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	<title>El Correo</title>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Entreprises transnationales et Peuples autochtones </title>
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		<dc:date>2012-02-21T15:23:02Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bartolom&#233; Clavero *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis les Nations Unies un double message est transmis en ce qui concerne les activit&#233;s des entreprises multinationales nuisibles aux droits de l'homme, un message aux entreprises m&#234;mes et un autre diff&#233;rent aux &#233;tats. Tandis qu'il semble aujourd'hui &#233;vident que ce second message a un lien fort et croissant avec le corps normatif international des Droits de l'homme, en revanche le premier, dirig&#233; aux soci&#233;t&#233;s multinationales, est comparativement plus souple. La contradiction prendrait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Frere-Indigene" rel="directory"&gt;Fr&#232;re Indig&#232;ne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis les Nations Unies un double message est transmis en ce qui concerne les activit&#233;s des entreprises multinationales nuisibles aux droits de l'homme, un message aux entreprises m&#234;mes et un autre diff&#233;rent aux &#233;tats. Tandis qu'il semble aujourd'hui &#233;vident que ce second message a un lien fort et croissant avec le corps normatif international des Droits de l'homme, en revanche le premier, dirig&#233; aux soci&#233;t&#233;s multinationales, est comparativement plus souple. La contradiction prendrait avantage &#224; s'occuper s&#233;rieusement d'un autre message des Nations Unies &#224; son tour diff&#233;rent, celui-ci dirig&#233; aux peuples autochtones. C'est ce que l'on a essay&#233; avec ce travail face &#224; sinistre pas qui a &#233;t&#233; apparemment franchi pendant l'ann&#233;e derni&#232;re, 2011.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sommaire&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;-*&lt;strong&gt;I. &lt;/strong&gt;D&#233;claration Tripartite de l'Organisation internationale du Travail des Entreprises Multinationales.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;II.&lt;/strong&gt; Des normes sur les Responsabilit&#233;s des Soci&#233;t&#233;s transnationales et d'autres Entreprises Commerciales. -&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;III. &lt;/strong&gt;D&#232;s les Dix Principes du Pacte Mondial jusqu'aux Principes Recteurs pour Prot&#233;ger, Respecter, Rem&#233;dier. - &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;IV.&lt;/strong&gt; De l'Accord sur les Peuples Autochtones et Tribaux &#224; la D&#233;claration les Droits des Peuples Indig&#232;nes. -&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;V.&lt;/strong&gt; Des principes sur les Droits de l'homme et les Entreprises contre les Droits et les Garanties des Peuples autochtones : Une contribution du Rapporteur Anaya. -&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;VI.&lt;/strong&gt; Conclusion d'urgence apr&#232;s 2011 : Nations Unies, Entreprises, &#201;tats et Peuples.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://clavero.derechosindigenas.org/?p=11351&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Bartolom&#233; Clavero&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. S&#233;ville, le 21 F&#233;vrier 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Colombie : Le projet &#171; sumis &#187; de Loi de Consultation </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Colombie-Le-projet-sumis-de-Loi-de-Consultation</link>
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		<dc:date>2011-11-30T18:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bartolom&#233; Clavero *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La derni&#232;re norme g&#233;n&#233;rale colombienne sur la consultation indig&#232;ne fut une Directive Pr&#233;sidentielle, la premi&#232;re de 2010, qui, avec l'excuse d'offrir &#171; une garantie du droit fondamental &#224; la consultation pr&#233;alable des groupes ethniques nationaux &#187;, laissait pratiquement le proc&#233;d&#233; &#224; la disposition des entreprises int&#233;ress&#233;es &#224; l'acc&#232;s libre aux ressources naturelles des territoires indig&#232;nes. &lt;br class='autobr' /&gt; Comme cela n'a pas &#233;t&#233; publi&#233; dans la presse officielle, ni n'est devenu public autrement, le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Colombie" rel="directory"&gt;Colombie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La derni&#232;re norme g&#233;n&#233;rale colombienne sur la consultation indig&#232;ne fut une Directive Pr&#233;sidentielle, la premi&#232;re de 2010, qui, avec l'excuse d'offrir &#171; une garantie du droit fondamental &#224; la consultation pr&#233;alable des groupes ethniques nationaux &#187;, laissait pratiquement le proc&#233;d&#233; &#224; la disposition des entreprises int&#233;ress&#233;es &#224; l'acc&#232;s libre aux ressources naturelles des territoires indig&#232;nes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme cela n'a pas &#233;t&#233; publi&#233; dans la presse officielle, ni n'est devenu public autrement, le Forum Permanent des Nations Unies pour les Questions Indig&#232;nes, &#224; l'occasion d'une visite un peu plus tard en Colombie, s'est adress&#233; au ministre de l'Int&#233;rieur et de la Justice de l'&#233;poque en lui r&#233;clamant de l'information. Il a ni&#233; d'abord l'existence de cette norme pour ensuite affirmer qu'il s'agissait d'une circulaire interne dirig&#233;e seulement &#224; l'Administration. Apr&#232;s plus d'un an, avec le changement de Gouvernement en plein milieu, est &#233;labor&#233; &#171; le Projet de Loi par lequel est r&#233;glement&#233;e la Consultation Pr&#233;alable pour les Groupes ethniques &#187; qui pr&#233;sente une autre apparence, mais qui ne coupe pas le cordon ombilical avec cet engagement de donner un droit d'entr&#233;e aux entreprises int&#233;ress&#233;es dans le proc&#233;d&#233; de consultation qui, conform&#233;ment au droit international des droits des peuples autochtones -un droit qui engage la Colombie - doit &#234;tre de la responsabilit&#233; exclusive de l'&#201;tat. De plus, en passant, on nie la consultation sur des mesures &#224; caract&#232;re l&#233;gislatif. En somme, l'&#201;tat colombien s'obstine &#224; soustraire la garantie et, plus encore, l'efficacit&#233; de l'exercice du droit fondamental &#224; la consultation pr&#233;alable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Projet de Loi commence par ignorer le droit international qui l'astreint. En ne mentionnant pas, ni ne voulant mentionner l' &#171; Accord de l'Organisation internationale du Travail sur les Peuples Autochtones et Tribaux dans les Pays Ind&#233;pendants &#187; (Accord 169) qui, de par sa ratification, est en vigueur en Colombie depuis le 7 ao&#251;t 1992, de qui d&#233;coule de fa&#231;on imm&#233;diate le devoir de l'&#201;tat &#224; la consultation indig&#232;ne. En ne contenant non plus aucune r&#233;f&#233;rence &#224; la &#171; D&#233;claration de Nations Unies les Droits de Peuples autochtones &#187; que la Colombie a int&#233;gr&#233; peu de temps apr&#232;s son adoption, en avril 2009, &#224; travers des communications aux diverses instances des Nations Unies (le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, le Conseil des Droits de l'homme et le Forum Permanent pour les Questions Indig&#232;nes), en essayant de conserver la m&#234;me discr&#233;tion qui s'appliquera ensuite &#224; la Directive Pr&#233;sidentielle pr&#233;cit&#233;e. Apr&#232;s avoir int&#233;gr&#233; la D&#233;claration, la Colombie a accept&#233; l'engagement d'assumer et de mettre en pratique les droits y &#233;tant enregistr&#233;s ( art. 38 : &#171; Les &#201;tats, en consultation et en coop&#233;ration avec les peuples autochtones, adopteront des mesures appropri&#233;es y compris des mesures l&#233;gislatives, pour atteindre les objectifs de la pr&#233;sente D&#233;claration &#187; ; art. 42 : &#171; Les Nations Unies, ses organes, y compris le Forum Permanent pour les Questions Indig&#232;nes, et les organismes sp&#233;ciaux, en particulier &#224; un niveau local, ainsi que les &#201;tats, promouvront le respect et la pleine application des dispositions de la D&#233;claration pr&#233;sente et veilleront &#224; son efficacit&#233; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour quelque chose d'aussi important que l'identification des ayants-droit &#224; la consultation, le Projet ne s'en tient pas aux normes internationales qui s'appliquent. Il les identifie avant tout comme des groupes ethniques, ce qui s'en tient effectivement au langage de la Constitution stricte de la Colombie, mais non &#224; sa Constitution &#233;tendue compos&#233;e de davantage de normes. La valeur constitutionnelle de l'Accord 169 en somme, qui se d&#233;tache certainement de la Constitution, est bien d&#233;termin&#233;e par la jurisprudence de la Cour Constitutionnelle. Et l'Accord est post&#233;rieur &#224; la Constitution, donc il pr&#233;vaut. Ses sujets sont les peuples autochtones, ce qui n'emp&#234;che pas bien s&#251;r, selon la norme constitutionnelle elle m&#234;me, que peuvent s'y assimiler d'autres sujets, comme le peuple afro-colombien ou les communaut&#233;s correspondantes. Le d&#233;tail n'est pas seulement terminologique. En r&#233;duisant l'usage du terme &#171; peuple &#187; aux peuples autochtones, auquel on a recours seulement pour des pr&#233;suppos&#233;s qui se pr&#233;tendent sp&#233;ciaux, on essaie de compliquer la connexion de la loi future avec le droit international des droits des peuples autochtones auquel se rapporte l'affaire et qu'on doit appliquer. Symptomatiquement, la Directive Pr&#233;sidentielle pr&#233;cit&#233;e commen&#231;ait par restreindre qui s'occupait des groupes ethniques avec l'intentionnalit&#233; &#233;vidente de rejeter toute autre forme de reconnaissance du sujet par un caract&#232;re g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un autre fil continu entre la Direction Pr&#233;sidentielle et le Projet de Loi, celui de la main qu'on tend aux entreprises pour intervenir dans le processus de consultation. Dans ce second, le postulat qui re&#231;oit la principale consid&#233;ration et qui appara&#238;t ainsi comme normal est celui dans lequel existe un int&#233;r&#234;t pour son r&#233;sultat de caract&#232;re dit priv&#233;, celui de la partie qui s'appelle dans le Projet avec un certain euph&#233;misme, les int&#233;ress&#233;s ou les particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas cacher qu'il s'agit fondamentalement des entreprises. Elles apparaissent non seulement avec la capacit&#233; d'ouvrir une proc&#233;dure de consultation, mais aussi d'&#234;tre partie prenante de celle-ci avec des facult&#233;s de d&#233;cision. C'est en relation y compris en passant devant le sujet indig&#232;ne : &#171; Les participants au processus de consultation pr&#233;alable, except&#233;s les processus qui requi&#232;rent des formalit&#233;s sp&#233;ciales, sont : Le Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur ; La personne (s) naturelle ou juridique &#8216;sollicitante' ; et Les groupes ethniques directement affect&#233;s &#187;. Une Direction g&#233;n&#233;rale de Consultation Pr&#233;alable du Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur appara&#238;t comme instance garante, mais la proc&#233;dure peut &#234;tre envisager sous forme d' accords directs entre les entreprises et les communaut&#233;s : &#171; Dans le cas o&#249; la communaut&#233; et l'int&#233;ress&#233; ne parviennent pas &#224; un accord selon les termes de la m&#233;thodologie qui va &#234;tre avanc&#233;e, le Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur &#8211;direction g&#233;n&#233;rale de Consultation Pr&#233;alable devra prendre une d&#233;cision par rapport &#224; la m&#233;thodologie, en &#233;valuant les positions des parties (&#8230;) &#187;. Faut-il insister sur le fait que tout cela viole frontalement le droit international des droits des peuples autochtones et exclut de fa&#231;on absolue, pour des raisons de poids, que la consultation se passe entre entreprise et communaut&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la communaut&#233; ethnique, en l'occurrence indig&#232;ne, le sujet se limite pour le Projet dans les suppos&#233;s existants int&#233;ress&#233;s, les entreprises. Pour le droit international des droits des peuples autochtones le sujet est le peuple indig&#232;ne. Pour des questions qui sont pour le moins ordinaires, comme la consultation sur des mesures l&#233;gislatives ou d'autres r&#233;glementations de caract&#232;re g&#233;n&#233;ral, le m&#234;me Projet compte en revanche avec les peuples , allant y compris &#224; identifier des instances repr&#233;sentatives :&#171; Les mesures administratives et l&#233;gislatives d'ordre national seront consult&#233;es avec la Table Permanente de Concertation pour les Peuples autochtones et les Organisations Indig&#232;nes, et avec la Consultative de Haut Niveau pour les Communaut&#233;s Noires, Afrocolombianas, Palenqueras et Raizales, et avec la communaut&#233; Rom [gitane], comme il se doit, s'entendant que dans les instances pr&#233;cit&#233;es, ils agissent comme les repr&#233;sentants l&#233;gitimes des communaut&#233;s qu' ils repr&#233;sentent &#187;. Il y a un exc&#232;s dans cette identification. Selon le droit international des droits des peuples autochtones, ce n'est pas &#224; l'&#201;tat, mais aux peuples eux-m&#234;mes, qu'il revient de d&#233;terminer la repr&#233;sentation. Et on ne peut pas identifier celle-ci directement avec quelques instances mixtes de concertation si les peuples autochtones ne le font pas de fa&#231;on autonome. Seulement dans la mesure o&#249; les instances pr&#233;cit&#233;es ont l'appui effectif des peuples autochtones, la formule est valable. Elle ne l'est pas parce que le dit une loi, qui ainsi s'arroge le pouvoir de d&#233;cision sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sujet de la consultation doit &#234;tre le peuple ou les peuples directement affect&#233;s, ce qu'il n'emp&#234;che pas &#224; partir de l&#224; que, selon leur organisation et repr&#233;sentation autonomes les communaut&#233;s concr&#232;tes plus directement affect&#233;es peuvent et doivent op&#233;rer. Ce qui ne cadre pas avec le droit international des droits des peuples indig&#232;nes, c'est que le sujet est r&#233;duit &#224; la seule communaut&#233; affect&#233;e, la meilleure fa&#231;on de remettre la partie indig&#232;ne entre les mains des entreprises et encore plus si la proc&#233;dure leur conf&#232;re le r&#244;le d&#233;cisif pr&#233;cit&#233;. En substance, l'actuel Projet de Loi articule furtivement le m&#234;me dessein que la Direction Pr&#233;sidentielle de 2010. Comme cela se passe en g&#233;n&#233;ral avec la violation constante des droits des peuples autochtones, le changement de Gouvernement semble avoir soign&#233; la comme op&#233;ration de propagande, sans r&#233;examen de fond. Mais il n'y a pas de doute que ce sont les m&#234;mes mains qui ont produit la Directive et le Projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la consultation des mesures l&#233;gislatives, c'est d&#233;j&#224; tr&#232;s significatif qu'on lui pr&#234;te si peu d'attention. Dans ce peu qui le r&#232;gle il est de cette fa&#231;on impossible d'identifier la repr&#233;sentation indig&#232;ne. On fixe un d&#233;lai de traitement si bref d' un mois, ce qui a comme effet grave qu' aucun temps de consultation n'est pr&#233;vu entre les repr&#233;sentants et les bases indig&#232;nes. Il y a quelque chose de plus. De ce genre de consultation, s'occupe pour le compte de l'&#201;tat, la Direction g&#233;n&#233;rale de Consultation Pr&#233;alable, cette instance politico-administrative et non le Congr&#232;s lui m&#234;me. Le r&#233;sultat de la consultation l&#233;gislative est g&#233;r&#233; par le Gouvernement pour donner la derni&#232;re main aux projets l&#233;gislatifs sans obligation ni de transmettre m&#234;me la documentation du processus, alors que le Congr&#232;s reste compl&#232;tement coup&#233; de la culture indig&#232;ne, pouvant adopter tranquillement ses d&#233;cisions l&#233;gislatives conform&#233;ment &#224; ses comp&#233;tences douteusement constitutionnelles, celles qui lui correspondent exclusivement selon la Constitution stricte, mais pas si exclusivement selon la Constitution &#233;tendue dont fait partie, pour le moins, l'Accord 169. Face &#224; tout cela il semble logique que, comme il se d&#233;tache du droit international des droits des peuples autochtones, ce devrait &#234;tre le Congr&#232;s, et non le Gouvernement, qui se charge directement de la consultation indig&#232;ne pour les mesures l&#233;gislatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les aspects importants reste la cl&#233; de la valeur octroy&#233;e au r&#233;sultat de la consultation, ce sur quoi le Projet de Loi se montre transparent :&#171; La Consultation Pr&#233;alable est un sc&#233;nario dirig&#233; pour recueillir des opinions, des crit&#232;res, des visions et des propositions de la part des communaut&#233;s ethniques et des int&#233;ress&#233;s &#224; mener un travail, un projet ou une activit&#233;, des mesures administratives, pour d&#233;terminer les impacts que ceux-ci g&#233;n&#232;rent et pour &#233;tablir les mesures de gestion li&#233;es &#187;. Les communaut&#233;s apparaissent maintenant devant les int&#233;ress&#233;s, mais sans que ne s'&#233;l&#232;ve &#224; travers cela leur position en terme de droits, les indig&#232;nes, face &#224; des int&#233;r&#234;ts, entrepreneuriaux. Les unes et les autres, communaut&#233;s et int&#233;ress&#233;s, &#233;mettent seulement de la m&#234;me fa&#231;on des opinions, des crit&#232;res, des visions et des propositions. Pour l'Accord 169 la consultation doit avoir comme objectif le consentement sp&#233;cifiant n'importe quel cas dans lequel celui-ci est n&#233;cessaire. Pour la D&#233;claration les Droits des Peuples autochtones, en plus d'ajouter davantage de cas de n&#233;cessit&#233; du consentement, l'&#201;tat est responsable chaque fois que ce n'est pas respect&#233;. Et la m&#234;me d&#233;claration qualifie le consentement comme libre, pr&#233;alable et inform&#233;. Le Projet de Loi se d&#233;sint&#233;resse de la libert&#233;, de l'information et m&#234;me du consentement, laissant tout cela en fait aux mains des entreprises. Le Projet dit quelque chose d'autre dit le Projet sur la port&#233;e ou pas des accords &#233;ventuels, mais sa valeur reste d&#233;j&#224; ainsi irr&#233;m&#233;diablement d&#233;grad&#233;e avec un caract&#232;re g&#233;n&#233;ral et, tr&#232;s sp&#233;cialement, dans le principe de consultation des mesures l&#233;gislatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La consultation indig&#232;ne, comme c'est dit, astreint la Colombie depuis le 7 ao&#251;t 1992, date depuis laquelle ont &#233;t&#233; produites une quantit&#233; de lois et autres mesures y compris concessions et validations d'acc&#232;s des entreprises &#224; des ressources en territoires indig&#232;nes, sans la consultation due. Cela fait longtemps que l'&#201;tat ne d&#233;fend pas efficacement les peuples autochtones de la poursuite et de l'invasion de leurs territoires par des entreprises qui ont recours &#224; des moyens de d&#233;placement voire m&#234;me d'assassinats par la main d'agents vicaires. M&#234;me l'&#201;tat a particip&#233; &#224; cette situation. La Cour Constitutionnelle a d&#233;clar&#233; la nullit&#233; d'une loi ou d'une concession par manque de consultation, mais s'est gard&#233;e de proc&#233;der &#224; la d&#233;claration quant &#224; l'&#233;tat inconstitutionnel de choses qui dans d'autres sujets lui ont servi pour g&#233;n&#233;raliser le rem&#232;de &#224; tous les cas &#233;gaux. Il convient aussi de remarquer que le Projet de Loi survient en complicit&#233; du plus spectaculaire lavage des mains. Il est possible qu'il ait l'alibi que le projet de restitution de terres indig&#232;nes se trouve en phase de consultation, mais dans cet autre processus il ne montre aucune disponibilit&#233; pour atteindre celles qui se trouvent aux mains d'entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Projet de Loi de Consultation, avec tout son ent&#234;tement dissimul&#233;, pour ne pas le respecter, je crois qu'il peut seulement se comprendre, ce qui ne veut pas du tout dire se justifier, dans le contexte de continuit&#233; d'une politique ant&#233;rieurement dessin&#233;e, qui se manifestait dans la Directive Pr&#233;sidentielle de 2010, mais qui provient des d&#233;cennies de massacres et de d&#233;placements apr&#232;s la promulgation de la Constitution et la ratification de l'Accord. Il ne semble pas que l'on puisse le corriger. Ainsi et dans le contexte pr&#233;cit&#233; il semble inutilisable. Le probl&#232;me continue d'&#234;tre de fond. Sauf opinion plus fond&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://clavero.derechosindigenas.org/wp-content/uploads/2011/11/Colombia-Proyecto-Consulta.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Proyecto de Ley de Consulta&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://clavero.derechosindigenas.org/wp-content/uploads/2010/05/colombia-directiva-consulta.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Directiva Presidencial sobre consulta&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://clavero.derechosindigenas.org/?p=10724&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Bartolom&#233; Clavero&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. S&#233;ville, le 28 Novembre, 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Proffeseur de la Facult&#233; de Droit de la Universit&#233; de S&#233;ville&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;fense P&#233;nale Internationale des Droits des Peuples Indig&#232;nes</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Defense-Penale-Internationale-des-Droits-des-Peuples-Indigenes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Defense-Penale-Internationale-des-Droits-des-Peuples-Indigenes</guid>
		<dc:date>2011-02-14T15:17:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bartolom&#233; Clavero *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Bartolom&#233; Clavero a &#233;t&#233; membre du Forum Permanent des Nations Unies pour les Questions Indig&#232;nes jusqu'au 31 d&#233;cembre dernier, date &#224; la quelle son mandat a pris fin. Il a rendu publique sa derni&#232;re &#233;tude r&#233;alis&#233;e pour le Forum, qui devait &#234;tre pr&#233;sent&#233;e &#224; la prochaine session ordinaire (New-York, 16-27 mai 2011). Ce travail porte sur la D&#233;fense p&#233;nale des droits des peuples indig&#232;nes. El Correo en a fait la traduction, car il s'agit d'un texte fondamental sur cette question. &lt;br class='autobr' /&gt; DROIT PENAL (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Frere-Indigene" rel="directory"&gt;Fr&#232;re Indig&#232;ne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bartolom&#233; Clavero a &#233;t&#233; membre du Forum Permanent des Nations Unies pour les Questions Indig&#232;nes jusqu'au 31 d&#233;cembre dernier, date &#224; la quelle son mandat a pris fin. Il a rendu publique sa derni&#232;re &#233;tude r&#233;alis&#233;e pour le Forum, qui devait &#234;tre pr&#233;sent&#233;e &#224; la prochaine session ordinaire (New-York, 16-27 mai 2011). Ce travail porte sur la D&#233;fense p&#233;nale des droits des peuples indig&#232;nes. &lt;br/&gt;El Correo en a fait la traduction, car il s'agit d'un texte fondamental sur cette question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;DROIT PENAL INTERNATIONAL &lt;br /&gt;
ET DEFENSE JURIDIQUE&lt;br /&gt;
DES DROITS DES PEUPLES INDIGENES&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Pr&#233;sent&#233; par le Rapporteur&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;I. Introduction.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt;	Lors de sa neuvi&#232;me session, correspondant &#224; l'ann&#233;e 2010, le Comit&#233; Permanent sur les Questions Indig&#232;nes a adopt&#233; la d&#233;cision de nommer Bartolom&#233; Clavero, un de ses membres, comme Rapporteur &#224; qui l'on a confi&#233; la r&#233;alisation d'une &#233;tude sur &lt;i&gt;&#171; le droit p&#233;nal international et la d&#233;fense judiciaire des droits des peuples indig&#232;nes. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;E/C.19/2010/15, paragraphe 144.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; La D&#233;claration sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes &#233;tablit que &lt;i&gt;&#171; les peuples indig&#232;nes ont le droit collectif de vivre, en libert&#233;, en paix et en s&#233;curit&#233; comme tout autre peuple et qu'ils ne seront soumis &#224; aucun acte de g&#233;nocide (&#8230;) &#187;&lt;/i&gt; (article 7.2). Cette mention sp&#233;ciale du g&#233;nocide contre les peuples indig&#232;nes a &#233;t&#233; n&#233;cessaire car, en tant que tel, les peuples indig&#232;nes se sont vus priv&#233;s de la protection p&#233;nale internationale de leurs droits m&#234;me les plus fondamentaux. La finalit&#233; de cette &#233;tude est d'&#233;valuer l'application de la dite mention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt;	Le corps normatif de l'actuel droit p&#233;nal international a &#233;t&#233; mis en place &#224; la fin de l'ann&#233;e 1948 par une norme presque strictement contemporaine de la D&#233;claration Universelle des Droits de l'Homme, la Convention pour la Pr&#233;vention et la Sanction du D&#233;lit de G&#233;nocide. On peut dire que cette D&#233;claration et cette Convention constituent les normes fondatrices du droit international des droits de l'Homme que les Nations Unies reconnaissent et revendiquent depuis leur fondation m&#234;me. Cependant, cette D&#233;claration et cette Convention ne sont pas des normes qui se compl&#232;tent car elles ne s'appliquent pas au m&#234;me domaine de droits. La Convention pour la Protection et la Sanction du D&#233;lit de G&#233;nocide ne propose pas de recours p&#233;nal international pour les droits r&#233;pertori&#233;s dans la D&#233;claration Universelle des Droits de l'Homme, mais implicitement elle soumet une possibilit&#233; de recours pour un autre droit &#224; caract&#232;re collectif, le droit &#224; l'existence, et on peut ajouter, &#224; la dignit&#233; de tout&lt;i&gt; &#171; groupe national, ethnique, racial ou religieux &#187;.&lt;/i&gt; Jusque-l&#224; la d&#233;fense p&#233;nale n&#233;cessaire des droits de l'Homme proclam&#233;s par la D&#233;claration qui se caract&#233;rise par des formes r&#233;pr&#233;hensibles et rendue possible gr&#226;ce aux proc&#233;dures judiciaires, restait de l'ordre des Etats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt;	Comme il a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; dit, la pr&#233;sente &#233;tude sur &lt;i&gt;&#171; le droit p&#233;nal international et la d&#233;fense judiciaire des droits des peuples indig&#232;nes &#187;&lt;/i&gt; souhaite appr&#233;cier le changement effectif du d&#233;lit de g&#233;nocide contre les peuples indig&#232;nes en regard de la D&#233;claration sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes. Il est propos&#233; d'identifier les obstacles qui ont rendu difficile une telle protection p&#233;nale internationale ainsi que d'examiner les possibilit&#233;s maintenant envisageables. En somme, il faut analyser l'histoire pour construire un pr&#233;sent et envisager un futur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;II.	La Convention sur le G&#233;nocide et les Peuples Indig&#232;nes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.&lt;/strong&gt;	Un peuple indig&#232;ne est qualifi&#233; naturellement de &lt;i&gt;groupe national, ethnique&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;racial&lt;/i&gt; ou encore, dans ce cas, de &lt;i&gt;groupe religieux&lt;/i&gt;, ce pourquoi son droit &#224; une existence digne serait reconnu et prot&#233;g&#233; internationalement pour partie et &#224; partir de la Convention sur le G&#233;nocide. Dans les faits, cela ne s'est pas pass&#233; ainsi. En premier lieu il convient de rendre compte des raisons de cette exclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5.&lt;/strong&gt;	Dans le projet officiel de la Convention sur le G&#233;nocide pr&#233;sent&#233; par le Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral des Nations Unies l'inclusion des peuples indig&#232;nes &#233;tait &#233;vidente. Car on tenait alors compte des pr&#233;sum&#233;s agressions commises sur les cultures de groupes, ce qui objectivement correspondait aux politiques mises en &#339;uvre par les Etats face aux peuples concern&#233;s. Le Br&#233;sil s'y est oppos&#233; argumentant que cela permettrait aux&lt;i&gt; &#171; minorit&#233;s &#187;&lt;/i&gt; de s'opposer aux politiques n&#233;cessaires &#224; la construction des Etats et &#224; l'&#233;galit&#233; de sa citoyennet&#233;. La Nouvelle Z&#233;lande, l'Afrique du Sud et le Canada ont second&#233; le Br&#233;sil dans son opposition. Les Etats am&#233;ricains jusqu'&#224; pr&#233;sent encore coloniaux tout comme les Etats europ&#233;ens, tels que la Grande Bretagne, la France et la Belgique ont appuy&#233; la posture du Br&#233;sil. Ils ont demand&#233; &#224; ce que soit inclue dans la Convention une &lt;i&gt;clause coloniale&lt;/i&gt; ou d'habilitation &#224; la m&#233;tropole afin d'&#233;tendre ou non ces dispositions aux colonies soit pour le faire avec des modulations. Avec tout cela, a pratiquement disparu du texte final ce qui plus tard, par cons&#233;quent, serait consid&#233;r&#233; comme une cat&#233;gorie distincte du g&#233;nocide, celle du &lt;i&gt;g&#233;nocide culturel&lt;/i&gt;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;William A. Schabas, Genocide in International Law : The Crime of Crimes, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6.&lt;/strong&gt;	Le g&#233;nocide culturel, ou plus g&#233;n&#233;ralement le g&#233;nocide commis autrement que par le sang seulement est rest&#233; uniquement dans la Convention pour des cas hypoth&#233;tiques extr&#234;mement graves o&#249; seraient appliqu&#233;es ces politiques d'homog&#233;n&#233;isation de la citoyennet&#233; : &lt;i&gt;&#171; l&#233;sion grave &#224; l'int&#233;grit&#233; physique ou mentale des membres du groupes &#187;, &#171; placement de force d'enfants d'un groupe dans un autre &#187;...&lt;/i&gt; Dans tous les cas, le g&#233;nocide tout court, se caract&#233;rise toujours non seulement par &lt;i&gt;&#171; le massacre de membres du groupe &#187; &lt;/i&gt;perp&#233;tr&#233; &lt;i&gt;&#171; avec l'intention totale ou partielle de d&#233;truire un groupe national, ethnique, racial ou religieux &#187;&lt;/i&gt;, mais aussi par les cas envisageables non violents de destruction intentionn&#233;e totale ou partielle d'un groupe qui pouvait parfaitement &#234;tre un peuple indig&#232;ne, tout cela selon la d&#233;finition contenue dans le second article de la Convention.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous rappelons : &#171; Dans la pr&#233;sente Convention nous entendons par g&#233;nocide (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Cependant le Br&#233;sil a exprim&#233; l'opinion alors partag&#233;e au sein des Nations Unies selon laquelle un peuple indig&#232;ne est une minorit&#233; destin&#233;e &#224; se fondre avec la citoyennet&#233; de l'Etat et, de ce fait, &#224; dispara&#238;tre en tant que telle. D'apr&#232;s cet amendement, seule la destruction physique intentionn&#233;e totale ou partielle d'un peuple indig&#232;ne serait un cas pr&#233;sum&#233; constitutif de g&#233;nocide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7.&lt;/strong&gt;	En ce qui concerne le cas des indig&#232;nes, on a retenu la d&#233;finition extr&#234;mement r&#233;duite de g&#233;nocide, en th&#233;orie, car en pratique cela n'a pas dur&#233;. En g&#233;n&#233;ral, d&#232;s que la Convention est entr&#233;e en vigueur d&#233;but 1951 on a pu se rendre compte des difficult&#233;s &#224; l'appliquer. Ainsi par exemple, sans faire aucun &#233;cho au sein des Nations Unies, une association de droits civils a imm&#233;diatement pr&#233;sent&#233; le cas de la destruction partielle intentionn&#233;e du &lt;i&gt;groupe&lt;/i&gt; afro-&#233;tasunien aux Etats-Unis.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Civil Rights Congress, We Charge Genocide : The Historic Petition to the (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Des probl&#232;mes notoires se sont interpos&#233;s, comme le fait que les Etats-Unis tarderaient encore &#224; ratifier la Convention &#224; cause de questions pr&#233;cis&#233;ment comme celle de l'impunit&#233; de d&#233;lits raciaux cruels contre les afro-am&#233;ricains&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lawrence J. LeBlanc, The United States and the Genocide Convention, Duke (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, mais aussi le fait que, selon la Convention, seuls les Etats &#233;taient habilit&#233;s &#224; pr&#233;senter des cas de g&#233;nocide contre d'autres Etats devant les Nations Unies ou plus particuli&#232;rement devant la Cour Internationale de Justice, la juridiction internationale comp&#233;tente toujours selon la m&#234;me Convention (art.8 et 9).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8.&lt;/strong&gt;	Dans le cas du colonialisme ouvert qui persiste toujours, la Convention ne s'appliquait pas d'office &#224; la protection des peuples indig&#232;nes touch&#233;s, limitant son champ d'action, de par cette &lt;i&gt;clause coloniale&lt;/i&gt;, au territoire m&#233;tropolitain des Etats qui avaient ratifi&#233; la Convention. Une communication de l'Etat au Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral des Nations Unies fut n&#233;cessaire par la suite pour que la Convention s'&#233;tende &lt;i&gt;&#171; &#224; tous les territoires ou &#224; n'importe quel territoire dont les relations ext&#233;rieures rel&#232;vent &#187;&lt;/i&gt; de l'Etat en question, c'est &#224; dire, en d'autres termes, &#224; ses colonies (art.12). La Convention sur le G&#233;nocide a vu le jour dans un contexte o&#249; le droit qui r&#233;gissait l'&#233;tablissement des trait&#233;s en excluait les engagements internationaux des Etats envers les colonies, sous pr&#233;texte que dans le cas contraire la D&#233;claration des Droits de l'Homme se doit de le stipuler explicitement, ce qui serait probablement inefficace tant que le colonialisme se maintiendrait (art.22).&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous rappelons : &#171; Toute personne dispose de tous les droits et libert&#233;s (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9.&lt;/strong&gt;	Une exclusion aussi significative des colonies dans la Convention sur le G&#233;nocide ne pouvait s'appliquer aux peuples indig&#232;nes situ&#233;s &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me des fronti&#232;res de l'Etat, mais il y a eu contamination dans le sens o&#249; le champ d'action de la Convention pour ce qui concerne tous les peuples indig&#232;nes a &#233;t&#233; r&#233;duit. Et bien plus encore , les a &#233;galement affect&#233;s. Une fois que l'amendement &#224; l'initiative du Br&#233;sil f&#251;t impos&#233; et comme l'ensemble du droit international excluait les peuples indig&#232;nes, de fait les cas de destruction physique partielle intentionn&#233;e de ces peuples n'&#233;taient m&#234;me plus consid&#233;r&#233;s comme un g&#233;nocide au sein des Nations Unies. Et aucun Etat ne se montrait dispos&#233; &#224; pr&#233;senter leur cas devant la Cour Internationale de Justice.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sobre el caso m&#225;s notorio, Alejandro Parellada y Maria de Lourdes Beldi (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Dans tous les cas, les difficult&#233;s de proc&#233;dure n'&#233;taient et ne sont pas les seules. Depuis l'&#233;poque coloniale et encore aujourd'hui, du moins dans des latitudes comme les Am&#233;riques, le g&#233;nocide des peuples indig&#232;nes est litt&#233;ralement invisible.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;B. Clavero, Genocidio y Justicia : La Destrucci&#243;n de las Indias Ayer y Hoy, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10.&lt;/strong&gt;	Devant l'inefficacit&#233; notoire de la classification internationale du g&#233;nocide pour la protection des peuples indig&#232;nes, d'autres concepts capables de discr&#233;diter des politiques qui permettent leur disparition en tant que tels ont commenc&#233; &#224; se d&#233;velopper. Depuis les ann&#233;es soixante-dix surtout le concept d'&lt;i&gt;ethnocide&lt;/i&gt; &#224; connu un essor, le choix de ce terme disqualifie le g&#233;nocide culturel, ce qui en m&#234;me temps le limite. Mais il en serait de m&#234;me avec le terme &lt;i&gt;g&#233;nocide &lt;/i&gt;qui serait limit&#233; au g&#233;nocide physique. Ainsi fut cr&#233;&#233; un nouveau probl&#232;me sans qu'aucun ne soit r&#233;solu. L'ethnocide n'est pas un concept sur lequel on peut se baser afin de proposer une d&#233;fense judiciaire internationale des peuples indig&#232;nes. Le g&#233;nocide, qui lui offre une telle possibilit&#233;, a au sein du droit international, d'apr&#232;s la Convention, un sens plus large que l'extermination physique, qui avec cette contre position de l'ethnocide vient &#224; se perdre.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Robert Jaulin, La paix blanche. Introduction &#224; l'ethnocide, Seuil, 1970, et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;11.&lt;/strong&gt;	On peut &#233;galement dire la m&#234;me chose concernant certaines propositions qui ont suivi, comme r&#233;cemment, alors que l'on cherche pr&#233;cis&#233;ment &#224; retrouver la classification internationale du g&#233;nocide en d&#233;fense des peuples indig&#232;nes, la cat&#233;gorie sp&#233;cifique d'indig&#233;nocide, une autre &#224; ajouter aux cat&#233;gories parfaitement inutiles en droit p&#233;nal international.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Raymond Evans, &#171; Crime without a Name &#187; : &#171; Colonialism and the Case for (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Au niveau juridique, au niveau le plus concret de la d&#233;fense p&#233;nale internationale des peuples indig&#232;nes, ce qui importe n'est pas qu'il y ait un &#233;ventail de cat&#233;gories qui identifient et r&#233;pertorient les diverses formes d'agression envers un &lt;i&gt;groupe national, ethnique, racial ou religieux&lt;/i&gt;. Mais plut&#244;t de savoir si celles-ci rel&#232;vent ou non d'actes r&#233;pr&#233;hensibles r&#233;pertori&#233;s par le droit international afin de pouvoir agir devant la justice pour la d&#233;fense du groupe affect&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12.&lt;/strong&gt;	L'apog&#233;e r&#233;cente de la qualification de &lt;i&gt;nettoyage ethnique &lt;/i&gt;pour d&#233;signer des politiques qui pourraient s'av&#233;rer de g&#233;nocide, selon la d&#233;finition du &lt;i&gt;g&#233;nocide&lt;/i&gt; par le droit international, a &#233;t&#233; une fa&#231;on d'&#233;luder les responsabilit&#233;s et m&#234;me de prot&#233;ger l'impunit&#233;. Le terme de nettoyage ethnique se r&#233;v&#232;le &#234;tre un descriptif optimal, car fortement imag&#233;, pour cr&#233;er des effets journalistiques et m&#234;me scientifiques, mais demeure un lourd syntagme, de par son inefficacit&#233;, dans le domaine du droit.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Benjamin Lieberman, &#171; Ethnic Cleansing &#187; versus Genocide ?, chez Donald (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; On peut dire la m&#234;me chose de l'ethnocide et du g&#233;nocide culturel qui sont des expressions totalement diff&#233;renci&#233;es du g&#233;nocide tel qu' il est d&#233;finit p&#233;nalement. Il n'est pas rare que l'on utilise l'une de ses expressions ou les deux ensembles afin d'esquiver les cons&#233;quences juridiques de l'emploi du mot g&#233;nocide lorsque l'on se retrouve devant l'&#233;vidence.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;B. Clavero, Genocide or Ethnocide : How to Make, Unmake and Remake Law with (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13.&lt;/strong&gt;	Au sein m&#234;me des Nations Unies, concernant les processus visant tant &#224; prendre en compte l'existence et la dignit&#233; des peuples indig&#232;nes qu'&#224; d&#233;velopper le droit p&#233;nal international &#224; partir de la Convention sur le G&#233;nocide, on a adopt&#233; le terme &lt;i&gt;d'ethnocide&lt;/i&gt; comme d&#233;signant le g&#233;nocide culturel, une forme de g&#233;nocide qui de cette fa&#231;on est exclue du &lt;i&gt;g&#233;nocide&lt;/i&gt; tout court, du g&#233;nocide tel qu' il est d&#233;fini par le droit international, sans exclure les formes les plus graves du g&#233;nocide culturel.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jos&#233; Mart&#237;nez Cobo, Estudio del Problema de la Discriminaci&#243;n contra las (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Assumant le d&#233;veloppement du droit p&#233;nal international au moment d'&#233;tablir la cour idoine, la Cour P&#233;nale Internationale, le Statut m&#234;me de celle-ci n'a pas suivi la voie qui consistait &#224; ajouter les nouveaux actes pr&#233;sum&#233;s de g&#233;nocides &#224; la d&#233;finition de la Convention. Elle a adopt&#233; une autre position qui n'est pas exempte de probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;III.	Le Statut de la Cour P&#233;nale Internationale et les Peuples Indig&#232;nes.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;14.&lt;/strong&gt;	Le Statut de la Cour P&#233;nale Internationale entre en vigueur en 2002 reprenant litt&#233;ralement ce qui est dit &#224; propos du g&#233;nocide dans la Convention, sans remise en question, ni r&#233;vision, ni actualisation d'aucune sorte. Le sixi&#232;me article du Statut est une r&#233;plique exacte du deuxi&#232;me article de la Convention, except&#233; le changement incontournable de la r&#233;f&#233;rence initiale : &lt;i&gt;&#171; En vertu de la pr&#233;sente Convention &#187; &lt;/i&gt;par &lt;i&gt;&#171; En vertu du pr&#233;sent Statut &#187;. &lt;/i&gt;Le Statut n'a pas &#233;t&#233; l'occasion de r&#233;int&#233;grer la d&#233;finition p&#233;nale de g&#233;nocide en y incluant les propositions qui figuraient initialement dans le projet et que l'on ne trouve pas dans la Convention d&#233;finitive, cela n'a pas &#233;t&#233; non plus l'occasion de donner une meilleure d&#233;finition des groupes prot&#233;g&#233;s, comme par exemple le peuple indig&#232;ne , ou des droits de protection, comme par exemple le droit &#224; l'existence en tant que peuples, le droit &#224; sa culture propre ou le droit &#224; avoir son propre territoire et ses ressources vitales. Il n'en a pas &#233;t&#233; ainsi, mais le nouveau contexte statuaire et juridictionnel de l'ancien d&#233;lit de g&#233;nocide, qui rel&#232;ve du m&#234;me caract&#232;re p&#233;nal, apporte des nouveaut&#233;s qui sont susceptibles d'int&#233;resser la protection internationale des peuples indig&#232;nes et leurs droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15.&lt;/strong&gt;	Avant toute chose, le d&#233;lit de g&#233;nocide n'est plus consid&#233;r&#233; au sein de l'ordre international et pour des raisons pratiques de proc&#232;s, comme une affaire exclusive entre Etats, que seuls les Etats peuvent formellement d&#233;noncer et dont seuls les Etats peuvent &#234;tre p&#233;nalement responsables. La Convention elle m&#234;me reconnaissait la responsabilit&#233; des personnes, seulement il &#233;tait confi&#233; aux Etats la comp&#233;tence exclusive de la d&#233;cider. Selon la Convention peuvent en effet &#234;tre soumis &#224; une accusation pour g&#233;nocide les &#171; &lt;i&gt;dirigeants, fonctionnaires ou particuliers &#187; &lt;/i&gt;soit &lt;i&gt;&#171; devant un tribunal comp&#233;tant de l'Etat sur le territoire duquel l'acte a &#233;t&#233; commis &#187;&lt;/i&gt; soit &lt;i&gt;&#171; devant la cour p&#233;nale internationale comp&#233;tente vis-&#224;-vis de ces Parties contractantes qui ont reconnu sa juridiction &#187;&lt;/i&gt;, ce sont les &lt;i&gt;dirigeants &lt;/i&gt;des Etats devant la Cour Internationale de Justice. La Cour P&#233;nale Internationale qui peut juger les individus a &#233;t&#233; &#233;tablie seulement depuis cinquante ans. Etant donn&#233; l'extr&#234;me difficult&#233; &#224; prouver la responsabilit&#233; p&#233;nale de la plus haute instance de l'Etat devant la Cour Internationale de Justice, encore plus compliqu&#233;e pour les peuples indig&#232;nes d'apr&#232;s ce que l'on a pu voir, c'est une bonne nouvelle que les individus en tant que tels, y compris les &lt;i&gt;dirigeants&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;fonctionnaires&lt;/i&gt;, puissent &#234;tre accus&#233;s de d&#233;lits internationalement r&#233;pertori&#233;s devant la Cour P&#233;nale Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;16.&lt;/strong&gt;	En vertu de ce m&#234;me Statut de la Cour P&#233;nale Internationale, non seulement le g&#233;nocide est un d&#233;lit internationalement reconnu, mais aussi &#224; pr&#233;sent, conform&#233;ment au premier alin&#233;a de l'article sept du Statut, il peut s'agir de d&#233;lits internationaux, tout comme de v&#233;ritables&lt;i&gt; crimes de l&#232;se-humanit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous rappelons : &#171; En vertu du pr&#233;sent Statut, nous retiendrons par &#171; crime (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, l'assassinat s&#233;lectif ou la disparition provoqu&#233;e par exemple, de dirigeants indig&#232;nes ; le d&#233;placement forc&#233; ou toute autre forme de privation des territoires du peuple ou de ses ressources vitales ; la r&#233;clusion ou le confinement collectif ; la d&#233;n&#233;gation du droit de participation en tant que peuples ; les politiques ou les actions inhumaines qui leur causent des souffrances sans la n&#233;cessit&#233; d'en arriver &#224; produire des dommages physiques ou mentaux permanents, y compris biens&#251;r les agressions sexuelles, etc. En somme on peut dire que toute forme d' &lt;i&gt;&#171; attaque g&#233;n&#233;ralis&#233;e ou syst&#233;matique &#187;&lt;/i&gt; contre un peuple indig&#232;ne, de quelque forme que ce soit et commise par n'importe quel agent que ce soit , peut constituer un crime de l&#232;se-humanit&#233; et qui, en tant que tel peut &#234;tre d&#233;nonc&#233; devant la Cour P&#233;nale Internationale ou poursuivi de m&#234;me sans n&#233;cessit&#233; &#224; pr&#233;sent de la formalisation de la plainte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;17.&lt;/strong&gt;	Autre nouveaut&#233; de premier plan. Contrairement &#224; la Cour Internationale de Justice, la Cour P&#233;nale Internationale est dot&#233;e d'un Parquet qui peut agir d'office : &lt;i&gt;&#171; Le Procureur pourra ouvrir d'office une enqu&#234;te bas&#233;e sur les informations concernant un crime qui rel&#232;ve de la comp&#233;tence de la Cour. Le Procureur analysera la v&#233;racit&#233; de l'information re&#231;ue. Avec une telle finalit&#233;, il pourra r&#233;clamer plus d'informations de la part des Etats, des organes des Nations Unies, des organisations intergouvernementales ou non gouvernementales ou de toute autre forme de source digne de foi qu'il consid&#232;re appropri&#233;e et il pourra recevoir des t&#233;moignages &#233;crits ou oraux au si&#232;ge de la Cour&#034;&lt;/i&gt; (Statut, article 15.1 et 2). En ce qui concerne la poursuite des d&#233;lits internationalement reconnus, la Cour P&#233;nale Internationale peut adopter des positions activistes sans comparaison avec les possibilit&#233;s tr&#232;s limit&#233;es de la Cour Internationale de Justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;18.&lt;/strong&gt;	Pour les Etats qui ont ratifi&#233; le Statut de la Cour ou qui acceptent sa juridiction dans ce cas pr&#233;cis et qui ne se chargent pas de l'enqu&#234;te et du jugement correspondant, il est possible pour les indig&#232;nes ou les organisations de d&#233;fense des droits de l'Homme de remettre directement au Parquet des informations comportant les indices ou les preuves de g&#233;nocide ou de crimes de l&#232;se-humanit&#233; afin que celui-ci ouvre l'enqu&#234;te correspondante. Ces informations peuvent bien s&#251;r contenir des indications sur de pr&#233;sum&#233;s coupables, des personnes individuelles ou, selon ce que stipulait d&#233;j&#224; la Convention sur le G&#233;nocide, des &lt;i&gt;&#171; dirigeants, fonctionnaires ou particuliers &#187;&lt;/i&gt;, tous consid&#233;r&#233;s dans leur individualit&#233; pour mieux cibler la responsabilit&#233; de caract&#232;re p&#233;nal, ou elles peuvent exposer seulement les faits laissant au Parquet m&#234;me l'identification des pr&#233;sum&#233;s responsables. Et il peut en effet s'agir d'actes que l'on pr&#233;sume constitutifs non seulement de g&#233;nocide, mais aussi de crimes de l&#232;se-humanit&#233;, de ces crimes dont la d&#233;finition m&#234;me parait &#234;tre celle de politiques et d'actions aujourd'hui encore assez fr&#233;quentes envers les peuples indig&#232;nes dans le monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19.	Il est courant de consid&#233;rer que les crimes de l&#232;se-humanit&#233;, comme le g&#233;nocide lui m&#234;me, font d&#233;j&#224; partie d'un droit consu&#233;tudinaire international dont la pr&#233;vention et la pers&#233;cution se voient renforc&#233;es &#224; pr&#233;sent avec l'&#233;tablissement de la Cour P&#233;nale Internationale.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M. Cherif Bassiouni (ed.), International Criminal Law, vol. I, Sources, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Ce pourrait &#234;tre le cas, mais cela n'a pas du tout &#233;t&#233; utile &#224; la protection des peuples indig&#232;nes et de leurs droits fondamentaux en tant que tels. D&#233;j&#224; l'application partielle d'un droit p&#233;nal international consu&#233;tudinaire apr&#232;s la Seconde Guerre Mondiale, ant&#233;rieur &#224; l'adoption de la Convention pour la Pr&#233;vention et la Sanction du D&#233;lit de G&#233;nocide, avait d&#233;montr&#233; jusqu'&#224; quel point la coutume n'est pas une bonne source pour le droit p&#233;nal et qu'elle n'offre pas non plus devant celui-ci la garantie de l'&#233;galit&#233;. Maintenant que l'on peut se baser sur un droit p&#233;nal international statuaire pour certain crimes au-del&#224; de celui de g&#233;nocide, avec en plus la juridiction correspondante, il n'y aurait pas de justification ni d'explication au fait que les peuples indig&#232;nes n'aient pas la possibilit&#233; effective de disposer de la protection p&#233;nale, &#224; l'&#233;chelle internationale, de leurs droits fondamentaux en tant que peuples.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;IV.	D&#233;claration sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes et les Crimes Internationaux.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20.&lt;/strong&gt;	Le projet de D&#233;claration sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes &#233;labor&#233; par le Groupe de Travail sur les Populations Indig&#232;nes et qui a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; &#224; la Commission des Droits de l'Homme en 1994 comportait cette mention d&#233;j&#224; cit&#233;e sur le g&#233;nocide&lt;i&gt; (&#171; les peuples indig&#232;nes ont le droit collectif de vivre en libert&#233;, en paix et en s&#233;curit&#233; comme tout autre peuples et de n'&#234;tre soumis &#224; aucun acte de g&#233;nocide &#187;), &lt;/i&gt;ainsi qu'une autre mention suppl&#233;mentaire qui ne sera pas int&#233;gr&#233;e &#224; la version d&#233;finitive de 2007 : &lt;i&gt;&#171; Les peuples indig&#232;nes ont le droit collectif et individuel de ne pas &#234;tre soumis &#224; l'ethnocide ni au g&#233;nocide culturel &#187;.&lt;/i&gt; Ce f&#251;t l'une des rares modifications dont a souffert le texte de la D&#233;claration entre le Groupe de Travail et l'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Asbj&#248;rn Eide, The Indigenous Peoples, the Working Group on Indigenous (&#8230;)&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; C'est celle qui nous int&#233;resse. Qu'a-t-on vraiment supprim&#233; en &#244;tant la seconde mention ? Concr&#232;tement, quel sens et quelle port&#233;e conserve jusqu'&#224; pr&#233;sent la premi&#232;re et unique mention du g&#233;nocide dans le contexte de l'actuel droit p&#233;nal internationale et de cette m&#234;me D&#233;claration sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;21.&lt;/strong&gt;	La mention qui a finalement disparu avait une finalit&#233; notoire. Par rapport &#224; la Convention sur le G&#233;nocide, dont les limites avaient &#233;t&#233; signal&#233;es, il &#233;tait question de r&#233;int&#233;grer la caract&#233;risation du g&#233;nocide comme d&#233;lit perp&#233;tr&#233; par le biais de politiques directement nuisibles envers les cultures indig&#232;nes. En ce qui concerne le Statut de la Cour P&#233;nale Internationale il &#233;tait question d'inclure, m&#234;me sous une autre forme, les crimes pr&#233;sum&#233;s de l&#232;se-humanit&#233; pour ceux qui ne seraient pas inclus dans la d&#233;finition donn&#233;e du g&#233;nocide. De fait, on aurait pu supprimer les termes non homologu&#233;s par le droit p&#233;nal international, celui d' &#171; ethnocide &#187; et de &#171; g&#233;nocide culturel &#187;, et les remplacer par celui de &#171; crimes de l&#232;se-humanit&#233; &#187; provenant du Statut de la Cour P&#233;nale Internationale, mais le premier a &#233;t&#233; supprim&#233; sans substitution aucune avec l'intention apparente d'affaiblir la protection p&#233;nale internationale des peuples indig&#232;nes et leurs droits en tant que tels, en tant que peuples. La question est donc de savoir si ce but a &#233;t&#233; atteint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;22.&lt;/strong&gt;	Le Statut de la Cour P&#233;nale Internationale a conserv&#233; les termes de la Convention sur le G&#233;nocide en tous points se r&#233;f&#233;rant &#224; celui-ci de mani&#232;re sp&#233;cifique, y compris celui de l'identification des sujets dont l'existence et la dignit&#233; sont prot&#233;g&#233;es, soit tout&lt;i&gt; &#171; groupe national, ethnique, racial ou religieux &#187;&lt;/i&gt;, malgr&#233; le fait que l'appellation &lt;i&gt;groupe&lt;/i&gt; ne soit pas homologu&#233;e comme sujet collectif au sein du droit international des droits de l'Homme. La D&#233;claration sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes r&#233;alise une correction sur ce point. Un sujet collectif dont les droits fondamentaux doivent &#234;tre internationalement prot&#233;g&#233;s y compris par le biais du droit p&#233;nal international est un &lt;i&gt;peuple indig&#232;ne&lt;/i&gt;. En commen&#231;ant par le Parquet, la Cour P&#233;nale Internationale doit sp&#233;cialement prendre en compte cette identification quant aux cons&#233;quences et en terme de protection p&#233;nale de l'existence et de la dignit&#233; des peuples en tant que tels, en tant que peuples indig&#232;nes conform&#233;ment &#224; la D&#233;claration de leurs Droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;23.&lt;/strong&gt;	Les droits qui doivent &#234;tre prot&#233;g&#233;s, y compris par la voie p&#233;nale figurent au sein m&#234;me de la D&#233;claration. Ils n'ont pas disparu sous pr&#233;texte que l'on a &#233;limin&#233; la r&#233;f&#233;rence &#224; l'ethnocide et au g&#233;nocide culturel qui renvoyait &#224; cette protection. Y figurent non seulement le &lt;i&gt;&#171; droit collectif &#224; vivre en libert&#233;, en paix et en s&#233;curit&#233; comme tout autre peuples &#187;, &lt;/i&gt;protection qui mentionne le g&#233;nocide (article 7.2) mais aussi &#224; la suite, &#224; l'endroit o&#249; l'on avait fait mention de l'ethnocide et du g&#233;nocide culturel, le &lt;i&gt;&#171; droit &#224; ne pas souffrir de l'assimilation forc&#233;e ou de la destruction de sa culture &#187;&lt;/i&gt; (article 8.1). Bien qu'on argument&#226;t que ce droit n'est pas prot&#233;g&#233; par la d&#233;finition du g&#233;nocide, il le sera dans tous les cas par l'adjonction d&#233;j&#224; statuaire des crimes de l&#232;ses-humanit&#233;. Dans tous les cas, la interpr&#233;tation crois&#233;e donn&#233;e de la D&#233;claration sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes et le Statut de la Cour P&#233;nale Internationale conduit &#224; la conclusion selon laquelle les droits de la premi&#232;re, n&#233;cessaires &#224; l'existence et &#224; la dignit&#233; des peuples indig&#232;nes en tant que peuples doit jouir de la protection sp&#233;cifique du droit p&#233;nal international et, de fait, de la Cour P&#233;nale Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;24.&lt;/strong&gt;	Aucune norme ne doit &#234;tre interpr&#233;t&#233;e de fa&#231;on isol&#233;e par rapport &#224; l'ordonnance &#224; laquelle elle appartient ou dans laquelle elle vient s'incorporer. Il convient de souligner ce fait pour tout ce qui se r&#233;f&#232;re &#224; la D&#233;claration sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes, un instrument qui appartient au droit international des droits de l'Homme. Les normes d&#233;claratives ou conventionnelles des droits de l'Hommes ne tiennent g&#233;n&#233;ralement pas compte de leur protection sur le plan p&#233;nal. La mention m&#234;me de g&#233;nocide dans la D&#233;claration sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes constitue une exception au sens commun, une exception qui n'entache absolument pas la protection p&#233;nale de tels droits. Ceci rel&#232;ve du Statut de la Cour P&#233;nale Internationale selon lequel, d'apr&#232;s la D&#233;claration, on ne peut en aucune mani&#232;re tol&#233;rer l'exclusion ou la r&#233;duction de la protection internationale p&#233;nale des droits fondamentaux des peuples indig&#232;nes face &#224; des politiques ou &#224; des actions qui pourraient causer un g&#233;nocide ou un quelconque crime de l&#232;se-humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;25.&lt;/strong&gt;	L'article 42 de la D&#233;claration sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes d&#233;clare : &#171; Les Nations Unies, ses organes, y compris le Comit&#233; Permanent sur les Questions Indig&#232;nes, et les organisations sp&#233;cialis&#233;es, en particulier au niveau local, tout comme les Etats, promouvront le respect et la pleine application des dispositions de la pr&#233;sente D&#233;claration et veilleront &#224; son efficacit&#233; &#187;. C'est un article qui avant tout lie les instances internationales de l'orbite institutionnelle et de la constellation enti&#232;re des Nations Unies.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;E/C.19/2009/14 (Comit&#233; Permanent sur les Questions Indig&#232;nes, rapport sur la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; La Cour P&#233;nale internationale ne peut se soumettre &#224; ce lien sans affaiblir ou repousser la n&#233;cessaire protection internationale p&#233;nale des droits fondamentaux des peuples indig&#232;nes en tant que tels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;26.&lt;/strong&gt;	D'un autre c&#244;t&#233;, &#233;tant donn&#233; la valeur normative que l'article 42 conf&#232;re &#224; la D&#233;claration et compte tenu des Principes et directives basiques sur le droit des victimes de violations manifestes des r&#232;gles internationales des droits de l'Homme, et de violations graves du droit international humanitaire, &#224; d&#233;poser des recours et obtenir des r&#233;parations qui ont &#233;t&#233; approuv&#233;s par l'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale en 2005, les Nations Unies se trouvent oblig&#233;es de cr&#233;er des instances ou d'&#233;tablir des m&#233;canismes pour la r&#233;paration des graves violations des droits de l'Homme dont ont &#233;t&#233; victimes les peuples indig&#232;nes.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Federico Lenzerini (ed.), Reparations for Indigenous Peoples : International (&#8230;)&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;V.	Observation du Rapporteur sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;27.&lt;/strong&gt;	L'actuel Rapporteur sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes, le professeur James Anaya, a effectu&#233; une visite officielle mi 2009 en Colombie. Dans son Rapport, &lt;i&gt;La situation des peuples indig&#232;nes en Colombie : suivi des recommandations faites par le pr&#233;c&#233;dent Rapporteur&lt;/i&gt;, (le professeur Rodolfo Stavenhagen), se trouve parmi ses conclusions et recommandations l'indication sans appel suivante : &lt;i&gt;&#171; Il est fortement recommand&#233; &#224; l'Etat d'inviter le Conseiller charg&#233; de la Pr&#233;vention du G&#233;nocide des Nations Unies afin de prendre en main la situation des communaut&#233;s indig&#232;nes qui se trouvent menac&#233;es d'extermination culturelle ou physique, selon l'arr&#234;t 004 de la Cour Constitutionnelle. De m&#234;me, l'Etat est pri&#233; de continuer sa coop&#233;ration avec le Parquet de la Cour P&#233;nale Internationale. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A/HRC/15/37/Add.3 (25 mai, 2010), paragraphe 64.&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; Le Procureur avait effectu&#233; une visite en Colombie, mais en ce qui concerne l'enqu&#234;te du Parquet, les donn&#233;es n'avaient pas &#233;t&#233; actualis&#233;es. Le Conseiller du Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral charg&#233; de la Pr&#233;vention du G&#233;nocide a aussi montr&#233; des signes d'alerte. Il n'y a rien de plus qui ait &#233;t&#233; publi&#233; pour le moment.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;B. Clavero, Lesa Humanidad en Colombia : Deriva de la Fiscal&#237;a de la Corte (&#8230;)&#034; id=&#034;nh20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;28.&lt;/strong&gt;	L'alerte c'est le Rapporteur Anaya qui la lance sur la base de l'arr&#234;t 004/2009 mentionn&#233; par la Cour Constitutionnelle de Colombie. C'est l&#224;, au sein d'un document d'une telle autorit&#233; que se trouvent plusieurs indices de g&#233;nocides et de crimes de l&#232;se-humanit&#233;. La Cour Constitutionnelle constate &lt;i&gt;&#171; la violation multiple, massive et continue des droits fondamentaux &#187; &lt;/i&gt;des communaut&#233;s indig&#232;nes et va jusqu'&#224; identifier trente-quatre peuples &lt;i&gt;&#171; en risque d'extinction &#187; &lt;/i&gt;due &#224; &lt;i&gt;&#171; l'extermination de certaines communaut&#233;s, que ce soit d'un point de vue culturel en raison du d&#233;placement et de de la dispersion de ses membres ou d'un point de vue physique du &#224; la mort naturelle ou violente de ses membres &#187;, &lt;/i&gt;telle est &lt;i&gt;&#171; l'&#233;norme gravit&#233; de la situation &#187; &lt;/i&gt;provoqu&#233;e en grande partie par des agents qui ne sont pas difficilement identifiables. La Cour Constitutionnelle pr&#233;sente des preuves de crimes de l&#232;se-humanit&#233; et m&#234;me de g&#233;nocide sans les identifier en tant que tels.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;B. Clavero, Genocidio en Colombia : Alerta de la Corte Constitucional, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; C'est sur cela que se base le Rapporteur Anaya pour faire ses recommandations, la plus directe s'adressant au Conseiller charg&#233; de la Pr&#233;vention du G&#233;nocide et la plus indirecte s'adressant au Procureur de la Cour P&#233;nale Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;29.&lt;/strong&gt;	Compte tenu des preuves judiciaires de l'Arr&#234;t 004/2009 de la Cour Constitutionnelle de Colombie, il peut para&#238;tre surprenant que la mise en garde du Rapporteur Anaya pourtant rendue publique n'ait pour le moment pas eu beaucoup d'effet. Avant cela la justice p&#233;nale colombienne n'avait pas non plus r&#233;agi devant le susdit Arr&#234;t constitutionnel par la mise en place des proc&#233;dures que celui-ci impliquait. Le manque d'&#233;cho imm&#233;diat et op&#233;rant &#224; l'alerte de g&#233;nocide en Colombie peut faire penser que l'on n'a pas totalement d&#233;pass&#233; les handicaps rapport&#233;s de la seconde moiti&#233; du vingti&#232;me si&#232;cle, ceux qui rendaient pratiquement invisibles les g&#233;nocides et les crimes de l&#232;se-humanit&#233;, ceux de droit alors consu&#233;tudinaire, perp&#233;tr&#233;s contre les peuples indig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;30.&lt;/strong&gt;	Ces soup&#231;ons si inqui&#233;tants doivent &#234;tre sp&#233;cialement dirig&#233;s vers le Parquet de la Cour P&#233;nale Internationale. Le cas colombien est bien loin d'&#234;tre le seul ne serait-ce que dans la r&#233;gion.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour les autres cas dans la r&#233;gion, qui ne sont pas non plus uniques bien (&#8230;)&#034; id=&#034;nh22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Partout dans le monde les peuples indig&#232;nes continuent d'&#234;tre vuln&#233;rables face au g&#233;nocide et au crime de l&#232;se-humanit&#233; entre autre parce que les Etats respectifs ne les anticipent pas ou, &#224; d&#233;faut de les anticiper, n'engagent pas de poursuites et ne les sanctionnent pas efficacement.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour les Etats Unis, Walter R. Echo-Hawk, In the Courts of the Conqueror : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Ceci montre pr&#233;cis&#233;ment l'intervention douteuse du Parquet international.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;VI.	Conclusions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;31.&lt;/strong&gt;	Avec la D&#233;claration sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes et le Statut de la Cour P&#233;nale Internationale, ont &#233;merg&#233; de nombreuses possibilit&#233;s de d&#233;fense p&#233;nale des droits des peuples indig&#232;nes &#224; l'&#233;chelle internationale. Ce sont des possibilit&#233; encore in&#233;dites, avant tout parce que continue d'exister une vision du droit p&#233;nal international qui s'est consolid&#233;e en des temps recul&#233;s, particuli&#232;rement sous la Convention pour la Pr&#233;vention et la Sanction du D&#233;lit de G&#233;nocide, et pour laquelle, les peuples indig&#232;nes ne sont pas reconnus du point de vue de la protection correspondante de l'ordre p&#233;nal. En th&#233;orie ils &#233;taient depuis longtemps prot&#233;g&#233;s p&#233;nalement, depuis la Convention sur le G&#233;nocide. En pratique, une telle protection n'a pas pu &#234;tre mise en place. C'est &#224; partir de l&#224; qu'est apparue la n&#233;cessit&#233; de faire r&#233;f&#233;rence au sein de la D&#233;claration au droit des peuples indig&#232;nes de n'&#234;tre soumis &lt;i&gt;&#171; &#224; aucun acte de g&#233;nocide &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;32.&lt;/strong&gt;	La D&#233;claration sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes r&#233;clame un changement de perspective en vertu duquel les droits fondamentaux pour l'existence et la dignit&#233; des peuples indig&#232;nes peuvent et doivent &#234;tre prot&#233;g&#233;s contre les politiques et actions toujours en vigueur commises par tout type d'agents, pas seulement de la part des Etats, virtuellement constitutives de d&#233;lit de g&#233;nocide et de crime de l&#232;se-humanit&#233;. Pour ce qui est de ce d&#233;lit et de ces crimes, de ceux qui continuent d'&#234;tre des peuples indig&#232;nes victimes, et par rapport aux Etats prenant part au Statut de la Cour P&#233;nale Internationale, c'est cette institution m&#234;me qui est comp&#233;tente. Son Parquet doit y compris agir d'office dans les cas les plus probants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;33.&lt;/strong&gt;	Dans tous les cas et sp&#233;cialement pour les cas pr&#233;sum&#233;s qui &#233;chappent &#224; la comp&#233;tence de la Cour P&#233;nale Internationale, suite &#224; l'article 42 de la D&#233;claration, les Nations Unies ont contract&#233; l'obligation d'&#233;tablir des m&#233;canismes afin de proposer des solutions aux graves violations des droits des peuples indig&#232;nes qui sont susceptibles d'&#234;tre commises et pour la r&#233;paration de celles d&#233;j&#224; commises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://clavero.derechosindigenas.org/?p=8175&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bartolom&#233; Clavero&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Defense-Penale-Internationale-des-Droits-des-Peuples-Indigenes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;/i&gt; de&lt;/strong&gt; : Laurie Pertusa (laurie.pertusa@hotmail.fr)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Defense-Penale-Internationale-des-Droits-des-Peuples-Indigenes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;El Correo&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, le 14 f&#233;vrier 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;E/C.19/2010/15, paragraphe 144.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;William A. Schabas, &lt;i&gt;Genocide in International Law : The Crime of Crimes&lt;/i&gt;, Cambridge University Press,&lt;br class='autobr' /&gt;
2000, pp. 184-185, avec une autre perspective ; Hirad Abtahi y Philippa Webb, &lt;i&gt;The Genocide Convention : The Travaux Pr&#233;paratoires&lt;/i&gt;, Leiden, Martinus Nijhoff, 2008, pp. 2070-2071.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous rappelons : &#171; Dans la pr&#233;sente Convention nous entendons par g&#233;nocide tous les actes mentionn&#233;s en suivant, perp&#233;tr&#233;s avec l'intention de d&#233;truire, totalement ou partiellement, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, en tant que tel :&lt;br class='autobr' /&gt; - a) Assassinat de membres du groupe ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; b) L&#233;sion grave &#224; l'int&#233;grit&#233; physique ou mentale des membres du groupe ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; c) Soumission intentionn&#233;e du groupe &#224; des conditions d'existence ayant pour but de mener &#224; sa destruction physique, totale ou partielle ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d) Moyens destin&#233;s &#224; emp&#234;cher les naissances au sein du groupe ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; e) D&#233;placement par la force d'enfants du groupe dans un autre groupe. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Civil Rights Congress, We Charge Genocide : The Historic Petition to the United Nations for Relief for a Crime of the United States Government against the Negro People &lt;/i&gt; (1951), International Publishers, 1970.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lawrence J. LeBlanc, &lt;i&gt;The United States and the Genocide Convention&lt;/i&gt;, Duke University Press, 1991.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous rappelons : &#171; Toute personne dispose de tous les droits et libert&#233;s proclam&#233;s dans cette D&#233;claration, sans distinction aucune de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de nature quelconque, d'origine nationale ou sociale, de position &#233;conomique, de naissance ou de n'importe quelle autre condition. De plus ne sera faite aucune distinction fond&#233;e sur la condition politique, juridique ou internationale du pays ou du territoire de la juridiction duquel d&#233;pend une personne, aussi bien qu'il s'agisse d'un pays ind&#233;pendant, comme d'un territoire sous administration fiduciaire, non autonome ou soumis &#224; n'importe quelle autre limitation de souverainet&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sobre el caso m&#225;s notorio, Alejandro Parellada y Maria de Lourdes Beldi (eds.),&lt;i&gt; Los Ach&#233; de Paraguay : Discusi&#243;n de un Genocidio&lt;/i&gt;, IWGIA, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;B. Clavero, Genocidio y Justicia : &lt;i&gt;La Destrucci&#243;n de las Indias Ayer y Hoy&lt;/i&gt;, Marcial Pons, 2002 ; Elazar Barkan, &lt;i&gt;Genocides of Indigenous Peoples&lt;/i&gt;, in Robert Gellately and Ben Kiernan (eds.), &lt;i&gt;The Specter of Genocide : Mass Murder in Historical Perspective&lt;/i&gt;, New York, Cambridge University Press, 2003, pp. 117-139 ; Ward Churchill, &lt;i&gt;Kill the Indian, Save the Man : The Genocidal Impact of American Indian Residential Schools&lt;/i&gt;, City Lights, 2004, particuli&#232;rement en ce qui concerne la cat&#233;gorie du g&#233;nocide, pp. 3-12.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Robert Jaulin, La paix blanche. Introduction &#224; l'ethnocide, Seuil, 1970, et Le livre blanc de l'ethnocide&lt;br class='autobr' /&gt;
en Am&#233;rique, Fayard, 1972.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Raymond Evans, &lt;i&gt;&#171; Crime without a Name &#187;&lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;Colonialism and the Case for Indigenocide &lt;/i&gt; &#187; , chez A. Dirk Moses (ed.), &lt;i&gt;Empire, Colony, Genocide : Conquest, Occupation, and Subaltern Resistance in World History&lt;/i&gt;, Berghahn Books, 2008, pp. 133-147.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Benjamin Lieberman, &#171; &lt;i&gt;Ethnic Cleansing&lt;/i&gt; &#187; versus Genocide ?, chez Donald Bloxham y A.D. Moses (eds.), The Oxford Handbook of Genocide Studies, Oxford University Press, 2010, pp. 42-60.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;B. Clavero, &lt;i&gt;Genocide or Ethnocide : How to Make, Unmake and Remake Law with Words&lt;/i&gt;, 1933-2007, Giuffr&#233; Editore, 2008, particuli&#232;rement le chapitre VIII.4, &#171; Behind Chutzpah : Indigenous Peoples and Practical Denial &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jos&#233; Mart&#237;nez Cobo, &lt;i&gt;Estudio del Problema de la Discriminaci&#243;n contra las Poblaciones Ind&#237;genas&lt;/i&gt;, 1981-1983, chapitre 15, paragraphe 136 ; Benjamin Whitaker, &lt;i&gt;Revised and Updated Report on the Question of the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide&lt;/i&gt;, 1985, partie II, section B.3 ; Erica Itene A. Daes, &lt;i&gt;Study on the protection of the cultural and intellectual property of indigenous peoples&lt;/i&gt;, 1993, paragraphe 3.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous rappelons : &#171; En vertu du pr&#233;sent Statut, nous retiendrons par &#171; crime de l&#232;se-humanit&#233; &#187; les actes suivants, quels qu'ils soient, lorsqu'ils ont &#233;t&#233; commis dans le but d'une attaque g&#233;n&#233;ralis&#233;e ou syst&#233;matique &#224; l'encontre d'une population civile et en connaissance de cette attaque : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; a) Assassinat ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; b) Extermination ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; c) Esclavage ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d) D&#233;portation ou d&#233;placement forc&#233; de population ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; e) Emprisonnement ou tout autre grave privation de libert&#233; physique violant les normes fondamentales du droit international ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; f) Torture ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; g) Viol, esclavage sexuel, prostitution forc&#233;e, grossesse forc&#233;e, st&#233;rilisation forc&#233;e ou n'importe quelle autre forme de violence sexuelle dont la gravit&#233; est comparable ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; h) Pers&#233;cution d'un groupe ou d'une collectivit&#233; ayant une identit&#233; propre fond&#233;e sur des motifs politiques, raciaux, nationaux, ethniques, culturels, religieux, de genre d&#233;fini dans l'article 3, ou tout autre motif universellement reconnus comme inacceptables en accord avec le droit international, en connexion avec n'importe quel acte mentionn&#233; dans le pr&#233;sent paragraphe ou avec n'importe quel crime qui rel&#232;ve de la Cour ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; i) Disparition forc&#233;e de personnes ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; j) Le Crime d'Apartheid ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; k) D'autres actes inhumains de caract&#232;re similaire qui causent intentionnellement de grandes souffrances ou attentent gravement &#224; l'int&#233;grit&#233; physique ou &#224; la sant&#233; mentale ou physique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M. Cherif Bassiouni (ed.), International Criminal Law, vol. I, Sources, Subjects, and Contents, Martinus Nijhoff, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Asbj&#248;rn Eide, &lt;i&gt;The Indigenous Peoples, the Working Group on Indigenous Populations and the Adoption of the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples&lt;/i&gt;, et E.I.A. Daes, &lt;i&gt;The Contribution of the Working Group on Indigenous Populations to the Genesis and Evolution of the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples&lt;/i&gt;, chez Claire Charters et Rodolfo Stavenhagen (eds.), Making the Declaration Work : &lt;i&gt;The United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples&lt;/i&gt;, IWGIA, 2009, pp. 32-46 y 48-76.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;E/C.19/2009/14 (Comit&#233; Permanent sur les Questions Indig&#232;nes, rapport sur la huiti&#232;me p&#233;riode de sessions), Annexe I, Observation g&#233;n&#233;rale sur la mise en &#339;uvre des recommandations du Comit&#233; Permanent sur les Questions Indig&#232;nes concernant l'application de la D&#233;claration des Nations Unies sur les droits des peuples indig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Federico Lenzerini (ed.), Reparations for Indigenous Peoples : International and Comparative Perspectives, Oxford University Press, 2008, prendre en consid&#233;ration aussi bien la D&#233;claration que les Principes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A/HRC/15/37/Add.3 (25 mai, 2010), paragraphe 64.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;B. Clavero, Lesa Humanidad en Colombia : Deriva de la Fiscal&#237;a de la Corte Penal Internacional y de la Relator&#237;a sobre los Derechos de los Pueblos Ind&#237;genas, disponible sur Internet : &lt;a href=&#034;http://clavero.derechosindigenas.org/?p=7679&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://clavero.derechosindigenas.org/?p=7679&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;B. Clavero, Genocidio en Colombia : Alerta de la Corte Constitucional, disponible sur Internet : &lt;a href=&#034;http://clavero.derechosindigenas.org/wp-content/uploads/2010/07/Genocidio-en-Colombia.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://clavero.derechosindigenas.org/wp-content/uploads/2010/07/Genocidio-en-Colombia.pdf&lt;/a&gt;, en rapport avec l'Arr&#234;t 004/2009 et d'autres r&#233;solutions de la Cour Constitutionnelle en relation avec le cas.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour les autres cas dans la r&#233;gion, qui ne sont pas non plus uniques bien s&#251;r, B. Clavero, Genocidios Cotidianos y A Prop&#243;sito del Per&#250; : Derecho Penal Internacional, les deux disponibles sur Internet :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://clavero.derechosindigenas.org/wp-content/uploads/2009/08/genocidios-cotidianos-completo.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://clavero.derechosindigenas.org/wp-content/uploads/2009/08/genocidios-cotidianos-completo.pdf&lt;/a&gt; et&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://clavero.derechosindigenas.org/wp-content/uploads/2009/07/a-proposito-del-perui-v.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://clavero.derechosindigenas.org/wp-content/uploads/2009/07/a-proposito-del-perui-v.pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour les Etats Unis, Walter R. Echo-Hawk, &lt;i&gt;In the Courts of the Conqueror : The 10 Worst Indian Law Cases Ever Decided&lt;/i&gt;, Fulcrum, 2010, pr&#233;cis&#233;ment le chapitre 14, &#8220;&#171; Was Genocide Legal ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Latinobar&#243;metro : malhonn&#234;tet&#233; anti-indig&#232;ne et biais antid&#233;mocratique </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Latinobarometro-malhonnetete-anti-indigene-et-biais-antidemocratique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Latinobarometro-malhonnetete-anti-indigene-et-biais-antidemocratique</guid>
		<dc:date>2010-02-25T16:29:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bartolom&#233; Clavero *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Membre du Forum Permanent des Nations Unies pour les questions indig&#232;nes, dans son article Latinobar&#243;metro : Insidia Contraind&#237;gena y Sesgo Antidemocr&#225;tico , publi&#233; le 11 f&#233;vrier 2010, d&#233;nonce les d&#233;rives racistes et la tournure antid&#233;mocratique de l'enqu&#234;te annuelle de l'organisme Latinobar&#243;metro. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Corporaci&#243;n Latinobar&#243;metro est une association chilienne qui depuis 1995 r&#233;alise des enqu&#234;tes d'opinion dans divers pays, et couvre d&#233;sormais presque toute l'Am&#233;rique Latine. Elle (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Membre du Forum Permanent des Nations Unies pour les questions indig&#232;nes, dans son article &lt;a href=&#034;http://clavero.derechosindigenas.org/?p=5448&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;Latinobar&#243;metro : Insidia Contraind&#237;gena y Sesgo Antidemocr&#225;tico&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; , publi&#233; le 11 f&#233;vrier 2010, d&#233;nonce les d&#233;rives racistes et la tournure antid&#233;mocratique de l'enqu&#234;te annuelle de l'organisme Latinobar&#243;metro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;a href=&#034;http://www.latinobarometro.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Corporaci&#243;n Latinobar&#243;metro&lt;/a&gt; est une association chilienne qui depuis 1995 r&#233;alise des enqu&#234;tes d'opinion dans divers pays, et couvre d&#233;sormais presque toute l'Am&#233;rique Latine. Elle se pr&#233;sente comme &#8220;&lt;i&gt;la premi&#232;re base de donn&#233;es d'Opinion en espagnol, la premi&#232;re sur l'h&#233;misph&#232;re Sud, la premi&#232;re en Am&#233;rique latine&#8221;&lt;/i&gt; souligne Bartolom&#233; Clavero dans son article. Elle a une convention avec le Programme des Nations Unies pour le d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son dernier rapport de 2009, a compt&#233; sur le soutien de l'OEA, de plusieurs Etats, et aussi des Agences de Coop&#233;ration d'Espagne, du Canada, et de la Suisse. N&#233;anmoins, &#171; le rapport 2009 de Latinobar&#243;metro n'est pas seulement antid&#233;mocratique, mais aussi s'av&#232;re raciste &#187; souligne Bartolom&#233; Clavero, confessant qu'il ne s'en est pas rendu compte seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La piste m'a &#233;t&#233; donn&#233;e par Andrew Nickson, membre de l' Institut de D&#233;veloppement International de l'Universit&#233; de Birmingham qui, a il y a quelques jours a envoy&#233; un message &#224; Latinobar&#243;metro avec une simple question de m&#233;thodologie : &#8220;j'aimerai savoir dans les pays plurilingues (surtout Paraguay, mais aussi P&#233;rou et Bolivie)si les enqu&#234;tes sont men&#233;es dans la &#8216;langue du foyer' ou toujours en espagnol&#8221;, et qui a re&#231;u cette r&#233;ponse &#233;trange : &lt;i&gt;&#8220;les entretiens sont men&#233;s dans la langue maternelle de celui qui est interrog&#233;. Le seul pays de la r&#233;gion qui a une importante population dont la langue maternelle n'est pas l'espagnol est le Guatemala&#8221;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Perplexe, Nickson insiste rappelant l'importance comme premi&#232;re langue du guaran&#237; et demande : Dans quelle langue sont men&#233;es les enqu&#234;tes annuelles sur la gouvernabilit&#233; de Latinobar&#243;metro au Paraguay ? Je demande cela parce que au cas o&#249; cela serait exclusivement l'espagnol on court un grand risque de biais&#8221;. Et les autres de r&#233;pondre &lt;i&gt;&#8220;En Bolivie, P&#233;rou, Paraguay il n'y a quasiment pas de peuples originaires qui ne parlent pas espagnol. Telle est la principale diff&#233;rence. Les mayas ne vont pas &#224; l'&#233;cole en espagnol, alors que les guaran&#237;s et les quechuas si&#8221;&lt;/i&gt;. D&#233;courag&#233;, Nickson a envoy&#233; cet &#233;change au site web Guaran&#237; &#171; &#209;e'&#7869; &#187; avec ce commentaire : &#8220;L'ignorance de Latinobar&#243;metro sur la question linguistique est d&#233;sesp&#233;rante &#8211; et pr&#233;occupante parce que c'est une institution tr&#232;s prestigieuse en Am&#233;rique Latine&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Bartolom&#233; Clavero dans son article de se proposer d'analyser les rapports de cet institut pour v&#233;rifier si se confirme ce &#171; grand risque de biais &#187; &#233;voqu&#233;. &#171; En le faisant je dois dire que ma surprise a &#233;t&#233; &#233;norme mon seulement les rapports sont biais&#233;s. Mais il s'av&#232;re, avec tout l'appui des Nations Unies, de l'OEA et des Agences de Coop&#233;ration d' Espagne, Suisse et du Canada, que le Latinobar&#243;metro ne fait pas grand-chose pour cacher ses positions antid&#233;mocratiques et ses pr&#233;jug&#233;s racistes &#187; souligne t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut le v&#233;rifier facilement, selon lui, dans le rapport 2009, publi&#233; en novembre dernier. &#171; De part mes responsabilit&#233;s comme membre du Forum Permanent des Nations Unies sur les Questions Indig&#232;nes, le premier &#233;l&#233;ment &#224; v&#233;rifier est &#233;videmment la place faite &#224; la pr&#233;sence indig&#232;ne. Elle seulement prise en compte &#224; une occasion, au sujet de cette question aux r&#233;ponses induites : &lt;i&gt;&#8220;je n'aimerais pas avoir comme voisin : des homosexuels, des africains/noirs des analphab&#232;tes, des indig&#232;nes, des immigrants, des pauvres &#8221;&lt;/i&gt;. Autant dire que cette question avec ses r&#233;ponses pr&#233;-sugg&#233;r&#233;es retentit d'ignominie comme le souligne Clavero qui ajoute &#171; il y aura s&#251;rement quelqu'un qui ne voudrait pas avoir parmi ses voisins, un chilien aussi raciste pour &#234;tre capable de formuler ce type de question &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de plus, &#224; travers cette question ignoble , &#171; il ressort que l'enqu&#234;te n'est dirig&#233;e vers personne qui soit indig&#232;ne vivant dans une communaut&#233; indig&#232;ne et parlant une langue indig&#232;ne &#187; souligne Clavero, ce qui outre d'&#234;tre scandaleux deviendrai ridicule.&lt;br class='autobr' /&gt;
On voit bien les limites de la repr&#233;sentativit&#233; de Latinobar&#243;metro , qui ne veut pas prendre en compte la pluralit&#233; les indig&#232;nes se trouvent exclus de l'enqu&#234;te , et leur existence m&#234;me est ignor&#233;e de cette enqu&#234;te. &#171; Dans le Rapport 2009, il n'y a pas d'autres r&#233;f&#233;rences que celle- l&#224; faites aux indig&#232;nes. Rappelons- nous que cette ann&#233;e un pays latinoam&#233;ricain la Bolivie, s'est refond&#233;e comme un Etat Plurinational consid&#233;rant les droits des peuples indig&#232;nes &#187; souligne Bartolom&#233; Clavero.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de rappeler que quiconque a une vague pratique des enqu&#234;tes d'opinion sait que la meilleure fa&#231;on de manipuler les r&#233;ponses est de biaiser les questions , &#171; si celles-ci donnent pied au racisme , on obtiendra un pourcentage qui autrement ne se manifesterait pas &#187; dans ce cas avec une formulation aussi insidieuse d'une question portant sur un voisinage ind&#233;sirable &#171; c'est une atteinte &#224; la Convention sur l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale , sans parler du code p&#233;nal chilien mais il n'est pas &#224; la hauteur de la lutte internationale contre le racisme &#187; pr&#233;cise t-il. La facilit&#233; avec laquelle Latinobar&#243;metro trouve l'appui des agences internationales ou des Etats est parlante sur le manque d'ind&#233;pendance des m&#234;mes vis-&#224;-vis du cas tr&#232;s particulier du Chili.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les positions plus globales de Latinobar&#243;metro sont apparemment constitutionnelles et s'av&#232;rent substantiellement antid&#233;mocratiques &#187;. Et de souligner que dans le Rapport 2009 ann&#233;e o&#249; la Bolivie s'est refond&#233; en Etat plurinational, le barom&#232;tre retient le cas du Honduras pour son coup d'&#233;tat , pas naturellement parce qu'il le b&#233;nit mais parce qu'il comprend que son orientation et son d&#233;nouement montre le renforcement croissant du syst&#232;me constitutionnel en Am&#233;rique Latine, et de pr&#233;senter l'&#233;v&#233;nement ainsi : &lt;i&gt;&#8220;le pouvoir du monde entier n'est pas parvenu &#224; miner la solidit&#233; de l'opposition &#224; Zelaya qui a r&#233;sist&#233; sans transiger . il ne faut pas sous estimer la volont&#233; des peuples , parce au bout du compte , il n' y a pas de coup d'&#233;tat qui ne comptent pas sur l'appui de la population. Les donn&#233;es 2009 montrent le Honduras comme un pays divis&#233; par ce conflit , cela tr&#232;s probablement depuis longtemps , o&#249; la solution n'est pas seulement une &#233;lection , mais la formation de majorit&#233;s avec un syst&#232;me politique de repr&#233;sentation qui permet la gouvernabilit&#233; &#8221;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'analyse Bartolom&#233; Clavero, &#171; C'est en quelque sorte dire, le peuple hondurien a appuy&#233; le coup d'Etat et par cela m&#234;me des &#233;lections g&#233;n&#233;rales ont pu se tenir. Que celles-ci eurent lieu sous les conditions cr&#233;&#233;es parle coup d'&#233;tat et avec une participation nettement inf&#233;rieure &#224; l'abstention n' a pas l'air d'&#233;mouvoir Latinobar&#243;mtro &#187; (&#8230;). Pas besoin de beaucoup de perspicacit&#233; pour d&#233;duire que pour le Latinobar&#243;metro, la gouvernabilit&#233; requiert une participation citoyenne de faible intensit&#233; qui permet la cooptation entre &#233;lites sans grands sursauts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui revient &#224; dire, confie Clavero, &#171; que leurs positions sont constitutionnelles et pas d&#233;mocratiques plus pr&#233;cis&#233;ment antid&#233;mocratiques et seulement relativement constitutionnelles, d'un constitutionnalisme conditionn&#233; et sans principes. Le manque de principe constitutionnels se couvre avec le motif de la gouvernabilit&#233; &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et Clavero de rappeler que le cas de la Bolivie est aux antipodes avec une participation &#233;lectorale de plus de 90%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se traduit pour Latinobar&#243;metro par quelques phrases insidieuses : La Bolivie &lt;i&gt;&#8220; a pr&#233;sent&#233; beaucoup de points d'ingouvernabilit&#233;, mais dans un cadre o&#249; le pr&#233;sident de la R&#233;publique compte sur une large majorit&#233;, ce pays a trouv&#233; la solution &#224; ses conflits &#224; grands traits au sein de l' institutionnalit&#233; en vigueur. On ne peut pas dire que ces pays en processus de refondation ne sont jamais sortis du cadre l&#233;gal (qui il est vrai est plein de vides pour ce type de processus), mais si on peut dire que que la volont&#233; d&#233;mocratique de maintenir l' institutionnalit&#233; en vigueur a prim&#233; . Dans le m&#234;me temps, le succ&#232;s des r&#233;formes de Evo Morales r&#233;side en ce qu'elles ont le soutien populaire pour les faire&#8221;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut facilement imaginer ce que Latinobar&#243;metro aurait dit sur l'appui populaire des positions contraires si elles avaient triomph&#233; lors que coup d'&#233;tat tent&#233; contre Morales. A aucun moment Latinobar&#243;metro souligne que le Peuple bolivien se d&#233;finit maintenant justement comme plurinational.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le th&#232;me du &#8220;soutien populaire&#8221; sert dans le rapport 2009 la manifestation la plus insidieuse de toutes , comme le souligne Clavero, puisqu'elle a un caract&#232;re r&#233;trospectif : &lt;i&gt;&#8220;le cas de Manuel Zelaya, comme gouvernant qui a impuls&#233; des r&#233;formes sans majorit&#233; pour le soutenir n'est pas unique, et ce n'est pas la premi&#232;re fois que cela arrive dans la r&#233;gion. Salvador Allende au Chili est arriv&#233; au pouvoir avec 33% des votes, ayant 60% du pays contre. Il a mis en place des r&#233;formes qui ne comptaient pas sur l'approbation de la majorit&#233;, et a subi le plus dur coup d'Etat militaire qu'aconnu le Chili de son histoire&#8221;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans commentaires, ajoute Clavero. (&#8230;.) et de conclure. C'est la politique de chantage sur la d&#233;mocratie que promeut le Latinobar&#243;metro. &#171; Ils n'appuient pas les coups d'Etat, si ce n'est qu'ils les utilisent seulement comme un moyen de chantage permanent (&#8230;) et ce n'est pas en vain qu'ils ont choisi comme cas de l'ann&#233;e, celui du Honduras &#187; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; et traduction par Estelle Leroy-Debiasi pour &lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;, 25 f&#233;vrier 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> La Bolivie versus la Spoliation de la Culture Indig&#232;ne.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/La-Bolivie-versus-la-Spoliation-de-la-Culture-Indigene</link>
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		<dc:date>2009-08-03T19:20:38Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bartolom&#233; Clavero *</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le r&#233;gime international de la propri&#233;t&#233; intellectuelle et des brevets non seulement d&#233;-prot&#232;ge les connaissances empiriques et les expressions culturelles des peuples et des communaut&#233;s indig&#232;nes, mais a m&#234;me foment&#233; leur expropriation massive sans consentement, indemnisation et participation aux b&#233;n&#233;fices &#233;ventuels, parfois vraiment consid&#233;rables. Conform&#233;ment &#224; la D&#233;claration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes, les &#201;tats, en coop&#233;ration avec les m&#234;mes peuples (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Frere-Indigene" rel="directory"&gt;Fr&#232;re Indig&#232;ne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le r&#233;gime international de la propri&#233;t&#233; intellectuelle et des brevets non seulement &lt;i&gt;d&#233;-prot&#232;ge&lt;/i&gt; les connaissances empiriques et les expressions culturelles des peuples et des communaut&#233;s indig&#232;nes, mais a m&#234;me foment&#233; leur expropriation massive sans consentement, indemnisation et participation aux b&#233;n&#233;fices &#233;ventuels, parfois vraiment consid&#233;rables. Conform&#233;ment &#224; la D&#233;claration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Indig&#232;nes, les &#201;tats, en coop&#233;ration avec les m&#234;mes peuples indig&#232;nes, doivent &#233;tablir des m&#233;canismes de protection des connaissances traditionnelles et des expressions culturelles indig&#232;nes (un art. 31). La Bolivie affronte le d&#233;fi, un d&#233;fi r&#233;ellement &#233;norme compte tenu des param&#232;tres actuels du r&#233;gime international de la propri&#233;t&#233; intellectuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les connaissances traditionnelles et les expressions culturelles (CTs et ECs) ne sont pas brevetables selon le r&#233;gime &#233;tabli &#224; travers les trait&#233;s entre les &#201;tats et l'Organisation Mondiale de la Propri&#233;t&#233; intellectuelle (OMPI), l'une des nombreuses agences des Nations Unies, agence &#224; laquelle appartiennent presque tous les &#201;tats. On conna&#238;t l'histoire. La connaissance empirique de la vertu th&#233;rapeutique d'une esp&#232;ce v&#233;g&#233;tale n'est pas brevetable tandis que l'extraction dans un laboratoire du principe actif correspondant pour le transformer en marchandise par l'industrie pharmaceutique est brevetable. La musique collective d'une c&#233;l&#233;bration communautaire n'est pas &lt;i&gt;inscrivable&lt;/i&gt; tandis que sa traduction en partition au nom de celui qui se pr&#233;sente comme son auteur ou, avec un vague scrupule, comme arrangeur d'un th&#232;me traditionnel anonyme peut &#234;tre inscrite. Et c'est pareil pour tout ce qui est communautaire et a une valeur scientifique ou culturelle &lt;i&gt;mercantilisable&lt;/i&gt;. Un produit authentique culturel social n'est pas enregistrable tandis que son moulage ou sa manipulation individuelle ou par une entreprise l'est. Avec cela, l'expropriation sans compensation ni consentement est syst&#233;matique &#224; une &#233;chelle internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a des cas tr&#232;s connus comme celui &lt;i&gt;d'El Condor Pasa&lt;/i&gt; ou celui &lt;i&gt;El Le&#243;n Duerme Esta Noche&lt;/i&gt;. Pour le pillage de connaissances scientifiques, c'est plus difficile de donner des exemples, mais les entreprises se gardent de r&#233;v&#233;ler les sources qui leur permettent l'extraction d'&#233;l&#233;ments brevetables. Il n'est pas rare qu'elles y acc&#232;dent &#224; travers le financement de recherches anthropologiques ou similaires sur le terrain des communaut&#233;s indig&#232;nes comme fa&#231;on de contourner d'abord et de spolier juste ensuite les connaissances empiriques. La promotion de l'investigation peut s'av&#233;rer doublement profitable puisqu'elle sert au passage &#224; r&#233;duire la charge des imp&#244;ts ou des contributions des entreprises au maintien de services publics ou sociaux. Les connaissances scientifiques et les valeurs culturelles indig&#232;nes sont en somme des biens &#171; sans propri&#233;taire &#187;. Ils le sont jusqu'aux noms. Il en est ainsi d'un mod&#232;le de voiture qui s'appelle &lt;i&gt;cherokee&lt;/i&gt;, d'une marque de sac de couchage qui s'appelle &lt;i&gt;quechua&lt;/i&gt; ou d'un type d'h&#233;licopt&#232;re militaire qui s'appelle &lt;i&gt;apache&lt;/i&gt;, ce dernier sur le pr&#233;suppos&#233; raciste que ce nom indig&#232;ne cause d&#233;j&#224; en soi la peur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OMPI s'est montr&#233;e derni&#232;rement pr&#233;occup&#233;e par le manque de protection internationale des CTs et d'ECs indig&#232;nes. Elle a maintenant l'id&#233;e, aujourd'hui techniquement faisable, d'organiser un gigantesque registre de tous les CTs et de toutes les ECs de tous les peuples et de toutes les communaut&#233;s indig&#232;nes de tout l'univers. Son intention n'est pas cach&#233;e. Et de proclamer qu'il s'agit de prot&#233;ger le droit indig&#232;ne, mais en ajoutant tout de suite que le plus pr&#233;cieux dans un tel registre consiste en ce qu'il permettra l'acc&#232;s de tiers au patrimoine culturel indig&#232;ne mondial, de telle mani&#232;re que son exploitation puisse avoir lieu moyennant une compensation pour le peuple ou la communaut&#233; d'o&#249; vient le CT ou l'EC. C'est un projet qui a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; en 2008, apr&#232;s l'adoption de la D&#233;claration des Droits des Peuples Indig&#232;nes par l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations Unies, l'organisation m&#232;re de l'OMPI. On ne peut pas dire que dans son projet la D&#233;claration et donc les droits des peuples indig&#232;nes sont ignor&#233;s royalement. Il n'a pas de justification mais il a une logique. Avec la D&#233;claration, un tel projet ne tient pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 24 au 26 juillet dernier a eu lieu &#224; Vinto, en Bolivie, un sommet andin de repr&#233;sentants indig&#232;nes sur les CTs et ECs, portant bien &#233;videmment, sur la revendication et la protection des droits correspondants des peuples. Le 25 de ce mois fut pr&#233;sent&#233; l'Avant-projet de Loi sur les CTs et ECs indig&#232;nes &#233;labor&#233; en Bolivie. Cela repr&#233;sente un pari d&#233;cisif pour assumer l'obligation pr&#233;cit&#233;e de l'article 31 de la D&#233;claration sur les Droits des Peuples avec conscience de l'immensit&#233; du d&#233;fi face au complot persistant du droit international contre la possibilit&#233; que cela puisse entrer dans la pratique et octroyer des garanties aux droits des peuples indig&#232;nes sur leurs CTs et &#224; ECs. Bien qu'elle pr&#233;tende maintenant le contraire, la politique de l'OMPI est la meilleure preuve de cette vraie conspiration. D'autres agences internationales n'ont pas besoin d'&#234;tre conscientes pour &#234;tre complices. Avec le droit international existant, la conspiration n'a pas &#224; &#234;tre intentionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Avant-projet bolivien envisage l'&#233;tablissement d'un registre sp&#233;cifique pour l'inscription et la protection des CTs et des ECs indig&#232;nes, un registre &#224; caract&#232;re volontaire pour les communaut&#233;s et les peuples et avec une valeur simplement pr&#233;ventive face &#224; la disposition indue/d&#233;plac&#233;e des uns et des autres, les CTs et les ECs, et enregistre ainsi sans valeur constitutive de droit. Cela part du bon principe que les communaut&#233;s et les peuples ne peuvent &#234;tre oblig&#233;s &#224; enregistrer leurs droits pour qu'ils soient reconnus et garantis par l'&#201;tat. Les droits indig&#232;nes, tant culturels que territoriaux, ne d&#233;pendent pas du registre public. Ce registre ne peut pas r&#233;pondre en tout au r&#233;gime d'enregistrement ordinaire. Parmi les communaut&#233;s et des peuples, existe une pr&#233;occupation l&#233;gitime selon laquelle en dernier recours le registre sert &#224; exposer plus qu'&#224; prot&#233;ger leurs CTs et ECs, en les rendant publics sans les garanties suffisantes. C'est pourquoi l'inscription n'est pas obligatoire pour avoir le droit. Et c'est pourquoi aussi, on propose en Bolivie un registre qui ne soit pas d acc&#232;s public et qui &#233;met seulement des certifications en cas de besoin pour la contradiction d'inscriptions au registre ordinaire, registre qui a force officielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat fut vif au sommet de Vinto. Ne produit-on pas ainsi une incapacit&#233; &#224; se d&#233;fendre des peuples et des communaut&#233;s qui ont choisi de ne pas se risquer &#224; enregistrer leurs CTs et ECs ? Quelle protection peut s'offrir par ailleurs aux peuples et aux communaut&#233;s qui s'enregistrent, si n'est pas pr&#233;alablement entr&#233;e en vigueur la r&#233;forme du r&#233;gime ordinaire de la propri&#233;t&#233; intellectuelle et brevets ? Et ne provoquerait-on pas alors un s&#233;rieux conflit avec le droit international ? Dans un sujet comme celui-ci, pour autant que la D&#233;claration les Droits des Peuples Indig&#232;nes la soutienne, la Bolivie peut-elle garantir ce que le droit international ne garantit pas ou m&#234;me d&#233;-prot&#232;ge ? Il y a eu des interventions, avec de bonnes raisons, qui ont d&#233;fendu une politique pour garder secret les CTs. Cependant, dans le monde d'aujourd'hui, avec la pression tant des entreprises int&#233;ress&#233;es que de l'OMPI, peut-on garder longtemps ce secret ? Ne serait-ce pas une autre fa&#231;on pour que continue l'exposition au pillage massif ? La protection de l'&#201;tat ne devrait-elle pas &#234;tre bienvenue d&#232;s que lui-m&#234;me l'offre comme dans le cas de la Bolivie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le n&#339;ud gordien se trouve bien s&#251;r dans le droit international. Dans la pratique, toute option bolivienne sur les CTs et les Ecs vaudrait peu de choses si on ne tire pas les cons&#233;quences et n'applique les requ&#234;tes de la D&#233;claration les Droits des Peuples Indig&#232;nes dans le droit international lui m&#234;me. Le r&#233;gime &#233;tabli de la propri&#233;t&#233; intellectuelle et des brevets joue r&#233;ellement contre les droits indig&#232;nes. Mais, comment la Bolivie pourrait elle seule ou m&#234;me avec les &#201;tats andins unis, dans le cas bien hypoth&#233;tique o&#249; tous r&#233;pondaient aux demandes indig&#232;nes, faire bouger le droit international vers une r&#233;vision de fond pour laquelle, aujourd'hui, il ne montre pas lui m&#234;me beaucoup, quelque disponibilit&#233; ? La r&#233;forme &#224; une &#233;chelle internationale est en tout cas imp&#233;rative &#224; la lumi&#232;re de la D&#233;claration les Droits des Peuples Indig&#232;nes (un art. 42 :&#034; Les Nations Unies, ses organes, y compris le Forum Permanent pour les Questions Indig&#232;nes, et les organismes sp&#233;ciaux, m&#234;me &#224; un niveau local, ainsi que les &#201;tats, veilleront au respect et la pleine application des dispositions de la D&#233;claration pr&#233;sente et veilleront &#224; son efficacit&#233;&#034;, mandat qui comprend naturellement parmi ses destinataires l'OMPI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps ou, mieux, pr&#233;alablement &#224; sa propre loi pour que celle-ci ne d&#233;&#231;oit pas, ni ne produit d'effets contraires, la Bolivie devrait prier instamment les Nations Unies pour que le dit article soit respect&#233; d'autant plus qu'il concerne le droit indig&#232;ne de la propri&#233;t&#233; intellectuelle. Quelle chance pourrait avoir un &#201;tat aux cot&#233;s de quelques autres &#201;tats qui pourraient l'appuyer parmi pr&#232;s de deux cents autres ? Peut-&#234;tre plus qu'on s'en doute. Il y a plusieurs ressorts internes qui font bouger les Nations Unies. Aujourd'hui, par exemple, la Bolivie est membre du Comit&#233; de D&#233;colonisation (le Comit&#233; Sp&#233;cial charg&#233; d'examiner la situation &#224; l'&#233;gard de l'application de la D&#233;claration sur la concession de l'ind&#233;pendance aux pays et aux peuples coloniaux, premier instrument qui d&#233;finissait le droit &#224; la libre d&#233;termination que maintenant la D&#233;claration les Droits des Peuples indig&#232;nes &#233;tend &#224; ceux-ci). Cette position de la Bolivie peut &#234;tre strat&#233;gique. D'autres organismes des Nations Unies, comme les comit&#233;s des trait&#233;s de droits de l'homme, pourraient r&#233;soudre des cas concrets ; les organes sp&#233;cifiques sur les questions indig&#232;nes ( Forum Permanent, rapporteur Sp&#233;cial, M&#233;canisme d'Experts) peuvent attirer l'attention sur l'un ou l'autre, mais seul le Comit&#233; de D&#233;colonisation est en position de pouvoir aborder le sujet avec une port&#233;e g&#233;n&#233;rale et dans toute son &#233;tendue pour faire des propositions n&#233;cessaires &#224; l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations Unies. Le sujet consiste finalement en une subsistance sournoise du colonialisme et de la reconnaissance internationale de la situation de soumission indig&#232;ne de racine coloniale, que de fait vient &#224; soulager la D&#233;claration les Droits des Peuples Indig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime international de propri&#233;t&#233; intellectuelle est une pure relique coloniale, mais une relique bien vive. Ainsi on atteint les effets d&#233;crits de violation massive des droits des peuples indig&#232;nes. Le sujet ne pourrait-il pas &#234;tre amen&#233; par la Bolivie devant le Comit&#233; de D&#233;colonisation ? Cela pourrait &#234;tre mieux de viser plus haut. Faisant dans le fond la D&#233;claration les Droits des Peuples Indig&#232;nes la forme d'&#233;tendre la d&#233;colonisation aux m&#234;mes, la Bolivie ne pourrait-elle pas proposer au Comit&#233; de D&#233;colonisation qu'il se charge de l'analyse de toutes les requ&#234;tes et du scrutin de tous les cas qui concernent la d&#233;colonisation des peuples indig&#232;nes gr&#226;ce au caract&#232;re effectif des pr&#233;visions de la D&#233;claration de Nations Unies les Droits des Peuples Indig&#232;nes ? L'enjeu n'est pas seulementle droit indig&#232;ne aux CTs et aux ECs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce droit pourra bien mal se d&#233;fendre en solitaire comme n'importe quel autre droit des peuples indig&#232;nes. Pour que sa garantie soit effective, un changement radical de la sc&#232;ne compl&#232;te du droit international s'impose conform&#233;ment aux exigences de la D&#233;claration les Droits des Peuples Indig&#232;nes, un point sur lequel les Nations Unies sont d&#233;j&#224; engag&#233;es. Il y a un socle pour que la Bolivie pousse et agisse pas seulement sur le plan du droit interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; par &lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Bartolom&#233; Clavero&lt;/strong&gt; est Membre du Forum Permanent de Nations Unies pour les Questions Indig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source :&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://clavero.derechosindigenas.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;http://clavero.derechosindigenas.org&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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