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		<title>L'ALBA donne le ton, y compris au niveau mondial, et l'Empire tonne</title>
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		<dc:date>2010-04-12T22:25:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hugo Moldiz *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'Alternative [Alliance] Bolivarienne pour les Peuples de notre Am&#233;rique (ALBA) est devenue, du fait des gouvernements des &#201;tats-membres qui la composent comme du haut niveau de conscience sociale de leurs populations, un v&#233;ritable cauchemar pour les &#201;tats-Unis, dont le pouvoir imp&#233;rial est chaque jour davantage remis en cause dans cette partie du monde. &lt;br class='autobr' /&gt; Bien que l'Empire ne soit pas en train de s'&#233;crouler, le malaise de la Maison Blanche se fait de plus en plus criant. Le 11 d&#233;cembre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Fil-rouge" rel="directory"&gt;Fil rouge&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Alternative [Alliance] Bolivarienne pour les Peuples de notre Am&#233;rique (ALBA) est devenue, du fait des gouvernements des &#201;tats-membres qui la composent comme du haut niveau de conscience sociale de leurs populations, un v&#233;ritable cauchemar pour les &#201;tats-Unis, dont le pouvoir imp&#233;rial est chaque jour davantage remis en cause dans cette partie du monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien que l'Empire ne soit pas en train de s'&#233;crouler, le malaise de la Maison Blanche se fait de plus en plus criant. Le 11 d&#233;cembre 2009, dans un rapport sur la situation politique de l'Am&#233;rique latine, la Secr&#233;taire d'&#201;tat des &#201;tats-Unis, Hillary Clinton, se chargea d'attiser le feu en alertant ouvertement la Bolivie et le Venezuela, des relations diplomatiques qu'ils entretiennent avec le r&#233;gime et le gouvernement iraniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si d'aucuns veulent flirter avec l'Iran, ils devraient en mesurer les cons&#233;quences ; nous esp&#233;rons qu'ils y r&#233;fl&#233;chiront &#224; deux fois &#187;, tels furent les mots prononc&#233;s par la Premier Ministre &#233;tats-unienne, qui, ne dissimulant pas son statut, s'affiche devant le monde comme une autorit&#233; imp&#233;riale de ligne dure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais loin d'&#234;tre proactive, l'attitude des &#201;tats-Unis vis-&#224;-vis de l'Am&#233;rique latine appara&#238;t jour apr&#232;s jour comme une r&#233;action face &#224; la constante &#233;mergence latino-am&#233;ricaniste promue par l'ALBA, et plus particuli&#232;rement, vis-&#224;-vis des processus r&#233;volutionnaires de Cuba, du Venezuela, de la Bolivie, de l'&#201;quateur et du Nicaragua. C'est pourquoi les paroles de Clinton sont interpr&#233;t&#233;es comme une sorte d'exhortation au retour, dans de nouvelles conditions, &#224; la politique du pr&#233;sident Lyndon Johnson qui avait proclam&#233; ouvertement en 1964 : &#171; les &#201;tats-Unis pr&#233;f&#232;rent compter avec des alli&#233;s s&#251;rs plut&#244;t que sur des voisins d&#233;mocratiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la mise en &#339;uvre de la doctrine Johnson &#8212; qui impliquait en m&#234;me temps une r&#233;-ad&#233;quation des politiques &#171; du garrot &#187;, &#171; de bon voisinage &#187;, &#171; de la diplomatie des missionnaires &#187; et &#171; la doctrine Truman &#187; &#8212; on a d&#233;clench&#233; en Am&#233;rique Latine une s&#233;rie de coups d'&#233;tat militaires qui, parmi de rares printemps d&#233;mocratiques, ont instaur&#233; de sanglantes dictatures jusqu'au milieu des ann&#233;es 80. Au Nicaragua il y a eu &#171; la dynastie des Somozas &#187; jusqu'&#224; la victoire de la r&#233;volution sandiniste en 1979. En Bolivie, il y a eu Barrientos &#8212; qui autorisa l'entr&#233;e des marines pour combattre la gu&#233;rilla du Che en 1967 &#8212; puis Banzer &#8212; qui, sous la devise &#171; Paix, Ordre et Travail &#187;, poursuivit, r&#233;prima, assassina et exila des milliers d'hommes et de femmes entre 1971 et 1978 &#8212; ainsi que Garc&#237;a Meza, qui en 1980 instaura un r&#233;gime nettement narco-d&#233;lictueux. Au Chili il y a eu Pinochet, promoteur de l'internationale &#171; Op&#233;ration Condor &#187;, jusqu'en 1989, une ann&#233;e &#224; peine apr&#232;s qu'un r&#233;f&#233;rendum ait dit &#171; Non &#187; &#224; sa permanence au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les pr&#233;sidents des pays membres de l'ALBA, le sens des avertissements de Clinton est sans &#233;quivoque. Le coup d'&#233;tat au Honduras contre le pr&#233;sident Manuel Zelaya et le soutien, tant&#244;t affich&#233;, tant&#244;t voil&#233;, au gouvernement de facto de Roberto Micheletti, a renforc&#233; leur profonde m&#233;fiance envers les Etats-Unis. Celle-ci s'est traduite dans le discours politique des gouvernements de gauche en Am&#233;rique Latine &#224; un point tel que le 17 d&#233;cembre 2009, &#224; Copenhague, le pr&#233;sident bolivien a cat&#233;goriquement affirm&#233; : &#171; Obama est pire que Bush, seule la couleur du pr&#233;sident des &#201;tats-Unis a chang&#233; &#187;. La r&#233;alit&#233; est plus tenace que les bonnes intentions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Indiquant la marche &#224; suivre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En regard de la situation en Am&#233;rique Latine pendant ces cinq derni&#232;res ann&#233;es au moins, la g&#234;ne et l'inqui&#233;tude imp&#233;riales peuvent s'expliquer. L'ALBA &#8212; en tant que projet d'int&#233;gration et d'unit&#233; latino-am&#233;ricaine &#8212; s'est d&#233;velopp&#233; &#224; un rythme soutenu et ses r&#233;sultats ont m&#234;me surpris beaucoup d'experts internationaux qui avaient accueilli sa cr&#233;ation avec sympathie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Promue par Fidel Castro et Hugo Ch&#225;vez en d&#233;cembre 2004 &#224; La Havane, l'ALBA semblait &#234;tre une d&#233;nomination trop grandiloquente pour un projet d'int&#233;gration d&#233;butant par la consolidation des relations diplomatiques entre deux pays, dans une situation politique relativement stable en Am&#233;rique latine, &#224; l'exception de la Bolivie et de l'&#201;quateur, pays o&#249; les rebellions indig&#232;nes et populaires tenaient en &#233;chec les anciens blocs au pouvoir, lesquels tent&#232;rent de se r&#233;g&#233;n&#233;rer par le remplacement des pr&#233;sidents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette tendance affirm&#233;e donnerait raison &#224; la puissance du jugement et &#224; l'assurance de Fidel Castro &#8212; qui jusqu'&#224; nos jours n'avait jamais &#233;t&#233; aussi pr&#233;sent, aussi plein de vie et d'esp&#233;rance &#8212; ainsi qu'&#224; Ch&#225;vez &#8212; investi par l'Histoire du r&#244;le d'avant-garde politique. L'indien Evo Morales remporta les &#233;lections de d&#233;cembre 2005 avec un pourcentage de votes jamais enregistr&#233; auparavant par la d&#233;mocratie bolivienne (54%). Puis le 6 d&#233;cembre dernier, il fut r&#233;&#233;lu avec 64%, d&#233;passant ainsi son propre record.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Fidel, Ch&#225;vez et Evo &#233;taient loin d'&#234;tre les seuls &#171; trois mousquetaires &#187; d&#233;fiant de leurs sabres la technicit&#233; avanc&#233;e &#8211; politique et militaire &#8211; de l'Empire. Il n'en est rien. Entre 2006 et fin 2009, ils ont &#233;t&#233; rejoints par Rafael Correa de l'&#201;quateur et Daniel Ortega du Nicaragua, qui suivent la voie des profondes r&#233;volutions du XXIe, ainsi que par d'autres pays de la Cara&#239;be.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre d&#233;cembre 2004 et d&#233;cembre 2009, les r&#233;sultats ont sensiblement d&#233;pass&#233; ceux des p&#233;riodes dites du &#171; vieux &#187; et du &#171; neuf &#187; r&#233;gionalismes, au cours desquelles, ni les &#201;tats qui &#233;taient aux commandes &#8212; dans le premier cas &#8212; ni les transnationales et l'&#233;conomie de march&#233; &#8212; dans le second &#8212; n'ont apport&#233; aux peuples les b&#233;n&#233;fices sens&#233;s leur revenir au travers des politiques sociales, et les &#201;tats n'ont pas atteint un haut niveau d'autonomie &#8212; financi&#232;re et &#233;conomique &#8212; vis-&#224;-vis des &#201;tats-Unis. Des millions de personnes ont b&#233;n&#233;fici&#233; des soins de sant&#233;, des milliers d'autres ont r&#233;cup&#233;r&#233; la vision avec l' &#171; Op&#233;ration Miracle &#187;. L'analphab&#233;tisme fut &#233;limin&#233; au Venezuela, en Bolivie, au Nicaragua et en &#201;quateur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En compl&#233;ment de ces politiques sociales, des millions de dollars ont &#233;t&#233; consacr&#233;s au soutien de petits et m&#234;me de grands producteurs ; l'&#233;change commercial &#8212; bien qu'entrav&#233; par des obstacles bureaucratiques &#8212; avance progressivement. En 2010, la compl&#233;mentarit&#233; des &#233;conomies et des vocations productives, d&#233;velopp&#233;es &#224; travers les &#171; entreprises grand-nationales &#187;, se profile comme l'une des conqu&#234;tes majeures, ce &#224; quoi il faudrait ajouter le lancement du &#171; Sucre &#187;, une monnaie virtuelle pour les &#233;changes commerciaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ce n'est pas le nombre de membres de l'ALBA qui trouble les &#201;tats-Unis. L'inqui&#233;tude de l'Empire grandit car en Am&#233;rique latine l'influence de Cuba, du Venezuela, de la Bolivie, de l'&#201;quateur et du Nicaragua, est indiscutable. Sans forcer l'adh&#233;sion d'autres pays &#224; ce projet alternatif d'int&#233;gration et d'unit&#233; latino-am&#233;ricaine, les gouvernements des pays de l'ALBA ont avanc&#233; dans le renforcement des relations Sud-Sud, aussi bien dans la r&#233;gion qu'au-del&#224; de ses fronti&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le changement d'orientation du Mercosur &#8212; malgr&#233; le blocage de la droite &#224; l'adh&#233;sion du Venezuela &#8212;, l'influence croissante de l'UNASUR ainsi que les relations avec les pays d'Asie et d'Afrique, sont de bon augure et ont effac&#233; en peu de temps de l'agenda internationale le mod&#232;le d'int&#233;gration que les &#201;tats-Unis promouvaient avec l'ALCA [Zone de Libre &#201;change des Am&#233;riques] &#8212; projet battu en br&#232;che &#224; Mar del Plata [Argentine] en 2004 &#8212; et les Trait&#233;s de Libre &#201;change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut ajouter &#224; tout cela trois grands sommets internationaux au cours desquels les &#201;tats-Unis furent contraints au silence. Premi&#232;rement, lors du Ve Sommet des Am&#233;riques, &#224; Trinit&#233;-et-Tobago du 17 au 19 avril 2009 &#8212; o&#249; Barak Obama, malgr&#233; son sourire et ses accolades aux autres pr&#233;sidents, s'est vu dans l'obligation d'accepter, de la part de Ch&#225;vez, l'&#339;uvre de Eduardo Galeano, Les veines ouvertes de l'Am&#233;rique latine, et ce, quelques minutes apr&#232;s avoir d&#233;clar&#233; qu'il ne fallait pas rester les yeux riv&#233;s sur le pass&#233; mais regarder vers l'avenir ; il a &#233;t&#233; oblig&#233; de constater au vu de donn&#233;es pr&#233;cises contrastant avec les pr&#233;judices caus&#233;s par les trait&#233;s de libre &#233;change, combien l'ALBA &#233;tait r&#233;ellement b&#233;n&#233;fique ; il lui a m&#234;me fallu reconna&#238;tre le r&#244;le d&#233;cisif des m&#233;decins cubains mais surtout, entendre la demande unanime de la lev&#233;e de l'embargo qui frappe Cuba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me occasion fut celle de l'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale de l'OEA, au Honduras &#8212; peu de temps avant que Zelaya ne f&#251;t d&#233;chu par le coup d'&#201;tat militaire &#8212; dans laquelle on abolit la r&#233;solution qui excluait Cuba de cet organisme supranational, qui avait &#233;t&#233; d&#233;sign&#233; par un ministre cubain comme &#171; le Minist&#232;re des Colonies des &#201;tats-Unis &#187;. Le souvenir d'une Clinton quittant rapidement T&#233;gucigalpa et d'un Tomas Shannon levant sa main droite et serrant les dents de rage pour appuyer la r&#233;solution, est encore vif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, &#224; l'instar de la &lt;i&gt;cueca&lt;/i&gt; &#8212; danse typique bolivienne &#8212; il n'y a pas de deuxi&#232;me temps sans un troisi&#232;me. Le 28 octobre 2009, &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations Unies, les &#201;tats-Unis ont subi la plus cuisante d&#233;faite face &#224; Cuba. Des 192 pays membres de l'ONU, seul trois d'entre eux &#8212; les &#201;tats-Unis, Isra&#235;l et Palau &#8212; ont vot&#233; contre [la r&#233;int&#233;gration de Cuba aux Nations Unies] et deux se sont abstenus, les &#206;les Marshall et Micron&#233;sie. Le pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e Nationale du Pouvoir Populaire de Cuba, Ricardo Alarc&#243;n, affirma qu'en fait le r&#233;sultat du vote avait &#233;t&#233; de 187 contre 1, en raison de la relation charnelle qu'entretiennent les &#201;tats-Unis avec Isra&#235;l et &#224; cause de la subordination coloniale &#224; l'Empire des autres trois petits pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme si cela n'avait pas suffi, le leadership international de Morales et de Ch&#225;vez, chacun fort de ses riches et sp&#233;cifiques particularit&#233;s, s'est affirm&#233; dans le monde entier. Il n'est pas de pays sur la plan&#232;te o&#249; une r&#233;union multilat&#233;rale ou bilat&#233;rale ne rassemble des milliers de personnes &#8212; mouvements sociaux et intellectuels &#8212; venues &#233;couter le Commandant misant sur le socialisme du XXIe si&#232;cle et le leader indien souhaitant faire du paradigme du Bien Vivre associ&#233; au socialisme communautaire, une r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs interventions &#224; Copenhague confirment ce qui a &#233;t&#233; dit pr&#233;c&#233;demment. Morales et Ch&#225;vez, malgr&#233; le stratag&#232;me mis en &#339;uvre pour essayer de vider la salle au moment de l'allocution de chacun de ces deux pr&#233;sidents latino-am&#233;ricains, ont &#233;mu et mobilis&#233; par leurs paroles adress&#233;es aux hi&#233;rarques du monde. Le Bolivien a lanc&#233; le d&#233;fi consistant &#224; organiser un r&#233;f&#233;rendum mondial pour d&#233;cider du futur de la plan&#232;te et le V&#233;n&#233;zu&#233;lien, fid&#232;le au principe selon lequel un changement de syst&#232;me permettrait de modifier la donne climatique, a lanc&#233; un appel aux peuples du Nord pour qu'ils se joignent &#224; la r&#233;volution du Sud en promouvant la r&#233;volution de toute l'Humanit&#233; sur la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La contre-offensive imp&#233;riale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mails il serait na&#239;f de croire que la voie de l'&#233;mancipation est enfin libre. Tel est l'avis de Fidel Castro, d'Evo Morales et d'Hugo Ch&#225;vez. Le premier, dans sa r&#233;flexion num&#233;ro 99, attira l'attention sur le fait que &#171; l'Empire est de nouveau pass&#233; &#224; l'offensive &#187;. Le deuxi&#232;me, &#224; propos des mises en garde de Clinton, pr&#233;vint que dans le cas d'une attaque des Etats-Unis, la r&#233;gion se transformerait en un &#171; deuxi&#232;me Vietnam &#187;. Le troisi&#232;me affirma que l'Empire &#171; est en train d'essayer de r&#233;cup&#233;rer son arri&#232;re-cour &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les donn&#233;es r&#233;elles sont lourdes de sens et les d&#233;clarations orales ou &#233;crites de ces pr&#233;sidents latino-am&#233;ricains, auxquels il faut ajouter celles d'autres chefs d'&#233;tat, comme Ortega, Correa, Lula et Fernandez, sont bien loin de pouvoir &#234;tre catalogu&#233;es comme sensationnalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la premi&#232;re administration de Bush, les &#201;tats-Unis avaient n&#233;goci&#233; un trait&#233;, &#224; pr&#233;sent ratifi&#233; par Obama, qui permet l'installation de sept nouvelles bases militaires &#233;tats-uniennes en territoire colombien, lesquelles s'ajoutent aux deux autres d&#233;j&#224; existantes. Aussi la Maison Blanche a-t-elle obtenu l'accord de Panama pour y installer quatre bases militaires au cours des premiers mois de l'ann&#233;e 2010.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; cet &#233;largissement du Plan Colombie &#8212; dont l'ex&#233;cution menace d'autres pays &#8212; il faudrait ajouter l'Initiative M&#233;rida ou Plan Mexique, n&#233;goci&#233; avec Vicente Fox [l'ancien pr&#233;sident du Mexique] et ratifi&#233; par Calder&#243;n [l'actuel pr&#233;sident], qui en train de militariser le territoire mexicain &#224; un rythme plus soutenu que pr&#233;vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Ch&#225;vez d&#233;peint cette grave situation en d&#233;clarant, indign&#233; : &#171; On est en train d'encercler le Venezuela avec des bases militaires &#224; Aruba, &#224; Cura&#231;ao &#8212; deux protectorats du Royaume des Pays-Bas, contr&#244;l&#233;s par le Pentagone &#8212; en Colombie et au Panama &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais - ce qui n'est pas non plus une nouveaut&#233; - l'avanc&#233;e militaire &#233;tats-unienne en Am&#233;rique latine vise la reprise du contr&#244;le total de la r&#233;gion ; des pays comme l'&#201;quateur &#8212; dont la souverainet&#233; a &#233;t&#233; viol&#233;e [par la Colombie] en mars 2008 dans le but d'assassiner Ra&#250;l Reyes, le chef insurgent des FARC [Forces Arm&#233;es R&#233;volutionnaires de la Colombie], et d'autres gu&#233;rilleros &#8212;, la Bolivie &#8212; o&#249; l'on a tent&#233; un coup civico-pr&#233;f&#233;ctoral en septembre de la m&#234;me ann&#233;e &#8212; et le Nicaragua &#8212; o&#249; il est tr&#232;s probable que d&#233;bute une campagne d'agression depuis le Honduras comme pendant les ann&#233;es 80 &#8212;, figurent au premier rang de la liste des ennemis que les &#201;tats-Unis ont l'intention d'abattre. Les paroles de Clinton &#8212; qui en fait laissent transpara&#238;tre &#171; la politique de deux poids deux mesures &#187; de l'Empire &#8212; en sont la preuve &#233;vidente. D'ailleurs, Obama y souscrit. Le Br&#233;sil, l'un des membres les plus solides de la cr&#233;ation du Conseil de D&#233;fense [Sud-am&#233;ricain] de l'UNASUR, est &#233;galement pr&#233;occup&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coup d'&#201;tat au Honduras contre le pr&#233;sident Zelaya le 28 juin 2009 a constitu&#233; un point de rupture dans la strat&#233;gie &#233;tats-unienne. Le renversement du pr&#233;sident, au-del&#224; de repr&#233;senter le &#171; ch&#226;timent &#187; inflig&#233; &#224; un homme politique conservateur qui avait os&#233; s'&#233;carter du droit chemin, constitue un signal d'avertissement &#224; l'encontre des pays membres de l'ALBA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il serait erron&#233; de circonscrire la contre-offensive des &#201;tats-Unis au domaine purement militaire. Au niveau politique, la strat&#233;gie imp&#233;riale s'appuie sur le Mexique, la Colombie, le P&#233;rou et le Honduras. Le Chili est &#224; deux pas de les rejoindre. Le degr&#233; d'adh&#233;sion de ce pays aux plans de l'Empire d&#233;pendra uniquement des r&#233;sultats de l'&#233;lection du 17 janvier 2010, lors du deuxi&#232;me tour [de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; droite, Sebasti&#225;n Pi&#241;era, avec 44% des votes, compte sur les conditions favorables pour achever deux d&#233;cennies de gouvernement de la Concertation, qui a obtenu &#224; peine 30% des votes avec le conservateur Eduardo Frei.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; moins que le jeune politicien Marco Enriquez-Ominami, qui s'est plac&#233; en troisi&#232;me position avec un &#233;tonnant score de 20%, ne revienne sur sa d&#233;cision de ne pas soutenir la Concertation lors du deuxi&#232;me tour, le triomphe de la droite pinochetiste serait assur&#233;. Mais m&#234;me si Frei renverse cette situation d&#233;favorable, il est peu probable que ce d&#233;mocrate-chr&#233;tien continue sur la voie d'une plus grande autonomie du Chili vis-&#224;-vis des &#201;tats-Unis, d&#233;velopp&#233;e par la pr&#233;sidente sortante Michelle Bachelet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie du &#171; si&#232;ge &#187; &#233;tats-unien &#224; l'encontre des processus r&#233;volutionnaires de l'Am&#233;rique latine d&#233;pendra &#233;galement de ce qui arrivera lors des &#233;lections [pr&#233;sidentielles] de 2010 en Argentine et au Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, les deux prochaines ann&#233;es seront cruciales pour d&#233;terminer l'orientation g&#233;n&#233;rale en Am&#233;rique latine et, surtout, le degr&#233; de coh&#233;sion et de r&#233;sistance des processus en Bolivie, au Venezuela, en &#201;quateur et au Nicaragua. La lutte entre les h&#233;g&#233;monies latino-am&#233;ricaniste et imp&#233;rialiste est d&#233;sormais engag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit par Marina Almeida, r&#233;vis&#233; par Julie Sentis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.la-epoca.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=1539&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;La &#201;poca&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, le 20 d&#233;cembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/L-ALBA-donne-le-ton-y-compris-au-niveau-mondial-et-l-Empire-tonne&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 12 avril 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;*&lt;strong&gt;Hugo Moldiz&lt;/strong&gt;. Comunicador social y abogado boliviano, m&#225;ster en Relaciones Internacionales, docente universitario, es corresponsal de agencias internacionales de noticias.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
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