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		<title>Le contr&#244;le pour le gaz et le p&#233;trole que cache l'ALCA</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-controle-pour-le-gaz-et-le-petrole-que-cache-l-ALCA</link>
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		<dc:date>2003-02-05T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gustavo Castro Soto</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Texto en espa&#241;ol : clicar aqu&#237; &lt;br class='autobr' /&gt;
I &lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction &lt;br class='autobr' /&gt;
Le contr&#244;le des gisements, le march&#233; et les prix du p&#233;trole et du gaz naturel ont &#233;t&#233; les facteurs clefs d&#233;clencheurs des conflits politiques et des guerres sanglantes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des milliers de civils ont pay&#233; un lourd tribut &#224; des telles ambitions. Selon Oil Watch, parmi ces guerres on remarque celle du Nigeria de 1967 &#224; 1970 et de 1980 &#224; 1984, celle du Soudan toujours en cours depuis 1983, celle du Y&#233;men entre 1986 et 1987 et 1990 &#224; 1994, celle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/ALENA-TLC-US-UE" rel="directory"&gt;ALENA, TLC US-UE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=341&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Texto en espa&#241;ol : clicar aqu&#237;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contr&#244;le des gisements, le march&#233; et les prix du p&#233;trole et du gaz naturel ont &#233;t&#233; les facteurs clefs d&#233;clencheurs des conflits politiques et des guerres sanglantes. &lt;br /&gt;
Des milliers de civils ont pay&#233; un lourd tribut &#224; des telles ambitions. Selon Oil Watch, parmi ces guerres on remarque celle du Nigeria de 1967 &#224; 1970 et de 1980 &#224; 1984, celle du Soudan toujours en cours depuis 1983, celle du Y&#233;men entre 1986 et 1987 et 1990 &#224; 1994, celle du Congo entre 1997 et 1999, celle de l'Irak de 1974 &#224; 1975 et dix ans plus tard celle de 1985 &#224; 1992. Pour les m&#234;mes motifs le conflit en Indon&#233;sie dure depuis 1986, en Angola depuis 1992 et en Alg&#233;rie depuis 1991. Pour chaque 5 % d'augmentation de la d&#233;pendance p&#233;troli&#232;re ces pays ont augment&#233; de 1.6 % leurs d&#233;penses militaires, selon Oxfam, cit&#233; dans le document de Oil Watch, &#171; Moratoire &#224; la application de la fronti&#232;re p&#233;troli&#232;re &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la guerre contre l'Afghanistan, &#224; partir du 11 septembre et du coup d'Etat manqu&#233; contre le gouvernement v&#233;n&#233;zu&#233;lien et son p&#233;trole, l'ombre de l'aigle a commenc&#233; &#224; nouveau sa danse autour de l'Irak. En avril 2002 Sadam Hussein annonce la coupure des exportations du brut en r&#233;action &#224; l'occupation de la Palestine par Isra&#235;l. Quatre mois plus tard, il signe avec la Russie un accord de coop&#233;ration &#233;conomique et commercial pour 40 000 millions de dollars. Depuis la fin de la Guerre du Golfe, l'Irak fut oblig&#233; de canaliser tous ses revenus &#224; travers un programme humanitaire de l'ONU -&#171; P&#233;trole contre nourriture &#187;- et pour payer les r&#233;parations de guerre. Mais on le soup&#231;onne d'avoir d&#233;tourn&#233; 300 millions de dollars &#224; des fins militaires, presque la m&#234;me attitude que les Etats-Unis avec son industrie militaire. Mais l'importance des int&#233;r&#234;ts qui sont en jeu oeuvre pour que les choses continuent sans changement puisque Chevron-Texaco, Exxon-Mobil Oil et Valero Energy ont d&#233;vor&#233; presque la moitie du p&#233;trole export&#233; par l'Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es la Banque Mondiale (BM) affirme que les guerres du XXI &#232;me si&#232;cle seront provoqu&#233;es par le contr&#244;le mondial de l'eau potable, qui chaque jour se fait plus rare. &lt;br /&gt;
Depuis quelques ann&#233;es, les multinationales se disputent cette ressource. En Colombie &#224; Barranquilla, Puerto Colombia et maintenant dans la localit&#233; de La Soledad, l'entreprise espagnole T&#233;cnicas Valencianas del Agua (Tecvasa), qui n'a pas d'investissements dans son propre pays, a r&#233;ussi &#224; obtenir la concession pour 20 ans des services des eaux. Cr&#233;&#233;e en 1999 pour concurrencer dans les privatisations de l'eau en Am&#233;rique Latine, trois ans plus tard elle compte quatre filiales : Metroagua en Santa Maria, Colombie ; AAA Dominicana &#224; Saint- Domingue, R&#233;publique Dominicaine ; Amagua dans le canton de Samborondon, Ecuador et AAA Venezuela, dans l'Etat de Zulia, Venezuela. Tecvesa contr&#244;le une zone de neuf millions d'habitants en Am&#233;rique Latine, avec un chiffre d'affaires total de 180 millions de dollars en 2001. Ainsi donc, depuis les longues et sanglants luttes pour l'ind&#233;pendance de Am&#233;rique Latine, le nouveau colonialisme &#171; espagnol &#187; ou via l'Espagne contre-attaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maheureusement, d'autres ressources provoqueront aussi graves conflits &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'or vert, la biodiversit&#233;. Au dessus des ressources g&#233;n&#233;tiques planent d&#233;j&#224; les multinationales des aliments transg&#233;niques et les laboratoires pharmaceutiques comme Bayer, Monsanto et Novartis entr' autres. &#171; Le vrai p&#233;trole et le vrai or du futur est l'eau et l'oxyg&#232;ne ; nos ressources d'eau et nos forets. &#187; (Extrait du discours de la prise du pouvoir de la R&#233;publique de Costa Rica, le Dr. Abel Pacheco de la Espriella, pour une p&#233;riode constitutionnelle de Mai 2002 &#224; Mai 2006) &lt;br /&gt;
Voila donc qu'eau, p&#233;trole, gaz et biodiversit&#233; ont provoqu&#233; et provoqueront d'autant plus de militarisation que ces terres poss&#232;deront ces ressources &#171; strat&#233;giques &#187;. Le co&#251;t est et sera pour les peuples indig&#232;nes et paysans. Les peuples indig&#232;nes tant qu'ils pourront r&#233;sister seront un mur de contention contre la pr&#233;dation et l'ambition du capital. Aujourd'hui beaucoup d' espoir s'&#233;l&#232;ve depuis l'Am&#233;rique Latine et les Cara&#239;bes. Le triomphe de paysannes d'Atenco contre le m&#233;gaprojet du nouvel a&#233;roport international du Mexique cr&#233;e un pr&#233;c&#233;dent, face aux avances des privatisations et des expropriations, malgr&#233; l'alliance entre Gouvernements et medias, la soci&#233;t&#233; peut faire d&#233;railler le Plan Puebla-Panam&#225; et l'ALCA (Area de libre Comercio de las Am&#233;ricas) Un autre exemple nous est donn&#233; par les boliviens et les uruguayens qui ont arr&#234;t&#233; les processus de privatisations des srevices publiques en faveur de multinationales pr&#233;datrices, ou encore par les indiens miskitos du Nicaragua et les garifunas honduriens en d&#233;clarant leurs territoires zones libres d'exploitation p&#233;troli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que sont les r&#233;serves d'hydrocarbures ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce sont les accumulations des hydrocarbures connues &#224; une date d&#233;termin&#233;e et qui sont passibles d'exploitation &#224; des fins commerciales. Toutes les r&#233;serves estim&#233;es ont un degr&#233; d'incertitude d&#251; &#224; la qualit&#233; et &#224; la quantit&#233; d'information g&#233;ologique, g&#233;ophysique et d'ing&#233;nierie disponible au moment de l'estimation et &#224; l interpr&#233;tation des donn&#233;es. Les r&#233;serves prouv&#233;es ce sont les volumes d'hydrocarbures &#233;valu&#233;s sous des conditions &#233;conomiques et techniques actuelles, dont on estime qu'ils seront commercialement r&#233;cup&#233;rables &#224; une date sp&#233;cifique avec un haut degr&#233; de certitude. Dans cette cat&#233;gorie de r&#233;serves des ressources la probabilit&#233; de r&#233;cup&#233;ration est &#224; 90% ou plus des quantit&#233;s &#233;valu&#233;es (&#8230;) Les r&#233;serves probables sont celles o&#249; les analyses de l'information des gisements sugg&#232;rent qu'elles peuvent &#234;tre commercialement r&#233;cup&#233;rables &#187; (Ra&#250;l Mu&#241;oz Leos, directeur de la PEMEX du Mexique)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gaz poss&#232;de beaucoup d'avantages dans les quels on trouve la fabrication de l'&#233;nergie &#233;lectrique. Quand il br&#251;le, il produit de la chaleur qui fait tourner une turbine g&#233;n&#233;ratrice d'&#233;lectricit&#233; et dans une centrale appropri&#233;e il peut aussi chauffer de l'eau qui en m&#234;me temps fait tourner la turbine. Ces centrales peuvent &#234;tre construites plus vite qu'une centrale hydro&#233;lectrique, produisent plus d'&#233;nergie et leur prix est moindre. M&#234;me si elles polluent c'est sans comparaison avec celle &#224; charbon, diesel ou eau. En revanche elles causent aussi des sinistres, des d&#233;placements de populations -comme au P&#233;rou et en Bolivie- &#224; cause des infrastructures de transports du gaz : ports, d&#233;p&#244;ts et gazoduc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'industrie du p&#233;trole est une de plus polluantes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Seulement 122 entreprises dans le monde sont responsables de 80 % de la pollution mondiale. Cinq par mis les &#171; quatre s&#339;urs &#187; (Exxon-Mobil Oil, BP Amoco, Schell, Chevron-Texaco) sont responsables de 10% de toutes les &#233;manations de carbone de la plan&#232;te. Une forte contamination de la terre, de l'air et de l'eau se produit pendant l'exploration, l'extraction, le transport et la combustion de combustibles fossiles. Cette industrialisation des ressources a besoin d'infrastructures, qui demandent des d&#233;forestations avec les cons&#233;quences que l'on conna&#238;t pour la nature et les populations dans des zones naturelles prot&#233;g&#233;es ou non. &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon Oil Watch, pour chaque puit d'exploration il faut raser 2 hectares de for&#234;t. &#171; Dans la perforation exploratoire du p&#233;trole et du gaz, se g&#233;n&#232;rent des centaines des pies cubiques de d&#233;chets toxiques que sont dispers&#233;es dans la nature sans traitement aucun &#187;. Cette pollution contamine aussi la biodiversit&#233; marine et terrestre, la souverainet&#233; des peuples et les &#233;conomies li&#233;es &#224; la nature. Non seulement l'extraction et le transport des hydrocarbures induisent une occupation d&#233;sordonn&#233;e de territoires, mais implique dans les meilleurs des cas un d&#233;placement forc&#233; des populations et g&#233;n&#233;ralement de simples expulsions violentes avec l'appui de l'arm&#233;e, police ou m&#234;me dans certains cas, des paramilitaires sous la tutelle des multinationales. Malgr&#233; la connaissance du changement climatique les investissements dans les &#233;nergies fossiles est 100 fois sup&#233;rieur &#224; tout autre forme de fabrication d'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les tendances mondiales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Divers analystes internationaux consid&#232;rent que pendant les 20 ans &#224; venir il n'y aura pas de substitution des hydrocarbures par d'autres formes d'&#233;nergie. En plus, ils pensent que durant cette p&#233;riode la demande va doubler par rapport &#224; la p&#233;riode entre 1970 et 2000. Pour l'Administration de l'Information sur l'&#233;nergie (EIA) des Etats-Unis, la demande mondiale augmentera de 56 %, &#233;quivalent &#224; 43 millions de tonneaux par jour pour l'ann&#233;e 2002. De son cot&#233; l'Agence du D&#233;partement de Statistiques Energ&#233;tiques a pronostiqu&#233; une demande entre 75 et 119.6 millions des tonneaux pour 2020. Enfin, ind&#233;pendamment de toute source d'information, la tendance reste la m&#234;me : l'augmentation de la demande dans les prochaines d&#233;cennies. Combien de malheur pour les 20 ans &#224; venir ? En tenant compte de l' &#233;volution de la technologie qui permettra l'acc&#232;s &#224; des lieux aujourd'hui inaccessibles. Selon l'Institut du P&#233;trole, qui s'appuie sur les estimations de l'EIA's International Energy Outlook 2001, la consommation du gaz naturel dans les pays industrialis&#233;s sera sup&#233;rieure au Japon et en Australie, suivis par les Etats-Unis et l'Europe Occidentale. En revanche pour le p&#233;trole les Etats-Unis seront en t&#234;te suivis de l'Europe, le Japon et l'Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banques multilat&#233;rales ne sont pas loin du n&#233;goce du p&#233;trole et du gaz. Elle a aid&#233; dans les dix ann&#233;es pass&#233;es &#224; ce que 100 nouveaux pays soient dans l'exploration. On calcule que facilement 50 000 millions de dollars ont &#233;t&#233; investis dans cela. &lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi les plus actives, pour ne pas changer, la Banque Mondiale (BM) avec un total 5,950 millions de dollars investi sur le secteur entre 1995 et 1999, la Banque Europ&#233;enne pour la Reconstruction et le D&#233;veloppement (BERD), la Banque Asiatique de D&#233;veloppement, la Banque Interam&#233;ricaine de D&#233;veloppement (BID) et le financement par des Agences de Cr&#233;dit &#224; l'Exportation du D&#233;veloppement Upstream du p&#233;trole et gaz (non min&#233;ral).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 1999 fut celle des grandes d&#233;couvertes. M&#234;me si quelques unes furent dans d'anciens gisements d&#233;j&#224; en exploitation comme dans le cas de l'Arabie Saoudite et l'Iran. D'autres furent effectu&#233;es dans divers pays gr&#226;ce &#224; l'avance technologique de ces derni&#232;res ann&#233;es, comme celles en eaux profondes comme au Br&#233;sil et en Angola. Entre 1995 et 2000 ont &#233;t&#233; incorpor&#233;s aux r&#233;serves prouv&#233;es 4.5 millions des tonneaux pour chaque forage r&#233;alis&#233;, ce qui &#233;quivaut &#224; une majoration de 50 % par rapport &#224; la p&#233;riode 1990 / 95. Dans la seconde moiti&#233; des ann&#233;es 90, les d&#233;couvertes de gisements de gaz ont &#233;t&#233; sup&#233;rieures &#224; celles du p&#233;trole de 85%. Au cours des derni&#232;res ann&#233;es, on a d&#233;couvert du p&#233;trole dans 95 pays et 50 % se trouve dans 10 d'entre eux seulement : Iran, Arabie Saoudite, Angola, Chine, Mexique, Azerba&#239;djan, Niger, Guin&#233;e Equatoriale, Br&#233;sil et Norv&#232;ge. De fait, l'Institut du P&#233;trole du Royaume Uni estime qu'il existe autour de 4 000 millions de tonnes de carbone dans les combustibles fossiles qui se trouvent encore sous terre. Selon Oil Watch, chaque tonneau de p&#233;trole implique en moyenne 0,12 tonne de carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Alfredo Elias Ayub, g&#233;rant G&#233;n&#233;ral de la Commission F&#233;d&#233;rale de l'Electricit&#233; (CFE) du Mexique, les centrales g&#233;n&#233;ratrices d'&#233;lectricit&#233; sont plus efficaces et &#233;conomiques avec du gaz. Le co&#251;t par megawatt, qui est l'unit&#233; de capacit&#233;, dans une centrale &#224; cycle combin&#233; de gaz, produit actuellement entre 500 et 600 millions de dollars, tandis qu'une &#224; &#233;nergie nucl&#233;aire ou hydraulique est sup&#233;rieur &#224; 1000 millions de dollars. Pour cela les multinationales dirigent leurs investissements vers tout les processus : le gaz, le p&#233;trole, l'eau et la production d'&#233;nergie &#233;lectrique. Mais la convergence gaz et &#233;lectricit&#233; a d&#233;clench&#233; une dure bataille contre p&#233;trole et &#233;lectricit&#233; pour produire des kilowatts. &lt;br /&gt;
De ce fait, en 2000 la vente de gaz naturel &#224; la CFE a augment&#233; de 18.8 % et en 2001 le taux de croissance de la consommation de gaz naturel par le secteur de production d'&#233;lectrique au Mexique d&#233;passe le 14% annuel et on calcule que pour la prochaine d&#233;cennie, il quintuplera. Ainsi, pour le g&#233;rant de la soci&#233;t&#233; nationale, c'est seulement avec un investissement &#233;tranger directement dans la production d'&#233;nergie &#233;lectrique, qu'on pourra obtenir les 34 millions de dollars qui sont n&#233;cessaires &#224; la modernisation de l'infrastructure &#233;lectrique du pays pendant la p&#233;riode pr&#233;sidentielle de Vicente Fox de 2001 a 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les d&#233;clarations du Secr&#233;taire de l'&#233;nergie du Mexique, Ernesto Martens en octobre 2001, &#171; entre 2000 et 2006, la demande d'&#233;lectricit&#233; augmentera de 45 %, le gaz d&#233;riv&#233; du p&#233;trole liqu&#233;fi&#233; (GPL) de 17% et le gaz naturel de 80% et celle de combustibles liquides, k&#233;ros&#232;ne et diesel inclus, augmentera de 20 %. Pour 2002, le Mexique modifierait sa politique &#233;nerg&#233;tique pour favoriser l'utilisation du gaz au lieu du p&#233;trole pour commencer &#224; investir dans le &#171; n&#233;goce du future &#187; parce que la demande cro&#238;tra de 120 % dans le dix prochaines ann&#233;es surtout pour la fabrication de l'&#233;lectricit&#233;. C'est bien l&#224; o&#249; la guerre des multinationales commence. Pour 2009, la CFE calcule que 49 centrales &#224; cycle combin&#233; seront en service au Mexique pour produire 21 000 m&#233;gawatts, puisqu' on calcule que la consommation d'&#233;nergie &#233;lectrique augmentera avec un taux annuel de 5.5% pour la p&#233;riode 2001-2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'apr&#232;s ce point de vue que nous devons analyser le projet Plan Puebla-Panam&#225; (PPP), l'Aire de Libre Commerce des Am&#233;riques ( ALCA), les Accords de Libre Commerce, le Plan Colombia, la militarisation des r&#233;gions strat&#233;giques du Continent Am&#233;ricain, et des terres indig&#232;nes et paysannes, comme le d&#233;montre la r&#233;cente installation de bases militaires des Etats-Unis partout dans l'h&#233;misph&#232;re. Aussi nous devons -sous cet angle- analyser le refus des gouvernements &#224; dialoguer avec les peuples indig&#232;nes, d'accepter leur autonomie et de respecter leurs droits humains. &lt;br /&gt;
Plusieurs exemples existent aujourd'hui en Am&#233;rique Latine de r&#233;pression et d'expulsion de peuples autochtones. Le refus du Gouvernement Mexicain de respecter les Accords de Sa Andr&#233;s n&#233;goci&#233;s et sign&#233;s avec le EZLN est un refus de l'Etat, o&#249; le pouvoir Ex&#233;cutif, L&#233;gislatif et Judiciaire nient l'obtention de la paix et la distribution de la richesse avec &#233;quit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les gouvernements s'inclinent devant les int&#233;r&#234;ts de la majorit&#233; des multinationales du p&#233;trole, les plus puissantes du monde. On assiste aujourd'hui &#224; une profonde crise des d&#233;mocraties, &#224; une d&#233;mocratie virtuelle et &#224; une dictature corporatiste multinationale et militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui a le p&#233;trole et le gaz aujourd'hui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Moyen Orient se trouvent 65 % des r&#233;serves mondiales du brut, au Venezuela 7%, ce qui explique la militarisation du Plan Colombia et les bases militaires nord-am&#233;ricaines dans les Iles Cura&#231;ao. Encore 7% se trouvent en Afrique principalement en Alg&#233;rie, Libye, et Niger et 5% en Russie. L'Asie Centrale est le deuxi&#232;me bassin p&#233;trolif&#232;re mondial avec 200 millions de tonneaux de r&#233;serves de p&#233;trole, derri&#232;re le Golfe Persique qui compte avec 660 mil millions de tonneaux, d'o&#249; l'int&#233;r&#234;t des Etats-Unis pour prendre le contr&#244;le du pont entre l'Asie et l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'Afghanistan concentre 4 % des r&#233;serves mondiales de charbon qui sont encore inexploit&#233;es et compte aussi en plus du cuivre, fer, souffre, zinc, sel, plomb, et pierres pr&#233;cieuses et semi-pr&#233;cieuses. Dans le territoire russe de Sib&#233;rie on trouve la deuxi&#232;me r&#233;serve du p&#233;trole mondiale qui donne au gouvernement russe 60 % de ses revenus fiscaux. Curieusement, au mois d'ao&#251;t 98, le gouvernement mexicain a ferm&#233; ses ambassades dans des pays producteurs comme l'Arabie Saoudite et la Norv&#232;ge. Ce dernier se consid&#233;rait en 1998 comme le deuxi&#232;me producteur mondial du p&#233;trole, selon son ministre de l'&#233;nergie et du p&#233;trole Tore Sanvold.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment le journaliste Jim Carlton du Wall Street Journal a confirm&#233; que sous l'eau et autour de l'&#238;le de Sakhalin en Russie (r&#233;gion connue pour l'abondance du Saumon, crabes et crustac&#233;s, baleines en danger) les compagnies p&#233;troli&#232;res multinationales calculent qu'il y a autour de 13 billions de tonneaux, quand les Etats-Unis compte avec 22 billions de r&#233;serve et la Russie avec 49 billions. Depuis 1994 les sous-sols sous les eaux de l'&#238;le Sakhalin sont exploit&#233;s par Exxon-Mobil Oil et Royal Dutch-Schell qui pr&#233;tendent n&#233;gocier l'hydrocarbure par ol&#233;oduc et gazoduc. &lt;br /&gt; En 1999, la premi&#232;re ann&#233;e d'exploitation du p&#233;trole, l'impact sur les d&#233;g&#226;ts &#233;cologiques et sur la p&#234;che sont visibles. Malgr&#233; cela on continue la construction des tours de forage et les installations diverses pour 22 000 millions de dollars. Apr&#232;s le 11 septembre 2001, avec force la Russie devient pour les Etats-Unis ce que George W. Bush appel &#171; d'une importance strat&#233;gique &#187; pour son p&#233;trole, et imm&#233;diatement en mai 2002 f&#234;te avec le pr&#233;sident russe Vladimir Poutine le projet pour 12 000 millions de dollars de coop&#233;ration &#233;conomique pour l'exploration de l'&#238;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas du gaz naturel, 28% se trouvent en Russie, 9 % dans le Golfe Persique, 9% dans la Mer du Nord (Hollande, Norv&#232;ge et Grande Bretagne), 7% au Canada, 7% en Afrique principalement en Alg&#233;rie et Niger o&#249; Shell et Chevron ont appuy&#233; les dictatures militaires. &lt;br /&gt; La Russie et le Moyen Orient comptent avec la plupart du gaz naturel jusqu'&#224; lors. C'est pour cela que les Etats-Unis misent sur le continent am&#233;ricain. Au Canada, le gaz naturel se trouve principalement dans la province de Alberta et Saskatchewan, et aussi un fort potentiel dans l'Arctique et la c&#244;te est canadienne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon l'&#233;tude &#171; Profil Energ&#233;tique de l'Am&#233;rique du Nord &#187; diffus&#233;e par la Secr&#233;tariat de l'&#233;nergie du Mexique, la demande d'&#233;nergie dans les pays d'Am&#233;rique du Nord descendra l&#233;g&#232;rement dans les huit prochaines ann&#233;es ; la consommation d'&#233;nergie par t&#234;te augmentera de 10% vers 2010 dans la r&#233;gion d'Am&#233;rique du Nord. Cette &#233;tude fut &#233;labor&#233;e par le Groupe de Travail d'Am&#233;rique du Nord, conform&#233;ment aux accords sign&#233;s en 2001 par les pr&#233;sidents du Mexique, Etats-Unis et Canada. Son analyse pr&#233;voit qu'en 2001 la r&#233;gion poss&#233;dait une capacit&#233; op&#233;rationnelle de 967 gigawatts dont 819 provenait des Etats-Unis, 111 du Canada et 37 du Mexique. Elle nous informe aussi sur la tendance de consommation depuis 1980 et r&#233;v&#232;le la n&#233;cessit&#233; future de maintenir un syst&#232;me interconnect&#233;. Et fait r&#233;f&#233;rence aux r&#233;serves de la zone qui sont de 50 000 millions de tonneaux, dont 24 000 millions correspondent au Mexique, et qu' en gaz naturel les Etats-Unis ont 167 bilions de pies cubiques de r&#233;serve, le Canada 92 bilions et le Mexique seulement 30. Enfin &#224; chacun avec ses chiffres, mais on continua &#224; suivre une tendance commune. &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si c'est dans de moindres proportions, mais non moins importantes pour les int&#233;r&#234;ts des Etats-Unis dans le cadre du PPP et de l'ALCA, dans d'autres pays d'Am&#233;rique Latine et des Cara&#239;bes, on trouve du p&#233;trole : au Br&#233;sil, Argentine, Colombie, Equateur, P&#233;rou, Trinidad, Bolivie, Honduras, Guatemala, Nicaragua et Panama. Regardons seulement un exemple qui ressemble &#224; une histoire d'horreur, un pays riche de pauvres o&#249; la voracit&#233; des multinationales pi&#233;tine les peuples pour tout raser. En Bolivie les multinationales Shell et Enron (Transredes) qui ont investi dans le secteur du gaz et du p&#233;trole gr&#226;ce &#224; l'aide financi&#232;re des fond des pensions des travailleurs, ont sollicit&#233; un cr&#233;dit &#224; la BID pour 100 millions de dollars pour la construction de l'ol&#233;oduc Yacuiba-Camiri et 434 millions de dollars (BO-0192) pour un gazoduc, malgr&#233; la r&#233;sistance des communaut&#233;s indig&#232;nes Weenhayek qui habitent cette r&#233;gion. &lt;br /&gt; Mais les indig&#232;nes ne perdent pas la m&#233;moire. En janvier 2000, ces entreprises ont produit une catastrophe &#233;cologique majeur dans l'histoire de l'exploitation des hydrocarbures de la Bolivie quand l'ol&#233;oduc privatis&#233; &#224; leur faveur -qui passait sous les eaux de la rivi&#232;re Desaguadero- s'est rompu, versant 29 000 litres du brut et d'essence. D'autres entreprises comme Transierra et Petrobras de Br&#233;sil ont commenc&#233; la construction du gazoduc Yacuiba-Rio Grande avec des excavations et enterrant les tubes affectant ainsi les terres des indig&#232;nes guaranies. De son c&#244;t&#233; Petrobas et l'espagnol Repsol pr&#233;tendent explorer dans les parcs nationaux Madidi et la R&#233;serve de la Biosph&#232;re et le Territoire Indig&#232;ne Pilon Lajas. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le n&#233;goce est tellement juteux que les exportations du gaz au Br&#233;sil pourrait assurer aux multinationales 5 000 millions de dollars dans les 20 ans &#224; venir pendant que le gouvernement bolivien recevrait 80 millions de dollars annuels en imp&#244;ts et redevances. Aussi les r&#233;serves du gaz de la Bolivie sont les cibles de l'ambition sans limites des entreprises &#233;trang&#232;res puisqu'on estime leur valeur &#224; 80 millions de dollars par an. Cela correspond &#224; dix fois la production des biens et services par an. On pense que les r&#233;serves boliviennes de gaz sont les plus grandes d'Am&#233;rique du Sud et donc sup&#233;rieures &#224; celles d'Argentine, Br&#233;sil, Chili et P&#233;rou, ensemble qui sont d&#233;j&#224; dans les mains de Repsol, BP, Petrobras, Pluspetrol, Tesoro BG, Vintage y Maxus entre autres. Pour le Minist&#232;re du D&#233;veloppement de la Bolivie, le gouvernement a perdu 3.152 millions de dollars en baissant les imp&#244;ts sur les champs d'exploitation des hydrocarbures de ces multinationales de 50 &#224; 18%. &lt;br /&gt; Comme si c'est n'&#233;tait pas assez, le gouvernement bolivien a approuv&#233; le projet d'Exportation de gaz aux Etats-Unis et au Mexique des multinationales Iritis Gas, British Petroleum (BP) et Repsol YPF qui forment le Consortium Pacific LNG et les entreprises Sempra Energy et Panamericain Enenergy. C'est dans ce pays o&#249; les nouvelles initiatives l&#233;gales du &#171; R&#232;glement d'Expropriation et Servitudes dans les secteur des Hydrocarbures &#187; et le projet de &#171; Modifications al R&#232;glements de Ductos (oleo ou gazoduc) &#187; donneraient aux multinationales non seulement le droit d'exploitation mais la propri&#233;t&#233; de terres aussi. La Bolivie c'est le pays qui a privatis&#233; sa compagnie nationale, son gaz et ses puits de p&#233;trole au profit des compagnies &#233;trang&#232;res, pays dont l'&#233;nergie provient &#224; 90% du p&#233;trole et du gaz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La crise &#233;nerg&#233;tique des Etats-Unis &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les sources productrices d'&#233;nergie se trouvent l'eau (hydro&#233;lectrique), le p&#233;trole, le gaz, la vapeur, et le charbon (thermo&#233;lectriques), le solaire, l'&#233;olienne (vent) ou le nucl&#233;aire (uranium enrichi). Mais si toute l'&#233;nergie &#233;tait produite par le p&#233;trole, chaque jour le monde aurait besoin de 210 millions de tonneaux quotidiens. De l'&#233;nergie mondiale actuelle, 38% provient du p&#233;trole ; 22% vient du gaz naturel, ce qui &#233;quivaut &#224; 46 millions des tonneaux ; 26% de l'&#233;nergie provient du charbon ; 7% de l'&#233;nergie nucl&#233;aire ; et encore 7% de l'&#233;nergie hydraulique, solaire, &#233;olienne, et d'autres. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui de toute l'&#233;nergie mondiale, le secteur du transport consomme 20% et 30% va vers l'&#233;clairage, r&#233;frig&#233;ration, chauffage, transmissions et r&#233;ception d'information, diverses utilisations domestiques, commerces et &#233;difices publics. Le reste c'est pour l'Industrie, notamment l'acier, le ciment, le verre, la chimie, l'aluminium, la cellulose et le papier. Parce que l'industrie et le transport consomment 70% de l'&#233;nergie, ils sont les piliers du &#171; d&#233;veloppement &#187; n&#233;olib&#233;ral de l'ALCA et du Plan Puebla Panama (PPP). C'est pour cela que les privatisations de l'&#233;nergie &#233;lectrique, du gaz et du p&#233;trole mexicains sont quelques uns des objectifs strat&#233;giques et de s&#233;curit&#233; nationale du pouvoir &#224; caract&#232;re imp&#233;rialiste des Etats-Unis. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Etats-Unis comprennent 173 raffineries, le Mexique 6, la Russie 45 et elle consomme 4 millions de tonneaux par jour, l'Union europ&#233;enne avec 20 raffineries consomme 5 millions de tonneaux / jour. Au d&#233;but de 2002, les Etats-Unis produisaient 12% du p&#233;trole mondial c'est-&#224;-dire 9 millions de tonneaux /jour. En revanche, ils consomment 25 % du brut de la plan&#232;te devenant ainsi le plus gros consommateur et par cons&#233;quent le plus grand pollueur atmosph&#233;rique mondial. Ils doivent donc importer 11 millions pour couvrir leurs besoins domestiques. Pour cela, le Mexique leur vend 600 000 tonneaux par jour et le Venezuela 2 millions, le reste viens de pays arabes. Avec le rythme actuel de production, les Etat-Unis poss&#232;dent sur leur territoire des r&#233;serves de brut pour 11 ans, mais s'ils ils doivent utiliser leurs seules r&#233;serves sans importation, leurs r&#233;serves ne repr&#233;sentent que 4 ans de consommation. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela explique donc pourquoi les Etats-Unis cherchent d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#224; se garantir l'acc&#232;s aux marches du brut d'Am&#233;rique Latine, mais aussi du Canada, Mexique et V&#233;n&#233;zuela. Mais le gouvernement v&#233;n&#233;zu&#233;lien de Hugo Ch&#225;vez leur pose probl&#232;me , avec son discours fortement antilib&#233;ral et aussi parce qu'il envoie &#224; Cuba 53 000 tonneaux/jour &#224; des conditions pr&#233;f&#233;rentielles gr&#226;ce aux accords sign&#233;s par les deux pays en octobre 2000. En &#233;change, Cuba rend des prestations de services en technologie et pour d&#233;velopper certains secteurs &#233;conomiques et sociaux les plus n&#233;cessiteux. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, les tentatives de faire tomber Ch&#225;vez ont aussi un rapport avec le p&#233;trole, de m&#234;me pour Sadam Hussain qui gouverne le p&#233;trole iraquien. En revanche, le gouvernement de Vicente Fox au Mexique ne repr&#233;sente aucun danger puisque c' est un grand alli&#233; de Bush pour ouvrir aux capitaux &#233;trangers l'extraction du gaz naturel et du p&#233;trole du Mexique. M&#234;me si pour r&#233;ussir il faut enterrer la souverainet&#233; mexicaine avec les &#171; n&#233;gociations-impos&#233;es &#187; de l'ALCA qui sont en cours en ce moment et la modification de l'article 27 de la Constitution qui aujourd'hui dit ceci : &lt;i&gt;&#171; Est du ressort de la Nation le domaine direct des ressources naturelles (...) le p&#233;trole et tous les hydrocarbures, liquides ou gazeux (&#8230;)S'agissant du p&#233;trole, hydrocarbures solides, liquides ou gazeux ou des min&#233;raux radiatives, ne donnera aucune concession et seule la Nation s'occupera de l'exploitation des ces produits (&#8230;) C'est exclusivement &#224; la Nation de g&#233;rer, conduire, transformer, distribuer et fournir l'&#233;nergie &#233;lectrique qui a comme objet fournir un service public. En cette mati&#232;re ne donnera aucuen concession &#224; des particuliers et la Nation profitera des biens et ressources naturelles dont on a besoin &#224; ces fins (&#8230;) &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ALCA : strat&#233;gie etatunienne pour le contr&#244;l &#233;nerg&#233;tique .&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un autre point de vue, entre les trois affaires les plus lucratives au monde sont l'industrie militaire, le narcotrafic, et les hydrocarbures. Les pays riches du nord et c'est bien dommage pour eux, d&#233;pendent de ces derniers : beaucoup des gouvernements d'Am&#233;rique Latine contr&#244;lent une grand part de ce secteur et r&#233;alisent des alliances qui mettent en difficult&#233; l'&#233;conomie nord-am&#233;ricaine. Comme quand en 1998 le Venezuela et le Mexique ont fait une alliance historique avec l'Arabie Saoudite, d&#233;cidant de r&#233;duire la production du p&#233;trole pour contrecarrer la crise du prix du brut. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ces raisons et en tenant compte des grands int&#233;r&#234;ts du pr&#233;sident Bush dans le secteur p&#233;trolier du Texas, le gouvernement des Etats-Unis a d&#233;ploy&#233; une strat&#233;gie de cr&#233;ation d'un p&#244;le &#233;nerg&#233;tique p&#233;trolier dans le Continent au tour de l'ALCA qui inclut le PPP et le Plan Colombia. L'initiative Petroam&#233;rica tente de cr&#233;er une grande multinationale en fusionnant PEMEX du Mexique avec PETROBAS du Br&#233;sil, Petr&#243;leos de Venezuela S.A. (PDVSA), ECOPETROL du P&#233;rou et YPF-REPSOL d'Espagne en Argentine, sous des int&#233;r&#234;ts nord-am&#233;ricains. Et dans le Mexique, il trouve son plus fid&#232;le alli&#233;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Fox du Mexique, fils de m&#232;re espagnole est le nouveau Malinche (Indienne qui trahit les azt&#232;ques en aidant le conquistador Hernan Cortez) de la Nation, a pr&#233;venu en f&#233;vrier 2002 que : &#171; Cette m&#234;me ann&#233;e, on va voir comme une r&#233;alit&#233; plusieurs infrastructures qui feront que les march&#233;s des Etats-Unis, du Canada &#224; travers le Mexique vers le Panama, seront compl&#232;tement reli&#233;s gr&#226;ce &#224; des axes routiers, ports, a&#233;roports vers lesquels les investissements convergeront &#187;. Pendant le mois d'ao&#251;t 2002, Fox a tenu une r&#233;union avec les gouverneurs des Etats du Mexique pour les convaincre du bien fond&#233; de la r&#233;forme &#233;lectrique en ayant recours &#224; des chantages politiques. Il a expliqu&#233; que l'investissement&lt;strong&gt;de500000millionsde pesos &lt;/strong&gt;destin&#233;s &#224; l'&#233;lectricit&#233;, &#233;tait &#233;quivalent au montant annuel du transfert aux gouvernements desEtats du pays et aux muncipalit&#233;s, et qu' en cas d'arr&#234;t de la r&#233;forme les probl&#232;mes de budget continueront &#224; tous les niveaux du gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit &#224; petit, les compagnies p&#233;troli&#232;res ont fusionn&#233;, devenant de monstres oligopoles. Aujourd'hui &#171; les quatre s&#339;urs &#187; p&#233;troli&#232;res multinationales les plus puissantes au monde sont Exxon Mobil, qui selon la revue Fortune, est la multinationale qui occupe la premi&#232;re place mondiale en terme de b&#233;n&#233;fices, avec en 2001 autour de 15,320 millions de dollars ; Chevron Texaco, la Royal Dutch Shell dans la quatri&#232;me place et la British Petroleum (BP) dans la sixi&#232;me place mondial. Seule la China National Petroleum qui occupe elle la 23&#232;me place mondiale repr&#233;sente une menace pour &#171; les quatre s&#339;urs &#187;. Toujours selon Fortune, Petrobas qui occupe la 41&#232;me place, PDVSA la 36&#232;me, Repsol la 80&#232;me , et la PEMEX la 81&#232;me. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on prend en compte que le secteur p&#233;trolier, selon le directeur de la Pemex Ra&#250;l Mu&#241;oz Leos, celle-ci occupe la 5&#232;me ou 6&#232;me place mondiale.&lt;br /&gt;
En Equateur, ce n'a pas &#233;t&#233; suffisant pour Chevron Texaco, d'avoir laisser une impressionnante pollution &#224; cause de l'extraction du brut, les habitants sans terres ni moyens de subsistances, augmentant la pauvret&#233; de 300 000 paysans et indig&#232;nes amazoniens. Il a fallu que des militants &#233;cologistes, d&#233;but 2002, s'attachent aux arbres pour emp&#234;cher que ceux-ci soient coup&#233;s, alors que Repsol et d'autres compagnies veulent construire un ol&#233;oduc pour transporter du brut &#224; travers la for&#234;t prot&#233;g&#233;e de Mindo sur une distance de 480 kilom&#232;tres, avec un pr&#234;t 900 millions de dollars de la banque allemande WestLB.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'enqu&#234;teur Aram Rub&#233;n Aharonian,&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;en 2002, les recettes de la PDVSA v&#233;n&#233;zu&#233;lienne furent moins d'un quart inf&#233;rieures &#224; celles de Exxon Mobil et moins d'un tiers &#224; celles de la Royal Dutch Shell ou de la BP, pendant que son patrimoine vari&#233; entre la moiti&#233; et un tiers par rapport au grandes p&#233;troli&#232;res. Dans la p&#233;riode 1998/2000, la moyenne des &#171; quatre s&#339;urs &#187; d&#233;passe de 3.6 fois les recettes de la PVDSA, 1.9 de ses actifs, 1.4 en patrimoine et 1.6 en b&#233;n&#233;fices avant imp&#244;ts.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rapport de l'Institute for Policy Studies de l'ann&#233;e 2000, qui reprend des donn&#233;es de la Revue Fortune et de la Banque Mondiale, sur les 100 &#233;conomies les plus grandes, 51 sont multinationales et 49 des pays. D'apr&#232;s ce rapport, en 1999, le chiffre d'affaires des cinq multinationales les plus grandes du monde d&#233;passa le PIB de 182 pays. Cette ann&#233;e Exxon Mobil ou Shell ont eu de revenus sup&#233;rieurs au PIB du Venezuela et de la Colombie, pas la peine de parler des pays des cara&#239;bes ou d'Am&#233;rique Centrale. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'imp&#233;rialisme gringo et la conqu&#234;te gachupine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entendre par &#171; gringo &#187; selon le Larousse, un yanqui ou etatounisian et par &#171; gachupin &#187; comme un espagnol &#233;tablit dans l'Am&#233;rique de langue espagnole (ce nom fut donn&#233; &#224; l'origine aux espagnols pendant la guerre d'ind&#233;pendance mexicaine). Alors l'imp&#233;rialisme des Etats-Unis et la nouvelle version de l&#224; conqu&#234;te espagnole font maintenant alliance. Pendant que le gouvernement espagnol de Jos&#233; Maria Aznar se laisse utiliser par les Etats-Unis pour influencer les politiques europ&#233;ennes et de l'OTAN. Ce fut le cas en Am&#233;rique Latine pour ouvrir des br&#232;ches pendant que les multinationales nord-am&#233;ricaines se pr&#233;parent &#224; d&#233;vorer des soci&#233;t&#233;s espagnoles d'&#233;nergie, gaz et p&#233;trole. Les trois compagnies d'&#233;lectricit&#233; d'Espagne cherchent a se positionner mieux dans le march&#233; et le contr&#244;le de l'&#233;nergie, du gaz et de l'eau dans tout le continent mais les &#171; gringos sont &#224; l'aff&#251;t. &lt;br /&gt;
Endesa, la premi&#232;re compagnie d'&#233;nergie &#233;lectrique Espagnole compte avec 20,164 millions clients, la moiti&#233; &#224; l'&#233;tranger et l'autre moiti&#233; en Espagne. Entre janvier et mars 2002 , elle a presque doubl&#233; son b&#233;n&#233;fice net puisqu'elle a vendu sa filiale Electra de Viesgo &#224; la compagnie d'&#233;lectricit&#233; italienne Enel pour se sauver de la crise dus aux investissements en Argentine. Elle a aussi accru substantiellement sa pr&#233;sence dans le march&#233; du gaz, dont elle est aujourd'hui le deuxi&#232;me op&#233;rateur en Espagne en nombre de clients, avec une part de 6% dans le march&#233; domestique du gaz naturel et de 4.2% dans le march&#233; lib&#233;ralis&#233;. Elle pr&#233;voit pour 2006 atteindre une part de 15% dans le marche lib&#233;ralis&#233; du gaz. Des soci&#233;t&#233;s espagnoles, seule Endesa a fait une incursion dans la march&#233; europ&#233;ennotamment en Italie et en France, en plus elle poss&#232;de des investissements dans les secteurs de t&#233;l&#233;communications et du conseil.&lt;br /&gt;
Endesa et Iberdrola qui en moins d'un an sont rentr&#233;es dans le n&#233;goce de la vente de gaz naturel, ont d&#233;clar&#233; la guerre &#224; la compagnie Gas Natural, et pr&#233;tendent arracher la t&#234;te du march&#233; &#224; Repsol en Espagne. Endesa a investi en Argentine 5% de son argent et le 2.8% de ses actifs,ce qui &#233;quivaut a un investissement de 100 millions de dollars. Elle est pr&#233;sente &#224; travers sa participation dans Edesur, une des principales compagnies d'&#233;lectricit&#233; argentine et poss&#232;de deux centrales. Actuellement, elle contr&#244;le le Syst&#232;me d'Int&#233;gration Electrique pour l'Am&#233;rique Centrale dans le cadre du PPP et se lance pour la construction d'un autre barrage hydro&#233;lectrique au Chili malgr&#233; les mises en garde sur les effets sur l'environnement et l'expulsion des indig&#232;nes de leurs terres. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Iberdrola, la deuxi&#232;me compagnie &#233;lectrique en Espagne, contr&#244;le plus de 4% du march&#233; espagnol du gaz. Mais elle pr&#233;voit d'atteindre 20% en 2006 pour fournir ses centrales d'&#233;nergie &#233;lectrique et ses clients, avec qui entre octobre 2001 &#224; mai 2002, elle a sign&#233; pr&#232;s de 100 contrats pour du gaz et ainsi enlever des clients &#224; son ennemi Gas Natural. Elle est leader dans les op&#233;rations et la construction de parc &#233;olien. Entre 2002 et 2006 elle veut investir 12 000 millions d' euros dont un tiers serait destin&#233; &#224; d'autres pays, principalement au Mexique et au Br&#233;sil. R&#233;cemment une tentative de fusion entre Repsol et Iberdrola a mis sur le pied de guerre le secteur de la production d'&#233;nergie &#233;lectrique avec &#224; sa t&#234;te Endesa. La fusion a &#233;chou&#233;. Apr&#232;s un autre essai de fusion entre Endesa et Iberdrola et entre l'Union Fenosa et l'Hidrocantabrico, qui aussi ont &#233;chou&#233;. &lt;br /&gt;
Union Fenosa, troisi&#232;me compagnie &#233;lectrique espagnole aussi regarde le secteur du gaz comme un des piliers de son d&#233;veloppement. Vers 2005 ses activit&#233;s &#224; l'&#233;tranger repr&#233;senteront 40% de ses ventes et 35% de ses r&#233;sultas op&#233;rationnels. La compagnie &#233;lectrique galicienne travaille dans fabrication et la distribution d'&#233;nergie &#233;lectrique et diverses prestations de services comme dans l'eau et le conseil. En 2000, elle est entr&#233;e dans le secteur du gaz naturel et augmente ses b&#233;n&#233;fices nets de 18.7% au premier trimestre de la m&#234;me ann&#233;e dans son activit&#233; internationale. &lt;br /&gt;
La p&#233;troli&#232;re espagnole Repsol, n&#233;e en 1987 sans dimension internationale. Aujourd'hui, elle occupe la 5&#232;me place en Europe et la 7&#232;me mondiale. En 1999, elle a d&#233;cid&#233; d'acheter Yacimientos Fiscales Argentinos, YPF, avec un investissement de 15 000 millions de dollars. L'un de ses objectifs est d'investir le march&#233; de l'&#233;lectricit&#233; puisqu'elle compte avec le gaz. Repsol YPF et Gaz Natural ont construit une nouvelle soci&#233;t&#233; avec un capital reparti &#224; 50% pour commercialiser du gaz liquide dans le monde. Mais apr&#232;s la crise des prix du p&#233;trole, est survenue la crise en Argentine dont le gouvernement a impos&#233; un imp&#244;t de 20% aux exportations p&#233;troli&#232;res, Repsol a diminu&#233; de moiti&#233; les envois du brut vers l'ext&#233;rieur et du gasoil vers la Bolivie. Repsol YPF s'est vue oblig&#233;e de vendre des actions &#171; attrap&#233;es &#187; dans un dispositif que ses propres dirigeants ont aid&#233; &#224; promouvoir.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette mani&#232;re, avec une dette de 5 000 millions d' euros, Repsol a annonc&#233; qu'elle vendait 23% de sa participation dans Gaz Natural aux catalans de La Caixa qui, avec 26% des actions, deviennent le principal actionnaire avec ce que donnent les premiers pas dans le n&#233;goce du gaz naturel et de l'&#233;lectricit&#233;. Entre 2002 et 2006 Gas Natural veut poss&#233;der plus de 10 millions des clients dans la distribution du gaz et des parts de march&#233; dans la production &#233;lectrique. Bien entendu, Gas Natural -avec sa filiale au Mexique qui contr&#244;le 8 des 14 r&#233;seaux de distribution de gaz naturel dans le pays -pourrait &#234;tre l'unique entreprise ayant la concession pour distribuer le gaz naturel dans l'Etat de Veracruz pour 30 ans. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieusement le FMI am&#232;ne l'Argentine vers la crise et en m&#234;me temps les investissements europ&#233;ens, sur tout espagnols dans le secteur bancaire, du gaz et du p&#233;trole. De la m&#234;me mani&#232;re qu'il a amen&#233; &#224; la crise les &#171; tigres asiatiques &#187;. Ce n'est pas un hasard si les bureaux du FMI, de la Banque Mondiale, du BID, de la Maison Blanche, et du Pentagone se trouvent &#224; Washington.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; p&#233;troli&#232;re espagnole Cepsa a des investissements dans la centrale Interquisa au Canada qui destine sa production principalement vers les Etats-Unis. Elle poss&#232;de aussi diverses explorations en Am&#233;rique Latine et particuli&#232;rement dans plusieurs zones en Colombie. Sa strat&#233;gie de croissance est bas&#233;e sur le gaz de l'Alg&#233;rie, pays qui d&#233;pend pour 95% de la vente du p&#233;trole, son gisement RFK compte avec des r&#233;serves initiales de plus de 100 millions des tonneaux du brut s'exporte depuis 1996. Mais il y a un autre gisement 10 fois plus grand qu celui l&#224;, le gisement ORD. Cepsa &#233;tudie la construction d'un gazoduc qui gagnerait l'Europe, via l'Espagne, sous la tutelle de la soci&#233;t&#233; Medgaz produit de l'association de Sonatrach, Total Fina Elf, Endesa, British Petroleum, Gaz de France et Eni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi si on tient compte de ce qui est expos&#233; l&#224;, on peut affirmer que le futur de l'Espagne est le futur des Etats-Unis. L'imp&#233;rialiste d&#233;vorera t&#244;t ou tard le nouveau conquistador dans la guerre que se livrent les multinationales pour le contr&#244;le de l'eau, du gaz, l'&#233;lectricit&#233; et le p&#233;trole. Mais cette guerre est aussi en m&#234;me temps contre les peuples indig&#232;nes et paysans du continent qui luttent et r&#233;sistent pour leur dignit&#233; et pour leurs terres. Ils sont en d&#233;finitive l'a avant-garde des protecteurs de la nature et d'un monde meilleur pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CIEPAC&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction pour El Correo : &lt;/strong&gt;Estelle et Carlos Debiasi &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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