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		<title>Les paramiltaires &#171; d&#233;mobilis&#233;s &#187; restent actifs, alerte le CICR</title>
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		<dc:creator>Katalina V&#225;squez Guzm&#225;n</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le rapport du CICR signale le manque d'int&#233;r&#234;t pour les victimes du conflit arm&#233; colombien, qualifie &#171; de crimes les plus inqui&#233;tants &#187; les ex&#233;cutions extrajudiciaires de l'arm&#233;e et dit que les FARC se sont renforc&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt; Le manque d'int&#233;r&#234;t pour les victimes du conflit arm&#233; et la poursuite du paramilitarisme en Colombie ont &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;s par le Comit&#233; International de la Croix-Rouge (CICR) dans son rapport annuel pr&#233;sent&#233; hier. Le gouvernement a repouss&#233; les mises au point de la d&#233;l&#233;gation (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Colombie" rel="directory"&gt;Colombie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le rapport du CICR signale le manque d'int&#233;r&#234;t pour les victimes du conflit arm&#233; colombien, qualifie &#171; de crimes les plus inqui&#233;tants &#187; les ex&#233;cutions extrajudiciaires de l'arm&#233;e et dit que les FARC se sont renforc&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le manque d'int&#233;r&#234;t pour les victimes du conflit arm&#233; et la poursuite du paramilitarisme en Colombie ont &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;s par le Comit&#233; International de la Croix-Rouge (CICR) dans son rapport annuel pr&#233;sent&#233; hier. Le gouvernement a repouss&#233; les mises au point de la d&#233;l&#233;gation internationale qui de plus a alert&#233; sur le renforcement du groupe de guerilleros des FARC. Selon le document, le groupe rebelle &#171; s'adapte de fa&#231;on dynamique et a de nouveau la capacit&#233; de continuer &#224; &#234;tre un acteur important dans le conflit colombien &#187;. Cela &#171; personne ne le croit &#187;, fut la r&#233;ponse du Haut Commissaire pour la paix, Frank Pearl.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une conf&#233;rence de presse, le chef de la d&#233;l&#233;gation en Colombie du CICR, Christophe Beney, a expliqu&#233; qu &#187;au cours de 2009 l'organisme a enregistr&#233; 800 violations du Droit international Humanitaire dans ce pays, dans les zones rurales &#171; le conflit a une plus grande intensit&#233; &#187;. Les crimes vont depuis des menaces pour abandonner les maisons, jusqu'&#224; des disparitions, des assassinats et des violations sexuelles. &#171; Plus inqui&#233;tant &#187;, comme a d&#233;clar&#233; Beney, ce sont les ex&#233;cutions extrajudiciaires-hors la loi- commises par des membres de l'arm&#233;e colombienne qui ont assassin&#233; des civils pour les pr&#233;senter comme gu&#233;rilleros &#171; morts lors d'un combat &#187;, pour ainsi en tirer des b&#233;n&#233;fices comme de l'argent, des jours de repos ou une progression dans l'institution militaire. C'&#233;tait l'un des sujets les plus pol&#233;miques de la politique de s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique du pr&#233;sident Uribe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les plaintes du CICR, le Haut Commissaire pour la Paix a d&#233;clar&#233; que &#171; le rapport est une chose, mais la r&#233;alit&#233; en dit une autre. La Colombie est aujourd'hui un pays beaucoup plus s&#251;r qu'il y a huit ans. Personne ne doute de cela &#187;. Cependant, le rapport de l'organisme international d&#233;taille que les violations des droits de l'homme continuent. Les d&#233;plac&#233;s, les familles qui ont du abandonner leur terre sur le champ en fuyant la guerre sont, par exemple, de plus en plus nombreux. &#171; Beaucoup sont forc&#233;s &#224; partir &#224; cause de menaces pour leur vie. Les autres sont victimes d' ex&#233;cutions extrajudiciaires et de violence sexuelle et dans la plupart des cas ce sont des trag&#233;dies qui demeurent sans suite &#187;, a dit le fonctionnaire Beney. Aujourd'hui, selon ses donn&#233;es, ce sont des millions de personnes d&#233;plac&#233;es dans le pays, ce qui place la Colombie &#224; la deuxi&#232;me place dans le ranking .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise d'otages ou les s&#233;questrations, le recrutement forc&#233; et les mauvais traitements physiques et psychologiques &#224; la population civile continuent aussi. Ce qui pr&#233;occupe la Croix-Rouge c'est que les victimes de la guerre sont &#171; invisibles &#187;. &#171; Pour acc&#233;der aux victimes, le CICR maintient un dialogue r&#233;gulier avec tous les groupes arm&#233;s, au-del&#224; de la qualification qui est assign&#233;e &#224; ceux-ci &#187;, explique-t-il le rapport qui lance un appel fort au gouvernement et aux ill&#233;gaux pour la protection des citoyens. &#171; C'est fondamental que les dirigeants politiques et les acteurs arm&#233;s impliqu&#233;s dans le conflit prennent toutes les pr&#233;cautions n&#233;cessaires pour prot&#233;ger ceux qui ne participent pas ou ont arr&#234;t&#233; de participer aux hostilit&#233;s &#187;, pr&#233;cise-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action en Colombie est l'une des actions du Comit&#233; la &#171; plus importante dans le monde &#187;. Ses activit&#233;s se concentrent sur environ vingt zones difficiles d' acc&#232;s, o&#249; les n&#233;cessit&#233;s humanitaires sont plus pointues. Le sud et la c&#244;te du Pacifique de la Colombie sont les lieux les plus affect&#233;s par la guerre, comme a d&#233;taill&#233; le rapport. &#171; Nous pensons que par rapport &#224; 2006, 2007 et 2008 il y a une recrudescence des cons&#233;quences du conflit arm&#233; en Colombie &#187;, a dit Christophe Beney, &#224; un mois des &#233;lections pour choisir le successeur du pr&#233;sident Alvaro Uribe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne du paramilitarisme continue dans ce pays, malgr&#233; la &#171; d&#233;mobilisation &#187; qu'Uribe a mis en avant depuis huit ans, quand il est arriv&#233; au pouvoir et a pouss&#233; l'approbation de la dite Loi de Justice et Paix. Celle-ci offre des avantages, comme huit ans de prison pour de graves d&#233;lits m&#234;me de droit de l'homme, comme des massacres et des disparitions forc&#233;es. Les groupes &#171; paras &#187; , selon le CICR, ont resurgi depuis 2006, mais &#171; maintenant on les nomme Bacrim (bandes criminelles) &#187;, a expliqu&#233; le chef de la d&#233;l&#233;gation. Ce probl&#232;me, ainsi que les victimes du conflit et les horreurs qu'elles vivent tous les jours, sont ignor&#233;s pendant l'actuelle campagne pr&#233;sidentielle, selon le CICR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit de l'espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-144693-2010-04-27.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;P&#224;gina 12&lt;/U&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. De Medell&#237;n, 27 avril 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>l y a eu mille massacres et 2500 disparitions. Confessions paramilitaires dans le cadre de la &#034;Loi de Justice et de Paix&#034;.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/l-y-a-eu-mille-massacres-et-2500-disparitions-Confessions-paramilitaires-dans-le-cadre-de-la-Loi-de-Justice-et-de-Paix</link>
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		<dc:date>2010-02-17T21:54:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Katalina V&#225;squez Guzm&#225;n</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La somme des confessions des 4000 paramilitaires d&#233;mobilis&#233;s donne 30.000 homicides, 1000 massacres et 2500 disparitions, 1033 s&#233;questrations, 1437 cas de recrutement illicite, 2326 d&#233;placements forc&#233;s et 1642 extorsions. &lt;br class='autobr' /&gt; Les chiffres scandaleux des crimes commis par les paramilitaires ont &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;s hier dans un rapport du Minist&#232;re public colombien. On parle de 30.000 homicides, de 1000 massacres et de 2500 disparitions. C'est la somme des confessions de quatre paramilitaires (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Colombie" rel="directory"&gt;Colombie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La somme des confessions des 4000 paramilitaires d&#233;mobilis&#233;s donne 30.000 homicides, 1000 massacres et 2500 disparitions, 1033 s&#233;questrations, 1437 cas de recrutement illicite, 2326 d&#233;placements forc&#233;s et 1642 extorsions. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les chiffres scandaleux des crimes commis par les paramilitaires ont &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;s hier dans un rapport du Minist&#232;re public colombien. On parle de 30.000 homicides, de 1000 massacres et de 2500 disparitions. C'est la somme des confessions de quatre paramilitaires d&#233;mobilis&#233;s, dans le cadre de la &#171; Loi de Justice et de Paix &#187;, qui racontent leurs crimes aux procureurs pour obtenir les b&#233;n&#233;fices de cette loi qu'Uribe a promue : un maximum de huit ans de prison sans aucune possibilit&#233; d'&#234;tre extrad&#233;, m&#234;me si les crimes commis sont des Crimes contre l'Humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les statistiques soient affreuses, il n'y a pas eu de r&#233;actions de la part du gouvernement ni une quelconque r&#233;percussion sur l'agenda politique national. Cependant, parmi les d&#233;fenseurs des Droits de l'Homme, les ONG et les intellectuels, en effet la pr&#233;occupation est grande. Puisqu'en plus des chiffres d&#233;j&#224; connus, on pense que les crimes sont bien plus nombreux. Etant donn&#233; que certains d&#233;mobilis&#233;s n'ont pas encore avou&#233; tous leurs crimes. Les blocs paramilitaires et les militants sont si nombreux que c'est tr&#232;s compliqu&#233; de corroborer toute l'information obtenue. De plus, ces b&#233;n&#233;ficiaires de la &#171; Loi de Justice et de Paix &#187; racontent seulement des crimes ant&#233;rieurs &#224; l'ann&#233;e 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un mois, dans le quotidien &lt;i&gt;El Tiempo&lt;/i&gt; de Bogot&#225; [de la famille de l'ex Ministre Juan Manuel Santos Calderon], il &#233;tait dit que le Minist&#232;re public a re&#231;u 300 000 plaintes pour l'assassinat d' au moins 150 000 personnes. Les plaintes sont venues de 400 villes et de bidonvilles colombiens et toutes signalent comme responsables les paramilitaires. De plus, dans plusieurs des cas, comme l'a signal&#233; r&#233;cemment le rapport de &lt;i&gt;Human Right Watch&lt;/i&gt;, des d&#233;mobilis&#233;s se sont r&#233;arm&#233;s, alors que l'apparition de nouveaux groupes paramilitaires ill&#233;gaux n'a pas pris fin avec la r&#233;insertion &#224; la vie civile. Aujourd'hui ils se sont renforc&#233;s, assurent les recherches de HRW.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le rapport on parle aussi de 1033 s&#233;questrations, de 1437 cas de recrutement illicite, de 2326 d&#233;placements forc&#233;s et de 1642 extorsions, en plus des 30.470 homicides. Dans le document pr&#233;par&#233; par l'Unit&#233; de Justice et de Paix du Minist&#232;re public, cr&#233;&#233;e il y a quatre ans, pour faire avancer le processus de d&#233;mobilisation qui a commenc&#233; &#224; Medellin, on dit que les victimes d'homicide sont des femmes, des hommes et des enfants ; et les massacres ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s contre des paysans et des leaders de villages situ&#233;s dans tout le pays. Parmi les victimes il y a aussi des militaires, syndicalistes, des fonctionnaires d'organismes publics et des dirigeants politiques. Luis Gonz&#225;lez Le&#243;n, directeur de cette Unit&#233;, a r&#233;cemment parl&#233; de la n&#233;cessit&#233; de juger plus rapidement et s&#233;v&#232;rement ces criminels &#224; travers des poursuites partielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce aux confessions qui aboutissent &#224; ces chiffres terrifiants, de multiples investigations ont &#233;t&#233; ouvertes pour complicit&#233; avec les actions &#171; para &#187; de 240 militaires et de policiers colombiens, 311 dirigeants politiques et 106 fonctionnaires d'institutions publiques. L'arm&#233;e paramilitaire a surgi dans les ann&#233;es 80, comme le bras arm&#233; des propri&#233;taires terriens et des entrepreneurs qui cherchaient de se d&#233;fendre des groupes de gu&#233;rilleros, sp&#233;cialement des enl&#232;vements. De l&#224; son nom d'Auto-d&#233;fenses [AUC]. Celles-ci trouvent aussi leur origine dans la guerre entre diff&#233;rents cartels de la mafia pendant les ann&#233;es du r&#232;gne de Pablo Escobar et du clan des Ochoa. Quelques enqu&#234;teurs signalent comme autre gen&#232;se du paramilitarisme, la cr&#233;ation des groupes &#171; Convivir &#187;, qui sont des civils arm&#233;s pour d&#233;fendre les rues de Medell&#237;n de la d&#233;linquance dans les ann&#233;es '90, par le gouverneur d'Antioqui de l'&#233;poque, Alvaro Uribe V&#233;lez [L'actuel Pr&#233;sident de la Colombie].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 2003, environ 32 000 paramilitaires ont rejoint le processus de n&#233;gociations avec le gouvernement Uribe. Certains, comme les commandants extrad&#233;s aux &#201;tats-Unis en 2008, sont expuls&#233;s du programme, en en perdant les b&#233;n&#233;fices. Ceux qui ne vont pas en prison re&#231;oivent des pensions mensuelles de pr&#232;s de 300 dollars, &#233;tudient et sont form&#233;s pour trouver un emploi. Les autres &#233;noncent des d&#233;lits &#224; tout va, esp&#233;rant en recevoir des b&#233;n&#233;fices, cependant apr&#232;s ils n'acceptent pas de participer et ne r&#233;pondent pas aux victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; par &lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-140428-2010-02-17.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;P&#225;gina 12&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Depuis Medellin, le 17 f&#233;vrier 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La Colombie devant le CPI sur le terrorisme de l'&#233;tat et l'argent des FARC</title>
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		<dc:date>2009-10-24T17:12:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Katalina V&#225;squez Guzm&#225;n</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; partir de 1er novembre, selon le d&#233;lai convenu avec Uribe, la Cour P&#233;nale Internationale (CPI) pourra commencer son travail si elle consid&#232;re que la Justice locale n'a ni &#233;clairci ni condamn&#233; les crimes de guerre. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans dix jours la Cour P&#233;nale Internationale pourra commencer &#224; enqu&#234;ter et condamner les crimes de droit de l'homme en Colombie. Ce qui remplit d'espoir les victimes de la guerre et signifie pour la soci&#233;t&#233; colombienne la possibilit&#233; d'en finir avec l'impunit&#233;. De leur cot&#233;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Colombie" rel="directory"&gt;Colombie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; partir de 1er novembre, selon le d&#233;lai convenu avec Uribe, la Cour P&#233;nale Internationale (CPI) pourra commencer son travail si elle consid&#232;re que la Justice locale n'a ni &#233;clairci ni condamn&#233; les crimes de guerre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans dix jours la Cour P&#233;nale Internationale pourra commencer &#224; enqu&#234;ter et condamner les crimes de droit de l'homme en Colombie. Ce qui remplit d'espoir les victimes de la guerre et signifie pour la soci&#233;t&#233; colombienne la possibilit&#233; d'en finir avec l'impunit&#233;. De leur cot&#233;, les groupes arm&#233;s ill&#233;gaux -insurg&#233;s et paramilitaires- n'expriment pas encore leur opinion, tandis que des officiers de l'arm&#233;e remarquent qu'avec l'arriv&#233;e du CPI les criminels vont trembler. Mais dans &#171; la maison de Nari&#241;o, ils pourraient aussi enqu&#234;ter &#187;, pense Iv&#225;n Cepeda, du Mouvement des Victimes des Crimes de l'&#201;tat (Movice).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour P&#233;nale Internationale a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en juillet 1998 pour assurer que les crimes contre l'humanit&#233; ne resteront pas impunis, au moins dans les 110 pays qui ont sign&#233;. La Colombie a fut l'un d'eux et apr&#232;s avoir rejoint le groupe, elle a reconnu que la Justice nationale n'agissait pas &#224; la perfection. Cependant, avec l'actuel gouvernement d'Alvaro Uribe V&#233;lez, les bonnes intentions ont pris fin. Uribe a commenc&#233; son mandat en 2002, en invoquant l'article 124 du statut de Rome, r&#233;clamant un d&#233;lais &#171; conservatoire &#187; de sept ans avant la mise en &#339;uvre de la CPI. Il avait expos&#233;, comme argument, qu'il profiterait de ce temps pour cr&#233;er un processus de paix, puisque les groupes de gu&#233;rilleros et les paramilitaires accepteraient de dialoguer seulement s'ils &#233;taient pas condamn&#233;s. En revanche, si la CPI pouvait enqu&#234;ter sur eux il n'y aurait pas de place pour une n&#233;gociation, seulement pour la condamnation. Cependant, avec le groupe de gu&#233;rilleros la volont&#233; de n&#233;gocier de la part du gouvernement n'est jamais apparue. Avec les paramilitaires, une d&#233;mobilisation collective a &#233;t&#233;, en effet, men&#233;e, mais maintenant les chefs paramilitaires sont loin d'aider &#224; la recherche de la v&#233;rit&#233; et &#224; la r&#233;paration nationale, puisque la majorit&#233; d'entre eux a &#233;t&#233; extrad&#233;e aux &#201;tats-Unis et en &#233;tant l&#224; bas ils ne sont pas oblig&#233;s de collaborer avec la Justice colombienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences de ces sept ann&#233;es de silence sont claires. Encore sept ans d'impunit&#233;. Ce d&#233;lai arrive &#224; son terme ce prochain 1er novembre, quand la Cour pourra commencer son travail alors que la Justice locale n'a pas r&#233;ussi &#224; &#233;claircir et &#224; condamner les crimes de guerre. Sans oublier, qu'il n'y a pas de prescription pour ce type de crime. Dans les cas de g&#233;nocide et de crime contre l'humanit&#233;, la Cour est comp&#233;tente depuis le 1er novembre 2002. Mais dans le cas de crimes de guerre, elle ne l'est pas selon plusieurs observateurs. En tout cas, c'est une porte qui est ouverte pour &#233;clairer et punir les coupables des horreurs quotidiennes du pays : les ex&#233;cutions extrajudiciaires, la s&#233;questration, la disparition forc&#233;e, l'infiltration paramilitaire dans l'&#201;tat, dans les forces arm&#233;es et au Congr&#232;s, le trafic de personnes, l'extermination des peuples indig&#232;nes, le d&#233;placement forc&#233;, la participation d'enfants comme de combattants, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'impunit&#233; en Colombie est tr&#232;s &#233;lev&#233;e, et ancienne, et les institutions n'agissent pas de la meilleure fa&#231;on &#224; l'exception de l'honorable chambre p&#233;nale de la Cour Supr&#234;me de Justice. Alors, s'il n'y a pas proc&#232;s de la part du CPI, le panorama sera encore plus sombre &#187;, explique Iv&#225;n Cepeda. Dans ce pays, c'est un secret pour personne que les principaux responsables de la confrontation arm&#233;e qui existe depuis cinquante ans sont libres. De plus, n'est pas publique l'identit&#233; de ceux, qui dans l'ombre, tirent les ficelles du pouvoir belliqueux dans le pays et qui b&#233;n&#233;ficient du trafic de drogue, de la guerre anti-insurg&#233;s et des autres d&#233;lits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; aujourd'hui la Cour P&#233;nale Internationale n'a pas formul&#233; de requ&#234;tes formelles pour enqu&#234;ter sur aucun crime, puisque la comp&#233;tence, elle l'a &#224; peine &#224; partir novembre. Cepndant en juillet de l'an dernier, le procureur Luis Moreno Ocampo s'est rendu dans le pays pour enqu&#234;ter sur les assassinats de paysans par des militaires colombiens, pour demander la mise en route d'enqu&#234;tes sur la para-politique c'est-&#224;-dire les liens et pactes entre des parlementaires et des chefs paramilitaire d'extr&#234;me-droite, et le financement du groupe de gu&#233;rilleros des FARC dans l'affaire de la culture du coca. Aujourd'hui la liste d'horreurs qui sont impunies dans le pays est longue et douloureuse. Celui du p&#232;re d'Iv&#225;n Cepeda, Manuel Cepeda, victime de l'extermination du parti politique de gauche Union Patriotique, est un cas sur des millions, mais il repr&#233;sente la lutte des survivants pour trouver la v&#233;rit&#233; et pour que les responsables soient condamn&#233;s. &#171; Avec l'arriv&#233;e du CPI on augmente les chances que des enqu&#234;tes soient ouvertes pour les crimes commis tous les jours dans le pays, &#224; un niveau beaucoup plus rigoureux. Elle serait un garant de la justice. Mais &#224; la longue nous esp&#233;rons que cela soit un avertissement, un message clair pour les criminels de ce qu'ils ne peuvent pas continuer &#224; les commettre sans fin. Et que cela aide &#224; ce qu'il n'y ait plus de crimes contre l'humanit&#233; en Colombie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; par :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='h3 spip'&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-134036-2009-10-24.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;P&#225;gina 12&lt;/U&gt;&lt;/a&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. Depuis Medellin, Colombie, le 24 Octobre 2009.&lt;/div&gt;
		
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