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	<title>El Correo</title>
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		<title>Les murs, ou la marque visible de l'exclusion : Construction de barri&#232;res de s&#233;curit&#233; dans les villes de Rio de Janeiro et de Buenos Aires.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Les-murs-ou-la-marque-visible-de-l-exclusion-Construction-de-barrieres-de-securite-dans-les-villes-de-Rio-de-Janeiro-et-de-Buenos-Aires</link>
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		<dc:date>2009-11-12T15:29:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-S&#233;bastien Blanc</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les murs sont &#224; la mode. Au niveau international, ils s'&#233;rigent dans des zones de fracture pour tenter de trouver des solutions aux probl&#232;mes prot&#233;iformes de l'ins&#233;curit&#233; et des flux migratoires. &lt;br class='autobr' /&gt; Le plus &#171; visible &#187; de tous, celui s&#233;parant Isra&#235;l de la Cisjordanie, a &#233;t&#233; condamn&#233; par la communaut&#233; internationale par le biais de l'avis consultatif de la Cour Internationale de Justice le 9 juillet 2004. Cependant, sa construction se poursuit sans que l'&#233;tat isra&#233;lien ne semble inqui&#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Notre-Amerique" rel="directory"&gt;Notre Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les murs sont &#224; la mode. Au niveau international, ils s'&#233;rigent dans des zones de fracture pour tenter de trouver des solutions aux probl&#232;mes prot&#233;iformes de l'ins&#233;curit&#233; et des flux migratoires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le plus &#171; visible &#187; de tous, celui s&#233;parant Isra&#235;l de la Cisjordanie, a &#233;t&#233; condamn&#233; par la communaut&#233; internationale par le biais de l'avis consultatif de la Cour Internationale de Justice le 9 juillet 2004. Cependant, sa construction se poursuit sans que l'&#233;tat isra&#233;lien ne semble inqui&#233;t&#233; outre mesure. A la fronti&#232;re sud des Etats-Unis, une immense barri&#232;re tente d'emp&#234;cher l'entr&#233;e incontr&#244;lable des migrants mexicains en qu&#234;te de meilleures conditions de vie. Dans de nombreuses zones &#171; chaudes &#187; de la plan&#232;te, &#224; Ceuta et &#224; Melilla, entre l'Inde et le Cachemire, le Maroc et le Sahara Occidental, le Bangladesh et l'Inde, l'Arabie Saoudite et le Y&#233;men, etc., des murs s'&#233;rigent pour asseoir du mieux possible le contr&#244;le glissant de l'Etat sur le territoire et les mouvements de population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#233;volution internationale semble se diriger vers une parcellisation incarn&#233;e par l'&#233;rection de barri&#232;res dans les zones sensibles de la plan&#232;te, un d&#233;veloppement identique se produit &#224; l'int&#233;rieur des grandes villes. La globalisation promettait, du moins selon les tenants du n&#233;olib&#233;ralisme, un accroissement des richesses qui b&#233;n&#233;ficierait &#224; tous, mais, pour reprendre les mots du philosophe Jean-Luc Nancy, dans son ouvrage d&#233;di&#233; &#224; la mondialisation, en r&#233;alit&#233; &#171; s'accumulent de fa&#231;on proportionnelle les clivages et les apartheids dans l'acc&#232;s &#224; la chose urbaine.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Luc Nancy, La cr&#233;ation du monde ou la mondialisation, Galil&#233;e, Paris, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; L'Am&#233;rique Latine, avec ses m&#233;galopoles tentaculaires, est certainement le continent o&#249; cette d&#233;chirure sociale se per&#231;oit le plus clairement. Les nantis se r&#233;fugient dans leur tour d'ivoire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans le cas de Buenos Aires, ces &#171; tours d'ivoire &#187; prennent la forme de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, tandis que les bidonvilles phagocytent les rares espaces &#233;pargn&#233;s par l'urbanisation intempestive. Face &#224; la mis&#232;re galopante et &#224; l'ins&#233;curit&#233; croissante, certaines villes ont opt&#233; pour la construction de murs de division &#224; l'int&#233;rieur de leurs propres &#171; enceintes &#187;. Comme le souligne tr&#232;s justement le sociologue Zygmunt Bauman, &#171; les murs qui entouraient autrefois la cit&#233; la traversent d&#233;sormais et s'entrem&#234;lent en diff&#233;rentes directions. Quartiers prot&#233;g&#233;s, espaces publics rigoureusement surveill&#233;s et acc&#232;s s&#233;lectif, gardiens arm&#233;s aux portails et portes &#233;lectroniques.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Zygmunt Bauman, La globalizaci&#243;n. Consecuencias humanas, Fondo de Cultura (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; Nous nous proposons ici d'examiner deux situations repr&#233;sentatives de la r&#233;alit&#233; latino-am&#233;ricaine : tout d'abord la construction d'une enceinte autour de certaines favelas de la ville de Rio de Janeiro, puis la tentative (gel&#233;e) d'&#233;riger une barri&#232;re entre un quartier populaire et une commune cossue de la banlieue nord de Buenos Aires, pour tenter d'enrayer l'escalade de la violence qui s&#233;vit particuli&#232;rement dans ces zones &#171; tampon &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rio ou l'alibi &#233;cologique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2009 avait &#224; peine commenc&#233; que la d&#233;cision du maire de Rio de Janeiro, Eduardo Paes, &#233;paul&#233; par le gouverneur de l'&#233;tat de Rio, Sergio Cabral, d'emmurer la favela de Dona Marta, voisine du quartier r&#233;sidentiel de Botafogo, au sud de la ville, a g&#233;n&#233;r&#233; une pol&#233;mique qui a re&#231;u un &#233;cho international. Le prix Nobel de litt&#233;rature portugais, Jos&#233; Saramago, a compar&#233; le projet aux murs les plus unanimement critiqu&#233;s : &#171; Nous avons eu le mur de Berlin, nous avons le mur de Palestine, et maintenant ceux de Rio &#187;, et d'ajouter : &#171; Entretemps, le crime organis&#233; prosp&#232;re de tous c&#244;t&#233;s, tandis que les complicit&#233;s verticales et horizontales p&#233;n&#232;trent les appareils de l'Etat et la soci&#233;t&#233; en g&#233;n&#233;ral.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;El cuaderno de Saramago (traduction de l'auteur)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; L'objectif d&#233;clar&#233; est de mettre un frein &#224; l'expansion incontr&#244;l&#233;e de la favela tout en prot&#233;geant la for&#234;t primaire attenante de l'avanc&#233;e du bitume, le mur de brique et d'acier se faisant plus inoffensif sous son appellation officielle d' &#171; &#233;cobarri&#232;re &#187;. L'exclusion sociale se dissimule de la sorte derri&#232;re le tr&#232;s respectable argument &#233;cologique. Il est incontestable que la ville de Rio est confront&#233;e &#224; la prolif&#233;ration des favelas qui atteignent aujourd'hui presque le millier et o&#249; vivent environ un cinqui&#232;me de ses habitants. Parall&#232;lement aux op&#233;rations muscl&#233;es des forces de l'ordre, la nouvelle strat&#233;gie consiste donc &#224; construire des murs d'encerclements, renfor&#231;ant ainsi le caract&#232;re de zones de non-droit propre aux favelas. Le mur de Dona Marta, qui atteint jusqu'&#224; trois m&#232;tres de hauteur, n'est en r&#233;alit&#233; que l'un des dix-neuf pr&#233;vus par les autorit&#233;s, dont celui qui devrait isoler la favela de la Rocinha, consid&#233;r&#233;e comme le plus grand bidonville d'Am&#233;rique Latine (avec une population de pr&#232;s de 200.000 habitants).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e d'&#233;lever des enceintes autour des favelas remonte en r&#233;alit&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 2000 (certaines barri&#232;res moins sophistiqu&#233;es, au&lt;br class='autobr' /&gt;
demeurant, existent d&#233;j&#224; depuis une dizaine d'ann&#233;es), comme r&#233;sultat de l'impuissance des autorit&#233;s face aux luttes entre narcotrafiquants et &#224; la croissante criminalit&#233;. Selon Latinobar&#243;metro, institut ind&#233;pendant d'opinion publique partiellement financ&#233; par le PNUD, le Br&#233;sil reste le pays d'Am&#233;rique du Sud o&#249; la perception de la&lt;br class='autobr' /&gt;
violence est la plus &#233;lev&#233;e parmi ses habitants (ainsi, 33% des personnes interrog&#233;es se disent concern&#233;es par la violence entre gangs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Latinobar&#243;metro, Rapport annuel 2008 (dernier en date)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; d'une bataille suppos&#233;ment men&#233;e au nom de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'&#233;cologie, la vraie question est bien celle d'un&lt;br class='autobr' /&gt;
combat entre l'Etat, d&#233;cid&#233; &#224; imposer sa&lt;br class='autobr' /&gt;
souverainet&#233;, et les puissants gangs de la drogue, comme l'a fait remarquer le correspondant du quotidien Le Monde &#224; Rio : &#171; Il s'agit de&lt;br class='autobr' /&gt;
reconqu&#233;rir le territoire longtemps abandonn&#233; aux d&#233;linquants et d'y&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;affirmer la pr&#233;sence de la puissance publique. &#187; A l'heure de la proclam&#233;e d&#233;territorialisation g&#233;n&#233;r&#233;e par la mondialisation, les puissances &#233;tatiques ne sont donc pas pr&#234;tes &#224; capituler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la construction de murs n'est-elle pas justement la preuve d'une capitulation de l'&#233;tat, ce dernier finissant par accepter, de facto, l'existence de territoires clairement d&#233;limit&#233;s qui &#233;chappent &#224; son contr&#244;le ? Rio, connue pour la visibilit&#233; du foss&#233; existant entre riches et pauvres, va d&#233;sormais prendre soin d'occulter sa mis&#232;re derri&#232;re des murs. Comme l'a bien r&#233;sum&#233; Rossino de Castro Diniz,&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;sident de l'Association des favelas de Rio, &#171; le gouvernement n'ayant pas acc&#232;s aux favelas, ils vont donc les encercler&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; par le Times, 26 mai 2009 (traduction de l'auteur)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, soulignant ainsi&lt;br class='autobr' /&gt;
l'impuissance des autorit&#233;s face au probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Buenos Aires et le sursaut civique Au d&#233;but du mois d'avril 2009, la pol&#233;mique autour des murs a gagn&#233; la capitale argentine. En effet,&lt;br class='autobr' /&gt;
Gustavo Posse, le maire de la commune de San Isidro - une des plus riches du pays - avait d&#233;cid&#233; d'&#233;riger un mur, fait de b&#233;ton et de grillage, d'une hauteur allant jusqu'&#224; trois m&#232;tres, entre le quartier&lt;br class='autobr' /&gt;
de La Horqueta, sis dans sa juridiction, et le quartier populaire voisin, du nom de Villa Jard&#237;n, situ&#233; sur le territoire de la commune limitrophe de San Fernando. Le maire de cette derni&#232;re, Osvaldo&lt;br class='autobr' /&gt;
Amieiro, a imm&#233;diatement r&#233;agi en saisissant la justice : Ribeiro Cardadeiro, le juge pour mineurs de San Isidro, a ainsi ordonn&#233; la suspension de la construction, tout en enjoignant les parties &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
affecter davantage de policiers dans la zone en question, jusqu'&#224; ce que la question de fond soit r&#233;solue. Entretemps, les habitants du voisinage (en provenance de San Fernando), aid&#233; par quelques&lt;br class='autobr' /&gt;
membres du puissant syndicat des camionneurs, se sont empress&#233;s de saccager la partie du mur qui avait eu le temps de sortir de terre, sous le regard impassible des policiers d&#233;tach&#233;s sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maire de San Isidro a justifi&#233; sa politique d'emmurement au nom de l'ins&#233;curit&#233; croissante - et bien r&#233;elle - et all&#233;guant son devoir de protection des citoyens qui l'avaient &#233;lu. Sa tentative avort&#233;e -&lt;br class='autobr' /&gt;
du moins provisoirement - a eu le m&#233;rite de g&#233;n&#233;rer un d&#233;bat nourri au sein de la soci&#233;t&#233; argentine. Les autorit&#233;s provinciales et m&#234;me&lt;br class='autobr' /&gt;
nationales sont intervenues pour tenter de calmer le jeu. Le gouverneur de la province de Buenos Aires, Daniel Scioli, a annonc&#233; par le biais de son chef de cabinet, qu'il n'autoriserait pas la reprise des travaux, tandis que son&lt;br class='autobr' /&gt;
Ministre de la S&#233;curit&#233; a parl&#233; d' &#171; une&lt;br class='autobr' /&gt;
folie qu'il faut freiner le plus&lt;br class='autobr' /&gt;
rapidement possible.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; par le quotidien La Naci&#243;n du 10 avril 2009 (traduction de l'auteur)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; La pr&#233;sidente&lt;br class='autobr' /&gt;
Cristina Fern&#225;ndez de Kirchner a,&lt;br class='autobr' /&gt;
quant &#224; elle, parl&#233; de &#171; r&#233;gression &#187; et&lt;br class='autobr' /&gt;
de &#171; mesures s&#233;paratistes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon La Naci&#243;n du 8 avril 2009 (traduction de l'auteur)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;,&lt;br class='autobr' /&gt;
condamnant ainsi sans ambig&#252;it&#233; le&lt;br class='autobr' /&gt;
projet en question. Le rejet a donc &#233;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
presque unanime et peu nombreux&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;taient les habitants de San Isidro &#224; le&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;fendre ouvertement, tout en&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;clamant, cependant, des mesures de s&#233;curit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
renforc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Argentins ont fait preuve d'un sursaut civique&lt;br class='autobr' /&gt;
certain face &#224; l'&#233;rection du mur de San Isidro, mais&lt;br class='autobr' /&gt;
la m&#233;diatisation de cet &#233;pisode a tendance &#224; faire&lt;br class='autobr' /&gt;
oublier que l'enclavement de &#171; zones &#224; risque &#187; est&lt;br class='autobr' /&gt;
une r&#233;alit&#233; dans plusieurs quartiers de la ville. Les&lt;br class='autobr' /&gt;
places, les parcs et les monuments en g&#233;n&#233;ral ont vu&lt;br class='autobr' /&gt;
appara&#238;tre dans leurs pourtours des barri&#232;res qui,&lt;br class='autobr' /&gt;
une fois la nuit tomb&#233;e, ont pour but de contribuer &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
la lutte contre l'ins&#233;curit&#233;. Le confinement des&lt;br class='autobr' /&gt;
villas miserias&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Terme d'usage pour d&#233;signer les bidonvilles en Argentine.&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est &#233;galement une tendance &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
relever, comme le prouve par exemple la&lt;br class='autobr' /&gt;
construction d'une barri&#232;re de plus deux m&#232;tres de haut s&#233;parant depuis 2003 la villa 31 (certainement&lt;br class='autobr' /&gt;
la plus visible et m&#233;diatis&#233;e de toute, de par sa&lt;br class='autobr' /&gt;
proximit&#233; au quartier centrique de Retiro) et le Parc&lt;br class='autobr' /&gt;
Thays sur tout un tron&#231;on. Ces nouvelles&lt;br class='autobr' /&gt;
segmentations urbaines sont ainsi la r&#233;ponse&lt;br class='autobr' /&gt;
trouv&#233;e par les autorit&#233;s face au probl&#232;me croissant&lt;br class='autobr' /&gt;
de la violence, de la pauvret&#233; et du ch&#244;mage. Il&lt;br class='autobr' /&gt;
s'agit bien, comme l'a d&#233;montr&#233; Lo&#239;c Wacquant,&lt;br class='autobr' /&gt;
d'une &#171; rel&#233;gation sociospatiale &#187; et, reprenant&lt;br class='autobr' /&gt;
l'expression de Max Weber, de &#171; fermeture&lt;br class='autobr' /&gt;
excluante&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Wacquant Lo&#239;c, Parias urbains. Ghetto - banlieues - Etat, La D&#233;couverte, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; (Schliessung), c'est-&#224;-dire que l'acc&#232;s aux chances &#233;conomiques et sociales pour la&lt;br class='autobr' /&gt;
cat&#233;gorie exclue, porteuse de &#171; stigmates&lt;br class='autobr' /&gt;
territoriaux &#187;, dans ce cas pr&#233;cis d&#233;finis par&lt;br class='autobr' /&gt;
l'existence d'un mur qui n'a rien de figur&#233;, se&lt;br class='autobr' /&gt;
voient r&#233;duites comme peau de chagrin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Manifestation visible de l'exclusion sociale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1989 et 2009, vingt ans se sont &#233;coul&#233;s. Le&lt;br class='autobr' /&gt;
mur de Berlin, souvent &#233;tiquet&#233; comme&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; mur de la honte &#187; appartient&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;sormais &#224; l'histoire. La Guerre&lt;br class='autobr' /&gt;
Froide termin&#233;e, la grande ligne de&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;marcation symbolique qui s&#233;parait&lt;br class='autobr' /&gt;
les deux camps n'a gu&#232;re laiss&#233; plus&lt;br class='autobr' /&gt;
que quelques morceaux &#233;pars. A&lt;br class='autobr' /&gt;
l'heure de la globalisation et de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'intensification croissante des&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;changes internationaux, le&lt;br class='autobr' /&gt;
morcellement et la segmentation sont&lt;br class='autobr' /&gt;
cependant palpables. L'Etat d&#233;sorient&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
entre dans la logique que&lt;br class='autobr' /&gt;
l'anthropologue Marc Ab&#233;l&#232;s a&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;nomm&#233;e &#171; politique de la survie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marc Ab&#233;l&#232;s, La politique de la survie, Flammarion, Paris, 2006&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet &#233;tat des choses priv&#233; de&lt;br class='autobr' /&gt;
perspectives, o&#249; l'incertitude est le&lt;br class='autobr' /&gt;
ma&#238;tre-mot, on assiste &#224; un d&#233;litement&lt;br class='autobr' /&gt;
social jusque dans les soci&#233;t&#233;s les plus avanc&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'urbs est le t&#233;moin privil&#233;gi&#233; de cette &#233;volution,&lt;br class='autobr' /&gt;
qui voit appara&#238;tre le ph&#233;nom&#232;ne, d&#233;crit par des&lt;br class='autobr' /&gt;
nombreux chercheurs nord-am&#233;ricains de &#171; sousclasse&lt;br class='autobr' /&gt; &#187; (underclass). Si ce concept a &#233;t&#233; critiqu&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
pour son impr&#233;cision (Wacquant, 2005), il refl&#232;te&lt;br class='autobr' /&gt;
cependant l'&#233;mergence d'un nouveau type de&lt;br class='autobr' /&gt;
pauvret&#233; structurelle dans les grandes villes. Les&lt;br class='autobr' /&gt;
politiques n&#233;olib&#233;rales en Am&#233;rique Latine dans les&lt;br class='autobr' /&gt;
ann&#233;es 1990, guid&#233;es par le &#171; Consensus de&lt;br class='autobr' /&gt;
Washington &#187;, pour reprendre le terme de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'&#233;conomiste John Willamson d&#233;signant la strat&#233;gie&lt;br class='autobr' /&gt;
de stabilisation &#233;conomique d&#233;finie par le&lt;br class='autobr' /&gt;
gouvernement &#233;tasunien, le FMI et la Banque&lt;br class='autobr' /&gt;
Mondiale, ne sont pas &#233;trang&#232;res &#224; cette situation. Selon la CEPALC (Commission &#233;conomique pour&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Am&#233;rique Latine et les Cara&#239;bes), entre 1980 et&lt;br class='autobr' /&gt;
1999, le nombre de foyers pauvres de la r&#233;gion a&lt;br class='autobr' /&gt;
augment&#233; de 34,7%, tandis que l'in&#233;galit&#233; dans la&lt;br class='autobr' /&gt;
distribution des richesses a fl&#233;chit brutalement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CEPAL, Panorama social de Am&#233;rica Latina 2000-2001, Santiago de Chile ()&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;gr&#233;gation urbaine, qui est &#224; la fois la cause et&lt;br class='autobr' /&gt;
l'effet de l'exclusion, se voit d&#233;sormais mat&#233;rialis&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
par la construction de murs. Si ces derniers ont&lt;br class='autobr' /&gt;
toujours eu, dans l'histoire de l'humanit&#233;, la&lt;br class='autobr' /&gt;
fonction de prot&#233;ger une population d'un ennemi&lt;br class='autobr' /&gt;
ext&#233;rieur, cette fonction est d&#233;sormais d&#233;pass&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
pour se substituer &#224; celle de confinement d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
partie de la population ind&#233;sirable. L'aspect culturel&lt;br class='autobr' /&gt;
de cette s&#233;gr&#233;gation, quant &#224; lui, a pour&lt;br class='autobr' /&gt;
cons&#233;quence la stigmatisation territoriale des&lt;br class='autobr' /&gt;
personnes se trouvant du &#171; mauvais &#187; c&#244;t&#233; du mur.&lt;br class='autobr' /&gt;
La situation &#224; Rio est certes diff&#233;rente de celle&lt;br class='autobr' /&gt;
existante &#224; Buenos Aires, o&#249; le niveau de&lt;br class='autobr' /&gt;
criminalit&#233; n'atteint pas les m&#234;mes sommets.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, la logique qui op&#232;re est identique,&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me si la population argentine, peut-&#234;tre moins&lt;br class='autobr' /&gt;
frapp&#233;e par la violence urbaine que son voisin du&lt;br class='autobr' /&gt;
nord, semble opposer davantage de r&#233;sistance &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'enclavement des populations marginales. Une des&lt;br class='autobr' /&gt;
raisons de cette opposition manifeste r&#233;side&lt;br class='autobr' /&gt;
certainement en partie dans le fait que cet&lt;br class='autobr' /&gt;
encerclement se fait au d&#233;triment de l'espace&lt;br class='autobr' /&gt;
public, qui tend &#224; dispara&#238;tre en tant qu'acquis&lt;br class='autobr' /&gt;
citoyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande barri&#232;re qui coupe le continent am&#233;ricain&lt;br class='autobr' /&gt;
en deux, &#224; la fronti&#232;re m&#233;ridionale des Etats-Unis,&lt;br class='autobr' /&gt;
s'inscrit elle aussi dans une logique d'exclusion, &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
plus grande &#233;chelle. La globalisation r&#233;duit les&lt;br class='autobr' /&gt;
distances &#224; n&#233;ant, ou presque, mais elle g&#233;n&#232;re en&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me temps une parcellisation, tant dans les&lt;br class='autobr' /&gt;
politiques urbaines que dans les strat&#233;gies&lt;br class='autobr' /&gt;
nationales, dont l'&#233;manation la plus achev&#233;e est&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;cis&#233;ment la construction de murs, au-del&#224; de&lt;br class='autobr' /&gt;
toute m&#233;taphore. Que ces derniers prennent le nom&lt;br class='autobr' /&gt;
de &#171; mur &#187;, de &#171; barri&#232;re de s&#233;curit&#233; &#187;,&lt;br class='autobr' /&gt;
d' &#171; &#233;cobarri&#232;re &#187;, ou de &#171; mur d'apartheid &#187;, la&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;chirure g&#233;n&#233;r&#233;e, tant physique que sociale, est la&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me. Paul Virilio n'avait certainement pas tort&lt;br class='autobr' /&gt;
lorsqu'il &#233;crivait que &#171; la politique [n'est] pas sans&lt;br class='autobr' /&gt;
rapports avec la poliorc&#233;tique, l'art des si&#232;ges et des&lt;br class='autobr' /&gt;
blocus, la science de l'isolement.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paul Virilio, L'ins&#233;curit&#233; du territoire, Galil&#233;e, Paris, 1993 [1976], p. 213&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; Ses paroles,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;crites dans le contexte de la Guerre Froide, ont une&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;sonnance particuli&#232;re aujourd'hui. Cependant, &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
Rio comme &#224; Buenos Aires, le si&#232;ge urbain&lt;br class='autobr' /&gt;
fonctionne &#224; l'envers : on ne cherche pas &#224; assaillir&lt;br class='autobr' /&gt;
l' &#171; ennemi &#187; en per&#231;ant ses murs, on se contente d'en &#233;riger un pour voiler son existence. De &#171; science de l'isolement &#187;, on passe donc &#224; une &#171; science de l'exclusion &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les opinions exprim&#233;es et les arguments avanc&#233;s dans cette publication demeurent l'enti&#232;re responsabilit&#233; de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'auteur-e et ne refl&#232;tent pas n&#233;cessairement ceux de l'Observatoire des Am&#233;riques ou des membres du Centre&lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#201;tudes sur l'int&#233;gration et la Mondialisation (CEIM).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ieim.uqam.ca/IMG/pdf/LES_MURS_OU_LA_MARQUE_VISIBLE_DE_L_EXCLUSION.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;La Chronique des Am&#233;riques&lt;/strong&gt;&lt;/U&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; N&#176;07. Canada, Novembre 2009.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Luc Nancy, La cr&#233;ation du monde ou la mondialisation, Galil&#233;e, Paris, 2002, p. 14&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans le cas de Buenos Aires, ces &#171; tours d'ivoire &#187; prennent la forme de barrios cerrados (litt&#233;ralement &#171; quartiers ferm&#233;s &#187;), forteresses plus ou moins cossues, de tailles variables, qui prolif&#232;rent en banlieue et qui se trouvent souvent &#224; cheval entre deux bidonvilles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Zygmunt Bauman, La globalizaci&#243;n. Consecuencias humanas, Fondo de Cultura Econ&#243;mica, 2008 [1998], p. 65 (traduction de l'auteur)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://cuaderno.josesaramago.org/2009/07/08/castril&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;El cuaderno de Saramago &lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (traduction de l'auteur)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Latinobar&#243;metro, Rapport annuel 2008 (dernier en date)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233; par le Times, 26 mai 2009 (traduction de l'auteur)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233; par le quotidien La Naci&#243;n du 10 avril 2009 (traduction de l'auteur)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon La Naci&#243;n du 8 avril 2009 (traduction de l'auteur)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Terme d'usage pour d&#233;signer les bidonvilles en Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Wacquant Lo&#239;c, Parias urbains. Ghetto - banlieues - Etat, La&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;couverte, Paris, 2006, p. 6&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marc Ab&#233;l&#232;s, La politique de la survie, Flammarion, Paris,&lt;br class='autobr' /&gt;
2006&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CEPAL, Panorama social de Am&#233;rica Latina 2000-2001,&lt;br class='autobr' /&gt;
Santiago de Chile (&lt;a href=&#034;http://www.eclac.cl&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.eclac.cl&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Paul Virilio, L'ins&#233;curit&#233; du territoire, Galil&#233;e, Paris, 1993&lt;br class='autobr' /&gt;
[1976], p. 213&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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