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	<title>El Correo</title>
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		<title>Les croche-pieds de la retraite priv&#233;e en Argentine.</title>
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		<dc:date>2007-04-24T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>David Cufr&#233;</dc:creator>



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&lt;p&gt;Bien qu'on le pr&#233;sente comme la meilleure option de retraite pour la majorit&#233; de la soci&#233;t&#233;, quand on y regarde de pr&#232;s ce n'est pas le cas. Parce que sont perdants les femmes, les travailleurs ind&#233;pendants, ceux qui se marient avec des jeunes femmes, les plus de 50 ans, ceux qui ont travaill&#233; peu d'ann&#233;s, ceux qui ont des faibles salaires. &lt;br class='autobr' /&gt; La logique de base des Caisses de retraites priv&#233;es (AFJP) est difficile &#224; assimiler : plus longue est l'esp&#233;rance de vie, moindre est la retraite. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Privatisees" rel="directory"&gt;Privatis&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bien qu'on le pr&#233;sente comme la meilleure option de retraite pour la majorit&#233; de la soci&#233;t&#233;, quand on y regarde de pr&#232;s ce n'est pas le cas. Parce que sont perdants les femmes, les travailleurs ind&#233;pendants, ceux qui se marient avec des jeunes femmes, les plus de 50 ans, ceux qui ont travaill&#233; peu d'ann&#233;s, ceux qui ont des faibles salaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La logique de base des Caisses de retraites priv&#233;es (AFJP) est difficile &#224; assimiler : plus longue est l'esp&#233;rance de vie, moindre est la retraite. La long&#233;vit&#233; est un facteur n&#233;gatif. Pour gagner plus, l'id&#233;al c'est de mourir plus t&#244;t. Sur ce sujet les hommes sont mieux plac&#233;s que les femmes : les statistiques actuelles estiment qu'ils quittent ce monde &#224; 78 ans, tandis qu'elles r&#233;sistent jusqu'&#224; 82. L'explication de pourquoi ils per&#231;oivent plus est simple : pour calculer leurs revenus on divise les fonds accumul&#233;s dans les comptes de capitalisation par la plus petite quantit&#233; d'ann&#233;es (13). S'ils ont la tentation de prendre leur retraite &#224; 60 ans, alors ils accumuleront moins d'argent donc percevront encore moins (la division du fonds accumul&#233; est sur 22 ann&#233;es). La combinaison parfaite est de travailler beaucoup et de mourir vite apr&#232;s la retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le simulateur que vient de mettre en ligne la Chambre d'AFJP, permet de projeter la retraite sur la base de diff&#233;rentes hypoth&#232;ses, c'est utile pour montrer comment les femmes sortent perdantes du syst&#232;me de capitalisation. Par exemple, une fille de 23 ans, c&#233;libataire, qui vient d'arriver sur le march&#233; de travail et par cons&#233;quent n'a pas d'apports pr&#233;alables, avec un salaire brut de 1500 pesos, le simulateur lui calcule une retraite de 1918 pesos. Le m&#234;me exemple, avec la seule diff&#233;rence qu'il s'agit d'un homme au lieu d'une femme, la retraite passe &#224; 3497 pesos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adresse Internet est &lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/uafjp.org.ar'&gt;&lt;i&gt;uafjp.org.ar&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Si vous faites l'essai, regardez bien la diff&#233;rence abyssale entre les r&#233;sultats des deux scenarios simul&#233;s. Dans un, la rentabilit&#233; des g&#233;rants est bas&#233;e sur 6% annuel, dans l'autre, sur 4 %. La fille de 23 ans aurait une retraite de 1918 pesos si on retient la premi&#232;re option, mais elles serait beaucoup plus faible si se produisait la deuxi&#232;me : 1338 pesos. Que c'est passerait-il si il y avait une autre possibilit&#233; avec une rentabilit&#233; &#224; 2% ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rentabilit&#233; actuelle r&#233;elle des g&#233;rants est de 10%. C'est un chiffre maquill&#233;, parce qu'apr&#232;s la crise de 2001, on leur a permis de calculer les obligations &#224; valeur finale, quand la valeur de march&#233; est de la moiti&#233;. Mais au-del&#224; de cela, les AFJP elles-m&#234;mes estiment que la rentabilit&#233; moyenne quand le syst&#232;me sera m&#251;r sera entre 4 et 6% sur l'inflation. Quand ils ont commenc&#233; &#224; op&#233;rer, en 1994, ils la calculaient sur la base de 6 &#224; 8%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons au simulateur de la Chambre d'AFJP, dans la majorit&#233; des exemples, les r&#233;mun&#233;rations des AFJP sont sup&#233;rieures &#224; celles pay&#233;es part l'&#201;tat. Cela est du aux &#034;hypoth&#232;ses&#034; qu'ils sont utilis&#233;s. S'il s'agissait d'autres hypoth&#232;ses, les r&#233;sultats seraient diff&#233;rents. Puisque, toute &#034;hypoth&#232;se&#034; est arbitraire, mais il y a des &#233;l&#233;ments structurels qui rendent les syst&#232;mes priv&#233; et public plus ou moins attrayants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les travailleurs ind&#233;pendants, le choix d'une AFJP para&#238;t une mauvaise affaire. Ils auront tellement peu au moment de la retraite, c'est &#224; peine s'ils arriveront aux minima. La m&#234;me chose pour ceux qu'ils ont des faibles salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aussi le cas d'un homme qui a &#171; r&#233;ussi &#187;, avec un salaire &#233;lev&#233;, mais qui seulement s'est mari&#233; avec une femme de dix ans plus jeune. Sa retraite sera beaucoup plus petite que s'il avait choisi un conjoint de son &#226;ge. Ceci est parce qu'en calculant le revenu viager, la compagnie d'assurance prend en compte les ann&#233;es de pension qu'elle devra payer &#224; la veuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnes qui ont un enfant qui a un handicap doivent s'enfuir des AFJP : leurs revenus sera nettement r&#233;duit parce que, comme dans l'exemple pr&#233;c&#233;dent, la compagnie d'assurances calcule la pension &#224; vie pour cet enfant, et par cons&#233;quent le fonds accumul&#233; fondent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui sont d&#233;j&#224; dans une caisse de retraite priv&#233;e ont &#224; leur port&#233;e une donn&#233;e qui leur permet de se faire une id&#233;e de ce qui se passera avec leurs revenus au moment de la retraite : pour percevoir 1 pesos du g&#233;rant, ils devront en avoir accumul&#233; 178. C'est le chiffre moyen pour les hommes qui utilisent les compagnies d'assurance pour calculer les revenus viagers. Chacun peut d&#233;finir combien il aimerait gagner. Le calcul est facile : la somme d&#233;sir&#233;e multipli&#233; par 178.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelqu'un qui aspire &#224; recevoir 400 pesos mensuels de son AFJP, devra avoir accumul&#233; 71.200 pesos au moment de la retraite (400 multipli&#233; par 178). S'il veut gagner 1000, il aura besoin de 178.000 pesos dans son compte. Et s'il aimerait 1500, le fonds devra disposer de 267.000 pesos. Un exercice prudent serait de comparer maintenant combien chacun a sur son AFJP pour ne pas avoir de surprises &#224; l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une fois, pour les femmes c'est plus difficile. Au lieu de 178, il faut faire le compte par 200. C'est &#224; cause du m&#234;me &#171; probl&#232;me &#187; expliqu&#233; au d&#233;but : son esp&#233;rance de vie est plus longue. Alors, si elle aspire &#224; recevoir 400 pesos de son AFJP elle devra rassembler 80.000 pesos dans le fonds capitalis&#233;, si elle r&#234;ve de 1000 elle devra pousser son effort jusqu'&#224; 200.000, et si son objectif est de 1500, elle devra arriver &#224; 300.000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comparer ces chiffres avec la r&#233;alit&#233; peut donner le vertige : la moyenne des fonds accumul&#233;s dans le syst&#232;me est de 8000 pesos par signataire. Il est clair que nous sommes qu'&#224; la douzi&#232;me ann&#233;e depuis la cr&#233;ation des AFJP, et ces comptes courent sur la vie de travail compl&#232;te d'une personne. Pour plus d'ann&#233;es, davantage de capitalisation. Avec cette r&#233;serve, choisir une AFJP est tr&#232;s risqu&#233; pour les personnes de plus de 50 ans qui ont peu de ressources sur leurs comptes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Gouvernement, de fait, vient de se porter aux secours des femmes de plus de 50 ans et aux hommes de plus de 55 qui ont accumul&#233; moins de 20.000 pesos sur leurs comptes. Cela a &#233;t&#233; fait parce qu'avec tellement peu d'argent capitalis&#233;, le jour de la retraite ils allaient percevoir beaucoup moins que le minimum. Entre-temps, les AFJP ont gagn&#233; de l'argent avec ces personnes, sur lesquelles, elles ont per&#231;ues des commissions pour leurs minces apports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le syst&#232;me de retraite priv&#233;e, un grand-p&#232;re qui se marie en secondes noces ne donnera pas droit &#224; pension sur son veuve &#233;ventuelle. Ce n'est pas un d&#233;tail &#224; consid&#233;rer quand on choisira une caisse de retraite para capitalisation. Plus important est de savoir que celui qui opte pour ce syst&#232;me reste sans garantie du revenu minimum s'il ne r&#233;unit pas 30 ans d'apports. Du cot&#233; de l'&#201;tat, en revanche, il aura un seconde chance pour prendre sa retraite &#224; 70 ans, gr&#226;ce aux &#171; R&#233;gime Age Avanc&#233; &#187;, avec seulement dix ans d'apports. Et dans ce cas, en effet, il pourra acc&#233;der aux minimaux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre d'ann&#233;es apport&#233;es est fondamental pour le r&#233;gime d'AFJP. Avec moins de 30 ans, c'est chaotique. Suivant le niveau d'apports de la soci&#233;t&#233; argentine, vers l'ann&#233;e 2025, 54% des personnes en &#226;ge de la retraite ne pourront pas acc&#233;der &#224; la retraite parce qu'elles ne seront pas parvenues &#224; cumuler 30 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/economia/2-83429-2007-04-15.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, le 15 avril 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction pour El Correo : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'Argentine envisage de destiner une partie de ses r&#233;serves pour la creation de la Banque du Sud.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/L-Argentine-envisage-de-destiner-une-partie-de-ses-reserves-pour-la-creation-de-la-Banque-du-Sud</link>
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		<dc:date>2007-03-05T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>David Cufr&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'id&#233;e fut discut&#233;e pendant la derni&#232;re r&#233;union entre Kirchner et Chavez &#224; Port Ordaz, ils ont d&#233;cid&#233; de donner vie au projet de la banque avec 10% de leurs r&#233;serves. L'&#201;quateur et la Bolivie veulent y prendre part aussi. Les fonds seront utilis&#233;s pour des projets de d&#233;veloppement. Le Br&#233;sil, avec les plus grandes r&#233;serves de la r&#233;gion, est encore peu dispos&#233; &#224; cette id&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt; &#034;Nous allons le faire&#034;, a dit Nestor Kirchner &#224; Hugo Chavez lors de leur rencontre d'il y a dix jours &#224; Port Ordaz. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Banco-del-Sur" rel="directory"&gt;Banco del Sur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'id&#233;e fut discut&#233;e pendant la derni&#232;re r&#233;union entre Kirchner et Chavez &#224; Port Ordaz, ils ont d&#233;cid&#233; de donner vie au projet de la banque avec 10% de leurs r&#233;serves. L'&#201;quateur et la Bolivie veulent y prendre part aussi. Les fonds seront utilis&#233;s pour des projets de d&#233;veloppement. Le Br&#233;sil, avec les plus grandes r&#233;serves de la r&#233;gion, est encore peu dispos&#233; &#224; cette id&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;Nous allons le faire&#034;, a dit Nestor Kirchner &#224; Hugo Chavez lors de leur rencontre d'il y a dix jours &#224; Port Ordaz. Le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien a r&#233;pondu &#224; cette affirmation avec un vaste sourire, plein de satisfaction. Ceux qui ont assist&#233; &#224; la sc&#232;ne commentent que la volont&#233; politiques des deux parties pour avancer avec cette id&#233;e &#233;tait palpable. Et surtout l'enthousiasme du bolivarien, promoteur engag&#233; du projet depuis plus d'une ann&#233;e. Les hautes autorit&#233;s d'Argentine et du Venezuela assurent qu'elles vont cr&#233;er la Banque du Sud, un organisme strat&#233;gique pour financer des projets de d&#233;veloppement dans le cadre de l'int&#233;gration [des Am&#233;riques]. Lors de cette r&#233;union s'est produit quelque chose de plus, un second fait important, r&#233;v&#233;l&#233; par d'importants fonctionnaires argentins : les pr&#233;sidents ont parl&#233; d'investir 10% des r&#233;serves internationales pour donner vie &#224; l'institution. Ils ne sont pas rest&#233;s sur ces mots, mais ont cr&#233;e une commission technique qui devra analyser la question pendant les 120 prochains jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chiffre qui est atteint avec cet apport est consid&#233;rable, suffisant pour que la banque d&#233;marre avec de bonnes perspectives. &#192; l'heure actuelle cela ferait 7.000 millions de dollars, avec 3.500 millions de dollars - en chiffres ronds &#8212; fournis par les banques centrales de chaque nation. L'Argentine finirait cette ann&#233;e avec quelque 10.000 millions de plus dans ses r&#233;serves, tandis que le Venezuela traverse aussi une p&#233;riode d'accumulation rapide gr&#226;ce &#224; l'importante recette de p&#233;trodollars. Par cons&#233;quent, la somme &#224; int&#233;grer pour la Banque du Sud pourrait &#234;tre plus grande. &#034;Nestor est tr&#232;s emball&#233; avec le projet&#034;, a confi&#233; &#224; ce journal un homme de son Gouvernement, qui a &#233;t&#233; t&#233;moin de la d&#233;claration politique selon laquelle les pays pourraient cr&#233;er l'organisme binational - &#224; son d&#233;but - avec 10% de leurs r&#233;serves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rafael Correa, pr&#233;sident de l'&#201;quateur, et Evo Morales, de la Bolivie, ont &#233;voqu&#233; leur adh&#233;sion et confirm&#233; leur intention de suivre. Le soutien politique aide &#224; installer l'id&#233;e, mais leurs apports mon&#233;taires ne pourraient pas &#234;tre autres que modestes, puisque les r&#233;serves du premier d&#233;passent &#224; peine les 2000 millions de dollars et celles de la Bolivie se montent &#224; 3000 millions [Pour le moment]. Ce qui marquerait une r&#233;elle diff&#233;rence serait l'entr&#233;e du Br&#233;sil, avec 100.000 millions de dollars dans ses r&#233;serves. Toutefois, le gouvernement de Lula da Silva se montre pour le moment peu dispos&#233; et a du mal &#224; obtenir l'appui &#224; d'autres propositions d'int&#233;gration r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Argentine et le Venezuela sont sur le point de &#034;laisser&#034; 10% de leurs r&#233;serves pour constituer la Banque du Sud ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon un membre de la direction de la Banque Centrale, un fonctionnaire de l'&#201;conomie et un autre de Chancellerie, la r&#233;ponse affirmative &#224; cette question fut que Kirchner a donn&#233; l'ordre d'avancer &#224; pas fermes. Le Pr&#233;sident a parl&#233; pour la premi&#232;re fois cette d&#233;cision lors du sommet du Mercosur du 18 et 19 janvier &#224; Rio de Janeiro. Au retour de ce voyage, Kirchner s'est r&#233;uni avec Felisa Miceli et Jorge Taiana pour leur transmettre l'ordre de constituer une &#233;quipe pour travailler sur le projet. L'instruction a &#233;t&#233; &#233;tendue &#224; la Banque Centrale et &#224; Banco Nacion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une semaine apr&#232;s, le 25 janvier, Robert Feletti, vice-pr&#233;sident de Banco Nacion, s'est rendu &#224; Rio de Janeiro comme coordinateur d'un groupe argentin d'analyse de l'initiative. Dans cette ville br&#233;silienne a eu lieu une rencontre avec la participation de douze pays latino-am&#233;ricains, dans le cadre de la &lt;i&gt;Communaut&#233; Sudam&#233;ricaine de Nations&lt;/i&gt;. Ce fut l&#224; que le Br&#233;sil a expos&#233; ses propositions, qui laissent pour plus tard l'effort de cr&#233;er de rien une banque de d&#233;veloppement comme la &lt;i&gt;Banque du Sud&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Br&#233;sil a propos&#233; d'examiner un scenario d'int&#233;gration plus diversifi&#233;. Ses priorit&#233;s portent sur le remplacement du dollar par des monnaies locales lors des op&#233;rations de commerce ext&#233;rieur, la constitution d'un march&#233; de capitaux r&#233;gional (quelque chose comme ce que font l'Argentine et le Venezuela pour la mise en place de titres de dette) et la cr&#233;ation &#034;d'un Fonds de stabilisation &#224; court terme&#034;. Ceci exigerait aussi des apports de chaque nation en profitant de leurs exc&#233;dents de r&#233;serves, sauf que l'objectif ne serait pas de promouvoir des investissements productifs, comme propose la&lt;i&gt; Banque du Sud&lt;/i&gt;, mais de produire une masse de ressources qui rend plus solide la r&#233;gion face &#224; des chocs externes &#233;ventuels. L'argent est disponible pour assister les pays qui souffrent des d&#233;s&#233;quilibres financiers transitoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la vision de Kirchner et de Chavez, en revanche, &lt;i&gt;la Banque du Sud&lt;/i&gt; ne doit pas &#234;tre &lt;i&gt;un FMI&lt;/i&gt; miniature, un pr&#234;teur de derni&#232;re instance, mais un organisme pour &#233;tayer le d&#233;veloppement de l'&#233;conomie r&#233;elle. En particulier, des secteurs productifs. Cette diff&#233;rence d'analyse distingue Lula de ses alli&#233;s habituels, est due au fait que le Br&#233;sil compte d&#233;j&#224; avec une institution dot&#233;es de ces caract&#233;ristiques, la puissante &lt;i&gt;Banque Nationale de D&#233;veloppement&lt;/i&gt; (BNDS), qui l'ann&#233;e pass&#233;e a accord&#233; des pr&#234;ts pour rien de moins que 24.000 millions de dollars. Au Br&#233;sil ils croient voir, en outre, que le Venezuela et l'Argentine ont d&#233;cid&#233; de la jouer seuls parce qu'ils ont trouv&#233; une occasion de mettre en question leur direction r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La Banque du Sud&lt;/i&gt;, de fait, d&#233;marrera avec ces deux pays. Ainsi l'ont d&#233;cid&#233; Kirchner et Chavez &#224; Port Ordaz : ils ont sign&#233; un document qui &#233;tablit la cr&#233;ation d'une commission qui devra travailler les 120 prochains pour r&#233;diger les statuts de l'organisme, concevoir sa structure et ordonner son fonctionnement. Le si&#232;ge sera &#224; Caracas, ce qui montre bien que c'est Chavez qui a plus le insist&#233; avec la proposition. &#034;Le m&#233;morandum d'entente que nous signons pour mettre en marche &lt;i&gt;la Banque du Sud&lt;/i&gt; pr&#233;cise que, quand ils le souhaiteront, tous les pays de Suram&#233;rique peut nous rejoindre&#034;, a pr&#233;cis&#233; Kirchner il y a dix jours. &#034;C'est &#224; dire - a-t-il ajout&#233; -, que la structure elle bilat&#233;ralement, mais sans abandonner la philosophie multilat&#233;rale, comme nous le pr&#233;tendons, ce que nous souhaitons au bout du compte obtenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte &#233;conomique et financier de l'Argentine et du Venezuela permet aux gouvernements de mettre dans l'agenda la cr&#233;ation de la&lt;i&gt; Banque du Sud&lt;/i&gt;. Tous les deux enregistrent des exportations record et des soldes commerciaux favorables, des niveaux de r&#233;serves aussi record et une relation dette-PBI qui est la plus faible depuis des d&#233;cennies. Le Venezuela, en outre, a une perspective tr&#232;s favorable gr&#226;ce &#224; sa production d'hydrocarbures. &#034;O&#249; sont nos r&#233;serves ? Dans les banques et les entit&#233;s financi&#232;res du &#171; Nord &#187; ! Et souvent avec cet argent, qui est le n&#244;tre, pour lequel on nous paye un int&#233;r&#234;t tr&#232;s bas, ils nous font des pr&#234;ts &#224; nous-m&#234;mes, &#224; des taux exorbitants &#034;, il a dit Chavez &#224; Port Ordaz, pour expliquer pourquoi il est n&#233;cessaire de la donner forme &#224; la&lt;i&gt; Banque du Sud&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#234;me jour, Kirchner a apport&#233; un autre argument : &#034;Ce que nous voulons de la banque, c'est qu'elle soutienne tous ces investissements qui tendent &#224; la reconversion productive, &#224; l'int&#233;gration physique de nos pays et au d&#233;veloppement de projets strat&#233;giques&#034;. Chavez a annonc&#233; que &lt;i&gt;le Gazoduc du Sud&lt;/i&gt; sera &#034;un des premiers &#224; &#234;tre financ&#233;s&#034; par l'organisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui pensent au sein du Gouvernement argentin &#224; la physionomie que prendrait la banque mentionnent que l'objectif est de disposer d'un instrument financier qui permet de faire une meilleure utilisation des r&#233;serves. La priorit&#233; serait les projets de &#034;connectivit&#233; physique et productive&#034;. On financerait des entreprises binationales, qui int&#232;grent des cha&#238;nes de valeurs. Par exemple, dans l'industrie m&#233;tallurgique, dans la production de biens de capital, en machines agricoles et dans le secteur &#233;nerg&#233;tique. &#034;Dans le cas de l'industrie du bois et du meuble, une compagnie argentine peut apporter le bois et une autre v&#233;n&#233;zu&#233;lien la technologie pour son traitement, et une troisi&#232;me la conception pour les meubles. Les choses qui peuvent &#234;tre faites sont innombrables&#034;, s'enthousiasme un fonctionnaire argentin li&#233; au projet. Et il a mentionn&#233; qu'il existe plusieurs exp&#233;riences r&#233;ussites dans le monde d'organismes de ce type, comme &lt;i&gt;la Banque Asiatique D&#233;veloppement&lt;/i&gt; et de la&lt;i&gt; Banque Africaine de D&#233;veloppement&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Am&#233;rique latine, il existe d&#233;j&#224; la&lt;i&gt; Corporaci&#243;n Andina de Fomento&lt;/i&gt; (CAF) et il y a d'autres organismes comme le &lt;i&gt;Fond Plata&lt;/i&gt; et y compris le BID, mais ces institutions &#034;sont plus tourn&#233;es vers des projets d'infrastructure et de retenue sociale&#034;, a d&#233;crit le fonctionnaire. &lt;i&gt;La Banque du Sud&lt;/i&gt; se focaliserait dans le financement d'entreprises, pour gagner en comp&#233;titivit&#233; sur des march&#233;s extras-r&#233;gionaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=3602&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de &lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://9www.elcorreo.eu.org/?L-Argentine-envisage-de-destiner&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, 12 de marzo de 2007.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les usagers de Suez en Argentine vont recourir au CIRDI pour non respect du contrat.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Les-usagers-de-Suez-en-Argentine-vont-recourir-au-CIADI-pour-non-respect-du-contrat</link>
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		<dc:date>2005-10-10T11:05:33Z</dc:date>
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		<dc:creator>David Cufr&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un groupe d'associations de consommateurs pourrait recourir au tribunal de la Banque Mondiale contre les propri&#233;taires d'Aguas Argentinas. Cela pour deux plaintes anciennes pour des probl&#232;mes de pression et le manque d'installation de mesures. Les proc&#232;s portent sur des millions de pesos. &lt;br class='autobr' /&gt; Cela ne sera pas tellement facile pour le groupe Suez de s'en aller du pays. Avant de fermer leurs valises en direction de Paris, les propri&#233;taires d'Aguas Argentinas devront trouver une solution &#224; un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Services-Publics-eau-electricite-ordures-etc" rel="directory"&gt;Services Publics : eau, &#233;lectricit&#233;, ordures, etc&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un groupe d'associations de consommateurs pourrait recourir au tribunal de la Banque Mondiale contre les propri&#233;taires d'Aguas Argentinas. Cela pour deux plaintes anciennes pour des probl&#232;mes de pression et le manque d'installation de mesures. Les proc&#232;s portent sur des millions de pesos.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cela ne sera pas tellement facile pour le groupe Suez de s'en aller du pays. Avant de fermer leurs valises en direction de Paris, les propri&#233;taires d'Aguas Argentinas devront trouver une solution &#224; un probl&#232;me qui les poursuit depuis des ann&#233;es. C'est, probablement, l'affaire la plus g&#234;nante avec laquelle les fran&#231;ais devront batailler. Et en plus sous la menace que les choses se g&#226;tent davantage. Il s'agit de deux proc&#232;s qui ont &#233;t&#233; entam&#233;s en 2001 par un groupe d'associations d'usagers pour une s&#233;rie de non accomplissements du contrat de la part du concessionnaire, pour un total de 1,3 milliard de pesos (371,5 millions d'euros). Les proc&#233;dures ne se pr&#233;sentent pas bien pour Suez, mais les mauvaises nouvelles pour l'entreprise ne viennent pas seules, les plaignants vont porter leur plainte devant le Ciadi, le m&#234;me tribunal international que la compagnie utilise pour harceler le Gouvernement. Telle sera la contre-attaque judiciaire des usagers m&#233;contents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction d'Aguas Argentinas s'est habitu&#233;e &#224; se dispenser ses obligations par de permanentes ren&#233;gociations du contrat. Depuis le moment m&#234;me o&#249; Aguas a assum&#233; la concession, en 1993, des n&#233;gociations ont &#233;t&#233; men&#233;es portes closes pour obtenir des augmentations de tarifs, &#233;viter certains investissements et classer les sanctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, dans les proc&#233;dures en question, Suez, ne peut pas aspirer &#224; une solution politique, ni compter sur les pressions du Gouvernement fran&#231;ais, le FMI et la Banque Mondiale. Les tribunaux locaux n'ont pas encore statu&#233; sur le fonds de la question, bien qu'ils aient donn&#233; des signaux montrant que l'entreprise n'est pas en tr&#232;s bonne posture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une des proc&#233;dures, l'entreprise s'est vu appliquer une amende de 5 pesos (1,43 &#8364;) par mois et par client affect&#233;. Le compte court depuis le mois de d&#233;cembre 2004 et tourne autour de quelque 400.000 usagers. Tous, repr&#233;sent&#233;s par un ensemble d'associations de consommateurs, reprochent &#224; la compagnie le manque de pression d'eau &#224; leur domicile. C'est un probl&#232;me grave qui affecte essentiellement les familles de la zone sud de la banlieue de Buenos Aires. Les communes populaires de Quilmes et de Lomas de Zamora sont les plus touch&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En accord avec le contrat de concession, l'entreprise devrait envoyer de l'eau &#224; ses clients avec une force suffisante pour qu'elle monte &#224; 11 m&#232;tres de hauteur. Avec cette pression, il est garanti que les utilisateurs n'ont pas de probl&#232;mes. Dans les zones en question, toutefois, la pression n'arrive m&#234;me pas &#224; la moiti&#233;. La solution exigerait des investissements que Suez n'a jamais voulu faire. Face &#224; ces d&#233;faillances contractuelles, au d&#233;but du gouvernement de Fernando de la Rua, l'organisme de contr&#244;le du service des eaux et des &#233;gouts, l'Etoss, a pris une r&#233;solution, la num&#233;ro 29, pour forcer l'entreprise &#224; corriger cette situation : il l'a oblig&#233;e &#224; appliquer des r&#233;ductions tarifaires aux utilisateurs concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La volont&#233; politique de l'Alliance est arriv&#233;e jusque l&#224;, puisque malgr&#233; la punition &#233;tablie, personne ne s'est jamais charg&#233; de le faire respecter. Peut-&#234;tre &#224; cause de cette attitude qui Suez n'ai pas fait appel &#224; cette d&#233;cision &#224; l'&#233;poque, ce qui lui a co&#251;t&#233; son poste au responsable de cette d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me s'est pr&#233;sent&#233; pour l'entreprise un an et quelques mois apr&#232;s, quand un groupe d'organismes comme l'Union des Utilisateurs et Consommateurs, Deuco et Consommateurs Libres ont pr&#233;sent&#233; une action collective repr&#233;sentant 400.000 utilisateurs de la ville de Buenos Aires. Le proc&#232;s, dans lequel on demande que soit respect&#233;e la remise tarifaire aux utilisateurs, s'est transform&#233; d&#232;s le d&#233;but en un caillou dans la chaussure pour les fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous l'actuel gouvernement, l'Etoss a effectu&#233; une &#233;tude compl&#232;te pour d&#233;terminer l'indemnisation que devrait payer l'entreprise : il est arriv&#233; &#224; la conclusion que cela serait autour de quelque 400.000.000 de pesos (114,3 millions d'euro). L'information a &#233;t&#233; donn&#233;e &#224; l'unit&#233; de ren&#233;gociation de contrats avec les privatis&#233;es (Uniren), qui a utilis&#233; ces donn&#233;es comme levier de changement dans la complexe - et jusqu'&#224; pr&#233;sent manqu&#233;e - r&#233;vision de la concession d'Aguas Argentinas. Les repr&#233;sentants des utilisateurs ont protest&#233; pour cette attitude, puisque &#034;le Pouvoir Ex&#233;cutif ne peut pas n&#233;gocier avec un cr&#233;dit qui n'est pas au Gouvernement, mais aux gens&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jugement suit son cours, mais tant en premi&#232;re instance qu'&#224; la Chambre Civile et Commercial F&#233;d&#233;rale, Aguas Argentinas s'est vue inflig&#233;e une amende de 5 pesos (1,43 &#8364;) par utilisateur depuis qu'elle a n&#233;glig&#233; la r&#233;solution de l'Etoss. L'Union d'Utilisateurs et des Consommateurs projette de porter la plainte devant le Ciadi, o&#249; elle a &#233;t&#233; reconnue comme amicus curiae (ami du tribunal) pour exposer la vision des clients. Pour Suez ce n'est pas une mince affaire. Tant qu'il y aurait le fardeau de l'accusation, cela figurera comme du passif qui d&#233;lestera d'autant la valeur de la compagnie. Et ceci se produira quand les fran&#231;ais pr&#233;tendront transf&#233;rer Aguas Argentinas &#224; un autre groupe repreneur de l'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res semaines, Suez a offert une n&#233;gociation aux organismes plaignants pour faire baisser le chiffre de la plainte et la clore d&#233;finitivement. Toutefois, l'entreprise a fait ensuite un pas en arri&#232;re dans l'attente de la fin de son conflit avec le Gouvernement. Certains des acteurs impliqu&#233;s dans ce long combat soutiennent qu'il pourrait peut-&#234;tre y avoir une surprise, &#233;tant donn&#233; qu'un ajustement de derni&#232;re minute peut se produire avant que Suez concr&#233;tise sa menace de s'en aller. Toutefois, chaque fois cela para&#238;t plus difficile, surtout apr&#232;s l'&#233;pisode de cette semaine avec l'ambassadeur fran&#231;ais, Francis Lott, mais le match n'est pas encore termin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un second point de non respect du contrat de la part de Suez qui a donn&#233; lieu &#224; d'autres jugements en millions de pesos. En tout, cela porte sur 900 millions de pesos (257 millions d'euros). Dans ce cas, il s'agit d'une proc&#233;dure entam&#233;e par Cruzada Civica devant un tribunal de la Capitale F&#233;d&#233;rale et d'une autre qui concerne La Plata (Capitale de la Province de Buenos Aires) et qui a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e par l'Union Utilisateurs et Consommateurs. Il s'agit de la non installation de compteurs &#224; des clients industriels et r&#233;sidentiels. Initialement, le cadre r&#233;gulateur de la privatisation d'Obras Sanitarias a d&#233;termin&#233; que tous les clients non r&#233;sidentiels devaient disposer de compteurs. Comme l'entreprise n'a jamais rempli son obligation de les installer, dans une des nombreuses ren&#233;gociations, on a d&#233;cid&#233; en 1995 que les clients devaient choisir s'ils voulaient ou non des compteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'a fait Aguas Argentinas fut de porter toute son &#233;nergie pour installer les appareils chez les clients consommateurs d'eau (teintureries ou blanchisseries, nettoyage de voitures, comme exemples les plus &#233;vidents) tandis que pour les clients &#034;secs&#034; (parking) l'information sur cette option avait &#233;t&#233; escamot&#233;e. En conclusion, ceux qui payent le plus parce qu'ils ont une plus grande consommation on leu a install&#233; de compteurs et rien pour les autres. Encore une fois, le gouvernement de l'Alliance a initialement essay&#233; de corriger cette situation et a ordonn&#233; qu'on restitue la moiti&#233; de ce qui avait &#233;tait factur&#233; aux industriels et aux commer&#231;ants aux quels on n'avait pas d&#251;ment notifi&#233; l'option de disposer d'un compteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En accord avec l'Etoss, sous son actuelle administration, la dette accumul&#233;e pour ce non respect du contrat est de 900 millions de pesos (257 millions d'euro) et il y a quelque 80.000 utilisateurs en question. Suez, qui a appris la le&#231;on apr&#232;s ce qu'il lui est arriv&#233; avec la r&#233;solution relative aux probl&#232;mes de pression d'eau, a fait appel aux sanctions et il y a deux ans que le sous-secr&#233;taire de Ressources Hydriques, sous la direction Hugo Amicarelli, doit statuer sur ce sujet. Un retard du au fait que cette question a &#233;t&#233; aussi incluse dans la ren&#233;gociation du contrat. Les utilisateurs, par contre, porteront une plainte devant le Ciadi pour qu'on applique les sanctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/economia/2-57676-2005-10-09.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#224;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Buenos Aires, le 9 octobre 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction pour El Correo :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Avec un grand cocorico, Suez pense s'&#233;vaporer d'Argentine</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Avec-un-grand-cocorico-Suez-pense-s-evaporer-d-Argentine</link>
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		<dc:date>2005-09-29T16:01:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>David Cufr&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;P&#225;gina/12 a acc&#233;d&#233; au document dans lequel est formalis&#233;e la rupture du contrat. L'entreprise exige le remboursement des garanties. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; partir du 1er de f&#233;vrier 2006, Aguas Argentinas cessera d'&#234;tre tenue responsable de la gestion du service d'eau et des &#233;gouts de la Capitale F&#233;d&#233;rale et la banlieue de Buenos Aires. Tout probl&#232;me qui appara&#238;tra au del&#224; de cette date, en plein &#233;t&#233;, quand en soit, il y a g&#233;n&#233;ralement beaucoup des difficult&#233;s &#224; cause de la forte augmentation de la demande d'eau (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Services-Publics-eau-electricite-ordures-etc" rel="directory"&gt;Services Publics : eau, &#233;lectricit&#233;, ordures, etc&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;P&#225;gina/12 a acc&#233;d&#233; au document dans lequel est formalis&#233;e la rupture du contrat. L'entreprise exige le remboursement des garanties.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_725 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L147xH98/doc-725-bfbd1.jpg?1694620174' width='147' height='98' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Thibault de Silguy
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir du 1er de f&#233;vrier 2006, Aguas Argentinas cessera d'&#234;tre tenue responsable de la gestion du service d'eau et des &#233;gouts de la Capitale F&#233;d&#233;rale et la banlieue de Buenos Aires. Tout probl&#232;me qui appara&#238;tra au del&#224; de cette date, en plein &#233;t&#233;, quand en soit, il y a g&#233;n&#233;ralement beaucoup des difficult&#233;s &#224; cause de la forte augmentation de la demande d'eau potable, devra &#234;tre assum&#233;e par l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi l'a signal&#233; l'entreprise dans un communiqu&#233; officiel envoy&#233; au Gouvernement pour demander la r&#233;siliation du contrat, communiqu&#233; auquel a eu acc&#232;s P&#225;gina/12. La note est arriv&#233;e au Sous-secr&#233;taire de Ressources Hydriques lundi dernier, portant les signatures du pr&#233;sident de la compagnie, Yves Thibault de Silguy, et de son directeur g&#233;n&#233;ral, Jean Bernard Lemire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sentation du document formalise le processus de rupture de la concession. L'entreprise accuse l'&#201;tat (argentin) de cette situation et le rend responsable de toutes les cons&#233;quences qui en d&#233;couleraient. Aguas Argentinas, &#224; son tour, se consid&#232;re lib&#233;r&#233;e de toute obligation. La seule chose qu'elle accepte est de continuer la gestion du service pour 90 jours ouvrables, comme l'exige l'article du cadre r&#233;gulateur par lequel elle se prot&#232;ge pour demander l'annulation du contrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre point remarquable du communiqu&#233; est la demande faite au Gouvernement pour que soit restitu&#233; les 150 millions de pesos de garanties pour le respect du contrat. L'argent se trouve sur un compte bloqu&#233;, sous la garde de la compagnie d'assurances Zurich. Sur cette question il y a une diff&#233;rend pr&#233;alable, d&#251; au fait que le Sous-secr&#233;taire de Ressources Hydriques a accept&#233; de p&#233;sifier ce d&#233;p&#244;t, &#224; la demande de l'entreprise, et maintenant l'argent n'atteint pas les sommes n&#233;cessaires pour couvrir les proc&#232;s que les associations d'utilisateurs font &#224; Aguas Argentinas pour les manquements de sa prestation du service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie, loin d'entrer dans ce d&#233;bat, signale qu'elle enverra une note &#034;aux organismes &#233;metteurs des diff&#233;rents documents de garantie&#034; pour les informer des termes de la fin de la concession. Comme la faute revient &#224; l'&#201;tat, selon l'op&#233;rateur, &#034; toute action en ce qui concerne la garantie deviendra inad&#233;quate&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le document donne un bref r&#233;sum&#233; du processus complexe de ren&#233;gociation du contrat qui a &#233;t&#233; entam&#233; apr&#232;s la d&#233;valuation. L'entreprise fait valoir que la sortie de la parit&#233; peso-dollar l'a mise &#034;dans un &#233;tat de faillite technique et &#233;conomique&#034;, qui &#233;tait d&#233;j&#224; insoutenable. &#034;&#192; l'&#233;ch&#233;ance, il n'y a eu aucune proposition appropri&#233;e par le conc&#233;dant (l'&#201;tat) tendant &#224; reconstituer l'&#233;quilibre &#233;conomique et financier en mani&#232;re d&#233;finitive&#034;, affirme t-il. &#034;Devant de tels faits - conclut -il, il est raisonnablement impossible de continuer cette prestation de service public dans des conditions de qualit&#233; et s&#233;curit&#233; ad&#233;quate.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier paragraphe de ce chapitre dit textuellement : &#034;Le comportement assum&#233;e par l'&#201;tat National ne laisse pas une autre option &#224; ce concessionnaire de suivre l'intimation &#224; r&#233;siliation par faute du conc&#232;dent&#034;. Le point suivant est la demande &#034;de la restitution des garanties&#034;. Et il fait r&#233;f&#233;rence ensuite au processus de lib&#233;ration du service. Aguas Argentinas r&#233;clame que le Gouvernement reprenne l'op&#233;ration &#034;d&#232;s que possible&#034;. Mais elle signale ensuite que le temps maximal pendant lequel l'entreprise est dispos&#233;e &#224; rester est de 90 jours ouvrables. &#034;Pendant cette p&#233;riode de transition, Aguas Argentinas adoptera toutes les mesures n&#233;cessaires pour garantir la prestation du service&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise a communiqu&#233; - de fa&#231;on informelle - au Gouvernement qu'elle est dispos&#233;e &#224; n&#233;gocier les conditions de sortie des op&#233;rations et, m&#234;me, a offert de rester au-del&#224; du d&#233;lai stipul&#233; - selon son interpr&#233;tation - dans le cadre r&#233;gulateur. Mais elle essaye l&#233;galement d'&#234;tre couverte pour ce qui pourrait se produire au-del&#224; des se 90 jours ouvrables. C'est pour cela que, &#224; partir du 1er f&#233;vrier, si l'&#201;tat prend du &#034;retard&#034; pour assumer le contr&#244;le de la prestation, &#034;le concessionnaire sera exempt&#233; de toute responsabilit&#233;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, Aguas Argentinas &#034;consignera judiciairement le service et les biens affect&#233;s &#224; ce dernier&#034;. C'est-&#224;-dire, qu'il exigera par voie judiciaire que le Gouvernement se charge de fournir de l'eau et s'occuper des &#233;gouts. Le dernier point du document pose qu'Aguas Argentinas se r&#233;serve le droit de continuer ses poursuites &#034;dans le cadre de l'arbitrage international qu'elle m&#232;ne devant le Ciadi, &#224; l'abri des trait&#233;s de Promotion et Protection R&#233;ciproque d'Investissements&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Gouvernement va rejeter la version de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour commencer, il n'acceptera pas que l'annulation du contrat rel&#232;ve de la responsabilit&#233; &#233;tatique, mais dira que la faute incombe &#224; la compagnie. En outre, il s'opposera au d&#233;lai de 90 jours ouvrables pour abandonner la concession et exigera que l'entreprise reste pendant un an. Quant aux garanties, il envisage de les ex&#233;cuter afin qu'elles soient per&#231;ues au titre des amendes impay&#233;es, pour un montant de 38 millions de pesos (10.857.142 &#8364;), et pour couvrir les frais li&#233; au processus de transfert. Aguas Argentinas a donn&#233; sa version. S'il n'y a pas d'accord de dernier moment, la bataille judiciaire va s'ouvrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/economia/2-57158-2005-09-29.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Buenos Aires, 29 septembre 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction pour El Correo :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#034;L'&#201;tat ne peut pas payer les dettes d'un autre&#034; dit l'Argentine en ce qui concerne Suez</title>
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&lt;p&gt;Face &#224; l'escalade de l'entreprise fran&#231;aise, le ministre de Planification explique les motifs de la rupture et assure que &#034;le service est garanti&#034; et qu' &#034;il n'y aura pas d'augmentations de tarif&#034;. Bien qu'il ne ferme pas la possibilit&#233; d'une n&#233;gociation, il anticipe ce que fera le Gouvernement avec l'entreprise. Il assure aussi que &#034;les pressions internes sont pires que celles du FMI&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est d&#233;j&#224; un classique. Dans un coin, la privatis&#233;e la moins respectueuse d'une longue liste de s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Services-Publics-eau-electricite-ordures-etc" rel="directory"&gt;Services Publics : eau, &#233;lectricit&#233;, ordures, etc&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Face &#224; l'escalade de l'entreprise fran&#231;aise, le ministre de Planification explique les motifs de la rupture et assure que &#034;le service est garanti&#034; et qu' &#034;il n'y aura pas d'augmentations de tarif&#034;. Bien qu'il ne ferme pas la possibilit&#233; d'une n&#233;gociation, il anticipe ce que fera le Gouvernement avec l'entreprise. Il assure aussi que &#034;les pressions internes sont pires que celles du FMI&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est d&#233;j&#224; un classique. Dans un coin, la privatis&#233;e la moins respectueuse d'une longue liste de s privatis&#233;es non respectueuses de leurs engagements. Dans l'autre, le ministre charg&#233; de poursuivre la complexe ren&#233;gociation contractuelle. Vendredi un &#233;change dur a agit&#233; la flemme des spectateurs. L'entreprise fran&#231;aise Suez, propri&#233;taire d'Aguas Argentinas, a annonc&#233; qu'elle recommandera &#224; son conseil d'administration de r&#233;silier le contrat qui lie l'entreprise Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dialoguant avec P&#225;gina/12, Julio de Vido assure qu'il ne le consid&#232;re pas cela comme un &#233;chec et essaye de se montrer fort devant les pressions. &#034;Nous ren&#233;gocions 61 contrats et celui d'Aguas est le seul qui n'est pas arriv&#233; &#224; bon port&#034;, dit-il, avant de r&#233;affirmer que &#034;l'&#201;tat n'est pas sans d&#233;fense&#034; et que des strat&#233;gies juridiques sont d&#233;j&#224; pr&#234;tes pour faire face aux possibles r&#233;clamations de Suez devant des tribunaux internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'est aussi pr&#233;occup&#233; de tranquilliser les utilisateurs face un retrait &#233;ventuel des fran&#231;ais. &#034;Le service est garanti&#034;, assure, avec le m&#234;me ton avec lequel il affirme qu'apr&#232;s les &#233;lections &#034;il ne va pas &#224; y avoir d'augmentation de tarifs au-del&#224; de ce qui est de notori&#233;t&#233; publique &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Gouvernement convoquera t-il Suez &#224; une nouvelle s&#233;ance de n&#233;gociation ou n'est-il question de revenir en arri&#232;re ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La n&#233;gociation, ce n'est pas nous qui l'avons rompue. S'ils veulent converser &#224; nouveau, nous sommes dispos&#233;s. Notre volont&#233; est de chercher un accord. En outre, nous n'avons jamais &#233;t&#233; aussi pr&#232;s que cette semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et que s'est-il pass&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La n&#233;gociation s'est bloqu&#233;e quand nous examinions la r&#233;mun&#233;ration du capital r&#233;gulateur. C'est-&#224;-dire, comment ils amortissaient les investissements effectu&#233;s. Ils demandaient 9 % et nous leur offrions 7. On pouvait arriver &#224; un accord. Le point le plus complexe &#233;tait qui assumait la dette avec la BID, d'un cr&#233;dit qui a &#233;t&#233; transf&#233;r&#233; vers Aguas Argentinas quand elle a assum&#233; la concession. Ils ont demand&#233; que l'&#201;tat le prenne en charge ce pr&#234;t, qui &#224; l'origine &#233;tait de 150 millions de dollars et aujourd'hui doit avoisiner les 300 millions &#224; cause des int&#233;r&#234;ts. Ni Lavagna, ni moi nous avons accept&#233;. L'&#201;tat ne peut pas payer les dettes d'un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment va se poursuivre la relation avec l'entreprise ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux alternatives. Ils peuvent envoyer de nouveau des n&#233;gociateurs ou ils peuvent communiquer qu'ils se retirent de la concession. Si c'est cela qui se produit, nous ferons face au processus de remplacement comme il se doit. L'&#201;tat n'est pas sans d&#233;fense. Nous avons des &#233;l&#233;ments pour garantir le service. Ils doivent remplir des clauses contractuelles qui les obligent &#224; rester 90 jours &#224; la t&#234;te de la gestion et comme op&#233;rateur de l'entreprise et une ann&#233;e comme op&#233;rateurs seulement. S'ils s'en vont, cela ne veut pas dire qu'ils importeront les tuyaux. Nous avons des techniciens, l'infrastructure et la volont&#233; d'investir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si le Gouvernement a tout cela, pourquoi ne pas &#233;tatiser l'entreprise alors ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que le chemin que nous avons choisi est le m&#234;me que celui du cas &lt;i&gt;Edenor&lt;/i&gt;, quand &lt;i&gt;Electricit&#233; de France&lt;/i&gt; est partie et le Groupe Dolphin est arriv&#233;. L'id&#233;e est d'avoir un op&#233;rateur priv&#233; qui peut maximiser sa capacit&#233; op&#233;rationnelle et d'administration. Apr&#232;s une p&#233;riode de transition, on fera &#224; nouveau un appel d'offre pour l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La province de Buenos Aires a r&#233;-&#233;tatis&#233; le service apr&#232;s avoir rompu avec Azurix et l'exp&#233;rience s'est av&#233;r&#233;e positive.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous croyons que la pr&#233;sence d'un op&#233;rateur priv&#233; est saine parce qu'elle enrichira avec son propre investissement les apports en ressources que fait le secteur public. Ce n'est pas par m&#233;fiance sur le personnel, mais pour produire de nouveaux revenus du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi l'Etat doit mettre de l'argent dans la compagnie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout dans le monde les entreprises d'eau re&#231;oivent des apports importants de l'&#201;tat, parce que dans le cas contraire les tableaux de r&#233;sultats sont toujours n&#233;gatifs. Nous avions d&#233;clar&#233; aupr&#232;s de Suez que nous allions apporter 350 millions de pesos (100 millions d'euros) par an pendant ces trois prochaines ann&#233;e, pour l'expansion du r&#233;seau, et plus 120 millions de pesos (34 millions d'euros) par an pour la maintenance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi le Gouvernement donne tant de chances &#224; la privatis&#233;e qui a le moins respect&#233; ses engagements par rapport au contrat ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons suivre la loi qui nous oblige &#224; ren&#233;gocier le contrat et nous devons passer par toutes les instances. Quand je n&#233;gocie je ne fais pas d'&#233;valuation sur comment a &#233;t&#233; le comportement de l'entreprise. S'ils se retirent, nous ferons une &#233;valuation et nous d&#233;finirons quelle sera notre strat&#233;gie envers l'entreprise, ce que pour le moment je ne peux pas rendre publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Etes-vous surpris par l'interruption des n&#233;gociations ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a peu de choses qui me surprennent. Ce fut une d&#233;cision de l'entreprise. Mais l'&#201;tat ne reste pas les bras ballant et r&#233;pondra avec toute l'&#233;nergie n&#233;cessaire aux diff&#233;rents mouvements que peut faire l'entreprise. S'ils nous disent qu'ils s'en vont, comme dans le cas d'Edenor, qu'ils nous informent qu'ils se sont arrang&#233;s avec un autre op&#233;rateur qui remplit ce que nous demandons, nous nous serrons la main et on passe &#224; autre chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une rumeur indique que la strat&#233;gie de Suez est de casser le contrat pour parier tout sur un jugement lui rapportant des millions devant le Ciadi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est possible. Dans la n&#233;gociation, on pr&#233;voyait que Suez allait demander que nous changions ce que nous avions fait signer &#224; d'autres privatis&#233;es, qui est le renoncement aux proc&#232;s devant le Ciadi. Nous n'&#233;tions pas encore arriv&#233;s &#224; parler du sujet, mais c'&#233;tait un point sur lequel nous allions s&#251;rement trouver des difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parlez-vous au pass&#233; parce vous ne croyez d&#233;j&#224; plus qu'il puisse y avoir un accord ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me cale sur les temps verbaux que Suez a utilis&#233;s dans le communiqu&#233; de presse dans lequel il a inform&#233; qu'ils recommanderaient au Conseil d'Administration d'Aguas Argentines de l&#226;cher la concession. La volont&#233; du Gouvernement est de suivre &#224; la lettre la loi qui nous oblige &#224; ren&#233;gocier les contrats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peut-on envisager un possible proc&#232;s fait &#224; l'entreprise ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons des strat&#233;gies juridiques que je ne peux pas commenter maintenant. Depuis qu'ils nous ont envoy&#233; une note en disant que dans les 30 jours ils pouvaient d&#233;cider d'annuler le contrat (le 7 ao&#251;t), nous menons depuis des consultations pour &#233;valuer notre r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le FMI continue &#224; faire pression en faveur de Suez ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que du FMI, les pressions ont venues de l'int&#233;rieur du pays. Il suffit de lire quelques articles de journaux, quelques &#233;ditoriaux du dimanche. Cela ne nous affecte pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Gouvernement a-t-il d&#233;j&#224; des candidats pour remplacer Suez ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu des groupes priv&#233;s qu'ont sond&#233;s l'entreprise elle-m&#234;me, mais avec nous il n'y a eu aucune approche formelle. Nous ne pouvons pas indiquer &#224; Suez avec qui il doit traiter. Je ne connais pas les n&#233;gociations qu'ils peuvent &#234;tre en train de mener.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Gouvernement a t-il eu des contacts avec des groupes locaux, comme Roggio, Techint ou Jorge Brito ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, dans tous les cas ce furent des contacts de l'entreprise. Eux ils en ont sond&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'arrivera t-il avec les tarifs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution du tarif d&#233;pend de la quantit&#233; de l'investissement &#233;tatique. Nous n'avions pas commenc&#233; &#224; n&#233;gocier ce point. Ce dernier mois nous avons eu pour la premi&#232;re fois des chiffres cr&#233;dibles sur le fonctionnement de l'entreprise. Nous &#233;tions arriv&#233;s jusque l&#224;, mais pas &#224; parler de tarifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On dit qu'au niveau technique l'Uniren avait arr&#234;t&#233; l'accord sur une augmentation de 25% et que Kirchner l'a bloqu&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kirchner n'a absolument pas pris part &#224; cette question tarifaire. Nous parlons de co&#251;ts, recettes et d&#233;ficits et cela a donn&#233; une certaine &#233;quation qu'il fallait couvrir avec des apports de l'&#201;tat ou avec l'augmentation de tarifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Banco Nacion pourrait accorder un cr&#233;dit &#224; l'entreprise pour aider &#224; refinancer sa dette avec le BID et la Corporation Financi&#232;re Internationale ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut un point de la n&#233;gociation qui est d&#233;j&#224; derri&#232;re. Suez nous a demand&#233; de consolider sa dette avec un cr&#233;dit en pesos dans une banque argentine. Nous avons dit que non et ils l'ont accept&#233;. Ils nous avaient aussi demand&#233; de baisser les garanties et d'arr&#234;ter tous les proc&#232;s qu'ont entam&#233;s les usagers. &#192; tout ceci nous leur avons r&#233;pondu par non et tout cela avait &#233;t&#233; d&#233;j&#224; d&#233;pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En mai 2004, quand le Gouvernement et l'entreprise ont sign&#233; un accord transitoire, Kirchner a plac&#233; Aguas Argentinas comme un exemple face aux autres privatis&#233;es. Que s'est-il pass&#233; depuis ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il s'est pass&#233;, c'est que beaucoup d'autres entreprises ont avanc&#233;, ont renonc&#233; au Ciadi, ont accept&#233; des cadres raisonnables et des nouveaux mod&#232;les r&#233;gulateurs de tarifs, tandis que la relation avec Aguas n'a pas &#233;volu&#233; dans le m&#234;me sens. Plus qu'un &#233;chec de la n&#233;gociation, je le consid&#232;re comme un changement dans la volont&#233; n&#233;gociatrice de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que devrait &#234;tre une rentabilit&#233; raisonnable pour l'entreprise d'eau ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle doit &#234;tre de 7 ou de 8% sur les investissements effectu&#233;s. C'est ce que nous avons offert &#224; Suez jusqu'&#224; la fin de la concession, en 2023. Avec un capital r&#233;gulateur de 1.800 millions de dollars nous leur avons propos&#233; un amortissement de cet ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des sp&#233;cialistes des services publics recommandent d'en finir avec le mod&#232;le d'un seul op&#233;rateur pour le service d'eau et des &#233;gouts.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise sera encore organis&#233;e comme jusqu'&#224; pr&#233;sent. Nous ne permettrons pas la s&#233;paration. Il est imp&#233;ratif qu'on ne casse pas la structure d'affaires. Si on d&#233;p&#232;ce la compagnie, on perd la dimension de l'entreprise et la capacit&#233; d'action de l'&#201;tat, parce qu'au lieu d'agir sur un seul front, on devrait se d&#233;placer sur plusieurs. L'Argentine est fatigu&#233;e de diviser des unit&#233;s d'affaires qui seraient rentables. C'est une d&#233;cision strat&#233;gique de maintenir la concession comme jusqu'&#224; pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le service est tr&#232;s d&#233;ficient dans d'importantes zones de la banlieue et il y a de graves probl&#232;mes avec les nappes phr&#233;atiques. Comment seront-ils r&#233;solus ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela est le r&#233;sultat de la politique des ann&#233;es 90, avec des ren&#233;gociations de contrat tr&#232;s douteuses. Un des principaux intervenants de la privatisation d'Obras Sanitarias, Eduardo Ceballos, est devenu ensuite le pr&#233;sident de l'Etoss.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu une politique d'abandon et aujourd'hui Aguas Argentinas a une dette incommensurable avec des milliers d'habitants. Nous avons une bombe &#224; retardement de l'autre c&#244;t&#233; de l'Avenue G&#233;n&#233;ral Paz (P&#233;riph&#233;rique de Buenos Aires), c&#244;t&#233; banlieue. Le Gouvernement travaille fortement pour la d&#233;samorcer, avec des investissements de 1.000 millions de pesos (286 millions d'euros) cette ann&#233;e et autres 1.000 millions en 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-56353-2005-09-11.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, Buenos Aires, 11 septembre 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traductions pour El Correo :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment l'Argentine peut d&#233;passer l'&#233;chec total de la privatisation de l'eau avec le groupe Suez. </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Comment-l-Argentine-peut-depasser-l-echec-total-de-la-privatisation-de-l-eau-avec-le-groupe-Suez</link>
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		<dc:creator>David Cufr&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le contrat avec Aguas Argentinas -filiale du groupe Suez- permet &#224; l'entreprise de couper le service &#224; ceux qui payent en retard leur facture. Actuellement, il y a 30.000 familles sans eau pour cette raison. Une des priorit&#233;s du nouveau mod&#232;le de concession, au-del&#224; de comment r&#233;soudre la crise avec Suez, est de garantir l'acc&#232;s universel &#224; l'eau. C'est ce que r&#233;clament les sp&#233;cialistes en mati&#232;re de services publics et les associations de d&#233;fense des utilisateurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'eau ne peut pas &#234;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Services-Publics-eau-electricite-ordures-etc" rel="directory"&gt;Services Publics : eau, &#233;lectricit&#233;, ordures, etc&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le contrat avec Aguas Argentinas -filiale du groupe Suez- permet &#224; l'entreprise de couper le service &#224; ceux qui payent en retard leur facture. Actuellement, il y a 30.000 familles sans eau pour cette raison. Une des priorit&#233;s du nouveau mod&#232;le de concession, au-del&#224; de comment r&#233;soudre la crise avec Suez, est de garantir l'acc&#232;s universel &#224; l'eau. C'est ce que r&#233;clament les sp&#233;cialistes en mati&#232;re de services publics et les associations de d&#233;fense des utilisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'eau ne peut pas &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une marchandise, mais doit &#234;tre valoris&#233;e comme un droit humain, soulignent-ils . Au Gouvernement, on veut saisir l'occasion et relever le d&#233;fi de concevoir un sch&#233;ma de fonctionnement pour les concessions d'eau et des &#233;gouts qui r&#233;pare les graves manquements de la derni&#232;re d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du contrat initial sign&#233; par le m&#233;n&#233;misme avec Aguas Argentinas en 1993, il ne reste pratiquement plus rien. Une fois &#233;tablis les engagements que devait assumer le concessionnaire, une s&#233;guidilla interminable de ren&#233;gociations l'ont lib&#233;r&#233; de la majorit&#233; d'entre eux et lui a permis de faire ce qu'il voulait : une affaire juteuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1993 et 2001, l'entreprise a obtenu une rentabilit&#233; moyenne de 15.4% sur son capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant les premiers mois de gestion de l'actuel gouvernement, un changement structurel du cadre de la concession a &#233;t&#233; s&#233;rieusement analys&#233;. Aguas Argentines cesserait d'&#234;tre le seul concessionnaire pour s'occuper de 12 millions d'utilisateurs de la Capital F&#233;d&#233;rale et de sa banlieue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau sch&#233;ma envisageait l'ouverture de l'affaire &#224; d'autres prestataires de service, y compris coop&#233;ratives et mutualistes. L'&#201;tat tenant &#224; nouveau un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant dans le d&#233;veloppement des r&#233;seaux, assumant la partie concernant l'expansion du r&#233;seau et de gestion des investissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les op&#233;rateurs se chargeraient de fournir le service et de le facturer aux utilisateurs, mais la collecte serait dirig&#233;e vers l'&#201;tat, qui paierait une redevance au concessionnaire pour sa prestation. Aguas Argentinas recevrait 7% de la facturation totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de l'&#233;quipe du ministre de Planification, Julio de Vido, on a commenc&#233; hier &#224; remettre &#224; flot ce sch&#233;ma, qui en son temps avait &#233;t&#233; n&#233;glig&#233; compte tenu de la pression du gouvernement fran&#231;ais, de la Banque Mondiale et du FMI en faveur de Suez. Robert Lavagna avait recommand&#233; &#224; N&#233;stor Kircher - de baisser d'un ton la confrontation parce qu'il avait besoin de l'appui de la France au sein du FMI pour obtenir un accord avec l'organisme, ce qui n'est jamais arriv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on a privatis&#233; l'eau, la Banque Mondiale -elle-m&#234;me partenaire de Suez- a recommand&#233; de ne pas confier l'ensemble du service &#224; une seule entreprise. Il devait y avoir au moins un partage horizontal, comme en t&#233;l&#233;phonie, o&#249; on a eu Telefonica (Espagnole) et Telecom (fran&#231;aise). De cette mani&#232;re il aurait &#233;t&#233; possible d'&#233;tablir des comparaisons de performance. &#034;Le mod&#232;le d'un concessionnaire priv&#233; unique a &#233;t&#233; un &#233;chec total&#034;, a r&#233;sum&#233; le d&#233;fenseur du Peuple de la Nation, Eduardo Mondino.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A son avis, il faut &#233;tudier un partage non seulement horizontal, avec deux op&#233;rateurs ou plus, mais aussi vertical, avec diff&#233;rentes compagnies assurant diff&#233;rentes fonctions. &#034;Il pourrait y avoir un op&#233;rateur &#171; en gros &#187;, un autre qui traite et rend potable l'eau, deux distributeurs et une autre entreprise qui se charge du traitement des &#233;gouts&#034;, a-t-il expliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat aurait de plus grandes possibilit&#233;s de contr&#244;le qu'actuellement. L'&#233;ventuelle sortie de Suez, oblige aussi &#224; r&#233;soudre de graves probl&#232;mes : comme il n'a pas tenu ses engagements d'investissements, on est face &#224; une situation catastrophique dans les nappes phr&#233;atiques, avec des r&#233;seaux de drainages cloacaux tr&#232;s d&#233;t&#233;rior&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/subnotas/56293-18734-2005-09-10.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Buenos Aires, 10 septembre 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction pour El Correo :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aguas Argentinas - Groupe Suez - a port&#233; la menace de la rupture &#224; la derni&#232;re &#233;tape.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Aguas-Argentinas-Groupe-Suez-a-porte-la-menace-de-la-rupture-a-la-derniere-etape</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Aguas-Argentinas-Groupe-Suez-a-porte-la-menace-de-la-rupture-a-la-derniere-etape</guid>
		<dc:date>2005-07-27T11:42:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>David Cufr&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le conseil d'administration du groupe a donn&#233; 30 jours au Gouvernement pour arriver &#224; un accord. S'il ne se concr&#233;tise pas, il dira que l'&#201;tat l'a forc&#233; &#224; s'en aller du pays. Comme l'a fait la multinationale fran&#231;aise quand elle est partie de la province de Sant&#233; Fe. &lt;br class='autobr' /&gt; Aguas Argentinas est pass&#233; de la menace &#224; l'action. Elle a envoy&#233; hier un ultimatum au Gouvernement : elle lui a donn&#233; trente jours ouvrables pour parvenir &#224; un accord dans la ren&#233;gociation du contrat ou, dans le cas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Services-Publics-eau-electricite-ordures-etc" rel="directory"&gt;Services Publics : eau, &#233;lectricit&#233;, ordures, etc&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le conseil d'administration du groupe a donn&#233; 30 jours au Gouvernement pour arriver &#224; un accord. S'il ne se concr&#233;tise pas, il dira que l'&#201;tat l'a forc&#233; &#224; s'en aller du pays. Comme l'a fait la multinationale fran&#231;aise quand elle est partie de la province de Sant&#233; Fe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aguas Argentinas est pass&#233; de la menace &#224; l'action. Elle a envoy&#233; hier un ultimatum au Gouvernement : elle lui a donn&#233; trente jours ouvrables pour parvenir &#224; un accord dans la ren&#233;gociation du contrat ou, dans le cas contraire, elle se consid&#233;rera comme ayant droit de demander l'annulation de la concession, en faisant porter la faute sur l'&#201;tat. L'entreprise a remis une note officielle au Minist&#232;re de la Planification et l'Entit&#233; de contr&#244;le, l'Etoss, contenant cet avertissement. Il s'agit d'un geste ferme qui laisse tr&#232;s peu de marge pour &#233;viter la rupture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re chose, qu'on a rappel&#233; au minist&#232;re de Julio De Vido, c'est que la compagnie suit le m&#234;me chemin que celui qui l'a amen&#233; &#224; abandonner sa concession dans la province de Santa Fe. L&#224; bas, le gouvernement de Jorge Obeid avait &#233;t&#233; inform&#233; que, s'il n'y avait pas d'accord dans trente jours, le groupe claquerait la porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ultimatum n'est pas seulement un outil de pression pour d&#233;montrer que les choses sont s&#233;rieuses, c'est aussi une proc&#233;dure formelle &#233;tablie dans le cadre contractuel. Aguas Argentinas a tir&#233; la premi&#232;re et maintenant, elle reste dans la meilleure position pour une &#233;ventuelle bataille l&#233;gale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 14.9.5 du cadre r&#233;gulateur dit que &#034;au cas o&#249; se v&#233;rifient les raisons d'une r&#233;siliation du contrat par la faute du conc&#233;dant, et si ces raisons subsistaient dans un d&#233;lai de 30 jours ouvrables, le concessionnaire pourra intimer la r&#233;siliation du contrat&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la note envoy&#233;e &#224; l'Etoss et au Sous-secr&#233;taire de Ressources Hydriques, secteur qui d&#233;pend du minist&#232;re de De Vido et qui est l'autorit&#233; d'application de la concession, l'entreprise rend responsable l'&#201;tat d'&#234;tre arriv&#233; &#224; cette situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La note a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;e au terme d'une r&#233;union du conseil d'administration. Les dirigeants ont analys&#233; la derni&#232;re proposition du Gouvernement pour ren&#233;gocier le contrat, qui a &#233;t&#233; remis avant-hier. Ils l'ont consid&#233;r&#233; presque comme une provocation, puisqu'il n'y avait aucune offre concr&#232;te d'augmentation tarifs, ni de r&#233;ponse &#224; la demande de subvention de 120 millions de pesos qu'avait formul&#233;e la compagnie, ni de promesse d'aide pour refinancer sa dette. Toutes ces requ&#234;tes avaient &#233;t&#233; faites aupr&#232;s de l'Ex&#233;cutif il y a pr&#233;cis&#233;ment vingt jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas eu de r&#233;ponses &#034;aux propositions faites par l'entreprise, mais on n'offre pas non plus d'alternatives&#034;, a protest&#233; Aguas Argentinas &#224; travers un communiqu&#233; de presse. La m&#234;me chose, mais avec des termes plus durs, est signifi&#233; au Gouvernement dans la note officielle. &#034;Les actionnaires ont d&#233;cid&#233; de faire une demande formelle pour que dans un d&#233;lai de 30 jours ouvrables, conform&#233;ment aux dispositions contractuelles, les mesures n&#233;cessaires pour retrouver l'&#233;quilibre du contrat soient prises &#034;, ajoute le communiqu&#233;. Si dans ce d&#233;lai il n'y a pas de solution au conflit, l'entreprise pourra en demander la r&#233;siliation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#233;gociations avec Aguas Argentinas durent depuis plus de trois ans. L'actuel gouvernement est pass&#233; plusieurs fois de la menace de rupture &#224; la recherche d'une solution &#224; tout prix. N&#233;stor Kirchner a accus&#233; plus d'une fois l'entreprise de faire pression sur l'Ex&#233;cutif, tandis qu'&#224; une autre occasion il la donnait en exemple devant le reste des privatis&#233;es quand il paraissait que les conversations &#233;taient en bon chemin. Robert Lavagna a fait propositions devant le BID et la Banque Mondiale pour qu'ils acceptent un refinancement &#224; taux bas de la dette de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que Aguas Argentinas accumule un nombre importants de non respects des engagements contractuels, qui justifieraient la r&#233;siliation de la concession par l'&#201;tat, le Gouvernement a pr&#233;f&#233;r&#233; ne pas le faire parce que cela ne l'int&#233;resse pas d'assumer la gestion de la concession. &#034;Ce n'est pas la Poste&#034;, a comment&#233; un fonctionnaire &#224; Pagina 12. &#034;Si nous avons des probl&#232;mes avec l'eau, les m&#234;mes gens qui maintenant nous poussent &#224; ce que nous jetions dehors les fran&#231;ais, vont ensuite s'en prendre &#224; nous&#034;, a t-il admis. Le groupe fran&#231;ais Suez contr&#244;le l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Vido a essay&#233; lors de son r&#233;cent voyage en Espagne d'approcher un groupe d'investissement de ce pays pour qu'il se charge d'Aguas Argentinas. Il a aussi essay&#233; localement avec des groupes comme Roggio et Techint, ainsi qu'avec un pool de banques envoy&#233;es par Jorge Brito, du Macro Bansud. Toutefois, toutes ces possibilit&#233;s ont &#233;chou&#233;. L'affaire de l'eau est peu rentable &#224; court terme et dans les conditions dans lesquelles se trouve l'entreprise, avec une dette de 600 millions de dollars sur le dos, pour le moment personne ne veut se charger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Gouvernement, d'autre part, ne para&#238;t pas dispos&#233; &#224; accepter les conditions de la compagnie, qui sont tr&#232;s difficiles &#224; justifier politiquement. Tant la subvention de 120 millions de pesos, que l'augmentation de tarifs r&#233;sidentiels, ou encore le pr&#234;t en million de pesos de la Banque Nation. L'entreprise a r&#233;pondu par un ultimatum. Dans 30 jours ouvrables, tout au plus, ce chapitre de l'histoire pourrait se terminer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/economia/2-54238-2005-07-27.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;. Buenos Aires, 27 juillet le 2005&lt;br class='autobr' /&gt;
Traduction pour El Correo par Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>N&#233;gociation avec la France sur l'avenir de l'eau argentine du Groupe Suez</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Negociation-avec-la-France-sur-l-avenir-de-l-eau-argentine-du-Groupe-Suez</link>
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		<dc:date>2005-01-19T20:10:55Z</dc:date>
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		<dc:creator>David Cufr&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;N&#233;stor Kirchner examinera avec Jacques Chirac, l'avenir de la concession d'Aguas Argentinas. Ce sera un sujet central de l'agenda du Pr&#233;sident lors de sa visite &#224; Paris, alors que les n&#233;gociations avec l'entreprise sont embourb&#233;es et qu'il existe des menaces crois&#233;es d'annuler le contrat. &lt;br class='autobr' /&gt; Personne ne veut c&#233;der sur ses pr&#233;tentions quant aux caract&#233;ristiques que devrait avoir l'exploitation du service dans le futur. Au fond, la volont&#233; des parties est d'arriver &#224; un accord. Les principales (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Services-Publics-eau-electricite-ordures-etc" rel="directory"&gt;Services Publics : eau, &#233;lectricit&#233;, ordures, etc&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;N&#233;stor Kirchner examinera avec Jacques Chirac, l'avenir de la concession d'Aguas Argentinas. Ce sera un sujet central de l'agenda du Pr&#233;sident lors de sa visite &#224; Paris, alors que les n&#233;gociations avec l'entreprise sont embourb&#233;es et qu'il existe des menaces crois&#233;es d'annuler le contrat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Personne ne veut c&#233;der sur ses pr&#233;tentions quant aux caract&#233;ristiques que devrait avoir l'exploitation du service dans le futur. Au fond, la volont&#233; des parties est d'arriver &#224; un accord. Les principales associations de consommateurs le savent et r&#233;clament au Gouvernement qu'il expulse la compagnie pour le non respect de ses engagements de fa&#231;on r&#233;p&#233;t&#233;e. L'une d'elles, par ailleurs, a confirm&#233; &#224; P&#225;gina/12 qu'elle sollicitera aupr&#232;s de la Justice le recouvrement effectif des amendes inflig&#233;es &#224; l'entreprise pour 400 millions de pesos lors d' un proc&#232;s qu'elle a r&#233;cemment gagn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie fran&#231;aise Suez est le principal actionnaire d'Aguas Argentinas. Le gouvernement de son pays l'approuve. Chirac se penchera personnellement dans la question (Voir pourquoi pourquoi : [&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=15558&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Recherche sur les &#034;concessions&#034; d'eau potable : les Barons de l'Eau&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;]. Il fera part &#224; Kirchner de son int&#233;r&#234;t pour que la multinationale continue &#224; g&#233;rer la concession dans la Capitale F&#233;d&#233;rale et les 17 communes de la banlieue de Buenos Aires. Les principaux dirigeants de Suez et d'Aguas, pour leur part, rencontreront Robert Lavagna et Julio de Vido pour essayer de d&#233;bloquer la n&#233;gociation. Les ministres font partie de cette d&#233;l&#233;gation qui est all&#233;e &#224; Paris. Tant le Gouvernement que les chefs d'entreprise mettent beaucoup d'espoirs dans ces discussions &#224; haut niveau, mais admettent qu'il ne sera pas facile d'arriver &#224; un accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les trois principaux points de conflit :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le premier est que le Pouvoir Ex&#233;cutif pr&#233;tend assumer pour le temps qui reste &#224; la concession -18 ans- la t&#226;che de d&#233;veloppement du r&#233;seau. Il le ferait &#224; travers un fid&#233;icommis, qui m&#232;nerait les appels d'offres et le choix des diff&#233;rentes entreprises pour chaque travaux en particulier. Aguas resterait seulement comme op&#233;rateur, sch&#233;ma qui r&#233;tr&#233;cie consid&#233;rablement son domaine d'action et sa rentabilit&#233;. Depuis l'entreprise a ni&#233; &#224; Pagina 12 que l&#224; est la raison de son opposition &#224; la proposition. Ils ont fait valoir qu'ils pr&#233;tendent avoir des ressources pour &#233;tendre le r&#233;seau. Si ce compromis ne figure pas dans le contrat - ont ils affirm&#233; -, on courrait le risque que l'&#201;tat ne fasse pas les investissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Un second aspect est le proc&#232;s qu'Aguas a entam&#233; contre l'Argentine devant le tribunal international de la Banque Mondiale. Le Gouvernement exige qu'elle renonce &#224; sa plainte, dont l'origine est un suppos&#233; non respect du contrat &#224; cause de la d&#233;valuation et du gel des tarifs. L'entreprise garde cela comme un moyen de pression dans la n&#233;gociation. De fait, la semaine pass&#233;e, elle a remis une information &#224; Washington - si&#232;ge du tribunal - pour r&#233;activer la cause, qui &#233;tait suspendue depuis mai 2004 par un accord transitoire sign&#233; entre la compagnie et le gouvernement et qui est arriv&#233; &#224; terme le 31 d&#233;cembre 2004. Finalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le troisi&#232;me conflit, plus grand porte sur le niveau de rentabilit&#233; que pr&#233;tend l'entreprise et celui qu'offre le Gouvernement. En fonction de cela, il y a aussi des diff&#233;rences dans l'augmentation des tarifs. La compagnie veut augmenter ses tarifs de 60 %, tandis que les autorit&#233;s acc&#233;deraient &#224; 16%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un acteur a obtenu rentrer dans la n&#233;gociation :&lt;/strong&gt; les associations d'utilisateurs. Un groupement d'association vient de gagner dans un proc&#232;s contre l'entreprise pour ne pas tenir le niveau de pression d'eau exig&#233; par le contrat de concession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai pass&#233;, la Cour Civile et la Commerciale F&#233;d&#233;rale num&#233;ro 6 s'est d&#233;clar&#233;e en faveur des demandeurs et a impos&#233; au concessionnaire une amende de 10 pesos par utilisateur pour tout le temps durant lequel le service n'a pas &#233;t&#233; conforme aux engagements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a environ un million d'utilisateurs favoris&#233;s, principalement dans la banlieue sud de Buenos Aires. Apr&#232;s l'appel d'Aguas, la Chambre de la m&#234;me juridiction a ratifi&#233; la mesure en d&#233;cembre pass&#233;, bien qu'elle ait r&#233;duit l'amende &#224; 5 pesos par utilisateur. Cela donnequelque 400 millions de pesos (100 millions d'euro).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aguas et le Gouvernement sont d'accord d'all&#233;ger le sujet de la ren&#233;gociation du contrat, ce pourquoi elles ont besoin de convaincre les d&#233;fenseurs des clients. Le d&#233;put&#233; H&#233;ctor Polino, repr&#233;sentant de &#171; Consommateurs Libres &#187;, a affirm&#233; &#224; ce journal que l'organisme &#034;ne retirera pas la plainte&#034; et a assur&#233; que &#034;l'entreprise devra se soumettre &#224; la d&#233;cision de la Justice&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12web.com.ar/diario/economia/2-46360.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Buenos Aires, 19 janvier 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit pour El Correo par Carlos et Estelle Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aguas Argentines - Groupe Suez et l'Argentine sont au bord de la rupture.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Aguas-Argentines-Groupe-Suez-et-l-Argentine-sont-au-bord-de-la-rupture</link>
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		<dc:date>2005-01-19T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>David Cufr&#233;</dc:creator>



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&lt;p&gt;Avec Kirchner sur le point de voyager &#224; Paris, la relation avec l'entreprise fran&#231;aise s'est tendue jusqu'au bord de la rupture. &lt;br class='autobr' /&gt;
La relation entre le Gouvernement et Aguas Argentinas se trouve au m&#234;me point qu'il y a un an : au bord de la rupture. Les deux parties se montrent intransigeantes dans la n&#233;gociation d'un nouveau contrat, et depuis la Casa Rosada on laisse filtrer que la r&#233;siliation du contrat est une question de quelques jours. La version serait plus cr&#233;dible sans l'ant&#233;c&#233;dent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Services-Publics-eau-electricite-ordures-etc" rel="directory"&gt;Services Publics : eau, &#233;lectricit&#233;, ordures, etc&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec Kirchner sur le point de voyager &#224; Paris, la relation avec l'entreprise fran&#231;aise s'est tendue jusqu'au bord de la rupture.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7122 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L180xH235/doc-339-5336e116-1c44c.jpg?1712579470' width='180' height='235' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La relation entre le Gouvernement et Aguas Argentinas se trouve au m&#234;me point qu'il y a un an : au bord de la rupture. Les deux parties se montrent intransigeantes dans la n&#233;gociation d'un nouveau contrat, et depuis la Casa Rosada on laisse filtrer que la r&#233;siliation du contrat est une question de quelques jours. La version serait plus cr&#233;dible sans l'ant&#233;c&#233;dent de janvier 2004, quand N&#233;stor Kirchner lui-m&#234;me a agit&#233; en public et en priv&#233; la menace de la r&#233;siliation. Alors la crise a &#233;t&#233; r&#233;solue par un accord transitoire, qui convenait hypoth&#233;tiquement &#224; tous. Mais la tr&#234;ve est arriv&#233;e &#224; son terme le 31 d&#233;cembre dernier et les luttes non r&#233;solues sont sorties sur la sc&#232;ne toutes ensembles. Le Pr&#233;sident essayera de d&#233;bloquer le sujet apr&#232;s-demain &#224; Paris. Ce jour l&#224; il rencontrera Jacques Chirac, qui d&#233;fend les int&#233;r&#234;ts du groupe Suez, qui contr&#244;le Aguas argentinas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Gouvernement pr&#233;tend changer des aspects centraux de l'ancien contrat avec la compagnie. Cette convention est tomb&#233;e avec la d&#233;valuation et la loi d'Urgence &#201;conomique a donn&#233; un cadre pour n&#233;gocier un nouveau contrat. Le non respect de fa&#231;on grave et r&#233;p&#233;t&#233;e de ses engagements par l'entreprise permettrait au Pouvoir Ex&#233;cutif de lui enlever la concession, comme il l'a fait avec les op&#233;rateurs de la poste, du chemin de fer San Martin et de l'espace radio&#233;lectrique. Toutefois, la strat&#233;gie officielle n'est pas celle-l&#224; mais de modifier les conditions d'exploitation du service, en laissant Aguas comme op&#233;rateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie rejette ce sch&#233;ma parce qui r&#233;duit son champs d'affaires. En outre, elle pr&#233;tend assurer un niveau de rentabilit&#233; tr&#232;s sup&#233;rieure &#224; celui qu'est dispos&#233; &#224; lui accorder le Gouvernement. Dans le bras de fer de ces derniers jours, chaque partie joue son va-tout. L'entreprise est soutenue par des alli&#233;s puissants : le gouvernement fran&#231;ais, le FMI et la Banque Mondiale (dont la France fait partie). Ce dernier organisme est actionnaire d'Aguas Argentinas par le biais de la &#171; Corporation Financi&#232;re Internationale &#187; (CFI), son bras arm&#233; pour op&#233;rer dans le secteur priv&#233;. La CFI d&#233;tient 5 % de l'entreprise et, simultan&#233;ment, elle est son principal cr&#233;ancier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Gouvernement soutient qu'il n'est pas facile de supporter la pression externe. A partir de l&#224; des doutes et des avis partag&#233;s &#233;mergent quant &#224; l'opportunit&#233; d'abolir le contrat. Le consensus au sein de l'Ex&#233;cutif est de le modifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour forcer &#224; l'entreprise &#224; accepter les changements, plusieurs signes ont &#233;t&#233; lanc&#233;s ces derniers jours. Comme l'amende pour 2 millions de pesos que l'Entit&#233; de contr&#244;le (l'Etoss) a impos&#233;s &#224; Aguas &#224; cause de ses coupures de service de la fin d&#233;cembre et du d&#233;but janvier, et la somation de payer 60 millions de pesos de p&#233;nalit&#233;s qui &#233;taient en suspens. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie a dix jours, en comptant depuis hier, pour remplir cette derni&#232;re exigence, apr&#232;s sa publication dans le Bulletin Officiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre aspect qui joue pour le Gouvernement argentin est le proc&#232;s qui porte sur des millions de pesos qu'Aguas est sur le point de perdre. Il s'agit de deux actions entam&#233;es par un groupe d'associations de consommateurs. Une d'elles porte sur le fait que l'entreprise ne remplit pas depuis 1995 jusqu'&#224; aujourd'hui, l'obligation de soutenir une certaine pression d'eau. La Chambre Civile et Commerciale F&#233;d&#233;rale a ratifi&#233; au d&#233;but d&#233;cembre un jugement de premi&#232;re instance qui a impos&#233; une amende &#224; l'entreprise de 5 pesos (0.26&#8364;) par utilisateur tant qu'elle ne remplirait pas ses obligations. L'Etoss a estim&#233; qu'il y a environ un million d'utilisateurs favoris&#233;s par le jugement, principalement du sud de la banlieue de Buenos Aires. Comme l'ordre judiciaire a des effets r&#233;troactifs, la dette d'Aguas s'&#233;l&#232;verait au moins &#224; 400 millions de pesos (104 millions d'euro)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second jugement est encore plus dangereux pour le concessionnaire. On l'a accus&#233; de ne pas avoir install&#233; de compteurs d'eau &#224; des utilisateurs industriels et commerciaux qui, du coup auraient pay&#233; des factures tr&#232;s inf&#233;rieures. Un jugement d&#233;favorable pourrait lui co&#251;ter quelque 900 millions de pesos (234 millions d'euro).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise a une fa&#231;on d'&#233;viter de telles sanctions : obtenir un accord avec le Gouvernement et avec les associations de consommateurs pour qu'ils renoncent aux proc&#232;s. L'Uniren, l'organisme officiel qui ren&#233;gocie les contrats avec les privatis&#233;es, est dispos&#233; &#224; le faire. Mais, en &#233;change, il r&#233;clame que la compagnie r&#233;duise ses pr&#233;tentions de rentabilit&#233; pour les ann&#233;es qui restent de concession. En outre, il exige que l'entreprise retire la proc&#233;dure contre l'&#201;tat argentin entam&#233;e devant le tribunal international de la Banque Mondiale, le Ciadi, o&#249; cette derni&#232;re est juge et parti parce qu'elle est associ&#233;e &#224; l'entreprise. La troisi&#232;me condition que pr&#233;tend imposer l'Uniren est qu'Aguas se limite &#224; la gestion du service, tandis que les investissements seraient administr&#233;s par le Gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un d&#233;tail et non le moindre pour que l'accord propos&#233; par l'Uniren puisse &#234;tre appliqu&#233; : que les associations de consommateurs qui ont poursuivi l'entreprise renoncent aux proc&#232;s. Le Gouvernement essaye de les convaincre. L'entreprise, &#224; son tour, rejette cette alternative de n&#233;gociation et cherche gagner la bataille avec l'appui du gouvernement fran&#231;ais et des organismes de cr&#233;dit, FMI, Banque Mondial, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12web.com.ar/diario/economia/2-46317.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 18 janvier 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit pour El Correo par Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Amendes, sanctions et saisies chez Edesur (Endesa - Espagne), Edenor (EDF - la France) et Aguas Argentinas (Suez Environnement - France)</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Amendes-sanctions-et-saisies-chez-Edesur-Endesa-Espagne-Edenor-EDF-la-France-et-Aguas-Argentinas-Suez-Environnement-France</link>
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		<dc:creator>David Cufr&#233;</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans une r&#233;action ferme face aux coupures d'approvisionnement en &#233;lectricit&#233; et en eau durant la derni&#232;re semaine, le Gouvernement a impos&#233; aux privatis&#233;es de fortes sanctions, et leur a r&#233;clam&#233; le paiement d'amendes appliqu&#233;es pour le non respect de leurs engagements pr&#233;c&#233;dents. L'Etoss a appliqu&#233; une amende de deux millions de pesos &#224; Aguas Argentinas, apr&#232;s les nombreuses protestations contre l'entreprise fran&#231;aise. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le prix &#233;lev&#233; de couper le service &lt;br class='autobr' /&gt;
Il fait chaud, on coupe (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Privatisees" rel="directory"&gt;Privatis&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans une r&#233;action ferme face aux coupures d'approvisionnement en &#233;lectricit&#233; et en eau durant la derni&#232;re semaine, le Gouvernement a impos&#233; aux privatis&#233;es de fortes sanctions, et leur a r&#233;clam&#233; le paiement d'amendes appliqu&#233;es pour le non respect de leurs engagements pr&#233;c&#233;dents. L'Etoss a appliqu&#233; une amende de deux millions de pesos &#224; Aguas Argentinas, apr&#232;s les nombreuses protestations contre l'entreprise fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le prix &#233;lev&#233; de couper le service&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fait chaud, on coupe l'&#233;lectricit&#233;, l'eau dispara&#238;t. Les entreprises promettent de r&#233;tablir les services, des jours passent et la situation est encore plus ou moins la m&#234;me. La &lt;i&gt;bronca&lt;/i&gt; cro&#238;t. On organise des marches et les usagers sont furieux face aux cameras de t&#233;l&#233;vision. L'esprit de la soci&#233;t&#233; est en soi d&#233;j&#224; sensibilis&#233; en ce qui concerne les contr&#244;les qu'applique (pas) l'&#201;tat apr&#232;s la trag&#233;die de R&#233;publique Croma&#241;&#243;n. &#192; tout cela s'ajoute qu'au Gouvernement, on interpr&#232;te plusieurs mouvements des privatis&#233;es comme des manoeuvres en catiminie pour prot&#233;ger leurs privil&#232;ges. La situation est devenue explosive. Avant qu'elle ne lui explose dans les mains, la Casa Rosada d&#233;cide d'agir. &#192; travers l'entit&#233; r&#233;gulatrice, il a ordonn&#233; hier des amendes et des saisies contre les distributeurs &#233;lectriques pour plus de 110 millions de pesos (28 M de &#8364;), en m&#234;me temps il a impos&#233; une sanction de 2 millions (512.820,51 euro) &#224; Aguas Argentinas, et la somme de payer les 60 millions (15.384.615 euro) d'amendes en suspens. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre de Planification, Julio de Vido, s'est pr&#233;sent&#233; hier &#224; apr&#232;s-midi dans le salon de conf&#233;rences de la Maison de Gouvernement pour donner les nouvelles. &#034;Il ne faut jamais &#233;carter&#034; que le Pouvoir Ex&#233;cutif annule les concessions si le non-respect des engagements se r&#233;p&#232;te, a t-il signal&#233;. &#034;En Argentine il ne peut y avoir d'usagers captifs dans aucune circonstance&#034;, a-t-il ajout&#233;. Apr&#232;s cela, le fonctionnaire a d&#233;taill&#233; la liste de p&#233;nalit&#233;s, quelques unes &#233;tant de gravit&#233; maximale : &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'Entit&#233; de contr&#244;le des compagnies &#233;lectriques (ENRE) a formul&#233; ses charges contre les distributeurs pour les coupures d'&#233;nergie du 3 au 6 janvier. L'amende avoisinera le million de pesos, comme suit : pour Edesur 460.000 pesos (115.384.61 &#8364;) ; pour Edenor 400.000 (102.564.10 &#8364;) et pour Edelap 140.000 (35.897.44&#8364;). &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le m&#234;me organisme a sanctionn&#233; Edesur pour 6.6 millions de pesos (1.692.307.10 &#8364;) et Edenor pour 5.4 millions (1.384615.30 &#8364;) pour le non respect des montants d'investissement&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En troisi&#232;me lieu, l'ENRE intime aux compagnies mentionn&#233;es sur le point pr&#233;c&#233;dent de se mettre &#224; jour avec leurs obligations contractuelles mentionn&#233;es &#034;sur les niveaux d'investissement et avec &#233;volution de la demande&#034;. Si dans dix jours les entreprises ne l&#232;vent pas cet &#034;inaccomplissement substantiel&#034;, l'Entit&#233; &#034;demandera l'ex&#233;cution des garanties accord&#233;es&#034;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Finalement, l'organisme r&#233;gulateur a ordonn&#233; &#034;le d&#233;but de l'embargo&#034; de 98 millions de pesos (25.128.205 &#8364;) &#224; Edesur, Edenor et Edelap pour des amendes en suspens de paiement qui se trouvent en cours d'ex&#233;cution judiciaire. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les compagnies ont &#233;t&#233; d&#233;concert&#233;es. Leur premi&#232;re r&#233;action a &#233;t&#233; d'interpr&#233;ter les sanctions comme un geste de pression face &#224; la ren&#233;gociation de ses contrats. Edesur et Edenor, en particulier, ont consid&#233;r&#233; que le Gouvernement leur a envoy&#233; un message pour qu'elles acceptent de signer un accord semblable &#224; celui que l'Ex&#233;cutif a souscrit avec Edelap. Ces autres distributeurs ne partagent pas les crit&#232;res de la convention, puisqu'ils estiment qu'elle implique de &#034;renoncer &#224; des droits permanents dans le cadre d'un accord provisoire&#034;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a trois aspects qu'ont soulign&#233;s les compagnies &#233;lectricit&#233; pour &#233;valuer ce qui &#233;tait arriv&#233; hier et d&#233;crire leur surprise. &#034;C'est un fait grave parce que jusqu'&#224; pr&#233;sent le Gouvernement avait maintenu en suspens l'encaissement des amendes. C'&#233;tait un sujet qui faisait partie de la ren&#233;gociation des contrats&#034;, ont-ils dit d'abord. Ils ont aussi attir&#233; l'attention sur la vitesse d'application de sanctions pour les coupures d'&#233;lectricit&#233; des derniers jours, puisque l'ENRE prend g&#233;n&#233;ralement davantage de temps pour agir. De fait, l'organisme analysait r&#233;cemment quelles amendes ils allaient appliquer pour les d&#233;faillances du second semestre 2003. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, il y a un fait tr&#232;s politique : N&#233;stor Kirchner va rencontrer dans une semaine le pr&#233;sident fran&#231;ais, Jacques Chirac, et six jours plus tard l'espagnol, Jos&#233; Luis Rodriguez Zapatero. Tous les deux d&#233;fendent des entreprises de leurs pays, comme EDF, Electricit&#233; de France (Edenor) et Suez Environnement (Aguas Argentines), dans un cas, et Endesa (Edesur), dans un autre. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Vido a soutenu que &#034;sous aucun aspect&#034; on peut sp&#233;culer sur le fait que cela endommagera la relation avec ces pays. Le ministre a aussi d&#233;taill&#233; les amendes d'Aguas Argentines. Les responsables de l'Etoss (entit&#233; qui contr&#244;le cette entreprise) et le ministre se sont r&#233;unis avec Kirchner avant la conf&#233;rence de presse. La compagnie a &#233;t&#233; mise &#224; l'amende pour 2.016.054 des pesos (516.936,92 &#8364;) pour les coupures d'approvisionnement des derniers jours de d&#233;cembre 2004 et les premiers janvier 2005. En outre, et ce qui est le plus grave, il lui a &#233;t&#233; ordonn&#233; de payer les amendes en suspens pour quelque 60 millions de pesos (15.384.615 &#8364;). Dans ce cas, on le doit au fait que le 31 d&#233;cembre 2004 l'accord transitoire que le Gouvernement avait sign&#233; avec l'entreprise - et qui &#233;tablissait, entre autres, la suspension du paiement d'amendes- est arriv&#233; &#224; &#233;ch&#233;ance. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#225;gina/12 a r&#233;v&#233;l&#233; samedi dernier que l'UniRen, l'organisme charg&#233; de ren&#233;gocier les contrats avec les privatis&#233;es, n&#233;gociait un accord avec Aguas pour signer une nouvelle lettre d'intention, qui &#233;tablissait la prorogation de la &#171; gr&#226;ce &#187; sur le paiement des amendes. Ce plan n'&#233;tait pas accord&#233; politiquement au plus haut niveau et explique la forte col&#232;re de Kirchner quand il a connu les nouvelles. L'objectif de l'UniRen &#233;tait de pousser la signature de cet accord avant le voyage du Pr&#233;sident en France, o&#249; il sera re&#231;u par Chirac. Kirchner a fait avorter la manoeuvre et a consid&#233;r&#233; cet &#233;l&#233;ment comme une raison suppl&#233;mentaire pour acc&#233;l&#233;rer les amendes contre les privatis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12web.com.ar/diario/elpais/1-46038-2005-01-12.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 12 janvier le 2005 &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit pour El Correo par :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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