<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>El Correo</title>
	<link>https://www.elcorreo.eu.org/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.elcorreo.eu.org/spip.php?id_auteur=408&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>Terrorisme :Dole, Chiquita et Del Monte.Les macabres bananiers des Etats-Unis.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Terrorisme-Dole-Chiquita-et-Del-Monte-Les-macabres-bananiers-des-Etats-Unis</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Terrorisme-Dole-Chiquita-et-Del-Monte-Les-macabres-bananiers-des-Etats-Unis</guid>
		<dc:date>2008-08-22T12:43:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gustavo Duch Guillot </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;R&#233;cemment, Johann Hari nous expliquait l'histoire de la monoculture de la banane comme parabole du pouvoir entrepreneurial qui s'&#233;tend dans tout le secteur agricole (&#171; La banane, parabole de notre temps &#187;. La Jornada, du 3 juin 2008). Ce fruit nous permet de conna&#238;tre aussi le deux poids-deux mesures avec lesquels ses multinationales propri&#233;taires s'arrangent, selon qu'elles op&#232;rent dans un pays riche, ou qu'elles le font -elles d&#233;finissent, visualisent et d&#233;pr&#233;cient- dans une r&#233;publique (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Notre-Amerique" rel="directory"&gt;Notre Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;cemment, Johann Hari nous expliquait l'histoire de la monoculture de la banane comme parabole du pouvoir entrepreneurial qui s'&#233;tend dans tout le secteur agricole (&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=4149&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&#171; La banane, parabole de notre temps &#187;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. La Jornada, du 3 juin 2008). Ce fruit nous permet de conna&#238;tre aussi le deux poids-deux mesures avec lesquels ses multinationales propri&#233;taires s'arrangent, selon qu'elles op&#232;rent dans un pays riche, ou qu'elles le font -elles d&#233;finissent, visualisent et d&#233;pr&#233;cient- dans une r&#233;publique banani&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les compagnies banani&#232;res &#233;tasuniennes, comme explique Augusto Zamora (Ambassadeur du Nicaragua en Espagne) dans le livre [de Vicent Boix Bornay] &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.revistapueblos.org/spip.php%3Farticle796&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El parque de las hamacas&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (Le parc des hamacs) &#187;, ont &#233;t&#233; pionni&#232;res dans l'implantation d'un mod&#232;le de spoliation qui excelle encore &#224; souhait. L'entreprise en accord avec le gouvernement b&#233;n&#233;ficie d'un r&#233;gime l&#233;gal exceptionnel, en vertu duquel elle peut r&#233;aliser son activit&#233; dans le pays et employer une main-d'&#339;uvre nationale avec des salaires de mis&#232;re et priv&#233; de ses droits &#233;l&#233;mentaires. En &#233;change, celle-ci paie au gouvernement quelques imp&#244;ts, symboliques en proportion des b&#233;n&#233;fices obtenus, et &#171; embauche &#187; comme employ&#233;s hautement qualifi&#233;s des membres de l'oligarchie locale. Gouvernement et oligarchie sont les seuls qui b&#233;n&#233;ficient de l'exploitation du pays et de sa population&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement. L'ONG britannique &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.christianaid.org.uk&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Christian Aid&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; a &#233;tudi&#233; le comportement fiscal de quelques multinationales dans son travail quand elles op&#232;rent dans les pays du sud par tout dans le monde. Ses calculs soulignent que dans ses p&#233;riples dans le monde, avec escales dans des paradis fiscaux, pr&#233;s de 160 milliards de dollars par an d'argent public sont d&#233;tourn&#233;. Pour comprendre la valeur de ce chiffre, pensons que selon le sommet de la FAO &#224; Rome sur la crise alimentaire, 30 milliards de dollars sont n&#233;cessaires pour relancer la production agricole et combattre la pauvret&#233; et la malnutrition. Parmi ces multinationales, m&#233;gacorporations ou transnationales (ou comme il vous plait d'appeler ces L&#233;viathans), on trouve justement les actuels Royaumes plan&#233;taires de la banane : &lt;strong&gt;Dole&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Chiquita&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Del Monte&lt;/strong&gt;. Avec une forte probabilit&#233;, deux bananes sur trois que nous achetons est une banane qui vient de l'une de ces compagnies. Dans ce cas concret, elles font baisser leur fiscalit&#233; approximativement &#224; 15 %, tandis qu'aux &#201;tats-Unis -o&#249; l'on trouve leur si&#232;ge social- elles seraient impos&#233;es autour de 35 %. Avec les investissements de tels amis, les investissements de tes ennemis ne sont pas n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque de scrupules avec lequel ces compagnies agissent dans des pays tiers, s'illustre avec les banani&#232;res qui continuent d' &#234;tre des protagonistes macabres. Pour le traitement des plantations les techniciens des entreprises banani&#232;res ont mis au point dans les ann&#233;es 60 un pesticide, le &lt;i&gt;dibromo chlore propane&lt;/i&gt; (&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.opticalrealities.org/Nicaragua/NemagonAction.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Nemagon&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;) qui est appliqu&#233; dans 15 pays du monde, la majorit&#233; au sud, qui -preuves de laboratoire faites- a de ses graves effets sur la sant&#233; humaine, et m&#234;me apr&#232;s qu'il ait &#233;t&#233; interdit par les autorit&#233;s des Etats-Unis. &#202;tre une travailleuse ou un travailleur d'une plantation banani&#232;re signifie avoir perdus ses terres, abandonnere une agriculture de subsistance pour travailler comme journalier dans une agriculture de monoculture et d'exportation, et &#234;tre atteint par les fumigations comme un simple parasite. Un parasite sans droits qui a souffert et souffre des cons&#233;quences du m&#233;pris des entreprises banani&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/2008/07/29/index.php?section=opinion&amp;article=019a1pol&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La Jornada&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Mexico, le 29 juillet 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Titre :&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;EL PARQUE DE LAS HAMACAS.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;El qu&#237;mico que golpe&#243; a los pobres.&lt;br /&gt; L'auteur :&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Vicent Boix Bornay &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;ISBN :&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;978-84-7426-965 &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pages :&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;320&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LIRE AUSSI :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/breve.php3?id_breve=1176&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Colombie : Les dirigeants de Chiquita Brands et Banadex face &#224; justice.&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
