits. Sans oublier que les banques r&#233;clament que le tr&#233;sor se charge du co&#251;t de l'argent d&#233;j&#224; restitu&#233; &#224; ceux qui ont eu recours &#224; la justice ;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, la conduite &#233;conomique continue en agissant comme si cette r&#233;alit&#233; n'avait rien voir avec sa gestion. Dissimul&#233; derri&#232;re un discours contradictoire anti lobby, ils essayent de couvrir le soleil avec les mains. L'objectif est de ne pas appara&#238;tre comme responsable de l'augmentation de la dette et d'&#233;viter d'assumer le co&#251;t politique pour dire aux &#233;pargnants que les dollars reconnus par la Cour Supr&#234;me &#034;ne sont pas l&#224;&#034;. Et dans le contexte actuel assumer qu'on ne dispose pas des dollars peut directement, ou presque, mettre en place la solution la plus ch&#232;re aux banquiers : r&#233;soudre la redollarisation avec un bon obligatoire &#224; 10 ans. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'etude de la CTA ressort que le corralito et le corralon mis en marche par Domingo Cavallo et maintenus par le gouvernement actuel du pays ont offert un temps suffisant pour transmettre de la crise financi&#232;re envers l'ensemble de la soci&#233;t&#233;. En cons&#233;quence ce qui est le rouge des banquiers sera couvert par toute la population, m&#234;me de ceux qui n'ont jamais foul&#233; le sol d'une banque. La proc&#233;dure &#224; employer est connue et est bien recommand&#233;e par les organismes financiers internationaux : l'ajustement fiscal. Mais si la crise financi&#232;re a &#233;t&#233; d&#233;li&#233;e parce que &#034;les march&#233;s&#034; ont per&#231;u le non recouvrement de la dette publique, les 170 milliards de juin devraient &#234;tre ind&#233;fendables. Quand les niveaux de recettes publiques et du PBI sont tomb&#233;s &#224; plus de la moiti&#233; mesur&#233;s en dollars. Depuis quelques secteurs du pouvoir &#233;conomique on suivi consid&#233;rant l'&#201;tat comme le gra&lt;i&gt;nd compensateur&#034;&lt;/i&gt;, avec une capacit&#233; infinie pour &#233;mettre de nouveaux titres , les &#233;ch&#233;ances de dette de court terme repr&#233;sentent d&#233;j&#224; plus du double des r&#233;serves de la Banque Centrale. Ce qui est paradoxal c'est que, malgr&#233; l'immense co&#251;t social que devront affronter des g&#233;n&#233;rations d'argentins, le syst&#232;me financier suit sans remplir ce qui est suppos&#233; &#234;tre sa fonction essentielle. C'est-&#224;-dire, offrir du cr&#233;dit pour d&#233;passer la stagnation. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; rythme acc&#233;l&#233;r&#233; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Bien qu'en f&#233;vrier on ait doubl&#233; la sortie de fonds par la sortie des Cedros, avec 870 millions de pesos contre 443 millions en janvier, et par l'accroissement des recours en justice, 450 millions de pesos face &#224; 270 millions de pesos, ce qui n'a pas &#233;t&#233; traduit par une consolidation de la tendance &#224; la hausse des d&#233;p&#244;ts, a soutenu la Fondation Capital dans son dernier rapport. &lt;br /&gt;
En janvier la croissance nette des d&#233;p&#244;ts a d&#233;pass&#233; 1400 millions de pesos, f&#233;vrier a abouti &#224; une augmentation nette d'approximativement 500 millions de pesos. Et ceci bien que les taux d'int&#233;r&#234;t bancaires aient mont&#233;, &#034;propuls&#233;es par une politique plus agressive de captation par les organismes pour retenir l'argent qui pouvait sortir du corralon&#034;, ce qui a plac&#233; les rendements des taux fixes &#224; court terme (30 jours) autour de 20 pour cent annuel, avec une augmentation de presque cinq points par rapport &#224; janvier. Mais l'explication de la FC n'a pas port&#233; sur les doutes que produit la solvabilit&#233; du syst&#232;me financier mais dans la plus grande incertitude face aux prochaines &#233;lections, qui provoquent &#034;une tendance vers le meilleur placement court terme des placements du syst&#232;me financier&#034;, puisque seulement 15 pour cent des nouveaux d&#233;p&#244;ts ont &#233;t&#233; sup&#233;rieurs &#224; 60 jours. &#034;La mont&#233;e des taux d'int&#233;r&#234;t dans le circuit bancaire et le meilleur placement &#224; court terme pendant f&#233;vrier anticipent la p&#233;riode d'incertitude importante li&#233;e &#224; l'&#233;lection du 27 avril&#034;, a conclu le rapport. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Accroissement de la dette publique &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&#192; la date du 05/03/2003&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;TC =&lt;/strong&gt; 3,20 $/1 u$s &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;CER =&lt;/strong&gt; 1.4260 dans mill. en millions u$s &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Dette &#224; calculer d'actifs &lt;br /&gt;
Pr&#234;ts garantis :&lt;/strong&gt; 24.670,0 / 7.709,0 &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Bon R.M.L. :&lt;/strong&gt; 4.172,5 / 1.303,9 &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Dette ex-ante :&lt;/strong&gt; 28.842,5 / 9.012,9&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Nouvelle dette par pesification asym&#233;trique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Bon compensatoire :&lt;/strong&gt; $ 4.397,8 / 1.374,3&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Bon compensatoire : &lt;/strong&gt;u$s 23.433,6 / 7.323,0&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Accroissement dette :&lt;/strong&gt; (d&#233;j&#224; &#233;mise) 27.831,4 / 8.697,3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Nouvelle dette par des d&#233;p&#244;ts reprogramm&#233;s&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Bons u$s 3 ans :&lt;/strong&gt; 2.833,0 / 885,3&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Bons u$s 10 ans :&lt;/strong&gt; 14.061,4 /4.394,2 &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Bons $ 5 ans : &lt;/strong&gt;505,8 / 158,1 &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Dep. indisponibles du BCRA :&lt;/strong&gt; $ -11.261,2 / - 3.519,1 &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Accroissement dette :&lt;/strong&gt; (d&#233;j&#224; &#233;mise) 6.139,0 / 1.918,5&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. Nouvelle dette pour couverture (art. 29 dec. 905)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Boden/billet &#224; ordre 2012 :&lt;/strong&gt; 7.841,0 / 2.450,3&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Garantie :&lt;/strong&gt; -4.891,8 / -1.528,7&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Accroissement dette :(&lt;/strong&gt;d&#233;j&#224; &#233;mise) 2.949,2 / 921.6&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5. Reconnaissance dif. recours et CER vs CVS&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Compensation $ :&lt;/strong&gt; (estim&#233;e) 8.900,0 / 2.781,3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6. Redolarisati&#243;n du stock de C&#200;DROS&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Bons u$s 10 ann&#233;es :&lt;/strong&gt; 28.435,2 / 8.886,0&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Dep. indisponible du BCRA $&lt;/strong&gt; : -11.261,2 / -3.519,1&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Accroissement dette :&lt;/strong&gt; (d&#233;j&#224; &#233;mise) 10.695,2 / 3.352,2 &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7. Total de dette assum&#233;e par l'&#233;tat :&lt;/strong&gt; 119.249,3 / 37.265,4&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8. Apports des banques :&lt;/strong&gt; 33.893,1 / 10.591,6&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9. Nouvelle dette assum&#233;e &#224; partir de la crise financ. :&lt;/strong&gt; 56.514,9 / 17.660,90&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10. Co&#251;t total (dette expost) : &lt;/strong&gt;85.356,2 / 26.673,80&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source :&lt;/strong&gt; Idef-CTA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;P&#225;gina 12,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; de du 10 mars 2003&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction pour El Correo : Estelle et Carlos debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
