<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>El Correo</title>
	<link>https://www.elcorreo.eu.org/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.elcorreo.eu.org/spip.php?id_auteur=277&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; qui sert un accord avec le FMI ?</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/A-qui-sert-un-accord-avec-le-FMI</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/A-qui-sert-un-accord-avec-le-FMI</guid>
		<dc:date>2003-03-14T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julio C. Gambina *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Toute l'ann&#233;e 2002 a &#233;t&#233; marqu&#233;e par les n&#233;gociations du gouvernement argentin avec le FMI. Les motifs avaient pour objet d'&#233;viter la cessation de paiements de l'Argentine avec les organismes financiers internationaux et de cr&#233;er les conditions pour r&#233;gulariser les paiements avec les d&#233;tenteurs de titres de la dette externe publique, qui &#233;taient entr&#233;s en d&#233;faut depuis fin 2001.&lt; &lt;br class='autobr' /&gt; Il s'agit de &#034;redonner confiance aux investisseurs nationaux et &#233;trangers&#034;, comme le souligne l'accord (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Organismes-et-ONGs-de-domination" rel="directory"&gt;Organismes et ONGs de domination&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Toute l'ann&#233;e 2002 a &#233;t&#233; marqu&#233;e par les n&#233;gociations du gouvernement argentin avec le FMI. Les motifs avaient pour objet d'&#233;viter la cessation de paiements de l'Argentine avec les organismes financiers internationaux et de cr&#233;er les conditions pour r&#233;gulariser les paiements avec les d&#233;tenteurs de titres de la dette externe publique, qui &#233;taient entr&#233;s en d&#233;faut depuis fin 2001.}}&lt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il s'agit de &#034;redonner confiance aux investisseurs nationaux et &#233;trangers&#034;, comme le souligne l'accord enfin sign&#233; en janvier le 2003. Les objectifs de l'accord sont de &#034;garantir la solidit&#233; fiscale, mon&#233;taire et bancaire&#034;, &#034;reconstituer la confiance...&#034; et prot&#233;ger les &#034;droits contractuels&#034;. Il est clair que le privil&#232;ge de la politique &#233;conomique l&#233;gitime l'ajustement permanent du budget public, la restriction mon&#233;taire et la d&#233;fense du droit de propri&#233;t&#233; pour favoriser les affaires des investisseurs. Ceci est &#233;tabli en indiquant les principaux composants du programme de transition, c'est-&#224;-dire, jusqu'&#224; ao&#251;t 2003. Ces composants se concentrent autour de &#034;maintenir le d&#233;ficit fiscal f&#233;d&#233;ral sous contr&#244;le&#034; ; mettre en oeuvre &#034;des accords bilat&#233;raux entre le gouvernement national et les gouvernements provinciaux&#034; ; &#233;tablir un programme mon&#233;taire pour contr&#244;ler l'inflation ; la pr&#233;paration d'une r&#233;forme fiscale &#224; moyen terme ; restructurer la dette ; assainir le syst&#232;me bancaire et assurer &#034;les droits des cr&#233;anciers en r&#233;tablissant la s&#233;curit&#233; juridique&#034;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun mot par rapport &#224; la pauvret&#233;, au ch&#244;mage, le march&#233; interne ou le r&#233;tablissement &#233;conomique. Autant de sujets qui se sont aggrav&#233;s pendant 2002. La baisse du PBI a d&#233;pass&#233; 11% courant 2002 et a ouvert le chemin d'une cinqui&#232;me ann&#233;e de r&#233;cession profonde. Les seuils de pauvret&#233; (des revenus de moins de 716 pesos par mois (1 $ peso= 3,25 &#8364;)) a atteint son maximum avec 57% de la population et plus de 21 millions de personnes, dont presque 10 millions sont consid&#233;r&#233;es comme indigentes (revenus de moins de 220 pesos par mois). Ce dernier chiffre d'indigents est presque le double de celui de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente. Le ch&#244;mage a atteint 21.5% de la population &#233;conomiquement active et n'augmente pas plus par l'effet du Plan chef de famille au ch&#244;mage qui assigne 150 pesos (loin de l'indice d'indigence) &#224; presque 2 millions de personnes. Parmi eux sont tr&#232;s peu nombreux ceux qui effectuent des prestations de travail et toutefois ils ont un impact sur la diminution des indicateurs officiels de ch&#244;mage. La somme du sous-emploi am&#232;ne &#224; plus de 40% la population &#233;conomiquement active avec des probl&#232;mes d'emploi. Ces indicateurs r&#233;v&#232;lent la duret&#233; de la crise dans les secteurs sociaux subordonn&#233;s et expliquent le pourquoi d'une poursuite de la r&#233;cession qui affecte les producteurs petits et moyens et les chefs d'entreprise, les &#233;conomies r&#233;gionales et la majorit&#233; de la population argentine. Mais ce n'est pas le probl&#232;me du FMI, ni des cr&#233;anciers externes, ni des capitaux au pouvoir. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Objectifs et mesures sugg&#233;r&#233;es &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;L'objectif de stabilisation &#233;conomique condamne &#224; repousser les questions de fond, comme r&#233;activer la production et la distribution des revenus et de la richesse. De plus, l'accord &#233;taye les formes d'accumulation &#233;tablies durant les derni&#232;res ann&#233;es et c'est pourquoi il insiste sur les efforts &#224; faire pour r&#233;gulariser la situation de paiements avec l'ext&#233;rieur. En ce sens on &#233;tablit la r&#233;novation des &#233;ch&#233;ances avec les organismes financiers internationaux tant que durera l'accord et les conditions pour r&#233;soudre la restructuration de la dette publique entre les mains de cr&#233;anciers priv&#233;s. A cette fin, a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233;e (ce qui a un co&#251;t) une banque fran&#231;aise comme conseiller externe ; on tient des r&#233;unions avec des cr&#233;anciers afin d'&#233;laborer un listing de d&#233;tenteurs de titres et en ouvrant le chemin &#224; une n&#233;gociation qui assouplit les exigences en mati&#232;re de taxes, de garantie et de d&#233;lais. Un v&#233;ritable plan de paiement qui compromet les possibilit&#233;s budg&#233;taires d'aborder les demandes croissantes de la soci&#233;t&#233; l&#233;s&#233;e par les politiques, favorisant de la concentration capitaliste. &lt;br /&gt;
C'est pourquoi le m&#233;morandum insiste pour fortifier la collecte. On peut affirmer que l'&#201;tat demande une collecte pour assurer l'exc&#233;dent qui permet l'achat de devises pour annuler des compromis externes. Celui-l&#224; est le fondement de la restitution de 21% comme assiette de la TVA depuis le milieu de janvier 2002 et de l'&#233;limination des avantages fiscaux &#233;tablis dans les &#034;plans de comp&#233;titivit&#233;&#034; constitu&#233;s vers le milieu du 2001 pour essayer de r&#233;activer la production locale. Cela inclut un paquet de r&#233;formes fiscales qui apportent des fonds au fisc et entre autres aspects il inclut les coop&#233;ratives et les fondations comme assujetties &#224; l'imp&#244;t sur les b&#233;n&#233;fices. On sait que ce sont des organisations non lucratives et par cons&#233;quent non soumis &#224; l'imp&#244;t. Toutefois, l'esprit de perception imprim&#233; dans l'accord r&#233;installe une vieille aspiration du capital lucratif pour affecter les recettes du secteur solidaire de l'&#233;conomie. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais est &#233;galement confirm&#233;e la politique de restriction des d&#233;penses publiques et qui notamment nie &#034;le paiement des r&#233;ductions de salaires et des pensions de 13%, ordonn&#233;e par la justice et mise en oeuvre entre juillet 2001 et d&#233;cembre 2002&#034;, qui &#034;sera effectu&#233; par des bons qui ne s'amortiront pas pendant le 2003.&#034; Il est int&#233;ressant de souligner qu'en mati&#232;re de d&#233;penses, l'accord avec le FMI privil&#233;gie des &#034;ressources suffisantes&#034; pour payer la dette et d'autres bons du premier programme d'&#233;change des d&#233;p&#244;ts bancaires ; les bons &#171; compensatoires &#187; &#224; la banque de la &#171; pesification &#187; asym&#233;trique et les paiements des banques pour les litiges judiciaires (sujet actuellement en discussion et qui porte quelque 2800 millions de dollars) et les obligations avec le FMI, BM et BID. Il est clair ici qu'une des pr&#233;occupations centrales du FMI est de reconstituer les conditions de fonctionnement du syst&#232;me financier, qui a &#233;t&#233; r&#233;duit de 20% au d&#233;but le 2001. De 90000 millions de pesos &#233;quivalents &#224; des dollars comme r&#233;serves en f&#233;vrier 2001, le chiffre a &#233;t&#233; r&#233;duit approximativement &#224; 58000 millions de pesos, quelque 18000 millions de dollars &#224; janvier 2003. L&#224; est la raison de l'importance donn&#233;e dans l'accord avec le FMI &#224; la restructuration du syst&#232;me bancaire et qui implique de modifier la loi des organismes financiers pour renforcer un objectif de concentration install&#233; initialement en 1977 pendant la gestion de Mart&#237;nez de Hoz sous le gouvernement militaire meurtrier. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord promeut des facilit&#233;s pour le transfert d'actifs entre les banques et favorise une l&#233;gislation de l'impunit&#233; pour les fonctionnaires du BCRA qui interviennent dans le processus de fusions et restructurations bancaires. On pr&#233;voit &#034;de limiter la capacit&#233; du Pouvoir Judiciaire pour annuler des d&#233;cisions du BCRA sur les transferts d'actifs &#224; des tiers&#034;. Il est pr&#233;vu que le BCRA red&#233;finisse les capitaux minima n&#233;cessaires avant le changement de gouvernement en mai prochain sur la base de projections d'affaires que les banques ont d&#251; livrer &#224; la fin de f&#233;vrier. Il fait allusion express&#233;ment &#224; ce qu' &#034;on commence avec la r&#233;forme des trois banques publiques principales&#034;, la Banque de la nation, celle de la Province de Buenos Aires et celle de la Ville de Buenos Aires. Ainsi, il est fait allusion &#034;&#224; l'am&#233;lioration de l'exercice op&#233;rationnel&#034;, au &#034;renforcement de la gestion&#034; et au futur strat&#233;gique en incluant &#034;des d&#233;cisions sur la capitalisation &#224; travers l'&#233;mission publique d'actions&#034;. Tel est le chemin de la privatisation partielle qui va dans le sens de la privatisation totale de la banque publique. &lt;br /&gt;
Sans doute l'accord entre le gouvernement et le FMI est un soutien au pr&#233;tendu red&#233;marrage du cycle d'affaires du pouvoir &#233;conomique, puisqu' outre le privil&#232;ge faits aux investisseurs, aux cr&#233;anciers externes et aux banques, le m&#233;morandum inscrit les revendications des entreprises privatis&#233;es de services publics pour &#034;r&#233;viser les contr&#244;les prix et tarifs actuels&#034; et les faciliter &#034;la restructuration des dettes par les entreprises pr&#234;teuses&#034;. Nous ne devons pas oublier que ces entreprises privatis&#233;es exigent une intervention publique pour &#034;s'occuper&#034; de leurs pr&#234;ts &#224; l'ext&#233;rieur, dont beaucoup sont en cessation de paiements et r&#233;clament de forts ajustements tarifaires que le FMI a synth&#233;tis&#233;s dans une demande de 30% moyenne et qui sont bloqu&#233;s aujourd'hui par la convergence de la loi d'urgence, de l'action de la justice et de la r&#233;sistance des utilisateurs. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que reste t-il pour le prochain gouvernement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord dit que &#034;le programme de transition consignera les bases pour un programme plus global de r&#233;formes fondamentales qui sera d&#233;velopp&#233; apr&#232;s les &#233;lections et qui est n&#233;cessaire pour faire face aux probl&#232;mes structurels profonds auxquels fait face l'Argentine&#034;. Cela anticipe la suite. Nous devons rappeler que sous la seconde pr&#233;sidence de Menem (1995-1999) et lors de celle de la R&#250;a (1999-2001) on parlait de la &#034;r&#233;forme dans la r&#233;forme&#034; en faisant allusion aux r&#233;formes de seconde g&#233;n&#233;ration qu'il est n&#233;cessaire d'appliquer en Argentine. C'est le discours pr&#244;n&#233; par les organismes internationaux apr&#232;s avoir effectu&#233; les r&#233;formes de premi&#232;re g&#233;n&#233;ration, en g&#233;n&#233;ral centr&#233;es sur les privatisations d'entreprises publiques. Il s'agit maintenant d'aborder des r&#233;formes sur le travail qui l&#233;galisent la flexibilit&#233; et la r&#233;duction salariale et l'&#233;limination des pratiques juridiques de protection des droits des travailleurs. Mais aussi avancer sur les r&#233;formes de la sant&#233;, de l'&#233;ducation et des prestations sociales qui donnent une orientation de &#171; march&#233; &#187; aux cat&#233;gories des ayants droits sociaux et &#233;conomiques. Il s'agit aussi d'avancer sur une r&#233;forme de la justice pour satisfaire la demande d'une plus grande rapidit&#233; et d'une s&#233;curit&#233; juridique qui &#233;mane des investisseurs priv&#233;s. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le message qu'essayent d'installer les organismes, y compris en essayant une autocritique devant l'&#233;chec des politiques d&#233;riv&#233;es du Consensus de Washington durant les ann&#233;es 90 et dans la toute Am&#233;rique latine et les Cara&#239;bes. Cette autocritique a &#233;t&#233; &#233;cout&#233;e lors de la V&#232;me Rencontre d'&#201;conomistes sur la Globalisation et les Probl&#232;mes du D&#233;veloppement qui a &#233;t&#233; eu lieu &#224; La Havane entre le 10 et le 14 f&#233;vrier de 2003. Des erreurs dans l'application des politiques existent, c'est pourquoi on justifie les r&#233;formes dans la r&#233;forme. De cette fa&#231;on on manipule un consensus critique qui &#233;merge contre les politiques &#233;conomiques h&#233;g&#233;moniques et on convient que la r&#233;forme structurelle orient&#233;e vers le march&#233; est une r&#233;alit&#233; incontournable et qu'il s'agit maintenant d'avancer dans d'autres secteurs &#224; ouvrir. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette fa&#231;on on pr&#233;tend conditionner le gouvernement qui &#233;mergera des &#233;lections avril et mai 2003. L'objectif latent est de normaliser l'ajustement et de reprendre les paiements aux cr&#233;anciers externes, en contenant les conflits sociaux &#224; travers l'assistance (plan chef de famille) et en m&#234;me temps produire des occasions d'affaires pour le capital dominant en reconstituant la capacit&#233; de prendre des cr&#233;dits &#224; l'ext&#233;rieur de l'&#201;tat. Il est &#233;vident que la grande question &#224; se poser est la soci&#233;t&#233; argentine et sp&#233;cialement les secteurs qui jouent la r&#233;sistance avec davantage d'ampleur favoriseront-ils ce sch&#233;ma. L'histoire r&#233;cente indique un probable d&#233;veloppement instable avec de s&#233;rieuses difficult&#233;s pour rendre gouvernable le capitalisme argentin, au moins, &#224; court terme. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, les pratiques sociales, alternatives culturelles et politiques &#233;conomiques laissent penser un futur proche en termes antagoniques que laissent supposer les classes dominantes dans le pouvoir, le gouvernement, les partis traditionnels droite et gauche et ses cissions et le capital transnational, le FMI et autres organismes multilat&#233;raux de cr&#233;dit. La question sur la multiplicit&#233; d'inconnues que r&#233;v&#232;le le pr&#233;sent de l'Argentine indique deux chemins possibles. Le chemin de la continuit&#233; et l'approfondissement des r&#233;formes r&#233;gressives. L'autre implique de penser de fa&#231;on cr&#233;ative la construction d' initiatives et projets globaux qui soutiennent une perspective alternative, anticapitaliste, des solutions populaires et une int&#233;gration latino-am&#233;ricaine et des Cara&#239;bes qui projette une autre mondialisation, qui d&#233;finit une offensive pour la nouvelle soci&#233;t&#233; que beaucoup d'entre nous revendiquent comme socialiste. Cela dit au-del&#224; des multiples m&#233;diations culturelles et politiques &#224; mener pour sa mat&#233;rialisation, avec la conviction que rien sera possible si la soci&#233;t&#233; ne se fixe pas de d&#233;fis qui ne d&#233;passent la fronti&#232;re &#233;troite de la conjoncture et fait face contre le pouvoir de la guerre et &#224; la d&#233;pr&#233;dation globale que propose le capital &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Buenos Aires, mars 2003 &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo &lt;/i&gt; de :&lt;/strong&gt; estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ALAI-AMLATINA&lt;/strong&gt;, 05/03/2003, Buenos Aires.- &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
