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		<title>Supr&#233;matie du dollar : Le talon d'Achille des USA</title>
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		<dc:date>2003-09-09T14:19:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L.C. Trudeau</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'instauration du monde unipolaire se joue actuellement &#224; travers la conflit irakien et la destruction de l'ONU. Mais la guerre en Irak cache une autre guerre : celle du contr&#244;le de la monnaie. Dans cette guerre financi&#232;re, les &#201;tats-Unis tentent de maintenir le dollar comme monnaie unique de r&#233;f&#233;rence, tandis qu'une partie du monde essaie d'utiliser l'euro comme alternative &#224; l'h&#233;g&#233;monie &#233;tats-unienne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le basculement commence fin 2000, lorsque l'Irak d&#233;cide de libeller en euros et non (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Gringoland-USA" rel="directory"&gt;&#171; Gringoland &#187; (USA) &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'instauration du monde unipolaire se joue actuellement &#224; travers la conflit irakien et la destruction de l'ONU. Mais la guerre en Irak cache une autre guerre : celle du contr&#244;le de la monnaie. Dans cette guerre financi&#232;re, les &#201;tats-Unis tentent de maintenir le dollar comme monnaie unique de r&#233;f&#233;rence, tandis qu'une partie du monde essaie d'utiliser l'euro comme alternative &#224; l'h&#233;g&#233;monie &#233;tats-unienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le basculement commence fin 2000, lorsque l'Irak d&#233;cide de libeller en euros et non plus en dollars ses transactions p&#233;troli&#232;res et commerciales. L'initiative est suivie par la Cor&#233;e du Nord et l'Iran. En mars 2001, l'un des moteurs de l'OPEP, le Venezuela, fait une intervention remarqu&#233;e sur l'usage de l'euro pour la fixation du prix du p&#233;trole. En 2002, la Chine et la Russie commencent &#224; convertir leurs avoirs financiers du dollar vers l'euro.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Si l'administration Bush a ses propres raisons pour attaquer l'Irak, elle est soutenue par les institutions financi&#232;res &#233;tats-uniennes pour d&#233;fendre l'h&#233;g&#233;monie du dollar. Au del&#224; de la guerre contre l'Irak se d&#233;roule une guerre financi&#232;re mondiale, au centre de laquelle se trouve l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;b class=&#034;spip&#034;&gt;Tentation s&#233;paratiste britannique &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Les discussions r&#233;centes au sein du Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU ont fait appara&#238;tre une vive tension entre les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique et le Royaume-Uni d'une part et la Russie, la France et l'Allemagne - rejoints dans une certaine mesure par la Chine - d'autre part. Cette controverse a cristallis&#233; une opposition ant&#233;rieure remontant au milieu des ann&#233;es quatre-vingt-dix. Il importe de revenir bri&#232;vement sur les alliances &#233;conomiques qui ont vues le jour &#224; ce moment pour comprendre certains enjeux cach&#233;s de la guerre contre l'Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; cette &#233;poque, l'int&#233;gration britannique &#224; l'&#233;conomie nord-am&#233;ricaine a connu un net accroissement avec la fusion de British Petroleum et American Oil Company donnant naissance &#224; la troisi&#232;me compagnie p&#233;troli&#232;re mondiale, BP-AMOCO. De plus, d&#233;but 2000, le secr&#233;taire am&#233;ricain &#224; la d&#233;fense, William Cohen, et son homologue britannique, Geoff Hoon, signaient une d&#233;claration de principe sur le mat&#233;riel militaire et la coop&#233;ration industrielle. Les cinq g&#233;ants am&#233;ricains de l'armement (Lockheed-Martin, Boeing, General Dynamics, Raytheon, Northrop-Grumman) ont par ailleurs conclu &#224; la m&#234;me p&#233;riode une alliance avec le britannique British Aerospace Systems (BAES) dans le cadre de l'entente sur le &#171; pont transatlantique &#187;. Suite &#224; cette alliance, BAES est devenu l'un des tout premiers fournisseurs de mat&#233;riel de d&#233;fense du Pentagone.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;En r&#233;ponse &#224; ces rapprochements am&#233;ricano-britannique, la France et l'Allemagne encourag&#232;rent les fusions pour donner naissance en 2000 &#224; l'European Aeronautic Defense and Space Co. (EADS) qui int&#232;gre dans une seule entit&#233; Daimler-Chrysler, Aerospace AG, Aerospatiale-Matra et Construcciones Aeronauticas SA. L'industrie occidentale de la d&#233;fense et de l'a&#233;rospatiale est depuis lors domin&#233;e par deux groupes se livrant une guerre commerciale acharn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;L'alliance historique entre le Royaume-Uni et les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique ne pouvait en sortir que consid&#233;rablement renforc&#233;e, &#224; tel point que de part et d'autre de l'Atlantique on parla s&#233;rieusement de l'opportunit&#233; pour les Britanniques de quitter l'Union europ&#233;enne pour rejoindre l'Alena (Accord de libre &#233;change nord am&#233;ricain, march&#233; unique entre les &#201;tats-Unis, le Canada et le Mexique).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Le 4 juillet 2000, lors d'un meeting intitul&#233; &#171; Euroland et Alena &#187; organis&#233; par le Center for policy studies britannique, le s&#233;nateur r&#233;publicain du Texas, Phil Gramm, pr&#233;sident de la commission du S&#233;nat sur les affaires bancaires, le logement et les affaires urbaines, d&#233;fendait ainsi sa proposition : &#171; Le monde a vu se d&#233;velopper un nombre substantiel de zones de libre &#233;change. Les &#201;tats-Unis en sont une : l'Alena, que nous esp&#233;rons &#233;tendre de l'Arctique &#224; l'Antarctique. Mais je suis ici aujourd'hui pour parler de l'extension du libre &#233;change transatlantique. [...] Je vois en lui un moyen de briser le bloc commercial r&#233;gional. [...] Il faut cr&#233;er un coup de force dramatique. Je crois que ce coup de force pourrait &#234;tre un accord de libre &#233;change entre les &#201;tats-Unis et le Royaume-Uni. [...] En une semaine, je pourrais r&#233;diger un amendement au S&#233;nat - et le faire adopter - qui donnerait au pr&#233;sident le pouvoir, le mandat, de commencer &#224; n&#233;gocier un accord de libre &#233;change avec le Royaume-Uni. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;De nombreux parlementaires britanniques prirent position sur la question et, comme en t&#233;moigne les d&#233;bats de la Chambre des communes, la pol&#233;mique soulev&#233;e fut vive.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;b class=&#034;spip&#034;&gt;Motivation fondamentale occult&#233;e&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;C'est dans ce contexte qu'&#201;tats-uniens et Britanniques &#233;labor&#232;rent l'attaque de l'Irak. Sur les origines de ce conflit, trois raisons majeures ont &#233;t&#233; avanc&#233;es que nous allons &#233;voquer bri&#232;vement avant de porter notre attention sur une cause fondamentale pass&#233;e jusque-l&#224; sous silence. La doctrine Wolfowitz consiste &#224; faire une d&#233;monstration de force afin de dissuader tout pays de s'opposer &#224; l'avenir &#224; la super puissance &#233;tats-unienne. La doctrine Perle veut profiter du conflit pour remodeler le Proche-Orient. Tandis que la doctrine Kissinger pr&#244;ne la prise de contr&#244;le des ressources &#233;nerg&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Plusieurs objectifs &#224; cette derni&#232;re. Tout d'abord, les &#201;tats-Unis, en tant que premier importateur mondial de p&#233;trole (9,8 millions de barils/jours en 2000 - soit la moiti&#233; de leur consommation - contre 5,5 millions au Japon ou 2,7 &#224; l'Allemagne), doivent s'assurer de leur propre approvisionnement. Par la m&#234;me occasion, ils auront la mainmise sur la fourniture de p&#233;trole aux autres pays importateurs et pourront de ce fait exercer d'utiles pressions sur leurs gouvernements. Enfin, la guerre permettra aux compagnies p&#233;troli&#232;res am&#233;ricaines d'acc&#233;der au p&#233;trole irakien connu pour &#234;tre celui dont le co&#251;t d'exploitation est le plus bas et dont le blocus du pays les avait priv&#233; au profit d'entreprises fran&#231;aises, russes ou chinoises. Mais ce n'est que la partie &#233;merg&#233;e de l'iceberg.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;b class=&#034;spip&#034;&gt;Monnaie de r&#233;f&#233;rence&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;A la fin de la Seconde Guerre mondiale, afin d'&#233;viter les probl&#232;mes rencontr&#233;s avant le conflit, la conf&#233;rence de Bretton Woods instaura la convertibilit&#233; en or des monnaies. Les banques centrales se devaient de poss&#233;der les r&#233;serves d'or suffisantes pour assurer la conversion de leurs devises. Mais, en 1971, l'administration Nixon d&#233;cida de sortir du syst&#232;me, rempla&#231;ant de facto l'&#233;talon or par le dollar qui devenait une monnaie fiduciaire - la monnaie fiduciaire par excellence. Actuellement, deux tiers des r&#233;serves mondiales des banques centrales sont constitu&#233;es de dollars, plus de la moiti&#233; des &#233;changes commerciaux sont libell&#233;s en dollars - et le seul pays autoris&#233; &#224; &#233;mettre des dollars est les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique. Dans une certaine mesure, depuis 1971, le commerce mondial est devenu un jeu dans lequel les &#201;tats-Unis produisent des billets verts tandis que le reste du monde produit des biens que le dollar peut acheter.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Et last but not least, le dollar est, de Londres &#224; T&#233;h&#233;ran, de Moscou &#224; Mexico, la monnaie de r&#233;f&#233;rence pour les transactions p&#233;troli&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Enfin, tel &#233;tait le cas jusqu'au 30 octobre 2000, jour o&#249; le comit&#233; des sanctions de l'ONU a autoris&#233; l'Irak &#224; libeller en euros et non plus en dollars ses transactions p&#233;troli&#232;res et commerciales. &#171; Les &#201;tats-Unis ont d'ailleurs tent&#233; de bloquer cette op&#233;ration, mais comme le note un expert de la Commission des sanctions de l'ONU : il n'y a pas de base juridique pour bloquer la demande irakienne. &#187;. La d&#233;cision irakienne a pris effet au 6 novembre, le pays d&#233;cidant peu de temps apr&#232;s de convertir &#224; leur tour en euros les 10 milliards de dollars issus du programme &#171; p&#233;trole contre nourriture &#187; bloqu&#233;s sur un compte de l'agence BNP-Paribas de New York.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Consid&#233;r&#233;e comme une d&#233;cision avant tout politique de Bagdad &#224; l'encontre de Washington, l'op&#233;ration s'av&#233;ra &#233;conomiquement fort profitable, l'euro ayant gagn&#233; 17 % face au dollar durant la seule ann&#233;e 2002. La question qui se posait alors, &#233;tait de savoir si d'autres pays suivraient l'exemple - le pire cauchemar de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale am&#233;ricaine &#233;tant que l'OPEP d&#233;cide dans son ensemble de faire de l'euro la monnaie de transaction pour son commerce p&#233;trolier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;La Jordanie dont le principal partenaire commercial est l'Irak adopta imm&#233;diatement la devise europ&#233;enne pour ses &#233;changes avec Bagdad. Quant &#224; la Cor&#233;e du nord, elle adoptera deux ans plus tard, le 1er d&#233;cembre 2002, l'euro comme unique monnaie pour ses &#233;changes commerciaux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;b class=&#034;spip&#034;&gt;Effet domino&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;En juillet 2002, les banquiers estimaient que les pays du Golfe perdraient pour la seule ann&#233;e 2002, 97 milliards de dollars du fait de la d&#233;valuation de la monnaie am&#233;ricaine par rapport &#224; l'euro. Pour sa part, la Banque centrale iranienne a mis en place un comit&#233; pour &#233;tudier la question. De source iranienne, l'institution aurait pes&#233; de tout son poids durant l'&#233;t&#233; 2002 sur le ministre du P&#233;trole pour que le pays passe &#224; l'euro pour ses &#233;changes p&#233;troliers. La substitution se justifie d'autant plus qu'un tiers du p&#233;trole du pays est export&#233; vers l'Europe. Pourquoi, dans ces conditions, continuer &#224; utiliser la monnaie &#233;tats-unienne ? D'apr&#232;s un parlementaire iranien, &#171; Il y a une tr&#232;s forte chance que le parlement adopte cette id&#233;e... Maintenant que l'euro est plus fort, ce serait logique. &#187; Apr&#232;s l'Irak et la Cor&#233;e du nord, l'Axe du Mal [&lt;a href='#nb1' name='nh1' class='spip_note'&gt;1&lt;/a&gt;] &#233;tait au complet.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Lors d'une conf&#233;rence sous l'&#233;gide du ministre espagnol de l'&#201;conomie, le 14 avril 2002, durant la pr&#233;sidence de l'Union europ&#233;enne par ce pays, le directeur du d&#233;partement d'analyse du march&#233; p&#233;trolier de l'OPEP, l'iranien Javad Yarjani, a pris diplomatiquement position. &#171; La question qui vient &#224; l'esprit est de savoir si l'euro s'imposera sur les march&#233;s financiers mondiaux, d&#233;fiant ainsi la supr&#233;matie du dollar. [...] Un des arguments les plus convaincants pour le maintien de la fixation du prix et des paiements en dollars a plus &#233;t&#233; le fait que les &#201;tats-Unis sont un gros importateur que celui qu'ils soient un gros producteur. Toutefois, en regardant les statistiques sur les exportations de p&#233;trole, on remarque que la zone euro est un importateur encore plus important de p&#233;trole et produits d&#233;riv&#233;s. [...] Il est bon de noter que les producteurs, les gros consommateurs et les importateurs de brut des zones non dollars, telle que l'Union europ&#233;enne, partagent des int&#233;r&#234;ts communs. [...] Si la fixation des prix du p&#233;trole passait en euros, cela pourrait permettre &#224; cette monnaie d'acqu&#233;rir le rang de devise de r&#233;f&#233;rence mondiale. Il existe aussi des liens commerciaux tr&#232;s fort entre les membres de l'OPEP et la zone euro - avec plus de 45 % des importations totales de biens des pays de l'OPEP provenant des pays de cette zone. [...] Il est bon de rappeler que des changements dans la conduite des affaires p&#233;troli&#232;res deviendront dans les prochaines ann&#233;es in&#233;vitables et nous devons nous y pr&#233;parer. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;D'apr&#232;s de nombreux analystes, la p&#233;riode charni&#232;re pour ce changement serait l'&#233;largissement en mai 2004 de l'Union europ&#233;enne qui fera passer la population totale &#224; 450 millions de personnes pour un PIB de 9,6 milliards de dollars contre 280 millions et 10,5 milliards de dollars pour les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Cette analyse vaut aussi pour l'utilisation de l'euro par la Russie. 21 % du p&#233;trole et 41 % du gaz import&#233;s dans l'Union europ&#233;enne proviennent de ce pays. L&#224; encore, l'utilisation de la monnaie am&#233;ricaine ne se justifie pas. C'est la substance du message que Romano Prodi, pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne, a fait passer &#224; Vladimir Poutine lors du sommet Russie-Union europ&#233;enne qui s'est tenu en mai 2001. Faisant miroiter un accroissement des &#233;changes entre les deux r&#233;gions et une augmentation des investissements en provenance de l'Union, l'Europ&#233;en a press&#233; son homologue d'augmenter la part de l'euro dans les paiements commerciaux et les r&#233;serves de la Banque centrale. &#171; Le r&#244;le significatif que l'Union europ&#233;enne joue en Europe et dans la politique mondiale nous pousse objectivement vers une coop&#233;ration plus proche &#187;, a conclu le pr&#233;sident russe.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;La Chine et la Russie ont d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; convertir leurs avoirs financiers du dollar vers l'euro avec pour objectif, &#224; terme, le partage &#224; &#233;galit&#233; entre les deux monnaies. Comme l'Irak, l'Iran, la Cor&#233;e du nord, la Russie, la Chine et de nombreux autres pays, le Venezuela a d&#233;cid&#233; de diversifier les r&#233;serves de devises de sa Banque centrale en vendant des dollars pour acheter des euros. Plus pr&#233;occupant encore pour les &#201;tats-Unis, les 6 et 7 mars 2001, se tenait &#224; c&#244;t&#233; de Moscou l'International finance congress intitul&#233; &#171; Processus de globalisation et menace cach&#233;e de la crise des devises de r&#233;serve mondiales &#187;. Lors de la premi&#232;re journ&#233;e, l'ambassadeur v&#233;n&#233;zu&#233;lien &#224; Moscou, Francisco Mieres-Lopez, fit une intervention remarqu&#233;e sur le th&#232;me de la faisabilit&#233; du basculement du dollar vers l'euro pour la fixation du prix du p&#233;trole. Il est bon de rappeler ici que l'&#233;v&#233;nement se d&#233;roule un an avant le coup d'&#201;tat avort&#233;, que le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'OPEP est v&#233;n&#233;zu&#233;lien et que l'intervention de l'ambassadeur vient s'ajouter &#224; l'accord qu'a conclu le pays avec treize autres &#201;tats pour troquer son p&#233;trole contre d'autres biens ou services - d&#233;mon&#233;tarisant partiellement les &#233;changes p&#233;troliers du 4e producteur mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;b class=&#034;spip&#034;&gt;Effondrement de l'&#233;conomie US&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;conomie &#233;tats-unienne est intimement li&#233;e au r&#244;le du dollar comme monnaie de r&#233;serve et comme monnaie mondiale d'&#233;change. Si les principaux pays exportateurs de p&#233;trole et de gaz d&#233;cidaient de proc&#233;der &#224; tout ou partie de leurs ventes en euros, les pays consommateurs seraient amen&#233;s &#224; vendre une partie des dollars de leurs r&#233;serves pour acheter des euros. Le besoin mondial de billets verts diminuant, le cours du dollar - reposant en grande partie sur son h&#233;g&#233;monie - chuterait, privant le pays de son premier bien d'exportation. Le contrecoup serait ph&#233;nom&#233;nal pour l'&#233;conomie du pays qui, priv&#233; de son contr&#244;le mon&#233;taire et commercial mondial, ne pourrait plus assumer ses propensions imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Les pays membres de l'OPEP : le Venezuela, l'Irak, l'Iran, l'Arabie saoudite, les &#201;mirats arabes unis, le Katar, le Kowe&#239;t, la Libye, l'Alg&#233;rie, le Nigeria et l'Indon&#233;sie. annuel sur l'&#233;tat de l'Union, le 29 janvier 2002.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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