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		<title> Les &#233;conomistes techniciens de la Colombie d'&#233;chec en &#233;chec...</title>
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		<dc:creator>Antonio Caballero</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les &#233;conomistes, de d&#233;route en d&#233;route et d'&#233;chec en &#233;chec, ont r&#233;ussi &#224; diriger tant dans la th&#233;orie que la pratique la politique depuis un si&#232;cle et demi. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette revue, que je suppose bien inform&#233;e, dit qu'au gouvernement de Juan Manuel Santos les &#233;conomistes professionnels commandent. Le pr&#233;sident l'est, et avec lui ce sont les deux tiers des ministres du cabinet et la majorit&#233; des grands conseillers : celui des Finances, celui des Mines, celui de l'Agriculture, celui de la D&#233;fense, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Colombie" rel="directory"&gt;Colombie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;conomistes, de d&#233;route en d&#233;route et d'&#233;chec en &#233;chec, ont r&#233;ussi &#224; diriger tant dans la th&#233;orie que la pratique la politique depuis un si&#232;cle et demi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette revue, que je suppose bien inform&#233;e, dit qu'au gouvernement de Juan Manuel Santos les &#233;conomistes professionnels commandent. Le pr&#233;sident l'est, et avec lui ce sont les deux tiers des ministres du cabinet et la majorit&#233; des grands conseillers : celui des Finances, celui des Mines, celui de l'Agriculture, celui de la D&#233;fense, celui du Logement, celui de l'environnement, celui de la Protection (il en est ainsi : bien que nous l'ayons d&#233;j&#224; vu). Aussi le directeur de la Planification Nationale est &#233;conomiste : le m&#234;me Hernando Jos&#233; G&#243;mez &#224; qui nous devons (ou plut&#244;t : qui nous doit, et continuera de nous devoir) les signatures et les resignatures et les g&#233;nuflexions et les re-g&#233;nuflexions du &lt;i&gt;Trait&#233; de libre&lt;/i&gt; &lt;i&gt;commerce &lt;/i&gt;avec les &#201;tats-Unis qui quand entrera enfin en vigueur (s'il entre : puisqu'un ange gardien nous a prot&#233;g&#233;s jusqu'&#224; pr&#233;sent), ruinera certainement l'agriculture colombienne, ruine dont na&#238;t la violence colombienne. La prochaine vague de violence rurale (et de rebond urbain) sera en Colombie provoqu&#233;e par ce TLC qu'avec tant d'enthousiasme ont mendi&#233; les gouvernements de Santos et d'Uribe : les gouvernements des &#233;conomistes professionnels colombiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne parle pas seulement des dix derni&#232;res ann&#233;es. Depuis longtemps les &#233;conomistes ont trop d&#233;montr&#233;, ici et dans la moitie du monde, que les pires gouvernements ce sont les inspir&#233;s ou mani&#233;s par ceux-ci. Tous les autres sont pour le moins mauvais : ceux des g&#233;n&#233;raux, ceux des th&#233;ologiens, ceux des propri&#233;taires terriens, ceux des avocats, ceux des monarques de droit divin, ceux des agents secrets de l'espionnage, ceux des journalistes. M&#234;me ceux des hommes politiques. (Une exception peut-&#234;tre ? Celle du &#171; miracle allemand &#187; de Ludwig Erdhard dans l' Allemagne de l'imm&#233;diate apr&#232;s-guerre mondiale ? Non : l'homme politique Konrad Adenauer dirigeait &#233;conomiquement ce gouvernement depuis la Chancellerie, et l'&#233;conomiste Erhard se limitait &#224; le traduire en politique depuis le Minist&#232;re des Finances. Quand lui m&#234;me est arriv&#233; &#224; la Chancellerie, le &#171; miracle &#187; s'est &#233;croul&#233;). Les &#233;conomistes, cependant, de d&#233;route en d&#233;route et d'&#233;chec en &#233;chec, ont r&#233;ussi &#224; diriger tant en th&#233;orie qu'en pratique la politique depuis un si&#232;cle et demi : depuis le socialiste &#171; scientifique &#187; Karl Marx jusqu'au capitaliste aussi &#171; scientifique &#187; Milton Friedman et ses successeurs n&#233;olib&#233;raux, quelles qu'aient &#233;t&#233; leurs divergences id&#233;ologiques (pour ne pas dire &#171; scientifiques &#187;). Et les r&#233;sultats ont &#233;t&#233; parall&#232;les et bruyamment catastrophiques, tant du c&#244;t&#233; des marxistes que des friedmaniens. L'&#233;chec des premiers a &#233;t&#233; vu suffisamment dans la chute du soi-disant &#171; bloc socialiste &#187; il y a vingt ans : ils survivent seulement, comme des naufrag&#233;s assoiff&#233;s accroch&#233;s aux &#233;paves d'un naufrage, des dictatures dynastiques auto-d&#233;nom&#233;es socialistes de Cuba et de la Cor&#233;e du Nord. L'&#233;chec des deuxi&#232;mes est aujourd'hui sous les yeux : aux &#201;tats-Unis, dans l'Union Europ&#233;enne, au Japon, &#224; Singapour, en Suisse. En Colombie, n'en parlons pas. Mes lecteurs sont-ils sortis dans la rue ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Keynes ? Keynes &#233;tait le socialisme mod&#233;r&#233; par le bon sens. Ils n'ont pas os&#233; : si quelque chose terrorise les &#233;conomistes-hommes politiques c'est qu'on puisse les accuser d'&#234;tre &#171; socialistes &#187;, comme ce grand bourgeois de Londres. (Le dernier qui depuis la doctrine a r&#233;clam&#233; ce qualificatif de gloire ou d'infamie fut Marx, un petit bourgeois de Londres). De mani&#232;re que Keynes, dont les recettes de bon sens ont sortie le monde de la d&#233;pression des ann&#233;es trente (avec l'aide d'un grand homme politique, le pr&#233;sident Roosevelt, et d'une guerre mondiale), quand est survenu la premi&#232;re r&#233;cession d'il y a trois ans f&#251;t alors seulement un nom de r&#233;f&#233;rence : mais pas un mod&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette revue dit , dans l'article que je commente, que les &#233;conomistes professionnels qui sont aux manettes du gouvernement de Santos ont r&#233;ussi &#224; parvenir &#224; leurs positions de pouvoir &#171; par leur possession des sujets techniques, m&#234;me au-del&#224; de leurs tendances politiques &#187;. Il me semble que ce n'est pas ainsi, bien au contraire : les sujets dits techniques conditionnent de la t&#234;te aux pieds les d&#233;cisions politiques. Ou plus encore : le penchant pour la technique est en soit une prise de position politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Colombie, o&#249; nous avons avec plus que de raison par-dessus la t&#234;te de la politique des hommes politiques, nous devrions donc avoir une saine m&#233;fiance envers la politique des techniciens. Bien qu'on l'appelle autrement, c'est pareil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Titre original :&lt;/strong&gt; Les &#233;conomistes techniciens&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.semana.com/opinion/tecnicos-economistas/165082-3.aspx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Semana&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Colombie, le 1er octobre 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Los-tecnicos-economistas-de-Colombia&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Les-economistes-techniques-de-la-Colombie-d-echec-en-echec&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo.&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; Paris, 5 de octobre 2011&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Comme cela leur chante [aux Etats-Unis]. Antonio Caballero</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Comme-cela-leur-chante-aux-Etats-Unis-Antonio-Caballero</link>
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		<dc:creator>Antonio Caballero</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quand ils ont voulu virer Noriega, ils l'ont d&#233;sign&#233; comme narcotrafiquant. Et pour le capturer, ils ont bombard&#233; la ville de Panama depuis la base Howard. &lt;br class='autobr' /&gt; La th&#232;se du gouvernement [colombien] est que la souverainet&#233; consiste &#224; c&#233;der la souverainet&#233;. Et oui, bon : paradoxalement, cette cession constitue un acte souverain. Pour c&#233;der quelque chose, il est n&#233;cessaire de l'avoir. Dans la Rome antique, et aussi aux &#201;tats-Unis aux temps de la colonisation de l'Ouest sauvage, on a fr&#233;quemment (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Colombie" rel="directory"&gt;Colombie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quand ils ont voulu virer Noriega, ils l'ont d&#233;sign&#233; comme narcotrafiquant. Et pour le capturer, ils ont bombard&#233; la ville de Panama depuis la base Howard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La th&#232;se du gouvernement [colombien] est que la souverainet&#233; consiste &#224; c&#233;der la souverainet&#233;. Et oui, bon : paradoxalement, cette cession constitue un acte souverain. Pour c&#233;der quelque chose, il est n&#233;cessaire de l'avoir. Dans la Rome antique, et aussi aux &#201;tats-Unis aux temps de la colonisation de l'Ouest sauvage, on a fr&#233;quemment vu le cas d'hommes libres qui se vendaient &#224; un riche en qualit&#233; d'esclaves pour une p&#233;riode d&#233;termin&#233;e, et parfois pour la vie. L'esclavage volontaire n'est pas un &#233;tat particuli&#232;rement respectable, mais enfin : chacun met son honneur o&#249; chacun il veut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors bien, ces choses, il faut les expliquer. Pour ce qui est des bases am&#233;ricaines sur le territoire colombien, ce n'est pas un &#171; accord transparent &#187;, comme le qualifie le g&#233;n&#233;ral Freddy Padilla, le commandant des Forces Militaires [colombiennes]. Il ne l'est tellement pas, que le pr&#233;sident &#193;lvaro Uribe a eu &#224; entreprendre une tourn&#233;e pr&#233;cipit&#233;e dans sept pays amis pour l'expliquer en personne aux pr&#233;sidents lors de r&#233;unions &#224; huis clos, en revanche il n'a pas voulu donner les m&#234;mes explications en public, comme le lui demandaient les pr&#233;sidents du Br&#233;sil et du Chili au sommet de l'Union des Nations Suram&#233;ricaines (Unasur) qui s'est tenu ces jours-ci &#224; Quito. Mais l&#224; o&#249; il faut donner des explications, ce n'est pas ni publiquement devant l'Unasur, ni en priv&#233; &#224; Lima ou &#224; Asunci&#243;n, mais ici [en Colombie].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet accord que le g&#233;n&#233;ral qualifie de &#171; transparent &#187; bien qu'il soit secret, il faut l'expliquer aux citoyens colombiens, et non aux pr&#233;sidents &#233;trangers. Et en premier lieu, &#224; leurs repr&#233;sentants au Congr&#232;s de la R&#233;publique, comme le pr&#233;voit la Constitution, ce pauvre papier avec lequel, le pr&#233;sident Uribe et ses courtisans nettoient p&#233;riodiquement leurs hontes. Sans doute le Congr&#232;s, qui est uribiste et &#224; genoux, approuverait la cession de la souverainet&#233; si on lui demandait. Mais le consid&#233;rer avec d&#233;dain comme si c'&#233;tait r&#233;gl&#233; &#233;quivaut &#224; souligner d'avance l'inutilit&#233; du Congr&#232;s, r&#233;duit au r&#244;le de payer un salaire &#224; ses membres pour qu'ils paraphent les initiatives du Pr&#233;sident : de l&#224;, &#224; le fermer il n'y a pas qu'un pas (et la fermeture constituerait une &#233;conomie importante pour les veines ouvertes de la d&#233;pense publique). De m&#234;me qu'il n' y a qu'un pas pour arriver &#224; nommer par d&#233;cret un Fiscal et un Procureur au lieu de l'ennuyeuse m&#233;thode actuelle qui revient &#224; pr&#233;senter aux Cours des listes impr&#233;sentables. Et un pas de celui qui am&#232;ne &#224; fermer aussi les tribunaux, au lieu d'avoir &#224; recourir &#224; de fastidieux recours pour ne pas respecter leurs jugements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce seraient des petits pas que, sans doute, l'opinion &lt;i&gt;uribiste&lt;/i&gt; applaudirait les yeux ferm&#233;s (et la bouche aussi : c'est &#171; une majorit&#233; silencieuse &#187;). Et pourquoi ne pas faire un autre pas suppl&#233;mentaire, et aussi fermer la presse ? Ainsi serait &#233;vit&#233;e l'extravagance co&#251;teuse de faire des tourn&#233;es &#171; muettes &#187; d'explication, comme celles qui excluent les d&#233;clarations publiques. Parce que : comment faire des d&#233;clarations publiques sur des trait&#233;s secrets ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui-ci est tant secret que m&#234;me le Congr&#232;s ne conna&#238;t pas la contre-partie-celle des Etats-Unis. Ou, du moins, on n'est pas au courant qu'il le connaisse. L'ex-ministre de la D&#233;fense Juan Manuel Santos ne le connaissait pas non plus, &#224; moins qu'il ne mentait d&#233;lib&#233;r&#233;ment quand il assurait, il y a un an, qu'il n'y aurait pas de bases. Et apparemment le nouveau ministre ne le conna&#238;t pas non plus, lui qu'ils n'ont m&#234;me pas invit&#233; &#224; la Conf&#233;rence sur S&#233;curit&#233; de l'Am&#233;rique du Sud convoqu&#233;e &#224; Carthage, en collaboration avec les Forces Militaires de la Colombie et le Commando Sud des &#201;tats-Unis. (De ce commando vient le mot &#171; Sud &#187; du titre de la conf&#233;rence, qui s'appelle en anglais &#171; &lt;i&gt;SouthSec&lt;/i&gt; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut l&#224;-bas, dans les salons du Santa Clara &lt;i&gt;Luxury&lt;/i&gt; Hotel, que le g&#233;n&#233;ral Padilla &lt;i&gt;The Lionheart&lt;/i&gt; a laiss&#233; filtrer l'information sensible sur le fait que les bases &#224; dispositions des Eatsuniens en Colombie sont d&#233;j&#224; livr&#233;es et qu'elles ne seront pas trois ou cinq, comme on l'avait fait croire &#224; l'origine, mais sept : deux navals, deux terrestres et trois a&#233;riennes. Et il a ajout&#233; de fa&#231;on sibylline que &#171; personne en dehors des terroristes et des narcotrafiquants ne doit craindre cet accord &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, qui d&#233;finit qui est un &#171; terroriste &#187; et qui est un &#171; narcotrafiquant &#187; ? Les &#201;tats-Unis. Et comment ? Comme cela leur chante, conform&#233;ment &#224; ce que leur dictent leurs int&#233;r&#234;ts. Les exemples sont multiples. Pour en prendre un g&#233;ographiquement voisin : quand ils ont voulu se d&#233;barrasser du g&#233;n&#233;ral panam&#233;en Noriega qui &#233;tait devenu g&#234;nant pour eux apr&#232;s avoir rendu pendant des ann&#233;es des services inavouables &#224; la solde de la CIA, ils l'ont qualifi&#233; tout d'un coup de narcotrafiquant. Et pour le capturer, ils ont bombard&#233; la ville de Panama depuis la base Howard qu'alors ils dirigeaient amicalement, bien s&#251;r, sur son territoire. C'est pourquoi sont fond&#233;es les craintes des Pr&#233;sidents du Venezuela et de l'&#201;quateur : leur voisinage avec les bases &#233;tasuniennes en Colombie les met &#224; port&#233;e de tir. Et ont aussi raison ceux du Br&#233;sil, d'Uruguay et de Bolivie et du Paraguay et d'Argentine et du Chili : tous ces pays ont souffert des dictatures f&#233;roces impos&#233;es et appuy&#233;es par les &#201;tats-Unis. Ils savent par exp&#233;rience - comme l'a dit la pr&#233;sidente chilienne Michelle Bachelet, tortur&#233;e dans les prisons de Pinochet - que les amis &#233;tasuniens ne sont pas de confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et peut-&#234;tre que le pr&#233;sident Uribe a aussi raison, de son propre point de vue : avec la cession des bases militaires, il veut acheter leur appui. Comme Franco avait fait en Espagne. Et gr&#226;ce &#224; cela, il est mort quarante ans plus tard comme le veut Uribe : dans son lit, et au palais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espanol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=4480&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&lt;U&gt;El Correo&lt;/U&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; de : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.semana.com/noticias-opinion/soberana-gana/127142.aspx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&lt;U&gt;Semana&lt;/U&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;. &lt;/strong&gt;Colombie, le 15 ao&#251;t 2009.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La doctrinede la &#034;l&#233;gitime d&#233;fense&#034; que promeut Santos pour la Colombie, n'est pas de lui mais d'Hitler.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/La-doctrinede-la-legitime-defense-que-promeut-Santos-pour-la-Colombie-n-est-pas-de-lui-mais-d-Hitler</link>
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		<dc:creator>Antonio Caballero</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La doctrine de la &#034;l&#233;gitime d&#233;fense&#034; de Santos n'est pas de lui, ni d'Uribe, ni de Bush et ni m&#234;me d'Isra&#235;l. Son vrai inventeur est Adolphe Hitler &lt;br class='autobr' /&gt; Au gouvernement d'Alvaro Uribe seul importe ce qu'on appelle &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187;, et cela se r&#233;duit &#224; la guerre d'an&#233;antissement contre les Farc. C'est pour cela que le Pr&#233;sident a &#233;t&#233; choisi et r&#233;&#233;lu et qu'au cours de ces six ann&#233;es, il n'a pas encore r&#233;ussi, apr&#232;s avoir annonc&#233;, et sans doute cru qu'il l'obtiendrait en dix-huit mois. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Colombie" rel="directory"&gt;Colombie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La doctrine de la &#034;l&#233;gitime d&#233;fense&#034; de Santos n'est pas de lui, ni d'Uribe, ni de Bush et ni m&#234;me d'Isra&#235;l. Son vrai inventeur est Adolphe Hitler&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au gouvernement d'Alvaro Uribe seul importe ce qu'on appelle &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187;, et cela se r&#233;duit &#224; la guerre d'an&#233;antissement contre les Farc. C'est pour cela que le Pr&#233;sident a &#233;t&#233; choisi et r&#233;&#233;lu et qu'au cours de ces six ann&#233;es, il n'a pas encore r&#233;ussi, apr&#232;s avoir annonc&#233;, et sans doute cru qu'il l'obtiendrait en dix-huit mois. Par aveuglement. Pour ne pas vouloir voir, pour ne pas pouvoir voir (son id&#233;ologie l'en emp&#234;che) que le probl&#232;me n'est pas exclusivement militaire, mais social, &#233;conomique et politique. &#192; cause de cette c&#233;cit&#233; volontaire et obs&#233;dante importe seulement &#224; Uribe, je le dis, la &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187;, et il lui consacre toutes ressources et en fait d&#233;pendre toutes les autres fonctions de l'&#201;tat : la justice, l'&#233;conomie, et, bien s&#251;r, la diplomatie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, sauf dans de rares occasions o&#249; il s'est trouv&#233; forc&#233; d'accepter la collaboration d'un gouvernement &#233;tranger pour quelque chose en relation au conflit arm&#233; - l'aide du v&#233;n&#233;zu&#233;lien ou du fran&#231;ais dans les lib&#233;rations d'otages, par exemple - la diplomatie d'Uribe n'a eu qu'un seul point d'attention : les &#201;tats-Unis. Plus pr&#233;cis&#233;ment encore, le gouvernement que pr&#233;sidait George W. Bush. Il ignore le Congr&#232;s &#233;tasunien, et le parti d&#233;mocrate, quand celui-ci &#233;tait dans l'opposition, il le m&#233;prisait. Il ne s'est pas encore remis - et il doit &#234;tre le seul et unique qui n'avait jamais pr&#233;vu cette possibilit&#233; - de l'&#233;lection de Barack Obama. Le reste n'existe m&#234;me pas : les voisins - le Venezuela et l'&#201;quateur - ni l'OEA, ni l'ONU : des organisations g&#234;nantes, comme il le croyait avec Bush, &#034;insignifiants&#034;. Ni la Suisse, ni la Chine : personne. C'est pourquoi il utilise la Chancellerie (minist&#232;re des affaires &#233;trang&#232;res) et le service ext&#233;rieur comme un &#233;boueur. Seuls les Etats-Unis comptent, qui financent en grande partie la guerre ; et, pour l'encouragement, Isra&#235;l, qui lui donne le ton. La doctrine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre de la D&#233;fense Juan Manuel Santos a dit, il y a quelques jours, que poursuivre le groupe de gu&#233;rilleros hors des fronti&#232;res &#171; est un acte de l&#233;gitime d&#233;fense et une doctrine de plus en plus accept&#233;e par la communaut&#233; et le droit international &#187;. Il n'en est pas ainsi. Au contraire : de moins en moins. Cette doctrine ne l'accepte m&#234;me plus celui qui l'a le plus utilis&#233;e, qui est le gouvernement des &#201;tats-Unis : elle a &#233;t&#233; explicitement repouss&#233;e par Obama quand il a remplac&#233; Bush, ce qui est arriv&#233; en grande partie &#224; cause de l'extr&#234;me solitude et discr&#233;dit dans lesquels cette doctrine avait plong&#233; son pays. Seul Isra&#235;l la pratique, mais sans l'acceptation mais la r&#233;probation presque universelle ; et il peut se permettre ce luxe seulement parce que les &#201;tats-Unis lui donnent son appui ind&#233;fectible, comme une m&#232;re &#224; son fils viveur. La pratique d'Isra&#235;l, criminel et irresponsable, aujourd'hui en Palestine, hier au Liban, peut-&#234;tre demain en Iran, et dans tous les cas avec des r&#233;sultats contreproductif : augmentation du terrorisme arabe, sentiment anti-isra&#233;lien et anti-&#233;tasunien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Uribe a aussi voulu la pratiquer &#224; travers son ministre Santos, il y a un an dans le bombardement du campement de &#171; Raul Reyes &#187; en territoire &#233;quatorien, et qu'il l'a fait d&#233;fendre par bouche de son chancelier (ministre des affaires &#233;trang&#232;res) de l'&#233;poque Fernando Araujo, tous les pays am&#233;ricains (sauf les &#201;tats-Unis de Bush) l'ont censur&#233;e unanimement. Jusqu'au point o&#249; le Pr&#233;sident s'est trouv&#233; oblig&#233; de signer &#224; Saint-Domingue, en rang avec tous ses coll&#232;ges d'Am&#233;rique Latine avalant sa rage, une condamnation explicite de la violation des fronti&#232;res d'autrui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La doctrine discr&#233;dit&#233;e que Santos propose maintenant, n'est pas seulement sienne. C'est aussi celle d'Uribe. Qui feint de d&#233;savouer son Ministre et de &#171; lui tirer les oreilles &#187;, comme dit la presse, et l'oblige &#224; rencontrer le Chancelier pour qu'ils fassent les paix. (Une digression : ils n'ont pas honte ces ministres d'Uribe que leur patron les traite comme des enfants, ou parfois comme des chiens ? N'ont-ils pas de dignit&#233; ? Mais cela oui : ils ne d&#233;missionnent pas jusqu'&#224; ce qu'il les jette dehors). Il lui tire les oreilles ce que le Ministre accepte avec soumission, reconnaissant : on dirait ministre cubain. Mais ensuite il le confirme &#224; son poste et le prie instamment &#224; continuer d'accomplir son &#171; travail r&#233;ussi &#187;, d'imposer la &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187; faite des bombardements &#224; la fronti&#232;re et de &#171; faux positifs &#187; &#224; l'int&#233;rieur, des r&#233;compenses et des pots-de-vin, de mains coup&#233;es et d'op&#233;rations &#171; &#201;chec &#187; mont&#233;es, des disparitions et des ex&#233;cutions extrajudiciaires, d'espionnage des adversaires et m&#234;me des partisans, y compris Santos lui m&#234;me : auto &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ainsi la doctrine Santos de la &#171; l&#233;gitime d&#233;fense &#187; n'est pas de Santos. Mais bien qu'elle soit d'Uribe, ce n'est pas non plus une invention d'Uribe. Ni de Bush. Et ni m&#234;me d'Isra&#235;l. Tous l'ont pratiqu&#233;e, r&#233;sum&#233;e dans une formule brutale et sans scrupules : tout est permis. Mais son vrai inventeur est autre : &lt;strong&gt;Adolphe Hitler&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et m&#234;me pas Hitler cela ne lui a pas r&#233;ussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; de&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.semana.com/noticias-opinion/doctrina/121473.aspx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Semana&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Colombie, le 7 Mars 2009.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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