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	<title>El Correo</title>
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		<title>Panorama &#233;conomique : l'Argentine, patrimoine n&#233;gatif</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Panorama-economique-l-Argentine-patrimoine-negatif</link>
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		<dc:date>2004-10-04T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julio Nudler</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'Argentine mal g&#233;r&#233;e pendant des ann&#233;es, a actuellement, selon son bilan comptable, un patrimoine net n&#233;gatif de 387.512 millions de pesos (1M &#8364;). Ce chiffre correspond au dernier jour de 2003. Ceci signifie que le pays - pas son secteur priv&#233;, ses citoyens, ses entreprises et soci&#233;t&#233;s civiles, mais son secteur public national, sans inclure les provinces ni les communes, qui poss&#232;de des biens communs &#224; tous - a un passif plus lourd que son actif. Tout ce qu'il poss&#232;de n'arrive pas &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Economie" rel="directory"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Argentine mal g&#233;r&#233;e pendant des ann&#233;es, a actuellement, selon son bilan comptable, un patrimoine net n&#233;gatif de 387.512 millions de pesos (1M &#8364;). Ce chiffre correspond au dernier jour de 2003. Ceci signifie que le pays - pas son secteur priv&#233;, ses citoyens, ses entreprises et soci&#233;t&#233;s civiles, mais son secteur public national, sans inclure les provinces ni les communes, qui poss&#232;de des biens communs &#224; tous - a un passif plus lourd que son actif. Tout ce qu'il poss&#232;de n'arrive pas &#224; &#233;quilibrer ce qu'il doit. Voila la photo. Pour voir le film, il est n&#233;cessaire de s'en remettre aux bilans pr&#233;c&#233;dents, et quand on prend celui de fin 2002, on peut v&#233;rifier que l'ann&#233;e pass&#233;e le trou du patrimoine net a &#233;t&#233; approfondi, en augmentant de quelque 26 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand quelque chose de semblable arrive &#224; une entreprise priv&#233;e, la conclusion est &#233;vidente : l'entreprise affiche des pertes, et elle a continu&#233; &#224; le faire durant 2003. Mais un pays n'est pas une soci&#233;t&#233; commerciale qui a des objectifs de profit. Il manque un tableau de pertes et profits. Toutefois, seule change la mani&#232;re d'appeler les choses. Les termes utilis&#233;s sont exc&#233;dent et d&#233;ficit, la m&#234;me chose que dans un club ou une association. Au d&#233;but du 2003, l'Argentine a d&#233;marr&#233; avec un patrimoine n&#233;gatif de 361.832 millions de pesos, mais quand a commenc&#233; 2004, son rouge atteint les 387.5 milliards d&#233;j&#224; mentionn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat national a-t-il toujours &#233;t&#233; dans cette situation, avec son actif et son passif, tellement &#224; terre ? Le mal vient de loin, mais comme on peut le deviner, la grande catastrophe s'est d&#233;voil&#233;e avec l'effondrement de la convertibilit&#233;. Le dernier jour de 2001, quand r&#233;gnait encore, th&#233;oriquement, la parit&#233; de 1 &#224; 1, le patrimoine national avait d&#233;j&#224; diminu&#233; &#224; 79.848 millions de pesos sous terre. Mais ceci signifie que, depuis lors, le solde n&#233;gatif a &#233;t&#233; multipli&#233; presque par cinq.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale raison est presque &#233;vidente : le passif a explos&#233;, tant &#224; cause de la dette externe en dollars - qui a violement mont&#233; avec la d&#233;valuation radicale du peso- qu'&#224; cause des nouveaux engagements que l'&#201;tat a du contracter pour &#233;pargner &#224; quelques secteurs (endett&#233;s, &#233;pargnants) tout ou partie des dommages patrimoniaux que leur causait la crise du r&#233;gime. Le bilan de la nation Argentine montre, dans des nombres clairs, combien a pay&#233; le patrimoine commun de la soci&#233;t&#233; par la cette aide pr&#234;t&#233;e &#224; certains de ses membres. Il n'est pas &#233;tonnant alors que d'autres, non li&#233;s au syst&#232;me financier, comme les pauvres et les indigents, doivent payer l'adition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'Alliance a assum&#233;, &#224; la fin de 1999, le menemisme lui a laiss&#233; une Administration Nationale dans le rouge de $ 73.647 millions (18.787 M &#8364;). Le cataclysme se d&#233;veloppait irr&#233;versiblement d&#233;j&#224;. Le r&#233;sultat de 1998 avait &#233;t&#233; d&#233;j&#224; un d&#233;ficit environ 15 milliards. Ceci n'est dit par caprice de personne : ils sont les nombres que fournit la comptabilit&#233; officielle. Il est simplement math&#233;matique que quand cro&#238;t le passif et pas l'actif, le patrimoine net est chaque fois plus n&#233;gatif. De fait, le chiffre le plus spectaculaire du dernier bilan national correspond au compte Total du Passif, qui enregistre $ 510.398 millions (130.204 M &#8364;). Il n'est pas autre chose que des dettes. Maintenant la plus grande perspective d'am&#233;lioration dans ce tableau comptable d&#233;sastreux est la r&#233;duction de la dette &#224; travers la remise. Si cela &#233;tait obtenu avant de conclure l'ann&#233;e, 2004 celui-ci passerait &#224; l'histoire comme une p&#233;riode d'exc&#233;dent &#233;norme pour la simple raison que dispara&#238;trait une portion substantielle du passif. Dans le bilan se refl&#233;terait clairement le plus petit lest qu'il p&#232;serait sur les possibilit&#233;s futures de cette entreprise commune. De toutes mani&#232;res, il est aussi certain que dans cette classe de bilans, le calcul des passifs est plus clair que celui de quelques actifs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le sch&#233;ma se ressemble beaucoup &#224; l'&#233;tat comptable de toute entreprise priv&#233;e. Dans Disponibilit&#233;s, par exemple, les comptes bancaires et les petites caisses, ajoutent en finissant 2003 presque $ 3500 millions. &#192; moins que le compte soit mal faites, les nombres on ne peut pas les mettre en question. Ils sont des bilans transparents. Mais la certitude dispara&#238;t dans les autres actifs. Par exemple, en ce qui concerne les Biens d'Utilisation. Le premier probl&#232;me est quoi inclure dans cette rubrique. Le deuxi&#232;mement, et pas la moindre, est comment l'&#233;valuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Gouvernement de la Ville, qui essaye d'avoir aussi son bilan, doit d&#233;cider, par exemple, comment &#233;valuer une rue, une place ou la statue &#233;questre du g&#233;n&#233;ral San Mart&#237;n. Tous ces biens sont inali&#233;nables, et manquent par cons&#233;quent d'une valeur v&#233;nale. A-t-il un sens d'&#233;valuer plus un m&#232;tre carr&#233; de Place San Mart&#237;n qu'un autre du Parc Avellaneda ? En outre, une place s'amortit-elle ? En un certain sens oui, mais dans un autre non, m&#234;me s'ils le passent par dessous trois manifestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus importants actifs que poss&#232;de la nation correspondent &#224; ceux appel&#233;s &#034;biens publics&#034;, que le Code Civil ne d&#233;finit pas mais qu'&#233;num&#232;re, y compris en ces derniers les mers territoriales et int&#233;rieurs, ports, rivi&#232;res, ruisseau, les plages et les rivages, le Laques navigables et ses lits, les &#238;les de la mer territoriale, les rues, places, chemins, canaux, ponts et tout autre oeuvre publique construite pour l'utilit&#233; ou confort commun, les documents officiels des pouvoirs de l'&#233;tat, les ruines, les gisements arch&#233;ologiques, et autres choses ressemblantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres actifs publics fondamentaux, comme les richesses du sous-sol, ont &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;es aux provinces et n'apparaissent pas dans le bilan national. L'id&#233;e a &#233;t&#233;, vers 1992, qui chaque &#233;tat sous national aurait aussi sa comptabilit&#233;, avec des crit&#232;res homog&#232;nes, pour pouvoir parfois disposer d'un bilan consolid&#233; de l'Argentine, aspiration qui continu en suspens, malgr&#233; l'int&#233;r&#234;t de quelques secteurs, comme celui de Salta, qui a contract&#233; Price comme consultant. Curieusement, la province de Buenos Aires ne para&#238;t pas avoir avanc&#233; beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question n'est pas triviale, puisque les &#233;tats budg&#233;taires sont comme une comptabilit&#233; de coupure simple, qui montre des variations dans les rubriques, mais ne peut pas expliquer ni justifier aucune d'elles. En revanche, le bilan par coupure double est un meilleur outil information et contr&#244;le, parce que chaque mouvement doit avoir une contrepartie, traduite par une &#233;criture. Si l'&#201;tat vend quelque chose, il doit appara&#238;tre en &#233;change de ce qu'il l'a fait, et ceci, au moins en th&#233;orie, permet de suivre des erreurs ou des fraudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre signe clef est qu'un bon bilan national, qui compile tous les actifs &#233;tatiques et le patrimoine net du secteur public, il peut servir comme mesure du degr&#233; de socialisation de l'&#233;conomie. D'autant plus de biens publics (ou priv&#233;s en pouvoir de l'&#201;tat) existent, par rapport aux biens particuliers, plus importante sera la richesse partag&#233;e proportionnellement dans toute la soci&#233;t&#233;. En comparant le bilan de l'Argentine avec celui d'autres nations on peut alors voir, si on utilise des crit&#232;res homog&#232;nes, dans quel mesure est social ou priv&#233;e cette R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois ce sont des raisons politiques celles qui expliquent l'omission de certains importants actifs. Dans des Comptes &#224; Percevoir, par exemple, on devrait pr&#233;alablement inclure les imp&#244;ts touch&#233;s, au moins combien se rassemblera dans le court et moyen terme par cette dette contract&#233; par le secteur priv&#233; avec l'&#201;tat.&lt;br class='autobr' /&gt; Toutefois, c'est un calcul dangereux pour les dirigeants. Si dans la Ville on estimait, sur la base des donn&#233;es cadastrales, les estimations et les aliquotes, on pourrait pr&#233;voir le chiffre &#224; recueillir dans Immobilier et ABL. Mais donc, le contraste avec ce qui est effectivement rassembl&#233; pourrait d&#233;montrer une mince efficacit&#233; de la Direction de Imp&#244;ts. Les dirigeants pr&#233;f&#232;rent, pour cette raison, pr&#233;dire d'un point de vue budg&#233;taire combien encaisseront par ces taxes, sans lier ce nombre &#224; l'ampleur potentielle, pour ne pas transpara&#238;tre le degr&#233; d'inaccomplissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bilan de la nation est, en outre int&#233;ressant, assez amusant. Il y a des nombres qui paraissent m&#234;me une blague, bien qu'ils soient probablement tr&#232;s s&#233;rieux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les Biens d'Utilisation il y a un compte des Immeubles, o&#249; ils sont assign&#233;s les b&#226;timents innombrables que poss&#232;de la nation, en commen&#231;ant par la Casa Rosada (Si&#232;ge pr&#233;sidentiel)- que, il sera rappel&#233;, Adolfo Rodriguez S&#225;a voulait hypoth&#233;quer -.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rubrique a joui, heureusement, d'une croissance en 2003, mais celui-ci a &#233;t&#233; &#224; peine de 192.000 pesos (48.980 &#8364;), qui peuvent correspondre &#224; quelques minimales installations sanitaires dans certains couloirs perdus d'un minist&#232;re. Autres significatives am&#233;liorations n'ont pas exist&#233; pour le moment, selon les comptables de la R&#233;publique.&lt;br class='autobr' /&gt;
P&#225;gina 12, du 2 octobre 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>L'Emprunt Baring fut la dette la plus longue du monde pour l'Argentine, un cancer qui a dur&#233; 120 ann&#233;es</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/L-Emprunt-Baring-fut-la-dette-la-plus-longue-du-monde-pour-l-Argentine-un-cancer-qui-a-dure-120-annees</link>
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		<dc:date>2004-03-21T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julio Nudler</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le premier grand endettement argentin s'est produit peu apr&#232;s l'Ind&#233;pendance. Rivadavia avait profit&#233; de la bulle sp&#233;culative anglaise, et il est all&#233; jusqu'&#224; assurer que les pampas &#233;taient couvertes d'or. Jorge Gaggero fait le lien entre cette histoire et le pr&#233;sent. &lt;br class='autobr' /&gt; Le pr&#234;t Baring, contract&#233; par Bernardino Rivadavia, a fini d'&#234;tre pay&#233; en 1947, apr&#232;s quelque 120 ann&#233;es. Per&#243;n a annul&#233; &#224; ce moment l&#224; toute la dette externe - se souvient l'&#233;conomiste Jorge Gaggero -. Cela lui a permis de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Dette-externe" rel="directory"&gt;Dette externe&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le premier grand endettement argentin s'est produit peu apr&#232;s l'Ind&#233;pendance. Rivadavia avait profit&#233; de la bulle sp&#233;culative anglaise, et il est all&#233; jusqu'&#224; assurer que les pampas &#233;taient couvertes d'or. Jorge Gaggero fait le lien entre cette histoire et le pr&#233;sent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le pr&#234;t Baring, contract&#233; par Bernardino Rivadavia, a fini d'&#234;tre pay&#233; en 1947, apr&#232;s quelque 120 ann&#233;es. Per&#243;n a annul&#233; &#224; ce moment l&#224; toute la dette externe - se souvient l'&#233;conomiste Jorge Gaggero -. Cela lui a permis de d&#233;clarer avec toute solennit&#233; l'ind&#233;pendance &#233;conomique &#171; dans la Maison de Tucuman &#187; (Lieu o&#249; &#233;tait n&#233;&#233;e l'Ind&#233;pendance). Ont &#233;t&#233; ainsi cl&#244;tur&#233;s simultan&#233;ment les deux grands cycles pr&#233;c&#233;dents d'endettement : celui de la Baring et celui de la G&#233;n&#233;ration 80. Mais presque imm&#233;diatement, l'&#201;tat argentin a recommenc&#233; avec l'accumulation d'une dette externe, bien qu'au d&#233;but par de petites quantit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qui m&#232;nerait &#224; la formation du Club de Paris en 1956 pour ren&#233;gocier... &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Oui, et &#224; l'entr&#233;e du FMI en 1955 sur la sc&#232;ne argentine, ce pourquoi il &#233;tait n&#233;cessaire de renverser &#224; Per&#243;n. Mais un troisi&#232;me cycle d'endettement intense sera seulement entam&#233; en 1976, pour aboutir &#224; la crise de 1982 et &#224; la signature du Plan Brady dix ans plus tard, qui n'a pas r&#233;solu le probl&#232;me structurel de la dette, aggrav&#233; ensuite par le nouveau cycle Menem-Cavallo-Roque Fern&#225;ndez-Cavallo, qui a conduit &#224; la catastrophe de 2001. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec cette &#034;ind&#233;pendance&#034; hypoth&#233;qu&#233;e... &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En 1997, alors que le pays se dirigeait r&#233;solument vers le sommet d'une nouvelle et ruineuse parabole de dette - celle-ci repr&#233;sentait d&#233;j&#224; 40% du PIB, et les int&#233;r&#234;ts &#233;quivalaient &#224; 2.4% de celui-ci -, la Fondation Eva Per&#243;n - ou ce qu'&#233;tait son successeur nostalgique - a d&#233;couvert dans le hall du Minist&#232;re de l'&#201;conomie une plaque reluisante, rest&#233;e l&#224;, dans sur laquelle on lit : &#034;1947-1997, 9 juillet, Cinquantenaire de la d&#233;claration de l'Ind&#233;pendance &#201;conomique de la R&#233;publique Argentine &#224; Tucuman, quand fut annul&#233; le pr&#234;t contract&#233; par Bernardino Rivadavia en 1826 avec la compagnie Baring Brothers. Ont collabor&#233; &#224; ce geste patriotique Arturo Jauretche (celui qui pr&#233;sidait la Banque de la Province de Buenos Aires) et Manuel Miranda.&#034; Au pied de la plaque, qui exprime la reconnaissance envers Juan Domingo Per&#243;n, figurent Roque Fern&#225;ndez, en tant que ministre de l'&#201;conomie, et &#034;du compagnon Carlos Sa&#250;l Menem&#034; comme pr&#233;sident de la Nation. Cette plaque r&#233;sume, &#224; mon avis, la parodie du p&#233;ronisme final qu'a &#233;t&#233; le m&#233;n&#233;misme. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il faut rappeler qu'en juillet 2001, Fernando de la R&#250;a et Domingo Cavallo ont proclam&#233; une nouvelle ind&#233;pendance &#233;conomique, bas&#233;e sur &#034;le d&#233;ficit z&#233;ro&#034;. Mais quand a commenc&#233; cette histoire ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le premier grand endettement argentin s'est produit quelques ann&#233;es apr&#232;s la R&#233;volution de Mai, mais n'a pas &#233;t&#233; diff&#233;rent de ce qui &#233;tait arriv&#233; dans d'autres pays latino-am&#233;ricains. Cela montre un comportement particulier de la m&#233;tropole, c'est-&#224;-dire Londres &#224; l'&#233;poque, tr&#232;s semblable &#224; la conduite de New York en 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles conditions ont &#233;t&#233; donn&#233;es par la m&#233;tropole ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Napol&#233;on avait &#233;t&#233; mis en &#233;chec en 1815, de sorte que la paix ait lib&#233;r&#233; une grande capacit&#233; &#233;conomique chez les puissances gagnantes, ainsi qu'en 1990 la chute de l'Union Sovi&#233;tique allait produire une vision de fin de l'histoire. Vers 1820 on a vu la lib&#233;ration des ressources qui avaient &#233;t&#233; concentr&#233;es sur l'effort de guerre. Les Anglais avaient plac&#233; leurs &#233;conomies dans des bons que le Tr&#233;sor &#233;mettait pour financer la guerre contre Napol&#233;on. En cessant la lutte, l'&#201;tat britannique n'a pas eu besoin d'autres fonds, de sorte qu'il a r&#233;duit le revenu - qui avant &#233;tait de 5% annuel - et qu'il a offert des pr&#233;-annulation. Parall&#232;lement, des pays comme la Gr&#232;ce ou l'Autriche, eurent besoin de financement, et ont &#233;mis des bons souverains, en attirant l'argent frais des Anglais avec de meilleurs taux. L'Am&#233;rique latine fut inscrite dans ce processus, parce que quelques ann&#233;es avant la bataille d&#233;cisive de Ayacucho, lib&#233;r&#233;e en 1824, on consid&#233;rait tr&#232;s probable la victoire des forces ind&#233;pendantistes. L'Angleterre, qui n'approuvait pas officiellement la lib&#233;ration des colonies espagnoles, encourageait sa lutte et a laiss&#233; fleurir un march&#233; de bons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Finances pour la lib&#233;ration... &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D&#233;j&#224; en 1819 Bolivar avait financ&#233; sa premi&#232;re campagne avec succ&#232;s avec des titres plac&#233;s &#224; Londres. C' est ainsi qu'il attribuera &#224; son broker le m&#233;rite d'avoir permis l'ind&#233;pendance du Venezuela. La future Colombie, le Mexique, le P&#233;rou, le Chili, le Br&#233;sil et les Etats-Unis d'Am&#233;rique centrale, projet ensuite manqu&#233;, ont &#233;mis des dette. Et aussi l'Argentine, avec le c&#233;l&#232;bre pr&#234;t Baring, qui n'a pas &#233;t&#233; pr&#233;curseur. La cause latino-americaine &#233;tait supr&#234;mement populaire parmi les Britanniques, qui la voyaient comme une forme d'expansion de la civilisation anglaise dans le monde, et &#224; partir de l&#224;, une occasion de faire de tr&#232;s bonnes affaires. Dans des caf&#233;s et des tavernes o&#249; se r&#233;unissaient les brokers londoniens, on accrochait des repr&#233;sentations de Bolivar. &lt;br /&gt;
L'exp&#233;dition de Humboldt et de Bonpland &#224; la fin du XVIII avait engendr&#233; d&#233;j&#224; une vision de corne d'abondance pour cette Am&#233;rique latine exub&#233;rante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles furent les conditions financi&#232;res du pr&#234;t Baring ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les standards pour ce type d'op&#233;rations. Une fois soustraits les int&#233;r&#234;ts avanc&#233;s et les commissions, le preneur recevait effectivement autour de 60 % de la quantit&#233; nominale du pr&#234;t. Il y avait une foi aveugle dans la force des nouveaux pays lib&#233;r&#233;s, sans faire attention &#224; la grande difficult&#233; de fonder des &#233;tats efficaces sur les vieilles structures coloniales, tellement inefficaces et centralis&#233;es. Ils n'avaient pas conscience du d&#233;fi qu'&#233;tait de percevoir des imp&#244;ts dans ces vastes extensions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Malgr&#233; &#231;a, il y avait d&#233;j&#224; des sur-taux, une sorte de risque pays... &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Oui, parce que les taux effectifs &#233;taient tr&#232;s sup&#233;rieurs &#224; ceux offerts par les titres anglais, et en outre de nombreux interm&#233;diaires intervenaient, et op&#233;raient comme underwriters ; c'est &#224; dire, qu'ils souscrivaient d'abord eu nom propre les bons et ensuite ils les repla&#231;aient &#224; Londres, en gagnant des diff&#233;rences appr&#233;ciables. Ils &#233;taient comme les banques d'investissement d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel fut le probl&#232;me ? &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;Avant tout, on a n&#233;glig&#233; les finalit&#233;s apparentes pour lesquelles on a pris les pr&#234;ts. On projetait des travaux d'infrastructure, de colonisations, quelques industries. Dans le cas du Baring, il devait financer un port &#224; Buenos Aires et beaucoup d'autres, que l'historiographie dominante inscrit dans l'ideal rivadavian. Mais, en r&#233;alit&#233;, avec ce cr&#233;dit, on a commenc&#233; pour financer l'importation de manufactures anglaises, y compris du mat&#233;riel de guerre, que le pays ne pouvait pas payer parce qu'il ne produisait pas d'exportations. Le pr&#234;t Baring a financ&#233; ensuite le d&#233;ficit fiscal et la guerre avec le Br&#233;sil. Rivadavia, premier grand manipulateur du discours du libre march&#233; en Argentine, a appliqu&#233; avec soin au d&#233;but une prolixit&#233; fiscale. Ses discours &#233;taient une apologie au non endettement et critiquaient d'autres nations latino-americaines, qui avaient des probl&#232;mes pour rembourser les dettes contract&#233;es. Mais lui-m&#234;me a n&#233;glig&#233; tout ceci quand la fantaisie unitaire a cru avoir gagn&#233; la bataille par l'organisation nationale. Rivadavia est pass&#233; de gouverneur de la province de Buenos Aires &#224; pr&#233;sident, mais sans aucun consensus int&#233;rieur. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle fut la relation avec l'Angleterre ? &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;A ce moment on menait de grandes affaires avec les Britanniques. Les projets de travaux publics avaient tous des gestionnaires anglais. Et apparaissent les compagnies mini&#232;res c&#233;l&#232;bres, dans un boom de cr&#233;ation de soci&#233;t&#233;s par actions, simultan&#233;es &#224; l'essor des bons de dette publique. Cette euphorie a donn&#233; lieu &#224; des escroqueries gigantesques par manque d' exp&#233;rience, de r&#232;glements et de contr&#244;les. &#192; l'abri de l'attraction produite par Potos&#237; il y a eu un grand nombre d'entreprises mini&#232;res fond&#233;es sur tout le continent. Le cas du Rio de La Plata &#233;tait anormal, parce qu'il n'avait pas de pr&#233;c&#233;dents d'activit&#233; extractive significative. &#192; Londres on a lev&#233; des capitaux avec des prospectus d&#233;lirants. Il y a un r&#233;dig&#233; de la main de Rivadavia lui-m&#234;me, qui est dans des livres anglais (&#224; l'&#233;cole en Argentine cela n'est pas enseign&#233;). Il y assurait que dans les pampas, apr&#232;s une pluie forte, quand l'eau nettoyait la poussi&#232;re de la surface, on voyait les p&#233;pites d'or, qui &#233;taient &#224; port&#233;e de main. Il raconte m&#234;me le cas d'une femme, qui alors que la pluie cessait est sortie de son rancho pour ramasser une p&#233;pite d'un poids &#233;tonnant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'arrivait -il avec le nord-ouest ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les partisans de l'unit&#233; accordaient des concessions sur les territoires contr&#244;l&#233;s par des caudillos locaux, sans l'accord de ceux-ci, o&#249; en effet il y avait des ressources mini&#232;res, comme Catamarca ou la Rioja, mais qui &#233;taient politiquement inaccessibles, outre les co&#251;ts &#233;lev&#233;s dus aux distances &#233;normes. Un ing&#233;nieur anglais a voyag&#233; &#224; cheval six mille kilom&#232;tres et a fini par d&#233;noncer que tout &#233;tait du bluff. Quand l'aventure unitaire s'est termin&#233;e et que Manuel Dorrego repris la gouvernance de la province, on s'est trouv&#233; avec une r&#233;clamation d'une compagnie anglaise pour 52.550 livres, une fortune pour l'&#233;poque. Il a qualifi&#233; toute cette affaire comme une &#034;affaire myst&#233;rieuse&#034;. L'&#233;num&#233;ration que Dorrego fait dans son premier discours &#224; la L&#233;gislature en septembre de 1827 de l'h&#233;ritage re&#231;u de Rivadavia est impressionnante. La guerre avec le Br&#233;sil avait &#233;t&#233; militairement gagn&#233;e et perdue sur la table de n&#233;gociations, entre d'autres choses par l'asphyxie &#233;conomique provoqu&#233;e par le blocus br&#233;silien , emp&#234;chant des importations et par cons&#233;quent la collecte douani&#232;re. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De quoi vivait l'&#201;tat ? &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;Du pr&#234;t Baring. Mais au moment o&#249; Dorrego fut &lt;i&gt;au pouvoir&lt;/i&gt;, les int&#233;r&#234;ts de la dette &#233;quivalaient &#224; 120 % de la collecte, et le d&#233;ficit triplait celle-ci. Le d&#233;faut &#233;tait in&#233;vitable, et avec une grande r&#233;organisation des d&#233;penses et un effort de perception &#231;a permis &#224; Dorrego d'&#233;quilibrer les comptes. La d&#233;nonciation que celui-ci a faite des liens entre des dirigeants locaux et des n&#233;gociants anglais lui a valu la haine du noyau rivadaviano, qui complotara pour le coup d'&#233;tat de d&#233;cembre 1828 en faisant valoir d'une arm&#233;e humili&#233;e, qu'avait faim, habill&#233;e avec des uniformes &lt;i&gt;d&#233;faits&lt;/i&gt;, devant recourir au pr&#233;l&#232;vement sur le territoire de la Bande Orientale et br&#233;silienne pour manger. Mais les rivadavianos ont &#233;t&#233; capables de d&#233;vier la faute vers les f&#233;d&#233;raux et Dorrego, &#224; qui est revenu de d&#233;cider la paix et de recevoir ces combattants. Ce 13 d&#233;cembre Dorrego fut fusill&#233; par ordre Juan Lavalle, apr&#232;s sa capture dans les champs de Navarro par une trahison. Parmi ceux qui ont interc&#233;d&#233; pour Dorrego, il y avait le consul des Etats-Unis, o&#249; il avait v&#233;cu un exil de presque six ans, &#224; Baltimore. Dorrego a d&#251; conna&#238;tre l&#224; en d&#233;tail la mani&#232;re selon laquelle on construisait le f&#233;d&#233;ralisme am&#233;ricain et l'&#201;tat. Avec son d&#233;c&#232;s on a rat&#233; la possibilit&#233; d'une Argentine tr&#232;s diff&#233;rente. C'&#233;tait le chef f&#233;d&#233;ral civilis&#233;, avec une vision de la construction nationale et y compris magnanime, parce qu'il n'a pas poursuivi ses adversaires. Sa disparition a abouti &#224; la promotion de Rosas, qui repr&#233;sentait tout le contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et la dette ? &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Rosas a pay&#233; quelque chose, mais seulement en 1866, on a &#233;labor&#233; une reprogrammation &#224; plus de 30 ans, bien qu'avant d'atteindre ce d&#233;lai s'est developp&#233;e une nouvelle bulle, qui exploserait en 1890. Trente ann&#233;es auparavant, dans les ann&#233;es 60, les march&#233;s paraissaient avoir d&#233;j&#224; oubli&#233; les catastrophes de la dette latino-americaine des ann&#233;es 20. Et ils encourent &#224; nouveau de nouveaux manques de m&#233;moire p&#233;riodiques, comme nous savons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bons d'un pays irr&#233;el&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enthousiasme sp&#233;culatif dans la ville londonienne autour de 1820 &#233;tait tel qu' on a m&#234;me pu placer un pr&#234;t &#224; une r&#233;publique latino-am&#233;ricaine inexistante. Tout a &#233;t&#233; l' oeuvre de l'Ecossais Gregor Mac Gregor, qui avait combattu au service de Bolivar, mais fini par &#234;tre expuls&#233; par celui-ci, apr&#232;s que, en apportant un navire de guerre depuis l'Angleterre par ordre du libertador, au lieu de naviguer vers le Venezuela il s'est d&#233;vi&#233; de sa route pour bombarder des positions espagnoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mac Gregor apr&#232;s son exil s'est alli&#233; avec le cacique des Indiens mosquitos, qui lui a accord&#233; une concession sur une partie de la C&#244;te des Mosquitos. L&#224;, il a fond&#233; la curieuse R&#233;publique de Poy&#225;is, un espace vide qui, &#233;videmment, avait besoin d'investissements. Avec la collaboration d'un broker londonien il a plac&#233; une &#233;mission de bons. Plus encore : depuis Londres, est partie une exp&#233;dition de colonisateurs, qui au bout de leur travers&#233;e ont d&#233;barqu&#233; dans une terre tropicale, sauvage et inhospitali&#232;re. Quelques exp&#233;ditionnaires se sont suicid&#233;s, tandis que Mac Gregor s'enfuyait en France, d'o&#249; il passait &#224; Edimbourg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de Simon Bolivar en 1830, il est retourn&#233; au Venezuela, o&#249; il a obtenu une modeste pension de l'&#201;tat. &#192; Caracas on l'inscrit dans le Pante&#243;n des H&#233;ros pour sa contribution &#224; l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12web.com.ar/diario/elpais/1-33052.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 21 mars le 2004 &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction pour El Correo : Estelle et Carlos Debiasi&lt;br class='autobr' /&gt;
Traduction pour El Correo&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les pays de la zone euro, l'Espagne parmi eux, monopolisent un pouvoir abusif dans le FMI.</title>
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		<dc:date>2004-02-28T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julio Nudler</dc:creator>



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&lt;p&gt;Jos&#233; Mar&#237;a Aznar, qui indique &#224; l'Argentine comment elle doit se comporter avec les cr&#233;anciers, d&#233;tient avec ses partenaires de la zone euro un pouvoir excessif de d&#233;cision au sein du FMI, fruit d'une manipulation du vote qualifi&#233; et des majorit&#233;s sp&#233;ciales qui r&#233;gissent l'organisme. L'Union Europ&#233;enne devrait renoncer &#224; 40% de son influence. &lt;br class='autobr' /&gt; On pourrait dire que le droit que se donne Jos&#233; Mar&#237;a Aznar de gronder l'Argentine et de distribuer des conseils &#224; son gouvernement, &#233;mane d'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Organismes-et-ONGs-de-domination" rel="directory"&gt;Organismes et ONGs de domination&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jos&#233; Mar&#237;a Aznar, qui indique &#224; l'Argentine comment elle doit se comporter avec les cr&#233;anciers, d&#233;tient avec ses partenaires de la zone euro un pouvoir excessif de d&#233;cision au sein du FMI, fruit d'une manipulation du vote qualifi&#233; et des majorit&#233;s sp&#233;ciales qui r&#233;gissent l'organisme. L'Union Europ&#233;enne devrait renoncer &#224; 40% de son influence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On pourrait dire que le droit que se donne Jos&#233; Mar&#237;a Aznar de gronder l'Argentine et de distribuer des conseils &#224; son gouvernement, &#233;mane d'une esp&#232;ce de fraude ou abus, dont les douze pays de la zone euro jouissent du butin. Il consiste &#224; monopoliser au sein du Fonds Mon&#233;taire International un pouvoir de vote disproportionn&#233; et ill&#233;gitime, qui leur permet de tirer les ficelles. &#192; tel point qu'un petit groupe de ces pays jouissent d'un pouvoir de veto, tout comme les Etats-Unis. Parce que le FMI est r&#233;gi par le vote &#224; la majorit&#233; qualifi&#233;e, et il est tr&#232;s utile de savoir comment le vote a &#233;t&#233; distribu&#233; entre ses membres avec l'intention manifeste de marginaliser l'influence des nations p&#233;riph&#233;riques et, &#224; son &#233;poque , du bloc communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Bretton Woods, bourgade am&#233;ricaine o&#249; on a fond&#233; le Fonds Mon&#233;taire International et la Banque Mondiale en 1944, on avait &#233;cart&#233; d&#233;j&#224; le principe d'un pays, un vote. Au lieu de cela on a adopt&#233; un crit&#232;re mixte, bien qu'avec le temps le facteur &#233;galitaire - c'est-&#224;-dire, les 250 votes de base assign&#233;s &#224; chacun des 44 pays fondateurs - ait perdu aujourd'hui toute son importance et, avec 184 membres, il &#233;quivaut &#224; 2.1% du total. Les autres 97.9% &#233;tant distribu&#233;s proportionnellement aux &#034;quotes-parts&#034;, concentr&#233;es entre les mains des puissances capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme explique l'expert mexicain Ariel Buira, on met de cot&#233; 53 questions - c'est-&#224;-dire, virtuellement toute celles importantes, et plus encore - qui requi&#232;rent des majorit&#233;s qualifi&#233;es de 70 ou de 85%. Quand on exige 70%, les 5 (les Etats-Unis, le Japon, l'Allemagne, la France et l'Angleterre) peuvent bloquer le vote parce qu'ils d&#233;tiennent 39.2% du vote total. Les 7, avec l'ajout de la Suisse, la Hollande et la Belgique, d&#233;passent 60%. Cela veut dire que les pays dominants, non heureux d'avoir distribu&#233;s le pouvoir de vote comme il leur convenait au mieux, ont ajout&#233; comme assurance compl&#233;mentaire l'exigence de majorit&#233;s qualifi&#233;es, ce qui n'est d'aucune logique quand le vote lui-m&#234;me est d&#233;j&#224; qualifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Buira dit que la formule retenue pour &#233;tablir les quotes-parts semble scientifique et objective, mais qu'il n'en est rien du tout. Raymond Mikesell, l'auteur de la formule, a racont&#233; que le pr&#233;sident des Etats-Unis et son secr&#233;taire d'&#201;tat l'ont charg&#233; de concevoir une &#233;quation qui garantirait, en m&#234;me temps, que les Etats Unis re&#231;oivent un tiers du pouvoir total de vote, que l'Empire Britannique ait un sixi&#232;me, que l'Union Sovi&#233;tique moins que les Anglais, et que la Chine, moins que les russes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s s'&#234;tre cass&#233; la t&#234;te, Mikesell a trouv&#233; la recette. Ses ingr&#233;dients : 2% du PIB, 5% des r&#233;serves d'or et dollars, 10% des importations moyennes, 10% de la variation maximale des exportations, en augmentant les trois derniers pourcentages du quotient entre la moyenne des exportations et la recette Nationale. La date de naissance et la plaque d'immatriculation de la voiture n'&#233;taient pas n&#233;cessaires. Cette formule encore utilis&#233;e, avec des ajustements dans les pond&#233;rations, et en combinaison avec quatre autres formules constitu&#233;s avec les m&#234;mes variables mais avec diff&#233;rentes pond&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une salade mixte dans laquelle il n'y a pas de relation entre les quotes-parts (ergo, pouvoir de vote) et la taille des &#233;conomies respectives. Par exemple : La Hollande, la Suisse et la Belgique ont davantage de votes (elles totalisent 6.13%) que le Br&#233;sil et le Mexique ensemble (ils totalisent 2,61), bien que ceux-ci produisent un PIB beaucoup plus grand, surtout si utilise pour la comparaison le crit&#232;re de pouvoir d'achat (PPA), ce qui correspond, au lieu du taux de change, qui est g&#233;n&#233;ralement tr&#232;s d&#233;natur&#233; et tr&#232;s volatil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les in&#233;quit&#233;s se produisent aussi entre les pays riches. Par exemple, tandis que les Etats-Unis d&#233;tiennent 17.1%, l'Union Europ&#233;enne fr&#244;lent 30%, bien que son PIB est moindre. Il semble que cette surrepr&#233;sentation de l'UE provienne de la formule, dans laquelle compte le commerce ext&#233;rieur. Ceci favorise les pays europ&#233;ens, qui &#233;changent beaucoup entre eux, et p&#233;nalise des &#233;conomies continentales comme les Etats Unis, mais aussi &#224; la Chine, l'Inde ou le Br&#233;sil. Ainsi, dans le cercle ex&#233;cutif du FMI se trouvent dix directeurs europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci, qui pouvait avant &#234;tre critiqu&#233;, est devenu depuis la cr&#233;ation de l'euro scandaleux parce que le commerce entre des pays qui partagent une m&#234;me monnaie avec une banque centrale commune ne peut pas &#234;tre consid&#233;rer comme de l'authentique commerce ext&#233;rieur, puisque peuvent exister des probl&#232;mes de balance de paiements, alos que c'est pour s'occuper de cela qu'on a pr&#233;cis&#233;ment cr&#233;&#233; le Fonds. Aujourd'hui, quand l'Espagne exporte &#224; l'Allemagne ou importe depuis l'Italie c'est la m&#234;me chose que quand la province de Santa Fe vend &#224; la province de Catamarca ou ach&#232;te des produits &#224; la province Missiones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement si on &#233;purait cette distorsion, en excluant le commerce intra zone euro, les quotes-parts de l'Union Europ&#233;enne tomberaient de 40%, ce qui conduirait &#224; augmenter la repr&#233;sentation des pays en d&#233;veloppement, comme l'Argentine notamment. De sorte qu'une partie de la sous-estimation du pouvoir du vote argentin dans le conseil d'administration du FMI est la faute de la surestimation du vote espagnol. Il serait souhaitable qui l'Espagne et ses fr&#232;res de monnaie restituent &#224; l'ensemble des pays un pouvoir de vote qu'ils usurpent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que la gestion arbitraire du pouvoir soit encore plus grande, les pays centraux imposent, par l'interm&#233;diaire du FMI, des conditions chaque fois moins quantifiables pour les programmes d'assistance, comme le &#034;degr&#233; d'avancement&#034; vers un certain objectif politique ou la &#034;bonne foi&#034; dans une n&#233;gociation. Contrairement aux objectifs fiscaux et mon&#233;taires, l'&#233;valuation de ces d'autres objectifs est subjective. Une fois ceci combin&#233; avec une concentration abusive du pouvoir de vote, les pays endett&#233;s sont livr&#233;s &#224; la volont&#233; des puissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci a un rapport &#233;troit avec la r&#233;ticence des pays industrialis&#233;s &#224; capitaliser suffisamment le FMI (en excluant les asiatiques, sauf le Japon, qui n'ont pas &#233;t&#233; invit&#233;s au jeu). La contrepartie de ses faibles ressources est l'imposition de programmes d'ajustement plus durs, qui sont plus exigeants pour pays en crise mais beaucoup moins chers sur le plan financier pour le FMI, et l'inclusion de crit&#232;res conditionnels non quantifiables, qui permettent de d&#233;clarer non atteint un programme selon le caprice d'une poigne de puissances et de fermer le robinet &#224; tout moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction pour El Correo :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julio Nudler&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12web.com.ar/diario/economia/2-31977.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, 27 f&#233;vrier le 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Argentine a &#233;t&#233; pressur&#233;e entre 2000 et 2003 par le FMI : elle a pay&#233; 7.300 millions de dollars nets</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/L-Argentine-a-ete-pressuree-entre-2000-et-2003-par-le-FMI-elle-a-paye-7-300-millions-de-dollars-nets</link>
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		<dc:creator>Julio Nudler</dc:creator>



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&lt;p&gt;Pendant 2002-03, durant la p&#233;riode critique qui a suivi l'effondrement de la convertibilit&#233;, les organismes financiers multilat&#233;raux ont oblig&#233; le pays &#224; leur faire des transferts record. Ces virements ont atteint 7.278 millions de dollars. &lt;br class='autobr' /&gt; Pendant que l'Argentine est la cible d'une pression croissante du Fonds Mon&#233;taire International (FMI), et de plusieurs pays qui p&#232;sent dans son environnement et &#233;videmment des groupements de porteurs des bons en d&#233;faut, la r&#233;alit&#233; est que le pays a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Dette-externe" rel="directory"&gt;Dette externe&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant 2002-03, durant la p&#233;riode critique qui a suivi l'effondrement de la convertibilit&#233;, les organismes financiers multilat&#233;raux ont oblig&#233; le pays &#224; leur faire des transferts record. Ces virements ont atteint 7.278 millions de dollars.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant que l'Argentine est la cible d'une pression croissante du Fonds Mon&#233;taire International (FMI), et de plusieurs pays qui p&#232;sent dans son environnement et &#233;videmment des groupements de porteurs des bons en d&#233;faut, la r&#233;alit&#233; est que le pays a annul&#233; ses obligations avec les organismes financiers internationaux au cours des ann&#233;es 2002 et 2003 pour un chiffre net record de 7.278 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; l'impressionnant transfert de liquidit&#233;s qui r&#233;sulte de la r&#233;ception de la somme de 9.329 millions et du versement de paiements pour 16.607 millions de dollars. Tel le calcul effectu&#233; par M&amp;S, le bureau de consultants des &#233;conomistes Carlos Melconian et Rodolfo Santangelo, sur la base de donn&#233;es de la Banque Centrale de la Republique Argentine (BCRA). Le chiffre d&#233;passe largement celui mentionn&#233; par le ministre d'&#201;conomie, Roberto Lavagna lui-m&#234;me, dans un article qu'a publi&#233; hier sous sa signature le journal La Nacion. O&#249; il fait r&#233;f&#233;rence &#224; &#034;plus de 6.000 millions&#034;. Selon M&amp;S, il est rest&#233; en dessous de quelques millions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le FMI ne donnait pas son approbation &#224; l'imminente seconde r&#233;vision de son accord avec l'Argentine, celle-ci ferait face en mars au dilemme de devoir ajouter &#224; la saign&#233;e nette de ressources qu'on vient de mentionner les dollars correspondant &#224; une &#233;ch&#233;ance nouvelle bien lourde. Le montant en est de 2.090 millions de DEG (Droits sp&#233;ciaux de virement, un panier sp&#233;cial de monnaies que g&#232;re l'organisme). Selon le taux de change d' hier, cette obligation se monterait &#224; 3.117 millions de dollars. Le gouvernement a d&#233;j&#224; avanc&#233; qu'il ne pense pas payer avec des r&#233;serves, &#224; moins que le FMI ne lui assure le remplacement rapide de ces devises, ce qui implique d'approuver la r&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le rappelle Luis Lucioni, de la Fondation radicale CECE, ces 2.090 millions de DEG ont &#233;t&#233; d&#233;bours&#233;s par le FMI le 10 septembre de 2001. Ils provenaient d'un fonds sp&#233;cifique, appel&#233; Ligne Compl&#233;mentaire de R&#233;serves, et ont &#233;t&#233; accord&#233;s comme soutien au Plan de D&#233;ficit Z&#233;ro, sur la base duquel le pr&#233;sident Fernando de la R&#250;a et son ministre Domingo Cavallo ont proclam&#233; le 9 juillet de la m&#234;me ann&#233;e &#171; l'ind&#233;pendance &#233;conomique de la nation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 2.090 millions faisaient partie d'un paquet de 4.181 millions de DEG, qui devaient &#234;tre restitu&#233;s sous la forme de deux quotes-parts semestrielles, avec une ann&#233;e de tol&#233;rance. L'Argentine a pay&#233; en septembre 2003 la quote-part qui est arriv&#233;e &#224; &#233;ch&#233;ance le m&#234;me mois de 2002, et devrait payer celle qui arrive &#224; &#233;ch&#233;ance le 9 mars 2003. La premi&#232;re &#233;ch&#233;ance est toujours presque automatiquement prorogeable, puisqu'elle rentre dans ce qu'on appelle le &#034; Calendrier pr&#233;vu&#034;, mais la deuxi&#232;me n'est pas prorogeable, parce elle fait partie du &#034;calendrier obligatoire&#034;. Tout cet argent qui fut contrepartie du Plan de D&#233;ficit Z&#233;ro a servi comme rustine aux r&#233;serves et &#224; financer la fuite de capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;'Cet argent, qui est aujourd'hui entre les mains de banques et de particuliers, est maintenant la dette que l'&#201;tat doit restituer.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les paiements nets effectu&#233;s par le pays aux organismes financiers internationaux s'&#233;l&#232;vent &#224; 4.580 millions de dollars pour 2002, ann&#233;e o&#249; il n'a re&#231;u aucune somme du FMI, et 12.027 millions en 2003, pour des remboursements de 9.329 millions pendant cet exercice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le transfert net de 7.278 millions est d&#233;compos&#233; en 4.182 millions &#224; titre de capital (dont 92 % reviennent &#224; la Banque Mondiale et au BID) et 3.096 millions en int&#233;r&#234;ts, de sorte que le pays pourrait r&#233;clamer le montant du capital qui lui serait retourn&#233; comme un financement &#224; long terme, avec l'argument qu'il est inhabituel que, face &#224; une &#233;conomie qui affronte une d&#233;concertante crise de dette, les institutions multilat&#233;rales ne l'aident pas en lui prenant ses ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le v&#233;ritable montant des transferts nets que la Argentine a effectu&#233; en faveur des organismes dans les mois dramatiques qui ont suivi l'effondrement de la convertibilit&#233; surprend m&#234;me les initi&#233;s. Un &#233;conomiste argentin du si&#232;ge local d'une importante multinationale a choisi de demander &#224; dix autres &#233;conomistes - s'ils voulaient bien lui communiquer combien d'argent net le pays avait rembours&#233; aux organismes financiers multilat&#233;raux durant les deux derni&#232;res ann&#233;es. Aucune r&#233;ponse ne s'est approch&#233;e du v&#233;ritable chiffre. Celui qui fut le plus pr&#232;s, a r&#233;pondu &#224; 5.500 millions de dollars, et encore il est ainsi rest&#233; presque 25 % en dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le Fond a sign&#233; avec l'Argentine l'accord en vigueur, il avait choisi d'&#234;tre en retrait en ce qui concerne la ren&#233;gociation de la dette avec les d&#233;tenteurs de bons, mais d&#233;j&#224; depuis le 17 d&#233;cembre dernier, quand il avait du approuv&#233; la premi&#232;re r&#233;vision, il avait abandonn&#233; cette position, en utilisant sa capacit&#233; de pression en faveur des cr&#233;anciers priv&#233;s. Toutefois, il ne s'est pas offert comme &#233;l&#233;ment de la solution, en restituant au pays presque les 4.200 millions du remboursement du capital net qu'il a encaiss&#233; pendant les deux derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers le milieu de f&#233;vrier Commence la seconde r&#233;vision : &lt;br /&gt;
La &#034;bonne foi&#034; du FMI atterrit &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas repos dans la relation avec le Fonds Mon&#233;taire. Une semaine seulement est pass&#233;e depuis la derni&#232;re approbation que l'organisme a donn&#233; &#224; l'&#233;conomie argentine, et depuis Washington a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e la visite &#224; Buenos Aires d'une nouvelle mission. L'objectif : continuer &#224; contr&#244;ler la marche &#233;conomique, en vue de l'&#233;ch&#233;ance de 3.100 millions de dollars qui arrive le 9 mars prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous avons l'espoir que la mission viendra en Argentine vers la moiti&#233; de f&#233;vrier&#034;, a annonc&#233; hier le porte-parole du FMI pour l'Am&#233;rique latine, Francisco Baker, depuis la capitale am&#233;ricaine. M&#234;me si sur le papier il s'agit du suivi des objectifs fix&#233;s dans le dernier accord, le vrai fond de la visite des techniciens sera l'avancement de la ren&#233;gociation de la dette en d&#233;faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La position de la Casa Rosada est ferme : on ne payera pas cette &#233;ch&#233;ance &#224; moins d'&#234;tre s&#251;r que le FMI donnera son approbation &#224; la r&#233;vision de l'accord. De cette mani&#232;re, il restituerait le versement quelques jours plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Washington, ils ne mettent pas en doute la situation de l'&#233;conomie. Il est &#233;vident que le PIB cro&#238;t &#224; un rythme qui les surprend. Toutefois, ils laissent savoir que la cl&#233; pour l'approbation sera que le Gouvernement est avanc&#233; sur la n&#233;gociation de la dette. La derni&#232;re r&#233;vision, par exemple, a &#233;t&#233; retard&#233;e de plus d'un mois parce qu'&#224; l'&#233;tranger courrait la rumeur d'un compromis argentin selon lequel on payerait plus aux cr&#233;anciers que le 3 % d'exc&#233;dent r&#233;gl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pression va augmenter. Un des pays du puissant G7 a r&#233;clam&#233; hier un signal &#034;de bonne foi&#034; envers les cr&#233;anciers. Jean-Pierre Joyet, directeur du Tr&#233;sor de la France, a dit que les ministres de Finances du Groupe demanderont &#224; l'Argentine &#034;d'entamer un dialogue constructif et de bonne foi avec l'ensemble des cr&#233;anciers&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas, pr&#233;cis&#233;ment, le sentiment de quelques cr&#233;anciers. L'association de d&#233;tenteurs des bons allemands le DSW a qualifi&#233; comme une &#034;gifle&#034; l'expression de N&#233;stor Kirchner disant que : &#171; ceux qui ont achet&#233; des bons argentins dans la d&#233;cennie 90 &#034; savaient qu'ils jouaient, en allant au casino tenter leur chance &#034;. Malgr&#233; la col&#232;re des cr&#233;anciers, le ministre de l'Int&#233;rieur, An&#237;bal Fern&#225;ndez, a confirm&#233; cette analyse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a dit que les d&#233;tenteurs de bons &#034;conna&#238;tront de grandes pertes et ils le m&#233;ritent &#187;, r&#233;pondant ainsi &#224; un &#233;ditorial du journal londonien le Financial Times. Le fonctionnaire a pris comme exemple le rendement qu'avait un bon argentin et son semblable am&#233;ricain : &#034;Quand aux Etats-Unis un bon d'assurance avait 1.5 ou 1.6% de taux d'int&#233;r&#234;t effectif annuel, l'Argentine payait le 12.34 %&#034;. Ce diff&#233;rentiel sous entendait implicitement le risque de l'investissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/economia/2-31153.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 5 f&#233;vrier 2004&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Traduction pour El Correo :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Commerce Internacional de Services : nouvelle donne. </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Commerce-Internacional-de-Services-nouvelle-donne</link>
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		<dc:date>2004-02-02T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julio Nudler</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sables mouvants &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Sud pr&#233;sente l'avantage de la contre-saison, celle d'&#234;tre &#224; l'inverse du Nord. Ainsi, le Chili profite pour exporter ses raisins en produit frais vers les Etats-Unis, pour citer un exemple. Mais le monde s'est tant acc&#233;l&#233;r&#233; que maintenant on peut tirer partie m&#234;me de la diff&#233;rence horaire avec l'Occident. Comme exemple, une clinique de Chicago envoie par Internet &#224; l'aube, devant une urgence, une tomographie &#224; un sp&#233;cialiste en Inde ou en Isra&#235;l, o&#249; &#224; ce moment l&#224; il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Empire-et-Resistance" rel="directory"&gt;Empire et R&#233;sistance&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sables mouvants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Sud pr&#233;sente l'avantage de la contre-saison, celle d'&#234;tre &#224; l'inverse du Nord. Ainsi, le Chili profite pour exporter ses raisins en produit frais vers les Etats-Unis, pour citer un exemple. Mais le monde s'est tant acc&#233;l&#233;r&#233; que maintenant on peut tirer partie m&#234;me de la diff&#233;rence horaire avec l'Occident. Comme exemple, une clinique de Chicago envoie par Internet &#224; l'aube, devant une urgence, une tomographie &#224; un sp&#233;cialiste en Inde ou en Isra&#235;l, o&#249; &#224; ce moment l&#224; il fait jour, et re&#231;oit rapidement le diagnostic. On &#233;conomise ainsi la garde nocturne de professionnels tr&#232;s co&#251;teux. En r&#233;alit&#233;, beaucoup le font de mani&#232;re permanente pour remplacer un travail on&#233;reux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce commerce international de services, qui produit d&#233;j&#224; des &#233;changes par milliers de millions, a une particularit&#233; rare : il ne passe par aucune douane, il n'y a aucune marchandise &#224; inspecter de visu. Cela ne signifie pas, toutefois, qu'il est &#224; l'abri de barri&#232;res, qui appara&#238;tront ind&#233;fectiblement (l'exigence de revalider des titres universitaires, par exemple) si le monde ne trouve pas meilleure mani&#232;re d'administrer ses d&#233;s&#233;quilibres. C'est-&#224;-dire, si les n&#233;gociations commerciales restent encore embourb&#233;es et si la guerre de parit&#233;s entre le dollar, le EURO, le Yen, l'yuan et les autre monnaies ne conduit pas &#224; un certain accord, qui para&#238;t aujourd'hui inaccessible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup, autre ph&#233;nom&#232;ne nouveau, c'est que comme maintenant certains pays de la p&#233;riph&#233;rie exportent les services appel&#233;s de seconde g&#233;n&#233;ration, souvent li&#233;s &#224; la technologie de l'information, les Etats-Unis et dans une certaine mani&#232;re l'Union Europ&#233;enne d&#233;j&#224; ne pressent pas pour une lib&#233;ralisation &#224; outrance sur tous les march&#233;s et tout le long de la cha&#238;ne du commerce de services, terme qui jusqu'il y a quelque temps, faisait r&#233;f&#233;rence aux fondamentaux, comme par exemple les services financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Argentine a compl&#232;tement c&#233;d&#233; devant ces pressions dans les ann&#233;es 90, Consensus de Washington oblige, avec des points de rep&#232;re comme la l&#233;gislation sur les investissements &#233;trangers, en se diff&#233;renciant de la politique restrictive qu'a maintenu le Br&#233;sil, m&#234;me en ce qui concerne son partenaire dans le Mercosur. D&#233;sormais, comme pense D&#233;bora Giorgi, le pays devrait accompagner les positions dures de son plus grand voisin dans les n&#233;gociations avec des tiers, mais &#224; condition de pouvoir p&#233;n&#233;trer le march&#233; br&#233;silien avec toutes les cat&#233;gories de services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Spontan&#233;ment, par ses ressources humaines et ses salaires tr&#232;s faibles en dollars, l'Argentine a d&#233;j&#224; recueilli une fraction, bien que pour le moment minimale, des emplois qui &#233;migrent du monde d&#233;velopp&#233; vers des pays &#224; co&#251;ts r&#233;duits, en particulier l'Inde. Au-del&#224; de produire du software pour cellulaires ou d'attirer l'installation de centres d'appels (l'importation d'&#233;quipements pour ces centres d'appels a substantiellement cr&#251;), plusieurs multinationales projettent de placer ici des centres de calculs et de processus administratifs. Le ph&#233;nom&#232;ne est croissant : du Costa Rica au Pakistan, beaucoup de pays en d&#233;veloppement ont cr&#233;&#233; des zones franches destin&#233;es sp&#233;cifiquement &#224; l'exportation de services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons &#233;videntes, en Argentine on se pr&#233;occupe plus que rien du protectionnisme agricole des pays centraux, qui est la mani&#232;re par laquelle ceux-ci ont r&#233;pondu au danger qui mena&#231;ait un secteur de base. Les puissances ont tol&#233;r&#233; donc, mal ou bien, avec des efforts et des frictions, la d&#233;localisation d'industries &#224; main d'oeuvre intensives ou de mati&#232;res premi&#232;res, tandis qu'elles rentrent dans un &#233;tat post-industrielle dans lequel -on suppose- elles se mettaient compl&#232;tement &#224; dominer de nouveaux secteurs de haute technologie, en expansion rapide. Des &#233;conomistes comme Stephen Roach se demandent comment ils r&#233;agiront maintenant en voyant se fissurer cette hypoth&#232;se tant id&#233;alis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, les processus de centrifugation se produisent sur diff&#233;rents plans technologiques au m&#234;me temps. Comme preuve, il suffit de voir l'inqui&#233;tude qu'il y a en Catalogne en ce moment avec le d&#233;m&#233;nagement d'usines vers la Slovaquie. Il semble que maintenant un pays comme l'Espagne doit souffrir dans sa propre chaire - avec l'entr&#233;e des partenaires pauvres dans l'Union Europ&#233;enne (les dix du centre et de l'est), du m&#234;me processus dont elle a profit&#233; quand elle est entr&#233;e alors comme un partenaire de moindre d&#233;veloppement, au sein de la CEE. C'est le prix &#224; payer pour s'&#234;tre enrichi. Mais rien de ceci ne serait tellement dramatique, si ce n'est que les &#233;conomies dominantes ne croissent pas, ou bien croissent mais sans produire d'emploi. Ceci a conduit des pays comme l'Allemagne et la France &#224; violer le sacr&#233; accord de Maastricht, avec le d&#233;ficit budg&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette situation, tous ont besoin que les Etats-Unis continuent &#224; servir de locomotive &#224; l'&#233;conomie mondiale, ce qui implique de creuser les &#233;normes d&#233;s&#233;quilibres -externe et budg&#233;taire- de l'Am&#233;rique du Nord. La d&#233;pr&#233;ciation du dollar exprime cette br&#232;che et devrait aider &#224; la combler, mais durant deux ann&#233;es la d&#233;valuation a &#233;t&#233; d'un insuffisant 13 % parce que des nations avec lesquelles Washington maintient un gigantesque d&#233;ficit commercial, comme la Chine et le Japon, emp&#234;chent totalement ou partiellement l'appr&#233;ciation de leurs monnaies. Ceci a concentr&#233; la r&#233;&#233;valuation vers le EURO, en partie parce que les douze pays qui le partagent, commercent tr&#232;s intens&#233;ment entre eux et remarquent ainsi relativement moins la sur &#233;valuation de leur monnaie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chute du dollar rend chaque fois plus difficile aux Etats-Unis d'attirer les capitaux dont ils ont besoin pour financer leur d&#233;ficit. Par cons&#233;quent, il y a deux cons&#233;quences possibles, non exclusives : un virement vers un plus grand protectionnisme, en punissant particuli&#232;rement la Chine, et une augmentation du taux d'int&#233;r&#234;t par la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale, perspective qui a eu cours cette semaine, avec comme cons&#233;quence en principe une plus petite croissance. En ce qui concerne la question chinoise il y a une donn&#233;e significative : deux tiers de l'augmentation des exportations de ce pays durant les derni&#232;res dix ann&#233;es ont &#233;t&#233; obtenus par des filiales de multinationales am&#233;ricaines, europ&#233;ennes et japonaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, &#233;riger des barri&#232;res contre les importations depuis la Chine impliquerait, pour Washington, Berlin, Londres, Paris ou Tokyo, de p&#233;naliser la strat&#233;gie de ses propres multinationales, qui posent comme une question de survie dans une &#233;conomie globalis&#233;e. Jusqu'&#224; quel point ces gouvernements sont-ils ind&#233;pendants du pouvoir des multinationales ? Comment pourront-ils r&#233;soudre le conflit entre les affaires et la politique ? Pour le moment il n'y a pas de doute que la globalisation est sortie en un certain sens des sc&#233;narios con&#231;us par les pays d&#233;velopp&#233;s. En partie parce qu'apparaissent des acteurs qu'ils envisageaient &#224; peine dans le partage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impression est que d'ici au 2 novembre, quand Bush gagnera ou perdra, il y aura comme un calme avant la temp&#234;te. On pr&#233;sume que personne ne tentera aucun chamboulement. Ensuite personne ne sait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction pour El Correo :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julio Nudler&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12web.com.ar/diario/economia/2-30981.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, 31 janvier 2004.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Scotiabank favorise l'expatriation des hommes et des capitaux</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Scotiabank-favorise-l-expatriation-des-hommes-et-des-capitaux</link>
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		<dc:date>2002-06-28T15:02:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julio Nudler</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La banque canadienne Scotia qui a refus&#233; de recapitaliser sa filiale la banque Quilmes, propose &#224; des argentins ais&#233;s de partir au Canada, leur offrant r&#233;sidence permanente et nationalit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Par une lettre &#171; personnelle et confidentielle &#187; , une filiale de Scotia Capital Inc, la Scotia Mc Leod, a offert &#224; des argentins ais&#233;s une proposition qui va bien audel&#224; de l'aspect financier. Pour m&#233;moire la Scotia bank, maison m&#232;re de la banque Quilmes, est aujourd'hui suspendue par la banque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Banques" rel="directory"&gt;Banques&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La banque canadienne Scotia qui a refus&#233; de recapitaliser sa filiale la banque Quilmes, propose &#224; des argentins ais&#233;s de partir au Canada, leur offrant r&#233;sidence permanente et nationalit&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par une lettre &#171; personnelle et confidentielle &#187; , une filiale de Scotia Capital Inc, la Scotia Mc Leod, a offert &#224; des argentins ais&#233;s une proposition qui va bien audel&#224; de l'aspect financier. Pour m&#233;moire la Scotia bank, maison m&#232;re de la banque Quilmes, est aujourd'hui suspendue par la banque centrale argentine apr&#232;s avoir refus&#233; de recapitaliser sa filiale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Que proposait-on aux destinataires de cette missive ? Ni plus ni moins que partir avec toute leur famille au Canada, en leur y garantissant une r&#233;sidence permanente, voire plus. Les conditions &#224; r&#233;unir &#233;tant de disposer de 500 000 dollars soit 2 millions de pesos. Non seulement la Scotiabank a refus&#233; de recapitaliser sa filiale argentine mais elle favorise la sortie des capitaux. Elle refuse de r&#233;investir en Argentine, elle ne veut pas rendre aux &#233;pargnants l'argent d&#233;pos&#233; dans la Banque Quilmes mais elle veut entrainer les argentins &#224; investir au Canada. Pendant ce temps l'avenir de la banque Quilmes reste obscur. Dans cette lettre -dont les destinataires ont &#233;t&#233; tri&#233;s sur le volet, afin qu'ils ne soient ni &#171; pi&#233;g&#233;s &#187; dans le corralito, ni clients de Quilmes- le group Scotiabank explique qu'il aide des investisseurs &#224; obtenir une r&#233;sidence voire la citoyennet&#233; au Canada depuis 1986 ( date de cr&#233;ation du programme d'immigration canadien pour les investisseurs).&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Comme d'autres hommes d'affaires reconnus de votre pays -&#233;crit Guy Pilote, de ScotiaMcLeod-, nous pensons que vous pourriez &#234;tre int&#233;ress&#233;s par notre programme comme un moyen pour que vous, ainsi que les membres de votre famille, obtienniez de fa&#231;on inconditionnelle une residence permanente voire la nationalit&#233; au Canada &#187;. Un repr&#233;sentant du groupe sera &#224; Buenos Aires le 17 et le 18 juillet pour approfondir la question . Il n'est pas pr&#233;cis&#233; l'endroit o&#249; se tiendront ces rendez-vous de peur de op&#233;rations de &#171; escraches &#187; .&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin la page web du minist&#232;re canadien de l' immigration pr&#233;cise que le montant minimum demand&#233; dans le cadre de ce programme est de 400.000 dollars...!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pagina 12, 28 junio 2002&lt;br class='autobr' /&gt;
Traduction pour El Correo : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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