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		<title>Vivendi -Suez - Lyonnaise des eaux et les autres, une le&#231;on de choses. </title>
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		<dc:date>2004-06-10T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Franck Poupeau</dc:creator>



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&lt;p&gt;La concession &#224; l'entreprise priv&#233;e s'est accompagn&#233;e d'une flamb&#233;e des prix et d'une d&#233;t&#233;rioration du service. Les r&#232;gles d'hygi&#232;ne minimales ne sont plus toujours respect&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt; Alors qu'est d&#233;nonc&#233;e de plus en plus vivement la &#171; mondialisation marchande &#187;, celle-ci &#233;tend son emprise sur des biens de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;, comme l'eau, source de profits &#233;normes. Ce march&#233; est domin&#233; par les deux grandes multinationales fran&#231;aises, Vivendi - G&#233;n&#233;rale des eaux et Suez - Lyonnaise des eaux, qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Services-Publics-eau-electricite-ordures-etc" rel="directory"&gt;Services Publics : eau, &#233;lectricit&#233;, ordures, etc&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La concession &#224; l'entreprise priv&#233;e s'est accompagn&#233;e d'une flamb&#233;e des prix et d'une d&#233;t&#233;rioration du service. Les r&#232;gles d'hygi&#232;ne minimales ne sont plus toujours respect&#233;es. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors qu'est d&#233;nonc&#233;e de plus en plus vivement la &#171; mondialisation marchande &#187;, celle-ci &#233;tend son emprise sur des biens de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;, comme l'eau, source de profits &#233;normes. Ce march&#233; est domin&#233; par les deux grandes multinationales fran&#231;aises, &lt;strong&gt;Vivendi - G&#233;n&#233;rale des eaux et Suez - Lyonnaise des eaux&lt;/strong&gt;, qui se sont appropri&#233; pr&#232;s de 40 % du march&#233; mondial, et qui monnaient leurs services chacune &#224; plus de 110 millions de personnes, dans 100 pays pour la premi&#232;re, et 130 pour la seconde. Les profits de ces multinationales s'inscrivent dans la d&#233;r&#233;glementation du commerce, avec non seulement la complicit&#233; des institutions internationales, mais aussi celle des gouvernements nationaux : ce march&#233; est d'autant plus lucratif que les services d'eau de pr&#232;s de 85 % des grandes villes du monde sont g&#233;r&#233;s par des soci&#233;t&#233;s publiques ou d'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le &lt;i&gt;&#171; march&#233; de l'eau &#187;&lt;/i&gt;, les deux g&#233;ants fran&#231;ais et leurs multiples filiales ont sign&#233; des contrats de privatisation tr&#232;s r&#233;mun&#233;rateurs depuis quinze ans. Les succ&#232;s de Suez-Lyonnaise des eaux (Chine, Malaisie, Italie, Tha&#239;lande, Tch&#233;quie, Slovaquie, Australie, Etats-Unis) ne doivent pas faire oublier ceux de la G&#233;n&#233;rale des eaux (devenue Vivendi), avec laquelle Suez-Lyonnaise s'associe parfois, comme &#224; Buenos Aires en 1993. Ces dix derni&#232;res ann&#233;es, Vivendi s'est install&#233;e en Allemagne (Leipzig, Berlin), en Tch&#233;quie (Pilsen), en Cor&#233;e (complexe de Daesan), aux Philippines (Manille), au Kazakhstan (Almaty), mais aussi aux Etats-Unis avec ses filiales Air and Water Technologies et US Filter &lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'OMC en premi&#232;re ligne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les multinationales de l'eau ont n&#233;anmoins connu des d&#233;boires. Elles ont parfois &#233;t&#233; oblig&#233;es de se retirer de certains pays d'Am&#233;rique du Sud et de demander des indemnisations aupr&#232;s des instances internationales. Ainsi, en 1997, &#224; Tucuman (Argentine), la population a engag&#233; un mouvement de &#171; d&#233;sob&#233;issance civile &#187; contre une filiale de Vivendi en refusant de payer ses factures compte tenu de la d&#233;t&#233;rioration de la qualit&#233; de l'eau et du doublement des tarifs. La Compagnie g&#233;n&#233;rale des eaux avait obtenu le droit de privatiser les concessions de services d'eau et d'&#233;gout de la province en 1993. Mais l'augmentation imm&#233;diate du prix de ces prestations (104 % en moyenne) a suscit&#233; la protestation des consommateurs concern&#233;s : &lt;i&gt;&#171; Les premiers &#224; s'organiser furent les villages de l'int&#233;rieur de la province, dans la r&#233;gion de la production de canne &#224; sucre, l&#224; o&#249; existe d&#233;j&#224; une longue exp&#233;rience de la lutte. Au d&#233;part sept petites villes form&#232;rent un comit&#233; de coordination et cr&#233;&#232;rent l'Association de d&#233;fense des consommateurs de Tucuman&lt;/i&gt; &lt;strong&gt;(2)&lt;/strong&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement provincial embraya en pr&#233;sentant une demande de sanctions contre la compagnie apr&#232;s la d&#233;couverte d'&#233;l&#233;ments de contamination de l'eau du robinet. Confront&#233;e au boycottage des paiements, la G&#233;n&#233;rale des eaux a d'abord menac&#233; les consommateurs d'interrompre la distribution, puis tent&#233; de ren&#233;gocier le contrat, pour enfin se retirer en refusant de remplir ses obligations de service. Elle a alors attaqu&#233; les consommateurs de Tucuman devant le Centre international pour le r&#232;glement des diff&#233;rends relatifs aux investissements (Cirdi), un organisme de la Banque mondiale, qui arbitra en faveur de la province. Depuis, un changement de gouvernement provincial a enlev&#233; aux consommateurs la protection l&#233;gale de leur boycottage des paiements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La privatisation de l'eau est la plupart du temps d&#233;nonc&#233;e en raison des cons&#233;quences &#233;cologiques de l'int&#233;gration des &#233;conomies locales &#224; un &#171; march&#233; unifi&#233; &#187;, ce qui implique non seulement une orientation des productions vers l'ext&#233;rieur, mais aussi l'intensification de l'exploitation des ressources naturelles. La militante canadienne Maud Barlow a montr&#233; comment &#171; les pays baissent les taxes locales et les r&#233;gulations environnementales afin de rester comp&#233;titifs. (...) Les gouvernements se retrouvent alors avec une capacit&#233; fiscale r&#233;duite pour r&#233;cup&#233;rer les eaux pollu&#233;es et construire des infrastructures pour prot&#233;ger l'eau ; en m&#234;me temps il leur est plus difficile de r&#233;guler la pr&#233;vention des pollutions ult&#233;rieures &lt;strong&gt;(3)&lt;/strong&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il ne faut pas omettre la participation active de ces gouvernements aux dynamiques de d&#233;r&#233;glementation en cours et leur responsabilit&#233; dans les contrats n&#233;goci&#233;s avec les institutions internationales comme la Banque mondiale, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ou le World Water Council. Ainsi, la r&#233;union de Qatar de l'OMC en novembre 2001 a encore fait progresser la privatisation : sous le titre &lt;i&gt;&#171; Commerce et environnement &#187;&lt;/i&gt;, l'article &#034;31 iii&#034; de l'accord final demande notamment '&#171; la r&#233;duction ou, selon le cas, l'&#233;limination des obstacles tarifaires et non tarifaires aux biens et services environnementaux &#187;&lt;/i&gt;, parmi lesquels l'eau. Dans cette logique, toute tentative de contr&#244;le des exportations d'eau &#224; des fins commerciales est rendue ill&#233;gale. Et l'article 32 a pour objet d'emp&#234;cher les Etats de se servir d'obstacles non tarifaires, telles les lois de protection de l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les effets sociaux de ces orientations sont moins &#233;tudi&#233;s que les probl&#232;mes &#233;cologiques qu'elles suscitent. La perte de contr&#244;le des populations locales sur la tarification de l'eau va cependant de pair avec une augmentation des prix qui emp&#234;che les plus pauvres d'acc&#233;der au service de l'eau, mais aussi &#224; une information claire sur les standards sanitaires minimaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des r&#233;parations qui tardent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Exemple :&lt;/strong&gt; la privatisation de l'eau &#224; La Paz (Bolivie). Dans le quartier d'Alto Lima, le plus vieux et le plus pauvre de La Paz, en f&#233;vrier 2002 la pluie forme des ruisseaux terreux qui d&#233;bordent des &#233;gouts et envahissent la chauss&#233;e. Les rues non pav&#233;es, caboss&#233;es et pleines d'orni&#232;res, o&#249; les d&#233;chets accumul&#233;s t&#233;moignent de l'absence de nettoyage public, ne sont plus &#233;clair&#233;es la nuit depuis que ce service a lui aussi &#233;t&#233; privatis&#233;. Les soins les plus proches ne sont plus dispens&#233;s que par une organisation non gouvernementale (ONG). Lors du march&#233; hebdomadaire, les vendeurs se serrent sous les b&#226;ches bleues qui prot&#232;gent, tant bien que mal, leurs stands de nourriture ou de v&#234;tements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis son enfance, Antonio habite Alto Lima. Ce quartier populaire est situ&#233; &#224; pr&#232;s de 4.000 m&#232;tres d'altitude - les plus riches r&#233;sident plus bas, &#224; 3.200 m&#232;tres. Alto Lima surplombe le reste de la capitale, mais il faut plus d'une heure pour rejoindre le centre-ville. C'est aussi ce qui explique qu'Antonio descende si peu dans le centre : trop loin, trop cher aussi. Antonio exprime son d&#233;sarroi devant le fait que l'eau, qui coule ici en abondance, n'est plus disponible pour sa consommation. Depuis que sa distribution est g&#233;r&#233;e par le consortium fran&#231;ais &lt;strong&gt;Aguas del Illimani&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;(Lyonnaise des eaux)&lt;/strong&gt;, son prix est pass&#233; de 2 &#224; 12 bolivianos (Bs). Incapables d'assumer cette hausse, la plupart des habitants du quartier ont remplac&#233; les douches par des sanitaires communs - et payants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La concession &#224; l'entreprise priv&#233;e s'est accompagn&#233;e d'une d&#233;t&#233;rioration du service li&#233;e aux licenciements op&#233;r&#233;s pour r&#233;duire les co&#251;ts. Aguas del Illimani a proc&#233;d&#233; &#224; des r&#233;ductions consid&#233;rables de personnel. L'&#233;quipe de dix-huit techniciens qui contr&#244;laient chaque mois pr&#232;s de 80.000 compteurs d'eau du quartier nord a &#233;t&#233; r&#233;duite de moiti&#233; et charg&#233;e d'autres t&#226;ches de maintenance. La consommation de chaque maison n'est donc que rarement relev&#233;e : &lt;strong&gt;quel que soit le d&#233;bit effectif, c'est la m&#234;me facture qui est pay&#233;e&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le consortium avait fait de l'am&#233;lioration du service et de l'extension du r&#233;seau les priorit&#233;s de sa campagne de communication. La r&#233;alit&#233; est tout autre : les dysfonctionnements sont de plus en plus fr&#233;quents du fait du manque d'entretien - et ils mettent plus de temps &#224; &#234;tre r&#233;par&#233;s. Le recours aux anciens puits devient parfois n&#233;cessaire pour assurer la marche des commerces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le salaire des administrateurs est pass&#233; de 12.000 &#224; 65.000 Bs par mois - les ouvriers ne touchent que 1.800 Bs en moyenne -, il faut d&#233;sormais payer comptant pr&#232;s de 150 euros (1.100 Bs environ) pour se faire installer l'eau, contre moins de 100 euros (730 Bs) &#233;tal&#233;s sur cinq ans avant la privatisation. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, c'est un luxe d'avoir de l'eau dans la ville d'El Alto &#187;&lt;/i&gt;, remarque un travailleur licenci&#233; par Aguas del Illimani. D'ailleurs, il ne peut plus se l'offrir depuis qu'il est sans emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'objectif &#233;tait de d&#233;montrer que la Lyonnaise des eaux peut aussi s'occuper des zones difficiles &#187;&lt;/i&gt;, a expliqu&#233; M. Arnaud Bazire, PDG fran&#231;ais d'Aguas del Illimani &lt;strong&gt;(4)&lt;/strong&gt;. Le r&#233;sultat n'est gu&#232;re probant. &lt;i&gt;&#171; Ils nous parlaient de nouveaux &#233;quipements, ils ont juste repeint les tuyaux en blanc &#187;&lt;/i&gt;, affirme un ouvrier d'entretien, qui t&#233;moigne &#233;galement de la pr&#233;sence de plus en plus fr&#233;quente d'animaux morts dans les canalisations. Dans d'autres pays, certaines entreprises privatis&#233;es ont &#233;t&#233; condamn&#233;es pour non-respect des normes d'hygi&#232;ne minimale. Pour l'instant, Aguas del Illimani n'a &#233;t&#233; condamn&#233;e que pour avoir coup&#233; pendant plusieurs semaines l'approvisionnement d'administrations municipales, dont la totalit&#233; des &#233;coles de la ville. Mais, en g&#233;n&#233;ral, les coupures d'eau se font dans l'impunit&#233;. Les deuxi&#232;me et troisi&#232;me secteurs d'Alto Lima ne sont plus desservis depuis plusieurs mois. En d&#233;cembre 2000, M. Arnaud Bazire d&#233;clarait ainsi que la population d'El Alto &#233;tait &lt;i&gt;&#171; le pire client &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; le plus mauvais consommateur du monde &#187;&lt;/i&gt; &lt;strong&gt;(5)&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Denis Cravel, sp&#233;cialiste de l'eau &#224; la Banque interam&#233;ricaine de d&#233;veloppement (BID), fait chorus : &lt;i&gt;&#171; La population a de mauvaises habitudes &#187;&lt;/i&gt;, car elle croit que &lt;i&gt;&#171; le service devrait &#234;tre gratuit &#187;&lt;/i&gt;, alors que &lt;i&gt;&#171; l'eau est un bien social, mais aussi &#233;conomique &#187;&lt;/i&gt;. M. Alvaro Larrea Alarcon, ing&#233;nieur du Fonds national de d&#233;veloppement r&#233;gional, d&#233;clare que la concession pourrait &#234;tre rentable si la population consommait autrement... c'est-&#224;-dire davantage : &lt;i&gt;&#171; Il est primordial d'enseigner &#224; la population qu'elle doit s'accoutumer &#224; payer les factures d'eau. Une personne grandit sans eau et va aux installations publiques, ou &#224; la rivi&#232;re. Elle est habitu&#233;e &#224; cela, et &#224; ne pas avoir d'eau &#224; l'int&#233;rieur de la maison. C'est une question de culture. Il faut apprendre aux gens &#224; se baigner une fois par jour, &#224; arroser leurs plantes, &#224; laver leur voiture... &#187;&lt;/i&gt; L'ing&#233;nieur semble ignorer que, sur les &#233;tendues d&#233;sertiques de l'altiplano, la population utilise presque exclusivement les transports en commun et que des probl&#232;mes de d&#233;sertification affectent d&#233;j&#224; le bassin andin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi les habitants de ces quartiers acceptent-ils - avec la patience indiff&#233;rente et optimiste que les observateurs ext&#233;rieurs se plaisent &#224; valoriser chez les plus d&#233;munis - une telle absence de consid&#233;ration ? C'est que leur condition de sous-prol&#233;taires les emp&#234;che de former tout projet tourn&#233; vers l'avenir, et donc de jeter les fondements d'une organisation collective &lt;strong&gt;(6)&lt;/strong&gt;. Bien plus, cette impossibilit&#233; est entretenue par l'absence d'interlocuteurs officiels, li&#233;e non seulement &#224; la d&#233;sagr&#233;gation des services publics, mais aussi &#224; la coupure croissante entre les &#233;lites politiques et le reste de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville de Cochabamba (Bolivie) est la seule dont les habitants, sous l'impulsion des paysans alentour, ont trouv&#233; la force et les ressources pour r&#233;agir et d&#233;privatiser la distribution de l'eau &lt;strong&gt;(7)&lt;/strong&gt;. Mais le groupe anglo-saxon Aguas del Tunari (contr&#244;l&#233; par la multinationale Bechtel), qui tentait de s'y implanter, n'avait pas d&#233;pens&#233;, il est vrai, la m&#234;me &#233;nergie en communication que les groupes fran&#231;ais, dont le palmar&#232;s en mati&#232;re de spoliations collectives est autrement plus &#233;toff&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Franck Poupeau&lt;/strong&gt;, Sociologue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes :&lt;/strong&gt;&lt;BR /&gt;&lt;BR /&gt;
&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; Pour plus de d&#233;tails, voir Roger Cans, La ru&#233;e vers l'eau, Paris, coll. Folio, 2001, chapitre 3 ; mais aussi Point de vue du Sud - Centre tricontinental, L'eau, patrimoine commun de l'humanit&#233;, L'Harmattan, Paris, 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(2)&lt;/strong&gt; Norma Giarracca, &#171; Protestation de la soci&#233;t&#233; &#224; Tucuman &#187;, D&#233;fendons le bien collectif mondial, f&#233;vrier 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(3)&lt;/strong&gt; Maud Barlow, Blue Gold. The Global Water Crisis and the Commodification of the World's Water Supply, International Forum on Globalization, San Francisco, 1999.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(4)&lt;/strong&gt; Roger Cans, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(5)&lt;/strong&gt; El Diario, La Paz, 11 d&#233;cembre 2000 ; Presencia, La Paz, 4 juin 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(6)&lt;/strong&gt; Voir &#224; ce sujet Pierre Bourdieu, &#171; Les sous-prol&#233;taires alg&#233;riens &#187;, Interventions 1962-2001, Agone, Marseille, 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(7)&lt;/strong&gt; Voir Franck Poupeau, &#171; La guerre de l'eau &#187;, Agone, n&#176; 26-27, 2002. Le blocage de la ville par la population a contraint le gouvernement &#224; r&#233;silier le contrat, et, depuis d&#233;cembre 2001, le consortium demande 25 millions de dollars d'indemnisation &#224; la Bolivie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Monde Diplomatique&lt;/strong&gt; du Mai 2002.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>



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