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		<title> Venezuela : Les &#233;preuves &#233;lectorales du chavisme.</title>
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		<dc:creator> Modesto Emilio Guerrero *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Trois &#233;l&#233;ments sont utiles pour comprendre les dilemmes d&#233;battus dans l'actuel processus &#233;lectoral au sein de la soci&#233;t&#233; v&#233;n&#233;zu&#233;lienne. Leurs dimensions marquent des bornes dans le continent et obligent &#224; penser aux tendances et au destin du chavisme comme du projet historique. &lt;br class='autobr' /&gt; Le premier est que durant cette derni&#232;re d&#233;cennie, ce pays a connu le grand nombre de scrutins &#233;lectoraux (pr&#233;sidentielles, l&#233;gislatives, r&#233;gionales et des referendum), compar&#233; &#224; tous les autres pays de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Venezuela" rel="directory"&gt;Venezuela&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Trois &#233;l&#233;ments sont utiles pour comprendre les dilemmes d&#233;battus dans l'actuel processus &#233;lectoral au sein de la soci&#233;t&#233; v&#233;n&#233;zu&#233;lienne. Leurs dimensions marquent des bornes dans le continent et obligent &#224; penser aux tendances et au destin du chavisme comme du projet historique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le premier est que durant cette derni&#232;re d&#233;cennie, ce pays a connu le grand nombre de scrutins &#233;lectoraux (pr&#233;sidentielles, l&#233;gislatives, r&#233;gionales et des referendum), compar&#233; &#224; tous les autres pays de l'h&#233;misph&#232;re. Le deuxi&#232;me est que l'abstention a accompagn&#233; chaque processus comme un acteur muet et sourd aux angoisses sociales et &#224; leurs mani&#232;res complexes de s'exprimer. Et le troisi&#232;me &#233;l&#233;ment, c'est que le chavisme s'est transform&#233; en force politico-sociale avec des r&#233;ussites &#233;lectorales cons&#233;cutives majeures, obtenues avec la plus grande participation &#233;lectorale rapport&#233;e &#224; la population du pays, et les plus grands triomphes cons&#233;cutifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des cent derni&#232;res ann&#233;es, seuls deux cas s'approchent de cet &#233;trange record. Les deux ont &#233;t&#233; des nationalistes comme Ch&#225;vez et aux origines civiles, bien qu' avec des styles diff&#233;rents : Getulio Vargas, qui a gouvern&#233; le Br&#233;sil quatre fois (la premi&#232;re comme dictateur en 1930, les suivantes par un vote &#233;crasant), et Jos&#233; Marie Velasco Ibarra, qui a gagn&#233; cinq fois la premi&#232;re magistrature &#224; l'&#201;quateur, toutes par le biais du vote et qui cinq fois a &#233;t&#233; d&#233;mis par des coups militaires provoqu&#233;s par l'Ambassade des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re fois que les V&#233;n&#233;zu&#233;liens ont vot&#233; plus ou moins librement fut en 1947, depuis ce temps-l&#224; nous avons eu 13 &#233;lections pr&#233;sidentielles et autant de l&#233;gislatives, jusqu'en 2006. Pour &#233;lire des gouverneurs il a fallu attendre jusqu'en 1998, depuis cette date on a vot&#233; quatre fois pour des gouverneurs et des maires, la derni&#232;re en 2008. De six referendum connus en 170 ans de R&#233;publique, un a &#233;t&#233; fait par la derni&#232;re dictature en 1957 (plusieurs mois avant qu'elle ne f&#251;t renvers&#233;e) et cinq ont eu lieu durant ces 11 ann&#233;es de r&#233;gime bolivarien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on fait le total des &#233;lections pour chaque pays depuis 1985, dans aucun cas, on parvient &#224; la somme des scrutins connus au Venezuela depuis 1998, et encore moins &#224; la quantit&#233; de confrontations &#233;lectorales pour une seule force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis novembre 1998 le chavisme s'est pr&#233;sent&#233; en 16 occasions &#224; l'opinion &#233;lectorale de la population. Un total de cinq referendum nationaux, quatre &#233;lections pour les autorit&#233;s r&#233;gionales, quatre pour choisir des parlementaires et trois &#233;lections pr&#233;sidentielles. Au-dessous de ces rendez-vous &#233;lectoraux, sont rassembl&#233;s plus de 115 millions de votes &#233;mis den dix ans, pour un pays d'&#224; peine 28 millions d'habitants en 2010. Une telle masse de votants et d'&#233;lections doit s'inscrire comme une expansion g&#233;om&#233;trique de la libert&#233; politique formelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chavisme a &#233;t&#233; battu en deux occasions. Aux premi&#232;res &#233;lections r&#233;gionales de 1998 (49,61 %, sur 27,99% du chavisme), et au referendum de d&#233;cembre 2007, par une diff&#233;rence de moins de deux points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le poids accablant du vote obligatoire sur les gens, l'abstention a progress&#233; de 1983 &#224; 1998 &#224; un rythme de 15 % du recensement pour chaque nouvelle &#233;lection. La pire a &#233;t&#233; en 1993, avec 39,84 % et un pr&#233;sident d&#233;mocrate-chr&#233;tien &#233;lu avec 17 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1998, o&#249; elle fut aussi &#233;lev&#233;e (36 %), la pire abstention a commenc&#233; &#224; changer de cours, bien qu'au referendum de 2000 elle surpr&#238;t avec 76 % de non vote dans les villes, pire abstention dans l'histoire du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Analys&#233; dans une dynamique &#224; dix ans, le r&#233;sultat est plut&#244;t oppos&#233; : d&#232;s 2006, sous l'impact des transformations sociales et culturelles, le rythme d'abstention a baiss&#233; tendanciellement. Aux pr&#233;sidentielles de 2006 la participation &#233;lectorale a &#233;t&#233; de 74,5 % ; au referendum de 2007, de 61,3% ; aux &#233;lections des gouverneurs et des maires en 2008, de 66,6% et pour l'Amendement en 2009, 70,3 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, sous cette tendance se cache un danger : le pendule abstentionniste se d&#233;place de la droite vers la gauche. Le manque d'enthousiasme de l'&#233;lectorat de droite a commenc&#233; &#224; appara&#238;tre dans ceux de gauche et tend &#224; grandir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce 26 septembre le Parti socialiste Uni du Venezuela (PSUV) estime autour de 50 % l'abstention, mais d'autres thermom&#232;tres signalent des alertes. Bien que personne ne doute d&#233;j&#224; que le chavisme gagnera les L&#233;gislatives, la perception des tableaux politiques, syndicaux et sociaux interm&#233;diaires est que beaucoup voteront pour deux raisons qui sont une seule : pr&#233;server les conqu&#234;tes sociales et que le gouvernement Chavez ne soit pas en danger en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ces deux alternatives dans l'esprit de millions de chavistes, et une abstention aussi glissante que les angoisses qu'elle contient, le 26, la r&#233;volution bolivarienne vivra deux &#233;preuves en un seul acte : contre la droite, et celle du respect de soi m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction libre de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; par :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-153464-2010-09-20.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;P&#225;gina 12&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. Buenos Aires, le 20 septembre 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &lt;strong&gt;Modesto Emilio Guerrero&lt;/strong&gt;. Journaliste et &#233;crivain v&#233;n&#233;zu&#233;lien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Am&#233;rique Latine Les signes d'un continent en mouvement.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Amerique-Latine-Les-signes-d-un-continent-en-mouvement</link>
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		<dc:creator> Modesto Emilio Guerrero *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;P&#225;gina 12 . Buenos Aires, le 8 novembre 2008. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un vieux dicton de l'histoire des guerres dit que quand une victoire n'est pas suivie d'une autre victoire, il faut prendre en compte la possibilit&#233; d'une d&#233;route. Certes, cette d&#233;claration g&#233;n&#233;rale doit avoir des applications particuli&#232;res pour qu'elle prenne sens. Plusieurs signes de la r&#233;alit&#233; sociale et politique du continent imposent l'obligation de pr&#233;voir, comme condition sine qua non &#224; toute compr&#233;hension et pr&#233;paration au fait que le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Notre-Amerique" rel="directory"&gt;Notre Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-114691-2008-11-08.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, le 8 novembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un vieux dicton de l'histoire des guerres dit que quand une victoire n'est pas suivie d'une autre victoire, il faut prendre en compte la possibilit&#233; d'une d&#233;route. Certes, cette d&#233;claration g&#233;n&#233;rale doit avoir des applications particuli&#232;res pour qu'elle prenne sens. Plusieurs signes de la r&#233;alit&#233; sociale et politique du continent imposent l'obligation de pr&#233;voir, comme condition &lt;i&gt;sine qua non&lt;/i&gt; &#224; toute compr&#233;hension et pr&#233;paration au fait que le vent va tourner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'apprenaient les navigateurs qui partaient en mer apr&#232;s tant de naufrages et de pertes, comme le rappellent Haraldson et Conrad dans leurs r&#233;cits. Mais &#224; la diff&#233;rence de ces anciennes catastrophes navales, celles de la politique ont l'habitude d'&#234;tre plus d&#233;vastatrices et s&#233;rieuses. Bien que nous ne soyons pas face &#224; une perspective imminente de revers comme dans les ann&#233;es 70, quelques signes doivent d&#233;j&#224; d&#233;clencher les clignotants oranges. Il est certain que les usures &#233;lectorales au Br&#233;sil et au Chili ne sont pas un &#233;chec pour l'Am&#233;rique Latine, encore. Mais elles peuvent ouvrir le chemin vers celui-ci. &#171; C'est un message qu'envoient les &#233;lecteurs et s'il n'y a pas de correction, le fauteuil pr&#233;sidentiel est perdu &#187;, a d&#233;clar&#233; l'analyste chilien Juan Francisco Coloane. Cela vaut aussi, mais doublement, pour Lula, Tabar&#233; et les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait que ces fiascos soient minimis&#233;s par les pr&#233;sidents et les dirigeants de ces pays met seulement en relief les dangers sous-jacents et leur importance r&#233;gionale, sp&#233;cialement &#224; travers un fait : rien ne pr&#233;pare plus l'avanc&#233;e d'un ennemi que sur&#233;valuer ses propres forces ; dialectiquement cela signifie sous-&#233;valuer celles des autres. Et le pire : fuir la v&#233;rit&#233; ne sert en rien pour changer de direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ceux du Br&#233;sil et du Chili nous devons ajouter les tr&#232;s graves co&#251;ts du soul&#232;vement de la droite dans le croissant bolivien. Son impact a &#233;t&#233; plus grand et plus transcendant. Il suffit de remarquer qu'on &#233;tait dans la lutte directe, avec des m&#233;thodes de guerre civile et affectant le pouvoir de l'&#201;tat-nation. La duret&#233; du conflit a oblig&#233; le gouvernement &#224; reculer et &#224; faire des concessions pour pouvoir continuer. Les pas en arri&#232;re qu'ont faits les pr&#233;fets de droite et leurs changements tactiques montrent seulement leur capacit&#233; d'adaptation plus que leur faiblesse, d'un c&#244;t&#233;, et le poids d'Unasur comme organe diplomatique ind&#233;pendant des US de l'autre. Ajoutons quatre donn&#233;es sans lesquelles seraient incompr&#233;hensibles les tendances politiques du continent. Le r&#233;gime criminel de la Colombie, bien qu'Uribe ne peut pas briguer une autre pr&#233;sidence, est consolid&#233;, entre d'autres choses parce que les FARC, sa crainte principale pour l'instant, cherchent dans la &#034;politique civile&#034; ceux qu'ils ont perdu dans la base paysanne par &#233;puisement historique et d&#233;composition interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Venezuela on a senti la premi&#232;re secousse politique en d&#233;cembre de l'ann&#233;e derni&#232;re. Certains mauvais signes pourraient en annoncer une autre le 23 novembre prochain, au moins dans cinq gouvernements r&#233;gionaux sur la vingtaine en consultation. Bien que Chavez conserve une popularit&#233; tr&#232;s &#233;lev&#233;e, au-dessus de 60%, plusieurs de ses candidats frisent les 40%, dans cinq &#201;tats importants. L'Argentine a commenc&#233; &#224; payer cher en termes politiques sa dette ext&#233;rieure irr&#233;m&#233;diable, et les mauvais effets de la fin d&#233;favorable de la gr&#232;ve des riches des campagnes. Et pour finir, ce qui n'est pas n&#233;gligeable : les puissances mondiales font ce qu'elles ont fait durant un si&#232;cle entier : d&#233;placer les co&#251;ts de la crise capitaliste vers les pays opprim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ni la science-fiction de l' &#171; Amero &#187;, un rempla&#231;ant suppos&#233; du dollar, ni la supercherie suicidaire des &#171; blindages nationaux &#187; emp&#234;cheront ce qu'ils pourraient emp&#234;cher s'ils agissaient &#224; l'envers. &#192; la chute proprement dite des prix des mati&#232;res premi&#232;res et des exportations locales, suit la baisse des investissements nationaux et &#233;trangers ; et comme il fallait le pr&#233;voir : les capitaux continueront de se r&#233;fugier dans le billet vert, parce que dans la logique du capital, c'est mieux de se loger dans un empire en crise que dans ses &#201;tats subsidiaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans cette combinaison dynamique de facteurs que les signes d'avertissement r&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut seulement ajouter deux donn&#233;es politiques de haute densit&#233;. La premi&#232;re est que l'alternative politique anticapitaliste ou anti-imp&#233;rialiste d'aujourd'hui est plus faible qu'en 1975 et qu'en 1929.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me, est que les limites inn&#233;es du capitalisme am&#232;nent la relation de l'homme avec la nature au bord de la rupture, d&#233;truisant la capacit&#233; productive humaine sur cette plan&#232;te. Les hardiesses du pr&#233;sident Chavez pour construire une sortie ind&#233;pendante &#224; la la faillite financi&#232;re ont seulement eu des &#233;chos en &#201;quateur et en Bolivie, sans oublier que La Paz se heurte au &#034;capitalisme andin&#034; et le reste avec l'autre capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les durs &#233;checs de 1973 &#224; 1976, qui ont commenc&#233; en r&#233;alit&#233; avec le massacre en Indon&#233;sie et la dictature du Br&#233;sil entre 1964 et 1966, ont conduit &#224; l'installation continentale du n&#233;olib&#233;ralisme dans toutes ses expressions. Les r&#233;sultats sont l&#224;. Une telle avanc&#233;e fut accompagn&#233;e par l'une des plus grandes capitulations de la gauche et du nationalisme au cours du XXe si&#232;cle. Sans ce recul politique et culturel, il n'y aurait d'explication rationnelle &#224; la destruction capitaliste qui a men&#233; &#224; la catastrophe financi&#232;re actuelle et met l'humanit&#233; au bord de l'ab&#238;me &#233;cologique, &#233;nerg&#233;tique et alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand cela arrive, quelque chose de mauvais est entrain de bouger vers quelque part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dilemmes et destin de la r&#233;gion sudam&#233;ricaine.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Dilemmes-et-destin-de-la-region-sudamericaine</link>
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		<dc:creator> Modesto Emilio Guerrero *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'est possible que nous soyons debout sur un point temporel depuis lequel on modifie la carte politique latinoam&#233;ricaine de ces derni&#232;res dix ann&#233;es. Plusieurs signaux indiquent que la tendance peut commencer &#224; se d&#233;placer &#224; l'oppos&#233; de ce qui s'est accumul&#233; durant cette d&#233;cennie. Plusieurs inconnues devront &#234;tre lev&#233;es, mais elles se concentrent sur peu de pays. &lt;br class='autobr' /&gt; La Bolivie, le Venezuela et l'&#201;quateur composent l'&#233;quation politique de l'Am&#233;rique Latine actuelle. Toujours dans le contexte (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Notre-Amerique" rel="directory"&gt;Notre Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est possible que nous soyons debout sur un point temporel depuis lequel on modifie la carte politique latinoam&#233;ricaine de ces derni&#232;res dix ann&#233;es. Plusieurs signaux indiquent que la tendance peut commencer &#224; se d&#233;placer &#224; l'oppos&#233; de ce qui s'est accumul&#233; durant cette d&#233;cennie. Plusieurs inconnues devront &#234;tre lev&#233;es, mais elles se concentrent sur peu de pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Bolivie, le Venezuela et l'&#201;quateur composent l'&#233;quation politique de l'Am&#233;rique Latine actuelle. Toujours dans le contexte d'un sc&#233;nario majeur et dissemblable et pour cela complexe et contradictoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; se r&#233;unissent l' Argentine tendue par le conflit sur la rente agro-exportatrice ; la Colombie toujours sur le point d'exploser entre sa profonde violence imperturbable et la pression &#233;tasunienne ; le P&#233;rou d'Alan Garc&#237;a pr&#234;t &#224; tout pour maintenir son &#233;troite relation avec Washington ; l' &#233;mergent et susceptible Paraguay des paysans difficiles de Lugo ; ou le Br&#233;sil des tentations h&#233;g&#233;moniques, et une donn&#233;e qui n'est pas la moindre : le cap post Irak que prendra le prochain gouvernement des Etats-Unis, jusqu'o&#249; [le g&#233;nocide] Henry Kissinger lui-m&#234;me conseille de sortir rapidement, mais en ordre, pour refaire les forces de l'empire dans le reste de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme il ne s'agit pas d'une &#233;quation arithm&#233;tique, les r&#233;sultats possibles d&#233;pendront des complexit&#233;s de la politique, de ses classes en lutte, et ce que feront de bien ou mal ses chefs, organisations et mouvements sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En cherchant le pouvoir par les flancs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tendances les plus profondes viennent de se manifester en Bolivie m&#233;diterran&#233;enne, c'est clair, dans le style bolivien. L'encourageant triomphe d'Evo Morales dans le r&#233;f&#233;rendum r&#233;vocatoire de dimanche pass&#233;, ne doit pas dissimuler le danger &#233;norme de ce qui est nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouveaut&#233; n'est pas qu'Evo ait gagn&#233; lors du vote, quelque chose de pr&#233;vu sur la carte sociale et ethnique du pays, favoris&#233; depuis 2006 par les &#233;tatisations et la redistribution &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Evo Morales a gagn&#233; en se d&#233;passant lui-m&#234;me sur le terrain des urnes et ce fut la meilleure nouvelle de ces jours, mais &#224; son gouvernement l est apparue sa &#171; Place Altamira &#187;, ce symbole &#171; du pouvoir territorial &#187; symbolique que l'antichavisme v&#233;n&#233;zu&#233;lien a construit dans ce quartier coquet &#224; l'est de Caracas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas bolivien, ce nouveau &#171; pouvoir territorial &#187; est sup&#233;rieur. Non seulement parce qu'il a son si&#232;ge dans la strat&#233;gique r&#233;gion du sud ouest, o&#249; le pouvoir &#233;nerg&#233;tique et une partie de la force industrielle nouvelle de la Bolivie se concentre, mais c'est qu'il a r&#233;ussi &#224; construire une vaste base sociale, aussi r&#233;actionnaire que forte. Cette n&#233;gligence du gouvernement central a permis la consolidation d'une force politique et sociale capable de d&#233;fier le pouvoir politicien et militaire de La Paz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est diff&#233;rent c'est que la droite bolivienne, profond&#233;ment traditionnelle, raciste, pro yanqui, a consolid&#233; un pouvoir politicien-territorial, qui a la capacit&#233; de d&#233;fier le pouvoir central sur plusieurs terrains. C'est comme s'ils cherchaient le pouvoir qu'ils ont perdu par les flancs du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le second essai v&#233;n&#233;zu&#233;lien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un danger de cette teneur n'est pas &#233;cart&#233; a priori au Venezuela lors des &#233;lections de novembre, &#224; moins que nous soyons victimes de fausses illusions triomphalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la droite v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, encore en actuellement mauvais , gagnait par d&#233;faut &#233;tranger plusieurs gouvernements de province et municipalit&#233;s, se r&#233;p&#232;terait de mani&#232;re &#233;tendue les causes de la d&#233;faite de du 2 d&#233;cembre 2007. &#171; Le croissant bolivienne &#187; aurait davantage de possibilit&#233;s d'appara&#238;tre dans les &#233;tats d'Apure, Zulia et T&#225;chira, &#224; la fronti&#232;re r&#233;vulsive avec la Colombie. Tout d&#233;pendra de ce que fait - ou ne fait pas le gouvernement bolivarien, et ses effets d&#233;terminants sur l'&#233;tat d'esprit politique sensible de millions de pro-Chavez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque chose de semblable tend &#224; s'&#233;tablir en &#201;quateur, o&#249; le maire de Guayaquil avance sans pr&#233;cipitation, ni pause dans sa pr&#233;tention d'autonomie, li&#233;e &#224; la pr&#233;somptueuse droite du gouvernement colombien. De fait, la plus importante nouvelle qui survenue dans le pays de Rafael Correa, l'approbation de sa Constitution avanc&#233;e n'a pas &#233;t&#233; enregistr&#233;e dans le continent. Est -ce que le processus politique &#233;quatorien a, &#224; l'int&#233;rieur, le m&#234;me danger qu'a eu avant Chavez et qui aujourd'hui tracasse Morales. Le probl&#232;me est que la bestiole a son si&#232;ge au pouvoir de la seconde ville du pays, sup&#233;rieure &#224; Quito dans plusieurs aspects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces trois exemples, se d&#233;cide la direction du nouveau cycle, mais &#233;videmment, irr&#233;m&#233;diablement attach&#233;s &#224; ce qui se passe autour et &#224; ce que fait ou laisse faire le prochain gouvernement &#233;tasunien. De ces doutes na&#238;t le dilemme et le destin du continent dans sa prochaine &#233;tape.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-109910-2008-08-18.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, le 18 ao&#251;t 2008.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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