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	<title>El Correo</title>
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		<title>La France : quelle odeur des ann&#233;es trente !</title>
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		<dc:creator>Guillermo Almeyra *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 1937-38, peu de temps avant la Deuxi&#232;me Guerre mondiale, j'avais neuf ans et mes souvenirs de cette France d'avant-guerre sont aussi nets que ma vision de ce que je vois aujourd'hui &#224; et depuis Marseille. De l&#224;, le sentiment inqui&#233;tant du d&#233;j&#224; vu (en fr dans le texte) que j'ai tous les jours. &lt;br class='autobr' /&gt; En effet, le poids d'une droite f&#233;roce, qui n'a rien appris de l'histoire fran&#231;aise et mondiale depuis 1789, se refl&#232;te dans les quotidiens (qui feignent d'&#234;tre seulement &#171; conservateurs &#187; ou &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1937-38, peu de temps avant la Deuxi&#232;me Guerre mondiale, j'avais neuf ans et mes souvenirs de cette France d'avant-guerre sont aussi nets que ma vision de ce que je vois aujourd'hui &#224; et depuis Marseille. De l&#224;, le sentiment inqui&#233;tant du d&#233;j&#224; vu (en fr dans le texte) que j'ai tous les jours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En effet, le poids d'une droite f&#233;roce, qui n'a rien appris de l'histoire fran&#231;aise et mondiale depuis 1789, se refl&#232;te dans les quotidiens (qui feignent d'&#234;tre seulement &#171; conservateurs &#187; ou &#171; lib&#233;raux &#187;), dans l'esprit de revanche insatiable des revendications des entrepreneurs et des patrons, dans la servilit&#233; abjecte devant ceux-ci de mal nomm&#233;s socialistes et, bien s&#251;r, dans la croissance d'une masse informe x&#233;nophobe, cl&#233;rico-fasciste. La jeunesse, les ch&#244;meurs et les jamais occup&#233;s, comme dans les ann&#233;es trente, sont divis&#233;s pour leur part entre l'appui &#224; une gauche radicalis&#233;e, mais non anticapitaliste, et le soutien au lep&#233;nisme patriotard, chauvin et raciste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diff&#233;rence principale avec les ann&#233;es 30, c'est que l'unit&#233; des travailleurs a disparu, &#233;tant donn&#233; qu'un tiers d'entre eux sont aujourd'hui d'une autre origine, d'une autre couleur, d'une autre langue, d'une autre culture, d'une autre religion que les ouvriers fran&#231;ais d'antan, qui &#233;taient blancs, ath&#233;es et anticapitalistes et en plus, les travailleurs actuels, dans leur majorit&#233;, ne sont pas syndicalis&#233;s aujourd'hui. N'ont pas de partis qu'ils consid&#232;rent comme propres et sont politiquement tr&#232;s &#233;loign&#233;s des petits groupes r&#233;volutionnaires partisans de l'autogestion et d'internationalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ouvriers socialistes et communistes, en passant par del&#224; leurs directions se sont unis en 1934 dans les rues de Paris pour &#233;touffer une tentative t&#233;m&#233;raire du groupe militaris&#233; des Croix de Feu cl&#233;ricaux - fascistes et ont impos&#233; le triomphe du gouvernement du Front populaire en 1936. Aujourd'hui, en revanche, le r&#233;gime d&#233;cr&#233;pi de la R&#233;publique bourgeoise, ses dirigeants comme Hollande ou Sarkozy et ses institutions, ainsi que l'Europe unie des banques et du capital sont totalement discr&#233;dit&#233;s. N'appara&#238;t m&#234;me pas, le d&#233;sir massif de les d&#233;passer par la gauche, vers le socialisme ou comme il veut s'appeler un gouvernement ouvrier ; au contraire, il existe aujourd'hui le danger du retour &#224; l'autoritarisme dur, cl&#233;rical comme celui de Vichy, ou ultraconservateur comme celui De Gaulle, ou colonialiste comme celui de la Troisi&#232;me R&#233;publique, ou bien d'une majorit&#233; lep&#233;niste aux &#233;lections pr&#233;sidentielles et dans les institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous le r&#233;p&#233;tons encore une fois : il n'y a pas de socialisme sans R&#233;publique, mais il n'y a pas de R&#233;publique sans socialistes, et aujourd'hui, en France, ils sont une esp&#232;ce rare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement &lt;i&gt;Nuit Debout&lt;/i&gt; est, par d&#233;finition, une protestation minoritaire contre le syst&#232;me capitaliste et le gouvernement de Hollande-Valls, compos&#233;e par ceux qui peuvent se r&#233;unir pour discuter toute la nuit. Il ne p&#233;n&#232;tre que marginalement dans les banlieues. L&#224;, la jeunesse subit plus l'influence d'un vague apolitisme anarchique sans id&#233;es, ni propositions ou, pis encore, de tendances religieuses radicales de l'islamisme. Celles-ci cachent en r&#233;alit&#233; un anti-imp&#233;rialisme et anticapitalisme r&#233;actionnaires, orient&#233;s vers le pass&#233; et, &#224; la diff&#233;rence de ce qui est arriv&#233; pendant la lutte pour l'ind&#233;pendance alg&#233;rienne dans les ann&#233;es 50, au sein de la jeunesse arabe actuelle en France, il n'y a pas de tendances r&#233;volutionnaires anticapitalistes dans le monde ouvrier ni estudiantin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La droite raciste et x&#233;nophobe r&#233;colte pour sa part aujourd'hui le chauvinisme sem&#233; par les autorit&#233;s municipales communistes qui dans les ann&#233;es 60-70 discriminaient les &#233;trangers ou par le Parti Communiste qui appelait &#224; repousser les produits d'autres pays limitrophes, pour maintenir l'emploi en France, en exportant le ch&#244;mage aux ouvriers du pays voisin. L'internationalisme glorieux de la gauche des jacobins ou de la Commune de Paris fait partie aujourd'hui d'un monde tr&#232;s lointain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les cons&#233;quences de la politique de la droite &#171; socialiste &#8211; hollandiste &#187; au pouvoir se font sentir sans discrimination et frappent de la m&#234;me fa&#231;on tant les adeptes de la droite lep&#233;niste que ceux qui ont vot&#233; pour la gauche. D'autre part, le lep&#233;nisme recueille plus un sentiment de rejet envers &#171; ceux de l&#224;-haut &#187;, c'est &#224; dire une protestation primitive, qu'une th&#233;orisation autarchique et nationaliste. A savoir, l'acceptation d'un programme qui rendrait la France encore plus d&#233;pendante des &#201;tats-Unis. Il y a un espace, par cons&#233;quent, pour &#233;viter la r&#233;p&#233;tition empir&#233;e de la sortie r&#233;actionnaire des ann&#233;es 30, en livrant une bataille programmatique, avec des mobilisations et des moyens didactiques cr&#233;atifs et unificateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, la gauche anticapitaliste pr&#233;f&#232;re &#234;tre cuisin&#233;e dans son propre jus. Elle s'approprie, c'est certain, l'espace public, et dans les rues et les places met en question &#8211;en germe- le pouvoir &#224; l'&#201;tat, mais elle les transforme en un grand salon de classes, ce qui est important mais insuffisant. Elle n'apporte pas de films, ni de th&#233;&#226;tre, ni de marionnettes, ni de concerts, ni de discussions &#233;ducatives dans les lieux o&#249; sont les &#233;lecteurs pr&#234;ts &#224; voter pour la droite. Cela fait des ann&#233;es, trop, Touche pas &#224; mon un pote ! (ne touchez pas mon ami, ou bien, &#224; ceux d'une autre couleur ou &#233;trangers) fut sa derni&#232;re tentative d'initiative culturelle - politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bataille dans les usines et au sein des syndicats est importante mais toute la classe laborieuse ne s'y trouve pas, ni m&#234;me sa majorit&#233;. Il est n&#233;cessaire d'arriver aussi aux travailleurs sur le territoire, de leur parler dans leur langue, d'internationaliser les militants internationalistes, d'aller l&#224; o&#249; sont les jeunes d&#233;sorganis&#233;s. Le succ&#232;s qu'a eu &#224; un moment Olivier Besancenot, candidat pr&#233;sidentiel du NPA, r&#233;side en partie en ce que l'on pouvait discuter avec le facteur qui t'apportait ton courrier et il &#233;tait un homme de chair et d'os, pas seulement un militant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En politique, les positions correctes ne sont pas les seules &#224; compter, mais les symboles ont leur influence aussi. En r&#233;sum&#233;, si on veut &#233;viter le triomphe &#233;lectoral de Marine Le Pen, il faut l'affronter avec une gauche anticapitaliste qui, bien qu'elle soit minoritaire, a une vocation de pouvoir &#224; l'&#233;chelle nationale et &#233;duque dans une vision internationale de ce que sera la p&#233;riode suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guillermo Almeyra*&lt;/strong&gt; para &lt;a href=&#034;http://www.sinpermiso.info&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Sinpermiso&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.sinpermiso.info/textos/francia-que-olor-a-anos-treinta&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Sinpermiso&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. France, le 8 mai 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Francia-que-olor-a-anos-treinta&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo de la di&#225;spora&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;* &lt;b&gt;Guillermo Almeyra&lt;/b&gt; Historien, chercheur et journaliste. Docteur en Sciences Politiques (Univ. Paris VIII), professeur-chercheur de l'Universit&#233; Autonome M&#233;tropolitaine, unit&#233; Xochimilco, de Mexico, professeur de Politique Contemporaine de la Facult&#233; de Sciences Politiques et Sociales de l'Universit&#233; Nationale Autonome de M&#233;xico. Domaine de recherche : mouvements sociaux, mondialisation. Journaliste &#224; La Jornada, Mexique.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/La-France-quelle-odeur-des-annees-trente&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la diaspora&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 9 mai 2016.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Charlie Hebdo et la vague r&#233;actionnaire</title>
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		<dc:creator>Guillermo Almeyra *</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'assassinat brutal des membres de Charlie Hebdo a d&#233;cha&#238;n&#233; le traditionnel chauvinisme patriote des fran&#231;ais qui dans ce cas peut se d&#233;guiser derri&#232;re l'horreur, la haine et la r&#233;pudiation que provoque &#224; tout &#234;tre humain pensant tout assassinat massif. Fran&#231;ois Hollande et la France &#171; de l'Ordre &#187; sont mont&#233;s sur cette vague sur laquelle se m&#233;langent des gens l&#233;gitimement indign&#233;s par le crime, avec des sionistes qui veulent apporter de l'eau &#224; leur moulin anti-arabe et sortir de leur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'assassinat brutal des membres de Charlie Hebdo a d&#233;cha&#238;n&#233; le traditionnel chauvinisme patriote des fran&#231;ais qui dans ce cas peut se d&#233;guiser derri&#232;re l'horreur, la haine et la r&#233;pudiation que provoque &#224; tout &#234;tre humain pensant tout assassinat massif. Fran&#231;ois Hollande et la France &#171; de l'Ordre &#187; sont mont&#233;s sur cette vague sur laquelle se m&#233;langent des gens l&#233;gitimement indign&#233;s par le crime, avec des sionistes qui veulent apporter de l'eau &#224; leur moulin anti-arabe et sortir de leur isolement, et avec l'extr&#234;me droite raciste fran&#231;aise. Ceux du gouvernement &#171; socialiste &#187; travaillent ainsi &#224; toute vapeur en faveur de la x&#233;nophobie raciste lep&#233;niste. Le gouvernement raciste de Valls-Hollande, stupidement, pour r&#233;cup&#233;rer de la popularit&#233;, croit pouvoir voler le terrain sous les pieds au lep&#233;nisme en &#233;tant en t&#234;te de la meute anti-arabe, si populaire dans un pays qui dans son histoire m&#233;di&#233;vale compte plusieurs croisades contre le monde arabe, alors beaucoup plus avanc&#233; que la France de l'&#233;poque, et pour cela redoutable, et apr&#232;s capitaliste, a colonis&#233; des pays ayant une population &#224; majorit&#233; musulmane et a &#233;t&#233; chass&#233; de ceux-ci non sans laisser, par exemple, en Alg&#233;rie, un million de morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu un temps dans lequel Charlie Hebdo critiquait doucement les gouvernements successifs tandis qu'il publiait des histoires dr&#244;les machistes et &#233;litistes et elle &#233;tait seulement une revue-passe-temps irr&#233;v&#233;rente. Mais depuis l'attaque des Tours Jumelles aux &#201;tats-Unis d' Am&#233;rique il a assum&#233; le r&#244;le de &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Caton_l%27Ancien&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Caton&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; fran&#231;ais de troisi&#232;me classe, en fabriquant une version colonialiste et raciste de l'islam sans prendre en compte ni le respect n&#233;cessaire pour les croyances religieuses de millions de travailleurs en France ni la trace sanglante qu'a laiss&#233; chez ceux-ci le racisme et l'oppression des colonialistes. Dans le pays du racisme institutionnalis&#233; qui a donn&#233; l'affaire Dreyfus et o&#249; si on gratte en surface des millions de gens de la classe moyenne des deux sexes, surtout pieds noirs, appara&#238;t tout de suite la figure d&#233;go&#251;tante de Monsieur Chauvin, Hollande amalgame les sentiments l&#233;gitimes d'horreur de beaucoup de bonnes gens, avec le racisme sioniste fran&#231;ais et le vieux racisme &#171; anti m&#233;t&#232;ques &#187; de la droite et de la droite extr&#234;me pour obtenir &#171; l'unit&#233; nationale &#187;. De cette fa&#231;on, aussi comme l'&#233;crivassier Houellebecq, ouvre &#224; deux battants la porte au fascisme de masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout assassinat est toujours inadmissible et r&#233;pudiable, et il n'y a pour lui aucune justification politique ni religieuse. Le crime commis contre les provocateurs arrogants de Charlie Hebdo n'est pas, par cons&#233;quent, justifiable, mais oui il est explicable. Parce que si l'on ne s'explique pas les raisons qui ont men&#233; &#224; cet assassinat horrible, on reste intellectuellement &#224; la gr&#226;ce des &#171; gardiens de l'Ordre r&#233;publicain &#187; ; c'est-&#224;-dire, des assassins en masse -via l' &#171; aust&#233;rit&#233; &#187; pour prot&#233;ger le grand capital- des pauvres, des enfants, des personnes &#226;g&#233;es en Europe m&#234;me et de ceux qui bombardent l&#224; o&#249; il leur semble le faire au nom de la &#171; libert&#233; &#187;. L'ignorant et les &#226;mes candides collaborent pour construire le fascisme immonde de demain, dont le souffle se sent d&#233;j&#224; derri&#232;re le mouvement r&#233;actionnaire de la France pour les fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;ologie d'origine US de cette offensive de la droite est le suppos&#233; choc de civilisations, la guerre contre l'islam (c'est-&#224;-dire, contre 2 milliards de musulmans dans le monde). Cette id&#233;ologie apocalyptique cache la guerre &#233;ternelle et pr&#233;pare dans plusieurs pays la guerre civile (qui est d&#233;j&#224; install&#233;e en Afrique sous la forme de guerre entre des musulmans extr&#233;mistes et des chr&#233;tiens soutenus par l'imp&#233;rialisme, surtout fran&#231;ais).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernants des pays imp&#233;rialistes ont cr&#233;&#233; et apr&#232;s ont nourri et arm&#233; l'int&#233;grisme fanatique de quelques petits groupes islamiques : La France l'a fait en Alg&#233;rie avec ses harkis, les soldats natifs qui luttaient contre l'ind&#233;pendance ; les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique &#233;taient derri&#232;re les Fr&#232;res Musulmans &#233;gyptiens pour combattre le nationalisme arabe la&#239;que de Nasser et ont utilis&#233; les talibans afghans contre le gouvernement la&#239;que prosovi&#233;tique et les troupes de Moscou qui &#233;taient entr&#233;es dans le pays pour soutenir ce gouvernement. Isra&#235;l a &#233;t&#233; derri&#232;re la naissance du Hamas pour combattre l'Organisation pour la Lib&#233;ration de la Palestine, la&#239;que et de gauche dirig&#233;e par Yasser Arafat. Comme il est logique, le fils de Frankenstein de l'obscurantisme m&#233;di&#233;val ainsi promu, a commenc&#233; &#224; marcher pour son compte et a &#233;chapp&#233; &#224; ses ma&#238;tres, comme Ben Laden, l'agent initial de la CIA. L'Angleterre, pour sa part, apr&#232;s &#234;tre chass&#233;e de l'Inde, a laiss&#233; le venin de la lutte religieuse entre hindouiste, bouddhistes et musulmans qui s'est d&#233;plac&#233; plus tard aux &#201;tats ind&#233;pendants de l'Inde et du Pakistan. Le fondamentalisme int&#233;griste de quelques groupes musulmans est le reflet direct des fondamentalistes chr&#233;tiens occidentaux qui cherchent &#224; croire que leurs valeurs culturelles sont universelles et se croient destin&#233;s par leur Dieu &#224; &#233;vang&#233;liser et &#224; civiliser &#224; feu et &#224; sang les soi-disant sauvages ou barbares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La solidarit&#233; poilue -dans la langue de Voltaire ! &#8211; au colonialiste Hollande, formul&#233;e par le Premier ministre anglais Cameron ou par John Kerry, vice-pr&#233;sident yankee, bat les records de cynisme et d'hypocrisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute attaque terroriste indistincte, en plus d'un crime, est une grave erreur politique, m&#234;me commise par un honn&#234;te anarchiste qui, avec une bombe veut en finir avec un syst&#232;me, dont la r&#233;pression le renforce tout de suite. Ceux qui ont tu&#233; les journalistes de Charlie Hebdo ont d&#233;cha&#238;n&#233; une vague anti-arabe, avec des bombes dans les mosqu&#233;es, des d&#233;tentions &#171; pr&#233;ventives &#187;, des mesures ultrar&#233;actionnaires contre tous les jeunes qui semblent musulmans, et ont donn&#233; un souffle politique &#224; l'extr&#234;me droite x&#233;nophobe dans toute l'Europe, au Front National lep&#233;niste, &#224; la droite dans le gouvernement [PS], qui sera encore plus pro-isra&#233;lien, encore plus colonialiste. Si leur action criminelle ne s'expliquait pas par leur ignorance, leur retard politique et d&#233;sespoir, cela ressemblerait &#224; une action des services, une provocation similaire &#224; l'incendie du Reichstag par les nazis pour imposer le triomphe de Hitler. Le r&#233;sultat est le m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guillermo Almeyra&lt;/strong&gt; pour &lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/2015/01/11/opinion/015a2pol&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Mexico, le 11 janvier 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Charlie-Hebdo-y-la-ola-reaccionaria&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Vu-de-Mexico-Charlie-Hebdo-et-la-vague-reactionnaire&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, 12 janvier 2014.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;* &lt;b&gt;Guillermo Almeyra&lt;/b&gt; Historien, chercheur et journaliste. Docteur en Sciences Politiques (Univ. Paris VIII), professeur-chercheur de l'Universit&#233; Autonome M&#233;tropolitaine, unit&#233; Xochimilco, de Mexico, professeur de Politique Contemporaine de la Facult&#233; de Sciences Politiques et Sociales de l'Universit&#233; Nationale Autonome de M&#233;xico. Domaine de recherche : mouvements sociaux, mondialisation. Journaliste &#224; La Jornada, Mexique.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les effets de la crise aux &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Les-effets-de-la-crise-aux-Etats-Unis-d-Amerique</link>
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		<dc:date>2013-10-13T09:45:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Guillermo Almeyra *</dc:creator>



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&lt;p&gt;Parmi les graves effets, pour Washington, de la guerre actuelle entre les deux principaux partis et de la paralysie du gouvernement, se trouvent bien &#233;videmment les possibles cons&#233;quences d'une cessation de paiements si au 17 octobre ils ne parviennent pas &#224; se mettre d'accord pour l'&#233;viter. Comme &#171; ils sont fous, mais pas suicidaires &#187; je pense que, compte tenu de cela, les deux partis, d&#233;fenseurs tous deux du capitalisme et notamment de l'imp&#233;rialisme yankee, arriveront au dernier moment (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Gringoland-USA" rel="directory"&gt;&#171; Gringoland &#187; (USA) &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parmi les graves effets, pour Washington, de la guerre actuelle entre les deux principaux partis et de la paralysie du gouvernement, se trouvent bien &#233;videmment les possibles cons&#233;quences d'une cessation de paiements si au 17 octobre ils ne parviennent pas &#224; se mettre d'accord pour l'&#233;viter. Comme &#171; ils sont fous, mais pas suicidaires &#187; je pense que, compte tenu de cela, les deux partis, d&#233;fenseurs tous deux du capitalisme et notamment de l'imp&#233;rialisme yankee, arriveront au dernier moment &#224; trouver un compromis pourri qui permettra au gouvernement Us de continuer &#224; s'endetter pour quelques ann&#233;es de plus. Mais, de fa&#231;on pr&#233;ventive, la Chine et le Japon (et dans une moindre mesure, l'Union Europ&#233;enne) font d&#233;j&#224; pression avec une inqui&#233;tude croissante sur les officiels de Washington pour s'assurer du recouvrement de la dette US, puisqu'ils sont les principaux d&#233;tenteurs de Bons du Tr&#233;sor US et les principaux cr&#233;anciers et ne veulent pas finir en payant le conflit entre D&#233;mocrates et R&#233;publicains. Les pays exportateurs de p&#233;trole qui approvisionnent Washington (Venezuela, Mexique) s'inqui&#232;tent aussi puisqu'une &#233;ventuelle cessation de paiements pourrait gravement affecter leurs &#233;conomies, qui d&#233;pendent des devises qu'ils obtiennent en exportant du combustible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusque l&#224;, les effets irr&#233;versibles de cette lutte intra-capitaliste &#224; l'int&#233;rieur des &#201;tats-Unis retombent sur une soci&#233;t&#233; qui, depuis la Guerre civile entre le Nord et le Sud entre 1861 et 1865, croyait massivement au &#171; &lt;i&gt;r&#234;ve am&#233;ricain&lt;/i&gt; &#187;, soit &#224; la possibilit&#233; d'une prosp&#233;rit&#233; croissante, de l'&#233;galitarisme croissant, d'une d&#233;mocratie locale en d&#233;veloppement dans le cadre du capitalisme parce que Dieu &#233;tait &#233;tasunien et soutenait le dollar, comme le dollar lui m&#234;me le proclame. M&#234;me le r&#233;veil brutal de la Grande D&#233;pression n'a pu casser cette illusion, parce que le &lt;i&gt;New Deal&lt;/i&gt; de F. D. Roosevelt a combin&#233; d'&#233;normes travaux publics et une politiques de subventions avec l'entr&#233;e forc&#233;e dans une grande guerre mondiale. Ce &#171; r&#234;ve am&#233;ricain &#187; si souvent lou&#233; est l'explication principale du pourquoi aux &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique, malgr&#233; l'exploitation capitaliste effr&#233;n&#233;e et la dure lutte de classes entre patrons et travailleurs, il n'y a jamais eu de gauche socialiste de masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant l'apr&#232;s-guerre, aux moments les plus chauds, l'illusion de l'unit&#233; de classes a craqu&#233; et s'est fendill&#233;e. C'est d'abord arriv&#233; avec le mouvement pour l'&#233;galit&#233; raciale et apr&#232;s, surtout, avec l'opposition massive &#224; la guerre du Vi&#234;t-Nam, qui a pr&#233;cipit&#233; la d&#233;route de Washington dans ce pays h&#233;ro&#239;que. Par la suite, comme une sorte d'expression d&#233;form&#233;e et un &#233;cho lointain de la conjonction entre la lutte contre le racisme et contre le bellicisme (la guerre en Irak), se fut le triomphe de la candidature d'un noir arriviste, appel&#233; exotiquement Barack Hussein Obama, n&#233; &#224; Hawa&#239; cinq mois apr&#232;s le mariage d'une blanche texane et un p&#232;re africain qui se sont connu en &#233;tudiant le russe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Tea Party, l'extr&#234;me droite r&#233;publicaine qui refuse l'aide sociale et tout ce qui peut ressembler &#224; une quelconque solidarit&#233; et au collectivisme, est n&#233;e ainsi de la combinaison entre, d'un c&#244;t&#233;, la r&#233;action devant l'affaiblissement de l'omnipotence de l'imp&#233;rialisme usam&#233;ricain jusque l&#224; et devant ce qu'un important secteur capitaliste voit comme un &#233;tatisme envahissant et d&#233;magogique et, de l'autre, la reproduction exacerb&#233;e du racisme et de la croyance de ce que le peuple des &#201;tats-Unis est le peuple &#233;lu par J&#233;hovah. Cette v&#233;ritable &#233;ructation id&#233;ologique s'est aussi exprim&#233; dans la progression des fondamentalismes religieux qui repoussent la th&#233;orie de l'&#233;volution, se calent sur la Bible et croient, par cons&#233;quent, que les dinosaures ont v&#233;cu il y a sept mille ans&#8230; Comme dans le cas des nazis, l'irrationalisme, le nationalisme et le racisme aspirent &#224; &#234;tre l'id&#233;ologie officielle en d&#233;pla&#231;ant les Jefferson et les Lincoln.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est nouveau dans cette crise, c'est le coup terrible port&#233; &#224; l'influence des &#201;tats-Unis et la diminution de son h&#233;g&#233;monie, bien qu'elle continue d'&#234;tre la premi&#232;re &#233;conomie et la premi&#232;re puissance militaire mondiale, capable de r&#233;aliser une incursion militaire dans le pays qui lui chante, comme elle vient de le faire en Libye ou en Somalie. C' est aussi, la rupture du bloc oligarco demo-r&#233;publicain d&#251;e &#224; la naissance d'un noyau ouvertement raciste, belliciste et qui s'oppose aux politiques sociales. C'est l'opposition nationale et massive, qui bien que pour l'instant est limit&#233;e aux immigrants et aux &#171; indign&#233;s &#187;, pourrait potentiellement entra&#238;ner des pauvres et des exclus de toutes races qui ne croient d&#233;j&#224; plus du tout au &#171; &lt;i&gt;r&#234;ve am&#233;ricain&lt;/i&gt; &#187; puisqu'ils constatent qu'ils ont moins de droits et pas d'avenir et qu' ils sont discrimin&#233;s, poursuivis et r&#233;prim&#233;s par une soci&#233;t&#233; &#224; deux vitesses, l'une pour les blancs riches, et l'autre pour les parias, comme dans la soci&#233;t&#233; que Jack London pr&#233;voyait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est nouveau aussi, pour finir, c'est que les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique ne peuvent pas jouer le gendarme du monde et, en m&#234;me temps, assurer la paix en interne. Ils n'ont plus le prestige, ni la force pour cela (comme cela fut d&#233;montr&#233; en d&#233;pendant de la Russie pour trouver une sortie honorable &#224; leurs fanfaronnades de guerre en Syrie) ni la stabilit&#233; et les moyens &#233;conomiques suffisants pour assurer au moins une instruction d&#233;cente, l'aide m&#233;dicale, une maison et des services &#224; leurs citoyens. Ils sont malades, comme l'a dit le &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt;, comme l'Italie avec sa &#171; peste Berlusconi &#187; qui fait qu'une partie importante de la classe dominante, qui dispose d'un appui massif, ne voit plus les int&#233;r&#234;ts g&#233;n&#233;raux du syst&#232;me, mais ses propres int&#233;r&#234;ts fascisants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;Financial Times&lt;/i&gt; nous offre comme perspective vingt ans de r&#233;gression sociale et &lt;i&gt;The Economist&lt;/i&gt; seulement dix &#8230; bien s&#251;r, si nous nous laissons &#233;craser passivement. L'imp&#233;rialisme usam&#233;ricain vieilli et malade est doublement mena&#231;ant parce que sa propre faiblesse le pousse &#224; jouer sa vie dans des aventures et aussi parce qu'il peut s'&#233;crouler sur nous dans un avenir proche, en &#233;crasant les moins r&#233;sistants et en contaminant la plan&#232;te avec sa putr&#233;faction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guillermo Almeyra&lt;/strong&gt; pour &lt;i&gt;La Jornada&lt;/i&gt; de Mexique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/2013/10/13/opinion/018a2pol&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Mexico, le 13 octobre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;* &lt;b&gt;Guillermo Almeyra&lt;/b&gt; Historien, chercheur et journaliste. Docteur en Sciences Politiques (Univ. Paris VIII), professeur-chercheur de l'Universit&#233; Autonome M&#233;tropolitaine, unit&#233; Xochimilco, de Mexico, professeur de Politique Contemporaine de la Facult&#233; de Sciences Politiques et Sociales de l'Universit&#233; Nationale Autonome de M&#233;xico. Domaine de recherche : mouvements sociaux, mondialisation. Journaliste &#224; La Jornada, Mexique.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Les-effets-de-la-crise-aux-Etats-Unis-d-Amerique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, 13 octobre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le principal danger au Venezuela</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-principal-danger-au-Venezuela</link>
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		<dc:date>2013-05-26T11:20:59Z</dc:date>
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		<dc:creator>Guillermo Almeyra *</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'&#233;conomie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne devrait &#234;tre r&#233;organis&#233;e d'urgence et assainie tout simplement parce que, une fois extraits de la production, les barils de p&#233;trole pour la consommation domestique et la partie qui va &#224; l'ALBA et &#224; Petrocaribe, ce reste (environ 1 150 000 barils) ne suffit pas pour payer toutes les importations. Cela concerne, en effet, depuis les biens interm&#233;diaires et la technologie pour la production nationale, jusqu'&#224; tous les biens de consommation courante et la nourriture. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Venezuela" rel="directory"&gt;Venezuela&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;conomie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne devrait &#234;tre r&#233;organis&#233;e d'urgence et assainie tout simplement parce que, une fois extraits de la production, les barils de p&#233;trole pour la consommation domestique et la partie qui va &#224; l'ALBA et &#224; Petrocaribe, ce reste (environ 1 150 000 barils) ne suffit pas pour payer toutes les importations. Cela concerne, en effet, depuis les biens interm&#233;diaires et la technologie pour la production nationale, jusqu'&#224; tous les biens de consommation courante et la nourriture. L'argent du p&#233;trole est utilis&#233; tant pour acheter du whisky, des voitures et des motos import&#233;s, afin de payer les dettes &#224; d'autres pays que pour l'importation de papier hygi&#233;nique, des serviettes hygi&#233;niques pour les femmes ou tout type de nourriture que le Venezuela pourrait produire mais ne le fait pas parce que les revenus du p&#233;trole d&#233;couragent les investissements productifs. Le contr&#244;le des changes est partielle et le d&#233;sordre dans l'&#233;conomie est li&#233;e aux g&#226;chis financiers, &#224; la faible productivit&#233; des entreprises d'Etat, au manque de contr&#244;le sur leur fonctionnement et &#224; l'inefficacit&#233;, dans de nombreux cas, de leurs gestionnaires .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;nurie de nourriture et de produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;, les coupures continues d'&#233;lectricit&#233;, la corruption et le d&#233;sordre administratif, ainsi que le niveau &#233;lev&#233; de criminalit&#233; sont les moteurs de la contestation populaire et vont prendre de l'eau au moulin d'une opposition qui accuse le pr&#233;sident Nicolas Maduro de &#171; branch&#233; &#187; ( c'est-&#224;-dire de-faux socialiste) pr&#233;tendant poursuivre et mieux l'&#339;uvre de Hugo Chavez, qu'ils ont tent&#233; de renverser avec coup d'Etat en 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement tente en vain de lutter contre le gaspillage, la corruption et l'inefficacit&#233; des bureaucrates &#224; l'aide de m&#233;thodes bureaucratiques. Le &#171; gouvernement de la rue &#187; consiste &#224; appliquer la m&#234;me politique d&#233;cisionnaire et verticale de l'axe de l'appareil d'Etat &#224; l'ext&#233;rieur des murs des bureaux, mais sans permettre l'information, l'organisation ind&#233;pendante et la participation dans la d&#233;finition des options et mesures par les bases Chavistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le gouvernement Maduro on continue &#224; croire que celles-ci sont seulement un soutien &#233;lectoral, une machine &#224; voter et approuver tous les quelques mois ou ann&#233;es les d&#233;cisions d'une poign&#233;e de dirigeants. Le PSUV, quant &#224; lui, n'est ni un parti, ni socialiste, ni uni : il s'agit d'un appareil bureaucratique, sans vie politique interne ni capacit&#233; de propositions ind&#233;pendantes ou de contr&#244;le de l'Etat qui, comme dans toutes &#233;conomies capitalistes, n'est pas &#171; socialiste &#187; mais doit administrer le fonctionnement du pays en accord avec les r&#232;gles du march&#233; capitalistes mondial, et du capitalisme financier , et dans sa structure m&#234;me, se caract&#233;rise par son fonctionnement hi&#233;rarchique, la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s et des postes de direction et le secret pour les travailleurs, coupl&#233; avec la transparence pour les soci&#233;t&#233;s et les grandes fortunes. L'arm&#233;e, bien s&#251;r, n'est pas &#171; socialiste &#187;, mais il peut avoir de nombreux nationalistes ou dirigeants nationalistes socialisants m&#233;lang&#233;s avec les conservateurs. Ainsi, la garantie d'une sortie progressiste de la crise actuelle ne vient pas de l'appareil d'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois Maduro il croit possible d'&#233;liminer la d&#233;linquance en transformant les militaires en policiers, comme l'a fait Calderon au Mexique avec comme r&#233;sultat d'int&#233;grer le trafic de la drogue dans les forces arm&#233;es qui aurait du le combattre, d&#233;truire leur structure et leur morale, les faire sombrer dans une spirale r&#233;pressive et sanglante qui les d&#233;signe &#224; la haine populaire. Et il croit possible, &#233;galement, mettre de l'ordre dans l'&#233;conomie en recourant &#224; la mobilisation constante de ceux qui la d&#233;sorganisent en contraignant le Venezuela au r&#244;le passif et d&#233;pendant d' importateur de technologies et de produits qui sont pay&#233;s avec l'exportation de mati&#232;res premi&#232;res et qui ne r&#233;organisent pas le pays sur des bases non capitalistes parce qu'ils sont associ&#233;s aux grandes entreprises et aux importateurs et, par cons&#233;quent, n'aspirent m&#234;me pas &#224; obtenir la s&#233;curit&#233; alimentaire en d&#233;veloppant la production nationale d'aliments de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;. La r&#233;union de Maduro avec le grand capitaliste Mendoza et le groupe Polar, ainsi que la nomination dans le secteur financier de personnalit&#233;s en accord avec les monopoles envoient un signal gravissime &#224; la bourgeoisie : comme Cristina Kirchner dans son virage vers les chefs d'entreprise, le gouvernement postchaviste n'a pas comme axe l'approfondissement du processus de transformation sociale mais s'est orient&#233; vers la conciliation et l'alliance entre l'appareil &#233;tatique et la grande bourgeoisie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne et, par cons&#233;quent, vers des mesures qu'ils lui feront perdre l'appui populaire. Tel est le sens de la diminution des salaires r&#233;els par la d&#233;valuation r&#233;cente du bolivar ou de la fin de la gratuit&#233; des maisons attribu&#233;es ou de beaucoup de subventions. Mais, surtout, c'est le sens de la sourdine impos&#233;e aux Communes jamais d&#233;velopp&#233;es, aux Missions, aux mouvements sociaux, et de la th&#233;orie selon laquelle les travailleurs industriels n'ont pas le droit de faire gr&#232;ve parce que, ils sont suppos&#233;s, &#234;tre le pouvoir dans l'&#201;tat puisqu'ils ont vot&#233; pour ceux qu'ils gouvernent en leur nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique est na&#239;ve et n&#233;faste. La bourgeoisie internationale et v&#233;n&#233;zu&#233;lienne n'acceptera jamais le chavisme des travailleurs, leur mobilisation et leur puissance sociale de veto et l'exemple qu'ils donnent au niveau international. S'ils ne peuvent pas faire un coup d'Etat militaire ils conquerront l'int&#233;rieur de l'appareil d'Etat pour faire un &#171; coup blanc &#187; rassemblant derri&#232;re la grande bourgeoisie et l'imp&#233;rialisme tous les bolibourgeois et les corrompus qui ont peur d'un approfondissement social du processus. La criminalit&#233; est combattue avec la mobilisation et l'organisation dans les quartiers, de m&#234;me la sp&#233;culation sur les denr&#233;es alimentaires et les m&#233;dicaments, et les entreprises d'Etat inefficaces, avec le contr&#244;le des travailleurs. Seule l'initiative des mouvements sociaux permettra de sauver le Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guillermo Almeyra&lt;/strong&gt; pour &lt;i&gt;La Jornada&lt;/i&gt; de M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/2013/05/26/opinion/018a2pol&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Mexique, le 26 mai 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/El-peligro-principal-en-Venezuela&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;. Paris, le 26 mai 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;* &lt;b&gt;Guillermo Almeyra&lt;/b&gt; Historiador, investigador y periodista. Doctor en Ciencias Pol&#237;ticas (Univ. Par&#237;s VIII), profesor-investigador de la Universidad Aut&#243;noma Metropolitana, unidad Xochimilco, de M&#233;xico, profesor de Pol&#237;tica Contempor&#225;nea de la Facultad de Ciencias Pol&#237;ticas y Sociales de la Universidad Nacional Aut&#243;noma de M&#233;xico.Campo de investigaci&#243;n : movimientos sociales, mundializaci&#243;n. &lt;br class='autobr' /&gt;
Periodista por La Jornada de M&#233;xico.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>Les mouvements sociaux boliviens &#224; la crois&#233;e des chemins</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Les-mouvements-sociaux-boliviens-a-la-croisee-des-chemins</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Les-mouvements-sociaux-boliviens-a-la-croisee-des-chemins</guid>
		<dc:date>2013-05-19T09:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guillermo Almeyra *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les indig&#232;nes, les paysans, les artisans et les ouvriers de la Bolivie ont cr&#233;&#233; et ont impos&#233; Evo dont l'appui politique a initialement consist&#233; en un semi-parti ad hoc n&#233; des mouvements sociaux - l'Instrument Politique des Travailleurs - qui a adopt&#233; le sigle d'un petit mouvement de droite malgr&#233; son nom - le Mouvement au Socialisme (MAS), qu'il a transform&#233; en un groupement d'organisations de masse tr&#232;s dissemblables (syndicats paysans et ouvriers, organisations de femmes, mouvements (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Bolivie" rel="directory"&gt;Bolivie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les indig&#232;nes, les paysans, les artisans et les ouvriers de la Bolivie ont cr&#233;&#233; et ont impos&#233; Evo dont l'appui politique a initialement consist&#233; en un semi-parti ad hoc n&#233; des mouvements sociaux - l'Instrument Politique des Travailleurs - qui a adopt&#233; le sigle d'un petit mouvement de droite malgr&#233; son nom - le Mouvement au Socialisme (MAS), qu'il a transform&#233; en un groupement d'organisations de masse tr&#232;s dissemblables (syndicats paysans et ouvriers, organisations de femmes, mouvements indig&#232;nes, groupes d'intellectuels de gauche et de centre-gauche). Une fois vaincue, la r&#233;sistance putschiste de la droite classique et des pouvoirs r&#233;gionaux autonomes que celle-ci poss&#233;dait, surtout dans l'Orient bolivien, a approuv&#233;e la Constitution, monopolisant le gouvernement et les institutions, et malgr&#233; la grande avanc&#233;e dans l'&#233;conomie et dans les conqu&#234;tes sociales, le toujours pr&#233;sent et important conflit avec l'oligarchie et l'imp&#233;rialisme est graduellement pass&#233; &#224; un plan second relatif parce que le gouvernement et le MAS se sont chaque fois davantage affront&#233;s avec leur base sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si parfois quelque ing&#233;nu a pu croire &#224; un moment &#224; l' apog&#233;e du m&#234;me et d'une union apparemment monolithique du MAS que le (gouvernement) bolivien &#233;tait &#171; le gouvernement des mouvements sociaux &#187;, maintenant la r&#233;alit&#233; a mis en miettes cette illusion. En effet, le gouvernement d'Evo Morales et d'&#193;lvaro Garc&#237;a Linera a modifi&#233; la nouvelle Constitution pour faciliter leur r&#233;&#233;lection mais, surtout, il l'a pi&#233;tin&#233;e apr&#232;s avoir ignor&#233; les autonomies indig&#232;nes, en m&#234;me temps qu'il s'est affront&#233; &#224; la base de plusieurs secteurs populaires qui l'appuyaient. Par exemple, l'augmentation du prix du combustible &#224; 80 % a provoqu&#233; une explosion populaire et Evo Morales a du annuler cette mesure, prise tandis qu'il se trouvait hors du pays, avec la perte de prestige qui a en r&#233;sult&#233;. De la m&#234;me mani&#232;re, le manque de consultation pr&#233;alable des occupants indig&#232;nes du Territoire Indig&#232;ne du Parc national Isiboro S&#233;cure et la r&#233;pression brutale de la marche &#224; La Paz de ceux-ci les a pr&#233;cipit&#233;s &#224; l'opposition, avec comme r&#233;sultat que trois d&#233;put&#233;s sont partis de MAS et les indig&#233;nistes et les &#233;cologistes ont rompu avec le gouvernement. Et derni&#232;rement la Centrale Ouvri&#232;re Boliviana (COB) n'a pas seulement cr&#233;&#233; le germe d'un parti ouvrier ind&#233;pendant mais, de plus, persiste dans une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale qui ce vendredi, dure d&#233;j&#224; depuis 12 jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement affirme- avec juste raison - que la droite et Washington essaient d'apporter de l'eau &#224; leur moulin en appuyant les indig&#232;nes majoritaires dans le TIPNIS dans leur affrontement avec le gouvernement ou en appuyant la demande &#8211; insoutenable dans un r&#233;gime bas&#233; sur la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production que la COB approuve - de pension et de retraites avec 100 % du dernier salaire. Mais cela n'annule pas le fait que le &#171; gasolinazo &#187; fut une terrible erreur politique et impos&#233; sans consultation et de fa&#231;on brutale, de m&#234;me que le manque de consultation et la r&#233;pression dans le cas du TIPNIS ont viol&#233; la Constitution, les droits indig&#232;nes et les droits de l'homme m&#234;me et que les travailleurs sont divis&#233;s aujourd'hui par des int&#233;r&#234;ts corporatifs. Quel qu'en soit la cause et le pr&#233;texte, les mineurs &#233;tatiques, les professeurs et les travailleurs de la Sant&#233;, une grande partie des intellectuels et des &#233;tudiants qui n'ont pas &#233;t&#233; pro oligarchiques et partie importante des indig&#232;nes orientaux s'affrontent aujourd'hui au gouvernement et au MAS, qui a rompu de plus, avec le Mouvement urbain des Sans peur (Movimiento de los Sin Miedo) , qui &#233;tait leur alli&#233; contre la droite et ils d&#233;pendent maintenant de l'appui des syndicats et des communaut&#233;s paysannes du Haut plateau. Le MAS pour sa part qui &#233;tait un regroupement d'organisations ind&#233;pendantes, est devenu un instrument de l'appareil &#233;tatique, manque de capacit&#233; d'initiative et de d&#233;cision et ses dirigeants sont des ministres ou des parlementaires, tandis que le gouvernement pour sa part, en laissant de c&#244;t&#233; - sauf dans les discours - l'indig&#233;nisme et l'&#233;cologisme, applique une politique effr&#233;n&#233;e de d&#233;veloppement et bas&#233;e surtout sur la grande industrie mini&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ultragauchistes, qui voient seulement le film de l'histoire en noir et blanc, vocif&#232;rent pour cela, disant que le gouvernement d'Evo Morales est r&#233;pressif et sert le capital &#233;tranger. Comme nous avons dit cent fois, la Bolivie est un pays capitaliste et a un gouvernement n&#233; d'une r&#233;volution d&#233;mocratique qui ne s'est jamais donn&#233; comme objectif le socialisme mais le capitalisme &#171; moderne et d&#233;cent &#187; (si une telle chose peut exister). Son gouvernement r&#233;prime mais ne se base pas sur la r&#233;pression mais sur le consensus de la majorit&#233; paysanne de la population, qui ne veut pas d&#233;fendre des modes de vie pr&#233;capitalistes, ni n'est anticapitaliste mais d&#233;sire ce que le gouvernement offre : soit , assistance, modernisation capitaliste, &#233;l&#233;vation de son niveau de vie et acc&#232;s &#224; la consommation superflue, anti &#233;cologique et n&#233;faste qu'ils ne peuvent pas encore obtenir, chose qu'ils ressentent comme une discrimination. En plus : depuis son installation m&#234;me, le gouvernement a propos&#233; de construire un capitalisme qu'il a baptis&#233; &#171; andin &#187; ou &#171; communautaire &#187; et a exhum&#233; les traditions et la culture pr&#233;hispanique seulement pour couvrir une politique d&#233;veloppementiste centralisatrice, &#224; la mani&#232;re de celle des ann&#233;es 50. Par cons&#233;quent, on ne peut pas l'accuser de trahison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, oui les mouvements sociaux d'opposition trahiront leur r&#244;le s'ils croient possible de s'allier &#224; la droite, s'ils ne rompent pas la vision corporative qui les s&#233;pare entre eux, s'ils n'acceptent pas avec r&#233;alisme les mesures qui sont in&#233;vitables ou qui peuvent &#234;tre avantageuses pour l'ensemble de la population, s' ils ne pr&#233;sentent pas de programme national pour tous les exploit&#233;s et opprim&#233;s, s'ils ne voient pas au-del&#224; de leur r&#233;gion ou leurs fronti&#232;res, s'ils manquent d'ind&#233;pendance politique et d'id&#233;es transformatrices. Parce que l'on ne peut pas d&#233;passer le capitalisme sans croissance, sans &#233;limination de la mis&#232;re ni unit&#233; territoriale et ce qui est en discussion c'est qui le fera, et dans quelle perspective, de d&#233;veloppementiste ou socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guillermo Almeyra&lt;/strong&gt; pour &lt;i&gt;La Jornada&lt;/i&gt; de M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/2013/05/19/opinion/021a2pol&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Mexique, le 19 mai 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Los-movimientos-sociales-bolivianos-en-una-encrucijada&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Les-mouvements-sociaux-boliviens-a-la-croisee-des-chemins&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 19 mai 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les mouvements sociaux latinoam&#233;ricains et leur alternative</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Les-mouvements-sociaux-latinoamericains-et-leur-alternative</link>
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		<dc:date>2013-05-13T12:09:16Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guillermo Almeyra *</dc:creator>



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&lt;p&gt;Par d&#233;finition, les mouvements sociaux ont une finalit&#233; concr&#232;te et nationale (droits d&#233;mocratiques, environnementaux, humains, d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des paysans ou des ouvriers, revendications &#233;tudiantes, lutte contre la discrimination des indig&#232;nes, les diff&#233;rences de sexe ou des in&#233;galit&#233;s entre les genres). C'est en m&#234;me temps la base de leur force de rassemblement et leur limite, puisque pas tous les travailleurs et les opprim&#233;s partagent chacune de ces finalit&#233;s et, d'autre part, la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par d&#233;finition, les mouvements sociaux ont une finalit&#233; concr&#232;te et nationale (droits d&#233;mocratiques, environnementaux, humains, d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des paysans ou des ouvriers, revendications &#233;tudiantes, lutte contre la discrimination des indig&#232;nes, les diff&#233;rences de sexe ou des in&#233;galit&#233;s entre les genres). C'est en m&#234;me temps la base de leur force de rassemblement et leur limite, puisque pas tous les travailleurs et les opprim&#233;s partagent chacune de ces finalit&#233;s et, d'autre part, la lutte par chacune d'elles se fait dans le cadre du syst&#232;me social capitaliste qui, sur chaque champ d'activit&#233; et sur le terrain m&#234;me de la survie de l'esp&#232;ce humaine et de la Nature, est destructeur, pr&#233;dateur, injuste, inhumain, assassin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, bien qu'ils m&#232;nent des luttes braves, h&#233;ro&#239;ques, constantes, les mouvements sociaux b&#233;n&#233;ficient seulement d'un appui partiel, ils n'arrivent pas &#224; faire bouger tous leurs alli&#233;s potentiels et on ne peut pas attendre de ces mouvements une alternative &#224; un syst&#232;me qui est international, mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils peuvent, cependant, confluer, s'unir avec d'autres luttes et, depuis le terrain limit&#233; du local et du national, irradier , s'&#233;tendre, avoir une influence &#224; distance sur d'autres continents comme c'est arriv&#233; en 68 ou avec la lutte des Europ&#233;ens &#171; indign&#233;s &#187; &#8230; &#224; condition d'avoir un axe qui puisse &#234;tre reconnu mondialement comme commun et par cons&#233;quent d'&#234;tre capable de socialiser la lutte et de r&#233;veiller sympathie, solidarit&#233; active, donner de l'espoir mobilisateur et soif de cr&#233;er &#171; &lt;i&gt;des milliers du Vi&#234;t-Nam&lt;/i&gt; &#187;. Pour cela, ils ne peuvent pas se limiter de combattre une cons&#233;quence ou une politique du capitalisme, mais doivent remettre en question le capitalisme lui-m&#234;me. En un mot, ils doivent &#234;tre politiques et anticapitalistes non seulement dans leurs d&#233;clarations sur un encore ind&#233;fini socialisme du futur mais, surtout, dans leur capacit&#233; d'unir contre ce dernier les diverses victimes du capitalisme au dessus de leurs diff&#233;rences de toute esp&#232;ce et malgr&#233; celles-ci, en transformant en axe de leurs luttes le combat contre le pouvoir financier, la domination imp&#233;riale, le pouvoir &#233;tatique des classes dominantes, leur vision du monde et de leur valeurs d&#233;formantes, conservateurs, oppressifs, n&#233;fastes et insoutenables. Parce que sans une &#233;ducation politique des majorit&#233;s opprim&#233;es et exploit&#233;es, sans une bataille pour les id&#233;es, une formation dans la solidarit&#233; et dans l'internationalisme, les majorit&#233;s pauvres et travailleuses seront toujours cela, seulement une majorit&#233;, et le 1 pour cent continuera &#224; diriger les 99 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Mexique les instituteurs livrent une juste et dure lutte pour la d&#233;fense de leurs conqu&#234;tes sociales, parce que la soi-disant r&#233;forme de l'&#233;ducation est en r&#233;alit&#233; une lutte pour empirer les conditions de travail et pour r&#233;duire les r&#233;sistances &#224; la privatisation de l'enseignement. Ils expriment, surtout les instituteurs ruraux, aussi la voix des paysans et des indig&#232;nes, comme les gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales continues des instituteurs argentins dans les provinces repr&#233;sentent aussi la population pauvre encore d&#233;sorganis&#233;e. Mais les uns et les autres doivent &#234;tre soutenus de toute urgence par d'autres secteurs syndicaux et, surtout, par des hommes politiques, comme les Mexicains Morena ou l'autre campagne, ou la gauche politique et sociale argentine qui ne partagent pas cette lutte des instituteurs pour construire un axe de l'action politique nationale solidaire et mobilisatrice et pour discuter les vraies priorit&#233;s budg&#233;taires et politiques, l'injustice du syst&#232;me, des bases pour un programme alternatif conjoint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du Mexique jusqu'&#224; l'extr&#233;mit&#233; sud du continent, les luttes sont aujourd'hui dures, mais ponctuelles, isol&#233;es dans l'espace et dans le temps, et les mouvements sociaux n'avancent pas, ce qui permet aux gouvernements de porter des coups aux plus avanc&#233;s du mouvement ouvrier (par exemple, &#233;lectriciens, mineurs et instituteurs au Mexique), et aux gouvernements soi-disant &#171; progressistes &#187; de r&#233;primer violemment les luttes locales sur la d&#233;fense de l'environnement contre l'industrie mini&#232;re (comme dans plusieurs provinces argentines) ou les mouvements des paysans-indig&#232;nes (comme en Bolivie), et aux autres gouvernements, comme le panam&#233;en, le Colombien, le P&#233;ruvien ou le Chilien, aussi de r&#233;primer l'un apr&#232;s l'autre, s&#233;par&#233;ment, les mouvements indig&#232;nes qui luttent pour l'eau et leur territoire, contre la grande industrie mini&#232;re ou pour leurs terres et ce mouvement ouvrier ou &#233;tudiant pour des augmentations salariales et pour la gratuit&#233; d'un enseignement public et gratuit, comme au Chili, aussi puissants et persistants qu'ils soient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rejet de la putr&#233;faction des partis et des institutions politiques capitalistes a donn&#233; prise &#224; un reflet n&#233;gatif et primitif, la d&#233;nomm&#233;e &#171; duplicit&#233; &#187; n&#233;o-anarchiste (mais, les vrais anarchistes, en Espagne, par exemple, &#233;taient politiques, d&#233;fendaient la R&#233;publique, &#233;taient antifranquistes et membres d'une gauche plurielle et ils donnaient une grande importance &#224; l'&#233;tude, &#224; la th&#233;orie et &#224; la solidarit&#233; de classe sur le terrain national et international). On a besoin en revanche d'une politique anticapitaliste, d'unir politiquement les diverses r&#233;bellions autour d'une alternative anti syst&#233;mique, de construire partout des mouvements-partis d&#233;mocratiques et pluralistes ind&#233;pendants du capitalisme et s'appuyant sur des organisations massives. Parce que la voie de la subordination &#224; l'appareil &#233;tatique capitaliste, comme c'est le cas avec les mouvements sociaux qui forment le MAS bolivien ou, en partie, avec les mouvements sociaux v&#233;n&#233;zu&#233;liens ou &#233;quatoriens, est la voie de la paralysie et de la bureaucratisation. Je reviendrai sur ce sujet parce qu'il faut apprendre des exp&#233;riences v&#233;n&#233;zu&#233;liennes et boliviennes, jusqu'&#224; pr&#233;sent les plus importantes dans notre continent du point de vue de la relation entre les mouvements sociaux, les gouvernements &#171; progressistes &#187; et l'&#201;tat capitaliste que ceux-ci administrent et qui doit pr&#233;cis&#233;ment &#234;tre remplac&#233; par pouvoirs populaires pour &#233;chapper &#224; l'extractivisme et aux s politiques n&#233;olib&#233;rales actuelles que tous les gouvernements latinoam&#233;ricains appliquent malgr&#233; leurs diff&#233;rences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guillermo Almeyra&lt;/strong&gt; pour &lt;i&gt;La Jornada &lt;/i&gt;de M&#233;xico&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/2013/05/12/opinion/018a1pol&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Mexique, le 12 mai 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;/strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Los-movimientos-sociales-latinoamericanos-y-la-alternativa&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Les-mouvements-sociaux-latinoamericains-et-leur-alternative&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 13 mai 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;*&lt;b&gt;Guillermo Almeyra&lt;/b&gt;* Historien, chercheur et journaliste. Docteur en Sciences Politiques (Univ. Paris VIII), professeur-chercheur de l'Universit&#233; Autonome M&#233;tropolitaine, unit&#233; Xochimilco, de Mexico, professeur de Politique Contemporaine de la Facult&#233; de Sciences Politiques et Sociales de l'Universit&#233; Nationale Autonome de M&#233;xico. Domaine de recherche : mouvements sociaux, mondialisation. Journaliste &#224; La Jornada, Mexique.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>Nicolas Maduro Presidente. Et apr&#232;s ?Version compl&#232;te</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Nicolas-Maduro-Presidente-Et-apres-Version-complete</link>
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		<dc:date>2013-04-14T18:26:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guillermo Almeyra *</dc:creator>



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&lt;p&gt;Nicol&#225;s Maduro sera &#233;lu tr&#232;s probablement ce dimanche pr&#233;sident de la R&#233;publique Bolivarienne de Venezuela parce que l'opposition de droite et d'extr&#234;me-droite, qui n'a jamais gagn&#233; contre Hugo Ch&#225;vez, n'est pas en conditions de gagner contre son fantasme qui a appuy&#233; son h&#233;ritier. Mais on peut &#234;tre s&#251;r que Washington et cette opposition n'accepteront pas le r&#233;sultat des urnes, comme ils n'ont pas accept&#233; la progression de l'influence politique de Jorge Eli&#233;cer Gaitan sur la Colombie, ni le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Venezuela" rel="directory"&gt;Venezuela&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nicol&#225;s Maduro sera &#233;lu tr&#232;s probablement ce dimanche pr&#233;sident de la R&#233;publique Bolivarienne de Venezuela parce que l'opposition de droite et d'extr&#234;me-droite, qui n'a jamais gagn&#233; contre Hugo Ch&#225;vez, n'est pas en conditions de gagner contre son fantasme qui a appuy&#233; son h&#233;ritier. Mais on peut &#234;tre s&#251;r que Washington et cette opposition n'accepteront pas le r&#233;sultat des urnes, comme ils n'ont pas accept&#233; la progression de l'influence politique de Jorge Eli&#233;cer Gaitan sur la Colombie, ni le gouvernement de Jacobo Arbenz au Guatemala, ni la majorit&#233; un p&#233;roniste dans les ann&#233;es 50 et 70, ni la r&#233;volution cubaine, ni le gouvernement de Jo&#227;o Goulart au Br&#233;sil, ni celui de Salvador Allende au Chili. L&#224; o&#249; elles ne peuvent gagner dans les urnes, ces forces cherchent toujours la sortie anticonstitutionnelle et n'h&#233;sitent pas devant les coups militaires, les g&#233;nocides et les invasions ouvertes ou d&#233;guis&#233;es, comme celle de Castillo Armas, depuis le Honduras, au Guatemala, dans la baie des Cochons &#224; Cuba, depuis le Honduras, le Nicaragua et les &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant la r&#233;volution bolivarienne, dans cette p&#233;riode postchaviste, surgit donc l'alternative : ou approfondir politiquement et socialement le processus et les mobilisations pour consolider et faire face aux tentatives r&#233;actionnaires qui viendront, ou en revanche institutionnaliser le chavisme que Chavez se chargeait &#224; chaque moment de modifier et m&#234;me de troubler, ce qui implique tisser des liens &#224; des secteurs de l'opposition et &#224; Washington et maintenir les mouvements sociaux contr&#244;l&#233;s. Dans une certain mesure, se reproduit la discussion qui a eu lieu au sein de l'Unit&#233; Populaire chilienne entre &#171; le fait d'avancer pour consolider &#187; et &#171; le fait de consolider pour avancer &#187;, en n&#233;gociant avec la d&#233;mocratie chr&#233;tienne, en freinant les initiatives des travailleurs et en renfor&#231;ant les institutions , politique qui, comme c'est connu, a favoris&#233; le &lt;i&gt;tancazo&lt;/i&gt; [coup de chars] et apr&#232;s le coup de Pinochet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maduro qui est un r&#233;volutionnaire mais non un socialiste puisqu'il attend tout de l'&#201;tat il n'a ni le prestige ni la capacit&#233; ni le flair politique de Chavez, qui voulait construire un &#201;tat moderne et en m&#234;me temps combattre l'&#201;tat capitaliste. De plus, au sein de l'appareil &#233;tatique et des forces arm&#233;es, il y a des positions bolivariennes et chavistes, mais conservatrices, et il y a des forces qui cherchent &#224; diminuer la tension en prenant contact avec l'ennemi et jusqu'&#224; lui faisant des concessions dans le cadre du capitalisme d'&#201;tat v&#233;n&#233;zu&#233;lien. Le Parti Socialiste Unifi&#233; du Venezuela n'est pas, de plus, un parti socialiste mais un appareil &#233;lectoral, entendant par socialisme une s&#233;rie de mesures d&#233;mocratiques et redistributrices qui laissent intact le syst&#232;me et n'essaie pas de construire le socialisme en suivant un programme de transformations d&#233;cid&#233;es par les travailleurs et obtenues gr&#226;ce &#224; la participation d&#233;cisive et au pouvoir des m&#234;mes dans les entreprises et dans le territoire. Dans la direction de l'appareil &#233;tatique chaviste, enfin, abondent ceux qui veulent subordonner les germes de pouvoir populaire, comme les communaut&#233;s ou les missions, aux gouverneurs ou aux forces arm&#233;es (et ils coupent ainsi l'afflux de s&#232;ve populaire &#224; l'appareil de la r&#233;volution bolivarienne, en laissant &#171; aux bases &#187; un r&#244;le passif de manifestants ou votants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telles sont, les fissures que l'opposition &#171; sordide &#187; essaieront d'utiliser dans leurs plans putschistes et comme faisant partie de la pr&#233;paration des m&#234;mes : ils chercheront &#224; entrer dans les secteurs &#171; mous &#187;, d'&#233;tablir des liens avec la bolibourgeoisie et avec les conservateurs et bureaucrates, comme l'a remarqu&#233; Hugo Chavez, qui les voyait comme des blocages &#224; l'avanc&#233;e du processus et comme des mines potentielles sur le chemin de celui-ci. Le coup qu'ils pr&#233;parent ne consistera pas seulement en une conspiration civilo-militaire pr&#233;par&#233;e par une campagne de presse &#224; un niveau national et mondial, ni dans l'achat d'un secteur r&#233;actionnaire des forces arm&#233;es. Ce sera avant tout une action politique. Une campagne d'intelligence et de d&#233;stabilisation &#233;conomique, de division de l'appareil chaviste, d'induction d'une partie du m&#234;me jusqu'&#224; geler sa force r&#233;elle, qui est la conscience et la participation des masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'imm&#233;diat, l'&#233;conomie du Venezuela, qui d&#233;pend compl&#232;tement de la rente p&#233;troli&#232;re, ne pr&#233;sente pas de graves probl&#232;mes et la fuite des capitaux pourra &#234;tre contr&#244;l&#233;e en grande partie puisque l'immense majorit&#233; des devises proviennent de PDVSA, qui est &#233;tatique. Un secteur conservateur du gouvernement se fera &#233;cho de la campagne chauvine de la droite et pensera qu'il convient de se renforcer en r&#233;duisant les apports v&#233;n&#233;zu&#233;liens &#224; Cuba et l'ALBA et les efforts en faveur de l'int&#233;gration latinoam&#233;ricaine pour distribuer, croyant que &#171; faut pouvoir mettre de l'ordre &#187; avant tout gr&#226;ce &#224; l'appareil &#233;tatique. Cela pourrait le mener &#224; voir la d&#233;linquance comme un probl&#232;me purement policier et r&#233;pressif et &#224; consid&#233;rer les gr&#232;ves et les revendications ouvri&#232;res et les germes du pouvoir populaire comme du d&#233;sordre et du gaspillage. L'autre, au contraire, plus chaviste et plus radical, insistera sur les plans du Commandant disparu. La lutte entre ceux-ci sera sourde et sera couverte par des d&#233;clarations chavistes. Le d&#233;terminant, pour diviser les eaux, cependant, ne sera pas la rh&#233;torique chaviste (la bureaucratie et Staline d&#233;clamaient leur fid&#233;lit&#233; au l&#233;ninisme tandis qu'ils l'enterraient) mais les mesures qu'ils proposent et, fondamentalement, leur appui &#224; la jeunesse, aux femmes, &#224; l'auto organisation des travailleurs, au contr&#244;le de ceux-ci sur le territoire, &#224; la d&#233;linquance locale et ses complices bureaucratiques, les appareils &#233;tatiques r&#233;pressifs ou corruptibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La jeunesse, les femmes, le peuple qui auront vot&#233; pour Maduro ne peuvent pas d&#233;l&#233;guer le pouvoir &#224; celui-ci, quelle que soit sa loyaut&#233; &#224; Chavez et sa sinc&#233;rit&#233;. Quand les ouvriers ont pris d'assaut les armureries de Buenos Aires et ont &#233;cras&#233; un coup sanglant, Per&#243;n est sorti au balcon du palais et a demand&#233; : &#171; &lt;i&gt;les mecs, laisse-moi jouer ce match !&lt;/i&gt; &#187; Des mois apr&#232;s il fuyait devant un nouveau coup d'Etat. Moralit&#233; : Si l'on ne veut pas perdre le match il ne faut pas laisser le Directeur Technique jouer seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guillermo Almeyra&lt;/strong&gt; pour La Jornada, Mexique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Nicolas-Maduro-Presidente-Y-despues-Version-Completa&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Nicolas-Maduro-Presidente-Et-apres-Version-complete&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 14 avril 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;* &lt;b&gt;Guillermo Almeyra&lt;/b&gt; Historien, chercheur et journaliste. Docteur en Sciences Politiques (Univ. Paris VIII), professeur-chercheur de l'Universit&#233; Autonome M&#233;tropolitaine, unit&#233; Xochimilco, de Mexico, professeur de Politique Contemporaine de la Facult&#233; de Sciences Politiques et Sociales de l'Universit&#233; Nationale Autonome de M&#233;xico. Domaine de recherche : mouvements sociaux, mondialisation. Journaliste &#224; La Jornada, Mexique.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La r&#233;alit&#233; est complexe. Suite sur &#171; la crise &#187; de l'Islande et de Chypre. </title>
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		<dc:date>2013-04-08T23:34:48Z</dc:date>
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		<dc:creator>Guillermo Almeyra *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Voyez ces lignes comme une autocritique, pas de ce que j'ai dit dans mon article pr&#233;c&#233;dent &#224; propos ses cas de l'Islande et de Chypre, mais pour ce qu'il me restait &#224; dire, puisque parfois, involontairement, le silence avalise le &#171; bon sens &#187; dominant (qui est conservateur et r&#233;actionnaire). &lt;br class='autobr' /&gt; J'ai voulu d&#233;placer l'attention du terrain occup&#233; par les &#233;conomistes (qui se pr&#233;occupent surtout de l'&#233;volution du PIB et du caract&#232;re n&#233;oclassique ou keyn&#233;sien des recettes qu'ils prescrivent) pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Neoliberalisme" rel="directory"&gt;Capitalisme s&#233;nile&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voyez ces lignes comme une autocritique, pas de ce que j'ai dit dans mon article pr&#233;c&#233;dent &#224; propos ses cas de &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Les-cas-opposes-de-l-Islande-et-de-Chypre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;l'Islande et de Chypre&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, mais pour ce qu'il me restait &#224; dire, puisque parfois, involontairement, le silence avalise le &#171; bon sens &#187; dominant (qui est conservateur et r&#233;actionnaire).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai voulu d&#233;placer l'attention du terrain occup&#233; par les &#233;conomistes (qui se pr&#233;occupent surtout de l'&#233;volution du PIB et du caract&#232;re n&#233;oclassique ou keyn&#233;sien des recettes qu'ils prescrivent) pour rappeler que ce sont les &#234;tres humains qui &#233;tablissent les relations &#233;conomiques et par cons&#233;quent, racontent l'histoire, les traditions d&#233;mocratiques et de lutte et la diversit&#233; dans la structure de classes de pays confront&#233;s au m&#234;me d&#233;fi, ainsi que la pr&#233;sence ou l'absence de dirigeants qui, d'une certaine mani&#232;re ont favoris&#233; la pr&#233;paration des changements et la volont&#233; des peuples d'assumer leur destin. En laissant de c&#244;t&#233; le contexte international diff&#233;rent, j'ai voulu souligner qu'il n'y a jamais qu'une seule solution pour un probl&#232;me et que la r&#233;bellion islandaise a men&#233; &#224; la croissance actuelle de pr&#232;s de 3 % tandis que l'arrangement chypriote m&#232;nera &#224; une chute du PIB d'un cinqui&#232;me, au moins pendant encore six ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lecture post&#233;rieure d'un article document&#233; et important de Michael Roberts (&#171; &lt;a href=&#034;http://www.sinpermiso.info/articulos/ficheros/roberts.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s la crise de Chypre : la rentabilit&#233;, la crise de l'euro et les mythes islandais&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187;, dans la revue &lt;i&gt;Sinpermiso&lt;/i&gt; en espagnol), m'a rappel&#233; l'oc&#233;an d'encre qui &#233;tait rest&#233; dans mon encrier. En premier lieu parce que, &#233;videmment, il n'y a pas de crise de Chypre ou de l'Islande, mais une crise dans ces pays, comme expression locale de la crise g&#233;n&#233;rale du capitalisme. &#201;videmment, de cette crise g&#233;n&#233;rale on ne peut sortir avec des politiques capitalistes et par cons&#233;quent l'alternative est fausse entre le keyn&#233;sianisme et l'aust&#233;rit&#233; d&#233;primante de type orthodoxe, puisque les deux politiques (celle de Krugman et de Stiglitz, d&#233;valuationiste, et celle de Bruxelles) se pr&#233;occupent de sauver fondamentalement le capital et donnent pour acquis que les victimes de celui-ci doivent payer les catastrophes caus&#233;es par leurs exploiteurs et oppresseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, comme j'ai &#233;crit, les islandais ont fait tomber un gouvernement ; ils ont impos&#233; une nouvelle Constitution, qui inclut de soumettre &#224; des referendums les questions importantes ; ils ont refus&#233; par referendum le paiement de la dette ext&#233;rieure contract&#233;e par les sp&#233;culateurs et &#233;tatis&#233;s les banques. Mais, comme le d&#233;montre Roberts, quand en subsistant le syst&#232;me, aujourd'hui, &#224; quatre ans du choc de 2008 et de la mobilisation populaire, deux des trois banques principales en faillite ont &#233;t&#233; c&#233;d&#233;s &#224; leurs cr&#233;anciers et devant la justice parmi les d&#233;linquants financiers seuls les deuxi&#232;me couteaux sont all&#233;s en prison. De plus, et surtout, la d&#233;valuation de la monnaie souveraine que Krugman recommande comment une solution aussi pour Chypre, avec une rupture avec l'euro, si elle stimulera les exportations et les investissements, c'est parce que cela r&#233;duit les co&#251;ts pour le capital en diminuant cruellement les revenus et les salaires en monnaie locale et offre &#224; ce dernier une partie importante du niveau de vie pr&#233;c&#233;dent des travailleurs. Ainsi, est sortie, l'Argentine de la crise de 2001 et ainsi l'Islande est sortie de celle de 2008, et le pourcentage du PIB correspondant au travail, m&#234;me avec la croissance post&#233;rieure, n'a pas encore d&#233;pass&#233; les ann&#233;es (d&#233;j&#224; mauvaises) de fin de 90 et subsistent, des poches de mis&#232;re et de ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors : toutes les politiques se valent et il n'y a pas de solution ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, elles ne se valent pas. Quelques politiques capitalistes sont plus f&#233;roces que d'autres. Ce n'est pas la m&#234;me chose que depuis l'&#233;tranger on t'impose l'esclavage jusqu'&#224; ce que tu paies des dettes &#233;trang&#232;res, comme &#224; Chypre, que tomber dans un r&#233;gime de servitude pour, aux d&#233;pens d'une r&#233;duction de tes revenus, comme en Islande, renforcer pour des ann&#233;es le pouvoir de ceux qui t'ont coul&#233; et qui t'ont soumis. Oui, il n'y a pas de solution &#224; l'exploitation avec des politiques destin&#233;es &#224; perp&#233;tuer le r&#233;gime des exploiteurs et en revanche elle existe, si la logique du capital est ignor&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est possible d'ignorer la dette qui n'a pas &#233;t&#233; pr&#233;alablement d&#233;clar&#233;e l&#233;gitime par un audit qui analyse, cas par cas, qui et pourquoi il a-t- elle &#233;t&#233; contract&#233;e. Les banques peuvent &#234;tre &#233;tatis&#233;s et destin&#233;es &#224; des cr&#233;dits &#224; la production et &#224; l'investissement, aux coop&#233;ratives, &#224; des mutualit&#233;s, des groupes de producteurs-consommateurs, des agriculteurs. Rien n'emp&#234;che d'&#233;tablir un contr&#244;le des changes, d'importer seulement le n&#233;cessaire pour la production et la consommation, d'&#233;tablir le monopole &#233;tatique du commerce ext&#233;rieur, de toucher des imp&#244;ts directs proportionnels aux revenus, d'&#233;liminer la TVA et d'autres imp&#244;ts indirects pour promouvoir la consommation. Il est possible de faire un plan de choc de cr&#233;ation de postes productifs et de stimuler les coop&#233;ratives. Toutes ces mesures &#8211; bien qu'elles ne sortent pas du capitalisme &#8211; affectent les rentiers de toute esp&#232;ce, l'usure, les monopoles et favorisent les petits producteurs. Surtout, elles combattent la d&#233;moralisation, encouragent la r&#233;sistance, diminuent l'ali&#233;nation et la naturalisation du capitalisme, permettent &#224; la population de s'auto organiser, de proposer des plans, d'assumer des responsabilit&#233;s, de gouverner et donnent lieu &#224; un appareil &#233;tatique plus d&#233;pendant de la volont&#233; populaire et plus flexible qui pourra &#233;tablir un autre syst&#232;me d'alliances internationales, toujours dans le march&#233; mondial capitaliste, mais avec une plus grande libert&#233; d'action. Bien s&#251;r, ce capitalisme de l'&#201;tat d&#233;mocratique n'a rien de socialiste, mais il ne correspond pas aux int&#233;r&#234;ts politiques du grand capital et cela pourrait &#234;tre un point d'appui pour de nouvelles luttes et un exemple pour d'autres pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais une telle politique a besoin de quelqu'un qui lutte pour l'expliquer, pour d&#233;montrer sa viabilit&#233;, pour commencer &#224; l'appliquer avec l'organisation des travailleurs. Cela nous porte de nouveau vers la n&#233;cessit&#233; de la volont&#233; politique pour rendre possible une alternative qui existe, mais qui d&#233;pend de la conscience, l'organisation et de la d&#233;cision des exploit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guillerlo Almeyra&lt;/strong&gt; pour La Jornada&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/2013/04/07/opinion/019a1pol&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Mexique, le 7 avril 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/La-realidad-es-compleja-Segundos-pensamientos-sobre-la-crisis-de-Islandia-y-Chipre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/La-realite-est-complexe-Suite-sur-la-crise-de-l-Islande-et-de-Chypre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 8 avril 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;* Guillermo Almeyra&lt;/strong&gt; Historien, chercheur et journaliste. Docteur en Sciences Politiques (Univ. Paris VIII), professeur-chercheur de l'Universit&#233; Autonome M&#233;tropolitaine, unit&#233; Xochimilco, de Mexico, professeur de Politique Contemporaine de la Facult&#233; de Sciences Politiques et Sociales de l'Universit&#233; Nationale Autonome de M&#233;xico. Domaine de recherche : mouvements sociaux, mondialisation. Journaliste &#224; La Jornada, Mexique.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les cas oppos&#233;s de l'Islande et de Chypre</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Les-cas-opposes-de-l-Islande-et-de-Chypre</link>
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		<dc:creator>Guillermo Almeyra *</dc:creator>



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&lt;p&gt;Deux petites &#238;les &#8211; l'Islande et Chypre &#8211; ont donn&#233; une r&#233;ponse absolument diff&#233;rente de la crise financi&#232;re qui les a renvers&#233;es, respectivement, en 2008 et en 2012. Il y a sans doute d'importants facteurs externes qui expliquent ce comportement oppos&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; A Chypre, par exemple, nous assistons &#224; une concurrence dure entre l'Union Europ&#233;enne, d'une part, et la mafia et les grands capitalistes russes, alli&#233;s &#224; l'&#201;glise orthodoxe chypriote, qui sont des grands investisseurs dans l'&#238;le. De (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Union-Europeenne" rel="directory"&gt;Union Europ&#233;enne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux petites &#238;les &#8211; l'Islande et Chypre &#8211; ont donn&#233; une r&#233;ponse absolument diff&#233;rente de la crise financi&#232;re qui les a renvers&#233;es, respectivement, en 2008 et en 2012. Il y a sans doute d'importants facteurs externes qui expliquent ce comportement oppos&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A Chypre, par exemple, nous assistons &#224; une concurrence dure entre l'Union Europ&#233;enne, d'une part, et la mafia et les grands capitalistes russes, alli&#233;s &#224; l'&#201;glise orthodoxe chypriote, qui sont des grands investisseurs dans l'&#238;le. De plus, Chypre fait face &#224; l'hypoth&#232;que sur l'ind&#233;pendance chypriote mise par l'occupation turque d'un tiers de l'&#238;le et la menace turque d'&#233;viter par tous les moyens que la R&#233;publique de Chypre exploite ses r&#233;serves de gaz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, &#224; Chypre n'est pas seulement en jeu, la d&#233;fense, &#224; tout prix, du capital financier, mais aussi le vieux conflit imp&#233;rialiste avec la Russie pour la M&#233;diterran&#233;e orientale et les terres du Moyen-Orient, tandis que, dans le cas de l'Islande, le reste de pays europ&#233;ens n'&#233;taient pas beaucoup pr&#233;occup&#233;s qu'une poign&#233;e de grands sp&#233;culateurs financiers anglais et hollandais perdent beaucoup de plumes (bien s&#251;r, de corbeau) avec la fermeture des banques islandaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui m'int&#233;resse plus de souligner est la diff&#233;rence de comportement social entre les islandais et les Chypriotes, puisque les premiers ont ignor&#233; la dette ext&#233;rieure, se sont refus&#233;s &#224; la payer gr&#226;ce &#224; deux referendums successifs, ont fait tomber le gouvernement des banquiers, ont r&#233;form&#233; la Constitution, qui a &#233;t&#233; nouvellement r&#233;dig&#233;e gr&#226;ce &#224; l'intervention populaire qui, en utilisant le r&#233;seau &#233;lectronique, l'a r&#233;dig&#233;e, a discut&#233; et a affin&#233; directement le nouveau texte, tandis que les deuxi&#232;mes, apr&#232;s avoir v&#233;rifi&#233;s que les grands perdants de la crise ne seraient pas les petits &#233;pargnants, mais les sp&#233;culateurs et les trafiquants de drogues et d'&#234;tres humains russes, ont accept&#233; un syst&#232;me qui vient de d&#233;montrer qu'il peut les d&#233;pouiller &#224; tout moment et ont recommenc&#233; &#224; mettre leurs cous sous le joug d'un syst&#232;me financier corrompu &#224; peine maquill&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi les uns r&#233;agissent et en revanche les autres supportent-ils les humiliations ? Je crois que nous trouvons une grande partie de l'explication dans l'histoire comparative des deux &#238;les, parce que &#171; les morts s'emparent des vivants &#187;, ainsi que dans la composition sociale de ses populations respectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers habitants scandinaves de l'Islande prenaient leurs d&#233;cisions dans une assembl&#233;e des clans d&#233;j&#224; au IXe si&#232;cle et ont cr&#233;&#233; en 930 le premier gouvernement &#8211; du monde &#8211; bas&#233; sur une assembl&#233;e d&#233;mocratique, appel&#233; Althing.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur insurrection contre les rois norv&#233;giens s'est produite quand, quelques si&#232;cles apr&#232;s, l'un de ceux-ci a d&#233;cid&#233; de supprimer cette assembl&#233;e. A l'&#233;chelle mondiale, l'Islande a aussi &#233;t&#233; le premier pays &#224; choisir une femme comme pr&#233;sidente de la R&#233;publique et, apr&#232;s la mobilisation contre les banques, &#224; avoir ouvertement une Premi&#232;re ministre homosexuelle dans un pays luth&#233;rien. Parmi ses 319 000 habitants (en 2011) la majorit&#233; sont des femmes, qui vivent jusqu'&#224; presque 84 ans pour 81ans pour les hommes. Bien que la majorit&#233; des habitants habitent dans des villes, l'Islande est un pays de p&#234;cheurs et, en moindre mesure, de petits paysans propri&#233;taires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chypre en revanche, tout au long de son histoire trois fois mill&#233;naire, a &#233;t&#233; une colonie des pharaons &#233;gyptiens, des assyriens, des Persans, des byzantins, des G&#233;nois, des ottomans, des Anglais et elle s'est &#233;mancip&#233;e (&#224; moiti&#233;) de ceux-ci gr&#226;ce &#224; une insurrection nationaliste arm&#233;e seulement apr&#232;s la Deuxi&#232;me Guerre mondiale, qui a &#233;t&#233; suivie par une invasion turque de l'&#238;le qui a colonis&#233; la partie du nord avec des soldats et paysans apport&#233;s de l'Anatolie et a divis&#233; l'&#238;le en deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la R&#233;publique de la Chypre les bases anglaises subsistent et le pays s'habitue &#224; vivre une souverainet&#233; limit&#233;e et &#224; d&#233;pendre du jeu international des puissances. Ses habitants (1 116 564, en 2011) ont une esp&#233;rance de vie de 78 ans et vivent, certains, comme paysans sur des terres qui manquent d'eau et, la majorit&#233;, du tourisme et des cons&#233;quences qui d&#233;rivent du caract&#232;re de paradis fiscal (d&#233;p&#244;ts qui d&#233;passent 47 fois le PIB, blanchiment d'argent, trafics ill&#233;gaux et criminels de et vers la Russie et vers le Moyen-Orient).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son &#233;conomie d&#233;pend pratiquement du Soleil et des d&#233;lits du capital financier. Chypre pourrait sortir de cette situation si elle exploitait le gaz qui entoure l'&#238;le, mais cela signifierait l'occupation turque et, au moins, une guerre turco-grecque que pour le moment personne ne veut mais dont la menace est toujours pr&#233;sente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'Islande se caract&#233;rise par ses traditions orgueilleuses d&#233;mocratiques, Chypre subit constamment le souvenir de sa situation &#224; la crois&#233;e des chemins des grandes puissances. L'histoire et la g&#233;ographie n'expliquent pas tout, ni le d&#233;terminent, mais elles ont une densit&#233; qui ne peut pas &#234;tre ignor&#233;e. Pour les Turcs et pour les byzantins, qui ont &#233;t&#233; la base de la population chypriote actuelle, mais non pour les luth&#233;riens de l'Islande, le cours de l'histoire d&#233;pend de la volont&#233; divine, non des d&#233;cisions politiques des &#234;tres humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, les banques islandaises ont &#233;t&#233; nationalis&#233;es. Une grande partie de la dette ext&#233;rieure n'est pas pay&#233;e, la nouvelle Constitution garantit que la nation est propri&#233;taire des biens communs et &#233;tablit l'obligation de convoquer des referendums populaires avant d'adopter une d&#233;cision importante et l'Islande est sortie de la crise et son &#233;conomie a progress&#233; de 3 % en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Chypre en revanche la patate chaude est rest&#233;e entre les mains des grands capitalistes, surtout des russes (qui perdront pr&#232;s de 3 000 millions d'euros) mais elle roule toujours et elle pourrait recommencer &#224; tomber du c&#244;t&#233; des &#233;pargnants nationaux. Une autre donn&#233;e : le pr&#233;sident qui en Islande a organis&#233; le premier r&#233;f&#233;rendum &#233;tait un homme de gauche, ex-syndicaliste. Le pr&#233;sident qui a n&#233;goci&#233; la dette chypriote est un grand banquier. Comme on le sait, les loups ne se mangent pas entre eux. Le soi-disant facteur subjectif existe bien donc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guillermo Almeyra&lt;/strong&gt; pour La Jornada de M&#233;xico&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/2013/03/31/opinion/014a2pol&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Mexique, le 31 mars 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Los-casos-opuestos-de-Islandia-y-Chipre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Les-cas-opposes-de-l-Islande-et-de-Chypre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 31 mars 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;* &lt;strong&gt;Guillermo Almeyra&lt;/strong&gt; Historien, chercheur et journaliste. Docteur en Sciences Politiques (Univ. Paris VIII), professeur-chercheur de l'Universit&#233; Autonome M&#233;tropolitaine, unit&#233; Xochimilco, de Mexico, professeur de Politique Contemporaine de la Facult&#233; de Sciences Politiques et Sociales de l'Universit&#233; Nationale Autonome de M&#233;xico. Domaine de recherche : mouvements sociaux, mondialisation. Journaliste &#224; &lt;i&gt;La Jornada&lt;/i&gt;, Mexique.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au Venezuela, qui y a t-il derri&#232;re la campagne de droite</title>
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		<dc:creator>Guillermo Almeyra *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La campagne &#233;lectorale v&#233;n&#233;zu&#233;lienne se livre sans exclusion aux coups bas. Capriles insulte la famille de Chavez et le gouvernement en disant qu'ils savaient que le pr&#233;sident &#233;tait mort avant, &#224; l'&#233;tranger, et l'ont cach&#233;, feignant la douleur quelques jours apr&#232;s le corps d&#233;j&#224; embaum&#233; et la succession r&#233;gl&#233;e, et il insulte aussi le peuple v&#233;n&#233;zu&#233;lien en le consid&#233;rant manipulable par des cyniques, alors qu'au contraire il donne une d&#233;monstration extraordinaire de maturit&#233; politique et de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Venezuela" rel="directory"&gt;Venezuela&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La campagne &#233;lectorale v&#233;n&#233;zu&#233;lienne se livre sans exclusion aux coups bas. Capriles insulte la famille de Chavez et le gouvernement en disant qu'ils savaient que le pr&#233;sident &#233;tait mort avant, &#224; l'&#233;tranger, et l'ont cach&#233;, feignant la douleur quelques jours apr&#232;s le corps d&#233;j&#224; embaum&#233; et la succession r&#233;gl&#233;e, et il insulte aussi le peuple v&#233;n&#233;zu&#233;lien en le consid&#233;rant manipulable par des cyniques, alors qu'au contraire il donne une d&#233;monstration extraordinaire de maturit&#233; politique et de mobilisation quand des millions d'hommes et femmes de tous les &#226;ges ont fait la queue pendant six heures ou plus et ont d&#233;fil&#233; pendant six jours sereinement, calmement, s&#251;rs de la valeur de leur pr&#233;sence et confiants dans la solidit&#233; du processus d&#233;mocratique r&#233;volutionnaire dans lequel ils jouaient le r&#244;le principal. Nicol&#225;s Maduro n'h&#233;site pas &#224; recourir pour sa part &#224; des arguments machistes les plus arri&#233;r&#233;s en sugg&#233;rant que Capriles est homosexuel, comme si c'&#233;tait un crime, puisqu'il ne lui semble pas suffisant qu'il soit ultrar&#233;actionnaire et putchiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La brutalit&#233; de la campagne exprime simplement, malheureusement, que le Venezuela semble vivre les derniers affrontements politiques dans le cadre constitutionnel. En effet, si la droite perdait les &#233;lections d'avril &#8211; comme elle va les perdre in&#233;vitablement parce que Chavez, comme le Cid, gagnera une autre bataille apr&#232;s sa mort - elle n'aura pas une autre option active et praticable dans l'imm&#233;diat que la conspiration conjur&#233;e avec une aide &#233;trang&#232;re, parce que sa haine &#233;litiste est telle et sa perte de force populaire sera telle ( ce qui s'aggravera avec la perte de l'arme de Globovision), que l'alternative de la conspiration semble &#234;tre seulement une tentative d&#233;sesp&#233;r&#233;e ou son d&#233;sarroi politique, avec l'espoir de profiter des contradictions internes dans le gouvernement et dans l'&lt;i&gt;establishment&lt;/i&gt; chavistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bon sens le plus &#233;l&#233;mentaire et l'exp&#233;rience historique nous disent donc que dans ces moments m&#234;mes tant les secteurs ultrar&#233;actionnaires que les multiples services US et Isra&#233;liens pr&#233;sents au Venezuela analysent en d&#233;tail &#224; des fins conspiratrices et putschistes chaque officiers des forces arm&#233;es, &#224; chaque membre de la &lt;i&gt;bolibourgeoisie&lt;/i&gt;, chaque fonctionnaire corrompu ou corruptible. C'est pourquoi le gouvernement v&#233;n&#233;zu&#233;lien a expuls&#233; deux fonctionnaires (militaires) de l'ambassade des &#201;tats-Unis et r&#233;affirme qu'il est dispos&#233; &#224; d&#233;fendre avec les armes la d&#233;mocratie et le processus bolivarien. Ce n'est pas pour rien que le m&#234;me gouvernement insiste pour en appeler au patriotisme des membres des forces arm&#233;es puisqu'il sait qu'il n y a pas longtemps, une partie des dirigeants ont particip&#233; &#224; un coup d'etat civil - militaire appuy&#233; par les &#201;tats-Unis et l'Espagne et qu'une autre partie des m&#234;mes, jusqu'alors chavistes mod&#233;r&#233;s, se sont retir&#233;s des cadres sup&#233;rieurs ou ont &#233;t&#233; remplac&#233;s pour des divergences avec &lt;i&gt;d&#233;cisionnisme&lt;/i&gt; verticaliste de Hugo Chavez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grandeur du triomphe &#233;lectoral n'est pas une garantie contre le coup d'Etat. Per&#243;n en 1952 a gagn&#233; avec une proportion de votes sup&#233;rieure &#224; celle de sa premi&#232;re pr&#233;sidence mais en septembre 1955 a &#233;t&#233; renvers&#233; par un coup de la Marine et de l'Aviation qu'il aurait pu &#233;craser sans probl&#232;mes en appelant les soldats &#224; arr&#234;ter les putschistes officiels et en armant les ouvriers. L'oligarchie a triomph&#233; alors &#224; cause de la l&#226;chet&#233; de Per&#243;n (qui craignait plus les p&#233;ronistes ouvriers en armes que les putschistes militaires) et de la l&#226;chet&#233; des ministres, qui avaient &#233;t&#233; choisis parmi les loyaux m&#233;diocres, et les bureaucrates syndicaux serviles. Mais le Venezuela de 2013 n'est pas l'Argentine de 1955 et l'environnement latinoam&#233;ricain est totalement diff&#233;rent, Chavez n'a jamais &#233;t&#233; l&#226;che comme Per&#243;n (qui a renonc&#233; deux fois, en 1945 et en 1955, pour sauver sa vie), les ministres chavistes ont une autre griffe et stature morale et, surtout, est toute autre l'histoire et la composition sociale des ses forces arm&#233;es, surtout de celles de terre et de la Marine. &#192; la diff&#233;rence de celles de l'Argentine, qui &#233;taient surtout le refuge pour des deuxi&#232;mes couteaux de l'oligarchie et la marche d'ascension sociale pour les enfants de la moyenne petite bourgeoisie, les forces arm&#233;es du Venezuela ont &#233;t&#233; m&#233;pris&#233;es par l'oligarchie locale et en revanche ce fut un &#233;l&#233;ment de promotion pour des secteurs populaires, m&#234;me noirs, mul&#226;tres ou zambo (m&#233;tis de noirs et d'am&#233;rindiens), comme Chavez, influenc&#233;s par le nationalisme et, en partie, par l'anti-imp&#233;rialisme. &#192; la diff&#233;rence de ce qui est arriv&#233; en Argentine, o&#249; l'&#201;tat et l'oligarchie ont &#233;t&#233; construits sur la base de l'arm&#233;e qui a d&#233;truit les chefs f&#233;d&#233;raux, a tu&#233; les peuples originaires et leur a vol&#233; ses terres pour construire des grandes propri&#233;t&#233;s rurales et a fini par d&#233;truire le Paraguay ; derri&#232;re les militaires chavistes, il y a l'expulsion de la dictature de P&#233;rez Jim&#233;nez, l'influence des groupes de guerilleros socialistes, le traumatisme du &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Caracazo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Caracazo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, les victoires successives &#233;lectorales de Chavez et particuli&#232;rement la pression d'un grand mouvement s&#251;r et victorieux des masses. Bien que Maduro ne parle m&#234;me pas des Missions, des Communes ni du pouvoir populaire parmi les piliers du chavisme-postChavez, ces forces sont l&#224; et sont la garantie principale du processus. Parce qu'existent des secteurs du gouvernement et de l'appareil influenc&#233;s par la corruption et ayant des liens avec la bolibourgeoisie mais chez le peuple cette cicatrice n'existe pas et il y a, en revanche, une grande soif d'&#233;galit&#233;, de d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La droite - et les &#201;tats-Unis derri&#232;re elle - se sont jet&#233;s dans une campagne &#233;lectorale o&#249; ils veulent faire tout faire voler en &#233;clat, en retirant le plus t&#244;t possible et avec scandale la candidature de Capriles pour pr&#233;parer un putsch et une &#233;ventuelle intervention &#233;trang&#232;re (ou l'appui du Pentagone aux insurg&#233;s). Des secteurs conservateurs et timor&#233;s du chavisme malgr&#233; cela cherchent &#224; &#234;tre conciliants avec eux ou m&#234;me deviennent leurs complices passifs. Mais l&#224;, ils sont en face d'eux les germes du pouvoir populaire et les chavistes civils et militaires jacobins, dans une alliance de fait. C'est pourquoi, bien que le terrain de lutte soit pour l'instant l'&#233;lectoral, il faut se pr&#233;parer &#224; d'autres scenarios.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guillermo Almeyra&lt;/strong&gt; pour La Jornada du Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/2013/03/17/opinion/018a1pol&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Le Mexique, le 17 mars 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Venezuela-que-hay-detras-de-la-campana-derechista-por-Guillermo-Almeyra&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par &lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Au-Venezuela-qui-y-a-t-il-derriere-la-campagne-de-droite&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 17 mars 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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