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		<title>Marinaleda : Terre et socialisme</title>
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		<dc:date>2010-07-15T17:19:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Stefano Vergine</dc:creator>



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&lt;p&gt;A premier vue, on dirait un petit village andalou typique, avec ses oliviers, sa baraque &#224; churros, sa terre rouge, ses maisons blanches et bien entretenues. Il y a m&#234;me une &#233;glise. Mais les fid&#232;les sont rares. En levant la t&#234;te, on comprend pourquoi : le clocher se dresse &#224; deux pas de la calle Ernesto Che Guevara, entre l'avenida Libertad et la calle Salvador Allende. En direction du centre, une fresque proclame : &#171; Guerre social contra le capital &#187;. Sans les deux restaurants, la petite (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A premier vue, on dirait un petit village andalou typique, avec ses oliviers, sa baraque &#224; &lt;i&gt;churros&lt;/i&gt;, sa terre rouge, ses maisons blanches et bien entretenues. Il y a m&#234;me une &#233;glise. Mais les fid&#232;les sont rares. En levant la t&#234;te, on comprend pourquoi : le clocher se dresse &#224; deux pas de la &lt;i&gt;calle&lt;/i&gt; Ernesto Che Guevara, entre l'&lt;i&gt;avenida&lt;/i&gt; Libertad et la &lt;i&gt;calle &lt;/i&gt; Salvador Allende. En direction du centre, une fresque proclame : &#171; Guerre social contra le capital &#187;. Sans les deux restaurants, la petite &#233;picerie, le kiosque &#224; journaux et la station-service, on se croirait en plein enclave communiste, au c&#339;ur de l'Europe. Seul le droit &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e rattache Marinaleda au syst&#232;me capitaliste. &#171; Nous faisons ce que nous pouvons, dans les limites de la Constitution espagnole &#187;, dit en sourient Manuel Sanchez Gordillo, 54 ans, fils d'un &#233;lectricien et d'une femme au foyer, dipl&#244;m&#233; de l'universit&#233; de S&#233;ville, barbe &#224; la Fidel Castro et keffieh.Depuis trente et un ans, il est le maire de cette commune situ&#233;e entre Cordoue et S&#233;ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ses 2 700 habitants, Marinaleda est un condens&#233; d'exp&#233;rimentations &#233;galitaires, la mise en &#339;uvre &#224; l'&#233;chelle r&#233;duite des principes anarcho-socialistes neutralis&#233; par quarante ans de franquisme et revenus sur le devant de la sc&#232;ne depuis que la r&#233;cession a mis l'Espagne &#224; genoux. Pendant que le reste du pays paie les cons&#233;quences de la crise immobili&#232;re, avec un taux qui a atteint 20%, ici tout le monde a du travaille, gr&#226;ce &#224; un mod&#232;le unique en Europe fond&#233; sur une &#233;conomie &#224; 90% publique. La majorit&#233; des habitants sont employ&#233;s par une coop&#233;rative agricole o&#249; chacun re&#231;oit le m&#234;me salaire : 47 euros par jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;soudre le probl&#232;me du logement (&#171; un droit et pas une marchandise &#187;), tel est le leitmotiv du maire), le conseil municipal a lanc&#233; il y a quelques ann&#233;es un programme d'autoconstruction. La ville met &#224; disposition un terrain, des mat&#233;riaux, une pelleteuse, un projet d'architecture et deux ma&#231;ons : au citoyens de se retrousser les manches pour construire sa maison. &#171; Il m'a fallu quatre cent dix jours, mais j'ai finalement quelque chose que je n'aurais obtenu dans un autre village &#187;, raconte Antonio Martinez, 40 ans mari&#233; et p&#232;re de deux enfants. Le r&#233;sultat : un pavillon de 100 m&#232;tres carr&#233;s, avec un large patio et un double garage. Le prix ? Quinze euros par mois pendant cent trente-trois ans, le tiers du prix exig&#233; dans les villages limitrophes pour une maison du m&#234;me type.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le critiques rappellent que tout cela serait impossible sans les fonds de la communaut&#233; autonome d'Andalousie et accusent le maire de nourrir l'utopie communiste avec l'argent du capitalisme. Il coupe court : &#171; On profite du syst&#232;me, comme tout le monde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Marinaleda, il y'a pas de police municipale et des assembl&#233;es publiques ont lieu chaque semaine sur la place du village. Le dimanche, les habitants travaillent gratuitement &#224; l'entretien des rues et des parterres. Le &lt;i&gt;Colectivo de la Unidad de los Trabajadores &lt;/i&gt; (CUT), Parti du maire, gouverne depuis 1979 : son programme politique pr&#233;voyait l'expropriation de 1200 hectares de terre du Duc de l'Infantado, un objectif atteint en 1991 apr&#232;s de nombreuses luttes. Depuis, il y a du travail pour tous &#224; la coop&#233;rative, qui produit de f&#232;ves, poivrons et des choux-fleurs, r&#233;colt&#233;s par les hommes et mis en conserve &#224; l'usine par une cinquantaine de femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;par Stefano Vergine&lt;br/&gt;
&lt;a href=&#034;http://espresso.repubblica.it/dettaglio/terra-e-socialismo/2128634&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;L'Expressso&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, Rome, 11 de junio de 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour plus d'information&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marinaleda.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.marinaleda.com&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &lt;/U&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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