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		<title>La solitude de l'Am&#233;rique Latine</title>
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		<dc:date>2014-02-26T16:03:03Z</dc:date>
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		<dc:creator>Gabri&#233;l Garc&#237;a M&#225;rquez</dc:creator>



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&lt;p&gt;Discours &#224; la r&#233;ception du Prix Nobel de Litt&#233;rature 1982, Gabriel Garc&#237;a M&#225;rquez &lt;br class='autobr' /&gt;
Antonio Pigafetta, un navigateur florentin qui a accompagn&#233; Magellan lors du premier voyage autour du monde, a &#233;crit lors de son passage par notre Am&#233;rique m&#233;ridionale une chronique rigoureuse qui para&#238;t cependant une aventure de l'imagination. Il a racont&#233; qu'il avait vu des cochons avec le nombril dans le dos, et quelques oiseaux sans pattes dont les femelles couvaient dans les dos du m&#226;le, et d'autres (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Fil-rouge" rel="directory"&gt;Fil rouge&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Discours &#224; la r&#233;ception du Prix Nobel de Litt&#233;rature 1982, Gabriel Garc&#237;a M&#225;rquez&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antonio Pigafetta, un navigateur florentin qui a accompagn&#233; Magellan lors du premier voyage autour du monde, a &#233;crit lors de son passage par notre Am&#233;rique m&#233;ridionale une chronique rigoureuse qui para&#238;t cependant une aventure de l'imagination. Il a racont&#233; qu'il avait vu des cochons avec le nombril dans le dos, et quelques oiseaux sans pattes dont les femelles couvaient dans les dos du m&#226;le, et d'autres comme des p&#233;licans sans langue dont les becs ressemblaient &#224; une cuiller. Il a racont&#233; qu'il avait vu une cr&#233;ature animale avec une t&#234;te et des oreilles de mule, un corps de chameau, des pattes de cerf et un hennissement de cheval. Il a racont&#233; que le premier natif qu'ils ont trouv&#233; en Patagonie ils l'ont mis en face d'un miroir, et que ce g&#233;ant exalt&#233; a perdu l'usage de la raison par la frayeur de sa propre image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre bref et fascinant, dans lequel se per&#231;oivent d&#233;j&#224; les germes de nos romans d'aujourd'hui, n'est pas beaucoup moins le t&#233;moignage le plus &#233;tonnant de notre r&#233;alit&#233; de ces temps. Les Chroniqueurs de l'Am&#233;rique nous ont l&#233;gu&#233; d'autres irracontables. Eldorado, notre pays illusoire si convoit&#233;, a figur&#233; dans de nombreuses cartes pendant de longues ann&#233;es, en changeant de lieu et de forme selon l'imagination des cartographes. A la recherche de la fontaine de la Jeunesse &#201;ternelle, la mythique Alvar N&#250;&#241;ez Cabeza de Vaca a explor&#233; huit ans durant le nord du Mexique, dans une exp&#233;dition folle dont les membres se sont mang&#233;s entre eux, et seuls cinq des 600 qui l'ont entreprise sont arriv&#233;s. L'un des nombreux myst&#232;res qui n'ont jamais &#233;t&#233; &#233;lucid&#233;s, est celui des onze mille mules charg&#233;es de cent livres d'or chacune, qui un jour sont sortis du Cuzco pour payer le sauvetage d'Atahualpa et qui ne sont jamais arriv&#233;es &#224; destination. Plus tard, pendant la colonie, se vendaient &#224; Carthag&#232;ne, quelques poules &#233;lev&#233;es dans des terres d'alluvion, dans les g&#233;siers desquelles se trouvaient des petits cailloux d'or. Ce d&#233;lire dor&#233; de nos fondateurs nous a poursuivis jusqu'il y a peu. &#192; peine au si&#232;cle pass&#233; la mission allemande charg&#233;e d'&#233;tudier la construction d'un chemin de fer interoc&#233;anique dans l'isthme du Panama, a conclu que le projet &#233;tait viable &#224; condition que les rails ne fussent pas faits en fer, qui &#233;tait un m&#233;tal peu abondant dans la r&#233;gion, mais qu'ils soient faits en or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ind&#233;pendance de la domination espagnole ne nous a pas mis &#224; l'abri de la d&#233;mence. Le g&#233;n&#233;ral Antonio L&#243;pez de Santana, qui a &#233;t&#233; trois fois dictateur du Mexique, a fait enterrer avec des fun&#233;railles magnifiques sa jambe droite qu'il avait perdue dans la dite &lt;i&gt;Guerra de los Pasteles&lt;/i&gt;. Le g&#233;n&#233;ral Gabriel Garc&#237;a Morena a gouvern&#233; l'&#201;quateur pendant 16 ans comme un monarque absolu, et son cadavre a &#233;t&#233; veill&#233; v&#234;tu de son uniforme de gala et sa cuirasse de d&#233;corations assis dans le fauteuil pr&#233;sidentiel. Le g&#233;n&#233;ral Maximiliano Hern&#225;ndez Mart&#237;nez, le despote th&#233;osophe du Salvador qui a fait exterminer dans un massacre barbare 30 mille paysans, avait invent&#233; un pendule pour v&#233;rifier si les aliments &#233;taient empoisonn&#233;s, et a fait couvrir d'un papier rouge l'&#233;clairage public pour combattre une &#233;pid&#233;mie de scarlatine. Le monument au g&#233;n&#233;ral Francisco Moraz&#225;n, &#233;rig&#233; sur la place la plus grande de Tegucigalpa, est en r&#233;alit&#233; une statue du mar&#233;chal Ney achet&#233;e &#224; Paris dans un d&#233;p&#244;t de sculptures us&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a onze ans, l'un des po&#232;tes insignes de notre temps, le Chilien Pablo Neruda, a illumin&#233; cette enceinte avec son verbe. Dans les bonnes consciences de l'Europe, et parfois aussi dans les mauvaises, ont fait irruption depuis ce temps-l&#224; avec plus de force que jamais les nouvelles fantomatiques de l'Am&#233;rique Latine, cette patrie immense d'hommes hallucin&#233;s et de femmes historiques, dont l'ent&#234;tement sans fin se confond avec la l&#233;gende. Nous n'avons pas eu un instant de calme. Un pr&#233;sident prometheique retranch&#233; dans son palais en flammes est mort en se battant seul contre toute une arm&#233;e, et deux catastrophes a&#233;riennes suspectes et jamais &#233;claircies ont tranch&#233; la vie d'un autre au c&#339;ur g&#233;n&#233;reux, et celle d'un militaire d&#233;mocrate qui avait restaur&#233; la dignit&#233; de son peuple. Il y a eu 5 guerres et 17 coups d'&#201;tat, et a surgi un dictateur lucif&#233;rien qui au nom de Dieu m&#232;ne le premier ethnocide de l'Am&#233;rique Latine de notre temps. Pendant ce temps, 20 millions d'enfants latinoam&#233;ricains mouraient avant d'atteindre l'&#226;ge de deux ans, ce qui est plus que tous ceux qu'ils sont n&#233;s en Europe depuis 1970. En raison de la r&#233;pression il y a presque 120 000 disparus, c'est comme si aujourd'hui on ne savait pas o&#249; sont pass&#233;s tous les habitants de la ville d'Uppsala. De nombreuses femmes enceintes ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;es ont mis au monde dans des prisons argentines, mais on ignore encore le destin et l'identit&#233; de ses enfants, qui ont &#233;t&#233; donn&#233;s en adoption clandestine ou enferm&#233;s dans des orphelinats par les autorit&#233;s militaires. Pour ne pas vouloir que les choses continuent ainsi pr&#232;s de 200 000 femmes et hommes sont morts sur tout le continent, et plus de 100 000 ont p&#233;ri dans trois petits pays volontaristes de l'Am&#233;rique centrale, Nicaragua, Salvador et Guatemala. Si c'&#233;tait aux &#201;tats-Unis, le chiffre proportionnel serait d'un million 600 morts violentes en quatre ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du Chili, un pays aux traditions hospitali&#232;res, a fui un million de personnes : 12 % pour cent de sa population. L'Uruguay, une nation minuscule de 2,5 millions d'habitants qui se consid&#233;rait comme le pays le plus civilis&#233; du continent, a perdu dans l'exil un citoyen sur cinq. La guerre civile au Salvador a caus&#233; presque un r&#233;fugi&#233; toutes les 20 minutes depuis 1979. Le pays qu'on pourrait faire avec tous les exil&#233;s et &#233;migr&#233;s forc&#233;s d'Am&#233;rique Latine, aurait une population plus nombreuse que la Norv&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ose penser, que c'est cette r&#233;alit&#233; extraordinaire, et pas seulement son expression litt&#233;raire, qui cette ann&#233;e a m&#233;rit&#233; l'attention de l'Acad&#233;mie Su&#233;doise des Lettres. Une r&#233;alit&#233; qui n'est pas celle du papier, mais qui vit avec nous et d&#233;termine chaque instant de nos innombrables morts quotidiennes, et qui soutient une source de cr&#233;ation insatiable, pleine de malheur et de beaut&#233;, de laquelle ce Colombien errant et nostalgique n'est qu'un parmi d'autres plus distingu&#233; par la chance. Po&#232;tes et mendiants, musiciens et proph&#232;tes, guerriers et racaille, toutes les cr&#233;atures de cette r&#233;alit&#233; effr&#233;n&#233;e nous avons eu tr&#232;s peu &#224; demander &#224; l'imagination, parce que le plus grand d&#233;fi fut pour nous l'insuffisance des ressources conventionnelles pour rendre notre vie croyable. C'est cela, amis, le n&#339;ud de notre solitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc si ces difficult&#233;s nous engourdissent, que nous sommes de son essence, il n'est pas difficile de comprendre que les talents rationnels de ce c&#244;t&#233; du monde, extasi&#233;s dans la contemplation de leurs propres cultures, sont rest&#233;s sans m&#233;thode valable pour nous interpr&#233;ter. Il est compr&#233;hensible qu'ils insistent pour nous mesurer avec le m&#234;me &#233;talon avec lequel ils se mesurent eux m&#234;me, sans rappeler que les &#233;preuves de la vie ne sont pas &#233;gaux pour tous, et que la recherche de l'identit&#233; propre est si ardue et sanglante pour nous qu'elle le fut pour eux. L'interpr&#233;tation de notre r&#233;alit&#233; avec des sch&#233;mas &#233;trangers contribue seulement &#224; nous rendre de plus en plus m&#233;connus, de moins en moins libres, de plus en plus solitaires. Peut-&#234;tre l'Europe v&#233;n&#233;rable serait plus compr&#233;hensive si elle essayait de nous voir &#224; travers son propre pass&#233;. Si elle se rappelait que Londres a eu besoin 300 ans pour construire sa premi&#232;re muraille et de 300 autres pour avoir un &#233;v&#234;que, que Rome s'est d&#233;battu dans les t&#233;n&#232;bres de l'incertitude pendant 20 si&#232;cles avant qu'un roi &#233;trusque ne l'implant&#226;t dans l'histoire, et qu'encore au XVIe si&#232;cle les suisses pacifiques d'aujourd'hui, qui nous enchantent avec leurs fromages doux et leurs montres impavides, ensanglant&#232;rent l' Europe comme soldats de fortune. Encore &#224; l'apog&#233;e de la Renaissance, 12 000 lansquenets &#224; la solde des arm&#233;es imp&#233;riales pill&#232;rent et d&#233;vast&#232;rent Rome, et tu&#232;rent &#224; coups de couteau huit mille de ses habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne cherche pas &#224; incarner les illusions de Tonio Kr&#246;ger, dont les r&#234;ves d'union entre un nord chaste et un sud passionn&#233; exaltaient Thomas Mann il y a 53 ans dans ce lieu. Mais je crois que les Europ&#233;ens d'esprit &#233;clairant, ceux qui luttent aussi ici pour une grande patrie plus humaine et plus juste, pourraient mieux nous aider s'ils r&#233;visaient &#224; fond leur mani&#232;re de nous voir. La solidarit&#233; avec nos r&#234;ves ne nous fera pas sentir moins seuls, tant que cela ne se concr&#233;tise avec des actes de soutien l&#233;gitime aux peuples qui assument l'illusion d'avoir une vie propre dans la r&#233;partition du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Am&#233;rique Latine ne veut pas ni n'a de quoi &#234;tre un fou sans arbitre, ni n'a rien de chim&#233;rique dans le fait que ses desseins d'ind&#233;pendance et d'originalit&#233; deviennent une aspiration occidentale. Cependant, les progr&#232;s de la navigation qui ont r&#233;duit tant de distances entre nos Am&#233;riques et l'Europe, semblent avoir augment&#233; en revanche notre distance culturelle. Pourquoi l'originalit&#233; qu'on nous admet sans r&#233;serves dans la litt&#233;rature nous est refus&#233;e avec toute sorte de suspicions dans nos si difficiles tentatives de changement social ? Pourquoi penser que la justice sociale que les Europ&#233;ens d'avant garde essaient d'imposer dans leurs pays ne peut pas aussi &#234;tre un objectif latinoam&#233;ricain avec des m&#233;thodes distinctes dans des conditions diff&#233;rentes ? Non : la violence et la douleur d&#233;mesur&#233;es de notre histoire sont le r&#233;sultat d'injustices s&#233;culi&#232;res et d'amertumes innombrables, et non un complot ourdi &#224; 3 000 lieues de notre maison. Mais nombre de dirigeants et penseurs europ&#233;ens l'ont cru, avec l'infantilisme des grands-parents qui ont oubli&#233; les folies fructueuses de leur jeunesse, comme si n'&#233;tait possible un autre destin que de vivre &#224; la merci des deux grands propri&#233;taires du monde. Telle est, amis, l'ampleur de notre solitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, face &#224; l'oppression, au pillage et &#224; l'abandon, notre r&#233;ponse est la vie. Ni les d&#233;luges ni les pestes, ni les famines ni les cataclysmes, ni m&#234;me les guerres &#233;ternelles &#224; travers des si&#232;cles et des si&#232;cles n'ont r&#233;ussi &#224; r&#233;duire l'avantage tenace de la vie sur la mort. Un avantage qui augmente et s'acc&#233;l&#232;re : chaque ann&#233;e il y a 74 millions de naissances de plus que de d&#233;c&#232;s, une quantit&#233; de vivants nouveaux comme pour augmenter sept fois chaque ann&#233;e la population de New York. La majorit&#233; d' entre eux naissent dans des pays avec moins de ressources, et parmi ceux-ci, bien s&#251;r, ceux d'Am&#233;rique Latine. En revanche, les pays les plus prosp&#232;res ont r&#233;ussi &#224; accumuler assez de pouvoir de destruction comme pour an&#233;antir cent fois non seulement tous les &#234;tres humains qui ont exist&#233; jusqu'&#224; aujourd'hui, mais la totalit&#233; des &#234;tres vivants qui sont pass&#233;s par cette plan&#232;te d'infortune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour comme celui d'aujourd'hui, mon ma&#238;tre William Faulkner a dit dans ce lieu : &#171; Je me refuse &#224; admettre la fin de l'homme &#187;. Je ne me sentirais pas digne d'occuper cet endroit qui fut le sien si je n'avais pas pleine conscience de ce que pour la premi&#232;re fois depuis les origines de l'humanit&#233;, la catastrophe colossale qu'il se refusait &#224; admettre il y a 32 ans est maintenant rien plus qu'une simple possibilit&#233; scientifique. Devant cette r&#233;alit&#233; saisissante qui &#224; travers tout le temps humain a du para&#238;tre une utopie, les inventeurs de fables que tous nous croyons nous nous sentons le droit de croire que n'est pas encore trop tard pour entreprendre la cr&#233;ation de l'utopie contraire. Une nouvelle et triomphante utopie de la vie, o&#249; personne ne peut d&#233;cider pour les autres jusqu'&#224; la forme de mourir, o&#249; vraiment soit vrai l'amour et soit possible le bonheur, et o&#249; les lign&#233;es condamn&#233;es &#224; cent ans de solitude ont enfin et pour toujours une deuxi&#232;me chance sur la terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Estocolmo, 10 de diciembre de 1982.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction &#171; non officiel &#187; de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?La-solitude-de-l-Amerique-Latine&amp;lang=es&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;El Correo&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; de&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?La-solitude-de-l-Amerique-Latine-Gabriel-Garcia-Marquez&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, 23 juin 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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