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	<title>El Correo</title>
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		<title>Le r&#244;le d&#233;cisif des m&#233;dias ind&#233;pendants et alternatifs dans la revolte bolivienne. </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-role-decisif-des-medias-independants-et-alternatifs-dans-la-revolte-bolivienne</link>
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		<dc:date>2003-11-06T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luis A. Gomez</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#171; Bonsoir, mon nom est Miguel Condori, j'habite dans la zone de La Portada, ici &#224; El Alto &#187; pouvait-on entendre sur une radio. &#171; Je veux vous dire que ce qui s'est pass&#233; aujourd'hui est terrible... ils nous ont massacr&#233;s. Il y a beaucoup de bless&#233;s. Ce gringo assassin nous a cribl&#233;s de balles. &#187; et cette voix de s'&#233;trangler d'une &#233;motion incontr&#244;lable... &lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;tait plus de minuit ce 12 octobre 2003 et les habitant de El Alto n'arr&#234;taient pas d'appeler Radio Erbol, une station install&#233;e &#224; La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Notre-Amerique" rel="directory"&gt;Notre Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Bonsoir, mon nom est Miguel Condori, j'habite dans la zone de La Portada, ici &#224; El Alto &#187; pouvait-on entendre sur une radio. &#171; Je veux vous dire que ce qui s'est pass&#233; aujourd'hui est terrible... ils nous ont massacr&#233;s. Il y a beaucoup de bless&#233;s. Ce gringo assassin nous a cribl&#233;s de balles. &#187; et cette voix de s'&#233;trangler d'une &#233;motion incontr&#244;lable...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait plus de minuit ce 12 octobre 2003 et les habitant de El Alto n'arr&#234;taient pas d'appeler Radio Erbol, une station install&#233;e &#224; La Paz mais avec une couverture nationale. L'arm&#233;e et la police avaient perp&#233;tr&#233; le premier des deux principaux massacres qui ont mis le feu aux poudres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours du conflit, des radios comme Erbol, Pachamama - &#224; El Alto - et le r&#233;seau Pio XII, &#224; l'int&#233;rieur du pays, tout comme d'autres m&#233;dias alternatifs tels que les agences Bolpress et Econoticias, ont jou&#233; un r&#244;le d&#233;cisif dans la r&#233;volte populaire bolivienne en permettant d'informer les gens et l'ext&#233;rieur sur tout ce qui se passait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erbol est &#171; une radio qui a comme postulats la d&#233;fense de la vie, de la d&#233;mocratie et l'&#233;coute du citoyen &#187; selon Andres Gomez, responsable de l'information sur cette radio. &#171; Nous &#233;tions oblig&#233;s de faire le travail d'information en continu, ce qui nous a amen&#233; &#224; modifier nos horaires d'&#233;mission qui, normalement, vont de 5H30 &#224; 12H30. &#187; explique-t-il par rapport aux &#233;v&#233;nements qui, jusqu'&#224; pr&#233;sent, se sont conclus par la chute du pr&#233;sident Gonzalo Sanchez de Lozada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Situ&#233;e au quatri&#232;me &#233;tage d'un immeuble v&#233;tuste, &#224; un pas de la Place Murillo, on acc&#232;de &#224; Radio Erbol gr&#226;ce &#224; un ascenseur rouge qui a plus d'un demi-si&#232;cle d'existence. &#171; Erbol signifie Education Radiophonique de Bolivie. L'institution existe depuis 36 ans et nous croyons fermement au droit &#224; l'information qui est consacr&#233; dans la Constitution &#187;. Radio Erbol est devenue pendant 7 jours la vitrine qui a inform&#233; le monde de fa&#231;on imm&#233;diate sur ce qui se passait en Bolivie. Ses &#233;missions ont &#233;t&#233; t&#233;l&#233;charg&#233;es via satellite sur de nombreux sites internet, ce qui a permis &#224; la radio d'avoir, sans doute, la plus importante audience radiophonique de l'histoire de ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Andres Gomez, &#171; nous sommes affili&#233;s &#224; l'Association Latino-am&#233;ricaine d'Education radio, qui si&#232;ge &#224; Quito ; et nous avions plus de 100 stations radios du continent qui &#233;taient suspendues &#224; nos l&#232;vres. C'est ainsi qu'un coll&#232;gue nous a dit un jour : Nous avons les yeux fix&#233;s sur la Bolivie et les oreilles grandes ouvertes sur Erbol &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Radio Erbol a &#233;t&#233; accus&#233;e de &#171; s&#233;dition &#187; par un vieux politicien du parti de Sanchez de Lozada, une d&#233;claration bien vite &#233;touff&#233;e par un d&#233;menti du porte-parole de l'ex-pr&#233;sident. Mais le jeudi 16 octobre, des inconnus ont dynamit&#233; l'antenne de la radio catholiquePio XII, &#224; Oruro, qui, comme Radio Erbol, couvrait les &#233;v&#233;nements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Radio Erbol, de son c&#244;t&#233;, n'a jamais explicitement demand&#233; la d&#233;mission du pr&#233;sident bolivien, sa grande valeur r&#233;sidait en ce que, comme le dit Gomez, &#171; nous &#233;tions forc&#233; de nous transformer en quelque chose de plus qu'un m&#233;dia de diffusion, nous &#233;tions un espace de communication pour les gens ; nous recevions des appels qui refl&#233;taient la peur, la tristesse, la rage... tout cela &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deux journaux ind&#233;pendants &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques journaux &#233;crits de La Paz ont &#233;galement jou&#233; un r&#244;le notable dans la lutte. Le mercredi 15 octobre, l'hebdomadaire Pulso avait lanc&#233; une &#233;dition sp&#233;ciale de quatre pages titr&#233;e : &#171; Au nom de la d&#233;mocratie, le pr&#233;sident doit d&#233;missionner &#187;. Ce fut une d&#233;cision unanime, selon son r&#233;dacteur en chef, Gustavo Guzman ; &#171; Il n'y avait pas seulement un accord entre les journalistes et le directeur, mais aussi avec le Conseil &#233;ditorial et le Conseil de direction. La proposition de la d&#233;mission du pr&#233;sident &#233;tait le r&#233;sultat de notre analyse de la r&#233;alit&#233; du pays, parce que nous voulions aller au-del&#224; de l'information &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;dition, de 3.000 exemplaires, fut en grande partie saisie par les autorit&#233;s. Mais certains exemplaires ont pu circuler parmi les gens et ont m&#234;me &#233;t&#233; affich&#233;s sur certains murs. &#171; Je l'ai vu au coin de l'Avenue Mar&#233;chal Santa Cruz et Colomb ; tel fut l'impact de notre travail &#187; se souvient Guzman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des plus proches collaborateurs de Sanchez de Lozada a appel&#233; Guzman pour lui demander s'ils pensaient que &#171; Carlos Mesa et ses amis allaient r&#233;soudre les probl&#232;mes du pays &#187;, une d&#233;marche qui, d'apr&#232;s le journaliste de Pulso refl&#233;tait bien la situation dans laquelle se trouvait le pays &#187;. Il &#233;carte l'hypoth&#232;se qu'il s'agissait-l&#224; d'une menace voil&#233;e, mais, par s&#233;curit&#233;, la r&#233;daction fut transf&#233;r&#233;e en un autre lieu au cours de cette semaine-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre cas est celui de Walter Chavez, directeur de &#171; El Juguete Rabioso &#187; (Le Jouet Enrag&#233;), un bimensuel populaire sur les &#171; les livres, les essais et des choses pires encore &#187; qui existe depuis 4 ans. Le lundi 13 octobre, apr&#232;s que furent connus les d&#233;tails du premier massacre &#224; El Alto, Chavez a sorti une &#233;dition sp&#233;ciale &#171; d&#233;di&#233;e &#224; la r&#233;sistance populaire de El Alto. Nous pensons que ce fut important parce jusqu'alors les m&#233;dias parlaient d'affrontements et non de massacre, comme nous l'avons fait. &#187;. Cette &#233;dition a circul&#233; dans les rues de La Paz, mais surtout dans la zone de la Place San Francisco, o&#249; se concentraient les mobilisations populaires. Il fut distribu&#233; gratuitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mercredi 15 octobre, Walter Chavez a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; par des agents du gouvernement, qui sont venus le chercher dans son bureau. &#171; Ce jour-l&#224;, entre 16 et 20 heures, le gouvernement en chute libre a tent&#233; de freiner l'activit&#233; de nombreux journalistes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la cr&#233;dibilit&#233; de la plupart des m&#233;dias priv&#233;s boliviens est en miettes, un rejet illustr&#233; par les jets de pierres contre les camionnettes et les automobiles des t&#233;l&#233;visions et des autres m&#233;dias de la part des habitants de El Alto au cours des &#233;v&#233;nements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour de la marche des indiens aymaras, Don Amancio Sarzuri affirmait : &#171; Beaucoup mentent, et c'est pour cela que nous ne les voulons pas ici. A quoi bon puisque nous devons manifester pour qu'il nous &#233;coutent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol :&lt;/strong&gt; Ataulfo Riera, pour RISAL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/2003/oct03/031023/034n1mun.php?origen=mundo.php&amp;fly=1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 23 novembre 2003&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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