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		<title>L'Argentine perd son cap &#224; l'ONUInexp&#233;rience ou soumission aux &#201;tats-Unis ?</title>
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		<dc:creator>V&#237;ctor Ego Ducro</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le discours de Kirchner s'est av&#233;r&#233; alarmant. Il s'est align&#233; avec la politique belliqueuse de Washington, de Sarkozy et d'Isra&#235;l, et il d&#233;note une s&#233;v&#232;re n&#233;gligence institutionnelle. &lt;br class='autobr' /&gt; Le gouvernement argentin joue avec du feu. Lors de la 62&#232;me l'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale des Nations Unies (ONU) il a d&#233;montr&#233; son inexp&#233;rience &#224; l'heure de tracer sa propre strat&#233;gie internationale. Il est rest&#233; grossi&#232;rement soumis aux pressions des &#201;tats-Unis et d'Isra&#235;l dans ses attaques contre l'Iran, et a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Argentina-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45" rel="directory"&gt;Argentine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le discours de Kirchner s'est av&#233;r&#233; alarmant. Il s'est align&#233; avec la politique belliqueuse de Washington, de Sarkozy et d'Isra&#235;l, et il d&#233;note une s&#233;v&#232;re n&#233;gligence institutionnelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement argentin joue avec du feu. Lors de la 62&#232;me l'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale des Nations Unies (ONU) il a d&#233;montr&#233; son inexp&#233;rience &#224; l'heure de tracer sa propre strat&#233;gie internationale. Il est rest&#233; grossi&#232;rement soumis aux pressions des &#201;tats-Unis et d'Isra&#235;l dans ses attaques contre l'Iran, et a ouvert les portes de l'Argentine &#224; une nouvelle provocation de la CIA et/ou du Mosad - avec l'utilisation ou non d'Osama Ben Laden -, puisqu'&#224; tout moment peut &#233;clater en Argentine un nouvel &#034;attentat du terrorisme international&#034;, selon le vocabulaire mis &#224; la mode par l'administration de George W. Bush.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Nestor Kirchner fut comme un boxeur mal entra&#238;n&#233; et d&#233;pourvu de technique, fig&#233; au centre d'un &lt;i&gt;ring&lt;/i&gt; dans l'obscurit&#233; et lan&#231;ant des coups &#224; droite et &#224; gauche, sans piger m&#234;me o&#249; &#233;tait son rival.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'est r&#233;f&#233;r&#233; au juste droit argentin sur les &#238;les les Malouines et l'a fait avec pr&#233;cision : &#034;Mon gouvernement manifeste un rejet &#233;nergique &#224; la pr&#233;tention britannique d'&#233;tablir des espaces maritimes autour de ces archipels (&#8230;). En particulier, il rejette, l'intention r&#233;cemment diffus&#233;e par la Grande-Bretagne de pr&#233;senter devant la Commission de Limites de la Plate-forme Continentale sur la limite ext&#233;rieure de la plate-forme continentale&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ses paroles sont rest&#233;es en suspens faute d'avoir rempli certaines conditions requises en politique ext&#233;rieure, comme obtenir des consentements pr&#233;alables dans les blocs (le Mercosur, par exemple) ; ne pas identifier un plus vaste cadre d'alliances (les diff&#233;rents crit&#232;res des pays en d&#233;veloppement dans le sein de l'ONU) ; et ne pas favoriser d'accords minimaux avec des acteurs d&#233;terminants de cette sc&#232;ne (Russie et Chine, entre autres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs des pays &#233;mergents, comme la Russie et la Chine pourraient &#234;tre des associ&#233;s de poids dans la dispute contre la Grande-Bretagne sur les &#238;les Malouines (surtout parce que les pr&#233;tentions de Londres montrent un dessein h&#233;g&#233;monique en mati&#232;re des ressources &#233;nerg&#233;tiques et les pays pr&#233;c&#233;demment mentionn&#233;s restent sur le trottoir en face, mais on peut difficilement aspirer &#224; ces associations quand les concessions faites aux &#201;tats-Unis et &#224; 'Isra&#235;l au sujet de l'Iran sont arriv&#233;es l&#224; elles sont arriv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'incapacit&#233; montr&#233;e, jusqu'&#224; maintenant, &#224; apporter des preuves dignes de foi qui valident les accusations de manque de coop&#233;ration autour de l'investigation du cas AMIA laisse dans le ridicule la position argentine face &#224; l'Iran, et met &#224; nu que ce qui &#233;quivaut &#224; une acceptation directe des souhaits des &#201;tats-Unis et d'Isra&#235;l, des pays qui disposent d&#233;j&#224; de la complicit&#233; de la France de Nicolas Sarkozy dans leurs strat&#233;gies belliqueuses contre la nation persane (d'un pillage de ses ressources naturelles).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces desseins militaristes ont &#233;t&#233; ratifi&#233;s il y a peu de jours, et en pr&#233;alable &#224; ce qui se passe &#224; l'ONU, par le ministre des affaires &#233;trang&#232;res de la France, Bernard Kouchner, qui a menac&#233; l'Iran de la guerre. Kouchner, m&#233;decin de profession , d&#233;crit comme ami du Mosad, a fait partie du dernier &#034;r&#232;gne socialiste&#034; fran&#231;ais et pendant les ann&#233;es 90 s'&#233;tait fait remarqu&#233; comme un des principaux architectes de la soi-disant doctrine de &#034;l'intervention humanitaire&#034;, adopt&#233;e par les &#201;tats-Unis, l'Union Europ&#233;enne (UE) et le Conseil de la S&#251;ret&#233; de l'ONU, et dont le dernier bijou est l'actuelle occupation internationale d'Ha&#239;ti. [Apr&#232;s la Serbie et le Soudan rat&#233;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les constantes concessions de Buenos Aires aux &lt;i&gt;lobbies&lt;/i&gt; des Etats Unis et de la droite sioniste, &#224; l'int&#233;rieur et l'ext&#233;rieur de l'Argentine - d'une attitude douteuse face &#224; l'attentat de l'AMIA, en 1994 - sont rest&#233;s en &#233;vidence &#224; New York et laissent le pays expos&#233; maintenant &#224; une &#233;ventuelle nouvel le la ronde de la logique terroriste que l'administration Bush a inaugur&#233; le 11 septembre 2001, dans son ardeur justificatrice du dessein militariste et r&#233;pressif qu'il d&#233;ploie dans le monde et &#224; l'int&#233;rieur de son propre territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette grave inexp&#233;rience du gouvernement argentin souscrit termes objectifs au plan d'action pr&#233;vu par les &#201;tats-Unis et les secteurs les plus de droite de l'Union Europ&#233;enne (UE) pour l'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale de l'ONU. Cela fait d&#233;j&#224; des d&#233;cennies que le bloc h&#233;g&#233;monique [USA et UE] se pose de vider le contenu de l'Assembl&#233;e - o&#249; par des questions institutionnelles et d'arithm&#233;tique de votes, le bloc a l'habitude de rester en minorit&#233;, pour renforcer le Conseil de la S&#251;ret&#233;, de l'organisme puisque celui-ci est dans les mains des cinq membres permanents avec le droit &#224; veto et en constante violation de ses propres statuts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C' est dans cette dialectique dont font parties les impudiques diatribes de Bush contre Cuba, le Venezuela et d'autres pays, au nom d'une &#034;d&#233;mocratie&#034; avec le sceau du Secr&#233;tariat de D&#233;fense, &#224; la mani&#232;re de l'Irak, par exemple, et des camps de concentration d&#233;nonc&#233;s par la presse &#233;tasunienne elle m&#234;me. Il semblerait que, une fois encore , l'Argentine (et au passage le Mercosur aussi) a perdu l'occasion de tenir au sein de la &#171; communaut&#233; internationale &#187; une position autonome et tendant &#224; revendiquer s&#233;rieusement les propositions de multipolarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce qui est encore plus grave, le gouvernement de Buenos Aires a compromis sa condition de sujet de droit international et avec cela la possibilit&#233; d'avoir une politique ext&#233;rieure s&#233;rieuse et responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.prensamercosur.com.ar/apm/nota_completa.php?idnota=3666&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;APM&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Buenos Aires, le 27 septembre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; de&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Apr&#232;s le Sommet de Rio, le Mercosur avance bien que cela ne plaise pas aux ogres habituels. </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Apres-le-Sommet-de-Rio-le-Mercosur-avance-bien-que-cela-ne-plaise-pas-aux-ogres-habituels</link>
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		<dc:creator>V&#237;ctor Ego Ducro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ce fut le conclave pr&#233;sidentiel le plus important. Par ses d&#233;cisions, par les promesses de nouvelles incorporations, parce qu'il a d&#233;menti les opposants de toujours. &lt;br class='autobr' /&gt; Nous sommes habitu&#233;s aux op&#233;rations de toujours. Les grands m&#233;dias, par exemple, mart&#232;lent le m&#234;me refrain, que le MERCOSUR est embourb&#233;, que Lula est f&#226;ch&#233; avec Chavez, que Kirchner, que l'Argentine et l'Uruguay, et bla, bla, bla. Il ne manque jamais l'ineffable porte-parole du gouvernement des Etats-Unis qui cassent du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/MERCOSUR" rel="directory"&gt;MERCOSUR&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce fut le conclave pr&#233;sidentiel le plus important. Par ses d&#233;cisions, par les promesses de nouvelles incorporations, parce qu'il a d&#233;menti les opposants de toujours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes habitu&#233;s aux op&#233;rations de toujours. Les grands m&#233;dias, par exemple, mart&#232;lent le m&#234;me refrain, que le MERCOSUR est embourb&#233;, que Lula est f&#226;ch&#233; avec Chavez, que Kirchner, que l'Argentine et l'Uruguay, et bla, bla, bla. Il ne manque jamais l'ineffable porte-parole du gouvernement des Etats-Unis qui cassent du sucre sur les r&#233;elles bien que non moins pr&#233;visibles et compr&#233;hensibles diff&#233;rences entre les participants d'un processus aussi riche et complexe que celui de l'int&#233;gration latinoam&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela arrive chaque fois qu'on s'approche d'un Sommet de chefs d'&#201;tat ou de tout autre importante r&#233;union du March&#233; Commun du Sud (MERCOSUR). Toutefois, quelques jours apr&#232;s la r&#233;union qui s'est tenue entre jeudi et vendredi dernier, &#224; Rio de Janeiro, pas m&#234;me les ennemis plus acharn&#233;s de ce processus - dont la diplomatie des Etats-Unis est &#224; la t&#234;te - ont r&#233;ussi &#224; masquer la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Sommet pass&#233; a probablement &#233;t&#233;, l'un des plus importantes de ceux qui ont eu lieu jusqu'&#224; pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que le MERCOSUR se pr&#233;pare &#224; atteindre son but, depuis que la Bolivie a pratiquement annonc&#233; le d&#233;but de ses d&#233;marches pour passer d'&#201;tat associ&#233; &#224; membre de plein droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cadre, on voit des signaux clairs donn&#233;s par le flambant pr&#233;sident de l'&#201;quateur, Rafael Correa, voulant se rapprocher du bloc, sans cesser de consid&#233;rer la possibilit&#233; que le MERCOSUR lui-m&#234;me et d'autres instances r&#233;gionales avancent vers la consolidation d'une Conf&#233;d&#233;ration de Nations plus vaste. La pr&#233;sence de pays observateurs et d'h&#244;tes a aussi &#233;t&#233; importante, comme les Panama, Surinam et Guyane, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce des annonces concr&#232;tes ont faites, comme le d&#233;but du premier tron&#231;on du Gazoduc de Sud et l'appui clair manifest&#233; par les pr&#233;sidents du Br&#233;sil et d'Argentine, Luiz Inacio Lula da Silva et Nestor Kirchner, ou la proposition du Pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien, Hugo Chavez, pour promouvoir la cr&#233;ation d'un organisme financier r&#233;gional (la Banque du Sud).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me avec l'appui de Correa, on a envisag&#233; de penser le rapatriement vers la r&#233;gion d'une bonne partie des r&#233;serves que les &#201;tats du bloc ont d&#233;pos&#233;es dans des banques des Etats-Unis et de l'Union Europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'ont &#233;t&#233; re&#231;ues plus s&#233;rieusement les demandes justes des pays de plus petit poids relatif, comme l'Uruguay et le Paraguay, avec la concr&#233;tisation d'un fonds compensatoire de 70 millions de dollars pour des projets d'infrastructure, et parce que, dans ce m&#234;me sens, davantage de voix se sont fait entendre pour avancer sur la r&#233;solution des asym&#233;tries internes du bloc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'&#224; Rio de Janeiro les chefs d'&#201;tat se sont aussi engag&#233;s &#224; approfondir chaque fois plus la recherche d'un chemin qui conduit &#224; la cr&#233;ation d'une valeur d'&#233;change mon&#233;taire pour l'annulation des transactions commerciales inter bloc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait indiquer plusieurs autres points concrets, comme le souhait d'adh&#233;rer de plusieurs repr&#233;sentants au projet de communication Telesur. Mais le fort point d'inflexion du Sommet de Rio s'est trouv&#233; dans l'attitude sans pr&#233;jug&#233;es des mandataires au moment de reconna&#238;tre que le MERCOSUR est un espace pour faire de la politique, pour examiner des id&#233;es, pour &#233;changer m&#234;me quand il n'y aura pas d'accords, et reconna&#238;tre qu'il existe une matrice strat&#233;gique &#224; laquelle tous les pays de la r&#233;gion sont heureusement &#034;condamn&#233;s&#034; : avancer dans le processus d'int&#233;gration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette acceptation de la politique est fondamentale parce qu'elle repr&#233;sente un coup direct &#224; la conception id&#233;ologique du n&#233;olib&#233;ralisme en mati&#232;re d'int&#233;gration : tout au plus on discute autour d'id&#233;es, plus il y aura des d&#233;bats concrets, moins d'espaces resteraient pour ceux qui pr&#233;tendent que le MERCOSUR et d'autres instances int&#233;gratrices latinoam&#233;ricaines sont soumises au march&#233;, comme simples divisions internationales du travail entre les mains des entreprises multinationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux dires de l'&#233;quatorien Correa, plus sera grand le d&#233;bat d'id&#233;es, moins notre r&#233;gion sera dans le march&#233; et davantage dans la construction d'une r&#233;elle citoyennet&#233;, en d&#233;mocratie politique, sociale &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est juste de le reconna&#238;tre, le moteur indubitable de cette dynamique politique est le Venezuela, qui avec sa proposition de &#034;reformater&#034; le bloc ne fait pas autre chose qu'inclure dans son agenda des sujets qui appartiennent au Mercosur, &#224; ses soci&#233;t&#233;s, qui exigent une lutte urgente contre la pauvret&#233;, le ch&#244;mage, l'exclusion et la perte de souverainet&#233; entre les mains des entreprises transnationales et les gouvernements des pays centraux, dont celui des Etats-Unis &#224; la t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi l'intervention du pr&#233;sident Chavez a &#233;t&#233; exemplaire, quand elle a soutenu, statistiques en main, que les probl&#232;mes &#224; &#233;viter dans le processus d'int&#233;gration ont leur cause dans la d&#233;pendance dont souffre la r&#233;gion de ces entreprises et du gouvernement des Etats-Unis, ph&#233;nom&#232;ne auquel Chavez lui-m&#234;me se r&#233;f&#233;rait avec une clart&#233; totale quand il a assur&#233; que nos probl&#232;mes ont un nom propre, l'Imp&#233;rialisme Etatsunien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Pr&#233;sidente v&#233;n&#233;zu&#233;lien s'est r&#233;f&#233;r&#233; &#224; cela corrigeant, avec prudence et respect, ce qu'avait affirm&#233; quelques minutes avant par son homologue et ami de l'Uruguay, Tabar&#233; V&#225;zquez, qui en faisant allusion aux asym&#233;tries internes enregistr&#233;es dans le Mercosur a eu la n&#233;gligence de les attribuer &#224; certains de ses partenaires, perdant la mise en perspective que la derni&#232;re cause de cette affaire se situe dans l'utilisation des mod&#232;les impos&#233;s par le Consensus de Washington.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau des d&#233;bats et des accords enregistr&#233;s lors du Sommet de Rio de Janeiro non seulement cela a contredit les opposants de toujours mais cela a permis d'installer sur le &#233;chiquier international une donn&#233;e qui devrait &#234;tre prise en consid&#233;ration : en comparant les Nations Unies (ONU) comme le plus grand instrument global, d&#233;sign&#233; par un syst&#232;me antid&#233;mocratique et autoritaire, qui d&#233;coule du Conseil de S&#233;curit&#233;, le Mercosur avec son d&#233;bat et ses id&#233;es appara&#238;t comme le &#233;chiquier d'une politique internationale avec le plus grands indices de fonctionnement d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; de&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.prensamercosur.com.ar/apm/nota_completa.php?idnota=2760&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;APM&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, 22 Janvier 2007.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Argentine : le commerce fructueux de la banque &#171; off shore &#187;</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-le-commerce-fructueux-de-la-banque-off-shore</link>
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		<dc:date>2003-02-07T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>V&#237;ctor Ego Ducro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les sc&#233;narios &#224; &#171; l'Argentine &#187; sont encourag&#233;s et utilis&#233;s pour l'&#233;vasion fiscale. Les banques ont sorti 110 000 millions de dollars en14 mois. Les Etats-Unis ont ainsi b&#233;n&#233;fici&#233; d'une grande op&#233;ration de blanchiment. Les entreprises ont achet&#233; ce qui restait en Argentine au prix des ench&#232;res et pour finir elles vont s'approprier le territoire. &lt;br class='autobr' /&gt; Cela fait partie de la strat&#233;gie de l'Empire Gobal Privatis&#233;. Ce pillage dont a souffert l'Argentine a &#233;t&#233; rendu possible par l'existence (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Neoliberalisme" rel="directory"&gt;Capitalisme s&#233;nile&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les sc&#233;narios &#224; &#171; l'Argentine &#187; sont encourag&#233;s et utilis&#233;s pour l'&#233;vasion fiscale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les banques ont sorti 110 000 millions de dollars en14 mois. Les Etats-Unis ont ainsi b&#233;n&#233;fici&#233; d'une grande op&#233;ration de blanchiment. Les entreprises ont achet&#233; ce qui restait en Argentine au prix des ench&#232;res et pour finir elles vont s'approprier le territoire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cela fait partie de la strat&#233;gie de l'Empire Gobal Privatis&#233;. Ce pillage dont a souffert l'Argentine a &#233;t&#233; rendu possible par l'existence d'une strat&#233;gie d&#233;lib&#233;r&#233;e, strat&#233;gie qui s'est appuy&#233;e sur le syst&#232;me bancaire &#171; off shore &#187; international. Un th&#232;me abord&#233; dans le livre &#171; El color del dinero &#187; (&#233;ditions Norma, Buenos Aires 1999), o&#249; sont d&#233;crits les m&#233;canismes financiers utilis&#233;s pour convertir l'Argentine en paradis de la sp&#233;culation et o&#249; est expliqu&#233; comment la fuite des capitaux a &#233;t&#233; mise en place. Ce livre a &#233;t&#233; publi&#233; bien avant que le terme de &#171; blanchiment &#187; d'argent vienne sur le devant de la sc&#232;ne.(&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
En r&#233;alit&#233;, le pays a &#233;t&#233; victime d'un constant drainage de capitaux(&#8230;). Cet ouvrage d&#233;crit le mode op&#233;ratoire utilis&#233; par les principales banques pour faire sortir les capitaux d'Argentine. M&#233;canismes qui fonctionnaient &#224; la vue de ceux qui voulaient bien voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ainsi, suffisait-il de se rendre, par exemple, &#224; la Citibank de Buenos Aires et d'expliquer :&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; -&#171; Je suis le g&#233;rant de telle soci&#233;t&#233; sp&#233;cialis&#233;e dans la chimie. Nous allons d&#233;velopper nos activit&#233;s &#224; l'&#233;tranger. Nous voudrions ouvrir y un compte pour faire des op&#233;rations sur lesquelles nous ne voulons laisser aucune trace. En clair, nous ne souhaitons pas que la direction des imp&#244;ts connaisse l'existence de ces fonds. Autre question : pourriez-vous nous aider &#224; cr&#233;er une soci&#233;t&#233; &#171; off shore &#187;. Nous souhaiterions facturer depuis cette structure les nombreuses op&#233;rations que nous r&#233;alisons &#224; l'&#233;tranger &#187;&lt;br class='autobr' /&gt; -Et le banquier de r&#233;pondre : &#171; En ce qui concerne le compte courant, nous op&#233;rons ici avec des comptes priv&#233;s. Pour des comptes entreprises, il faut voir nos bureaux sp&#233;cialis&#233;s. Toutefois, un compte personnel peut avoir plusieurs titulaires &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le soit-disant chef d'entreprise de pr&#233;ciser alors qu'ils sont quatre associ&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; -Le banquier de poursuive : &#171; on peut alors ouvrir un compte courant &#224; la Citibank de New-York ou de Miami, et vous m&#232;nerez vos op&#233;rations depuis ce compte, comme de n'importe quel compte courant. En principe, il faut un d&#233;p&#244;t initial de 100.000 dollars. Ce compte se g&#232;re de n'importe o&#249;, son co&#251;t est nul, et il est assorti d'une Citicard qui vous permet de retirer de l'argent dans les distributeurs. &lt;br class='autobr' /&gt; -Le chef d'entreprise de s'interroger : Est-on s&#251;r que les op&#233;rations faites depuis ce compte ne laissent aucune trace localement ? Devrons-nous expliquer ou justifier l'origine des d&#233;p&#244;ts ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;ponses du banquier furent tr&#232;s claires. Tout cela est s&#251;r. Les op&#233;rations sont effectu&#233;es &#224; l'&#233;tranger, l'origine des fonds regarde le seul client. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques jours plus tard le chef d'entreprise retourne &#224; la Citibank pour la cr&#233;ation d'une soci&#233;t&#233; &#171; off shore &#187;, le banquier lui en explique alors les modalit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pays est pourri. Officiellement, on reconna&#238;t que 50% de la population vit dans la pauvret&#233; et que 57% des 7 millions d'enfants de moins de 14 ans se trouvent entre mis&#232;re et indigence. Le syst&#232;me productif est paralys&#233;, le syst&#232;me financier volatilis&#233; et l'hyper-inflation rode. Le gouvernement de Duhalde est rejet&#233; par 80 % de la population. Les d&#233;put&#233;s, repr&#233;sentants du peuple ne peuvent appara&#238;tre en public parce que le peuple les insulte, les moleste. Les membres de la Cour supr&#234;me et la majorit&#233; des juges sont accus&#233;s de corruption et subissent la m&#234;me vindicte populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plein d&#233;sastre, l'Establishment mise sur un accord avec le FMI pour perp&#233;tuer un mod&#232;le qui lui a tant r&#233;ussi. Les couches populaires, surtout les forces de gauche, ne r&#233;ussissent pas &#224; articuler ni une m&#233;thode, ni un discours qui puisse rassembler et orienter la contestation sociale. Dans ce sens, l'Empire Global Privatis&#233; (EGP) avance jusqu'&#224; son objectif maximum :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D&#233;pr&#233;cier tellement l'Argentine et faire passer au mixeur son syst&#232;me politique, de fa&#231;on &#224; ce que se cr&#233;ent les conditions pour prendre d'assaut non seulement ce qui reste de son appareil productif mais aussi de son territoire, son sous-sol, ses ressources naturelles. Ce qui implique une refonte du syst&#232;me politique et administratif, avec une plus grande autonomie des provinces. &lt;br class='autobr' /&gt;
Se profile une nouvelle r&#233;gionalisation directement associ&#233;e &#224; des groupes financiers internationaux et une dollarisation du syst&#232;me &#233;conomique. Ces plans de l'EGP ont &#233;t&#233; publiquement expos&#233;s par des &#233;conomistes du fameux MIT et sont soutenus par des consultants comme Henry Kissinger, choisi par le gouvernement Duhalde. Les techniciens de ce projet ont d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233; en Patagonie une enqu&#234;te d'opinion pour d&#233;terminer quel est le degr&#233; d'acceptation du peuple &#224; propos d'une initiative de r&#233;gionalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre-temps presque personne n'a r&#233;ussi &#224; d&#233;brouiller le v&#233;ritable &#233;cheveau tiss&#233; par l'EGP pour faire de l'Argentine ce qu'elle est aujourd'hui. L'establishment sait ce qui s'est pass&#233;, parce qu'il a pris part de fa&#231;on int&#233;ress&#233;e &#224; l'escamotage, et essaye de cacher la v&#233;ritable nature des faits. De leur cot&#233;, les forces du changement se perdent dans un oc&#233;an de confusion parce qu'elles ne se d&#233;cident pas &#224; rompre avec le discours, ni avec la logique du pouvoir. Accepter les cat&#233;gories visibles et ne pas reconna&#238;tre les souterraines, celles de la &#171; metapolitique &#187; et de la &#171; meta&#233;conomie &#187; , celles qui v&#233;ritablement servent &#224; mobiliser le capitalisme depuis qu'il est n&#233; jusqu'&#224; aujourd'hui avec cette nouvelle &#233;tape que nous appelons l'EGP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; butin &#187; argentin a &#233;t&#233; converti &#171; offshore &#187;. Avant que le d&#233;sastre ne devienne &#233;vident, dans les diff&#233;rentes &#171; usines d'information &#187; les sp&#233;cialistes se sont agit&#233;s les neurones pour &#233;valuer la situation sous la forme de chiffres compr&#233;hensibles et pour saisir les m&#233;canismes du pillage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un pr&#233;c&#233;dent article de la Otra Aldea(*), nous avons d&#233;montr&#233; que les banques &#233;trang&#232;res cr&#233;anci&#232;res - particuli&#232;rement les banques nord-am&#233;ricaines- ont proc&#233;d&#233; ainsi :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Quasiment 47.000 millions de dollars en billets ont &#233;t&#233; confisqu&#233;, par le syst&#232;me bancaire aux &#233;pargnants -priv&#233;s ou institutionnels- qui ont &#233;t&#233; attrap&#233;s dans le corralito. Ensuite, avec l'aval du gouvernement qui a d&#233;cid&#233; la pesification, les banques ont commenc&#233; &#224; rendre cette &#233;pargne mais en pesos -qui avait &#233;t&#233; d&#233;valu&#233; de plus de 300% par rapport au dollar. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En raison de l'absence totale de liquidit&#233; du march&#233;, accentu&#233;e par une constante hausse des prix, d&#232;s qu'on est sorti du r&#233;gime de convertibilit&#233;, les &#233;pargnants de la classe moyenne ont &#233;t&#233; oblig&#233;s, pour joindre les deux bouts, de se d&#233;faire des dollars qu'ils avaient mis de cot&#233;. Ce qui a repr&#233;sent&#233; environ 16.000 millions de dollars. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Sous la pressions des Etats-Unis et du FMI, le gouvernement a &#233;t&#233; oblig&#233; de lib&#233;rer le march&#233; des changes plut&#244;t que pr&#233;vu, afin de prot&#233;ger les banques, en estimant que seules les bureaux de change pouvaient vendre et acheter des devises. Voil&#224; ce qui s'est pass&#233; en apparence. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont les banques qui ont fourni les dollars aux bureaux de change pour ainsi oxyg&#233;ner de pesos les grandes entreprises d&#233;biteurs qui d&#233;sormais payent en monnaie nationale, apr&#232;s avoir pass&#233; leurs comptes au mixeur gr&#226;ce &#224; la pesification de un pour un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banques ont elles &#233;t&#233; perdantes dans cette op&#233;ration ? Absolument pas. Si initialement elles ont pesifi&#233; leurs cr&#233;dits avec un peso pour un dollar et leurs dettes &#224; 1,40 peso par dollar, l'Etat a &#233;mis des titres de sa dette en faveur des banques pour compenser ces suppos&#233;es pertes, mais ce sont des bons &#233;changeables en dollars sonnants et tr&#233;buchants. Cette op&#233;ration complexe repr&#233;sente un b&#233;n&#233;fice d'une valeur de 11.000 millions de dollars pour les banques, un montant quasi &#233;quivalent &#224; ce qui &#233;tait d&#233;pos&#233; auparavant &#224; la Banque Centrale. On peut comptabiliser en faveur des banques une &#171; prise &#187; de 74.000 millions de dollars dans un terme inf&#233;rieur &#224; 90 jours. M&#234;me si l'Argentine n'&#233;tait jamais entr&#233;e en d&#233;faut, se caract&#233;risait par une &#233;conomie en croissance, et avait pay&#233; ses dettes sans retard, le syst&#232;me bancaire n' aurait pu r&#234;ver de recevoir -en si peu de temps- le paiement de presque la moiti&#233; de tous les cr&#233;dits faits au pays. Avec une circonstance aggravante, malgr&#233; cette prise de 74 000 dollars, le syst&#232;me bancaire et financier -en particulier les banques d'Am&#233;rique du nord- continue d' &#234;tre cr&#233;diteur de la dette externe argentine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais plus encore. La Banque Centrale -qui a vu diminuer ses r&#233;serves &#224; grands pas parce qu'elle a du jeter des dollars sur le march&#233; pour essayer -sans succ&#232;s- de contr&#244;ler le cours de la devise- a en quatre mois a pr&#234;t&#233; aux banques quelque 16.000 millions de dollars, pr&#234;ts qui n'ont pas &#233;t&#233;, ni ne seront rendus puisque les banques disent qu'elles sont en faillite. Ces 90.000 millions de dollars ont &#233;t&#233; sortis du pays par ces m&#234;mes banques, qui aujourd'hui disent &#224; leurs clients qu'elles n'ont pas de liquidit&#233;s pour faire fonctionner leurs comptes &#224; vue, ni pour rembourser les d&#233;p&#244;ts &#224; terme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Entre mars et novembre de l'an dernier, ces m&#234;mes banques ont eu recours au m&#234;me m&#233;canisme et ont fait sortir du pays 20.000 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;. En presque 14 mois, le syst&#232;me bancaire qui op&#233;rait en Argentine, a pomp&#233; vers l'ext&#233;rieur quelque 110.000 millions de dollars, m&#234;me si, comme nous l'avons d&#233;j&#224; dit, il a en son pouvoir des titres pour demander le paiement de la dette ext&#233;rieure, paiement qui est &#224; charge du bureau des relations politiques de l'EGP , plus connu sous le nom de FMI. Pendant ce temps, sur la place mon&#233;taire locale il ne restait que 50 millions de pesos d&#233;valu&#233;s de 300% face au dollar, et exprim&#233;s pour partie sous la forme de quasi monnaies f&#233;d&#233;rales ou provinciales. Les d&#233;tenteurs de cette masse mon&#233;taire n'ont que deux objectifs : ne pas &#234;tre pris par les banques, et participer au march&#233; des changes en qu&#234;te de dollars. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces 110.000 millions de dollars &#171; saisis &#187; par les banques sont all&#233;s atterrir dans le circuit &#171; off shore &#187; de ce m&#234;me syst&#232;me bancaire, o&#249; sont pay&#233;s des taux d'int&#233;r&#234;t plus &#233;lev&#233;s que la normale, tout en &#233;tant prot&#233;g&#233; des r&#233;gimes fiscaux. Tout le monde a le droit de se demander o&#249; a atterri cet argent, mais il ne faut pas croire &#224; l'existence de tunnels secrets. Il est plus probable que cet argent a &#233;t&#233; per&#231;u &#224; travers des comptes bancaires ouverts &#224; l'&#233;tranger, notamment dans des places &#171; off shore &#187; comme les Iles Ca&#239;man ou Antigua, mais aussi au Canada, et dans l'Ile de Mann, en Grande Bretagne. G&#233;n&#233;ralement ces masses d'argent reviennent dans le circuit l&#233;gal &#224; travers un de ces nombreux fonds d'investissement tr&#232;s puissants qui existent dans le monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, une bonne partie de l'argent pomp&#233; &#224; l'Argentine &#224; travers la fuite des capitaux a servi &#224; augmenter les liquidit&#233;s - exempt&#233;es de tout imp&#244;t- accumul&#233;es dans la banque off-shore et dont l'&#233;conomie des Etats-Unis (t&#234;te politique et militaire du EPG ) avait besoin pour mener &#224; bien l'op&#233;ration de blanchiment d'argent la plus importante des derni&#232;res d&#233;cennies : utilisant l'excuse des attentats du 11 septembre 2201, le monde entrepreneurial et financier nord-am&#233;ricain a re&#231;u une injection de plus de 500.000 mil millions de dollars, bouff&#233;e d'air financier vitale pour poursuivre sa campagne en qu&#234;te d'h&#233;g&#233;monisme au sein de l'EGP, face aux int&#233;r&#234;ts de l'Union europ&#233;enne et de l'&#233;mergence r&#233;cente du sud est asiatique, cette fois gr&#226;ce &#224; la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre partie importante du butin soustrait &#224; l'Argentine sera utilis&#233;e par le m&#234;me syst&#232;me bancaire (&#224; travers des financements directs et les fonds d'investissement) pour acqu&#233;rir une partie significative des entreprises priv&#233;es locales qui se trouvent en cessation de paiement, ce qui repr&#233;sente 5.000 millions de dollars. C'est pourquoi le FMI a fait pression sur le gouvernement argentin pour qu'il mette en &#339;uvre une norme que l'EGP consid&#232;re comme imprescriptible, une nouvelle loi sur les faillites et pour qu'il abroge la loi sur la subversion &#233;conomique que l'EGP consid&#232;re comme inacceptable. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si on cr&#233;&#233;e un nouveau r&#233;gime des faillites du go&#251;t du FMI, aucune des entreprises locales qui se trouvent en situation de pr&#233;carit&#233; financi&#232;re pourra supporter les pressions de ses cr&#233;diteurs, en grandes majorit&#233; des banques qui appartiennent au syst&#232;me qui a provoqu&#233;, avec la complicit&#233; des politiques, la destruction de l'&#233;conomie locale. (&#8230;.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans ce type d'op&#233;rations le capitalisme n'existerait pas. (&#8230;) Les autorit&#233;s fiscales et de contr&#244;le des pays d&#233;velopp&#233;s -comme les Etats-Unis en premier lieu- gaspillent des millions de dollars chaque ann&#233;e pour imposer -et &#224; ce qu'on suppose- faire respecter des l&#233;gislations strictes sur l'&#233;conomie souterraine, l'&#233;vasion fiscale, le blanchiment d'argent. Cependant cette activit&#233; &#233;tatique cache un double discours, parce que le mod&#232;le &#233;conomique global du troisi&#232;me mill&#233;naire a besoin d'argent &#171; noir &#187; (ill&#233;gal) (&#8230;) de la m&#234;me fa&#231;on qu'il d&#233;pend de l'argent blanc, l&#233;gal &#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les capitaux passent de l'ill&#233;galit&#233; &#224; la l&#233;galit&#233; avec beaucoup de facilit&#233;. On peut soup&#231;onner que cela se passe ainsi, car les r&#232;gles du jeu le permettent, et ne sont pas remises en cause comme le montre la lutte contre l'argent sale. &#171; Quelqu'un va t-il v&#233;rifier l'origine des investisseurs &#233;trangers ? &#187; demandait le nord-am&#233;ricain John Moscow lors d'une conf&#233;rence sur la pr&#233;vention de la fraude, de la corruption, qui s'est tenue &#224; Buenos Aires en avril 1998. &#171; Le pouvoir s'est d&#233;plac&#233; des gouvernements aux entreprises &#187;&#8230;Une phrase qui veut tout dire et renvoie &#224; notre analyse de l'EGP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services de renseignements du Tr&#233;sor nord-am&#233;ricain nous donnent une version plus d&#233;sincarn&#233;e. Il reconnaissent que le syst&#232;me ne veut, ni n'a envie d'en finir avec l'&#233;conomie souterraine. Toutefois, il faut la r&#233;guler de fa&#231;on &#224; ce qu'on puisse garder un &#233;quilibre &#171; entreprenant &#187;. C'est &#224; dire que la masse d'argent &#171; asym&#233;trique &#187; (noir) qui circule dans le monde ne provoque pas une diminution drastique de la masse mon&#233;taire officielle dont on a besoin pour maintenir les r&#232;gles d'imposition des &#233;tats, et par cons&#233;quent la survie de leur bureaucratie respective. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est &#233;vident que cet &#233;quilibre a commenc&#233; &#224; se d&#233;placer de quelques degr&#233;s en faveur de l'argent &#171; au noir &#187;, dans la mesure o&#249; les Etats actuels sont en passe d'&#234;tre remplac&#233;s dans leurs fonctions par les grands groupes multinationaux (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'occasion de notre enqu&#234;te, nos sources au sein du gouvernement nord-am&#233;ricain ont admis la chose suivante : le secr&#233;tariat d'Etat au Tr&#233;sor et toutes les agences gouvernementales de Washington ne s'int&#233;ressent qu'&#224; la sant&#233; du dollar et &#224; la s&#233;curit&#233; nationale des Etats-Unis, dans le respect de leurs lois fiscales et de la croissance et de la stabilit&#233; de leur &#233;conomie. Tout le reste n'est qu'un jeu de dialectique politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Admettant que dans la lutte contre le blanchiment d'argent, les banques souffrent de graves charges administratives, le gouvernement des Etats-Unis a rendu plus souple le syst&#232;me de normes qui les obligeaient &#224; d&#233;clarer les transactions en liquide effectu&#233;es pour le compte de leurs clients. Selon les dispositions de la Fincen (section anti blanchiment du Tr&#233;sor) depuis septembre 1998, les banques peuvent effectu&#233;es des op&#233;rations en liquide avec la majeur partie de leurs clients commerciaux sans avoir &#224; accomplir les formalit&#233;s sur l'origine des fonds, qui sont exig&#233;es pour tous les d&#233;p&#244;ts sup&#233;rieurs &#224; 10 000 dollars. Formalit&#233;s qui demeurent seulement pour les clients priv&#233;s et pour un petit groupe d'entreprises exclues de ce privil&#232;ge. &#171; Je suis tr&#232;s satisfait du r&#233;sultat des nouvelles mesures &#187; expliquait John Byrne, l'un des principaux juristes de l'associations des banquiers nord am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me &#233;tant pos&#233; en ces termes, les grandes institutions financi&#232;res sont claires sur le fait que leurs propres int&#233;r&#234;ts d&#233;pendent de flux de capitaux dont disposent les principaux centres de risques financiers de la plan&#232;te -on parle de march&#233;s &#233;mergents- peu leur importe la couleur ou la l&#233;galit&#233; de ces flux. L'&#233;quation est tr&#232;s simple : pour que la roue de l'argent du monde globalis&#233; continue &#224; fonctionner, le syst&#232;me a besoin de deux masses mon&#233;taires, qui ne se d&#233;s&#233;quilibrent pas, et se compensent r&#233;ciproquement. Sans l'argent l&#233;gal, il est impossible d'envisager une imposition, mais on a &#233;galement besoin de l'autre masse mon&#233;taire (l'argent noir), parce que la premi&#232;re ne suffit pas pour financer le syst&#232;me mondial et surtout parce qu'il s'agit d'une masse mon&#233;taire qui est exempte d'imp&#244;ts, ce qui revient &#224; dire que c'est du capital net. Cette &#233;quation doit se maintenir en &#233;quilibre. Si la masse d'argent l&#233;gal augmente trop au d&#233;pens de la masse d'argent &#171; noir &#187;, le capital net diminue, la capacit&#233; &#224; payer les dettes se r&#233;tr&#233;cit, l'investissement baisse et le ch&#244;mage augmente. Si en revanche, la masse d'argent &#171; noir &#187; d&#233;borde, le montant d'argent imposable diminue, et met en p&#233;ril l'existence de la machinerie &#233;tatique n&#233;cessaire &#224; l'EGP. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les organismes de contr&#244;le et la police cr&#233;&#233;es et entretenues par les Etats contr&#244;lent cet &#233;quilibre et se d&#233;m&#232;nent pour que la plus grande part possible des capitaux &#171; noirs &#187; soient blanchis dans les banques de leurs pays respectifs. Aux USA, par exemple, cela ne les d&#233;rangent pas que les grandes entreprises qui ont leur si&#232;ge sur le territoire national fassent de l'&#233;vasion fiscale dans d'autres pays. Mieux cela leur convient plut&#244;t que le blanchiment passe par les banques nord am&#233;ricaines. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ne nous trompons pas. Ces m&#233;canismes du capitalisme, prot&#233;g&#233;s par un double discours, dans l'esprit du politiquement correct, ne sont pas n&#233;s avec l'EGP. Ils ont surgi avec les origines m&#234;me du capitalisme et se sont consolid&#233;s durant la p&#233;riode pr&#233;-imp&#233;raliste. La majeur partie de l'accumulation financi&#232;re de la Grande-Bretagne au 18 et 19&#232;me si&#232;cles, fut rendue possible gr&#226;ce aux fonds clandestins qui ont &#233;t&#233; g&#233;n&#233;r&#233;s par le trafic d'opium en Chine, et dans tout l'extr&#234;me orient. Pour administrer ses fonds, la Compagnie des indes orientales (&#8230;) a fond&#233; la Hong Kong et Shanghai Bank. Au sein des ces banques, on a vu &#233;merg&#233; des personnages comme Cecil Rhodes, un des pionniers des affaires &#224; Wall street. En 1776 un employ&#233; de la Compagnie des indes orientales &#233;crivait : &#171; les employ&#233;s de la compagnie ont essay&#233; en plusieurs occasions d'&#233;tablir &#224; des fins personnels le monopole non seulement du commerce ext&#233;rieur mais aussi du commerce int&#233;rieur du pays(&#8230;). La politique de la compagnie anglaise a eu des effets tout aussi n&#233;gatifs que la politique de la compagnie hollandaise(&#8230;) C'est dans ses int&#233;r&#234;ts -souverains- que d'augmenter la production d'opium annuelle. Mais si cela correspond bien &#224; l'int&#233;r&#234;t de tous les gouvernants, cela &#233;tait encore plus vrai pour ceux qui -comme le souverain du Bengale- tirent leurs revenus du rendement du sol. Ces rendements doivent &#234;tre en accord avec la qualit&#233; et la quantit&#233; du produit, et d&#233;pendent l'un comme l'autre du d&#233;veloppement du march&#233; &#187;. Cet employ&#233; de la Compagnie des indes n'&#233;tait autre qu'Adam Smith, dont l'&#339;uvre majeure est &#171; La richesse des nations &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et pour conclure, un dernier rappel : La Hong Kong Shanghai Bank, cr&#233;&#233;e pour faire circuler les tr&#233;sors de l'opium dans la lointaine Chine est la m&#234;me HSBC, Hong Kong Shanghai Bank, aujourd'hui qui a particip&#233;, aux cot&#233;s d'autres banques au pillage dont souffre l'Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;a href=&#034;mailto:laotraaldea@hotmail.com&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La Otra Aldea&lt;/h3&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Victor Ego Ducrot est un journaliste ind&#233;pendant et un &#233;crivain argentin ; il est l'auteur notamment des livres &#171; El color del dinero &#187; et &#171; Bush &amp; Ben Laden SA &#187;. Depuis quasiment 30 ans, il exerce cette profession dans diff&#233;rentes agences de presse internationales, magazines et revues d'Am&#233;rique Latine. Il a lanc&#233; il y a quelques mois La Otra Aldea qui est un espace de d&#233;bats et de r&#233;flexions sur la mondialisation et l'&#171; Empire Global Privatis&#233; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction et r&#233;sum&#233; pour EL Correo par Estelle Debiasi, &lt;br class='autobr' /&gt;
7 f&#233;vrier 2003.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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