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		<title>Prise d'otages en Grece, aujourd'hui, demain...</title>
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		<dc:date>2010-05-10T23:07:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Jacques Chavign&#233; </dc:creator>



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&lt;p&gt;Aujourd'hui, les salari&#233;s grecs&#8230; Demain, les salari&#233;s fran&#231;ais ! &lt;br class='autobr' /&gt; Le gouvernement, le Medef, les grands m&#233;dias, toujours aussi prompts &#224; d&#233;noncer les &#171; prises d'otages &#187; lors de chaque gr&#232;ve &#224; la SNCF, n'ont pas un seul mot pour condamner la gigantesque prise en otages des salari&#233;s grecs par les sp&#233;culateurs, habill&#233;s du nom plus aimable d'&#171; investisseurs &#187; ou de &#171; march&#233;s financiers &#187;. Tout y est pourtant : depuis la prise en otages de gens innocents jusqu'au chantage sans cesse plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Neoliberalisme" rel="directory"&gt;Capitalisme s&#233;nile&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui, les salari&#233;s grecs&#8230; &lt;br/&gt;
Demain, les salari&#233;s fran&#231;ais !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement, le Medef, les grands m&#233;dias, toujours aussi prompts &#224; d&#233;noncer les &#171; prises d'otages &#187; lors de chaque gr&#232;ve &#224; la SNCF, n'ont pas un seul mot pour condamner la gigantesque prise en otages des salari&#233;s grecs par les sp&#233;culateurs, habill&#233;s du nom plus aimable d'&#171; investisseurs &#187; ou de &#171; march&#233;s financiers &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout y est pourtant : depuis la prise en otages de gens innocents jusqu'au chantage sans cesse plus pressant pour augmenter le montant de la ran&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chronologie d'une prise d'otages avec demande de ran&#231;on &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;but 2009&lt;/strong&gt;, en plein r&#233;cession, le gouvernement conservateur grec de Caramanlis annonce un d&#233;ficit de 3,7 % du PIB pour 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 4 octobre 2009&lt;/strong&gt;, le parti socialiste grec (PASOK) remporte les &#233;lections l&#233;gislatives. Le nouveau Premier ministre grec r&#233;v&#232;le alors les fraudes du gouvernement pr&#233;c&#233;dant et r&#233;&#233;value le d&#233;ficit grec, d&#233;but novembre 2009, &#224; 12,7 % du PIB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 7 d&#233;cembre 2009&lt;/strong&gt;, l'agence de notation Fitch Ratings proc&#232;de &#224; une d&#233;gradation de la note accord&#233;e &#224; la dette grecque &#224; A&#8211;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 14 d&#233;cembre&lt;/strong&gt;, le gouvernement grec annonce son premier plan d'aust&#233;rit&#233; : gel des salaires des fonctionnaires sup&#233;rieur &#224; 3 000 euros mensuels, gel de l'emploi public, gel des retraites de la fonction publique, passage de l'&#226;ge l&#233;gal de la retraite &#224; 65 ans pour les hommes et &#224; 60 ans pour les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 20 janvier&lt;/strong&gt;, Fitch Ratings, r&#233;trograde encore sa note &#224; BBB+. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les taux auxquels la Gr&#232;ce peut refinancer sa dette continuent donc &#224; augmenter. Le taux des obligations d'Etat grecques &#224; dix ans passe au-dessus de 6 % (le taux exig&#233; de l'Allemagne pour le m&#234;me type d'op&#233;ration n'est que de 3,3 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 15 f&#233;vrier&lt;/strong&gt;, les ministres des Finances de la zone euro demandent &#224; la Gr&#232;ce des mesures &#171; d'aust&#233;rit&#233; &#187; suppl&#233;mentaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 3 mars, le gouvernement grec annonce un deuxi&#232;me plan d'aust&#233;rit&#233; qui s'ajoute au premier. Il vise une &#233;conomie annuelle de 4,8 milliards d'euros (pour un PIB de 345 milliards d'euros) : hausse de 10 % des taxes sur les alcools, le tabac, les carburants, gel des retraites des salari&#233;s du secteur priv&#233;, hausse de la TVA &#224; 21 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 25 mars&lt;/strong&gt;, les chefs d'Etat et de gouvernement des 16 pays dont l'euro est la monnaie, adoptent un &#171; plan d'aide &#224; la Gr&#232;ce &#187;. En contrepartie, de la mise en &#339;uvre effective des mesures d'aust&#233;rit&#233; annonc&#233;es par le gouvernement grec, ce plan pr&#233;voit de fournir des liquidit&#233;s &#224; la Gr&#232;ce pour lui permettre de rembourser les titres de sa dette publique, arriv&#233;s &#224; &#233;ch&#233;ance. Ce plan, combinant des pr&#234;ts bilat&#233;raux des Etats-membres de la zone euro (au taux de 5 %) et des pr&#234;ts du FMI, est r&#233;dig&#233; avec une rare ambig&#252;it&#233; et soumet le versement effectif des pr&#234;ts des Etats-membres &#224; un vote unanime du Conseil europ&#233;en. Georges Papandr&#233;ou ne r&#233;clame pas, alors, le versement effectif des pr&#234;ts. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;sultat ne se fait pas attendre. Profitant de l'ambig&#252;it&#233; du plan, des lenteurs et des difficult&#233;s de sa mise en &#339;uvre, les sp&#233;culateurs s'en donnent &#224; c&#339;ur joie et les taux exig&#233;s de la Gr&#232;ce atteignent 7,5 % d&#233;but avril.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 9 avril, l'agence de notation Fitch Ratings abaisse la note de la dette publique grecque &#224; BBB- sous pr&#233;texte que la hausse des taux (&#224; laquelle elle avait largement contribu&#233;) allait rendre difficile la r&#233;duction du d&#233;ficit grec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Le 22 avril&lt;/strong&gt;, Eurostat annonce une r&#233;vision &#224; la hausse &#224; 13,6 % du d&#233;ficit 2009 de la Gr&#232;ce. Que cette hausse soit due &#224; la hausse des taux d'int&#233;r&#234;t de la dette publique et &#224; la r&#233;cession subie par la Gr&#232;ce en 2009 (&#8211;2 % de son PIB) ne fait, &#233;videmment, la &#171; Une &#187; d'aucun grand m&#233;dia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 23 avril&lt;/strong&gt;, le gouvernement grec demande l'activation du &#171; plan d'aide &#187; d&#233;cid&#233; le 25 mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 27 avril&lt;/strong&gt;, Standard &amp; Poor's d&#233;grade la note souveraine d'Ath&#232;nes de trois crans, la rel&#233;guant au rang de &#171; Junk bunds &#187;, d'obligations &#171; pourries &#187;. Le m&#234;me jour, les march&#233;s boursiers europ&#233;ens subissent une baisse g&#233;n&#233;ralis&#233;e. L'euro qui s'&#233;changeait, il y a quelques mois, contre 1,5 dollars ne vaut plus que 1,31 dollar. Le taux des obligations d'Etat grecques &#224; 10 ans d&#233;passe les 11 %. Pire, les taux &#224; deux ans (en principe inf&#233;rieurs aux taux longs) atteignent 18 % contre 15 % la veille au soir. Cette inversion de la courbe des taux obligatoires indique clairement la crainte des sp&#233;culateurs d'un d&#233;faut de paiement de la Gr&#232;ce &#224; court terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 29 avril&lt;/strong&gt;, apr&#232;s s'&#234;tre longuement entretenu avec les &#233;missaires du FMI et sous la pression continuelle des dirigeants europ&#233;ens qui n'ont toujours pas d&#233;cid&#233; de verser le moindre centime d'euro &#224; Ath&#232;nes, le gouvernement grec annonce un 3&#232;me plan d'aust&#233;rit&#233; (qui s'ajoute aux pr&#233;c&#233;dents) : baisse de 12 % des salaires de la fonction publique (suppression du 13&#232;me et du 14&#232;me mois pour les salari&#233;s gagnant plus de 3 000 euros mensuels, plafonnement du total de ces 13&#232;me et 14&#232;me mois &#224; 1 000 euros pour les autres), baisse de 12 % du montant des retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 2 mai&lt;/strong&gt;, l'Eurogroupe d&#233;cide d'accorder un pr&#234;t de 80 milliards d'euros, &#233;tal&#233; sur trois ans (au taux de 5,2 %) &#224; la Gr&#232;ce. Il faut cependant encore que chaque Parlement national des quinze autres membres de la zone euro accepte que son pays finance sa quote-part du pr&#234;t avant que le premier euro soit vers&#233; &#224; la Gr&#232;ce. Ce pr&#234;t sera compl&#233;t&#233; par un cr&#233;dit de 30 milliards d'euros du FMI, lui aussi &#233;tal&#233; sur 3 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pr&#234;ts ne sont pas destin&#233;s &#224; relancer l'&#233;conomie grecque mais &#224; rembourser les rentiers du montant de la dette grecque qui arrivera &#224; &#233;ch&#233;ance au cours des 3 ann&#233;es &#224; venir, sans oublier, bien entendu, les int&#233;r&#234;ts dus &#224; ces m&#234;mes rentiers. Il faudra ensuite que la Gr&#232;ce rembourse les pr&#234;ts du FMI et des pays de la zone euro ainsi que les sommes dues au titre des int&#233;r&#234;ts de ces pr&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En contrepartie de ces pr&#234;ts, le gouvernement grec devra mettre en place un 4&#232;me plan d'aust&#233;rit&#233;, alourdissant d'autant la ran&#231;on exig&#233;e du peuple grec. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mesures contre les retraites : l'&#226;ge l&#233;gal de la retraite reculera en fonction de l'esp&#233;rance de vie, le montant de la retraite sera calcul&#233; sur toute la dur&#233;e de la carri&#232;re et non plus sur le dernier salaire&lt;br class='autobr' /&gt;
. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mesures contre les revenus des fonctionnaires&lt;/strong&gt; : les indemnit&#233;s per&#231;ues par les fonctionnaires subiront une nouvelle ponction de 8 %.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mesures contre l'ensemble des salari&#233;s : augmentation de la TVA de 21 % &#224; 23 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesures contre les salari&#233;s du priv&#233;&lt;/strong&gt; : mise en place d'un salaire minimum au rabais pour les jeunes et les ch&#244;meurs de longue dur&#233;e ; abrogation de la l&#233;gislation qui interdit aux entreprises de licencier plus de 2 % de leurs effectifs totaux par mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des mesures contre le secteur public&lt;/strong&gt; couronnent l'ensemble. Il faut dire que le secteur public grec repr&#233;sente 40 % du PIB et qu'il est une proie tentante pour les multinationales. Le FMI apporte l&#224; le coup de patte habituel &#224; tous ses plans structurels : les investissements publics seront s&#233;v&#232;rement r&#233;duits et le secteur des transports et de l'&#233;nergie seront &#171; lib&#233;ralis&#233;s &#187; et donc offerts aux app&#233;tits des multinationales qui pourront les racheter &#224; bas prix, toujours dans le but de rembourser les rentiers d&#233;tenteurs des titres de la dette grecque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan pr&#233;voit aussi quelques augmentations (non chiffr&#233;es) de l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s ainsi qu'une augmentation de la fiscalit&#233; immobili&#232;re. Mais l'&#233;glise orthodoxe, le plus important propri&#233;taire foncier, est largement &#233;pargn&#233;e. Quant au budget militaire (le plus important de l'Union europ&#233;enne en pourcentage du PIB) il continuera de permettre &#224; l'arm&#233;e grecque de pr&#233;parer sa guerre contre la Turquie et de financer les achats de mat&#233;riels militaires des marchands de canons fran&#231;ais, allemands ou anglais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mise sous tutelle de la Gr&#232;ce &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y aura une surveillance continue, peut-&#234;tre aussi sans pr&#233;c&#233;dent par rapport &#224; ce que nous faisons avec d'autres pays &#187; explique (LeMonde.fr avec AFP, le 02/05/2010) un porte-parole de la Commission europ&#233;enne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour le FMI, comme pour la Commission europ&#233;enne, les politiques mises en place par le gouvernement grec devront &#234;tre ajust&#233;es en permanence. Ce qui signifie que la ran&#231;on n'a pas fini d'augmenter. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Banque Centrale europ&#233;enne estime que &#171; l'ajustement budg&#233;taire ambitieux et les vastes r&#233;formes structurelles sont appropri&#233;s pour remplir les objectifs &#187;. Elle rappelle, elle aussi, que des mesures suppl&#233;mentaires pourraient s'av&#233;rer n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures ne permettront pas &#224; la Gr&#232;ce de redresser son &#233;conomie. En diminuant de fa&#231;on aussi brutale la demande int&#233;rieure, elles plongeront, au contraire, ce pays dans une profonde r&#233;cession. Mais ces mesures n'ont pas pour objectif de redresser l'&#233;conomie grecque. La Commission europ&#233;enne et le FMI (selon son habitude) jouent l&#224; le r&#244;le d'une agence de recouvrement de fonds. Tant pis si, pour rembourser ses cr&#233;anciers, il faut que l'&#233;conomie grecque s'effondre comme cela avait &#233;t&#233; le cas pour le Mexique, le Br&#233;sil, l'Argentine et tant d'autres, victimes du FMI et de ses &#171; plans d'ajustement structurels &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La faute aux agences de notation ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile d'y r&#233;pondre, si l'on &#233;coute Sarkozy et Cop&#233;. Utilisant la m&#234;me image, ils affirment, en effet, exactement le contraire l'un de l'autre. Pour Cop&#233;, les agences de notation ne sont que des &#171; barom&#232;tres &#187;. Pour Sarkozy, &#171; les agences de notation font la pluie et le beau temps &#187;. Pas besoin d'altim&#232;tre, n&#233;anmoins, pour juger de la hauteur de la pens&#233;e &#224; l'UMP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus prudent, Dominique Strauss Kahn estime qu'&#171; il ne faut pas trop croire ce qu'elles disent, m&#234;mes si elles ont leur utilit&#233; &#187;. Ce qui nous avance beaucoup&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, ces agences de notation n'ont le pouvoir exorbitant de mettre &#224; genoux un Etat que parce que la libre circulation des capitaux, le contenu des trait&#233;s europ&#233;ens et l'absence de toute mesure de r&#233;gulation de la sp&#233;culation financi&#232;re les y autorisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proposition de remplacer ces agences de notation par une agence de notation europ&#233;enne publique n'est qu'une aimable plaisanterie. Personne, en Europe, n'a le pouvoir de faire dispara&#238;tre ces agences de notation qui sont des entreprises priv&#233;es ayant leur si&#232;ge aux Etats-Unis. Croire que les sp&#233;culateurs se fieraient &#224; cette agence publique, plut&#244;t qu'&#224; Moody's, Fitch Rating et Standard &amp; Poor's, est aussi illusoire que d'interdire la publication des sondages la veille d'une &#233;lection fran&#231;aise alors qu'il suffit de consulter les sites de &#171; La Tribune de Gen&#232;ve &#187; ou du &#171; Soir &#187; de Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La faute &#224; Angela Merkel ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela serait la faute d'Angela Merkel, la &#171; dame de plomb &#187;, hant&#233;e par la crainte obsessionnelle de l'Allemagne de l'inflation et du laxisme budg&#233;taire qui pourrait l'engendrer. Une Chanceli&#232;re, capable, de surcro&#238;t, de subordonner l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de l'Union europ&#233;enne aux r&#233;sultats des &#233;lections r&#233;gionales de la Rh&#233;nanie-du Nord-Westphalie, le 9 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chanceli&#232;re a bon dos. Le capital allemand qu'elle sert fid&#232;lement, a certes des int&#233;r&#234;ts sp&#233;cifiques, diff&#233;rents de ceux du capital fran&#231;ais, britannique ou italien. Mais tous les dirigeants europ&#233;ens ont un objectif commun (accept&#233; avec plus ou moins de r&#233;ticences par les sociaux-d&#233;mocrates grecs, portugais ou espagnols) : r&#233;tablir les finances publiques mises &#224; mal par la crise de 2008-2009 en faisant r&#233;gler l'addition aux seuls salari&#233;s de chacun des pays europ&#233;ens et en profitant de l'occasion pour accentuer les &#171; r&#233;formes de structures &#187; qu'ils pr&#244;nent avec obstination depuis tant d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Union europ&#233;enne a l&#226;ch&#233; ses chiens de garde &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alisant, d&#232;s le lendemain du 25 mars, les pr&#234;ts accord&#233;s &#224; la Gr&#232;ce, l'Union europ&#233;enne aurait pu mettre imm&#233;diatement un terme &#224; la sp&#233;culation. Ce n'&#233;tait visiblement pas ce qu'elle souhaitait.&lt;br class='autobr' /&gt;
La lenteur de la mise en &#339;uvre du &#171; plan d'aide &#187; &#224; la Gr&#232;ce ne peut s'expliquer, en effet, que par la volont&#233; de laisser le champ libre aux sp&#233;culateurs, aux agences de notation et au FMI pour augmenter la ran&#231;on exig&#233;e du peuple grec. Un peuple qui n'a pourtant aucune responsabilit&#233; dans les tripatouillages de Caramanlis et la mont&#233;e de la dette due &#224; la crise de 2008-2009. Une crise dont les sp&#233;culateurs portent l'enti&#232;re responsabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit, pour les dirigeants europ&#233;ens, non seulement de donner une le&#231;on aux salari&#233;s grecs mais de faire un exemple &#224; l'usage des salari&#233;s de tous les autres pays europ&#233;ens. En l&#226;chant leurs chiens de garde (les sp&#233;culateurs et le FMI) les dirigeants europ&#233;ens esp&#232;rent que les salari&#233;s europ&#233;ens n'oseront plus s'opposer aux plans d'aust&#233;rit&#233; que, partout, ils pr&#233;parent. Des plans destin&#233;s &#224; faire payer aux seuls salari&#233;s la r&#233;sorption des d&#233;ficits colossaux g&#233;n&#233;r&#233;s par la crise bancaire et le colmatage des banques, par la crise &#233;conomique et le renflouement des profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 2 mai, Angela Merkel d&#233;clarait au &#171; Bild am Sonnag &#187; (Le Monde du 02/05/2010) : &#171; Tous les experts estiment que le Portugal, l'Espagne et l'Irlande sont en bien meilleure forme que la Gr&#232;ce. Ces pays peuvent voir que le chemin pris par la Gr&#232;ce aux c&#244;t&#233;s du FMI n'est pas facile. En cons&#233;quence, ils vont faire tout leur possible pour &#233;viter de se retrouver dans une telle situation, et ils ont d&#233;j&#224; annonc&#233; des plans d'&#233;conomie &#187;. Quel aveu ! C'est bien pour faire peur aux salari&#233;s europ&#233;ens en les mena&#231;ant des foudres des sp&#233;culateurs et du FMI que les dirigeants europ&#233;ens ont soumis la Gr&#232;ce &#224; un aussi long chantage. Il est tout &#224; fait significatif qu'aucun dirigeant europ&#233;en n'ait cru opportun de s'inscrire en faux contre un tel discours. C'est bien au nom de tous les chefs d'Etat et de gouvernement europ&#233;ens que s'exprimait ainsi Angela Merkel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les salari&#233;s portugais et espagnols dans le collimateur des sp&#233;culateurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sc&#233;nario grec comment &#224; s'appliquer maintenant au Portugal et &#224; l'Espagne. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 avril, la note de la dette du Portugal est d&#233;grad&#233;e de deux crans par Standard &amp; Poor's de A+ &#224; A&#8211;. Les taux d'int&#233;r&#234;t des obligations d'Etat &#224; 10 ans grimpent &#224; 5,9 % contre 4,15 % il y a trois semaines. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le montant de la ran&#231;on augmente en cons&#233;quence. Le premier ministre social-d&#233;mocrate, Jos&#233; Socrates, avait d&#233;j&#224; mis sur pied un plan d'aust&#233;rit&#233; pr&#233;voyant un gel des salaires dans la Fonction publique et des coupes dans les d&#233;penses sociales. Sous la pression des sp&#233;culateurs, il d&#233;cide d'appliquer d&#232;s 2010, des mesures initialement pr&#233;vues pour les ann&#233;es suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 avril &#233;galement, l'agence de notation Standard &amp; Poor's d&#233;cide de baisser la note de la dette espagnole de AA+ &#224; AA. Le 28 avril, les taux &#224; dix ans des obligations d'Etat espagnoles &#224; 10 ans passent &#224; 4,22 % contre 4,05 % la veille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Standard &amp; Poor's (d&#233;passant quelque peu son r&#244;le d'agence de notation) se joint &#224; la cur&#233;e en affirmant ne pas se satisfaire du premier plan de rigueur du Premier ministre social-d&#233;mocrate, Jos&#233; Luis Zapatero et en estimant que &#171; des mesures additionnelles de rigueur devraient &#234;tre n&#233;cessaires &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans mettre de guillemets &#224; &#171; PIIGS &#187;, Le Monde du 28 avril estime que &#171; Les autres PIIGS sont sous pression &#187;. Les PIIGs en question sont, outre la Gr&#232;ce, le Portugal, l'Irlande, l'Italie et l'Espagne. L'Irlande venait, en effet, de voir le taux de ses obligations d'Etat &#224; 10 ans augmenter de 5,10 % &#224; 5,45 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Demain les salari&#233;s fran&#231;ais &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dette publique fran&#231;aise s'&#233;l&#232;ve, en 2009, &#224; 77,6 % du PIB. Elle est donc nettement inf&#233;rieure &#224; celle de la Gr&#232;ce ou de l'Italie : 115,1 % et 115,8 %. Mais elle est sup&#233;rieure &#224; celle du Portugal (76,8 %), de l'Irlande (64 %) et de l'Espagne (53,2 %) en butte, d&#232;s aujourd'hui, aux assauts des sp&#233;culateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;ficit public fran&#231;ais, s'il est sup&#233;rieur &#224; celui de l'Italie (5,3 %), est nettement inf&#233;rieur &#224; celui de la Gr&#232;ce (13,6 %), de l'Irlande (14,3 %), de l'Espagne (11,2 %) ou du Portugal (9,4 %). Avec un d&#233;ficit de 7,5 %, la France reste cependant tr&#232;s loin des 3 % exig&#233;s par le trait&#233; d'Amsterdam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#244;t ou tard, les sp&#233;culateurs, avec la b&#233;n&#233;diction de l'Union europ&#233;enne s'attaqueront donc &#224; la dette publique fran&#231;aise et exigeront des salari&#233;s fran&#231;ais qu'ils acceptent un plan de rigueur mettant &#224; leur seule charge la r&#233;sorption du d&#233;ficit public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224;, le 28 avril, en Seine-Saint-Denis, Fran&#231;ois Fillon agitait l'&#233;pouvantail de la crise grecque pour faire passer sa contre-r&#233;forme des retraites. Plus directement, encore, le conseiller de Nicolas Sarkozy, Alain Minc, d&#233;clarait le 30 avril sur RTL : &#171; Aujourd'hui, la politique &#233;conomique fran&#231;aise est accroch&#233;e &#224; un principe ne pas perdre le triple A que nous donne les agences de notation et, de ce point de vue, la r&#233;forme des retraites est cl&#233; car c'est un signe envoy&#233; aux march&#233; financiers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est urgent, en effet, d'envoyer aux sp&#233;culateurs un &#171; signe &#187;, mais d'un tout autre ordre, en faisant ravaler au gouvernement sa contre-r&#233;forme des retraites&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le risque d'une nouvelle crise mon&#233;taire, bancaire et financi&#232;re &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union europ&#233;enne a jou&#233; les apprentis-sorciers en retardant la mise en &#339;uvre de son &#171; plan d'aide &#224; la Gr&#232;ce &#187; pour faire de ce pays un exemple aux yeux de tous les salari&#233;s europ&#233;ens. Elle a jou&#233; avec le feu en faisant appel au FMI pour faire face aux probl&#232;mes de liquidit&#233;s d'un pays qui p&#232;se moins de 3 % du PIB europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sp&#233;culateurs ne peuvent maintenant que douter de la volont&#233; et des possibilit&#233;s de l'Union europ&#233;enne de venir en aide au Portugal et surtout &#224; l'Espagne (4&#232;me &#233;conomie de la zone euro). Et comme leur seul objectif est de s'en mettre plein les poches et d'aller voir ailleurs si l'herbe est encore plus verte, ils chercheront &#224; exploiter &#224; fond ce qu'ils interpr&#232;tent comme une incapacit&#233; de la zone euro &#224; d&#233;fendre ses Etats-membres et sa monnaie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banques fran&#231;aises, allemandes, suisses et autrichiennes ont investi des centaines de milliards d'euros dans le capital de banques grecques, portugaises et espagnoles. Pour la seule Gr&#232;ce, le gouverneur de la Banque de France, estime les risques (l'&#171; exposition &#187;) des banques fran&#231;aise &#224; 50 milliards d'euros. En retardant l'application de son &#171; plan d'aide &#187; &#224; la Gr&#232;ce, les dirigeants europ&#233;ens ont laiss&#233; le champ libre aux sp&#233;culateurs qui ont d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; s'attaquer aux actions des banques grecques, portugaises et espagnoles mais aussi fran&#231;aises et allemandes. Selon le Financial Times du 16/04, les principales banques grecques avaient d&#233;j&#224; subi des retraits de d&#233;p&#244;t de 10 milliards d'euros au cours des deux derniers mois. La faillite de l'une ou de plusieurs de ces banques, avec l'habituel effet domino propre &#224; ce secteur, pourrait nous ramener &#224; une situation proche de celle de 2008, avec toutes les cons&#233;quences pour les finances publiques d'avoir &#224; effectuer un nouveau sauvetage des banques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En poussant partout &#224; acc&#233;l&#233;rer l'aust&#233;rit&#233;, sous pr&#233;texte de r&#233;sorber le plus rapidement possible les dettes et les d&#233;ficits publics, l'Union europ&#233;enne prend le risque de faire plonger l'Europe dans la r&#233;cession et donc d'accro&#238;tre encore dettes et d&#233;ficits publics. Exiger que l'Espagne dont le taux de ch&#244;mage est pass&#233;, en 3 ans, de 7,5 % &#224; 20,5 % de la population active mette en &#339;uvre un plan de rigueur salariale est embl&#233;matique de cet aveuglement des dirigeants de l'Union europ&#233;enne. Prisonniers de leurs dogmes n&#233;olib&#233;raux, ils ne comprennent pas qu'&#233;touffer la demande salariale, c'est &#233;touffer l'&#233;conomie. Ils ne comprennent pas qu'&#233;trangler l'&#233;conomie espagnole, portugaise ou grecque, c'est &#233;trangler l'&#233;conomie allemande ou fran&#231;aise en la privant d'une partie d&#233;terminante de ses d&#233;bouch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Solidaires des salari&#233;s grecs, portugais, espagnols &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement, les grands m&#233;dias cherchent &#224; opposer les Grecs &#171; indolents et laxistes &#187; aux autres salari&#233;s europ&#233;ens. Ce sera, ensuite, le tour des salari&#233;s des autres pays du &#171; Club Med &#187; ou de ceux des &#171; PIIGS &#187;. Puis ce sera le tour des Fran&#231;ais, &#171; ces fantaisistes, porteurs de baguettes de pain sous le bras et de b&#233;rets basques sur la t&#234;te &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette prise d'otages, il y a d'un c&#244;t&#233; les otages actuels ou futurs : les salari&#233;s grecs, portugais, espagnols, fran&#231;ais&#8230; De l'autre c&#244;t&#233;, les preneurs d'otages : les sp&#233;culateurs, le FMI, la commission europ&#233;enne, le conseil de l'Europe, les gouvernements europ&#233;ens qui impulsent (les gouvernements de droite) ou qui acceptent (les gouvernements sociaux-d&#233;mocrates grec, portugais ou espagnol) les plans d'aust&#233;rit&#233; dirig&#233;s contre le salariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats grecs ont pr&#233;par&#233;, dans l'unit&#233;, la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale du 5 mai contre les diktats du FMI, de l'Union europ&#233;enne et des sp&#233;culateurs. L'int&#233;r&#234;t de tous les salari&#233;s d'Europe est que cette gr&#232;ve soit le coup d'envoi d'un soul&#232;vement des salari&#233;s grecs qui permette de desserrer l'&#233;treinte fatale des plans d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La meilleure fa&#231;on de leur venir en aide est de refuser, de notre c&#244;t&#233;, tout plan d'aust&#233;rit&#233;, &#224; commencer par la contre-r&#233;forme des retraites que veulent nous imposer le gouvernement et le Medef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Annuler la dette publique &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays d'Am&#233;rique Latine, d'Asie du Sud Est, d'Afrique subissent depuis des dizaines d'ann&#233;es le fardeau d'une dette qui a servi de levier pour leur imposer des r&#233;formes &#171; structurelles &#187; n&#233;olib&#233;rales &#224; r&#233;p&#233;tition, pour orienter leurs &#233;conomies vers la finance et l'exportation au d&#233;triment de la satisfaction des besoins sociaux de leurs populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dette publique des Etats europ&#233;ens va jouer, comme le montre le laboratoire grec, exactement le m&#234;me r&#244;le et servir de levier au FMI et aux dirigeants europ&#233;ens pour imposer leurs &#171; r&#233;formes structurelles &#187; aux d&#233;pens des salaires, des retraites, des syst&#232;mes de protection sociale, des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas possible de laisser assassiner les droits sociaux des salari&#233;s europ&#233;ens au nom du remboursement d'une dette totalement ill&#233;gitime, fruit des baisses d'imp&#244;t des riches, des int&#233;r&#234;ts dus aux rentiers et du renflouement des banques lors de la crise de 2008-2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'annulation de la dette publique ne serait, de toute fa&#231;on, que justice car elle permettrait de reprendre d'un seul coup aux sp&#233;culateurs (autre nom des riches et des rentiers) les baisses d'imp&#244;ts dont ils profitent depuis tant d'ann&#233;es et les int&#233;r&#234;ts qu'ils per&#231;oivent depuis si longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Annuler la dette publique n'est rien d'autre, aujourd'hui, face &#224; la meute des sp&#233;culateurs l&#226;ch&#233;s sur les salari&#233;s europ&#233;ens, qu'une question de l&#233;gitime d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.democratie-socialisme.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;&lt;i&gt;www.democratie-socialisme.org&lt;/i&gt;&lt;/U&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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