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		<title>Surintendance de &#171; Coordination F&#233;d&#233;rale &#187;.</title>
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		<dc:date>2009-09-14T11:49:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Carlos Rodr&#237;guez</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es soixante, mais surtout &#224; partir du coup d'Etat en juin 1966 dont le g&#233;n&#233;ral Juan Carlos Ongan&#237;a a pris la t&#234;te, la Surintendance de &#171; Coordination F&#233;d&#233;rale &#187; est devenue l'axe de la r&#233;pression politique dans l'aire m&#233;tropolitaine. Si lors d'une r&#233;union politique ou syndicale - men&#233;e toujours dans la clandestinit&#233; - on entendait le cri d'avertissement &#171; la Coordina arrive &#187;, la d&#233;bandade &#233;tait imm&#233;diate. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Coordination F&#233;d&#233;rale a &#233;t&#233; contemporaine et a pris la suite plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-98" rel="directory"&gt;Argentine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es soixante, mais surtout &#224; partir du coup d'Etat en juin 1966 dont le g&#233;n&#233;ral Juan Carlos Ongan&#237;a a pris la t&#234;te, la &lt;i&gt;Surintendance de &#171; Coordination F&#233;d&#233;rale &#187;&lt;/i&gt; est devenue l'axe de la r&#233;pression politique dans l'aire m&#233;tropolitaine. Si lors d'une r&#233;union politique ou syndicale - men&#233;e toujours dans la clandestinit&#233; - on entendait le cri d'avertissement &#171; &lt;i&gt;la Coordina arrive&lt;/i&gt; &#187;, la d&#233;bandade &#233;tait imm&#233;diate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;i&gt;Coordination F&#233;d&#233;rale&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; contemporaine et a pris la suite plus tard, au sein de la Police F&#233;d&#233;rale, de ce qui fut pendant la deuxi&#232;me pr&#233;sidence de Juan Domingo Per&#243;n la &#171; &lt;i&gt;Section Sp&#233;ciale&lt;/i&gt; &#187;, qui fonctionnait au 8e commissariat, en face de l'H&#244;pital Ramos Mejia, 500 rue du G&#233;n&#233;ral Urquiza , sous la conduite du colonel Jorge Osinde. D&#232;s 1974 et surtout apr&#232;s le coup d'Etat du 24 mars 1976, la Coordination F&#233;d&#233;rale, dans le lugubre &#233;difice de la rue Moreno au 1417, &#224; une rue du D&#233;partement Central de Police, a &#233;t&#233; l'un des centres clandestins de d&#233;tention de la Capitale F&#233;d&#233;rale les plus actifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cela faisait plusieurs jours que je sentais qu'ils me suivaient. Il &#233;tait trois heures et demie du matin quand je me suis &#233;veill&#233; avec le bruit des vitres des fen&#234;tres qui se cassaient et j'ai vu qu'ils poussaient la porte de ma chambre. Le commissaire (Juan Carlos) Morales m'a mis en joue. Etaient avec lui (Alberto) Villar et (Luis) Margaride. Ils m'ont sorti sur la terrasse et la pluie de coups de pied n'en finissait plus. Comme j'avais un atelier de r&#233;parations de radios pour me faire un peu de bl&#233;, l&#224; m&#234;me ils ont saisi la pointe des c&#226;bles et ils m'ont &#233;lectrocut&#233;. Ils m'ont emmen&#233; &#224; la Coordination F&#233;d&#233;rale et ils ont continu&#233; avec l'&#233;lectricit&#233; pendant deux semaines. &#187; Le r&#233;cit a &#233;t&#233; fait &#224; P&#225;gina/12 en ao&#251;t de l'ann&#233;e derni&#232;re [Ndlt:2007] par l'uruguayen Antonio Viana Acosta, arr&#234;t&#233; &#224; Buenos Aires le 21 f&#233;vrier 1974. Il fut prisonnier trois mois et ensuite a &#233;t&#233; envoy&#233; en Uruguay, o&#249; la dictature l'a gard&#233; en captivit&#233; encore huit ans. Ont particip&#233; &#224; son arrestation, les groupes qui appartenaient &#224; la Jeunesse P&#233;roniste de la R&#233;publique Argentine (JPRA) dont Julio Yessi &#233;tait &#224; la t&#234;te dans ces ann&#233;es, le bras droit de Jos&#233; L&#243;pez Rega au Minist&#232;re du Bien-&#234;tre social de la Nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;thodes de la &lt;i&gt;Coordination F&#233;d&#233;rale&lt;/i&gt; ont &#233;t&#233; inculqu&#233;es par le commissaire Alberto Villar, cr&#233;ateur &#224; l'int&#233;rieur de la police du corps de Garde d'Infanterie. Un groupe dirigeait par le m&#234;me Villar en 1969, pendant la r&#233;pression des ouvriers et dirigeants syndicaux qui a particip&#233; au Cordobazo, en mai de cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de poursuite politique, la &lt;i&gt;Coordination F&#233;d&#233;rale&lt;/i&gt; a d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; se distinguer, avec la Section Sp&#233;ciale, pendant les premiers gouvernements du g&#233;n&#233;ral Per&#243;n. A cette &#233;poque, l'un de ses chefs fut le capitaine Abel Rodr&#237;guez. Pendant la dictature militaire qui a commenc&#233; en 1976, son chef le plus reconnu a &#233;t&#232; le colonel de l'Arm&#233;e Alejandro Arias Duval. D&#232;s la fin de 1975, dans l'immeuble de Moreno n&#176;1417, c'&#233;tait install&#233; le Groupe de Tareas 2 [Escadron de la mort], qui d&#233;pendait du Commando du Premier Corps d'Arm&#233;e, sous le g&#233;n&#233;ral Carlos Guillermo Su&#225;rez Mason. La &#171; patota &#187; [escadron de la mort] du GT-2 &#233;tait install&#233;e au troisi&#232;me et quatri&#232;me &#233;tage de l'&#233;difice, qui jusqu'&#224; aujourd'hui garde presque sans changement son ancienne structure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tages cinq, six et sept ont &#233;t&#233; utilis&#233;s comme centre clandestin de d&#233;tention. Les d&#233;tenus restaient dans la condition de &#171; RAF &#187; (de Royal Air Force = dans l'air) c'est-&#224;-dire que leurs noms ne figuraient dans aucune liste l&#233;gale de personnes priv&#233;es de libert&#233;. Il y a eu aussi beaucoup de cas de prisonniers &#224; qui ensuite &#233;taient inflig&#233; le &#171; d&#233;placement final &#187;, comme s'appelait l'ordre d'ex&#233;cution sans jugement. L'un des cas les plus connus fut la nuit du 2 juillet 1976 et dans les jours suivants. Des dizaines de personnes ont &#233;t&#233; assassin&#233;es froidement en repr&#233;sailles &#224; un attentat commis par un groupe de gu&#233;rilleros contre l'&#233;difice de Coordination F&#233;d&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cet assassinat en masse une preuve est le livre d'admission de la Morgue Judiciaire de la Capitale F&#233;d&#233;rale, o&#249; dans ce mois et cette ann&#233;e le nombre de cadavres N.N. enregistr&#233;s, s'est &#233;lev&#233; de fa&#231;on notoire. Pendant des ann&#233;es, le total des admissions &#233;taient d'un ou deux corps N.N. par jour. Entre le 3 et le 7 juillet de cette ann&#233;e, le total des corps a &#233;t&#233; de 46, presque tous avec la m&#234;me cause de mort : &#171; Des blessures par balle dans le cr&#226;ne, thorax, abdomen et bassin, h&#233;morragie interne &#187;. Dans tous les cas, un rapport similaire les accompagnait : &#171; Trouv&#233; avec sept autres cadavres &#224; l'int&#233;rieur d'une aire de stationnement &#224; Chacabuco N&#176;639, Capitale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore 30 corps sont apparus &#224; une autre occasion dans le quartier de Pilar. &#171; L'un (des d&#233;tenus) m'a comment&#233; que la nuit pr&#233;c&#233;dant la d&#233;couverte de 30 cadavres &#224; Pilar, trente prisonniers de la Coordination F&#233;d&#233;rale &#233;taient sortis &#187; (la Liasse 6976 de l'ex-Conadep).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Toutes les trois &#233;tions band&#233;es et menott&#233;es, nous avons &#233;t&#233; tripot&#233;es pendant tout le trajet et presque pendant tout le d&#233;placement. La m&#234;me personne r&#233;appara&#238;t avec quelqu'un qui dit &#234;tre m&#233;decin et vouloir m'examiner, et devant lequel j'ai &#233;t&#233; &#224; nouveau tripot&#233;e sans aucun type d'examen m&#233;dical s&#233;rieux. Etant quasi endormie, je ne sais pas combien de temps apr&#232;s, j'ai entendu que la porte du cachot &#233;tait ouverte et j'ai &#233;t&#233; viol&#233;e par l'un des agents. &#187; Le r&#233;cit, fait au moment devant la Commission Nationale Sur la Disparition de Personnes (Conadep), est un &#233;chantillon du traitement qui &#233;tait inflig&#233; aux femmes au centre clandestin de Coordination F&#233;d&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Rice, un pr&#234;tre catholique irlandais qui fut s&#233;questr&#233; dans le m&#234;me lieu, a vu que parmi les d&#233;tenues il y avait Maria del Socorro Alonso, qui a &#233;t&#233; tortur&#233;e bien qu'elle &#233;tait enceinte, ce qui a provoqu&#233; la perte du b&#233;b&#233;. &#171; L&#224;, ils m'ont mis dans une cellule et il y avait environ six prisonniers dans le m&#234;me couloir dans d'autres cachots, encore quatre gar&#231;ons dans une grande cellule et quelques femmes dans une autre grande cellule. Il y avait une croix svastika peinte sur le mur du fond (...) selon ce qu'on ma dit, plusieurs agents abusaient des femmes l&#224; &#187; (la Liasse 6976 de l'ex-Conadep).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe central de r&#233;presseurs qui a agi dans la Coordination F&#233;d&#233;rale (Morales, Villar, Arias Duval) a rassembl&#233; des personnages du p&#233;ronisme d'extr&#234;me droite et de hauts fonctionnaires de la dictature militaire. En 1975, avant d'&#234;tre ministre de l'int&#233;rieur de la dictature, le g&#233;n&#233;ral Albanais Harguindeguy, a &#233;t&#233; chef de la Police F&#233;d&#233;rale et comme tel, responsable de la formation du GT-2 qui a fonctionn&#233; dans la Coordination F&#233;d&#233;rale. Dans les derni&#232;res ann&#233;es de la dictature de Jorge Rafael Videla, comme pour &#233;tendre un manteau d'oubli, la vieille &#171; Coordina &#187; a re&#231;u le nom &#233;dulcor&#233; de Surintendance de S&#233;curit&#233; F&#233;d&#233;rale, et avec la d&#233;mocratie est devenue S&#233;curit&#233; M&#233;tropolitaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-100807-2008-03-16.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Buenos Aires, le 16 mars 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction libre de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Coordinacion-Federal-Superintendencia-de-Seguridad-Federal&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; de &lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/ArgentineHistoire-de-la-Coordination-Federale&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, le 17 septembre 2009&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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