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		<title>Sabotage du vapeur fran&#231;ais La Coubre le 4 mars 1960, 100 morts..</title>
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		<dc:date>2019-03-04T16:35:09Z</dc:date>
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		<dc:creator>Fidel Castro Ruz</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&#192; la suite du sabotage du vapeur fran&#231;ais La Coubre le 4 mars 1960, plus d'une centaine de Cubains ont perdu la vie, dont des dockers, des travailleurs portuaires et des membres de l'arm&#233;e rebelle - Fidel Castro Ruz&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Cuba" rel="directory"&gt;Cuba&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; la suite du sabotage du vapeur sous pavillon fran&#231;ais La Coubre le 4 mars 1960, plus d'une centaine de Cubains ont perdu la vie, dont des dockers, des travailleurs portuaires et des membres de l'arm&#233;e rebelle. Granma rappelle cette date &#224; travers des fragments du discours prononc&#233; par Fidel lors des fun&#233;railles des victimes, le 5 mars 1960&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le peuple n'a pas &#233;t&#233; terrifi&#233; par l'explosion ; le peuple s'est dirig&#233; l&#224; o&#249; elle avait eu lieu, le peuple s'est arm&#233;, non de peur, mais de courage, et, m&#234;me s'il ne savait pas ce qu'il s'&#233;tait pass&#233;, il y est all&#233;, tout comme l'ont fait les ouvriers, les miliciens, les soldats et les autres membres de la force publique pour pr&#234;ter tous les secours qu'ils pouvaient. (...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui d&#233;siraient que nous ne recevions pas ces explosifs, ce sont les ennemis de notre R&#233;volution, ceux qui ne veulent pas que notre patrie puisse se d&#233;fendre, ceux qui ne veulent pas que notre pays soit en condition de d&#233;fendre sa souverainet&#233;.(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, pourquoi ne veut-on pas que nous ayons les moyens n&#233;cessaires ? Tout simplement parce qu'on ne veut pas que nous puissions nous d&#233;fendre, parce qu'on nous veut sans d&#233;fense. Et pourquoi veut-on que nous soyons sans d&#233;fense ? Pour nous faire plier, pour nous soumettre, pour que nous ne r&#233;sistions pas aux pressions, pour que nous ne r&#233;sistions pas aux agressions. Peuvent-elles avoir le droit d'entraver nos efforts pour acheter des moyens de d&#233;fense, les autorit&#233;s d'un pays qui n'0nt pas pu emp&#234;cher que leur territoire soit utilis&#233; syst&#233;matiquement pour nous bombarder ? (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce ne sont pas des faits isol&#233;s. Pourquoi ? Qui pourrait s'&#233;tonner qu'un navire explose dans le port quand des ouvriers travaillent ? Qui pourrait s'&#233;tonner d'un sabotage qui co&#251;te du sang de travailleurs ? Qui pourrait s'en &#233;tonner quand voil&#224; &#224; peine un mois, et peut-&#234;tre m&#234;me moins, un avion &#233;tasunien, provenant du territoire &#233;tasunien et pilot&#233; par un &#201;tasunien a tent&#233; de larguer une bombe &#233;tasunienne sur un centre de travail o&#249; il y avait plus de deux cents ouvriers ? (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que, maintenant, libert&#233; veut dire quelque chose de plus, libert&#233; veut dire : patrie. Et notre alternative serait donc : la patrie ou la mort !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi donc, en un jour pareil, de deuil et de trag&#233;die, douloureux pour le peuple, douloureux pour le gouvernement, douloureux pour les familles des ouvriers, des soldats, des citoyens qui sont tomb&#233;s, en un moment pareil, en un moment aussi important, il est bon de pr&#233;ciser les choses, de dire que nous sommes dispos&#233;s &#224; r&#233;sister, et pas seulement du point de vue militaire. Ils croient peut-&#234;tre que nous sommes assez courageux pour mourir, mais pas pour r&#233;sister aux privations. Eh bien, les hommes ont du courage pour r&#233;sister m&#234;me &#224; des privations inimaginables. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en leur disant adieu au seuil du cimeti&#232;re, une promesse qui, plus qu'une promesse d'aujourd'hui, est une promesse d'hier et de toujours : Cuba ne flanchera pas, Cuba ne reculera pas ; la R&#233;volution ne s'arr&#234;tera pas ; la R&#233;volution ne reculera pas : la R&#233;volution ira de l'avant, victorieuse ; la R&#233;volution poursuivra sa marche, in&#233;branlable !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; la promesse que nous faisons, non pas &#224; ceux qui sont morts, parce que mourir pour la patrie c'est vivre, mais aux compagnons dont nous garderons le souvenir comme de quelque chose qui nous appartient ; pas dans le souvenir ou dans le c&#339;ur de quelqu'un ou de quelques-uns, mais dans le seul souvenir ind&#233;l&#233;bile : le souvenir ancr&#233; dans le c&#339;ur d'un peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fidel Castro Ruz&lt;/strong&gt;, le 5 mars 1960&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.granma.cu/cuba/2019-03-04/liberte-veut-dire-patrie&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Granma&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. La Havana, le 4 mars 2019&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Fidel Castro Ruz : &#171; La r&#233;alit&#233; et les r&#234;ves &#187;</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Fidel-Castro-Ruz-La-realite-et-les-reves</link>
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		<dc:date>2015-08-14T11:35:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fidel Castro Ruz</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#201;crire est une mani&#232;re d'&#234;tre utile, si tu estimes que notre humanit&#233; meurtrie doit &#234;tre plus et mieux &#233;duqu&#233;e face &#224; l'incroyable ignorance qui nous entoure tous, &#224; l'exception des savants qui cherchent dans la science une r&#233;ponse satisfaisante. C'est un mot qui implique en peu de lettres son contenu infini. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans notre jeunesse, nous avons tous entendu parler une fois ou l'autre d'Einstein, surtout apr&#232;s les largages des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, qui mirent fin &#224; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;crire est une mani&#232;re d'&#234;tre utile, si tu estimes que notre humanit&#233; meurtrie doit &#234;tre plus et mieux &#233;duqu&#233;e face &#224; l'incroyable ignorance qui nous entoure tous, &#224; l'exception des savants qui cherchent dans la science une r&#233;ponse satisfaisante. C'est un mot qui implique en peu de lettres son contenu infini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre jeunesse, nous avons tous entendu parler une fois ou l'autre d'Einstein, surtout apr&#232;s les largages des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, qui mirent fin &#224; la guerre cruelle qui opposa le Japon et les &#201;tats-Unis. Lorsque ces bombes furent lanc&#233;es, &#224; la suite de la guerre qui &#233;clata apr&#232;s l'attaque de la base de Pearl Habor, l'empire japonais &#233;tait d&#233;j&#224; vaincu. Les &#201;tats-Unis, dont le territoire et les industries avaient &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;s par la guerre, &#233;merg&#232;rent comme le pays le plus riche et le mieux arm&#233; de la Terre face &#224; un monde d&#233;truit, rempli de morts, de bless&#233;s et d'affam&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; eux deux, l'URSS et la Chine avaient perdu plus de 50 millions de vies et subi d'&#233;normes destructions mat&#233;rielles. Presque tout l'or du monde alla atterrir dans les coffres des &#201;tats-Unis. Aujourd'hui, on estime la totalit&#233; des r&#233;serves mon&#233;taires en or de ce pays &#224; 8 133,5 tonnes de ce m&#233;tal. Cependant, faisant fi des engagements contract&#233;s &#224; &lt;i&gt;Bretton Woods&lt;/i&gt;, les &#201;tats-Unis annonc&#232;rent unilat&#233;ralement leur refus d'honorer leur engagement &#224; soutenir l'once Troy avec la valeur en or de leur papier-monnaie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mesure fut d&#233;cr&#233;t&#233;e par Nixon au m&#233;pris des engagements contract&#233;s par le pr&#233;sident Franklin Delano Roosevelt. Selon de nombreux experts en la mati&#232;re, ils cr&#233;&#232;rent ainsi les bases d'une crise qui, entre autres d&#233;sastres, mena&#231;ait de frapper durement l'&#233;conomie de ce mod&#232;le de pays. Entre-temps, l'on doit &#224; Cuba les indemnisations des dommages, qui s'&#233;l&#232;vent &#224; de nombreux millions de dollars, comme l'a d&#233;nonc&#233; notre pays avec des arguments et des donn&#233;es irr&#233;futables lors de ses maintes interventions aux Nations Unies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'a tr&#232;s clairement exprim&#233; le Parti et le Gouvernement de Cuba, en gage de bonne volont&#233; et de paix entre tous les pays de cet h&#233;misph&#232;re et l'ensemble des peuples qui forment la famille humaine, et ainsi contribuer &#224; garantir la survie de notre esp&#232;ce dans le modeste espace que nous habitons dans l'univers, jamais nous ne cesserons de lutter pour la paix et le bien-&#234;tre de tous les &#234;tres humains, peu importe la couleur de la peau ou le pays d'origine de chaque habitant de la plan&#232;te, ainsi que pour le plein droit de tous &#224; avoir ou non une croyance religieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;galit&#233; d'acc&#232;s de tous les citoyens &#224; la sant&#233;, &#224; l'&#233;ducation, au travail, &#224; l'alimentation, &#224; la s&#233;curit&#233;, &#224; la culture, &#224; la science, et au bien-&#234;tre, autrement dit aux m&#234;mes droits que nous avons proclam&#233;s au commencement de notre lutte, plus ceux &#233;manant de nos r&#234;ves de justice et d'&#233;galit&#233; pour les habitants de notre monde, c'est ce que je souhaite &#224; vous tous ; &#224; ceux qui partagent en tout ou en partie les m&#234;mes id&#233;es, ou sup&#233;rieures mais allant dans la m&#234;me direction, je vous remercie, chers compatriotes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9014 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/IMG/jpg/fif.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH316/fif-75fc5.jpg?1717972239' width='500' height='316' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fidel Castro Ruz&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.granma.cu/reflexiones-fidel/2015-08-13/la-realidad-y-los-suenos&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Granma&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. La Havanne, Cuba, 13 ao&#251;t 2015&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Mandela est mort. Pourquoi taire la v&#233;rit&#233; au sujet de l'apartheid ?</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Mandela-est-mort-Pourquoi-taire-la-verite-au-sujet-de-l-apartheid</link>
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		<dc:date>2013-12-23T23:06:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fidel Castro Ruz</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'Empire a sans doute cru que notre peuple ne tiendrait pas parole quand, en des jours incertains du si&#232;cle pass&#233;, nous avions affirm&#233; que, m&#234;me si l'URSS disparaissait, Cuba continuerait de se battre. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Deuxi&#232;me Guerre mondiale &#233;clata le 1er septembre 1939 quand le nazi-fascisme envahit la Pologne. Plus tard, il tomba comme la foudre sur le peuple sovi&#233;tique dont l'h&#233;ro&#239;sme, au prix de vingt millions de vies, permit de sauver l'humanit&#233; de cette &#233;pouvantable boucherie qui causa plus de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Empire a sans doute cru que notre peuple ne tiendrait pas parole quand, en des jours incertains du si&#232;cle pass&#233;, nous avions affirm&#233; que, m&#234;me si l'URSS disparaissait, Cuba continuerait de se battre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Deuxi&#232;me Guerre mondiale &#233;clata le 1er septembre 1939 quand le nazi-fascisme envahit la Pologne. Plus tard, il tomba comme la foudre sur le peuple sovi&#233;tique dont l'h&#233;ro&#239;sme, au prix de vingt millions de vies, permit de sauver l'humanit&#233; de cette &#233;pouvantable boucherie qui causa plus de cinquante millions de morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre reste, par ailleurs, la seule activit&#233; que le genre humain n'a jamais &#233;t&#233; capable, tout au long de son histoire, d'&#233;viter, d'o&#249; cette r&#233;action d'Einstein qui avoua qu'il ne savait pas comment serait la troisi&#232;me guerre mondiale, mais qu'il &#233;tait s&#251;r que la quatri&#232;me se ferait &#224; coups de b&#226;tons et de pierres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux plus grandes puissances, les Etats-Unis et la Russie, disposent &#224; elles deux de plus de vingt mille ogives nucl&#233;aires. L'humanit&#233; ne devrait pas oublier que, trois jours apr&#232;s l'entr&#233;e de John F. Kennedy, le 20 janvier 1961, &#224; la Maison-Blanche, un bombardier B-52 &#233;tasunien qui transportait deux bombes atomiques d'une capacit&#233; de destruction 260 fois sup&#233;rieure &#224; celle d'Hiroshima, s'&#233;crasa &#224; terre au cours d'un vol de routine &#224; la suite de d&#233;faillances m&#233;caniques. Dans des cas pareils, des appareils automatiques perfectionn&#233;s entrent en action pour emp&#234;cher les bombes d'exploser. La premi&#232;re tomba par terre sans inconv&#233;nient ; quant &#224; la seconde, trois de ses quatre m&#233;canismes ne fonctionn&#232;rent pas, et le quatri&#232;me, en &#233;tat critique, fonctionna &#224; peine. C'est un pur hasard que cette bombe n'ait pas &#233;clat&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun &#233;v&#233;nement pr&#233;sent ou pass&#233; &#8211; de ceux dont je me souvienne ou dont j'aie entendu parler &#8211; n'a plus touch&#233; l'opinion publique mondiale que la mort de Mandela, et non du fait de ses richesses, mais en raison de ses qualit&#233;s humaines et de la noblesse de ses sentiments et de ses id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant que les machines et les robots &#8211; voil&#224; donc &#224; peine un si&#232;cle et demi &#8211; ne prennent en charge nos modestes t&#226;ches au moindre co&#251;t, l'humanit&#233; n'avait jamais connu, tout au long de son histoire, aucun des ph&#233;nom&#232;nes qui la bouleversent aujourd'hui et r&#233;gissent inexorablement les destin&#233;es de chacun de nous, hommes et femmes, enfants et vieux, jeunes et adultes, agriculteurs et ouvriers, manuels ou intellectuels&#8230; Elle tend surtout &#224; s'installer dans les villes o&#249; la cr&#233;ation d'emplois, de transports et de conditions de vies &#233;l&#233;mentaires exige des investissements &#233;normes au d&#233;triment de la production alimentaire et d'autres formes de vie plus raisonnables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Trois nations ont fait atterrir des engins sur la Lune de notre plan&#232;te. Le jour m&#234;me o&#249; Nelson Mandela, envelopp&#233; dans le drapeau de sa patrie, &#233;tait inhum&#233; dans la cour de son humble maison o&#249; il &#233;tait n&#233; quatre-vingt-quinze ans auparavant, la R&#233;publique populaire de Chine faisait se poser un module perfectionn&#233; en un lieu &#233;clair&#233; de notre Lune. Simple co&#239;ncidence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des millions d'hommes de science &#233;tudient des mati&#232;res et des rayonnements sur la Terre et dans l'espace. C'est gr&#226;ce &#224; eux que nous savons que Titan, une des lunes de Saturne, a contenu quarante fois plus de p&#233;trole que n'en comptait la Terre quand son exploitation a d&#233;marr&#233; voil&#224; &#224; peine cent vingt-cinq ans, une exploitation qui ne durera gu&#232;re plus d'un si&#232;cle au rythme de consommation actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sentiments de fraternit&#233; profonde entre le peuple cubain et la patrie de Nelson Mandela sont n&#233;s d'un fait que personne n'a mentionn&#233; et dont nous n'avons dit mot durant de longues ann&#233;es : Mandela, parce qu'il &#233;tait un ap&#244;tre de la paix et ne souhaitait blesser personne ; Cuba, parce qu'elle n'agit jamais en qu&#234;te de gloire ou de prestige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand elle a triomph&#233;, la R&#233;volution cubaine a &#233;t&#233; solidaire, et ce d&#232;s les premi&#232;res ann&#233;es, des mouvements de lib&#233;ration qui, dans les colonies portugaises en Afrique, tenaient en &#233;chec le colonialisme et l'imp&#233;rialisme, apr&#232;s la Deuxi&#232;me Guerre mondiale et la lib&#233;ration de la R&#233;publique populaire de Chine, le pays le plus peupl&#233; du monde, et apr&#232;s le glorieux triomphe de la R&#233;volution socialiste russe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;volutions sociales faisaient branler le vieil ordre sur ses bases. En 1960, la plan&#232;te comptait d&#233;j&#224; trois milliards d'habitants. On voyait monter en puissance les grandes soci&#233;t&#233;s transnationales - appartenant presque toutes aux Etats-Unis, un pays qui, gr&#226;ce &#224; sa monnaie, soutenue par le monopole de l'or et une industrie intacte parce que situ&#233;e loin des champs de bataille, fit main basse sur l'&#233;conomie mondiale, surtout &#224; compter du jour o&#249; Richard Nixon annula unilat&#233;ralement l'&#233;talon-or et o&#249; elles purent, &#224; coup de simples billets de banque, s'emparer des principales ressources et mati&#232;res premi&#232;re de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de bien neuf jusqu'ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi pr&#233;tend-on cacher que le r&#233;gime d'apartheid, qui fit tant souffrir l'Afrique et indigna l'immense majorit&#233; des nations du monde, &#233;tait un fruit de l'Europe coloniale et que les Etats-Unis et Isra&#235;l lui assur&#232;rent le statut nucl&#233;aire, ce que Cuba, qui appuyait la lutte d'ind&#233;pendance des colonies portugaises africaines, condamna ouvertement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre peuple, que l'Espagne avait c&#233;d&#233; aux Etats-Unis alors qu'il venait de mener une lutte h&#233;ro&#239;que de plus de trente ans, ne s'&#233;tait jamais r&#233;sign&#233; au r&#233;gime esclavagiste qu'on lui avait impos&#233; pendant pr&#232;s de quatre cents ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est de Namibie, colonie occup&#233;e par l'Afrique du Sud, que partirent en 1975 les troupes racistes qui, accompagn&#233;es de chars l&#233;gers &#233;quip&#233;s des canons de 90 mm, s'enfonc&#232;rent en Angola sur plus de mille kilom&#232;tres, jusqu'aux abords de Luanda o&#249; elles furent frein&#233;es par un bataillon, a&#233;roport&#233; depuis Cuba, de troupes sp&#233;ciales cubaines et par les personnels, eux aussi cubains, de plusieurs chars sovi&#233;tiques qui se trouvaient sur place, mais sans personne. C'&#233;tait en novembre 1975, treize ans avant la bataille de Cuito Cuanavale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai dit que Cuba n'agit jamais en qu&#234;te de prestige ou de b&#233;n&#233;fices. C'est un fait que Mandela &#233;tait quelqu'un d'int&#232;gre, de profond&#233;ment r&#233;volutionnaire et de radicalement socialiste, qui supporta vingt-sept ans de r&#233;gime cellulaire avec un grand sto&#239;cisme. J'ai toujours admir&#233; sa dignit&#233;, sa modestie et ses &#233;normes m&#233;rites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuba remplissait rigoureusement ses devoirs internationalistes. Elle d&#233;fendait des points clefs et entra&#238;nait chaque ann&#233;e des milliers de combattants angolais au maniement des armes fournies par l'URSS. Mais nous ne partagions pas les vues du principal conseiller sovi&#233;tique. Des milliers de jeunes Angolais ne cessaient d'entrer dans les unit&#233;s de l'arm&#233;e de leur pays en formation. Or, ce conseiller principal &#233;tait loin d'&#234;tre un Joukov, un Rokossovki, un Malinovski ou l'un de ces si nombreux militaires qui firent briller la strat&#233;gie militaire sovi&#233;tique de tout son &#233;clat. Il &#233;tait obs&#233;d&#233; par une id&#233;e : d&#233;p&#234;cher des brigades angolaises &#233;quip&#233;es des meilleures armes l&#224; o&#249; se trouvait cens&#233;ment le gouvernement tribal de Savimbi, un mercenaire au service des Etats-Unis et de l'Afrique du Sud. Un peu comme si on avait exp&#233;di&#233; les forces qui d&#233;fendaient Stalingrad &#224; la fronti&#232;re de l'Espagne ! De fait, le r&#233;gime phalangiste avait envoy&#233; plus de cent mille soldats se battre contre l'URSS. En Angola, une op&#233;ration de ce genre &#233;tait en cours &#224; cette &#233;poque-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ennemi &#233;tait en train de pourchasser plusieurs brigades angolaises qui avaient &#233;t&#233; frapp&#233;es &#224; proximit&#233; de l'objectif o&#249; on les avait envoy&#233;es, &#224; environ mille cinq cents kilom&#232;tres de Luanda, et qui se repliaient en direction de Cuito Cuanavale, une ancienne base militaire de l'OTAN, &#224; quelque cent kilom&#232;tres de la 1re brigade blind&#233;e cubaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors, &#224; ce moment critique, que le pr&#233;sident angolais r&#233;clama le concours des troupes cubaines. Le chef de nos forces dans le Sud, le g&#233;n&#233;ral Leopoldo Cintra Fr&#237;as, nous transmit cette demande. Nous r&#233;pond&#238;mes que ne nous pr&#234;terions cet appui que si toutes les forces et tous les &#233;quipements angolais sur ce front se soumettaient au commandement cubain dans le Sud angolais. Tout le monde comprenait que notre exigence &#233;tait une condition indispensable pour transformer l'ancienne base en l'endroit id&#233;al pour frapper les forces racistes sud-africaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre oui arriva en Angola en moins de vingt-quatre heures.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;cision fut alors prise d'y exp&#233;dier sur-le-champ une brigade cubaine de chars. Plusieurs autres &#233;taient cantonn&#233;es sur cette m&#234;me ligne en direction de l'ouest. Le principal obstacle &#233;tait la boue et le sol gorg&#233; d'eau par les pluies saisonni&#232;res, ce qui obligeait &#224; r&#233;viser chaque m&#232;tre pour d&#233;tecter les mines antipersonnel. On envoya aussi &#224; Cuito les gens n&#233;cessaires pour man&#339;uvrer les chars et servir les batteries de canon dont le personnel avait disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La base &#233;tait coup&#233;e du territoire situ&#233; &#224; l'est par le Cuito, un fleuve au d&#233;bit rapide que franchissait un pont solide que l'arm&#233;e raciste attaquait d&#233;sesp&#233;r&#233;ment jusqu'au jour o&#249; un avion t&#233;l&#233;guid&#233; bourr&#233; d'explosifs parvint &#224; s'y &#233;craser et &#224; le rendre inutile. Il fallut faire passer les chars angolais &#224; la retraite qui pouvaient encore rouler par un point situ&#233; plus au nord, tandis que ceux qui ne pouvaient plus le faire furent enterr&#233;s, leurs armes braqu&#233;es vers l'est. Par ailleurs, un dense alignement de mines antipersonnel et antichars transformait l'autre rive du fleuve en un pi&#232;ge mortel. Quand les forces racistes reprirent leur avanc&#233;e, elles se heurt&#232;rent &#224; cette muraille, toutes les pi&#232;ces d'artillerie et tous les chars des brigades cubaines leur tirant dessus depuis la zone de Cuito.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les chasseurs Mig-23 jou&#232;rent un r&#244;le sp&#233;cial, ne cessant d'attaquer l'ennemi, parce que, m&#234;me &#224; pr&#232;s de mille kilom&#232;tres &#224; l'heure, leurs pilotes &#233;taient capables de distinguer, volant en rase-mottes, si les servants des pi&#232;ces d'artillerie &#233;taient des Noirs ou des Blancs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand l'ennemi, &#233;puis&#233; et bloqu&#233;, entreprit de se retirer, les forces r&#233;volutionnaires se pr&#233;par&#232;rent aux derniers combats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses brigades angolaises et cubaines, soigneusement s&#233;par&#233;es les unes des autres, se d&#233;plac&#232;rent &#224; vive allure vers l'ouest o&#249; se trouvaient les seules routes larges par o&#249; les Sud-Africains entreprenaient toujours leurs actions contre l'Angola. L'a&#233;roport, en revanche, se trouvait &#224; environ trois cents kilom&#232;tres de la fronti&#232;re avec la Namibie encore totalement occup&#233;e par l'arm&#233;e de l'apartheid.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tandis que les troupes se r&#233;organisaient et se r&#233;&#233;quipaient, il fut d&#233;cid&#233; de construire de toute urgence une piste d'atterrissage destin&#233; aux Mig-23. Nos pilotes utilisaient les avions livr&#233;s par l'URSS &#224; l'Angola dont le personnel n'avait pas eu le temps de recevoir la formation n&#233;cessaire. Plusieurs avions &#233;taient inutilisables apr&#232;s avoir &#233;t&#233; parfois victimes de nos propres artilleurs. Les Sud-Africains occupaient encore une partie de la route nationale qui conduit en Namibie depuis le bord du plateau angolais. Pendant ce temps, ils s'amusaient &#224; bombarder les ponts traversant le puissant fleuve Cunene, entre le sud angolais et le nord namibien, au moyen de canons de 140 mm d'une port&#233;e de pr&#232;s de quarante kilom&#232;tres. Le probl&#232;me principal &#233;tait que les racistes sud-africains poss&#233;daient, selon nos calculs, de dix &#224; douze armes nucl&#233;aires et qu'ils avaient fait des essais, y compris dans les mers ou les r&#233;gions congel&#233;es du sud. Le pr&#233;sident Ronald Reagan leur avait donn&#233; l'autorisation, et Isra&#235;l leur avait livr&#233;, entre autres &#233;quipements, le dispositif n&#233;cessaire pour faire d&#233;tonner la charge nucl&#233;aire. Aussi avions-nous organis&#233; notre personnel en groupes de combat ne d&#233;passant pas mille hommes qui devaient marcher la nuit sur une grande &#233;tendue de terrain, accompagn&#233;s de chars de combat &#233;quip&#233;s de DCA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon des rapports de bonne source, les Mirage ne pouvaient pas transporter ces armes atomiques ; il fallait des bombardiers lourds, type Canberra. De toute fa&#231;on, notre DCA disposait de nombreux types de missiles capables d'atteindre et de d&#233;truire des objectifs a&#233;riens &#224; plusieurs dizaines de kilom&#232;tres de nos troupes. Qui plus est, les combattants cubains et angolais avaient occup&#233; et min&#233; un barrage de quatre-vingt millions de m&#232;tres cubes d'eau situ&#233; en Angola. La rupture de ce barrage aurait &#233;quivalu &#224; plusieurs armes nucl&#233;aires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, un d&#233;tachement de l'arm&#233;e sud-africaine occupait une centrale hydraulique fonctionnant &#224; partir des forts courants du Cunene, juste avant la fronti&#232;re namibienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand, sur ce nouveau th&#233;&#226;tre d'op&#233;rations, les racistes se mirent &#224; utiliser leurs canons de 140 mm, les Mig-23 attaqu&#232;rent fortement ce d&#233;tachement de soldats blancs, et les survivants abandonn&#232;rent l'endroit, y laissant m&#234;me des affiches critiquant leurs chefs. Telle &#233;tait la situation cr&#233;&#233;e quand les forces cubaines et angolaises progressaient vers les lignes ennemies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'appris que Katiuska Blanco, auteur de plusieurs r&#233;cits historiques, &#233;tait sur place, en compagnie de journalistes et de reporters. La situation &#233;tait tendue, mais personne ne perdit son calme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ces conditions- l&#224; que nous appr&#238;mes que l'ennemi &#233;tait pr&#234;t &#224; n&#233;gocier. Fin de l'&#233;quip&#233;e imp&#233;rialiste et raciste sur un continent dont la population sera sup&#233;rieure, dans trente ans, &#224; celle de la Chine et de l'Inde ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;l&#233;gation cubaine qui a assist&#233; aux fun&#233;railles de notre fr&#232;re et ami Nelson Mandela a jou&#233; un r&#244;le inoubliable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je f&#233;licite le compa&#241;ero Ra&#250;l pour sa brillante activit&#233;, et, en particulier, pour sa fermet&#233; et sa dignit&#233; quand, d'un geste aimable mais r&#233;solu, il a salu&#233; le chef du gouvernement &#233;tasunien, lui disant en anglais : &#171; Monsieur le pr&#233;sident, je suis Castro. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand mon &#233;tat de sant&#233; a r&#233;duit mes capacit&#233;s physiques, je n'ai pas h&#233;sit&#233; un instant &#224; faire savoir lequel d'entre nous, &#224; mon avis, pouvait assumer mes responsabilit&#233;s. Une vie n'est qu'un moment dans l'histoire des peuples, et je pense que celui qui les assumera aujourd'hui doit avoir l'exp&#233;rience et l'autorit&#233; n&#233;cessaires pour bien choisir entre une quantit&#233; croissante, voire quasi infinie, de variantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imp&#233;rialisme cachera toujours dans sa manche plusieurs cartes pour faire plier notre &#238;le, m&#234;me s'il doit la d&#233;peupler en la privant de jeunes hommes et de jeunes femmes auxquels il offre les miettes des biens et des ressources qu'il pille dans le reste du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les porte-parole de l'Empire disent maintenant comment et pourquoi l'apartheid a vu le jour !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fidel Castro Ruz&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
La Habana, Cuba, 18 d&#233;cembre 2013&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Mensonges d&#233;lib&#233;r&#233;s, &#233;tranges d&#233;c&#233;s et agression &#225; l'&#233;conomie mondiale</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Mensonges-deliberes-etranges-deces-et-agression-a-l-economie-mondiale</link>
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		<dc:date>2013-10-18T22:35:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fidel Castro Ruz</dc:creator>



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&lt;p&gt;J'ai parl&#233; dans des r&#233;flexions ant&#233;rieures de lingots d'or d&#233;pos&#233;s dans les sous-sols des tours jumelles. Cette fois-ci, le sujet est bien plus complexe et difficile &#224; croire. &lt;br class='autobr' /&gt; Voil&#224; presque quarante ans, des scientifiques vivant aux Etats-Unis d&#233;couvrirent Internet, de la m&#234;me mani&#232;re qu'Albert Einstein, n&#233; en Allemagne, d&#233;couvrit &#224; son &#233;poque la formule permettant de mesure l'&#233;nergie atomique. Einstein &#233;tait un grand scientifique et un humaniste. Il osa contredire les lois physiques de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;J'ai parl&#233; dans des r&#233;flexions ant&#233;rieures de lingots d'or d&#233;pos&#233;s dans les sous-sols des tours jumelles. Cette fois-ci, le sujet est bien plus complexe et difficile &#224; croire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; presque quarante ans, des scientifiques vivant aux Etats-Unis d&#233;couvrirent Internet, de la m&#234;me mani&#232;re qu'Albert Einstein, n&#233; en Allemagne, d&#233;couvrit &#224; son &#233;poque la formule permettant de mesure l'&#233;nergie atomique. Einstein &#233;tait un grand scientifique et un humaniste. Il osa contredire les lois physiques de Newton, jusque-l&#224; sacr&#233;es. Mais les pommes continu&#232;rent toutefois de tomber en vertu de la loi de la gravit&#233; d&#233;finie par ce dernier. C'&#233;taient deux fa&#231;ons diff&#233;rentes d'observer et d'interpr&#233;ter la Nature, sur laquelle on poss&#233;dait tr&#232;s peu de donn&#233;es &#224; l'&#233;poque de Newton. Je me rappelle avoir lu voil&#224; plus de cinquante ans au sujet de la fameuse th&#233;orie de la relativit&#233; mise au point par Einstein : l'&#233;nergie est &#233;gale &#224; la masse multipli&#233;e par le carr&#233; de la vitesse de la lumi&#232;re, soit E = MC2. Il existait aux Etats-Unis l'argent et les ressources n&#233;cessaires pour r&#233;aliser une recherche si co&#251;teuse. L'&#233;poque politique, fruit de la haine g&#233;n&#233;ralis&#233;e que les brutalit&#233;s du nazisme avaient engendr&#233;e dans la nation la plus riche et la plus productive dans un monde d&#233;truit par la guerre, convertit cette &#233;nergie fabuleuse en des bombes qui furent largu&#233;s sur les populations d&#233;sarm&#233;es d'Hiroshima et de Nagasaki, y causant des centaines de milliers de morts et autant de victimes irradi&#233;es qui moururent au cours des ann&#233;es suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On trouve un exemple &#233;loquent de la fa&#231;on dont la science et la technologie furent utilis&#233;es &#224; des fins h&#233;g&#233;moniques dans un article &#233;crit par Gus W. Weiss, ancien officier de s&#233;curit&#233; nationale des Etats-Unis, paru au d&#233;part dans la revue Studies in Intelligence en 1996, mais qui n'a connu une v&#233;ritable diffusion qu'en 2002 sous le titre de &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cia.gov/library/center-for-the-study-of-intelligence/kent-csi/vol39no5/pdf/v39i5a14p.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Duping the Soviets : The Farewell Dossier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#187;. L'auteur s'attribue l'id&#233;e de faire parvenir en URSS des logiciels dont elle avait besoin pour son industrie, mais d&#233;j&#224; contamin&#233;s afin de porter un coup mortel &#224; son &#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon des notes tir&#233;es du chapitre 17 du livre At the Abyss. An Insider's History of the Cold War, de Thomas C. Reed, ancien secr&#233;taire des forces de l'air des USA, L&#233;onide Brejnev aurait dit en 1972 &#224; des hauts fonctionnaires politiques du parti : &#171; Comme communistes, nous devons nous accommoder des capitalistes durant quelque temps. Nous avons besoin de leurs cr&#233;dits, de leur agriculture et de leur technologie. Mais nous poursuivrons nos programmes militaires massifs et, d'ici au milieu des ann&#233;es 80, nous serons en mesure de revenir &#224; une politique ext&#233;rieure bien plus agressive, con&#231;ue pour avoir le dessus dans nos relations avec l'Occident. &#187; Cette information a &#233;t&#233; confirm&#233;e par le d&#233;partement de la D&#233;fense en 1974, devant la commission sur les questions bancaires et mon&#233;taires de la Chambre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 70, l'administration Nixon souleva l'id&#233;e de la d&#233;tente. Henry Kissinger avait l'espoir que, &#171; au fil du temps, le commerce et les investissements pourraient r&#233;duire les tendances du syst&#232;me sovi&#233;tique &#224; l'autarcie &#187; et jugeait que la d&#233;tente pourrait &#171; inviter l'&#233;conomie sovi&#233;tique &#224; s'associer graduellement &#224; l'&#233;conomie mondiale et ainsi favoriser un niveau d'interd&#233;pendance qui ajoute un facteur de stabilit&#233; aux relations politiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reagan avait tendance &#224; ignorer les th&#233;ories de Kissinger sur la d&#233;tente et &#224; prendre au s&#233;rieux ce que disait Brejnev, mais tous ses doutes s'envol&#232;rent le 19 juillet 1981 quand, au cours d'un Sommet &#233;conomique du G-7 &#224; Otawa, le pr&#233;sident fran&#231;ais, Fran&#231;ois Mitterrand, l'informa en apart&#233; que ses services de contre-espionnage &#233;tait parvenu &#224; recruter un agent de la KGB travaillant dans une section qui &#233;valuait les efforts sovi&#233;tiques pour obtenir de la technologie en Occident. Mitterrand proposa &#224; un Reagan tr&#232;s int&#233;ress&#233; par ses d&#233;licates r&#233;v&#233;lations de lui faire parvenir les documents correspondants, ce dont il lui sut gr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dossier, connu comme Farewell, parvint &#224; la CIA en ao&#251;t 1981. Il &#233;tablissait clairement que les Sovi&#233;tiques r&#233;alisaient depuis des ann&#233;es des activit&#233;s de recherche-d&#233;veloppement. Compte tenu de l'&#233;norme transfert de technologique en fait de radars, d'ordinateurs, de machines-outils et de semi-conducteurs des Etats-Unis vers l'Union sovi&#233;tique, on pouvait dire en quelque sorte que le Pentagone &#233;tait lanc&#233; dans une course aux armements contre lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dossier Farewell identifiait aussi des centaines d'officiers, d'agents &#224; leur poste et d'autres fournisseurs d'informations en Occident et au Japon. Dans les premi&#232;res ann&#233;es de la d&#233;tente, les deux superpuissances, Etats-Unis et Union sovi&#233;tique, avaient mis en place des groupes de travail en agriculture, aviation civile, &#233;nergie atomique, oc&#233;anographie, informatique et environnement, dont les membres &#233;changeaient des visites, et ce en vue de tendre des &#171; ponts de la paix &#187; entre elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus des agents identifi&#233;s, l'information la plus utile fournie par le dossier Farewell &#233;tait constitu&#233;e par les &#171; listes d'achats &#187; et les pr&#233;visions pour les ann&#233;es futures en mati&#232;re d'acquisition de technologies. Une fois le dossier entre ses mains, Reagan demanda &#224; Bill Casey, le directeur de la CIA, de mener une op&#233;ration clandestine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La production et le transport de p&#233;trole et de gaz constituaient une des priorit&#233;s des Sovi&#233;tiques. Une nouveau gazoduc transsib&#233;rien devait conduire le gaz naturel des gisements d'Urengo&#239;, en Sib&#233;rie, aux march&#233;s en devises occidentaux en passant par le Kazakhstan, la Russie et l'Europe de l'Est. Pour automatiser le fonctionnement des soupapes, des compresseurs et des installations de stockage d'une entreprise aussi immense, les Sovi&#233;tiques avaient besoin de syst&#232;me de contr&#244;le perfectionn&#233;s. Ils achet&#232;rent des ordinateurs parmi les premiers mod&#232;les sortis sur le march&#233; libre, mais quand les fonctionnaires du gazoduc s'adress&#232;rent aux Etats-Unis pour acheter les logiciels correspondants, ils se heurt&#232;rent &#224; une fin de non-recevoir. Sans se laisser d&#233;monter, les Sovi&#233;tiques s'adress&#232;rent ailleurs. Ils envoy&#232;rent un agent du KGB s'infiltrer chez un fournisseur de logiciels canadien en vue d'obtenir les codes n&#233;cessaires. Les renseignements &#233;tasuniens, avertis par l'agent du dossier Farewell, r&#233;pondirent alors et &#171; am&#233;lior&#232;rent &#187; le logiciel avant de le faire parvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois en URSS, les ordinateurs et leur logiciel firent fonctionner le gazoduc &#224; la perfection. Mais cette tranquillit&#233; &#233;tait trompeuse. Le logiciel avait &#233;t&#233; dot&#233; d'un cheval de Troie, autrement dit un virus qu'on installe dans le syst&#232;me d'exploitation et qui finit par provoquer des dysfonctionnements, soit au fil du temps soit en recevant un ordre de l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour miner les profits en devises en provenance d'Occident et l'&#233;conomie sovi&#233;tique, le logiciel du gazoduc avait &#233;t&#233; programm&#233; pour se d&#233;composer au bout d'un certain temps et modifier les vitesses des pompes et des joints des clapets de sorte que la pression atteigne dans le gazoduc des niveaux bien sup&#233;rieures &#224; celles que pouvaient supporter les joints et les soudures. Thomas C. Reed &#233;crit dans son livre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il s'ensuivit l'explosion non atomique et l'incendie les plus colossaux jamais vus de l'espace. Des fonctionnaires et des conseillers de la Maison-Blanche furent avertis par des satellites &#224; infrarouge qu'un &#233;trange &#233;v&#233;nement &#233;tait arriv&#233; &#224; un endroit d&#233;peupl&#233; du territoire sovi&#233;tique. Le NORAD (The North American Aerospace Defense Command) redouta qu'il s'ag&#238;t d'un lancement de missile depuis un endroit dont on ignorait qu'il f&#251;t habit&#233; et de la d&#233;tonation d'un engin nucl&#233;aire. Les satellites n'avaient d&#233;tect&#233; aucune pulsation &#233;lectromagn&#233;tique typique des explosions atomiques. Avant que ces signaux ne risquent de d&#233;clencher une crise internationale, Gus Weiss s'engouffra dans un couloir pour avertir ses coll&#232;gues du Conseil de s&#233;curit&#233; nationale de ne pas s'inqui&#233;ter. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne de contre-mesures fond&#233;e sur le dossier Farewell fut une guerre &#233;conomique. Bien que l'explosion du gazoduc n'ait pas provoqu&#233; de pertes humaines, elle porta gravement pr&#233;judice &#224; l'&#233;conomie sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, en 1984-1985, les Etats-Unis et leurs alli&#233;s de l'OTAN mirent fin &#224; l'op&#233;ration qui mina efficacement la capacit&#233; de l'URSS de se doter de technologies &#224; un moment o&#249; elle se trouvait entre l'enclume d'une &#233;conomie d&#233;fectueuse, d'une part, et le marteau d'un pr&#233;sident &#233;tasunien ent&#234;t&#233; &#224; pr&#233;dominer et &#224; mettre fin &#224; la guerre froide, de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son article, Weiss &#233;crit : &#171; Le cas prit un tournure singuli&#232;re en 1985 quand des informations sur le dossier Farewell firent surface en France. Mitterrand en arriva &#224; soup&#231;onner que [l'agent sovi&#233;tique] avait toujours &#233;t&#233; une taupe de la CIA mis en place pour le tester afin de voir si la documentation serait remise aux Etasuniens ou conserv&#233;e par les Fran&#231;ais. R&#233;agissant &#224; partir de cette croyance erron&#233;e, Mitterrand limogea le chef des services fran&#231;ais, Yves Bonnet. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est Gus W. Weiss, je l'ai dit, qui s'attribua le m&#233;rite du sinistre plan consistant &#224; faire parvenir en URSS des logiciels d&#233;fectueux une fois le dossier Farewell aux mains des Etats-Unis. Il mourut le 25 novembre 2003, &#224; soixante-douze ans. The Washington Post n'informa de son d&#233;c&#232;s que le 7 d&#233;cembre, douze jours apr&#232;s, l'attribuant &#224; une &#171; chute &#187; de haut de son &#233;difice de r&#233;sidence, le &#168; Watergate &#168;, &#224; Washington, et affirmant qu'un m&#233;decin l&#233;giste de la capitale l'avait d&#233;clar&#233; un &#171; suicide &#187;. Le journal de sa ville natale, le Nashville Tennessean, lui, ne signala sa mort qu'une semaine apr&#232;s The Washington Post, pr&#233;cisant qu'en l'&#233;tat des choses, tout ce qu'on pouvait dire &#233;tait que &#171; les circonstances ayant entour&#233; sa mort n'&#233;taient pas encore &#233;lucid&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant sa mort, il avait laiss&#233; des notes in&#233;dites intitul&#233;es : &#171; Le dossier Farewell, la tromperie strat&#233;gique et la guerre &#233;conomique durant la Guerre froide &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Weiss &#233;tait dipl&#244;m&#233; de l'Universit&#233; Vanderbilt, d'Harvard et l'Universit&#233; de New York.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avait travaill&#233; pour le gouvernement &#224; des questions de s&#233;curit&#233; nationale, de renseignements et de transfert de technologies &#224; des pays communistes. Il avait travaill&#233; pour la CIA, le Conseil de d&#233;fense scientifique du Pentagone et le Comit&#233; des signaux de renseignements du Conseil des renseignements des USA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avait re&#231;u la m&#233;daille du m&#233;rite de la CIA et la m&#233;daille Cipher du Conseil de s&#233;curit&#233; nationale. Les Fran&#231;ais, eux, lui d&#233;cern&#232;rent la L&#233;gion d'honneur en 1975.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne laissa pas de descendants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu avant son &#171; suicide &#187;, il s'&#233;tait d&#233;clar&#233; oppos&#233; &#224; la guerre contre l'Iraq. Il vaut la peine de signaler que, dix-huit jours avant, un analyste des renseignements du d&#233;partement d'Etat charg&#233; de questions ayant &#224; voir avec l'Iraq, John J. Kodal, de cinquante-huit ans, se suicida le 7 novembre 2003 en se jetant de la fen&#234;tre de son bureau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon des documents publi&#233;s, Mikha&#239;l Gorbatchev se mit en col&#232;re quand des agents sovi&#233;tiques furent arr&#234;t&#233;s et expuls&#233;s de diff&#233;rents pays, parce qu'il ignorait que le dossier Farewell &#233;tait aux mains des principaux chefs de gouvernement de l'OTAN. Le 22 octobre 1986, au cours d'une r&#233;union du Bureau politique, il informa ses coll&#232;gues du Sommet de Reykjavik, que les Etasuniens &#171; agissaient comme des goujats et des bandits &#187;. Tout en lui souriant en public, il taxait Reagan en priv&#233; de &#171; menteur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les derniers jours de l'Union sovi&#233;tique, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du PCUS devait aller &#224; l'aveuglette. Il n'avait pas la moindre id&#233;e de ce qu'il se passait dans les laboratoires et les industries de technologie de pointe &#233;tasuniens ; il ignorait absolument que les laboratoires et industries sovi&#233;tiques avaient &#233;t&#233; compromises et jusqu'&#224; quel point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pragmatiques de la Maison-Blanche marchaient aussi &#224; t&#226;tons durant ces &#233;v&#233;nements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Ronald Reagan avait un atout en main : son Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique ou Guerre des &#233;toiles. Il savait que les Sovi&#233;tiques n'&#233;taient pas de taille dans ce match dans la mesure o&#249; leur industrie &#233;lectronique &#233;tait infest&#233;e de virus et de chevaux de Troie que les services du renseignement &#233;tasuniens y avaient install&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ex-Premi&#232;re ministre britannique raconte dans ses M&#233;moires, publi&#233;s en 1993 par un important &#233;diteur du pays sous le titre : 10, Downing Street[1], que le plan de Reagan au sujet de la Guerre des &#233;toiles qui visait &#224; entra&#238;ner l'effondrement de l'&#233;conomie sovi&#233;tique, fut le plus brillant de son administration et conduisit en fin de compte &#224; la chute du socialisme en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au chapitre XVI, &#171; Des hommes avec qui on peut faire des affaires &#187;, elle explique la participation de son gouvernement &#224; l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lancer fut, de son avis, la &#171; d&#233;cision la plus importante &#187; de Reagan : &#171; elle s'av&#233;ra capitale dans la victoire de l'Ouest durant la Guerre froide &#187; ; elle imposa &#171; plus de tensions &#233;conomiques et une plus grande aust&#233;rit&#233; &#187; &#224; la soci&#233;t&#233; sovi&#233;tique et finalement ses &#171; implications technologiques et financi&#232;res pour l'URSS furent d&#233;vastatrices &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la t&#234;te de chapitre : &#171; R&#233;&#233;valuer l'Union sovi&#233;tique &#187;, elle d&#233;crit une s&#233;rie de concepts dont l'essence appara&#238;t dans un long passage o&#249; elle t&#233;moigne de ce complot brutal. Je le cite textuellement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; D&#233;but 1983, les Sovi&#233;tiques doivent avoir fini par se rendre compte que leur jeu de manipulation et d'intimidation allait bient&#244;t s'achever. Les gouvernements europ&#233;ens n'&#233;taient pas dispos&#233;s &#224; tomber dans leur pi&#232;ge, autrement dit la proposition d'une &#034;zone exempte d'armes nucl&#233;aires&#034; en Europe, et ils poursuivirent leurs pr&#233;paratifs pour d&#233;ployer les missiles de croisi&#232;re et Pershing. En mars, le pr&#233;sident Reagan annon&#231;a que les Etats-Unis pr&#233;paraient une Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique (IDS) dont les cons&#233;quences technologiques et financi&#232;res pour l'URSS seraient d&#233;vastatrices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; [&#8230;] Je n'avais pas le moindre doute qu'il avait tout &#224; fait raison d'insister sur ce programme. Vu r&#233;trospectivement, il est maintenant clair pour moi que la d&#233;cision originale de Ronald Reagan au sujet de l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique fut la plus importante de son administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quand nous formul&#226;mes notre approche de l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique, je tins compte de quatre &#233;l&#233;ments diff&#233;rents. Le premier fut la science en soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En lan&#231;ant l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique, les Etats-Unis visaient &#224; mettre au point une nouvelle d&#233;fense bien plus efficace contre les missiles balistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce concept de d&#233;fense reposait sur la capacit&#233; d'attaquer les missiles strat&#233;giques lanc&#233;es &#224; n'importe quel moment de leur vol, depuis la phase d'impulsion quand le missile et toutes ses ogives et tous ses leurres sont encore ensemble jusqu'au point de rentr&#233;e dans l'atmosph&#232;re terrestre en route vers la cible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le second &#233;l&#233;ment &#224; prendre en consid&#233;ration &#233;taient les accords internationaux en vigueur qui limitaient le d&#233;ploiement d'armes dans l'espace et les syst&#232;mes de missiles antimissiles balistiques. Le Trait&#233; sur la limitation des syst&#232;mes de missiles antimissiles balistiques de 1972, amend&#233; par un Protocole en 1974, permettait aux USA et &#224; l'URSS d'installer un syst&#232;me de missiles antimissiles balistiques statique dot&#233; de jusqu'&#224; cent vecteurs pour d&#233;fendre ses propres missiles balistiques intercontinentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le Foreign Office et le minist&#232;re de la D&#233;fense britanniques avaient toujours insist&#233; sur l'interpr&#233;tation la plus &#233;troite possible de cette question, tandis que les USA jugeaient, &#224; juste titre de mon point de vue, qu'une telle interpr&#233;tation aurait tu&#233; l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique dans l'oeuf. J'ai toujours t&#226;ch&#233; de prendre mes distances avec cette phras&#233;ologique, laissant clairement entendre en public et en priv&#233; que seul des essais r&#233;ussis permettraient de dire en fin de compte si ce syst&#232;me &#233;tait viable ou non. Sous ce jargon, ce point apparemment technique &#233;tait en fait une question de simple bon sens. Il se convertirait n&#233;anmoins en point de d&#233;marcation entre les Etats-Unis et l'Union sovi&#233;tique au sommet de Reykjavik, de sorte qu'il prit beaucoup d'importance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le troisi&#232;me &#233;l&#233;ment en jeu fut la capacit&#233; relative des deux parties en mati&#232;re de d&#233;fense contre les missiles balistiques. Seule l'Union sovi&#233;tique poss&#233;dait un syst&#232;me antimissiles balistiques (connu comme GALOSH) aux environs de Moscou et qu'elle &#233;tait en train de perfectionner. Les Etats-Unis n'avaient jamais mis en place un syst&#232;me &#233;quivalent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les Sovi&#233;tiques &#233;taient aussi plus en avance en mati&#232;re d'armes antisatellites. Ils avaient donc pris un avantage inacceptable dans tout ce domaine, et c'&#233;tait l&#224; un argument de poids.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le quatri&#232;me &#233;l&#233;ment &#233;tait l'importance de l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique en mati&#232;re de dissuasion. Au d&#233;part, j'avais assez sympathis&#233; avec la philosophie qui sous-tendait le Trait&#233; sur la limitation des syst&#232;mes de missiles antimissiles balistiques, &#224; savoir que plus la d&#233;fense contre les missiles nucl&#233;aires serait ultramoderne et efficace, et plus il serait &#233;norm&#233;ment co&#251;teux de d&#233;velopper la technologie des armes atomiques. J'avais toujours cru &#224; une version, assortie de l&#233;g&#232;res conditions, de la doctrine connue comme la &#034;destruction r&#233;ciproque assur&#233;e&#034; (MAD selon le sigle en anglais). La menace de ce que je pr&#233;f&#232;re appeler la &#034;destruction inacceptable &#187; que provoquerait un &#233;change nucl&#233;aire &#233;tait telle que les armes atomiques constituaient un facteur de dissuasion efficace contre la guerre non seulement nucl&#233;aire, mais aussi classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'eus t&#244;t fait de voir que l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique ne minerait pas la dissuasion nucl&#233;aire, mais qu'elle la renforcerait. A la diff&#233;rence du pr&#233;sident Reagan et d'autres membres de son administration, je n'ai jamais cru que l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique pourrait offrir une protection totale, mais elle permettrait en tout cas aux missiles &#233;tasuniens de survivre en quantit&#233; suffisante &#224; une premi&#232;re frappe des Sovi&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est la question de l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique qui domina mes conversations avec le pr&#233;sident Reagan et les membres de son administration quand je me rendis &#224; Camp David le samedi 22 d&#233;cembre 1984 pour les informer des mes entretiens pr&#233;alables avec M. Gorbatchev. Ce fut la premi&#232;re fois que j'entendis le pr&#233;sident Reagan en parler. Et il le fit avec passion. Il &#233;tait &#224; son point le plus id&#233;aliste. Il souligna que l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique serait un syst&#232;me d&#233;fensif et que les Etats-Unis n'avaient pas l'intention d'obtenir un avantage unilat&#233;ral. Qui plus est, dit-il, si l'Initiative r&#233;ussissait, il &#233;tait pr&#234;t &#224; l'internationaliser pour la mettre au service d'autres pays, et il avait dit la m&#234;me chose &#224; M. Gromyko. Il r&#233;affirma son objectif &#224; long terme d'&#233;liminer totalement les armes atomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ces remarques me rendirent nerveuse. J'&#233;tais horrifi&#233;e &#224; la pens&#233;e que les Etats-Unis &#233;taient pr&#234;ts &#224; jeter par-dessus bord l'avantage si difficilement acquis en mati&#232;re de technologie en la mettant &#224; la disposition de tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce que j'&#233;coutai, maintenant que nous discutions des probabilit&#233;s r&#233;elles plut&#244;t que d'une conception large, &#233;tait rassurant. Le pr&#233;sident Reagan ne fit pas semblant de croire que les Etats-Unis savaient d&#233;j&#224; o&#249; conduiraient les recherches, mais il souligna &#8211; en plus de ses arguments ant&#233;rieurs en faveur de l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique &#8211; que si l'Union sovi&#233;tique voulait suivre le rythme des Etats-Unis, elle devrait s'imposer des contraintes &#233;conomiques. Il argua qu'il &#233;tait pratiquement impossible de savoir jusqu'o&#249; le gouvernement sovi&#233;tique pourrait entra&#238;ner son peuple sur le chemin de l'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tout en conversant avec Bud McFarlane, le conseiller &#224; la s&#233;curit&#233; nationale, je notai les quatre points qui me semblaient les plus cruciaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mes fonctionnaires y introduiraient ensuite les d&#233;tails.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le pr&#233;sident et moi d&#233;cid&#226;mes d'un texte exposant notre politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La section principale de ma d&#233;claration signalait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai dit au pr&#233;sident que j'&#233;tais fermement convaincue que le programme de recherche sur l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique devait se poursuivre. Les trait&#233;s existant entre les Etats-Unis et l'Union sovi&#233;tique autorisent bien entendu les recherches, et nous savons que les Russes ont d&#233;j&#224; un programme dans ce sens ; de l'avis des Etats-Unis, ils ont d'ailleurs d&#233;pass&#233; ce stade. Nous sommes convenus de quatre points : 1) L'objectif des Etats-Unis, de l'Ouest, n'&#233;tait pas d'obtenir la sup&#233;riorit&#233;, mais de maintenir l'&#233;quilibre en tenant compte des progr&#232;s sovi&#233;tiques. 2) Le d&#233;ploiement en rapport avec l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique, compte tenu des obligations qu'imposent les trait&#233;s, devrait faire l'objet de n&#233;gociation. 3) L'objectif g&#233;n&#233;ral est de renforcer, non de miner, la dissuasion. 4) Les n&#233;gociations entre l'Est et l'Ouest doivent tendre &#224; garantir la s&#233;curit&#233; &#224; partir de niveaux r&#233;duits des syst&#232;mes offensifs de deux c&#244;t&#233;s. Tel sera l'objectif des n&#233;gociations qui ont repris entre les Etats-Unis et l'Union sovi&#233;tique sur le contr&#244;le des armements, ce dont je me f&#233;licite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'appris plus tard que George Schultz, le secr&#233;taire d'Etat, jugeait que mon texte impliquait une trop grande concession de la part des Am&#233;ricains, mais ceci nous offrait en fait, tant &#224; eux qu'&#224; nous, une ligne claire et d&#233;fendable, et aidait &#224; rassurer les membres europ&#233;ens de l'OTAN. Une journ&#233;e de travail tr&#232;s productive. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus loin, sous la t&#234;te de chapitre : &#171; Visite &#224; Washington, f&#233;vrier 1985 &#187;, Margaret Thatcher &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je me suis rendu de nouveau en visite &#224; Washington en f&#233;vrier 1985. Les n&#233;gociations sur les armements entre les Am&#233;ricains et l'Union sovi&#233;tique avaient repris, mais l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique restait une source de pol&#233;mique. Je devais m'adresser &#224; l'ensemble du Congr&#232;s le mercredi 20 f&#233;vrier dans la matin&#233;e et j'avais apport&#233; avec moi de Londres une statue en bronze de Winston Churchill qui avait eu l'honneur de cette m&#234;me invitation de nombreuses ann&#233;es auparavant. Je b&#251;chais mon allocution avec ardeur. Et j'utiliserais le t&#233;l&#233;prompteur pour la prononcer. Je savais que le Congr&#232;s avait &#233;cout&#233; le &#034;Grand Communicateur&#034; prononcer des discours impeccables et que mon auditoire serait exigeant. Je d&#233;cidai donc de m'exercer &#224; sa lecture jusqu'&#224; ce que je fusse en mesure d'avoir l'intonation et l'inflexion correctes. Parler &#224; partir d'un t&#233;l&#233;prompteur, dois-je ajouter, est un technique tout &#224; fait diff&#233;rente de celle des notes. De fait, le pr&#233;sident Reagan me pr&#234;ta le sien que j'avais ramen&#233; &#224; l'ambassade britannique o&#249; je logeais. Harvey Thomas, qui m'accompagnait, l'obtint et, oubliant le d&#233;calage horaire, je m'exer&#231;ai jusqu'&#224; quatre heures du matin. Je ne me couchai pas, et d&#233;butai la nouvelle journ&#233;e de travail par mon habituel caf&#233; noir et mes comprim&#233;s de vitamines, puis je conc&#233;dai des interviews &#224; la t&#233;l&#233;vision &#224; partir de sept heures moins le quart ; je passai chez la coiffeuse et je fus pr&#234;te &#224; dix heures et demi pour partir au Capitole. Je profitai de cette allocution, o&#249; j'abordai longuement les questions internationales, pour appuyer fortement l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique. Son accueil fut fabuleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; M. Tchernenko mourut le mois suivant (mars 1985), et M. Gorbatchev lui succ&#233;da sans trop de retard, ce qui est notable, &#224; la t&#234;te de l'Union sovi&#233;tique. J'assistai une fois de plus &#224; des fun&#233;railles &#224; Moscou ; il faisait m&#234;me plus froid qu'&#224; celles de Youri Andropov. M. Gorbatchev devait recevoir une grande quantit&#233; de dignitaires &#233;trangers. Mais je conversai avec lui pendant presque une heure au Kremlin, dans le salon Sainte-Catherine. L'atmosph&#232;re &#233;tait plus compass&#233;e qu'&#224; Chequers [la r&#233;sidence d'&#233;t&#233; officielle des premiers ministres britanniques depuis 1921], et la pr&#233;sence silencieuse, sardonique, de M. Gromyko n'arrangeait rien. Mais je pus lui expliquer les implications de la politique dont j'avais convenu avec le pr&#233;sident Reagan en d&#233;cembre de l'ann&#233;e ant&#233;rieure &#224; Camp David. Il &#233;tait clair que l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique constituait alors la principale pr&#233;occupation des Sovi&#233;tiques en mati&#232;re de contr&#244;le d'armements. M. Gorbatchev apporta, comme nous l'avions esp&#233;r&#233;, un nouveau style au gouvernement sovi&#233;tique. Il parlait ouvertement de l'&#233;tat d&#233;sastreux de l'&#233;conomie sovi&#233;tique, m&#234;me s'il faisait encore fond &#224; cette &#233;poque sur les m&#233;thodes associ&#233;es &#224; la campagne de M. Andropov en vue d'une plus grande efficacit&#233; plut&#244;t que sur une r&#233;forme radicale. Nous en e&#251;mes un exemple dans les mesures draconiennes qu'il prit contre l'alcoolisme. Mais &#224; mesure que l'ann&#233;e avan&#231;ait, aucun signe d'am&#233;lioration des conditions en Union sovi&#233;tique ne nous parvint. De fait, comme le signalait notre nouvel et grand ambassadeur &#224; Moscou, Brian Cartledge, qui avait &#233;t&#233; mon secr&#233;taire priv&#233; sur les relations ext&#233;rieures quand j'&#233;tais devenue Premier ministre pour la premi&#232;re fois, dans l'un de ses premiers rapports, il &#233;tait question de &#034;confiture demain et, en attendant, pas de vodka aujourd'hui&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les relations de la Grande-Bretagne avec l'Union sovi&#233;tique se refroidirent &#224; la suite des expulsions &#8211; que j'autorisai &#8211; de fonctionnaires sovi&#233;tiques qui faisaient de l'espionnage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le pr&#233;sident Reagan et M. Gorbatchev eurent leur premi&#232;re r&#233;union en novembre, &#224; Gen&#232;ve. Les r&#233;sultats en furent maigres &#8211; les Sovi&#233;tiques insistaient pour lier les armes nucl&#233;aires strat&#233;giques &#224; l'arr&#234;t des recherches relatives &#224; l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique &#8211; mais une sympathie personnelle se noua vite entre les deux dirigeants. Certains s'&#233;taient inqui&#233;t&#233;s que le jeune et adroit homologue sovi&#233;tique du pr&#233;sident Reagan puisse se montre plus habile que lui. Mais il n'en fut rien, car Ronald Reagan avait eu une tr&#232;s grande exp&#233;rience dans ses premi&#232;res ann&#233;es comme pr&#233;sident du syndicat des artistes de cin&#233;ma quand il avait men&#233; des n&#233;gociations sur des bases r&#233;alistes. Et nul n'&#233;tait plus r&#233;aliste que M. Gorbatchev.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En 1986, M. Gorbatchev se montra tr&#232;s subtil dans l'art d'exploiter l'opinion publique occidentale en lui pr&#233;sentant des offres tentantes, mais inacceptables, sur le contr&#244;le des armements. Les Sovi&#233;tiques ne dirent pas grand-chose du lien entre Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique et r&#233;duction des armes nucl&#233;aires. Mais ils n'avaient aucune raison de croire que les Am&#233;ricains &#233;taient dispos&#233;s &#224; suspendre ou &#224; arr&#234;ter les recherches sur l'Initiative de d&#233;fense strat&#233;gique. A la fin de l'ann&#233;e, il fut d&#233;cid&#233; que le pr&#233;sident Reagan et M. Gorbatchev &#8211; accompagn&#233;s de leurs ministres des affaires &#233;trang&#232;res &#8211; se rencontreraient &#224; Reykjavik, en Islande, pour discuter d'offres de fond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le fait est que nous ne pouvions pas, nous, cesser les recherches sur de nouveaux types d'armements. Nous devions &#234;tre les premiers &#224; les obtenir. Il est impossible de stopper la science : ce n'est pas parce que vous l'ignorez qu'elle s'arr&#234;tera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On peut estimer, vu r&#233;trospectivement, que le Sommet de Reykjavik, qui se tint durant le week-end des 11-12 octobre [1986], eut une signification totalement diff&#233;rente de celle que la plupart des observateurs lui attribua &#224; l'&#233;poque. On avait pr&#233;par&#233; un pi&#232;ge aux Am&#233;ricains. Les Sovi&#233;tiques y firent des concessions toujours plus grandes : ils accept&#232;rent pour la premi&#232;re fois que les forces de dissuasion britannique et fran&#231;aise soient exclues des n&#233;gociations sur les armes atomiques &#224; moyenne port&#233;e ; et que les r&#233;ductions des armes nucl&#233;aires strat&#233;giques en laissent &#224; chaque partie des quantit&#233;s &#233;gales &#8211; et non pas seulement une r&#233;duction en pourcentage, ce qui aurait laiss&#233; un net avantage aux Sovi&#233;tiques. Ils firent aussi des concessions significatives en ce qui concernait les chiffres des forces nucl&#233;aires &#224; moyenne port&#233;e. Quand le Sommet touchait &#224; sa fin, le pr&#233;sident Reagan proposa un accord : tout l'arsenal d'armes nucl&#233;aires strat&#233;giques &#8211; bombardiers, missiles de croisi&#232;re et missiles balistiques &#224; longue port&#233;e &#8211; serait r&#233;duit de moiti&#233; dans un d&#233;lai de cinq ans, et les plus puissantes, les missiles balistiques strat&#233;giques, seraient &#233;limin&#233;es dans un d&#233;lai de dix. M. Gorbatchev &#233;tait encore plus ambitieux : il souhaitait que toutes les armes atomiques strat&#233;giques soient &#233;limin&#233;es &#224; la fin du d&#233;lai de dix ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais soudain, tout &#224; la fin, le pi&#232;ge se referma. Le pr&#233;sident Reagan avait accept&#233; que, durant ce laps de dix ans, les deux parties ne r&#233;silieraient pas le Trait&#233; sur la limitation des syst&#232;mes de missiles antimissiles balistiques, m&#234;me si les mises au point et les essais compatibles avec ses clauses &#233;taient autoris&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Reagan fut victime d'une &#233;trange amn&#233;sie au sujet de ce qui servit de d&#233;tonateur &#224; la brutale concurrence militaire qu'on imposa &#224; l'URSS &#224; un co&#251;t &#233;conomique extraordinaire. Son fameux journal ne dit absolument rien du dossier Farewell. Dans ses notes quotidiennes de cette ann&#233;e-l&#224;, parlant de son s&#233;jour &#224; Montebello (Canada), Ronald Reagan &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dimanche 19 juillet (1981)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'h&#244;tel est un merveilleux ouvrage d'architecture, tout fait de troncs. La plus grande cabane de troncs au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai eu un t&#234;te-&#224;-t&#234;te avec le chancelier Schmidt (le chef du gouvernement allemand). Il &#233;tait vraiment d&#233;prim&#233; et pessimiste au sujet du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai eu ensuite une r&#233;union avec le pr&#233;sident Mitterrand, je lui ai expliqu&#233; notre programme &#233;conomique et que nous n'avions rien &#224; voir avec les taux d'int&#233;r&#234;t &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce soir, nous n'avons d&#238;n&#233; que tous les huit. Les sept chefs d'Etat et le pr&#233;sident de la Communaut&#233; europ&#233;enne. &#199;a s'est converti en fait en une conversation &#224; b&#226;tons rompus sur les questions &#233;conomiques, essentiellement &#224; la suite d'une suggestion de la Premi&#232;re ministre, Thatcher. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat final de la grande conspiration contre l'Union sovi&#233;tique et de la folle et co&#251;teuse course aux armements qu'on lui imposa, alors qu'elle est mortellement bless&#233;e sur le plan &#233;conomique, George H. Bush, le premier pr&#233;sident de la dynastie, qui participa r&#233;ellement &#224; la Deuxi&#232;me Guerre mondiale, le raconte dans son prologue au livre de Thomas C. Reed :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La Guerre froide a &#233;t&#233; une bataille en faveur de l'&#226;me m&#234;me de l'humanit&#233;. Une bataille en faveur d'un mode de vie d&#233;fini, d'une part, par la libert&#233;, de l'autre, par la r&#233;pression. Je crois que nous avons d&#233;j&#224; oubli&#233; combien elle a &#233;t&#233; longue et dure, et combien nous avons parfois fr&#244;l&#233; la catastrophe nucl&#233;aire. Que cela ne soit pas arriv&#233; t&#233;moigne de l'honn&#234;tet&#233; des hommes et des femmes de deux bords qui rest&#232;rent sereins et firent ce qu'ils jug&#232;rent correct &#224; des moments de crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce conflit entre les superpuissances qui surv&#233;curent &#224; la Deuxi&#232;me Guerre mondiale d&#233;buta &#224; mon retour chez moi de la guerre. En 1948, l'ann&#233;e o&#249; je conclus mes &#233;tudes &#224; l'universit&#233; de Yale, les Sovi&#233;tiques tent&#232;rent d'interdire l'acc&#232;s de l'Ouest &#224; Berlin, ce qui conduisit &#224; la cr&#233;ation de l'OTAN et fut suivi du premier essai de la bombe atomique par les Sovi&#233;tiques ; le conflit devint sanglant avec l'invasion de la Cor&#233;e du Sud. Vinrent ensuite quatre d&#233;cennies d'affrontements nucl&#233;aires, de guerres o&#249; chaque superpuissance soutenait le c&#244;t&#233; oppos&#233; et de privations &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'eus le privil&#232;ge d'&#234;tre le pr&#233;sident des Etats-Unis quand tout ceci termina. A l'automne 1989, les Etats satellites commenc&#232;rent &#224; se lib&#233;rer et des r&#233;volutions pour la plupart pacifiques s'&#233;tendirent en Pologne, en Hongrie, en Tch&#233;coslovaquie et en Roumanie. Quand le mur de Berlin s'effondra, nous savions que la fin &#233;tait proche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Deux ann&#233;es devaient encore s'&#233;couler pour que disparaisse l'empire de L&#233;nine et de Staline. Je re&#231;us la bonne nouvelle gr&#226;ce &#224; deux appels t&#233;l&#233;phoniques. Le premier m'arriva le 8 d&#233;cembre 1991, quand Boris Eltsine me t&#233;l&#233;phona depuis un pavillon de chasse proche de Brest, en Bi&#233;lorussie. R&#233;&#233;lu r&#233;cemment pr&#233;sident de la R&#233;publique russe, il avait eu une r&#233;union avec L&#233;onide Kravtchouk, le pr&#233;sident ukrainien, et Stanislaw Chouchkievitch, le pr&#233;sident bi&#233;lorusse. &#034;Un &#233;v&#233;nement tr&#232;s important vient de survenir aujourd'hui dans notre pays &#187;, me dit Eltsine. &#034;J'ai tenu &#224; vous informer moi-m&#234;me avant que vous l'appreniez par la presse. &#034; Et il me donna alors la nouvelle : les pr&#233;sidents russe, bi&#233;lorusse et ukrainien avaient d&#233;cid&#233; de dissoudre l'Union sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Deux semaines plus tard, un second appel me confirma que l'ancienne Union sovi&#233;tique allait dispara&#238;tre. Mikha&#239;l Gorbatchev entra en contact avec moi &#224; Camp David, le matin de No&#235;l 1991. Il nous souhaita un joyeux No&#235;l &#224; Barbara et &#224; moi, puis entreprit de r&#233;sumer ce qu'il &#233;tait arriv&#233; dans son pays : l'Union sovi&#233;tique avait cess&#233; d'exister. Il venait de se pr&#233;senter &#224; la t&#233;l&#233;vision nationale pour le confirmer et avait c&#233;d&#233; le contr&#244;le des armes nucl&#233;aires sovi&#233;tiques au pr&#233;sident russe. &#034;Vous pouvez profiter d'une tranquille veill&#233;e de No&#235;l&#034;, nous dit-il. Voil&#224; comment tout prit fin. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un article publi&#233; dans The New York Times atteste que l'op&#233;ration recourut &#224; presque toutes les armes aux mains de la CIA : guerre psychologique, sabotages, guerre &#233;conomique, tromperie strat&#233;gique, contre-espionnage, guerre cybern&#233;tique, tout ceci en collaboration avec le Conseil de s&#233;curit&#233; nationale, le Pentagone et le FBI. Elle d&#233;truisit la puissante &#233;quipe d'espionnage sovi&#233;tique, l&#233;sa l'&#233;conomie et d&#233;stabilisa l'Etat dans ce pays. Ce fut un franc succ&#232;s. Si &#231;'avait &#233;t&#233; l'inverse (les Sovi&#233;tiques faisant &#231;a aux Etasuniens), on pourrait tr&#232;s bien y voir un acte de terrorisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parle aussi de cette question dans un autre livre r&#233;cent, Legacy of Ashes. The History of the CIA. La quatri&#232;me de couverture informe : &#171; Tim Weiner est un reporter du New York Times qui a &#233;crit pendant vingt ans sur les services de renseignement &#233;tasuniens et a d&#233;croch&#233; le Prix Pulitzer pour un ouvrage sur les programmes secrets de s&#233;curit&#233; nationale. Il s'est rendu en Afghanistan et dans d'autres pays pour enqu&#234;ter de premi&#232;re main sur les op&#233;rations secr&#232;tes de la CIA. C'est son troisi&#232;me livre. Legacy of Ashes repose sur plus de cinquante mille documents, provenant essentiellement des archives de la CIA, et sur des centaines d'interviews d'anciens de cette agence, dont dix directeurs. Il nous offre un panorama de la CIA depuis sa cr&#233;ation apr&#232;s la Deuxi&#232;me Guerre mondiale, en passant par ses batailles de la Guerre froide, jusqu'&#224; sa guerre contre le terrorisme engag&#233;e le 11 septembre 2001. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article de Jeremy Allison, publi&#233; dans Rebeli&#243;n en juin 2006, et ceux de Rosa Miriam Elizalde, publi&#233;s les 3 et 10 septembre 2007, d&#233;noncent ces faits en soulignant une id&#233;e d'un des fondateurs du logiciel libre : &#171; Plus les technologies se complexifieront, et plus il sera difficile de d&#233;tecter des actions de ce genre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rosa Miriam a publi&#233; deux petits articles d'opinion d'&#224; peine cinq pages chacun. Elle pourrait &#233;crire, si elle le voulait, un gros ouvrage. Je me la rappelle bien d&#232;s le jour o&#249;, toute jeune journaliste, elle m'avait demand&#233;, anxieuse, rien moins qu'&#224; une conf&#233;rence de presse voil&#224; plus de quinze ans, si je pensais que nous pouvions r&#233;sister &#224; la P&#233;riode sp&#233;ciale qui nous tombait dessus avec la disparition de l'Union sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union sovi&#233;tique s'est effondr&#233;e avec perte et fracas. Depuis, nous avons dipl&#244;m&#233; des centaines de jeunes dans l'enseignement sup&#233;rieur. Quelle autre arme id&#233;ologique peut-il nous rester sinon un niveau de conscience sup&#233;rieur ! Nous l'avons eu quand nous &#233;tions un peuple majoritairement analphab&#232;te ou semi-analphab&#232;te. Si vous voulez conna&#238;tre de vrais fauves, laissez pr&#233;valoir les instincts chez l'&#234;tre humain. Il y aurait bien des choses &#224; dire l&#224;-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le monde est menac&#233; par une crise &#233;conomique d&#233;solante. L'administration &#233;tasunienne emploie des ressources &#233;conomiques inimaginables pour d&#233;fendre un droit qui viole la souverainet&#233; de tous les autres pays : continuer d'acheter avec du papier-monnaie les mati&#232;res premi&#232;res, l'&#233;nergie, les industries &#224; technologie de pointe, les terres les plus productives et les immeubles les plus modernes de notre plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fidel Castro Ruz&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
La Havanne, Cuba, le 18 septembre 2007&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>R&#233;flexions de Fidel : Des journ&#233;es insolites</title>
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		<dc:creator>Fidel Castro Ruz</dc:creator>



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&lt;p&gt;Sous le titre de &#171; L'assassin en chef &#187;, un site internet affirmait le 7 juin 2012 : &#171; &#8230;ils &#233;liront non seulement un pr&#233;sident des &#201;tats-Unis, mais encore un assassin en chef &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Un long article du New York Times sign&#233; de Jo Becker et de Scott Shane, &#8220;Secret &#8216;Kill List' Proves a Test of Obama's Principles and Will&#034; (&#171; Une liste secr&#232;te &#8220;Bon &#224; tuer&#8220; teste les principes et la volont&#233; d'Obama &#187;) a permis de savoir que le pr&#233;sident passait une quantit&#233; d'heures surprenante &#224; superviser la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sous le titre de &#171; L'assassin en chef &#187;, un site internet affirmait le 7 juin 2012 : &#171; &#8230;ils &#233;liront non seulement un pr&#233;sident des &#201;tats-Unis, mais encore un assassin en chef &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un long article du New York Times sign&#233; de Jo Becker et de Scott Shane, &#8220;&lt;i&gt;Secret &#8216;Kill List' Proves a Test of Obama's Principles and Will&lt;/i&gt;&#034; (&#171; Une liste secr&#232;te &#8220;Bon &#224; tuer&#8220; teste les principes et la volont&#233; d'Obama &#187;) a permis de savoir que le pr&#233;sident passait une quantit&#233; d'heures surprenante &#224; superviser la &#034;d&#233;signation&#034; de pr&#233;tendus terroristes qui seront assassin&#233;s dans le cadre du programme de drones [avion sans pilote t&#233;l&#233;command&#233;] qu'il a h&#233;rit&#233; du pr&#233;sident George W. Bush et qu'il a &#233;largi exponentiellement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'article relatif &#224; notre pr&#233;sident-guerrier&#8230; se concentre sur les dilemmes d'un homme qui, comme nous le savons maintenant, a approuv&#233; et supervis&#233; la croissance d'un programme bas&#233; sur une &#034;liste d'assassinats&#034; et fonctionnant largement au Y&#233;men, en Somalie et en Afghanistan. Qui plus est, il l'a fait p&#233;riodiquement, objectif apr&#232;s objectif, nom apr&#232;s nom [&#8230;] Selon Becker et Shane, le pr&#233;sident Obama a aussi fait sienne une m&#233;thode frauduleuse de d&#233;compte d'assassinats de drones qui minimise les morts de civils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Du point de vue historique, tout ceci est fort &#233;trange. Le New York Times qualifie le r&#244;le d'Obama dans cet appareil d'assassinat par drone de &#034;sans pr&#233;c&#233;dent dans l'histoire pr&#233;sidentielle&#034;. Et c'est tout &#224; fait vrai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est le plus &#233;trange des rituels bureaucratiques : &#192; peu pr&#232;s toutes les semaines, plus d'une centaine de membres de l'appareil de s&#233;curit&#233; nationale du gouvernement, qui ne cesse de gonfler, se r&#233;unit dans le cadre d'une vid&#233;oconf&#233;rence confidentielle pour &#233;tudier les biographies de pr&#233;tendus terroristes et recommander au pr&#233;sident quels seront les prochains &#224; &#233;liminer. Ce processus secret de &#034;d&#233;signation&#034; est une invention de l'administration Obama, un cercle de discussion n&#233;faste qui &#233;tudie les transparences de PowerPoint contenant les noms, les alias et les biographies de pr&#233;tendus membres de la filiale d'Al-Qaeda au Y&#233;men ou de ses alli&#233;s des milices Shabab en Somalie. Les d&#233;signations sont &#233;lev&#233;es &#224; la Maison-Blanche o&#249; Obama, sur sa propre insistance et guid&#233; par le &#034;tsar&#034; du contre-terrorisme, John O. Brennan, doit ent&#233;riner chacune d'elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Comme le New York Times en a inform&#233; la semaine derni&#232;re, nous n'avons pas seulement un assassin dans le Bureau ovale, mais aussi un cyberguerrier&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que j'&#233;cris ici est un bref r&#233;sum&#233; de l'actualit&#233; &#233;tasunienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La veille, un jour tout aussi sinistre, le 6 juin 2012, BBC-Mundo affirme sous le titre de : &#171; L'&#233;conomie chinoise se d&#233;gonfle-t-elle ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs indicateurs commencent &#224; signaler une d&#233;gradation &#233;conomique dans le pays asiatique, notamment une forte r&#233;duction de la demande de la d'&#233;lectricit&#233; et de la production industrielle, ainsi que du rendement des usines et des ventes au d&#233;tail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chine souffre depuis des mois &#224; cause du vent froid en provenance d'Europe, qui est son plus gros march&#233; d'exportation, plus gros m&#234;me que les &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur manufacturier se contracte depuis sept mois, surtout &#224; cause de la faible demande d'exportations, selon une &#233;tude r&#233;cente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argent a cess&#233; d'arriver en Chine en gros depuis septembre, et a commenc&#233; de fait &#224; abandonner le pays depuis avril. C'est tr&#232;s inhabituel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter une trop forte appr&#233;ciation du yuan, la Chine emp&#234;che les sp&#233;culateurs de l'acheter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le milieu de l'ann&#233;e 2010, le gouvernement chinois avait permis que le yuan s'appr&#233;cie face au dollar, mais, ce dernier mois, &#224; mesure que l'&#233;conomie est entr&#233;e en crise, la valeur du yuan a commenc&#233; &#224; se d&#233;pr&#233;cier de nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230;de nombreuses soci&#233;t&#233;s ont financ&#233; l'importation de mati&#232;res premi&#232;res comme le cuivre, le minerai de fer et l'aluminium pour l'industrie du b&#226;timent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les stocks de cuivre non utilis&#233; qui s'accumulent dans les entrep&#244;ts chinois sont si grands que c'est &#224; peine s'il y a assez de place pour garder les exc&#233;dents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci ne pourrait &#234;tre qu'un probl&#232;me passager &#224; court terme. Mais l'on craint que ce ne soit le d&#233;but de la fin du boom immobilier dans le cadre duquel l'on a construit beaucoup plus d'appartements que le pays n'avait vraiment besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe des villes-fant&#244;me totalement construites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble que beaucoup de ces appartements &#233;taient achet&#233;s par des soci&#233;t&#233;s et des familles chinoises en tant qu'investissement plus attrayant que le d&#233;p&#244;t d'argent sur un compte en banque &#224; faible int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le taux de croissance chinois est pass&#233; en-dessous du chiffre magique de 10 p. 100 au moment o&#249; l'Occident tombait dans sa r&#233;cession la plus profonde depuis la Deuxi&#232;me Guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, le g&#233;ant asiatique a construit du n&#233;ant le plus grand r&#233;seau de voies ferr&#233;es pour TGV au monde, cinq fois celui de la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chine traverse une transition d&#233;licate, avec une nouvelle g&#233;n&#233;ration de dirigeants qui s'approche du pouvoir, ce qui n'arrive que tous les dix ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte politique bat son plein, comme le prouve la destitution du c&#233;l&#232;bre gouverneur de Chongqing, Bo Xilai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux membres du parti ont b&#233;n&#233;fici&#233; du boom de la construction et du cr&#233;dit des trois derni&#232;res ann&#233;es. Si cet essor touche &#224; sa fin, ils ne voudront pas faire partie des perdants in&#233;vitables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment cette bataille se d&#233;roulera, surtout au cas o&#249; la Chine se verrait en proie &#224; des protestations massives de travailleurs au ch&#244;mage, nul ne le sait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis loin de partager ces sinistres augures sur la destin&#233;es de la Chine, et je me demande comment on peut ignorer que celle-ci poss&#232;de les plus grandes r&#233;serves de &#171; terres rares &#187; du monde et d'&#233;normes volumes de gaz de schiste qui lui permettraient d'exercer son pouvoir sur la production &#233;nerg&#233;tique mondiale quand cessera le pouvoir de mentir et d'asservir. Trop, c'est trop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fidel Castro Ruz&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
La Havane, Cuba, Le 9 juin 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les illusions de Stephen HarperR&#233;flexions de Fidel</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Les-illusions-de-Stephen-HarperReflexions-de-Fidel</link>
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		<dc:date>2012-04-14T11:07:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fidel Castro Ruz</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je crois, sans vouloir offenser personne, que c'est ainsi que s'appelle le Premier ministre canadien. Je le d&#233;duis d'une d&#233;claration publi&#233;e le Mercredi saint par un porte-parole du minist&#232;re des Affaires &#233;trang&#232;res de ce pays. Les &#201;tats, cens&#233;ment ind&#233;pendants, qui constituent l'Organisation des Nations Unies sont presque deux cents : leurs dirigeants changent constamment ou alors on les change. Beaucoup sont des gens honorables et des amis de Cuba, mais il n'est pas possible de se rappeler (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je crois, sans vouloir offenser personne, que c'est ainsi que s'appelle le Premier ministre canadien. Je le d&#233;duis d'une d&#233;claration publi&#233;e le Mercredi saint par un porte-parole du minist&#232;re des Affaires &#233;trang&#232;res de ce pays. Les &#201;tats, cens&#233;ment ind&#233;pendants, qui constituent l'Organisation des Nations Unies sont presque deux cents : leurs dirigeants changent constamment ou alors on les change. Beaucoup sont des gens honorables et des amis de Cuba, mais il n'est pas possible de se rappeler les d&#233;tails de chacun d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la seconde moiti&#233; du XXe si&#232;cle, j'ai eu le privil&#232;ge de vivre des ann&#233;es d'apprentissage intense et de constater que les Canadiens, situ&#233;s &#224; l'extr&#233;mit&#233; nord de notre continent, ont toujours respect&#233; notre pays : ils investissaient dans les domaines qui les int&#233;ressaient et faisaient du commerce avec Cuba, mais ils n'intervenaient pas dans les affaires int&#233;rieures de notre &#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution d&#233;marr&#233;e le 1er janvier 1959 n'a pas adopt&#233; de mesures l&#233;sant leurs int&#233;r&#234;ts, et elle en a tenu compte pour maintenir des relations normales et constructives avec les autorit&#233;s de ce pays qui consentait des efforts intenses pour se d&#233;velopper. Le Canada n'a pas &#233;t&#233; complice du blocus &#233;conomique, de la guerre et de l'invasion mercenaire des &#201;tats-Unis contre Cuba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 1948, l'ann&#233;e de la cr&#233;ation de l'OEA, une institution &#224; l'histoire honteuse qui liquida le peu qu'il restait du r&#234;ve des lib&#233;rateurs d'Am&#233;rique, le Canada n'en faisait pas partie et il conserva ce statut pendant plus de quarante ans, jusqu'en 1990. Certains de ses dirigeants nous ont rendu visite. L'un d'eux fut Pierre Elliott Trudeau, un homme politique brillant et courageux, d&#233;c&#233;d&#233; pr&#233;matur&#233;ment et aux fun&#233;railles duquel j'ai assist&#233; au nom de Cuba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OEA est cens&#233;e &#234;tre une organisation r&#233;gionale compos&#233;e des &#201;tats souverains de ce continent-ci. Ce genre d'assertion, comme bien d'autres de consommation courante, contient un grand nombre de mensonges. Le moins que nous puissions faire, c'est d'en &#234;tre conscients si nous voulons pr&#233;server l'esprit de lutte et l'espoir d'un monde plus digne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OEA est cens&#233;e &#234;tre une organisation panam&#233;ricaine. Aucun pays d'Europe, d'Afrique, d'Asie ou d'Oc&#233;anie ne pourrait y appartenir sous pr&#233;texte de poss&#233;der une colonie, comme la France avec la Guadeloupe ou les Pays-Bas avec Cura&#231;ao. Or, le colonialisme britannique ne pouvait pas d&#233;finir le statut du Canada ni expliquer s'il s'agissait d'une colonie, d'une r&#233;publique ou d'un royaume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chef de l'&#201;tat canadien est la reine d'Angleterre, Elizabeth II, bien qu'elle d&#233;l&#232;gue ses facult&#233;s &#224; un gouverneur g&#233;n&#233;ral qu'elle nomme elle-m&#234;me. On pourrait donc demander si le Royaume-Uni ne devrait pas faire partie de l'OEA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'honorable ministre canadien des Affaires &#233;trang&#232;res n'ose pas dire de son c&#244;t&#233; s'il soutient ou non l'Argentine dans la question &#233;pineuse des Malouines. Il se borne &#224; exprimer des v&#339;ux pieux pour que la paix r&#232;gne entre les deux pays, oubliant que la Grande-Bretagne y poss&#232;de la plus grande base militaire situ&#233;e hors de son territoire, en violation de la souverainet&#233; argentine ; qu'elle ne s'est pas excus&#233;e d'avoir coul&#233; le Belgrano hors des eaux territoriales qu'elle a elle-m&#234;me fix&#233;es et qu'elle a caus&#233; le sacrifice inutile de centaines de conscrits du service militaire. Il faudra demander &#224; Obama et &#224; Harper quelle position ils vont adopter face &#224; la tr&#232;s juste r&#233;clamation que ces &#238;les soient rendues &#224; la souverainet&#233; de l'Argentine et qu'on cesse de priver ce pays des ressources &#233;nerg&#233;tiques et halieutiques dont il a tant besoin pour se d&#233;velopper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai &#233;t&#233; vraiment surpris lorsque j'ai pris connaissance des activit&#233;s des transnationales canadiennes en Am&#233;rique latine. Je n'ignorais pas les dommages que les Yankees infligeaient au peuple canadien, en obligeant ce pays beau et vaste &#224; extraire le p&#233;trole de grandes &#233;tendues de sable impr&#233;gn&#233;es de ce combustible, ce qui cause un pr&#233;judice irr&#233;parable &#224; son environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, les entreprises canadiennes sp&#233;cialis&#233;es dans la recherche d'or, de m&#233;taux pr&#233;cieux et de mat&#233;riau radioactif causent un tort incroyable &#224; des millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un article publi&#233; sur le site web Alainet voil&#224; une semaine par une ing&#233;nieure en qualit&#233; de l'environnement nous introduit plus en d&#233;tail dans la mati&#232;re que l'on a si souvent mentionn&#233;e comme l'un des principaux fl&#233;aux qui attentent &#224; des millions de personnes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les soci&#233;t&#233;s mini&#232;res, dont 60 % sont &#224; capitaux canadiens, travaillent selon la logique de l'exploitation maximale, &#224; faible co&#251;t et &#224; court terme, ces conditions &#233;tant encore plus avantageuses si, l&#224; o&#249; elles s'implantent, elles paient des imp&#244;ts minimes et sont astreintes &#224; tr&#232;s peu d'exigences environnementales et sociales&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les lois mini&#232;res de nos pays [&#8230;] ne comprennent pas d'obligations ni de m&#233;thodologies relatives au contr&#244;le des retomb&#233;es environnementales et sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#8230;les redevances que les soci&#233;t&#233;s mini&#232;res versent aux pays de la r&#233;gion ne d&#233;passent pas en moyenne 1,5 % de leurs revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les luttes sociales contre les mines, surtout de m&#233;tal, n'ont cess&#233; de se renforcer &#224; mesure que des g&#233;n&#233;rations enti&#232;res ont constat&#233; leurs retomb&#233;es environnementales et sociales&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le Guatemala poss&#232;de une force de r&#233;sistance admirable aux projets miniers, dans la mesure o&#249; les peuples indig&#232;nes ont toujours mieux pris conscience que leurs territoires et leurs ressources naturelles n'avaient pas de prix en tant que patrimoine ancestral. Mais ces luttes se sont traduites ces dix derni&#232;res ann&#233;es par l'assassinat de cent vingt militants et d&#233;fenseurs des droits humains. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#234;me article signale ce qu'il se passe au Salvador, au Honduras, au Nicaragua et au Costa Rica, apportant des chiffres qui obligent &#224; penser &#224; fond &#224; la gravit&#233; et &#224; la rigueur du pillage impitoyable auquel sont soumises les ressources naturelles de nos pays et qui hypoth&#232;que l'avenir des Latino-Am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence de Dilma Rousseff, de retour dans son pays apr&#232;s une escale &#224; Washington, servira &#224; persuader Obama que, m&#234;me si certains se d&#233;lectent &#224; prononcer des discours mielleux, l'Am&#233;rique Latine est loin d'&#234;tre un ch&#339;ur de pays demandant l'aum&#244;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les guayaberas que portera Obama &#224; Cartagena sont un des grands th&#232;mes des agences de presse : &#171; Edgar Gomez [&#8230;] en a dessin&#233; une pour le pr&#233;sident &#233;tasunien, Barack Obama, qu'il portera au Sommet des Am&#233;riques &#187;, nous raconte la fille du modiste, qui ajoute : &#171; Il s'agit d'une guayabera blanche, sobre, d'un travail fait main plus notable que de coutume &#187;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette agence de presse pr&#233;cise : &#171; Cette chemise carib&#233;enne a vu le jour sur les berges du fleuve Yayabo, &#224; Cuba, d'o&#249; son nom original de yayabera&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus curieux, aimables lecteurs, c'est qu'il est interdit &#224; Cuba de participer &#224; ce Sommet ; mais pas aux guayaberas&#8230; Qui pourrait se retenir de rire ? Courons vite avertir Harper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fidel Castro Ruz&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
La Havane. le 12 Avril 2012&lt;br/&gt;
(Traduction ESTI)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Le meilleur pr&#233;sident pour les &#201;tats-Unis R&#233;flexions de Fidel</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-meilleur-president-pour-les-Etats-Unis-Reflexions-de-Fidel</link>
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		<dc:date>2012-01-09T12:38:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fidel Castro Ruz</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Une agence de presse europ&#233;enne bien connue a inform&#233; avant-hier depuis Sydney : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Un groupe de chercheurs australiens de l'Universit&#233; de la Nouvelle-Galles du Sud a annonc&#233; la cr&#233;ation d'un c&#226;ble &#233;lectrique dix mille fois plus fin qu'un cheveu et capable de conduire autant d'&#233;lectricit&#233; que son similaire de cuivre traditionnel. &lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;] &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Bent Weber, chef du projet r&#233;alis&#233; dans cette universit&#233; australienne, a expliqu&#233; dans un article que publie la revue Science qu' &#034;il sera essentiel de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une agence de presse europ&#233;enne bien connue a inform&#233; avant-hier depuis Sydney :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un groupe de chercheurs australiens de l'Universit&#233; de la Nouvelle-Galles du Sud a annonc&#233; la cr&#233;ation d'un c&#226;ble &#233;lectrique dix mille fois plus fin qu'un cheveu et capable de conduire autant d'&#233;lectricit&#233; que son similaire de cuivre traditionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Bent Weber, chef du projet r&#233;alis&#233; dans cette universit&#233; australienne, a expliqu&#233; dans un article que publie la revue Science qu' &#034;il sera essentiel de pouvoir effectuer des connexions &#224; cette &#233;chelle microscopique pour d&#233;velopper les circuits &#233;lectroniques du futur&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le c&#226;ble a &#233;t&#233; mis au point par des physiciens australiens et &#233;tasuniens &#224; partir de cha&#238;nes d'atomes de phosphore dans un cristal de silice : le nanoc&#226;ble compte &#224; peine quatre atomes de large sur un de haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La d&#233;couverte est essentielle dans la course internationale &#224; la mise au point du premier &#034;ordinateur quantique&#034;, une machine ultrarapide qui sera capable de traiter d'&#233;normes quantit&#233;s de donn&#233;es en quelques secondes, autrement dit de faire une s&#233;rie de calculs que les ordinateurs actuels mettraient des ann&#233;es, voire des d&#233;cennies &#224; r&#233;aliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans un c&#226;ble de cuivre traditionnel, l'&#233;lectricit&#233; est engendr&#233;e quand les &#233;lectrons de cuivre passent tout au long du conducteur ; mais plus celui-ci est petit et plus augmente la r&#233;sistance au courant &#233;lectrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour r&#233;soudre ce probl&#232;me, Weber et son &#233;quipe ont utilis&#233; des microscopes con&#231;us sp&#233;cialement avec une pr&#233;cision atomique qui leur ont permis de placer les atomes de phosphore dans les cristaux de silice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ceci a permis au nanoc&#226;ble d'agir comme le cuivre, les &#233;lectrons passant facilement et sans probl&#232;mes de r&#233;sistance. &#034;Nous montrons par cette technique qu'il est possible de minimiser des composants &#224; l'&#233;chelle de quelques atomes&#034;, a signal&#233; Weber.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#034;Si nous allons utiliser les atomes &#224; la place des bits, nous avons besoin de c&#226;bles &#224; la m&#234;me &#233;chelle qu'eux&#034;, a remarqu&#233; Michelle Simmons, superviseur du projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces avanc&#233;es technologiques irr&#233;sistibles qui devraient servir au bien-&#234;tre de l'humanit&#233;, je me suis souvenu de ce que j'ai &#233;crit voil&#224; quatre jours sur le r&#233;chauffement de la Terre et sur l'exploitation acc&#233;l&#233;r&#233;e du dangereux gaz de schiste dans un monde en train de consommer en deux cents ans l'&#233;nergie fossile accumul&#233;e pendant quatre milliards d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai imagin&#233; Obama, ce bon articuleur de mots en qu&#234;te d&#233;sesp&#233;r&#233;e de r&#233;&#233;lection, pour qui les r&#234;ves de Martin Luther King orbitent &#224; autant d'ann&#233;es-lumi&#232;re de distance que la Terre de la plan&#232;te habitable la plus proche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pis encore : n'importe quel parlementaire r&#233;publicain pr&#233;sidentiable, ou n'importe quel chef ou cheffesse du Tea Party, trimballe plus d'armes atomiques sur son dos que d'id&#233;es de paix dans sa t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les lecteurs imaginent une minute cette puissante calculatrice quantique capable de multiplier &#224; l'infini les donn&#233;es que stockent les ordinateurs modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'est-il pas &#233;vident que le pire de tout est l'absence, &#224; la Maison-Blanche, d'un robot en mesure de gouverner les &#201;tats-Unis et d'emp&#234;cher une guerre qui mettrait fin &#224; la vie de notre esp&#232;ce ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis s&#251;r que 90 % des &#233;lecteurs &#233;tasuniens, en particulier les Latinos, les Noirs et la classe moyenne toujours plus nombreuse, tous en voie de paup&#233;risation, voteraient pour le robot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Havane, le 8 janvier 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(Traduction ESTI)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La marche &#224; l'ab&#238;meR&#233;flexions de Fidel</title>
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		<dc:date>2012-01-04T12:45:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Fidel Castro Ruz</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ce n'est pas une question d'optimisme ou de pessimisme, de connaissance ou d'ignorance de choses &#233;l&#233;mentaires, de responsabilit&#233; ou d'irresponsabilit&#233; face aux &#233;v&#233;nements. Il faudrait jeter &#224; la poubelle de l'Histoire ceux qui se targuent d'&#234;tre des hommes politiques alors qu'en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, ils ignorent tout ou presque tout de ce qui a trait &#224; cette activit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne parle pas bien entendu de ceux qui, au long de plusieurs mill&#233;naires, ont converti la chose publique en instrument de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce n'est pas une question d'optimisme ou de pessimisme, de connaissance ou d'ignorance de choses &#233;l&#233;mentaires, de responsabilit&#233; ou d'irresponsabilit&#233; face aux &#233;v&#233;nements. Il faudrait jeter &#224; la poubelle de l'Histoire ceux qui se targuent d'&#234;tre des hommes politiques alors qu'en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, ils ignorent tout ou presque tout de ce qui a trait &#224; cette activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne parle pas bien entendu de ceux qui, au long de plusieurs mill&#233;naires, ont converti la chose publique en instrument de pouvoir et de richesse au profit des classes privil&#233;gi&#233;es, &#233;tablissant en l'occurrence de v&#233;ritables records de cruaut&#233; durant les huit ou dix mille derni&#232;res ann&#233;es, celles durant lesquelles nous poss&#233;dons des vestiges certains de la conduite sociale de notre esp&#232;ce d'&#234;tres pensants dont l'existence, selon les scientifiques, ne d&#233;passe gu&#232;re les cent quatre vingt mille ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas l'intention de me lancer dans des th&#232;mes pareils qui ennuieraient assur&#233;ment la quasi-totalit&#233; des gens continuellement bombard&#233;s de nouvelles fournies par les m&#233;dias, qui vont depuis la parole &#233;crite jusqu'aux images tridimensionnelles que les cin&#233;mas co&#251;teux commencent &#224; projeter, au point qu'elles finiront sous peu par pr&#233;dominer sur les &#233;crans de t&#233;l&#233;vision aux images d&#233;j&#224; fabuleuses en soi. Il n'est pas fortuit que l'industrie dite des loisirs soit install&#233;e au c&#339;ur m&#234;me de l'Empire qui nous tyrannise tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pr&#233;tends juste me situer au point de d&#233;part actuel de notre esp&#232;ce pour parler de la marche &#224; l'ab&#238;me. Si je parlais d'une marche &#171; inexorable &#187;, je serais d'ailleurs bien plus pr&#232;s de la v&#233;rit&#233;. L'id&#233;e d'un jugement dernier appara&#238;t implicitement dans les doctrines religieuses les plus pratiqu&#233;es parmi les habitants de notre plan&#232;te, que nul ne qualifie pour autant de pessimistes. J'estime au contraire que le devoir &#233;l&#233;mentaire de toutes les personnes sens&#233;es et s&#233;rieuses, qui sont des millions, est de se battre pour reculer, voire, qui sait, pour emp&#234;cher cet &#233;v&#233;nement dramatique et proche dans le monde actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux p&#233;rils nous menacent, mais deux d'entre eux, la guerre nucl&#233;aire et les changements climatiques, sont d&#233;cisifs et leur solution ne cesse de s'&#233;loigner toujours plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le verbiage d&#233;magogique, les d&#233;clarations et les discours au sujet de ces deux points auxquels recourent les &#201;tats-Unis et leurs alli&#233;s puissants et inconditionnels qui imposent leur tyrannie au monde ne font aucun doute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 1er janvier 2012 &#8211; qui marque le nouvel an en Occident et dans la chr&#233;tient&#233; et qui co&#239;ncide avec l'anniversaire de la victoire de la R&#233;volution cubaine et avec le cinquanti&#232;me de la crise des Missiles de 1962 o&#249; le monde se vit au bord de la guerre atomique &#8211; m'oblige &#224; &#233;crire ces lignes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes mots n'auraient aucun sens s'ils visaient &#224; imputer la moindre faute au peuple &#233;tasunien et &#224; celui de n'importe quel pays alli&#233; des &#201;tats-Unis dans cette aventure insolite : ils seraient in&#233;vitablement, tout comme les autres peuples du monde, les victimes de la trag&#233;die. On a vu r&#233;cemment en Europe et ailleurs l'indignation de ceux que le ch&#244;mage, les p&#233;nuries, les r&#233;ductions de revenus, les dettes, la discrimination, les mensonges et la politicaillerie poussent &#224; protester massivement, m&#234;me s'ils sont brutalement r&#233;prim&#233;s par les gardiens de l'ordre en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parle de plus en plus fr&#233;quemment de technologies militaires pouvant toucher la totalit&#233; de notre plan&#232;te, le seul satellite habitable connu &#224; des centaines d'ann&#233;es-lumi&#232;re &#224; la ronde, &#224; moins qu'un autre ne nous soit accessible si nous nous d&#233;pla&#231;ons &#224; la vitesse de la lumi&#232;re, soit trois cent mille kilom&#232;tres par seconde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne saurait ignorer que si notre merveilleuse esp&#232;ce pensante disparaissait, bien des millions d'ann&#233;es s'&#233;couleraient avant que n'en surgisse une autre capable &#224; son tour de penser, en vertu des principes naturels qui r&#233;gissent l'&#233;volution des esp&#232;ces d&#233;couverte en 1859 par Darwin et admise aujourd'hui par tous les scientifiques s&#233;rieux, qu'ils soient croyants ou non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; aucune autre &#233;poque de son histoire, l'humanit&#233; n'a connu les p&#233;rils actuels. Ceux qui comme moi ont plus de quatre-vingt-cinq ans ont pass&#233; leur bac &#224; dix-huit ans, alors que la premi&#232;re bombe atomique n'avait pas encore &#233;t&#233; fabriqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nos jours, les engins de cette nature pr&#234;ts &#224; l'emploi &#8211; incomparablement plus puissants que ceux qui produisirent une chaleur solaire sur les villes d'Hiroshima et de Nagasaki &#8211; se comptent par milliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On d&#233;nombre aujourd'hui plus de vingt mille ogives nucl&#233;aires, entre celles qui sont entrepos&#233;es dans les d&#233;p&#244;ts et celles qui sont d&#233;j&#224; d&#233;ploy&#233;es en vertu d'accords.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en suffirait d'une centaine pour provoquer un hiver nucl&#233;aire qui infligerait en peu de temps une mort &#233;pouvantable &#224; tous les &#234;tres humains, comme l'a expliqu&#233; brillamment, &#224; partir de donn&#233;es informatiques, Alan Robock, scientifique et professeur &#224; l'Universit&#233; de Rugers, dans le New Jersey.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui lisent normalement les nouvelles et les analyses internationales s&#233;rieuses savent que le danger d'une guerre &#224; armes atomiques s'aggrave &#224; mesure que la tension grandit au Proche-Orient o&#249; le gouvernement isra&#233;lien en dispose de centaines parfaitement op&#233;rationnelles, m&#234;me si nul n'infirme ni ne confirme le statut d'Isra&#235;l de forte puissance nucl&#233;aire. Les tensions s'accroissent aussi autour de la Russie, qui poss&#232;de incontestablement une capacit&#233; de riposte et qui est menac&#233;e par un bouclier nucl&#233;aire cens&#233;ment europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affirmation des &#201;tats-Unis selon laquelle le bouclier nucl&#233;aire europ&#233;en vise &#224; prot&#233;ger aussi la Russie de l'Iran et de la Cor&#233;e du Nord est risible. Leur position sur ce point d&#233;licat est si fragile que leur alli&#233;, Isra&#235;l, ne se donne m&#234;me pas la peine de leur garantir qu'il les consultera au pr&#233;alable au sujet de mesures qui risqueraient de d&#233;clencher une guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'humanit&#233;, en revanche, ne jouit, elle, d'aucune garantie. L'espace sid&#233;ral est satur&#233;, &#224; proximit&#233; de notre plan&#232;te, de satellites &#233;tasuniens qui &#233;pient ce qu'il se passe jusque sur les balcons des logements de n'importe quelle nation du monde. La vie et les habitudes de chaque famille ou de chaque personne sont maintenant l'objet d'espionnage ; les conversations sur t&#233;l&#233;phone portable de centaines de millions de personnes partout dans le monde ont cess&#233; d'&#234;tre priv&#233;es pour devenir un mat&#233;riau d'information pour les services secrets &#233;tasuniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel est le droit qu'il reste aux citoyens de notre monde en vertu des actes d'un &#201;tat dont la Constitution, adopt&#233;e par le Congr&#232;s de Philadelphie en 1776, stipule que tous les hommes naissent libres et &#233;gaux et que le Cr&#233;ateur leur conc&#232;de des droits d&#233;termin&#233;s dont il ne reste m&#234;me plus, ni &#224; ceux des USA ni &#224; ceux du reste du monde, celui de communiquer au t&#233;l&#233;phone &#224; des parents et amis leurs sentiments les plus intimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre reste donc une trag&#233;die qui peut advenir et qui, tr&#232;s probablement, surviendra. Mais, &#224; supposer que l'humanit&#233; soit capable de l'ajourner pour une p&#233;riode ind&#233;finie, un autre fait tout aussi dramatique s'impose d&#233;sormais &#224; un rythme croissant : les changements climatiques. Je me bornerai &#224; signaler ce que des scientifiques et des communicateurs &#233;minents de stature mondiale ont expliqu&#233; dans des documents et des films que nul ne conteste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'on sait que le gouvernement &#233;tasunien s'est oppos&#233; aux accords de Kyoto sur l'environnement, sans m&#234;me concilier cette ligne de conduite avec ses plus proches alli&#233;s dont les territoires souffriraient &#233;norm&#233;ment et dont certains, telle la Hollande, dispara&#238;traient presque totalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plan&#232;te ne dispose plus aujourd'hui de politique sur ce grave probl&#232;me, tandis que le niveau de la mer s'&#233;l&#232;ve, que les &#233;normes couches de glace qui couvrent l'Antarctique et le Groenland &#8211; o&#249; s'accumule plus de 90% de l'eau potable du monde &#8211; fondent &#224; un rythme croissant, et que l'humanit&#233; compte officiellement, depuis le 30 novembre dernier, une population de sept milliards d'habitants dont la croissance dans les r&#233;gions les plus pauvres du monde est soutenue et in&#233;vitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui se sont consacr&#233;s, ces cinquante derni&#232;res ann&#233;es, &#224; bombarder des pays et &#224; tuer des millions de personnes pourraient-ils d'ailleurs s'inqui&#233;ter du sort des autres peuples ? Les &#201;tats-Unis sont aujourd'hui non seulement les fauteurs de ces guerres, mais encore les plus gros fabricants et les plus gros exportateurs d'armes au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce puissant pays, on le sait, vient de souscrire avec le royaume d'Arabie saoudite &#8211; d'o&#249; ses transnationales et celles de ses alli&#233;s tirent tous les jours dix millions de barils de p&#233;trole l&#233;ger, soit un milliard de dollars &#8211; un accord portant sur la livraison d'armements pour soixante milliards de dollars. Qu'adviendra-t-il de ce pays et de la r&#233;gion quand ces r&#233;serves d'&#233;nergie seront &#233;puis&#233;es ? Notre monde globalis&#233; ne saurait admettre sans ciller ce gaspillage colossal de ressources &#233;nerg&#233;tiques que la Nature a mis des centaines de millions d'ann&#233;es &#224; cr&#233;er et dont la dilapidation rench&#233;rit les co&#251;ts essentiels. Ce serait tout &#224; fait indigne de l'intelligence qu'on attribue cens&#233;ment &#224; notre esp&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation s'est aggrav&#233;e d'une mani&#232;re consid&#233;rable ces douze derniers mois compte tenu de nouvelles avanc&#233;es technologiques qui, loin d'all&#233;ger la trag&#233;die qu'entra&#238;ne la d&#233;pr&#233;dation des combustibles fossiles, l'empire toujours plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des hommes de science et des chercheurs de prestige mondial ne cessent de signaler les cons&#233;quences dramatiques des changements climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;alisateur fran&#231;ais Yann Arthus-Bertrand a, dans un documentaire datant de mi-2009, et &#233;labor&#233; en collaboration avec des personnalit&#233;s internationales prestigieuses et bien inform&#233;es, alert&#233; le monde de ce qu'il advenait &#224; partir de donn&#233;es irr&#233;futables. Se fondant sur des arguments solides, il a expos&#233; les cons&#233;quences n&#233;fastes qu'impliquait le fait de consommer en moins de deux si&#232;cles les ressources &#233;nerg&#233;tiques cr&#233;&#233;es par la nature durant des centaines de millions d'ann&#233;es, le pire &#233;tant non seulement cette dilapidation colossale, mais les cons&#233;quences suicidaires qu'elle aurait sur l'esp&#232;ce humaine. Parlant de l'existence m&#234;me de la vie, il reproche &#224; l'esp&#232;ce humaine : &#171; Tu b&#233;n&#233;ficies de l'h&#233;ritage fabuleux de quatre milliards d'ann&#233;es que t'a l&#233;gu&#233; la Terre. Et toi, en seulement deux cent mille, tu as chang&#233; la face du monde. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'accusait personne &#8211; ce n'&#233;tait pas son propos &#8211; il d&#233;notait simplement une r&#233;alit&#233; objective. Mais aujourd'hui, nous devons nous accuser tous de le savoir et de ne rien faire pour tenter d'y rem&#233;dier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;alisateurs de ce film y incluent des images et des concepts, des m&#233;moires, des donn&#233;es et des id&#233;es que nous avons le devoir de conna&#238;tre et de prendre en consid&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus r&#233;cemment, deux autres r&#233;alisateurs fran&#231;ais ont pr&#233;sent&#233; un documentaire tout aussi fabuleux, Oc&#233;ans, jug&#233; par la critique cubaine comme le meilleur film de l'ann&#233;e : de mon point de vue, peut-&#234;tre m&#234;me le meilleur de cette &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;blouit par la pr&#233;cision et la beaut&#233; d'images qu'aucune cam&#233;ra n'avait jamais film&#233;es auparavant. Les r&#233;alisateurs y ont investi huit ann&#233;es et cinquante millions d'euro. L'humanit&#233; devrait leur savoir gr&#233; d'exprimer ainsi les principes de la Nature adult&#233;r&#233;s par l'homme. Les acteurs n'en sont pas les &#234;tres humains, mais les habitants des mers du monde qui m&#233;ritent un Oscar !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les motifs pour lesquels je me fais un devoir d'&#233;crire ces lignes-ci ne sont pourtant pas les faits que j'ai signal&#233;s plus haut et que j'ai d&#233;j&#224; comment&#233;s auparavant d'une fa&#231;on ou d'une autre, mais d'autres qui, manipul&#233;s au gr&#233; des int&#233;r&#234;ts des transnationales, ont vu le jour ces derniers mois au compte-gouttes et qui prouvent d&#233;finitivement, &#224; mes yeux, la confusion et le chaos politique r&#233;gnant dans notre monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est voil&#224; &#224; peine quelques mois que j'ai lu pour la premi&#232;re fois des informations sur le gaz de schiste, selon lesquelles les &#201;tats-Unis disposaient de r&#233;serves suffisantes pour satisfaire leurs besoins de ce combustible pendant cent ans. Comme j'ai maintenant du temps pour approfondir des th&#232;mes politiques, &#233;conomiques et scientifiques qui peuvent vraiment &#234;tre utiles &#224; nos peuples, je suis entr&#233; discr&#232;tement en contact avec plusieurs personnes vivant &#224; Cuba ou &#224; l'&#233;tranger. Curieusement, aucune d'elles n'en avait jamais entendu parler. Ce n'&#233;tait pas la premi&#232;re fois, bien entendu, que &#231;a arrivait : on s'&#233;tonne d'ailleurs de constater &#224; quel point des faits importants en soi sont occult&#233;s sous une v&#233;ritable mar&#233;e d'informations m&#234;l&#233;es &#224; des centaines ou &#224; des milliers de nouvelles circulant &#224; travers la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai continu&#233; toutefois &#224; m'int&#233;resser &#224; cette question. Quelques mois &#224; peine se sont &#233;coul&#233;s et le gaz de schiste a disparu des m&#233;dias. On disposait toutefois &#224; la veille du nouvel an d'assez de renseignements pour voir clairement que le monde marche &#224; l'ab&#238;me, menac&#233; par des p&#233;rils dont la gravit&#233; est aussi extr&#234;me que la guerre nucl&#233;aire et les changements climatiques. J'ai d&#233;j&#224; parl&#233; des deux premiers ; du troisi&#232;me, je me bornerai pour aller vite &#224; exposer des faits d&#233;j&#224; connus et d'autres &#224; conna&#238;tre qu'aucun cadre politique ni nulle personne sens&#233;e ne saurait ignorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'observe ces deux faits &#8211; je l'affirme sans h&#233;sitation &#8211; avec la s&#233;r&#233;nit&#233; des ann&#233;es que j'ai v&#233;cues en cette phase spectaculaire de l'histoire humaine qui ont contribu&#233; &#224; l'&#233;ducation de notre peuple vaillant et h&#233;ro&#239;que.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gaz se mesure en TCF&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;TCF vaut 28,3 milliards de m&#232;tres cubes (N.d.T)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui peut signifier des pieds ou des m&#232;tres cubes &#8211; on ne pr&#233;cise pas toujours s'il s'agit de l'un ou de l'autre &#8211; en fonction du syst&#232;me de mesures appliqu&#233; dans un pays donn&#233;. Par ailleurs, quand on parle de billion, il s'agit d'un million de million, &#224; ne pas confondre avec le billion &#233;tasunien qui &#233;quivaut au milliard (le billion fran&#231;ais &#233;quivalant, lui, au trillion &#233;tasunien). Ce sont l&#224; des diff&#233;rences dont il faut tenir compte quand on parle de volumes qui sont g&#233;n&#233;ralement, pour ce qui est du gaz, tr&#232;s importants. Je le signalerai le cas &#233;ch&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel Yergin, auteur &#233;tasunien d'un gros classique sur l'histoire du p&#233;trole, a affirm&#233;, selon l'agence de presse IPS, que le tiers du gaz produit aux USA provenait d'ores et d&#233;j&#224; du schiste : &#171; &#8230;l'exploitation d'une plateforme dot&#233;e de six puits peut consommer 170 000 m&#232;tres cubes d'eau, voire provoquer des effets nuisibles, par exemple influer sur les mouvements sismiques, polluer les eaux souterraines et superficielles, et endommager le paysage. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe britannique BP informe de son c&#244;t&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les r&#233;serves prouv&#233;es de gaz conventionnel ou traditionnel de la plan&#232;te se chiffrent &#224; 6 608 billions &#8211; million de millions &#8211; de pieds cubes, soit 187 billions de m&#232;tres cubes [&#8230;] les d&#233;p&#244;ts les plus importants se trouvant en Russie (1 580 TCF), en Iran (1 045), au Qatar (894), et en Arabie saoudite et au Turkm&#233;nistan, avec 283 TCF chacun. &#187; Il s'agit du gaz d&#233;j&#224; produit et commercialis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une &#233;tude de l'EPA &#8211; une agence &#233;nerg&#233;tique du gouvernement &#233;tasunien &#8211; publi&#233;e en avril 2011 mentionne pratiquement les m&#234;mes volumes (6 620 TCF ou 187,4 billions de m&#232;tre cubes) de shale gas r&#233;cup&#233;rables dans &#224; peine trente-deux pays, les g&#233;ants &#233;tant la Chine (1 275 TCF), les &#201;tats-Unis (862), l'Argentine (774), le Mexique (681), l'Afrique du Sud (485) et l'Australie (396 TCF). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le shale gas est le gaz de schiste, &#233;galement appel&#233; &#171; gaz de roche-m&#232;re &#187; ou &#171; gaz de shale &#187;. Remarquez que l'Argentine et le Mexique comptent des r&#233;serves presque &#233;gales &#224; celles des USA. La Chine, qui poss&#232;de les plus gros gisements, disposent de r&#233;serves quasiment le double des premi&#232;res et 40 % de plus que les USA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#8230;des pays qui ont toujours d&#233;pendu de fournisseurs &#233;trangers disposeraient d'une forte base de ressources pour leur consommation. C'est le cas de la France et de la Pologne qui importent 98 et 64 % respectivement du gaz qu'elles consomment et qui poss&#233;deraient dans leurs roches schisteuses (ou lutites ou p&#233;lites) des r&#233;serves sup&#233;rieures &#224; 180 TCF chacune. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IPS explique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour l'extraire des schistes, on recourt &#224; une m&#233;thode dite de fracturation hydraulique, qui consiste &#224; injecter de grandes quantit&#233;s d'eau &#224; haute pression m&#234;l&#233;e &#224; du sable et &#224; des additifs chimiques. L'empreinte carbone (proportion de dioxyde de carbone lib&#233;r&#233; dans l'atmosph&#232;re) est bien sup&#233;rieure &#224; celle qu'engendre la production de gaz conventionnel. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quand on bombarde des couches de l'&#233;corce terrestre par de l'eau et d'autres substances, on aggrave le risque d'endommager le sous-sol, les sols, les nappes phr&#233;atiques profondes et superficielles, le paysage et les voies de communication si les installations de forage et les moyens de transport de la nouvelle richesse sont d&#233;fectueux ou mal manipul&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il suffise de signaler que, parmi les nombreuses substances chimiques qu'on m&#234;le &#224; l'eau afin d'extraire le gaz, on trouve le benz&#232;ne et le tolu&#232;ne qui sont des substances terriblement canc&#233;rig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lourdes Melgar, experte de l'Institut Technologiques et des &#201;tudes sup&#233;rieures de Monterrey, estime :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#034;C'est une technique qui suscite de nombreux d&#233;bats et ce sont des ressources situ&#233;es dans des zones o&#249; l'eau n'existe pas.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les schistes gaziers &#8211; affirme l'IPS &#8211; sont des r&#233;servoirs d'hydrocarbures non conventionnels retenus dans les roches qui les enferment, si bien qu'on recourt &#224; la fracturation hydraulique pour les lib&#233;rer &#224; grande &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La production de gaz de schiste implique de gros volumes d'eau ; le forage et la fracturation engendrent de grandes quantit&#233;s de r&#233;sidus liquides qui peuvent contenir des substances chimiques dissoutes et d'autres polluants qu'il faut traiter avant de les rejeter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La production de gaz de schiste est pass&#233;e de 11,037 milliards de m3 en 2000 &#224; 135,84 milliards en 2010. &#192; ce rythme de croissance, elle permettra en 2035 de satisfaire 45 % de la demande de gaz g&#233;n&#233;ral, selon l'EPA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Des &#233;tudes scientifiques r&#233;centes ont alert&#233; au sujet de l'impact n&#233;gatif du gaz de schiste sur l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les professeurs de l'Universit&#233; de Cornell (USA), Robert Howarth, Ren&#233;e Santoro et Anthony Ingraffea, ont conclu dans leur &#233;tude &#171; Methane and the Greenhouse-Gas Footprint of Natural Gas from Shale Formations &#187;, publi&#233;e en avril dernier dans la revue Climatic Change, que cet hydrocarbure &#233;tait plus polluant que le p&#233;trole et le gaz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#034;L'empreinte carbone est sup&#233;rieure &#224; celle du gaz conventionnel ou du p&#233;trole, analys&#233;e &#224; tout horizon temporel, mais surtout sur un d&#233;lai de vingt ans. Compar&#233;e au charbon, elle est au moins sup&#233;rieure de 20 %, voire de plus du double, sur vingt ans&#034;, souligne cette &#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le m&#233;thane est l'un des gaz &#224; effet de serre les plus polluants de tous ceux qui sont responsables de l'&#233;l&#233;vation de la temp&#233;rature sur la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#034;Dans les zones d'extraction active (un ou deux puits au kilom&#232;tre), les concentrations moyennes et maximales de m&#233;thane dans des puits d'eau potable ont augment&#233; &#224; proximit&#233; du puits gazier le plus proche et ont constitu&#233; un danger d'explosion potentielle&#034;, &#233;crivent Stephen Osborn, Avner Vengosh, Nathaniel Warner et Robert Jackson, de l'Universit&#233; publique de Duke.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ces indicateurs remettent en cause l'argument de l'industrie selon laquelle le schiste peut se substituer au charbon dans la production d'&#233;lectricit&#233; et qu'il peut donc &#234;tre un ressource permettant de r&#233;duire les changements climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#034;C'est une aventure trop pr&#233;matur&#233;e et trop risqu&#233;e&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En avril 2010, le d&#233;partement d'&#201;tat &#233;tasunien a lanc&#233; l'Initiative mondiale du gaz de schiste pour aider les pays qui cherchent &#224; exploiter cette ressource &#224; l'identifier et &#224; la d&#233;velopper, au profit &#233;conomique &#233;ventuel des transnationale des USA. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai d&#251; forc&#233;ment m'&#233;tendre. Je r&#233;dige ces lignes pour le site web CubaDebate et pour la cha&#238;ne Telesur, l'un des cha&#238;nes d'information les plus s&#233;rieuses et les plus honn&#234;tes de notre monde si mal en point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour aborder cette question, j'ai laiss&#233; passer les f&#234;tes du Nouvel An et de l'ancien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fidel Castro Ruz&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
La Havane. le 4 janvier 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction ESTI.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;TCF vaut 28,3 milliards de m&#232;tres cubes (N.d.T)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> R&#233;flexions de Fidel :La r&#233;union du G-20</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions-de-Fidel-La-reunion-du-G-20</link>
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		<dc:date>2011-11-02T18:53:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Fidel Castro Ruz</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'est demain que d&#233;bute la r&#233;union du G-20, des pays les plus d&#233;velopp&#233;s et les plus riches de la plan&#232;te : les &#201;tats-Unis, le Canada, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et l'Union europ&#233;enne comme organisation &#224; part qui a le droit d'y participer, autrement dit les bastions fondamentaux de l'OTAN, plus leurs alli&#233;s : le Japon, la Cor&#233;e du Sud, l'Australie et la Turquie, &#224; son double titre de pays en d&#233;veloppement et de membre de l'OTAN, et l'Arabie saoudite &#8211; un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est demain que d&#233;bute la r&#233;union du G-20, des pays les plus d&#233;velopp&#233;s et les plus riches de la plan&#232;te : les &#201;tats-Unis, le Canada, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et l'Union europ&#233;enne comme organisation &#224; part qui a le droit d'y participer, autrement dit les bastions fondamentaux de l'OTAN, plus leurs alli&#233;s : le Japon, la Cor&#233;e du Sud, l'Australie et la Turquie, &#224; son double titre de pays en d&#233;veloppement et de membre de l'OTAN, et l'Arabie saoudite &#8211; un gigantesque d&#233;p&#244;t de p&#233;trole l&#233;ger aux mains des transnationales d'Occident qui en tirent 9,4 millions de baril par jour, dont la valeur aux cours actuels est d'un milliard de dollars &#8211; d'un c&#244;t&#233; de la table, et de l'autre c&#244;t&#233; un groupe de pays au poids &#233;conomique et politique croissant qui sont en train de devenir, de fait, compte tenu du nombre de leurs habitants et de leurs ressources naturelles, une expression des int&#233;r&#234;ts de la majorit&#233; de notre monde victime et pill&#233; : la R&#233;publique populaire de Chine, la F&#233;d&#233;ration de Russie, l'Inde, l'Indon&#233;sie, l'Afrique du Sud, le Br&#233;sil, l'Argentine et le Mexique. L'Espagne, elle aussi alli&#233;e de l'OTAN, n'est que &#171; pays invit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'une r&#233;union entre les gros producteurs de machines et d'articles industriels et les gros fournisseurs de mati&#232;res premi&#232;res qui, durant un demi-mill&#233;naire apr&#232;s la Conqu&#234;te, furent des colonies europ&#233;ennes et qui, au si&#232;cle dernier, leur livraient des produits agricoles, des minerais et des ressources &#233;nerg&#233;tiques, victimes d'un &#233;change in&#233;gal impitoyable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette sombre p&#233;riode de l'Histoire d&#233;marra &#224; partir du jour o&#249; les descendants des tribus barbares qui peupl&#232;rent l'Europe &#171; d&#233;couvrirent &#187; et &#171; conquirent &#187; ce continent-ci, arm&#233;s d'&#233;p&#233;es, d'arbal&#232;tes et d'arquebuses. Les &#171; d&#233;couvreurs &#187;, que le monde dit occidental couvre si largement d'&#233;loges, comme si une partie de l'humanit&#233; ne vivait pas d&#233;j&#224; sur ce continent depuis quarante mille ans, cherchaient une route plus courte pour commercer avec la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils auraient d&#233;couvert dans ce pays, dont ils poss&#233;daient des &#233;chos &#224; travers les commer&#231;ants de soie et d'autres produits pr&#233;cieux que convoitaient l'aristocratie et la bourgeoise europ&#233;enne naissante, une civilisation fabuleuse dot&#233;e du langage &#233;crit, d'un art raffin&#233;, d'agriculture, de m&#233;taux, de poudre, ainsi que de principes fort avanc&#233;s en mati&#232;re d'organisation politique et militaire, dont des arm&#233;es fortes parfois de dizaines, voire de centaines de milliers de cavaliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils &#233;taient sur le point de naufrager quand ils touch&#232;rent terre &#224; proximit&#233; de Cuba, notre &#238;le dont Colomb prit possession peu apr&#232;s au nom du roi d'Espagne. Aurait-il pu le faire s'il &#233;tait vraiment arriv&#233; en Chine, selon son intention ? Son erreur a co&#251;t&#233; &#224; ce continent-ci des dizaines de millions de vie perdues dans le partage de l'Am&#233;rique, en vertu d'une bulle papale, entre deux r&#232;gnes de la p&#233;ninsule ib&#233;rique au milieu des conflits constants de la noblesse m&#233;di&#233;vale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le signalait le g&#233;nial peintre indien Oswaldo Guayasamin, la conqu&#234;te en soi et la recherche d'or et d'argent co&#251;t&#232;rent &#224; ceux qui peuplaient ce continent, berceau d'importantes civilisations, soixante-dix millions de vies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique noire peut aussi dire &#224; son tour ce qu'a signifi&#233; cette conqu&#234;te pour des millions de ses enfants, arrach&#233;s de l&#224; et vendus comme esclaves sur ce continent-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'oligarchie multimillionnaire qui, repr&#233;sent&#233;e par des chefs d'&#201;tat ou de gouvernement, se r&#233;unira &#224; Canne avec les repr&#233;sentants de presque six milliards d'habitants qui aspirent &#224; ce que leurs peuples puissent mener une existence digne, devrait r&#233;fl&#233;chir &#224; ces r&#233;alit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pays pr&#233;tendent monopoliser les technologies et les march&#233;s par les brevets, les banques, les moyens de transport les plus modernes et les plus co&#251;teux, la ma&#238;trise cybern&#233;tique de complexes processus de production, le contr&#244;le des communications et des m&#233;dias afin de duper le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant que les habitants de notre plan&#232;te se montent &#224; sept milliards, les &#201;tats qui n'en repr&#233;sentent qu'un sur sept et dont les populations, &#224; en juger par les protestations massives qui se d&#233;roulent en Europe et aux &#201;tats-Unis, ne semblent gu&#232;re satisfaits, mettent en danger la survie de notre esp&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui pourrait oublier que les &#201;tats-Unis ont sabot&#233; l'Accord de Kyoto &#224; un moment o&#249; l'on disposait d'un peu plus de temps pour emp&#234;cher une catastrophe, compte tenu des changements climatiques qui se produisent &#224; vue d'&#339;il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre r&#233;union des chefs d'&#201;tat et de gouvernement vient de se tenir les 28 et 29 octobre : ceux des pays ib&#233;ro-am&#233;ricains. Au nombre des calamit&#233;s que les peuples hispanophones et lusophones ont d&#251; supporter, il y a qu'ils vivent dans la r&#233;gion du monde o&#249; la distribution des richesses est la plus in&#233;gale. Bruno Rodriguez Parrilla, notre ministre des Relations ext&#233;rieures, apr&#232;s &#234;tre intervenu &#224; New York &#224; la session de l'ONU sur le blocus appliqu&#233; &#224; Cuba, s'est rendu &#224; Asuncion, la capitale du Paraguay, o&#249; il s'est dit des choses extr&#234;mement int&#233;ressantes sur la crise qui secoue l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau Premier ministre portugais s'est plaint am&#232;rement que l'Union europ&#233;enne se retrouve &#233;puis&#233;e et sans fonds apr&#232;s avoir sauv&#233; la Gr&#232;ce &#224; des co&#251;ts records, qu'elle pourrait faire face &#224; une crise au Portugal, mais qu'elle se plongerait alors en pleine banqueroute, incapable de secourir l'Italie, la septi&#232;me &#233;conomie mondiale, ce qui entra&#238;nerait la France dont les banques accumulent le gros de la dette italienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants ib&#233;riques doutent que l'engagement contract&#233; envers la Gr&#232;ce puisse se concr&#233;tiser et augurent, dans ce cas, une crise plus prolong&#233;e que celle de 1929.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;p&#234;ches informaient ce matin des dures cons&#233;quences qu'ont entra&#238;n&#233;es les pluies sans pr&#233;c&#233;dent qui se sont abattues sur la Tha&#239;lande, le plus gros exportateur de riz au monde, dont les ventes chuteront de 25 &#224; 19 millions de tonnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, l'information que la Chine augmentait sa production de cuivre m&#233;tallique de presque cinq millions de tonnes a eu des effets consid&#233;rables. Il n'emp&#234;che : alors que les &#201;tats-Unis conservent intact leur pouvoir de veto au Fonds mon&#233;taire international, celui-ci refuse &#224; la Chine le simple droit d'adopter le yuan comme monnaie convertible ! Jusqu'&#224; quand cette tyrannie durera-t-elle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; travers ce prisme qu'il faut analyser chaque mot prononc&#233; au Sommet du G-20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fidel Castro Ruz&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
La Havane. le 4 Novembre 2011&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> R&#233;flexions de Fidel Le r&#244;le g&#233;nocide de l'Otan I, II, III, IV...</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions-de-Fidel-Le-role-genocide-de-l-Otan-I-II-III-IV</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions-de-Fidel-Le-role-genocide-de-l-Otan-I-II-III-IV</guid>
		<dc:date>2011-10-23T01:25:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fidel Castro Ruz</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cette brutale alliance militaire est devenue le plus perfide instrument de r&#233;pression qu'a connue l'histoire de l'humanit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'OTAN a assum&#233; ce r&#244;le r&#233;pressif d&#232;s que l'URSS, qui avait servi de pr&#233;texte aux &#201;tats-Unis pour la cr&#233;er, a cess&#233; d'exister. Ses vis&#233;es criminelles sont apparues au grand jour en Serbie, un pays slave dont le peuple avait lutt&#233; si h&#233;ro&#239;quement contre les troupes nazies durant la Deuxi&#232;me Guerre mondiale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand, en mars 1999, les pays de cette organisation n&#233;faste, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette brutale alliance militaire est devenue le plus perfide instrument de r&#233;pression qu'a connue l'histoire de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OTAN a assum&#233; ce r&#244;le r&#233;pressif d&#232;s que l'URSS, qui avait servi de pr&#233;texte aux &#201;tats-Unis pour la cr&#233;er, a cess&#233; d'exister. Ses vis&#233;es criminelles sont apparues au grand jour en Serbie, un pays slave dont le peuple avait lutt&#233; si h&#233;ro&#239;quement contre les troupes nazies durant la Deuxi&#232;me Guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand, en mars 1999, les pays de cette organisation n&#233;faste, qui ambitionnaient de d&#233;sint&#233;grer la Yougoslavie apr&#232;s la mort de Josip Broz Tito, d&#233;p&#234;ch&#232;rent leurs troupes pour appuyer les s&#233;cessionnistes kosovars, ils se heurt&#232;rent &#224; la forte r&#233;sistance de cette nation dont les troupes exp&#233;riment&#233;es &#233;taient intactes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'administration yankee, conseill&#233;e par le gouvernement espagnol de droite de Jos&#233; Maria Aznar, bombarda l'&#233;difice de la t&#233;l&#233;vision serbe, les ponts du Danube et Belgrade, la capitale. Elle d&#233;truisit sous les bombes l'ambassade de la R&#233;publique populaire de Chine dont plusieurs fonctionnaires moururent, et ce ne fut absolument pas une erreur comme argu&#232;rent les responsables. De nombreux patriotes serbes perdirent la vie. Le pr&#233;sident Slobodan Milosevic accabl&#233; par la puissance des agresseurs et par la disparition de l'URSS, c&#233;da aux exigences de l'OTAN et admit la pr&#233;sence de ses troupes au Kosovo sous mandat de l'ONU, ce qui conduisit finalement &#224; sa d&#233;faite politique et &#224; son envoi devant la cour, en rien impartiale, de La Haye. Curieusement, il mourut en prison. Si le dirigeant serbe avait r&#233;sist&#233; quelques jours de plus, l'OTAN serait entr&#233;e dans une grave crise qui fut sur le point d'&#233;clater. L'Empire disposa ainsi de bien plus de temps pour imposer son h&#233;g&#233;monie aux membres toujours plus subordonn&#233;s de cette organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 21 f&#233;vrier au 27 avril dernier, j'ai publi&#233; sur le site web CubaDebate neuf R&#233;flexions consacr&#233;es &#224; cette question, abordant longuement le r&#244;le de l'OTAN en Libye et ce qu'il allait se passer de mon point de vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vais devoir faire un r&#233;sum&#233; des id&#233;es essentielles que j'ai expos&#233;es et des faits qui se sont d&#233;roul&#233;s comme je les avais pr&#233;vus, maintenant qu'un personnage clef de cette histoire, Mouammar Kadhafi, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; gri&#232;vement bless&#233; par les chasseurs-bombardiers les plus modernes de l'OTAN qui ont intercept&#233; et d&#233;truit son v&#233;hicule, a &#233;t&#233; captur&#233; vivant et assassin&#233; par les hommes que cette organisation militaire a arm&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son cadavre a ensuite &#233;t&#233; s&#233;questr&#233; et exhib&#233; comme un troph&#233;e de guerre, une conduite qui viole les principes les plus &#233;l&#233;mentaires de l'Islam et d'autres religions. On nous annonce que la Libye sera bient&#244;t d&#233;clar&#233;e &#171; &#201;tat d&#233;mocratique et d&#233;fenseur des droits humains &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je devrai donc consacrer plusieurs R&#233;flexions &#224; ces faits importants et significatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxi&#232;me partie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VOIL&#192; un peu plus de huit mois, le 21 f&#233;vrier dernier, j'avais affirm&#233;, absolument convaincu : &#171; Le plan de l'OTAN est d'occuper la Libye. &#187; C'est sous ce titre que j'avais abord&#233; pour la premi&#232;re fois ce point dans des R&#233;flexions dont la teneur semblait relever de la fantaisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reprends ci-dessous les facteurs qui m'avaient conduit &#224; cette conclusion :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le p&#233;trole est devenu la principale richesse aux mains des grandes transnationales yankees ; cette source de richesse leur a permis de disposer d'un instrument qui a accru consid&#233;rablement leur pouvoir politique dans le monde. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sur cette source d'&#233;nergie que s'est d&#233;velopp&#233;e la civilisation actuelle. Sur notre continent, le Venezuela a &#233;t&#233; le pays qui l'a pay&#233; le plus cher dans la mesure o&#249; les USA s'&#233;taient empar&#233;s des gisements &#233;normes dont la Nature a dot&#233; ce pays fr&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de la derni&#232;re guerre mondiale, des quantit&#233;s toujours plus &#233;lev&#233;es de p&#233;trole ont &#233;t&#233; extraites des gisements d'Iran, ainsi que de ceux d'Arabie saoudite, d'Irak et des pays arabes situ&#233;s autour qui en devinrent les principaux fournisseurs. La consommation mondiale n'a cess&#233; de s'&#233;lever pour atteindre le chiffre fabuleux d'environ quatre-vingts millions de barils par jour, y compris ceux qui sont extraits des &#201;tats-Unis, &#224; quoi sont venus s'ajouter le gaz, l'&#233;nergie hydraulique et l'&#233;nergie nucl&#233;aire. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gaspillage du p&#233;trole et du gaz est associ&#233; &#224; l'une des plus grandes trag&#233;dies, absolument pas solutionn&#233;es, que souffre l'humanit&#233; : les changements climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;] La Libye est devenue en d&#233;cembre 1951 le premier pays africain &#224; atteindre son ind&#233;pendance apr&#232;s la Deuxi&#232;me Guerre mondiale au cours de laquelle son territoire fut le th&#233;&#226;tre de combats importants entre les troupes allemandes et celles du Royaume-Uni&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le territoire de la Libye est d&#233;sertique &#224; 95 %. La technologie a permis de d&#233;couvrir d'importants gisements d'excellent p&#233;trole l&#233;ger &#8211; qui produisent aujourd'hui 1,8 million de barils par jour &#8211; et des gisements abondants de gaz naturel. [&#8230;] Son rude d&#233;sert est situ&#233; sur un &#233;norme lac d'eau fossile, qui fait le triple de la surface de Cuba, ce qui lui a permis de construire un vaste r&#233;seau de conduits d'eau potable &#224; travers tout le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;] La R&#233;volution libyenne a eu lieu en septembre 1969. Son principal dirigeant &#233;tait Mouammar Kadhafi, un militaire d'origine b&#233;douine, qui s'inspira d&#232;s sa premi&#232;re jeunesse des id&#233;es du leader &#233;gyptien Gamal Abdel Nasser. Nombre de ses d&#233;cisions furent sans doute associ&#233;es aux changements qui se produisirent quand, tout comme en &#201;gypte, une monarchie faible et corrompue y fut renvers&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;] On peut &#234;tre d'accord ou pas avec Mouammar Kadhafi. Le monde est actuellement bombard&#233; de nouvelles de toutes sortes, surtout produites par les m&#233;dias. Il faudra attendre le temps n&#233;cessaire pour conna&#238;tre vraiment ce qu'il y a de vrai et de mensonger ou de semi-v&#233;rit&#233;s dans ce qu'on nous dit de la situation chaotique en Libye. Ce qui est absolument &#233;vident &#224; mes yeux, c'est que l'administration &#233;tasunienne se fiche bien de la paix en Libye et qu'elle n'h&#233;sitera pas &#224; donner l'ordre &#224; l'OTAN d'envahir ce riche pays, peut-&#234;tre m&#234;me dans quelques heures ou quelques jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui, motiv&#233;s par de perfides desseins, ont invent&#233;, hier dimanche 20 f&#233;vrier dans l'apr&#232;s-midi, le mensonge selon lequel Mouammar Kadhafi se dirigeait au Venezuela, ont eu droit aujourd'hui &#224; la digne r&#233;ponse du ministre v&#233;n&#233;zu&#233;lien des Affaires &#233;trang&#232;res, Nicolas Maduro&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'imagine pas, quant &#224; moi, que le dirigeant libyen puisse abandonner le pays et fuir les responsabilit&#233;s qu'on lui impute, qu'elles soient fausses ou non en tout ou partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute personne honn&#234;te sera toujours oppos&#233;e &#224; n'importe quelle injustice commise contre n'importe quel peuple du monde. La pire serait maintenant de faire silence sur le crime que l'OTAN s'appr&#234;te &#224; commettre contre le peuple libyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les chefs de cette organisation belliciste, il y a urgence. Il faut le d&#233;noncer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s cette date, j'avais per&#231;u ce qui coulait de source.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demain, mardi 25 octobre, notre ministre des Relations ext&#233;rieures Bruno Rodriguez interviendra au si&#232;ge des Nations Unies pour d&#233;noncer le blocus criminel des &#201;tats-Unis contre Cuba. Nous suivrons de pr&#232;s cette bataille qui prouvera une fois de plus la n&#233;cessit&#233; non seulement de lever le blocus, mais encore d'en finir avec le syst&#232;me qui engendre l'injustice sur notre plan&#232;te, dilapide ses ressources et met la survie humaine en danger. Nous pr&#234;terons une attention sp&#233;ciale &#224; la plaidoirie de Cuba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisi&#232;me partie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 23 f&#233;vrier, j'ai affirm&#233; sous le titre : &lt;i&gt;&#171; La danse macabre du cynisme &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique de pillage impos&#233;e par les &#201;tats-Unis et leurs alli&#233;s de l'OTAN au Moyen-Orient est entr&#233;e en crise. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La trahison de Sadate &#224; Camp David a emp&#234;ch&#233; l'existence de l'&#201;tat arabe de Palestine vis&#233; dans les accords de l'ONU de novembre 1947, si bien qu'Isra&#235;l est devenu une forte puissance nucl&#233;aire alli&#233;e des &#201;tats-Unis et de l'OTAN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le complexe militaro-industriel &#233;tasunien a livr&#233; des dizaines de milliards de dollars tous les ans &#224; Isra&#235;l et m&#234;me aux &#201;tats arabes que celui-ci soumettait et humiliait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le g&#233;nie s'est &#233;chapp&#233; de la bouteille, et l'OTAN ne sait pas comment le contr&#244;ler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va s'efforcer de tirer le plus gros profit des regrettables &#233;v&#233;nements libyens. Nul n'est capable de savoir actuellement ce qu'il se passe dans ce pays. L'Empire a fait publier par ses m&#233;dias toutes sortes de chiffres et de versions, jusqu'aux plus saugrenus, afin de semer le chaos et la d&#233;sinformation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute &#233;vidence, une guerre civile se d&#233;roule en Libye. Pourquoi et comment a-t-elle &#233;clat&#233; ? Qui en paiera les cons&#233;quences ? L'agence Reuters, se faisant l'&#233;cho d'une banque japonaise bien connue, la Nomura, a signal&#233; que les cours du p&#233;trole pourraient battre tous les records :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;] Quelles en seraient les cons&#233;quences en pleine crise alimentaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principaux leaders de l'OTAN jubilent. Le Premier ministre britannique, David Cameron &#8211; selon ANSA &#8211; &#171; &#8230;a admis dans un discours au Kowe&#239;t que les pays occidentaux avaient fait erreur d'avoir soutenu des gouvernements non d&#233;mocratiques dans le monde arabe. &#187; [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son coll&#232;gue fran&#231;ais Nicolas Sarkozy a d&#233;clar&#233; : &#171; La poursuite de la r&#233;pression brutale et sanglante contre la population civile libyenne est r&#233;pugnante. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre italien des affaires &#233;trang&#232;res, Franco Frattini, a jug&#233; &#171; cr&#233;dible &#187; la quantit&#233; de mille morts &#224; Tripoli, et a parl&#233; de &#034;chiffres tragiques&#034; et de &#034;bain de sang&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Hillary Clinton, le &#171; bain de sang &#187; est &#171; absolument inacceptable &#187; et &#171; doit cesser &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Ban Ki-moon, &#171; le recours &#224; la violence dans ce pays est absolument inacceptable&#8230; le Conseil de s&#233;curit&#233; agira en accord avec les d&#233;cisions de la communaut&#233; internationale&#8230; nous envisageons une s&#233;rie de variantes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En fait, ce qu'attend Ban Ki-moon, c'est qu'Obama dise le dernier mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident &#233;tasunien a parl&#233; ce mercredi apr&#232;s-midi. Il a fait savoir que sa secr&#233;taire d'&#201;tat partirait en Europe afin de d&#233;cider avec les alli&#233;s de l'OTAN des mesures &#224; prendre. &#192; le voir, on constatait qu'il ne voulait pas laisser filer l'occasion de se colleter avec le s&#233;nateur r&#233;publicain d'extr&#234;me droite, John McCain, avec le s&#233;nateur pro-isra&#233;lien du Connecticut, Joseph Lieberman, et avec les dirigeants du Tea Party, et de garantir son investiture par le Parti d&#233;mocrate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias de l'Empire ont pr&#233;par&#233; le terrain en vue d'une action. Une intervention militaire en Libye n'aurait rien de surprenant, ce qui garantirait par ailleurs &#224; l'Europe les presque deux millions de barils par jour de p&#233;trole l&#233;ger qu'elle importe, si des &#233;v&#233;nements qui mettraient fin au leadership ou &#224; la vie de Kadhafi n'intervenaient pas avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute fa&#231;on, le r&#244;le d'Obama est plut&#244;t compliqu&#233;. Comment r&#233;agira le monde arabe et musulman si une telle &#233;quip&#233;e faisait couler &#224; flot le sang libyen ? La vague r&#233;volutionnaire d&#233;clench&#233;e en &#201;gypte freinera-t-elle une intervention de l'OTAN en Libye ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'invasion de l'Irak d&#233;clench&#233;e [&#8230;] sous de faux pr&#233;texte [&#8230;] a co&#251;t&#233; la vie &#224; plus d'un million d'Arabes innocents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul dans le monde n'acceptera jamais la mort de civils innocents, en Libye ou ailleurs. Je me demande : les &#201;tats-Unis et l'OTAN appliqueront-ils un jour ce m&#234;me principe aux civils d&#233;sarm&#233;s que leurs drones et leurs soldats tuent tous les jours en Afghanistan et au Pakistan ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vraiment la danse macabre du cynisme !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis que je r&#233;fl&#233;chissais &#224; ces faits, les Nations Unies ont ouvert hier, mardi 25 octobre, le d&#233;bat sur la r&#233;solution intitul&#233;e : &#171; N&#233;cessit&#233; de lever le blocus &#233;conomique, commercial et financier appliqu&#233; &#224; Cuba par les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique &#187;, une lev&#233;e que l'immense majorit&#233; des &#201;tats membres de cette organisation r&#233;clament depuis maintenant vingt ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois-ci, les nombreux raisonnements justes et coulant de source &#8211; qui ne sont que de simples exercices de rh&#233;torique selon les diff&#233;rentes administrations &#233;tasuniennes &#8211; ont mis plus que jamais &#224; nu la fragilit&#233; politique et morale de l'Empire le plus puissant qui ait exist&#233;, aux int&#233;r&#234;ts oligarchiques et &#224; la soif insatiable de pouvoir et de richesse auquel tous les habitants de la plan&#232;te, dont ceux du pays m&#234;me, ont &#233;t&#233; soumis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats-Unis tyrannisent et saignent &#224; blanc le monde globalis&#233; par leur puissance politique, &#233;conomique, technologique et militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt ann&#233;es de d&#233;bats honn&#234;tes et courageux men&#233;s aux Nations Unies avec le soutien d'&#201;tats qui expriment cens&#233;ment la volont&#233; de l'immense majorit&#233; des habitants de la plan&#232;te ont prouv&#233; cette v&#233;rit&#233;-l&#224; de plus en plus &#233;loquemment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant l'intervention de Bruno, des repr&#233;sentants ont exprim&#233; les vues de nombreuses organisations de pays : l'Argentine, pour le Groupe des 77 plus la Chine ; l'&#201;gypte, pour le Mouvement des pays non align&#233;s ; le Kenya, pour l'Union africaine ; le Belize, pour la Communaut&#233; des Cara&#239;bes (CARICOM) ; le Kazakhstan, pour l'Organisation de la coop&#233;ration islamique, et l'Uruguay, pour le MERCOSUR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ind&#233;pendamment de ces crit&#232;res collectifs, la Chine, dont le poids politique et &#233;conomique ne cesse de cro&#238;tre dans le monde, l'Inde et l'Indon&#233;sie, des pays qui repr&#233;sentent &#224; eux seuls 2,7 milliards d'habitants, ont appuy&#233; fermement la R&#233;solution &#224; travers leurs ambassadeurs. Tout comme l'ont fait les ambassadeurs de la F&#233;d&#233;ration de Russie, du Belarus, de l'Afrique du Sud, de l'Alg&#233;rie, du Venezuela et du Mexique. Parmi les pays les plus pauvres des Cara&#239;bes et d'Am&#233;rique latine, la repr&#233;sentante du Belize, qui a parl&#233; au nom de la Communaut&#233; des Cara&#239;bes, Saint-Vincent-et-Grenadines et la Bolivie, qui ont parl&#233; au nom de leurs respectifs pays ; dont les arguments relatifs &#224; la solidarit&#233; de notre peuple, malgr&#233; un blocus qui date maintenant de cinquante ans, seront un encouragement immense pour nos m&#233;decins, nos &#233;ducateurs et nos scientifiques, ont fait vibrer leur voix solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Nicaragua est aussi intervenu avant le scrutin pour expliquer vaillamment pourquoi son pays voterait contre cette mesure perfide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le repr&#233;sentant des &#201;tats-Unis l'avait fait juste avant pour expliquer l'inexplicable. Il m'a fait piti&#233;. C'est le r&#244;le qu'il doit jouer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure du scrutin, deux pays se sont &#233;clips&#233;s : la Libye et la Su&#232;de ; trois se sont abstenus : les &#238;les Marshall, la Micron&#233;sie et Palau ; deux ont vot&#233; contre : les &#201;tats-Unis et Isra&#235;l. Quand on sait que les USA comptent 313 millions d'habitants ; Isra&#235;l, 7,4 millions ; la Su&#232;de, 9,1 millions ; la Libye, 6,5 millions ; les &#238;les Marshall, 67 100 habitants ; la Micron&#233;sie, 106 800 ; Palau, 20 900, cela donne un total de 336 948 000 habitants, soit 4,8 % de la population mondiale qui se chiffre ce mois-ci &#224; 7 milliards d'habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le scrutin, la Pologne a expliqu&#233; le vote de l'Union europ&#233;enne qui, bien qu'elle soit une &#233;troite alli&#233;e des &#201;tats-Unis et qu'elle participe forc&#233;ment au blocus, est contraire &#224; cette mesure criminelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis dix-sept pays ont pris la parole pour expliquer avec fermet&#233; et d&#233;cision pourquoi ils avaient vot&#233; la r&#233;solution contre le blocus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quatri&#232;me partie &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'AI &#233;crit le 2 mars sous le titre : &#171; La guerre in&#233;vitable de l'OTAN &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la diff&#233;rence de l'&#201;gypte et de la Tunisie, la Libye occupe la premi&#232;re place de toute l'Afrique en Indice du d&#233;veloppement humain et en esp&#233;rance de vie. L'&#233;ducation et la sant&#233; y re&#231;oivent une attention sp&#233;ciale de l'&#201;tat. Le niveau culturel de sa population est sans doute plus &#233;lev&#233;. Ses probl&#232;mes sont d'une autre nature. [&#8230;] Le pays avait besoin d'une importante main-d'&#339;uvre &#233;trang&#232;re pour concr&#233;tiser ses plans de production et de d&#233;veloppement social ambitieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;] Il disposait d'&#233;normes ressources et r&#233;serves en devises convertibles, d&#233;pos&#233;es dans les banques des pays riches, ce qui lui permettait d'acheter des biens de consommation, voire des armes perfectionn&#233;es, aupr&#232;s de ces m&#234;mes pays qui veulent aujourd'hui l'envahir au nom des droits humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La colossale campagne de mensonges orchestr&#233;e par les m&#233;dias a provoqu&#233; une grande confusion dans l'opinion publique mondiale. Il passera du temps avant qu'on puisse reconstruire ce qu'il s'est vraiment pass&#233; en Libye et trier les faits r&#233;els des mensonges divulgu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;] L'Empire et ses principaux alli&#233;s recourent aux moyens les plus perfectionn&#233;s pour diffuser des informations dont il faut d&#233;duire des brins de v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Empire et l'OTAN &#8211; s&#233;rieusement inquiets devant la vague r&#233;volutionnaire d&#233;clench&#233;e dans le monde arabe qui produit une grande partie du p&#233;trole sur lequel repose l'&#233;conomie de consommation des pays d&#233;velopp&#233;s et riches &#8211; ne pouvaient pas laisser filer l'occasion du conflit interne surgi en Libye pour promouvoir une intervention militaire. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; leur d&#233;luge de mensonges et la confusion qu'ils ont sem&#233;e, les &#201;tats-Unis ne sont pas parvenus &#224; entra&#238;ner la Chine et la F&#233;d&#233;ration de Russie &#224; faire adopter par le Conseil de s&#233;curit&#233; une intervention militaire en Libye, bien qu'ils aient obtenu en revanche l'approbation de leur objectif momentan&#233; au Conseil des droits de l'Homme. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait est que, comme je l'avais pr&#233;vu, la Libye est d&#233;sormais en proie &#224; une guerre civile que les Nations Unies n'ont rien pu faire pour &#233;viter, m&#234;me si leur secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral a jet&#233; sa bonne part d'huile sur le feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le hic &#8211; ce que les diff&#233;rents acteurs n'imaginaient sans doute pas &#8211; c'est que les chefs de la r&#233;bellion ont d&#233;clar&#233; qu'ils refusaient toute intervention militaire &#233;trang&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon diff&#233;rentes agences de presse, Hafiz Ghoga, porte-parole du Comit&#233; de la r&#233;volution, a d&#233;clar&#233; le lundi 28 f&#233;vrier : [&#8230;] &#171; Ce que nous voulons, ce sont des informations secr&#232;tes, mais absolument pas qu'on touche &#224; notre souverainet&#233; a&#233;rienne, terrestre et maritime &#187;, a-t-il ajout&#233; lors d'une rencontre avec les journalistes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une d&#233;p&#234;che de l'AFP de lundi dernier, &#171; l'intransigeance des responsables de l'opposition en mati&#232;re de souverainet&#233; nationale refl&#233;tait l'opinion que de nombreux Libyens ont manifest&#233;e spontan&#233;ment &#224; la presse internationale &#224; Benghazi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une professeure de sciences politiques de l'universit&#233; de Benghazi, Abeir Imneina, a affirm&#233; ce m&#234;me jour :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y a un tr&#232;s fort sentiment national en Libye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; De plus, l'exemple de l'Irak fait peur dans l'ensemble du monde arabe &#187;, souligne-t-elle, en r&#233;f&#233;rence &#224; l'invasion am&#233;ricaine de 2003, cens&#233;e apporter la d&#233;mocratie dans le pays, puis par contagion &#224; l'ensemble de la r&#233;gion, un sc&#233;nario totalement d&#233;menti par les faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On sait bien comment cela s'est pass&#233; en Irak, qui se trouve en pleine instabilit&#233;, &#231;a ne donne vraiment pas envie de suivre le m&#234;me chemin. On ne veut pas que les Am&#233;ricains viennent pour finir par devoir regretter Kadhafi. &#187; [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques heures apr&#232;s la diffusion de cette d&#233;p&#234;che, deux des principaux journaux des USA, The New York Times et The Washington Post, s'empress&#232;rent d'offrir de nouvelles versions sur ce point, que rapporte l'agence DPA le 1er mars :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; L'opposition libyenne pourrait demander &#224; l'Occident de bombarder par air des positions strat&#233;giques occup&#233;es par des forces fid&#232;les au pr&#233;sident Mouammar el-Kadhafi, fait savoir aujourd'hui la presse &#233;tasunienne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La question est discut&#233;e par le Conseil r&#233;volutionnaire libyen, pr&#233;cisent The New York Times et The Washington Post dans leurs versions num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au cas o&#249; les actions a&#233;riennes se r&#233;aliseraient dans le cadre des Nations Unies, cela n'impliquerait aucune intervention internationale, a expliqu&#233; le porte-parole du Conseil, cit&#233; par The New York Times.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; The Washington Post a cit&#233; des rebelles qui reconnaissent que, sans l'appui de l'Occident, les combats contre les forces loyales &#224; Kadhafi pourraient durer longtemps et co&#251;ter beaucoup de vie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis aussit&#244;t demand&#233; dans ces R&#233;flexions :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi cette insistance &#224; pr&#233;senter les rebelles comme des membres &#233;minents de la soci&#233;t&#233; libyenne en train d'inviter les &#201;tats-Unis et l'OTAN &#224; bombarder et &#224; tuer des Libyens ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On saura un jour la v&#233;rit&#233; &#224; travers des gens comme la professeure de sciences politiques de l'Universit&#233; de Benghazi, si &#233;loquente quand elle raconte la terrible exp&#233;rience qu'ont v&#233;cue des millions d'Iraquiens, tu&#233;s, sans abri, sans emploi ou contraints d'&#233;migrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, mercredi 2 mars, l'agence EFE pr&#233;sente ce porte-parole rebelle faisant des d&#233;clarations qui, &#224; mon avis, infirment et confirment &#224; la fois celles de lundi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Benghazi (Libye), 2 mars. La direction rebelle en Libye a demand&#233; aujourd'hui au Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU de lancer une attaque a&#233;rienne &#034;contre les mercenaires&#034; du r&#233;gime de Mouammar el-Kadhafi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#034;Notre arm&#233;e ne peut pas lancer des attaques contre les mercenaires en raison de son r&#244;le d&#233;fensif&#034;, a affirm&#233; le porte-parole rebelle Hafiz Ghoga en conf&#233;rence de presse &#224; Benghazi. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; laquelle des nombreuses guerres imp&#233;rialistes ressemblerait celle-ci ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; celle d'Espagne en 1936, &#224; celle de Mussolini contre l'&#201;thiopie en 1935, &#224; celle de George W. Bush contre l'Irak en 2003, ou &#224; n'importe laquelle des dizaines de guerres lanc&#233;es par les &#201;tats-Unis contre les peuples d'Am&#233;rique, depuis l'invasion du Mexique en 1846 jusqu'&#224; celle des Malvines en 1982 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans exclure, bien entendu, l'invasion mercenaire de Playa Giron, la sale guerre et le blocus contre notre patrie, une invasion dont nous f&#234;terons le cinquanti&#232;me anniversaire le 16 avril prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces guerres, comme celle du Viet Nam qui a co&#251;t&#233; des millions de vies, ont eu pour points de d&#233;part les justifications et les mesures les plus cyniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ceux qui doutent encore qu'une intervention militaire aura forc&#233;ment lieu en Libye, je tiens &#224; citer l'agence de presse AP, que je consid&#232;re bien inform&#233;e, dont une d&#233;p&#234;che d'aujourd'hui affirme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les pays de l'Organisation du Trait&#233; de l'Atlantique Nord (OTAN) &#233;laborent un plan d'urgence qui prend pour mod&#232;le les zones d'exclusion de vols &#233;tablies dans les Balkans dans les ann&#233;es 90, au cas o&#249; la communaut&#233; internationale d&#233;ciderait d'imposer un embargo a&#233;rien sur la Libye, ont affirm&#233; des diplomates. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'importe quelle personne honn&#234;te capable d'observer avec objectivit&#233; les &#233;v&#233;nements peut constater le danger que repr&#233;sente l'ensemble des faits cyniques et brutaux qui caract&#233;risent la politique des &#201;tats-Unis et qui expliquent pourquoi ils se sont retrouv&#233;s si honteusement seuls lors du d&#233;bat aux Nations Unies sur la r&#233;solution : &#171; N&#233;cessit&#233; de lever le blocus &#233;conomique, commercial et financier appliqu&#233; &#224; Cuba par les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; mon travail, je suis les Jeux panam&#233;ricains de Guadalajara.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre pays se sent fier de ces jeunes gens qui sont des exemples pour le monde par leur d&#233;sint&#233;ressement et leur esprit de solidarit&#233;. Je les f&#233;licite chaleureusement. Personne ne pourra plus leur &#244;ter la place d'honneur qu'ils ont gagn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je continuerai dimanche 30.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fidel Castro Ruz&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
La Havane. Cuba, le 23, 25 Octobre 2011&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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