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	<title>El Correo</title>
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		<title>Coup d'&#201;tat doux au Venezuela, et ce qui suit</title>
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		<dc:date>2014-02-19T19:05:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Luciano Wexell Severo *</dc:creator>



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&lt;p&gt;Encore une fois l'&#233;lite v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, appuy&#233;e, entra&#238;n&#233;e et financ&#233;e par Washington, se jette contre un gouvernement d&#233;mocratiquement &#233;lu. Les meneurs de la trame au Venezuela sont Henrique Capriles, Leopoldo L&#243;pez, Maria Corina et Antonio Ledezma. Trois playboys et un repr&#233;sentant d' &#171; Action D&#233;mocratique &#187;. Leur calcul facile vise le fait que Nicol&#225;s Maduro n'aurait pas la m&#234;me capacit&#233; de r&#233;sistance que Chavez face &#224; un coup d'Etat. Il faut faire attention &#224; la possibilit&#233; que les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Guerre-invisible" rel="directory"&gt;Guerre invisible&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Encore une fois l'&#233;lite v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, appuy&#233;e, entra&#238;n&#233;e et financ&#233;e par Washington, se jette contre un gouvernement d&#233;mocratiquement &#233;lu. Les meneurs de la trame au Venezuela sont Henrique Capriles, Leopoldo L&#243;pez, Maria Corina et Antonio Ledezma. Trois &lt;i&gt;playboys&lt;/i&gt; et un repr&#233;sentant d' &#171; Action D&#233;mocratique &#187;. Leur calcul facile vise le fait que Nicol&#225;s Maduro n'aurait pas la m&#234;me capacit&#233; de r&#233;sistance que Chavez face &#224; un coup d'Etat. Il faut faire attention &#224; la possibilit&#233; que les yankees assassinent un de ces &#171; &lt;i&gt;leaders&lt;/i&gt; &#187;, accroissant ainsi la tension interne et la pression internationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La crise profonde des derni&#232;res ann&#233;es du XXe si&#232;cle a ouvert une br&#232;che pour de nouvelles tentatives de projets autonomes pour la solution des probl&#232;mes nationaux en Am&#233;rique Latine. Dans un sc&#233;nario de rejet des programmes du FMI et de la Banque Mondiale, en d&#233;cembre 1998 les V&#233;n&#233;zu&#233;liens ont appuy&#233; la candidature d'Hugo Ch&#225;vez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection pr&#233;sidentielle n'a rien repr&#233;sent&#233; de plus que le r&#233;sultat d'un processus historique, qui depuis le forage des premiers gisements p&#233;troliers avait b&#233;n&#233;fici&#233; aux compagnies p&#233;troli&#232;res et &#224; une tr&#232;s r&#233;duite &#233;lite locale, au d&#233;triment de l'immense majorit&#233; de la population. Un mouvement continental a resurgi, encore une fois au Venezuela, en d&#233;fense de l'ind&#233;pendance &#233;conomique, de la souverainet&#233;, de l'autod&#233;termination et de l'int&#233;gration latinoam&#233;ricaine-carib&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On ne fait pas d'omelette sans casser des &#339;ufs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principales mesures du nouveau gouvernement, tant dans le domaine &#233;conomique et que social, ont &#233;t&#233; prises afin de corriger les distorsions historiques structurelles et de refonder le pays. En continuant sur cette voie il y aura, comme il y a effectivement eu d&#232;s 1999, des affrontements frontaux et irr&#233;m&#233;diables avec les secteurs et les int&#233;r&#234;ts les plus privil&#233;gi&#233;s. Tout changement pour le meilleur, passe obligatoirement, par la rupture avec l'&#233;tat injuste de choses. Pour cette raison, depuis son arriv&#233;e au pouvoir, le gouvernement bolivarien a fait face &#224; des situations politiques et &#233;conomiques tr&#232;s d&#233;favorables, g&#233;n&#233;r&#233;es par l'alliance entre des int&#233;r&#234;ts internationaux &#8211; surtout US &#8211; et l'oligarchie cr&#233;ole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux sc&#233;narios actuels, nous nous rappelons les &#233;v&#233;nements d'il y a 12 ans. A cette &#233;poque, les interventions du gouvernement ont provoqu&#233; une rude bataille qui a dur&#233; presque deux ans. Entre d&#233;cembre 2001 et f&#233;vrier 2003, le Venezuela a v&#233;cu sa crise politique et &#233;conomique la plus complexe. A la t&#234;te de la campagne d'opposition se trouvaient l'Ambassade des &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique &#224; Caracas, le management de PDVSA, la Fedec&#225;maras, la Centrale de Travailleurs de la Venezuela (CTV), l'&#201;glise Catholique Apostolique Romaine et d'autres secteurs oligarchiques et conservateurs compromis avec les int&#233;r&#234;ts &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pr&#233;parations pour le coup d'&#201;tat ont &#233;t&#233; appuy&#233;es par les grands m&#233;dias priv&#233;s de communication. Le 11 avril, des francs - tireurs d'un commando de l'opposition ont tir&#233; depuis divers points du centre de la ville sur les manifestants qui marchaient autant en soutien au gouvernement que de l'opposition. Les chaines priv&#233;s de t&#233;l&#233;vision, en jouant leur r&#244;le dans un &lt;i&gt;show&lt;/i&gt; mis au point plusieurs semaines auparavant, ont d&#233;form&#233; les faits et ont accus&#233; le gouvernement des assassinats. Pr&#233;alablement au d&#233;nouement des lamentables &#233;v&#233;nements, les militaires putschistes avaient d&#233;j&#224; enregistr&#233; une vid&#233;o dans laquelle ils condamnaient les morts et d&#233;claraient leur d&#233;sob&#233;issance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le retour au pass&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une obscure c&#233;r&#233;monie au Palais de Miraflores, l'autoproclam&#233; pr&#233;sident Pierre Carmona a pris cinq minutes pour dissoudre l'Assembl&#233;e Nationale &#233;lue par le peuple ; annuler les Lois sur les Hydrocarbures, celles sur les Terres et encore 47 autres normes juridiques ; r&#233;voquer la Constitution de 1999, la seule approuv&#233;e par un r&#233;f&#233;rendum populaire ; suspendre les exportations de p&#233;trole vers Cuba ; ordonner la pers&#233;cution des ministres, des d&#233;put&#233;s et des autorit&#233;s des diff&#233;rents pouvoirs ; le compl&#233;ment de &#171; Bolivarienne &#187; du nom officiel du Venezuela ; dessiner la sortie du pays de l'OPEP [dont Chaves &#233;tait le pr&#233;sident. NDLT], entre d'autres mesures. Comme on le sait, le peuple s'est rebell&#233; et les Forces arm&#233;es fid&#232;les au processus de changements ont garanti le retour de Chavez le jour suivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de 2002, il y a eu une nouvelle offensive putchiste. Avec l'appui affirm&#233; des grands m&#233;dias, quelques organismes ont appel&#233; &#224; la paralysie nationale et se sont d&#233;clar&#233;s en &#171; d&#233;sob&#233;issance civile &#187;. Le mouvement qui a avanc&#233; vers une &#171; gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale &#187; a &#233;t&#233; essentiellement pouss&#233; par la classe patronale. Son objectif &#233;tait que Chavez d&#233;missionnerait. Cela n'a pas beaucoup tard&#233; pour que la direction de PDVSA, id&#233;ologiquement soumise aux int&#233;r&#234;ts &#233;trangers, assume son r&#244;le. Pendant le moment le plus tendu du conflit &#8211; qui a dur&#233; jusqu'&#224; en janvier 2003 &#8211; ont &#233;t&#233; d&#233;truits des &#233;quipements, de la machines, des ordinateurs et des installations physiques d'usines et de raffineries ; des navires p&#233;troliers ont &#233;t&#233; retenus et les exportations suspendues ; des ol&#233;oducs ont explos&#233; laissant le p&#233;trole s'&#233;chapper. Le Venezuela a connu pour la premi&#232;re fois un rationnement des combustibles. Les citoyens ont fait la queue sur des kilom&#232;tres pour acheter de l'eau, des aliments, du gaz ou de l'essence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PIB a chut&#233; de 8,9 % en 2002. Le secteur industriel est rest&#233; pratiquement paralys&#233; : il &#233;tait tomb&#233; de 13,1 % en 2002 et est descendu &#224; 6,8 % en 2003. L'activit&#233; manufacturi&#232;re avait recul&#233; depuis les ann&#233;es 90 mais durant les ann&#233;es 2002-2003 a touch&#233; le fond du puits. La conspiration orchestr&#233;e depuis Washington a fait chuter la production p&#233;troli&#232;re de trois millions de barils par jour &#224; moins de 200 mille, freinant l'appareil productif et entrainant la fermeture de centaines d'entreprises. Au bord d'un collapsus &#233;conomique, en janvier 2003 le pays a &#233;t&#233; oblig&#233; d'importer du p&#233;trole. Les produits de base ont disparu et les prix ont flamb&#233; &#224; des niveaux inimaginables. La situation d'extr&#234;me insuffisance a clairement d&#233;montr&#233; la d&#233;pendance v&#233;n&#233;zu&#233;lienne sur diff&#233;rents biens, stimulant le gouvernement &#224; pousser des projets relatifs &#224; la &#171; souverainet&#233; alimentaire &#187;. L'inflation qui avait pr&#233;sent&#233; une tendance d&#233;croissante a explos&#233; encore une fois. Le sc&#233;nario pour un nouveau coup d'&#201;tat prenait forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chiffres de la banque Centrale du Venezuela soulignent que pendant le premier et le second trimestre 2003, le PIB est tomb&#233; de 15,8 % et 26,7 %, respectivement. Dans la m&#234;me p&#233;riode, le PIB p&#233;trolier a chut&#233; de 25,9 % et 39,5 %. Au total, ce fut sept trimestres cons&#233;cutifs de chute de l'&#233;conomie, presque deux ans de graves tensions. Ont brusquement chut&#233; le PIB par t&#234;te, les r&#233;serves internationales et le taux d'investissement en pourcentage du PIB. Le ch&#244;mage a explos&#233; &#224; 20,7 %, l'inflation &#224; 32,4 % et les taux d'int&#233;r&#234;t aussi. La chute de l'&#233;conomie 2003 a &#233;t&#233; de 7,7 %. En termes r&#233;els, on a touch&#233; un niveau inf&#233;rieur &#224; celui de 1991. Cette guerre &#233;conomique a fait partie de la strat&#233;gie pour renverser Chavez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que celui qui a des yeux regarde &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des d&#233;formations h&#233;rit&#233;es de la p&#233;riode n&#233;olib&#233;rale est le m&#233;pris pour le processus historique. La vision &#224; court terme, la raison du syst&#232;me financier : virtuel, intemporel, d&#233;coll&#233; de la r&#233;alit&#233;, fictif. Cela pourrait &#234;tre l'une des explications pour que des &#171; &lt;i&gt;analystes&lt;/i&gt; &#187; orthodoxes consid&#232;rent le gouvernement comme responsable de la fermeture des entreprises, de la croissance du ch&#244;mage, de la chute de la rente, de l'augmentation de l'inflation c'est-&#224;-dire, de tous les r&#233;sultats n&#233;gatifs de l'&#233;conomie entre 1999 et 2003. &#192; cette p&#233;riode ils ont m&#234;me essay&#233; de le nommer comme le &#171; quinquennat perdu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cela, il est opportun de rappeler qu'Hugo Chavez a gagn&#233; les &#233;lections pr&#233;sidentielles de d&#233;cembre 1998 parce que le Venezuela faisait face &#224; sa crise &#233;conomique, politique, sociale, institutionnelle et morale la plus catastrophique, apr&#232;s quarante ans du &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_de_Punto_Fijo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pacte de Punto Fijo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187;. Le pays litt&#233;ralement agonisait comme un reflet l'enti&#232;re soumission de la vie nationale aux multinationales. L'assaut &#233;tranger &#233;tait prot&#233;g&#233; de l'int&#233;rieur par la cr&#232;me de la soci&#233;t&#233; v&#233;n&#233;zu&#233;lienne submerg&#233;e dans un pervers festin oligarchique-p&#233;trolier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une analyse s&#233;rieuse &#8211; qu'elle soit universitaire ou informative&#8211; peut constater que, malgr&#233; les probl&#232;mes &#233;ventuels et toutes les difficult&#233;s qui surgissent sur le chemin, le gouvernement actuel n'est pas le cr&#233;ateur des probl&#232;mes complexes structuraux. Au contraire, l'actuel gouvernement essaie de corriger exactement ces distorsions g&#233;n&#233;r&#233;es pendant les derni&#232;res d&#233;cennies. Pour en finir, il semble &#233;vident que c'est l'interpr&#233;tation de la majorit&#233; des V&#233;n&#233;zu&#233;liens qui votent dans le temps pour la continuit&#233; de la R&#233;volution Bolivarienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pirates reviennent &#224; la charge&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les putschistes jouent &#224; la d&#233;stabilisation politique, avec des actes de vandalisme. Mais ce que d&#233;noncent leurs journaux, pay&#233;s par les grandes entreprises, est une suppos&#233;e violence r&#233;pressive de l'&#201;tat. Les putschistes parient sur l'accaparement des biens de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;, cachent et br&#251;lent des produits pour fomenter l'insatisfaction et l'explosion des prix. Mais ce que leurs journaux d&#233;noncent est l'inflation la plus &#233;lev&#233;e d'Am&#233;rique Latine. Ils adoptent la &#171; formule pour le chaos &#187;, en essayant de d&#233;stabiliser l'&#233;conomie et la soci&#233;t&#233; par des attentats, accaparements et sp&#233;culation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce moment, une fois de plus, l'&#233;lite v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, appuy&#233;e, entra&#238;n&#233;e et financ&#233;e par Washington et l'Ambassade US &#224; Caracas, se jette contre un gouvernement d&#233;mocratiquement &#233;lu. Les meneurs de l'affaire au Venezuela sont Henrique Capriles Radonski, Leopoldo L&#243;pez Mendoza, Maria Corina Machado et Antonio Ledezma. Ce sont trois playboys originaires des familles privil&#233;gi&#233;es et un repr&#233;sentant du d&#233;t&#233;rior&#233; parti &lt;i&gt;Action D&#233;mocratique&lt;/i&gt; (AD). Pourquoi nourrissent-ils tant de haine ? Parce qu'ils ont &#233;t&#233; eux et leurs familles les b&#233;n&#233;ficiaires historiquement du &lt;i&gt;Puntofijismo&lt;/i&gt;, que ce soit &#224; travers des emplois dans l'ancienne PDVSA ou via des entreprises sous-traitantes. Aujourd'hui, leur calcul facile vise &#224; ce que Nicol&#225;s Maduro n'ait pas la m&#234;me capacit&#233; de r&#233;sistance que Ch&#225;vez devant un coup d'Etat doux, d'une dur&#233;e moyenne. Il faut faire attention &#224; la possibilit&#233; que les yankees n'assassinent pas un de ces &#171; leaders &#187;, approfondissant ainsi le sc&#233;nario de tension interne et celui de la pression internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et plus de Ch&#225;vez viendront&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il vaut mieux se rappeler que la situation n'est pas la m&#234;me que celle de 2002. Bien que physiquement Chavez ne soit pas, les forces bolivariennes semblent s'&#234;tre beaucoup plus consolid&#233;es. Malgr&#233; les difficult&#233;s et les erreurs, le camp nationaliste et r&#233;volutionnaire contr&#244;le la rente p&#233;troli&#232;re obtenue par PDVSA. De plus, il contr&#244;le les Forces arm&#233;es et l'acc&#232;s aux devises internationales. Il a aussi beaucoup plus de pr&#233;sence dans le domaine productif et dans les m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le plus important de tout cela, c'est que le peuple v&#233;n&#233;zu&#233;lien a gagn&#233; en conscience politique et qu'il ne semble pas dispos&#233; &#224; permettre un retour au pass&#233;. A un pass&#233; d'exclusion sociale, d'in&#233;galit&#233; &#233;conomique et de soumission &#224; l'&#233;tranger. En faisant ces r&#233;flexions, on se rappelle deux phrases. La premi&#232;re est de Chavez, en 2004. Qui affirme depuis le Balcon du Peuple, en c&#233;l&#233;brant la victoire au r&#233;f&#233;rendum du 15 ao&#251;t que &#171; &lt;i&gt;Venezuela a chang&#233; pour toujours&lt;/i&gt; &#187;. L'autre phrase est de Maduro. En mars 2013, il a affirm&#233; : &#171; &lt;i&gt;Viendront plus de Chavez&lt;/i&gt; &#187;. Tout appui au peuple v&#233;n&#233;zu&#233;lien et &#224; son pr&#233;sident Nicol&#225;s. De la prison pour l'oligarchie putchiste et pour les d&#233;stabilisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Luciano Wexell Severo &lt;/strong&gt; * pour El Correo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Golpe-de-Estado-suave-en-Venezuela-y-lo-que-sigue&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt; Luciano Wexell Severo &lt;/strong&gt;. &#201;conomiste br&#233;silien form&#233; &#224; l'Universit&#233; Pontif&#237;cia Cat&#243;lica de S&#227;o Paulo (PUC/SP), Severo est titulaire d'un Master et doctorant d'&#201;conomie Politique Internationale (PEPI) de l'Universit&#233; F&#233;d&#233;rale de Rio de Janeiro (UFRJ), chercheur de l'Institut de recherche &#201;conomique Appliqu&#233;e (IPEA) au Br&#233;sil et professeur invit&#233; de l'Universit&#233; F&#233;d&#233;rale de l'Int&#233;gration Latinoam&#233;ricaine (UNILA). Entre 2004 et 2005, fut consultant de la &lt;i&gt;Banque du Commerce Ext&#233;rieur du Venezuela&lt;/i&gt; (Bancoex), puis, de 2005 a 2007, conseiller du &lt;i&gt;Minist&#232;re des Industries Basiques de Minerai du Venezuela&lt;/i&gt; (Mibam). Entre 2008 et 2012, il a exerc&#233; les fonctions de Directeur Ex&#233;cutif de La Chambre de Commerce et d'Industrie Br&#233;sil-Venezuela &#224; Rio de Janeiro.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Coup-d-Etat-doux-au-Venezuela-et-ce-qui-suit&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 18 f&#233;vrier 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> ICIA pour destabiliser l'Am&#233;rique Latine</title>
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		<dc:creator>Luciano Wexell Severo *</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'ICIA est un sigle qui pourrait synth&#233;tiser l'offensive actuelle des secteurs les plus conservateurs de la soci&#233;t&#233; sudam&#233;ricaine. Il condenserait les &#233;tendards suppos&#233;s &#171; d'une lutte &#187; des classes privil&#233;gi&#233;es, historiquement privil&#233;gi&#233;es, contre les avanc&#233;es progressistes et d&#233;mocratisantes promues surtout par les gouvernements d'Hugo Ch&#225;vez, de Cristina Kirchner, d'Evo Morales et de Rafael Correa. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les petits &#233;tendards de l'ICIA (&#171; Inflation &#187;, &#171; Corruption &#187;, &#171; Ins&#233;curit&#233; &#187; et &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ICIA est un sigle qui pourrait synth&#233;tiser l'offensive actuelle des secteurs les plus conservateurs de la soci&#233;t&#233; sudam&#233;ricaine. Il condenserait les &#233;tendards suppos&#233;s &#171; d'une lutte &#187; des classes privil&#233;gi&#233;es, historiquement privil&#233;gi&#233;es, contre les avanc&#233;es progressistes et d&#233;mocratisantes promues surtout par les gouvernements d'Hugo Ch&#225;vez, de Cristina Kirchner, d'Evo Morales et de Rafael Correa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les petits &#233;tendards de l'ICIA (&#171; Inflation &#187;, &#171; Corruption &#187;, &#171; Ins&#233;curit&#233; &#187; et &#171; Autoritarisme &#187;) forment le quadrilat&#232;re r&#233;actionnaire, oligarchique et droitier qui oriente les discours et les actions d'une partie de l'opposition de la r&#233;gion. On doit attirer l'attention sur le fait que le degr&#233; de &#171; sensibilit&#233; &#187; de ces quatre variables a une relation forte avec deux agents principaux :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;1)&lt;/strong&gt; les grands conglom&#233;rats industriels, financiers et commerciaux, contr&#244;l&#233;s justement par les classes privil&#233;gi&#233;es et le capital &#233;tranger ; et&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;2)&lt;/strong&gt; les m&#233;dias h&#233;g&#233;moniques, qui sont aussi sous l'intervention des &#233;lites locales et des multinationales.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;On remarque que chacun de ces deux agents ont influenc&#233; de fa&#231;on d&#233;cisive la plus ou moins grande &#171; gravit&#233; &#187; de ces quatre probl&#232;mes. Les premiers, les groupes &#233;conomiques, au fur et &#224; mesure qu'ils contr&#244;lent de vastes parts de march&#233;s, tiennent un r&#244;le crucial dans la d&#233;termination des prix des produits en bout de chaine. En plus de cela, par le biais de l'accaparement et de la sp&#233;culation, ils peuvent g&#233;n&#233;rer le d&#233;sapprovisionnement des biens, la p&#233;nurie et l'augmentation des prix qui en d&#233;coule. Ceci fut la dite &#171; recette pour le chaos &#187; qui a aid&#233; &#224; d&#233;molir le gouvernement de Salvador Allende en 1973. L'absence de produits dans les gondoles de supermarch&#233;s et l'accroissement des prix de biens basiques comme le lait, le sucre, le riz et la farine, ont g&#233;n&#233;r&#233; des degr&#233;s d'insatisfaction sociale et la diminution de la popularit&#233; du gouvernement. C'est ce qui se trame, &#224; des degr&#233;s relativement diff&#233;rents, au Venezuela, en Bolivie, en &#201;quateur et en Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un autre c&#244;t&#233;, et de fa&#231;on compl&#233;mentaire, ces m&#234;mes &#233;l&#233;ments d&#233;stabilisateurs r&#233;sistent aux contr&#244;les publics qui essaient d'agir contre leurs postures criminelles. Les grands conglom&#233;rats &#233;conomiques accusent les gouvernements interventionnistes d'&#234;tre autoritaires, des adeptes de Hitler et de Mussolini. Ils se jettent contre l'action de l'&#201;tat sur les taxes sur les profits, les taux d'int&#233;r&#234;t, les taux de change, l'acc&#232;s aux dollars et l'am&#233;lioration des conditions de vie des travailleurs. Leur argument central est le suppos&#233; &#171; libre march&#233; &#187;, qui est en v&#233;rit&#233; un rideau de protection pour la libert&#233; de man&#339;uvre de puissants groupes &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La planification gouvernementale est trait&#233;e comme un &#171; intervenant exag&#233;r&#233; &#187;, un retour au &#171; populisme irresponsable &#187; ou, m&#234;me, une &#171; dictature castro-chaviste-communiste &#187;. Sont d&#233;primantes l'ignorance, la m&#233;connaissance, et la culture de la haine pr&#233;sentes dans ces marches et &lt;i&gt;cacerolazos&lt;/i&gt; des secteurs de l'opposition. Tout fait penser aux &lt;i&gt;momies&lt;/i&gt; chiliennes qui ont c&#233;l&#233;br&#233; l'arriv&#233;e d'Augusto Pinochet. Ils utilisent des concepts de fa&#231;on primaire, en composant des salades incompr&#233;hensibles avec des termes d&#233;terr&#233;s de la Guerre Froide contre la &#171; menace rouge &#187; et les &#171; gu&#233;rilleros marxistes &#187;. Le refrain est le quatuor ICIA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui manient un peu mieux les concepts supposent que retourner au national-d&#233;veloppementisme des ann&#233;es trente, quarante et cinquante du si&#232;cle dernier est une tr&#232;s grave erreur. Cependant, au lieu de cela, ils proposent d'aller encore plus en arri&#232;re. Ils cherchent chez le vieux lib&#233;ralisme que le ma&#238;tre Adam Smith a si bien pr&#233;sent&#233;, il y a 250 ans. Il est connu que l'&#233;tablissement d'un monde lib&#233;ral, qu'un jour a pu faire partie des r&#234;ves d'hommes honn&#234;tes, s'est , depuis David Ricardo, transform&#233;e en proposition malfaisante, en th&#233;orie hypocrite, pour l'unique b&#233;n&#233;fice des plus grands et des plus forts. L'Allemand Friedrich List s'est rendu compte de cela et l'a d&#233;nonc&#233; il y a 170 ans. Depuis cette &#233;poque m&#234;me pas un perroquet ne le croit pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, les puissants monopoles de d&#233;sinformation et d'ali&#233;nation des masses, contr&#244;l&#233;s par deux ou trois familles de nos pays, sont aussi devenus les caisses de r&#233;sonance de la &#171; corruption &#187; et de l' &#171; ins&#233;curit&#233; &#187;. De cette fa&#231;on, les quatre roues du carrosse de l'opposition deviennent des v&#233;rit&#233;s, des preuves, des plaintes. Dans une action orchestr&#233;e, ils imposent l'ICIA. C'est pourquoi, les m&#233;dias oui sont autoritaires et torpillent la libert&#233; d'expression. Ils se sont auto-appel&#233;s les d&#233;fenseurs de la libert&#233; individuelle, les gardiens de la justice et des droits citoyens. Ces m&#234;mes m&#233;dias h&#233;g&#233;moniques sont ceux-l&#224; qui sont n&#233;s, qui ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s et qui se sont tus pendant les dictatures militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;pondant nettement &#224; leurs int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques inavouables, ils d&#233;noncent l'existence d'une &#171; &lt;i&gt;inflation galopante&lt;/i&gt; &#187;, la &#171; &lt;i&gt;plus grande corruption de l'histoire&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;l'autoritarisme croissant&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;l'ins&#233;curit&#233; insupportable&lt;/i&gt; &#187;. C'est la formule pour le chaos du XXIe si&#232;cle, une petite-fille du mariage entre des monopoles &#233;conomiques et des monopoles de la communication. C'est ce qui est vu, avec des nuances diff&#233;rentes, principalement en Argentine, au Venezuela, en Bolivie et en &#201;quateur. Au Br&#233;sil, cette campagne m&#233;diatique a &#233;t&#233; aper&#231;ue de fa&#231;on tr&#232;s claire contre l'ex-pr&#233;sident Lula. Les h&#233;sitations et les concessions croissantes du gouvernement de Dilma Rousseff aux grands groupes &#233;conomiques nationaux et internationaux, maintiennent une apparente paix, seulement cass&#233;e par les pamphlets porte-parole de Washington qui circulent dans nos kiosques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, c'est fondamental que nous nous demandons jusqu'&#224; quel point un gouvernement peut contr&#244;ler les niveaux d'inflation, d'ins&#233;curit&#233; et de corruption dans des &#233;conomies si concentr&#233;es et avec une pr&#233;sence si importante des multinationales &#233;trang&#232;res. Avec l'accaparement et la sp&#233;culation on g&#233;n&#232;re de l'inflation et une croissance des taux d'int&#233;r&#234;t, comme fa&#231;on d'enrichir le syst&#232;me financier. Avec des actions terroristes et conspiratrices, avec des playboys br&#251;lant des pneus et roulant arm&#233;s, la violence augmente et avec, les degr&#233;s d'ins&#233;curit&#233; jusqu'&#224; des niveaux &#171; &lt;i&gt;intol&#233;rables&lt;/i&gt; &#187;. Avec des shows de plaintes et un pilonnage TV, radio, magazines et journaux pr&#233;sentent un climat de &#171; &lt;i&gt;corruption r&#233;pandue&lt;/i&gt; &#187; comme &#171; &lt;i&gt;jamais vu&lt;/i&gt; &#187;. Et toute action de l'&#201;tat pour faire face &#224; l'inflation, &#224; l'ins&#233;curit&#233; et &#224; la corruption est appel&#233;e autoritarisme par les grands medias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, on doit se demander jusqu'&#224; ce quel point les niveaux de mesure de ces quatre variables r&#233;pondent &#224; l'influence des m&#233;dias. Et jusqu'&#224; ce quel point la perception des gens au sujet de ces quatre probl&#232;mes est dirig&#233;e par les monopoles m&#233;diatiques. De notre point de vue, la r&#233;ponse m&#232;ne &#224; une conclusion : il n'y a pas de fa&#231;on d'avancer dans des processus progressistes, populaires et d&#233;mocratisants sans l'implosion et l'extermination de ces deux types de monopoles priv&#233;s. Parce que, bien que cette combinaison de quatre facteurs que nous nommons ICIA soit &#233;th&#233;r&#233;e, gazeuse et superficielle, elle a impos&#233; des difficult&#233;s et g&#233;n&#233;r&#233; des freins consid&#233;rables aux processus d'avanc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La destruction de ces monopoles priv&#233;s, &#233;conomiques et m&#233;diatiques, est indispensable et g&#233;n&#232;re une frayeur dans les &#233;lites et le capital &#233;tranger. Pour cette raison on critique de fa&#231;on si forte toute tentative de d&#233;veloppement du contr&#244;le du pouvoir public, de l'&#201;tat, sur ces deux structures. Plus vite les gouvernements progressistes s'apercevront de la gravit&#233; de cette situation et plus vite ils mettront en place des actions d&#233;mocratisantes, plus grandes seront ses chances de succ&#232;s. D'un autre c&#244;t&#233;, continuer &#224; financer ces monopoles avec d'immenses et croissantes sommes d'argent public, en plus d'&#234;tre un crime de trahison nationale, peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme se tirer une balle dans le pied.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Luciano Wexell Severo&lt;/strong&gt; pour El Correo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/ICIA-en-America-Latina&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par &lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/ICIA-pour-destabiliser-l-Amerique-Latine&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 7 mai 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;* &lt;strong&gt;Luciano Wexell Severo&lt;/strong&gt;. &#201;conomiste br&#233;silien form&#233; &#224; l'Universit&#233; Pontif&#237;cia Cat&#243;lica de S&#227;o Paulo (PUC/SP), Severo est titulaire d'un Master et doctorant d'&#201;conomie Politique Internationale (PEPI) de l'Universit&#233; F&#233;d&#233;rale de Rio de Janeiro (UFRJ), chercheur de l'Institut de recherche &#201;conomique Appliqu&#233;e (IPEA) au Br&#233;sil et professeur invit&#233; de l'Universit&#233; F&#233;d&#233;rale de l'Int&#233;gration Latino-Am&#233;ricaine (UNILA). Entre 2004 et 2005, fut consultant de la Banque du Commerce Ext&#233;rieur du Venezuela (Bancoex), puis, de 2005 a 2007, conseiller du Minist&#232;re des Industries Basiques de Minerai du Venezuela (Mibam). Entre 2008 et 2012, il a exerc&#233; les fonctions de Directeur Ex&#233;cutif de La Chambre de Commerce et d'Industrie Br&#233;sil-Venezuela &#224; Rio de Janeiro.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>P&#233;trole, dette ext&#233;rieure et h&#233;r&#233;dit&#233; maudite</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Petrole-dette-exterieure-et-heredite-maudite</link>
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		<dc:date>2013-05-06T23:51:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Luciano Wexell Severo *</dc:creator>



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&lt;p&gt;Entre 1958 et 1970, les prix internationaux du p&#233;trole ont &#233;t&#233; r&#233;duits de fa&#231;on syst&#233;matique, de 14,6 dollars &#224; 9,4 dollars, &#224; prix constants 2006, arrivant &#224; accumuler douze ans de chutes cons&#233;cutives. Pour avoir une id&#233;e de la baisse, en 1970 les prix internationaux du baril ont atteint des niveaux &#233;quivalents &#224; ceux de 1931. &lt;br class='autobr' /&gt; Cependant, en 1973 la sc&#232;ne de la politique mondiale de l'hydrocarbure a &#233;t&#233; modifi&#233;e par l'Organisation des Pays Arabes Exportateurs de P&#233;trole (OPAEP), qui a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Notre-Amerique" rel="directory"&gt;Notre Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entre 1958 et 1970, les prix internationaux du p&#233;trole ont &#233;t&#233; r&#233;duits de fa&#231;on syst&#233;matique, de 14,6 dollars &#224; 9,4 dollars, &#224; prix constants 2006, arrivant &#224; accumuler douze ans de chutes cons&#233;cutives. Pour avoir une id&#233;e de la baisse, en 1970 les prix internationaux du baril ont atteint des niveaux &#233;quivalents &#224; ceux de 1931.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cependant, en 1973 la sc&#232;ne de la politique mondiale de l'hydrocarbure a &#233;t&#233; modifi&#233;e par l&lt;i&gt;'Organisation des Pays Arabes Exportateurs de P&#233;trole&lt;/i&gt; (OPAEP), qui a menac&#233; pour la premi&#232;re fois de fa&#231;on r&#233;elle le pouvoir des compagnies priv&#233;es. &#192; partir du mois octobre 73 , les pays membres de l'Organisation avaient men&#233; un embargo qui s'&#233;tait traduit par des interruptions de production et l' augmentation des prix internationaux du brut qui en a d&#233;coul&#233;. L'action eut comme justification une r&#233;ponse &#224; l'ing&#233;rence du gouvernement isra&#233;lien par rapport &#224; l'&#201;gypte et &#224; la Syrie, qui avait d&#233;clench&#233; la guerre de l'Yom Kippur. La mesure de l'OPAEP avait repr&#233;sent&#233; la recherche de prix plus justes et l'obtention de plus grands b&#233;n&#233;fices sur son patrimoine strat&#233;gique, contr&#244;l&#233; par le cartel des Sept S&#339;urs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soi-disant &#171; &lt;i&gt;premier boom p&#233;trolier&lt;/i&gt; &#187;, a fait mont&#233; le prix moyen du baril de 14,99 dollars en 1973 &#224; 47,54 dollars en 1974 (une augmentation de 217,2 %). En 1974, cons&#233;quence de cela, les pays centraux ont cr&#233;&#233; l'Agence Internationale d'&#201;nergie (AIE) et ont intensifi&#233; leur strat&#233;gie de d&#233;veloppement bas&#233;e sur la possibilit&#233; d'importation de p&#233;trole bon march&#233;. On a &#233;galement pouss&#233; la cr&#233;ation de nouvelles sources d'&#233;nergie, comme le nucl&#233;aire. Au total, entre 1974 et 1978 le prix avait diminu&#233; de 8,5 %, 47,5 &#224; 43,5 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au commencement de 1979, la dite R&#233;volution Iranienne a &#233;clat&#233;. Le mouvement avec l'Ayatollah Khomeini &#224; sa t&#234;te a &#233;cart&#233; le Shah Mohammad Reza Pahlavi, marionnette des Etats-Unis. Les d&#233;r&#232;glements g&#233;n&#233;r&#233;s sur le march&#233; p&#233;trolier ont provoqu&#233; des hausses de prix de 102,6 %. Le baril est pass&#233; de 43,5 &#224; 88,1 Dollars (&#224; valeurs constantes de 2006). Avec la possibilit&#233; d'imprimer des dollars sans aucun lien avec ses r&#233;serves d'or, depuis la fin de Bretton Woods en 1971, la monnaie &#233;tasunienneest devenue plus bon march&#233; par rapport aux autres et les taux d'int&#233;r&#234;t am&#233;ricains sont tomb&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; &#233;conomique, il y a eu une abondance de dollar bon march&#233;, de taux d'int&#233;r&#234;t bas et un fleuve de p&#233;trodollars arabes dans le monde. Du c&#244;t&#233; politique, il y a eu les dictatures latinoam&#233;ricaines. C'est ainsi, qu'ont &#233;t&#233; prises des &#171; aides &#187; externes comme un suppos&#233; rem&#232;de obligatoire en face de la chute de la capacit&#233; d'achat des exportations, de l'augmentation du prix de p&#233;trole et du d&#233;ficit dans la balance des paiements. Les pr&#234;ts pouvaient &#234;tre compr&#233;hensibles. Cependant, une proportion assez &#233;lev&#233;e de ces revenus externes, qui ont g&#233;n&#233;r&#233; les dettes latinoam&#233;ricaines, a &#233;t&#233; destin&#233;e &#224; la sortie de devises ou &#224; l'augmentation de l'importation de biens de luxe pour les classes privil&#233;gi&#233;es. De plus, les pr&#234;ts internationaux ont &#233;t&#233; acquis de mani&#232;re incontr&#244;l&#233;e, et &#224; des taux d'int&#233;r&#234;t variables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;conomistes Griffith-Jones et Sunkel rappellent que, &#224; partir de 1979, le pillage US s'est effectu&#233; au moyen de trois m&#233;canismes :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;1)&lt;/strong&gt; la hausse des taux d'int&#233;r&#234;t (le gouvernement des Etats-Unis d'Am&#233;rique, sous l'administration de Ronald Reagan, a d&#233;cid&#233;, de mani&#232;re unilat&#233;rale, d'augmenter ses taux d'int&#233;r&#234;t &#224; des niveaux sup&#233;rieurs &#224; 20 % par an) cela a g&#233;n&#233;r&#233; une augmentation des envois de capitaux des pays latinoam&#233;ricains vers l'ext&#233;rieur. Si en 1977, l'Am&#233;rique Latine a pay&#233; 6,9 milliards de dollars au titre des int&#233;r&#234;ts de la dette ext&#233;rieure, ce montant a saut&#233; &#224; 39 milliards dollars en 1982 ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;2)&lt;/strong&gt; la forte r&#233;duction du flux de pr&#234;ts externes vers les pays p&#233;riph&#233;riques et la fuite des capitaux vers les &#201;tats-Unis. On a restreint les cr&#233;dits bancaires accord&#233;s aux pays sous-d&#233;velopp&#233;s, en fonction de la croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e du d&#233;ficit qui s'accumulait dans leurs comptes externes ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;3)&lt;/strong&gt; la sur&#233;valuation du dollar, proche de 35 %, et la d&#233;valuation relative des monnaies des pays latinoam&#233;ricains. Les co&#251;ts des remboursements d'int&#233;r&#234;ts et les amortissements de la dette ext&#233;rieure ont encore plus augment&#233;. C'est-&#224;-dire l'Am&#233;rique Latine a perdu sur les deux points : en plus de la hausse des int&#233;r&#234;ts, le dollar a eu sa valeur renforc&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;L'endettement externe contract&#233; pendant les ann&#233;es 1970 par les pays latinoam&#233;ricains a g&#233;n&#233;r&#233; un grave probl&#232;me et de longue dur&#233;e, qui a conditionn&#233; de fa&#231;on n&#233;gative le d&#233;veloppement de la r&#233;gion pendant les trois derni&#232;res d&#233;cennies. De l&#224;, viennent les deux d&#233;cennies perdues (1980 et 1990) et de l&#224; vient la grande difficult&#233; rencontr&#233;e par les gouvernements &#171; progressistes &#187; de 2000. Comprenons qu'on ne pas juger ou d'essayer d'interpr&#233;ter les administrations de Lula, Kirchner, Tabar&#233;, Mujica, Evo, Correa et de Lugo sans consid&#233;rer cette h&#233;ritage maudit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Luciano Wexell Severo&lt;/strong&gt; pour El Correo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Petroleo-deuda-externa-y-herencia-maldita&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Petrole-dette-exterieure-et-heredite-maudite&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 7 mai 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;* &lt;strong&gt;Luciano Wexell Severo&lt;/strong&gt;. &#201;conomiste br&#233;silien form&#233; &#224; l'Universit&#233; Pontif&#237;cia Cat&#243;lica de S&#227;o Paulo (PUC/SP), Severo est titulaire d'un Master et doctorant d'&#201;conomie Politique Internationale (PEPI) de l'Universit&#233; F&#233;d&#233;rale de Rio de Janeiro (UFRJ), chercheur de l'Institut de recherche &#201;conomique Appliqu&#233;e (IPEA) au Br&#233;sil et professeur invit&#233; de l'Universit&#233; F&#233;d&#233;rale de l'Int&#233;gration Latino-Am&#233;ricaine (UNILA). Entre 2004 et 2005, fut consultant de la Banque du Commerce Ext&#233;rieur du Venezuela (Bancoex), puis, de 2005 a 2007, conseiller du Minist&#232;re des Industries Basiques de Minerai du Venezuela (Mibam). Entre 2008 et 2012, il a exerc&#233; les fonctions de Directeur Ex&#233;cutif de La Chambre de Commerce et d'Industrie Br&#233;sil-Venezuela &#224; Rio de Janeiro.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les d&#233;veloppements de l'entr&#233;e du Venezuela dans le March&#233; Commun du Sud (Mercosur)</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Les-developpements-de-l-entree-du-Venezuela-dans-le-Marche-Commun-du-Sud-Mercosur</link>
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		<dc:date>2012-07-30T09:32:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Luciano Wexell Severo *</dc:creator>



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&lt;p&gt;De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, c'est aux alentours de 2003 que s'est op&#233;r&#233;e une inflexion dans l'orientation politique des gouvernements d'Am&#233;rique du Sud. Les mesures principales furent li&#233;es &#224; la d&#233;construction des asym&#233;tries r&#233;gionales, &#224; une insertion internationale plus souveraine et au renforcement de la participation des mouvements sociaux. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est cette ann&#233;e-l&#224; que le gouvernement br&#233;silien annon&#231;a le Programme de Substitution Comp&#233;titive des Importations (PSCI). Quelques mois plus tard fut (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/MERCOSUR" rel="directory"&gt;MERCOSUR&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, c'est aux alentours de 2003 que s'est op&#233;r&#233;e une inflexion dans l'orientation politique des gouvernements d'Am&#233;rique du Sud. Les mesures principales furent li&#233;es &#224; la d&#233;construction des asym&#233;tries r&#233;gionales, &#224; une insertion internationale plus souveraine et au renforcement de la participation des mouvements sociaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est cette ann&#233;e-l&#224; que le gouvernement br&#233;silien annon&#231;a le Programme de Substitution Comp&#233;titive des Importations (PSCI). Quelques mois plus tard fut annonc&#233; la cr&#233;ation du Fonds de Convergence Structurelle du MERCOSUR (FOCEM). Les Accords de Compl&#233;mentarit&#233; &#201;conomique entre les pays membres du MERCOSUR et de la Communaut&#233; Andine des Nations (CAN) s'intensifi&#232;rent, permettant le surgissement de la Comunaut&#233; Sud-Am&#233;ricaine des Nations (CASA), cr&#233;&#233;e lors du III&#232;me sommet des Pr&#233;sidents Sud-Am&#233;ricains &#224; Cuzco, en 2004. Ult&#233;rieurement, lors du Ier Sommet &#201;nerg&#233;tique Sud-Am&#233;ricain dans l'&#238;le de Margarita, au Venezuela, en 2007, cette institution fut rebaptis&#233;e Union des Nations Sud-Am&#233;ricaines (UNASUR). Celle-ci naquit avec l'objectif d'&#234;tre un organisme ample, capable de promouvoir l'int&#233;gration non seulement du commerce, mais aussi de l'infrastructure, des finances, de la communication, des transports, de la matrice &#233;nerg&#233;tique, du syst&#232;me &#233;ducatif, de la sant&#233;, des strat&#233;gies scientifiques et technologiques, avec pour membres la totalit&#233; des pays du sous-continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les principales conqu&#234;tes de l'UNASUR citons la cr&#233;ation des Conseils de D&#233;fense Sud-Am&#233;ricain, Energ&#233;tique de l'Am&#233;rique du Sud et de l'Infrastructure et de la Planification, en plus du projet de la Nouvelle Architecture Financi&#232;re Internationale (NAFR) qui a permis le rapprochement entre Banques Centrales, la Constitution de la Banque du Sud et qui s'est accompagn&#233;e d'efforts pour former un march&#233; r&#233;gional de titres publics. En outre, en 2010, lors de la R&#233;union des Chefs d'&#201;tat de l'UNASUR &#224; Buenos Aires, les pr&#233;sidents ont annonc&#233; la cr&#233;ation de la Communaut&#233; des &#201;tats Latino-Am&#233;ricains et des Cara&#239;bes (CELAC). La naissance de cette institution fut scell&#233;e en 2011 &#224; Caracas, co&#239;ncidant avec la comm&#233;moration du Bicentenaire de la D&#233;claration de l'Ind&#233;pendance v&#233;n&#233;zu&#233;lienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant de nombreuses ann&#233;es l'Am&#233;rique Latine n'a pas con&#231;u de projet propre, mais la derni&#232;re d&#233;cennie, avec l'ascension de gouvernements progressistes, d&#233;veloppementistes, populaires ou int&#233;grationnistes, a rendu la situation favorable &#224; la construction d'une dynamique int&#233;gratrice, bas&#233;e sur la coop&#233;ration, la solidarit&#233;, la compl&#233;mentarit&#233;, le d&#233;veloppement &#233;conomique et la d&#233;construction des asym&#233;tries. Malgr&#233; les avanc&#233;es importantes de l'UNASUR et les nouvelles initiatives qu'elle rend possibles, il reste fondamental d'affirmer le r&#244;le du MERCOSUR comme projet d'union r&#233;gionale et, principalement, comme strat&#233;gie de d&#233;veloppement des pays sud-am&#233;ricains. Plus que l'aspect purement commercial, il doit incarner une proposition commune de d&#233;veloppement. Sur ce point un des &#233;l&#233;ments les plus siginficatifs est l'entr&#233;e du Venezuela dans le MERCOSUR ce 31 juillet 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'adh&#233;sion de ce pays des Cara&#239;bes, le PIB du MERCOSUR totalise en effet pr&#232;s de 3,2 trillions de US$, soit les 75% du total de l'Am&#233;rique du Sud. La population des pays membres augmente &#224; 272 millions, soit 70% du total r&#233;gional. Le bloc devient un des producteurs mondiaux les plus importants d'&#233;nergie, d'aliments et de produits manufactur&#233;s. Le Venezuela poss&#232;de d'autres avantages comparatifs, li&#233;s &#224; ses immenses r&#233;serves de minerai, d'eau potable et de biodiversit&#233;, qui lui assurent un r&#244;le croissant dans le sc&#233;nario mondial. En outre le pays b&#233;n&#233;ficie d'une position g&#233;ographique sp&#233;ciale, relativement beaucoup plus ouverte aux flux internationaux du commerce de l'H&#233;misph&#232;re Nord.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8375 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/IMG/png/mercosur-1.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L450xH296/mercosur-1-57e5a-47e4b.png?1712373628' width='450' height='296' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A la suite de la crise mondiale et de la chute des prix du p&#233;trole, l'&#233;conomie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne a achev&#233; 2010 avec le quatri&#232;me plus grand PIB d'Am&#233;rique du Sud, derri&#232;re le Br&#233;sil, l'Argentine et la Colombie. En 2009, il avait accumul&#233; le deuxi&#232;me PIB le plus grand, d&#233;pass&#233; seulement par le Br&#233;sil. La population v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, physiquement et culturellement tr&#232;s proche de celle du Br&#233;sil, fr&#244;le les 29 millions d'habitants sur un territoire de 916 mil km2. Le pays est travers&#233; par la Cordill&#232;re des Andes, le Delta de l'Or&#233;noque, la For&#234;t Amazonienne, &#224; la fronti&#232;re de la r&#233;gion nord du Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le rapport annuel de l'Organisation des Pays Exportateurs de P&#233;trole (OPEP), diffus&#233; en juillet 2011, le Venezuela poss&#233;dait, &#224; la fin de 2010, une r&#233;serve certifi&#233;e de plus de 250 milliards de barils, d&#233;passant l'Arabie Saudite. Les r&#233;serves v&#233;n&#233;zu&#233;liennes ont tripl&#233; dans les cinq derni&#232;res ann&#233;es et ont atteint pr&#232;s de 20% du total mondial. Le r&#233;sultat est li&#233; aux r&#233;centes d&#233;couvertes de la Frange P&#233;trolif&#232;re de l'Or&#233;noque. Depuis 2010, les entreprises multinationales ont &#233;galement d&#233;couvert d'immenses champs de gaz dans la frange gazif&#232;re de la C&#244;te Cara&#239;be du Venezuela. Le rapport Statistique de l'&#201;nergie 2011 de la British Petroleum, signale que le pays d&#233;tient la huiti&#232;me plus grande r&#233;serve de gaz de la plan&#232;te. Ces r&#233;centes d&#233;couvertes renforcent l'id&#233;e de constituer une Organisation des Pays Exportateurs de Gaz (OPEG) et fortifient les articulations pour la construction du Gazoduc du Sud qui connectera le sous-continent du Venezuela jusqu'&#224; l'Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le nord du Venezuela, les plus grandes concentrations de minerai sont celles de nickel, charbon, zinc, argent, cuivre, chrome, plomb et silices. Au sud, les gisements se localisent dans la r&#233;gion strat&#233;gique de La Guyane, zone industrielle o&#249; se trouvent les entreprises basiques de la Corporation V&#233;n&#233;zu&#233;lienne de la Guyane (CVG). Cette r&#233;gion, travers&#233;e par les fleuves Or&#233;noque et Caron&#237;, poss&#232;de pr&#232;s de 600 kilom&#232;tres de fronti&#232;re avec le Br&#233;sil. Autour de l'axe qui relie les villes de Puerto Ordaz &#224; Santa Elena de Uair&#233;n se concentrent principalement les r&#233;serves de bauxite, de minerai de fer, de diamant, d'or, de baryte, de caolin et de mangan&#232;se. Selon le Minist&#232;re des Industries Basiques et Mini&#232;res du Venezuela (MIBAM), il existe aussi des gisements, bien que peu qualifi&#233;s et en quantit&#233; ind&#233;finie, de minerais tels que le graphite, le titane, le cobalt, le platine, le tungst&#232;ne, le mercure, la dolomite, la magn&#233;site, l'&#233;tain, et la fluorite, le mica, le vanadium, la bentonite, la cianyte, le bismuth, la colombite et l'asbeste, entre autres. Il y a une ample marge pour les activit&#233;s des entreprises sud-am&#233;ricaines dans ce pays, tant dans l'exploitation que dans le traitement de ces mati&#232;res premi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Semer le p&#233;trole &#187; et &#233;conomie productive&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activit&#233; p&#233;troli&#232;re du Venezuela a commenc&#233; durant la deuxi&#232;me d&#233;cennie du si&#232;cle dernier dans la r&#233;gion du Lac de Maracaibo, &#201;tat du Zulia. Depuis lors le p&#233;trole s'est transform&#233; en moteur principal de l'&#233;conomie du pays ainsi que des transformations politiques et sociales. Selon l'&#233;conomiste et po&#232;te v&#233;n&#233;zu&#233;lien Orlando Araujo (2006, p. 24), le boom de l'&#233;conomie p&#233;troli&#232;re vers la troisi&#232;me d&#233;cennie du 20&#232;me si&#232;cle a co&#239;ncid&#233;, entre deux guerres mondiales, avec la crise internationale la plus violente qui a secou&#233; le syst&#232;me capitaliste au cours du 20&#232;me si&#232;cle ; et sur le plan national, avec la faiblesse s&#233;culaire de l'&#233;conomie agricole h&#233;rit&#233;e du XIX&#232;me si&#232;cle. Le p&#233;trole est apparu ainsi, comme une irruption brutale et providentielle, comme le coup de baguette magique heureux, comme un cadeau divin, manne jaillie des entrailles de la terre pour une tribu sur le point de mourir de faim et &#224; l'aube d'un d&#233;sastre &#233;conomique mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la r&#233;partition des exportations du Venezuela, le p&#233;trole est pass&#233; de 0,9% en 1908 &#224; 76,6% en 1928. Les exportations de caf&#233; ont chut&#233; de 72,3% &#224; 13,7%, et celles du cacao de 10,1% &#224; 4,4%. En 1948, les ventes de p&#233;trole et de ses produits d&#233;riv&#233;s avaient d&#233;j&#224; atteint le niveau actuel , impressionnant, de 95,9% de toute l'exportation v&#233;n&#233;zu&#233;lienne. L'acc&#232;s croissant aux p&#233;trodollars et la facilit&#233; permanente de l'importation d&#233;couragea le d&#233;veloppement d'autres activit&#233;s productives internes, comme l'activit&#233; mini&#232;re de l'or, du fer et de l'agriculture. Les ventes de caf&#233; et de cacao continu&#232;rent de baisser jusqu'&#224; atteindre 2,0% et 1,4% du total respectivement. Entre 1928 et 1970, durant plus de quatre d&#233;cennies, le pays occupa la position de plus grand exportateur mondial de p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus de marquer une division des eaux dans l'histoire v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, la dynamique p&#233;troli&#232;re a engendr&#233; une des principales caract&#233;ristiques de l'&#233;conomie du pays &#8211; la sur&#233;valuation de la monnaie nationale, le Bol&#237;var. Au long des d&#233;cennies ce ph&#233;nom&#232;ne a fouett&#233; les importations tout en freinant les exportations, d&#233;courageant le d&#233;veloppement des activit&#233;s productives internes. Cette situation historique explique la relative fragilit&#233; de l'industrie et de l'agriculture du Venezuela. En analysant la politique &#233;conomique v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, on note que le plus grand d&#233;fi historique, qui a &#233;chou&#233; de mani&#232;re r&#233;p&#233;t&#233;e, a &#233;t&#233; de consacrer efficacement les ressources du p&#233;trole dans un processus de diversification productive. Cette politique fut baptis&#233;e &#8220;Semer le p&#233;trole&#8221; (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, plus de 95% des exportations v&#233;n&#233;zu&#233;liennes se concentrent sous le code 27 de la Nomenclature Commune du MERCOSUR (NCM), qui inclut des minerais combustibles, des huiles min&#233;rales et les produits de leur distillation, des mati&#232;res b&#233;tumineuses et des cires min&#233;rales. Pr&#232;s de 80% des ventes vont vers les &#201;tats-Unis, la Chine, l'Inde, Singapour, l'&#201;quateur, l'Espagne, la Hollande et quelques &#238;les des Cara&#239;bes. Le Br&#233;sil, pour sa part, repr&#233;sente moins d'1% des exportations v&#233;n&#233;zu&#233;liennes de p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un pays p&#233;trolier qui veut avancer sur la voie du d&#233;veloppement &#233;conomique, le contr&#244;le du taux de change a &#233;t&#233; crucial. Apr&#232;s la fuite des capitaux qui a suivi le coup d'&#201;tat de 2002 et le sabotage des g&#233;rants de PDVSA (Entreprise du P&#233;trole du Venezuela), le Venezuela adopta &#224; la fin de la m&#234;me ann&#233;e le change fixe, &#233;tablissant le taux de 1600 Bs. par dollar. Un an plus tard, le taux passa &#224; 1920 Bs./dollar et en 2005 &#224; 2150 Bs/dollar. En 2007, avec l'&#233;limination de trois z&#233;ros du Bol&#237;var, le taux officiel fut fix&#233; &#224; 2,15 Bs. A travers la Commission de l'Administration des Devises (CADIVI), le gouvernement a augment&#233; le contr&#244;le sur le dollar, privil&#233;giant les importations de &#8220;produits prioritaires&#8221; comme les aliments, les biens de capitaux, technologie, revenus familiaux, transactions diplomatiques et d&#233;penses gouvernementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les produits consid&#233;r&#233;s comme non prioritaires ne b&#233;n&#233;ficient pas de l'acc&#232;s garanti aux dollars de CADIVI, et sont import&#233;s souvent &#224; travers d'autres m&#233;canismes et avec des taxes qui atteignaient 8,5 Bolivars par dollar. M&#234;me de cette mani&#232;re les donn&#233;es du Minist&#232;re du Commerce d&#233;montrent que le commerce binational a augment&#233; de 430% entre 2003 et 2010. Jusqu'&#224; aujourd'hui plus de 60% des exportations br&#233;siliennes vers le Venezuela sont des &#8220;produits prioritaires&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant la crise internationale de 2009, le Venezuela a ressenti la forte chute des prix du p&#233;trole. Apr&#232;s deux ans sans modification de taux, le gouvernement annon&#231;a la cr&#233;ation de deux taux : l'un &#224;. 2,60 Bs. pour l'importation de &#8220;produits prioritaires&#8221; et l'autre de 4,30 Bs. pour les autres achats. D'un c&#244;t&#233; la mesure a eu pour effet de contenir l'inflation, de l'autre elle a augment&#233; la quantit&#233; de ressources pour le gouvernement : chaque p&#233;trodollar pour l'usage du gouvernement fut converti &#224; 4,30 Bolivars, multipliant l'effet positif sur les budgets publics. En 2010, ce double taux de change fut &#233;limin&#233; au profit d'um taux unique de 4,30 Bolivars. Le succ&#232;s de ces initiatives d&#233;pendra de plus en plus de l'efficacit&#233; de mesures compl&#233;mentaires comme l'&#233;largissement du cr&#233;dit, l'augmentation du salaire r&#233;el, la stimulation de la production nationale et l'efficacit&#233; de CADIVI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet effort de &#8220;semer le p&#233;trole&#8221; au Venezuela, les principaux m&#233;canismes utilis&#233;s pour surmonter l'&#233;conomie renti&#232;re et pour promouvoir la diversification &#233;conomique furent (entre autres) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) Le retour de l'entreprise PDVSA sous contr&#244;le de l'&#201;tat. Depuis sa cr&#233;ation en 1976 l'entreprise a fonctionn&#233; comme un &#201;tat dans l'&#201;tat. Cette premi&#232;re mesure a rendu possible en grande partie l'application des autres actions ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Le contr&#244;le du change, des capitaux et des prix, qui se sont r&#233;v&#233;l&#233;s efficaces pour freiner la d&#233;t&#233;rioration de la monnaie nationale et la fuite des capitaux, que ce soit &#224; travers la sp&#233;culation internationale sur le bolivar, des revenus de profits &#224; l'ext&#233;rieur ou d'importations superflues ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) La nationalisation, &#224; travers le paiement d'indemnisations, d'entreprises strat&#233;giques dans les secteurs des communications, de l'&#233;lectricit&#233;, de l'alimentation et de la construction, ainsi que d'institutions financi&#232;res ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et 4) La r&#233;forme de la Loi de La Banque Centrale du Venezuela, qui a &#233;tabli un plafond annuel pour les r&#233;serves internationales ; les valeurs qui d&#233;passent ce plafond doivent &#234;tre transf&#233;r&#233;s au Fonds de D&#233;veloppement National, le FONDEN, dont l'objectif est de financer des secteurs comme les industries lourdes, les industries de transformation, l'agriculture, la p&#233;trochimie, le gaz, l'infrastructure, les transports et le logement, entre autres. Depuis sa cr&#233;ation en 2005, ont &#233;t&#233; vers&#233;s au FONDEN, rien que par la compagnie nationale du p&#233;trole PDVSA, pr&#232;s de 21,8 billions de dollars (Ch&#225;vez, 2009, p.23).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es ont vu de grands progr&#232;s dans le processus d'int&#233;gration binationale Venezuela/Br&#233;sil. Accords nou&#233;s entre des organismes v&#233;n&#233;zu&#233;liens et br&#233;siliens comme La Caisse Economique F&#233;d&#233;rale (CEF), l'Entreprise Br&#233;silienne de Recherche Agricole (EMBRAPA), l'Agence Br&#233;silienne de D&#233;veloppement Industriel (ABDI), l'Association Br&#233;silienne d'Industrie des Machines et &#201;quipements (ABIMAQ), la Superintendance de la Zone Franche de Manaos (SUFRAMA), l'Institut Nacional de M&#233;trologie, Qualit&#233; et Technologie (INMETRO), l'Institut du Coeur (INCOR), entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2010, les pr&#233;sidents Lula et Ch&#225;vez annonc&#232;rent leur intention de cr&#233;er des liens de coop&#233;ration entre l'Institut de recherche &#201;conomique Appliqu&#233;e (IPEA) et des institutions v&#233;n&#233;zu&#233;liennes. Le ministre Samuel Pinheiro Guimar&#227;es, alors responsable du Secr&#233;tariat des Affaires Strat&#233;giques (SAE), structure &#224; laquelle l'IPEA &#233;tait subordonn&#233;, a eu un r&#244;le important dans cet accord. L'Institut inaugura son premier bureau de repr&#233;sentation &#224; l'ext&#233;rieur avec un si&#232;ge au Minist&#232;re de l'&#201;nergie et du P&#233;trole du Venezuela (MENPET) et &#224; Petr&#243;leos de Venezuela (PDVSA). Actuellement des techniciens et des sp&#233;cialistes br&#233;siliens contribuent &#224; la planification territoriale du d&#233;veloppement des r&#233;gions de la Frange P&#233;trolif&#232;re de l'Or&#233;noque, zone certifi&#233;e comme la plus riche en p&#233;trole du monde, et de la Zone Gazif&#232;re de l'&#201;tat de Sucre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la r&#233;gion du nord br&#233;silien poss&#232;de un des plus hauts indices de croissance &#233;conomique et d&#233;mographique du Br&#233;sil, elle n'est que faiblement int&#233;gr&#233;e au reste du Br&#233;sil. De part et d'autre de la fronti&#232;re se concentrent les &#233;tats dot&#233;s des plus bas indices de D&#233;veloppement Humains (IDH) des deux pays. L'Amazonie &#233;tant une pi&#232;ce-clef dans le processus d'int&#233;gration de l'Am&#233;rique du Sud, il convient de consid&#233;rer les possibilit&#233;s d'amplifier les travaux autour de l'axe Amazone-Or&#233;noque. Cette r&#233;gion poss&#232;de les plus grandes r&#233;serves p&#233;troli&#232;res du monde, et autour de cet axe se trouvent aussi les entreprises basiques et les principaux gisements de bauxite, minerai de fer, or et diamants du Venezuela. Les derni&#232;res ann&#233;es ont &#233;t&#233; marqu&#233;es par de grandes avanc&#233;es dans l'infrastructure &#233;nerg&#233;tique (connexion du Barrage de Guri avec les lignes d'Eletronorte) et de communications (fibre optique de Caracas &#224; Boa Vista et Manaus). Par cette zone passerait le m&#233;ga-projet de Gazoduc du Sud, oeuvre fondamentale pour garantir la souverainet&#233; &#233;nerg&#233;tique sud-am&#233;ricaine. Actuellement le Groupe Frontalier Binational travaille &#224; l'articulation des cha&#238;nes productives (P&#244;le Industriel de Manaos et Zone Franche de Puerto Ord&#225;z, au Venezuela), &#224; l'augmentation des &#233;changes commerciaux entre les deux r&#233;gions et au renforcement de l'infrastructure qui va de Manaos et Boa Vista (Br&#233;sil) jusqu'&#224; Puerto Ordaz et Ciudad Bol&#237;var, en passant par Pacaraima et Santa Elena de Uair&#233;n (Venezuela). Il est clair que c'est surtout &#224; travers le nord du Br&#233;sil que le Venezuela entrera dans le Mercosur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es les gouvernements du Br&#233;sil et du Venezuela, ainsi que les administrations de Roraima et de l'&#201;tat v&#233;n&#233;zu&#233;lien de Bol&#237;var, ont pris des initiatives pour dynamiser les relations commerciales, intensifier les flux d'investissements et promouvoir l'int&#233;gration productive du nord br&#233;silien avec le sud v&#233;n&#233;zu&#233;lien. Il y a de grands potentiels en particulier dans les secteurs de la m&#233;tallo-m&#233;canique, de l'agroindustrie, la p&#233;trochinie, l'automobile et l'industrie pharmaceutique. En novembre 2010 et en ao&#251;t 2011, le Minist&#232;re des Relations Ext&#233;rieures (MRE), le Minist&#232;re du D&#233;veloppement, de l'Industrie et du Commerce Ext&#233;rieur (MDIC) et l'IPEA, entre autres organismes br&#233;siliens et v&#233;n&#233;zu&#233;liens, ont r&#233;alis&#233; &#224; Manaos et &#224; Caracas respectivement, des s&#233;minaires pour d&#233;battre de l'int&#233;gration des r&#233;gions du Nord du Br&#233;sil et du Sud du Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les relations entre le Br&#233;sil et le Venezuela ont atteint une phase particuli&#232;re et un niveau tr&#232;s &#233;lev&#233; qui ouvre d'innombrables perspectives, devenues plus favorables avec l'entr&#233;e du Venezuela dans le Mercosur. Peu de pays comptent autant d'importantes agences br&#233;siliennes &#233;tablies dans leurs capitales et dans les villes principales. En plus des progr&#232;s d'une vaste alliance du secteur public, s'intensifie l'agenda des projets engageant des entreprises priv&#233;es br&#233;siliennes au Venezuela telles qu'Odebrecht, OAS, Camargo Corr&#234;a, Andrade Gutierrez, Queiroz Galv&#227;o, Braskem, AMBEV, Gerdau, Alcicla, Petrobras et Eletrobras, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exportations br&#233;siliennes vers le Venezuela &#233;taient rest&#233;es &#224; un niveau relativement bas dans les ann&#233;es 80 jusqu'en 2003. Mais la forte croissance de l'&#233;conomie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne et la d&#233;cision politique de traiter le Br&#233;sil comme un partenaire commercial pr&#233;f&#233;rentiel ont dop&#233; les ventes br&#233;siliennes vers le Venezuela. En 2003, les exportations du Br&#233;sil ont atteint 600 millions de dollars US. En 2008 d&#233;j&#224;, ce montant avait &#233;t&#233; multipli&#233; par neuf, d&#233;passant 5,2 billions de dollars US. En 2009, m&#234;me avec la diminution des exportations due &#224; la crise internationale, les ventes br&#233;siliennes au Venezuela ont atteint 3,6 billions de dollars, soit cinq fois plus qu'en 2003. En 2010, elles furent de 3,8 billions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2003, les exportations br&#233;siliennes vers le Venezuela repr&#233;sent&#232;rent seulement 0,8% des ventes br&#233;siliennes dans le monde. Em ao&#251;t 2010, ce pourcentage fut de 1,5%. En 2009, le Br&#233;sil &#233;tait d&#233;j&#224; le deuxi&#232;me plus grand exportateur d'automobiles et de pi&#232;ces d&#233;tach&#233;es vers le Venezuela, le troisi&#232;me plus grand exportateur d'&#233;lectro-&#233;lectroniques, d'aliments et de machines et d'&#233;quipements et le sixi&#232;me de produits pharmaceutiques. Il existe, malgr&#233; tout, une grande asym&#233;trie dans ces relations commerciales, avec un fort exc&#233;dent en faveur du Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comprenant que l'avanc&#233;e du processus d'int&#233;gration sud-am&#233;ricaine d&#233;pend de la d&#233;construction des asym&#233;tries entre les pays et de la compl&#233;mentarit&#233; cons&#233;quente des cha&#238;nes productives r&#233;gionales, la chancellerie br&#233;silienne a contribu&#233; depuis 2003 &#224; affronter ce sc&#233;nario d&#233;favorable. Cette ann&#233;e-l&#224; le gouvernement br&#233;silien a adopt&#233; le Programme de Substitution Comp&#233;titive d'Importations (PSCI) (2). Ce plan avait pour objectif d'impulser le commerce entre le Br&#233;sil et les autres pays sud-am&#233;ricains, em susbstituant, chaque fois que c'&#233;tait possible et sur base de prix comp&#233;titifs, les importations br&#233;siliennes depuis des march&#233;s tiers par des importations provenant de voisins du sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre dans les derni&#232;res ann&#233;es sont n&#233;ees ou ont pris un nouvel essor les structures tourn&#233;es vers l'int&#233;gration qui prennent en compte les grandes asym&#233;tries. Dans ce cadre sont n&#233;s l'UNASUR, le Fonds de Convergence Structurelle (FOCEM) et, plus r&#233;cemment, la Banque du Sud. Dans les ann&#233;es futures l'expansion du r&#233;seau d'infrastructures v&#233;n&#233;zu&#233;liennes permettra au pays cara&#239;be de d&#233;velopper des liens forts avec le reste de l'Am&#233;rique du Sud. On sait que le futur ne d&#233;pend pas que des oeuvres humaines. Mais il existe des preuves suffisantes pour affirmer que la planification rationnelle et l'intervention humaine peuvent changer le destin dans l'espace et dans le temps. Il incombe aux penseurs d'aujourd'hui de contribuer &#224; la construction du Mercosur de demain, car il n'y a plus de doutes quant &#224; l'importance fondamentale de l'entr&#233;e du Venezuela dans le bloc r&#233;gional.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) L'expression fut lanc&#233;e par l'intellectuel v&#233;n&#233;zu&#233;lien Arturo Uslar Pietri, em 1936. L'id&#233;e &#233;tait de &#8220;convertir la richesse transitoire du p&#233;trole en richesse permanente de la nation&#8221;. Pour l'avocat v&#233;n&#233;zu&#233;lien Ram&#243;n Crazut (2006), il s'agit d'une &#8220;politique orient&#233;e &#224; consacrer le gros des ressources obtenues &#224; travers l'exploitation des hydrocarbures &#224; des investissements vraiment productifs qui contribuent &#224; la diversification de la production et des exportations,et nous rendent ind&#233;pendants de la relative monoproduction et monoexportation d'hydrocarbures, situation qui conf&#232;re &#224; notre &#233;conomie une haute vuln&#233;rabilit&#233;, vu le caract&#232;re &#233;puisable de cette ressource extractive et ses continuelles fluctuations de prix&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) Samuel Pinheiro Guimar&#227;es (2008) affirme que &#8220;la compr&#233;hension br&#233;silienne de la necessit&#233; de r&#233;cup&#233;ration et renforcement industriels de ses voisins nous a men&#233; &#224; la n&#233;gociation du M&#233;canisme d'Adaptation Comp&#233;titive avec l'Argentine, aux efforts de construction des cha&#238;nes productives r&#233;gionales et &#224; l'ex&#233;cution du PSCI. L'objectif de celui-ci &#233;tait de contribuer &#224; la r&#233;duction des extr&#234;mes et chroniques d&#233;ficits commerciaux bilat&#233;raux, quasi tous favorables au Br&#233;sil&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction du portugais : Thierry Deronne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bibliographie consult&#233;e :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ALEM, Ana Claudia &amp; CAVALCANTI, Carlos Eduardo. O BNDES e o Apoio Internacionaliza&#231;&#227;o das Empresas Brasileiras : Algumas Reflex&#245;es. Revista do BNDES, Rio de Janeiro, V. 12, n. 24, p. 43-76, Dez. 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ARAUJO, Orlando. La industrializaci&#243;n de Venezuela en el siglo XX. Plan de Publicaciones del Ministerio de Industrias B&#225;sicas y Miner&#237;a (MIBAM), Caracas, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; BANDEIRA, Luiz Alberto Moniz. &#8220;A integra&#231;&#227;o da Am&#233;rica do Sul como espa&#231;o geopol&#237;tico&#8221;, Semin&#225;rio sobre integra&#231;&#227;o da Am&#233;rica do Sul, Pal&#225;cio Itamaraty, 23.07.09, Rio de Janeiro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; CALIXTRE, Andr&#233; e BARROS, Pedro Silva. A integra&#231;&#227;o sul-americana, al&#233;m da circunst&#226;ncia : do Mercosul &#224; Unasul In : Brasil em Desenvolvimento : Estado, Planejamento e Pol&#237;ticas P&#250;blicas, IPEA, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; CH&#193;VEZ, Hugo. Mensaje anual a la Naci&#243;n del Presidente de la Rep&#250;blica Bolivariana de Venezuela, Hugo Ch&#225;vez, el 13 de enero de 2009 [Cadena nacional de radio y televisi&#243;n].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; COSTA, Darc. Estrat&#233;gia Nacional. A coopera&#231;&#227;o sul-americana como caminho para a inser&#231;&#227;o internacional do Brasil. LP&amp;M Editores : Porto Alegre, 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; CRAZUT, Ram&#243;n (2006). La siembra del petr&#243;leo como postulado fundamental de la pol&#237;tica econ&#243;mica venezolana : esfuerzos, experiencias y frustraciones. Caracas : Universidad Central de Venezuela &#8211; Consejo de Desarrollo Cient&#237;fico y Human&#237;stico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; FFRENCH-DAVIS, Ricardo ; MU&#209;OZ, Oscar &amp; PALMA, Jos&#233; Gabriel. As economias latino-americanas, 1950-1990. Hist&#243;ria da Am&#233;rica Latina, Volume VI, A Am&#233;rica Latina ap&#243;s 1930. Edusp : S&#227;o Paulo, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; GADELHA, Regina Maria Fonseca D'Aquino. Pensamento hegem&#244;nico versus emancipa&#231;&#227;o : repensando a atualidade de Celso Furtado. Revista Pesquisa &amp; Debate. v. 15, n. 26, pp. 209-224, S&#227;o Paulo, 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; GON&#199;ALVES, Williams. Latinidade e Mundializa&#231;&#227;o. In : COSTA, Darc. Mundo Latino e Mundializa&#231;&#227;o. Mauad Editora Ltda : Rio de Janeiro, 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; GUIMAR&#195;ES, Samuel Pinheiro. O desafio da integra&#231;&#227;o. O mundo multipolar e a integra&#231;&#227;o sul-americana. Amersur : Buenos Aires, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; MEDEIROS, Carlos. Modelos alternativos para la integraci&#243;n sudamericana. In : Integraci&#243;n regional en Am&#233;rica Latina : desaf&#237;os y oportunidades. Monograf&#237;a de la Red del Instituto Virtual de la UNCTAD. Nova Iorque e Genebra, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; LIST, Friedrich. Sistema nacional de economia pol&#237;tica. Editora Abril [Os Economistas], S&#227;o Paulo, 1983.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; LOPES, Carlos. Empresas externas levam 33% dos recursos do BNDES para ind&#250;stria, Jornal Hora do Povo, 18 de junho de 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; PADULA, Raphael. Uma concep&#231;&#227;o de integra&#231;&#227;o regional, papel da infraestrutura e ocupa&#231;&#227;o dos espa&#231;os. In : COSTA, Darc (org). Am&#233;rica do Sul. Integra&#231;&#227;o e infraestrutura. Loco por ti, Rio de Janeiro, 2011. No prelo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; PAIVA, Donizetti Le&#244;nidas de &amp; BRAGA, M&#225;rcio Bobik. Integra&#231;&#227;o econ&#244;mica regional e desenvolvimento econ&#244;mico : reflex&#245;es sobre a experi&#234;ncia Latino-Americana. X Encontro Nacional de Economia Pol&#237;tica, 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; PER&#211;N, Juan Domingo. La hora de los pueblos. Editorial El encuentro m&#225;gico : Buenos Aires, 1968.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; PINTO, Luiz Fernando Sann&#225; e SEVERO, Luciano Wexell. O Sistema de Pagamentos em Moeda Local (SML) e suas potencialidades para o Mercosul. Boletim de Economia e Pol&#237;tica Internacional, Bras&#237;lia, Ipea, n. 5, dez. 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; RODR&#205;GUEZ, Octavio. Teoria do subdesenvolvimento da CEPAL. Rio de Janeiro : Forense-Universit&#225;ria, 1981.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; TAVARES, Maria da Concei&#231;&#227;o. Da substitui&#231;&#227;o de importa&#231;&#245;es ao capitalismo financeiro. Rio de Janeiro : Zahar Editores, 1976.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Luciano Wexell Severo&lt;/strong&gt;. &#201;conomiste br&#233;silien form&#233; &#224; l'Universit&#233; Pontif&#237;cia Cat&#243;lica de S&#227;o Paulo (PUC/SP), Severo est titulaire d'un Master et doctorant d'&#201;conomie Politique Internationale (PEPI) de l'Universit&#233; F&#233;d&#233;rale de Rio de Janeiro (UFRJ), chercheur de l'Institut de recherche &#201;conomique Appliqu&#233;e (IPEA) au Br&#233;sil et professeur invit&#233; de l'Universit&#233; F&#233;d&#233;rale de l'Int&#233;gration Latino-Am&#233;ricaine (UNILA). Entre 2004 et 2005, Luciano Wexell Severo fut consultant de la Banque du Commerce Ext&#233;rieur du Venezuela (Bancoex), puis, de 2005 a 2007, conseiller du Minist&#232;re des Industries Basiques de Minerai du Venezuela (Mibam). Entre 2008 et 2012, il a exerc&#233; les fonctions de Directeur Ex&#233;cutif de La Chambre de Commerce et d'Industrie Br&#233;sil-Venezuela &#224; Rio de Janeiro.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/08/02/le-venezuela-et-lamerique-du-sud-la-fin-de-deux-cents-ans-de-solitude/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;VenezuelaInfo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, Juillet 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Banco del Sur, un chemin commun </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Banco-del-Sur-un-chemin-commun</link>
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		<dc:date>2011-12-07T11:35:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Luciano Wexell Severo *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pendant les premi&#232;res ann&#233;es du XXIe si&#232;cle, l'ascension de pr&#233;sidents nationalistes et progressistes en Am&#233;rique du Sud a g&#233;n&#233;r&#233;, entre d'autres actions importantes, la remise en question des m&#233;canismes traditionnels de financement des pays sous-d&#233;velopp&#233;s. Il est &#224; remarquer que l'octroi de pr&#234;ts de la part des institutions financi&#232;res internationales, contr&#244;l&#233;es par les pays centraux, a &#233;t&#233; historiquement associ&#233; &#224; l'adoption de politiques n&#233;olib&#233;rales qui d&#233;limitent le d&#233;veloppement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Notre-Amerique" rel="directory"&gt;Notre Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant les premi&#232;res ann&#233;es du XXIe si&#232;cle, l'ascension de pr&#233;sidents nationalistes et progressistes en Am&#233;rique du Sud a g&#233;n&#233;r&#233;, entre d'autres actions importantes, la remise en question des m&#233;canismes traditionnels de financement des pays sous-d&#233;velopp&#233;s. Il est &#224; remarquer que l'octroi de pr&#234;ts de la part des institutions financi&#232;res internationales, contr&#244;l&#233;es par les pays centraux, a &#233;t&#233; historiquement associ&#233; &#224; l'adoption de politiques n&#233;olib&#233;rales qui d&#233;limitent le d&#233;veloppement p&#233;riph&#233;rique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il semble y avoir actuellement une interpr&#233;tation g&#233;n&#233;rale selon laquelle l'int&#233;gration financi&#232;re d&#233;pendra beaucoup plus de la planification, de la rationalit&#233; et des stimulations des &#201;tats Nationaux et de leurs organismes de cr&#233;dit que de l'initiative d'entreprises ou du march&#233;. Par cons&#233;quent, dans ce nouveau sc&#233;nario, l'objectif des pays sud-am&#233;ricains serait d'adopter des politiques publiques et de cr&#233;er des alternatives financi&#232;res, qui servent comme instruments d'appui effectif face &#224; un probl&#232;me chronique de besoins de devises pour clore les comptes de la Balance des paiements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce sens, il est devenu n&#233;cessaire de soutenir les initiatives r&#233;centes de la Nouvelle Architecture Financi&#232;re R&#233;gionale, dans le cadre de l'Union de Nations Sudam&#233;ricaines (UNASUR). Nous comprenons que la majorit&#233; des gouvernements, d&#233;cid&#233;s &#224; approfondir le d&#233;veloppement &#233;conomique et social, la distribution de revenu et l'int&#233;gration r&#233;gionale, doivent profiter du moment de la crise internationale pour cr&#233;er et renforcer des sources de financement propres et des lignes de coop&#233;ration macro&#233;conomique en dehors de l'enceinte strictement lib&#233;rale. Les actions peuvent avancer principalement dans deux orientations :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1)&lt;/strong&gt; des instruments facilitant le commerce intra-r&#233;gional et un appui financier aux pays qui font face &#224; des probl&#232;mes de liquidit&#233; ou de restriction externe. &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;2)&lt;/strong&gt; des m&#233;canismes de financement du d&#233;veloppement &#233;conomique et social, comme de grands projets industriels et d'infrastructure pour l'int&#233;gration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le premier cas, ce sont les chambres de clearing, unions de paiements, accords de cr&#233;dit r&#233;ciproque et fonds de r&#233;serves conjointes. D&#232;s les ann&#233;es soixante et soixante-dix, deux grandes initiatives ont &#233;t&#233; prises en Am&#233;rique du Sud dans ce sens : l'Accord de Paiements et de Cr&#233;dits R&#233;ciproques (CCR) dans le cadre de l'Association Latino-am&#233;ricaine d'Int&#233;gration (Aladi) et le Fonds Latino-am&#233;ricain de R&#233;serves (FLAR). D&#232;s 2008, le Br&#233;sil et l'Argentine ont mis en avant le Syst&#232;me de Monnaies Locales (SML), dans le cadre du MERCOSUR, et, en 2010, les pays membres de l'ALBA ont adopt&#233; le Syst&#232;me Unique de Compensation R&#233;gionale de Paiements (SUCRE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le deuxi&#232;me cas, ce sont les instruments de financement du d&#233;veloppement, comme la &lt;i&gt;Corporation Andine de Promotion&lt;/i&gt; (CAF), la banque Interam&#233;ricaine de D&#233;veloppement (BID), le Fonds Financier pour le &lt;i&gt;D&#233;veloppement du Cuenca del plata&lt;/i&gt; (Fonplata), la banque Nationale de D&#233;veloppement &#233;conomique et social du Br&#233;sil (BNDES) et Banco del Sur. Aujourd'hui, le m&#233;canisme principal r&#233;gional pour cela est la CAF. Elle tient ce r&#244;le malgr&#233; les suppos&#233;s crit&#232;res techniques assum&#233;s par l'institution et malgr&#233; une participation extra-r&#233;gionale &#224; sa direction, y compris avec la pr&#233;sence croissante chinoise. Le Fonplata est tr&#232;s limit&#233; en ressources et comprend seulement le C&#244;ne Sud. Au cours des derni&#232;res ann&#233;es, une autre institution a &#233;tendu son r&#244;le dans cette zone, le BNDES, m&#233;canisme de l'&#233;tat br&#233;silien. L'institution finance plus de 16 milliards de dollars de projets d'infrastructure dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proposition de cr&#233;er cette banque fur pr&#233;sent&#233;e en 2004, par le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien Hugo Ch&#225;vez, dans le cadre de la cr&#233;ation de la &lt;i&gt;Communaut&#233; Sudam&#233;ricaine des Nations&lt;/i&gt; (CASA). Comme nous l'avons comment&#233;, l'id&#233;e de constituer cette institution a surgi dans un contexte de changements dans la situation politique r&#233;gionale, d'une recherche de plus grande souverainet&#233; &#233;conomique. La nouvelle vision politique sud-am&#233;ricaine a estim&#233; que la r&#233;gion devrait disposer de ses propres financements et rompre les liens avec des m&#233;canismes qui perp&#233;tuent l'endettement et le sous-d&#233;veloppement. Le sc&#233;nario international avec une plus grande disponibilit&#233; des ressources, diff&#233;rent des ann&#233;es 80, a permis que les pays assument des postures plus &#233;loign&#233;es des institutions financi&#232;res multinationales. Des remboursements anticip&#233;s de la dette ont m&#234;me eu lieu, comme dans les cas du Br&#233;sil et de l'Argentine (en 2005), de l'Uruguay (en 2006) et du Venezuela (en 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des arguments principaux favorables &#224; la cr&#233;ation du Banco del Sur repose sur le fait qu'une grande partie des r&#233;serves internationales des pays sud-am&#233;ricains est d&#233;pos&#233;e dans des banques europ&#233;ennes ou des &#201;tats-Unis. Par cons&#233;quent, l'une des propositions consiste en ce que la nouvelle institution rassemble au moins une partie significative de ces ressources pour d&#233;velopper l'Am&#233;rique du Sud. L'id&#233;e originale consistait en ce qu'elle fonctionne comme un &#8220;pr&#234;teur de derni&#232;re instance&#8221;, comme si c'&#233;tait un Fonds mon&#233;taire international (FMI) sud-am&#233;ricain ou comme un FLAR plus renforc&#233;. Cependant, en 2007, les pr&#233;sidents de l'Argentine et du Venezuela se sont unis avec l'intention de constituer la nouvelle institution comme promoteur du d&#233;veloppement, orient&#233; vers le financement de secteurs strat&#233;giques, l'avanc&#233;e scientifico-technologique et le combat contre la pauvret&#233;. Ensuite, la Bolivie, l'&#201;quateur et le Paraguay ont rejoint le groupe. Apr&#232;s est arriv&#233; le Br&#233;sil et, enfin, l'Uruguay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2009 seulement, cinq ans apr&#232;s sa pr&#233;sentation comme id&#233;e, fut sign&#233; l'Accord Constitutif du Banco del Sur. L'un de ses objectifs est que l'institution ait un capital souscrit de 10 milliards de dollars et un capital global autoris&#233; de 20 milliards, apport&#233; de fa&#231;on proportionnelle par ses pays membres. Face de l'importance des projets, le montant semble tr&#232;s limit&#233;. Les apports seraient les suivants : Le Br&#233;sil, l'Argentine et le Venezuela, les trois plus grandes &#233;conomies, d&#233;poseront 2 milliards de dollars chacune ; l'&#201;quateur et l'Uruguay, 400 millions ; la Bolivie et le Paraguay, 100 millions. Ce groupe contribuerait avec 7 milliards tandis que 3 autres milliards seraient obtenus &#224; travers des contributions de 970 millions du Chili, de la Colombie et du P&#233;rou ; et 45 millions de la Guyane et du Suriname. Bien que le Chili, la Colombie et le P&#233;rou soient nomm&#233;s, jusqu'&#224; aujourd'hui on constate l'absence des trois pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La banque, qui n'est pas encore op&#233;rationnelle, aura son si&#232;ge &#224; Caracas et des succursales &#224; Buenos Aires et &#224; La Paz. L'id&#233;e est qu'elle agisse sur deux fronts : inciter &#224; la disparition des asym&#233;tries entre les pays membres et au financement de projets nationaux et r&#233;gionaux de d&#233;veloppement, en soutenant l'attribution de cr&#233;dits pour des coop&#233;ratives et des petites et des moyennes entreprises. C'est-&#224;-dire son rayon d'action est plus orient&#233; vers une sorte de BID sudam&#233;ricaine, entre guillemets. Ainsi, resterait encore &#224; d&#233;finir quelle institution r&#233;gionale exercera le r&#244;le de FMI r&#233;gional, n&#233;cessairement sans les exigences g&#234;nantes et les contreparties contraires &#224; la souverainet&#233; et au d&#233;veloppement. R&#233;cemment, le Br&#233;sil et l'Argentine, qui ne sont pas encore dans le FLAR, ont manifest&#233; leur intention d'&#234;tre admis au fond, en accroissant leur r&#244;le et capacit&#233; d'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au del&#224; des bonnes perspectives, quelques doutes importants existent au sujet du fonctionnement du Banco del Sur. La pr&#233;occupation, par exemple, porte sur les pouvoirs de vote et de veto dans l'institution. Il est crucial ne pas r&#233;p&#233;ter les probl&#232;mes d'institutions comme le BID. Simultan&#233;ment, il semble fondamental que la nouvelle entit&#233; financi&#232;re provoque la formation d'un march&#233; r&#233;gional de valeurs des dettes publiques. Enfin, l'avenir du Banco del Sur semble sp&#233;cialement associ&#233; &#224; deux options qui peuvent &#234;tre assum&#233;es par le Br&#233;sil. La premi&#232;re serait de suivre le chemin d'un r&#244;le croissant du BNDES comme moteur d'une int&#233;gration sous un leadership vert et jaune. L'autre chemin, celui du Banco del Sur, est consid&#233;r&#233; comme plus &#233;quilibr&#233;, vaste et compl&#233;mentaire, pour un projet commun. A Caracas, pendant la cr&#233;ation du CELAC, la pr&#233;sidente Dilma Rousseff a pris l'engagement br&#233;silien d'approfondir cette deuxi&#232;me alternative. Avec l'actuel temps de crise internationale l'heure est d'approfondir le processus effectif d'int&#233;gration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation de la banque a &#233;t&#233; facilement vot&#233;e par les Congr&#232;s Nationaux de quatre des sept pays fondateurs : L'Argentine, la Bolivie, l'&#201;quateur et le Venezuela. Dans ce moment, en plus de l'Uruguay, l'initiative requiert encore l'approbation des parlementaires br&#233;siliens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &#201;conomiste et professeur invit&#233; de l'Universit&#233; F&#233;d&#233;rale d'Int&#233;gration Latino-am&#233;ricaine (UNILA), Br&#233;sil. Doctorant dans le Programme d'&#201;conomie &#224; la Politique internationale (PEPI) de l'Universit&#233; F&#233;d&#233;rale de R&#237;o de Janeiro (UFRJ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Banco-del-Sur-como-camino-comun&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par &lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.elcorreo.eu.org/?Banco-del-Sur-un-chemin-commun&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, le 7 d&#233;cembre 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ALBASUCRE un instrument mon&#233;taire au service du bloc r&#233;gional en Am&#233;rique Latine</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/ALBASUCRE-un-instrument-monetaire-au-service-du-bloc-regional-en-Amerique-Latine</link>
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		<dc:date>2010-03-01T15:23:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luciano Wexell Severo *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Introduction &lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif de ces lignes est de pr&#233;senter de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale ce qu'est le SUCRE &#8211; syst&#232;me unique de compensation r&#233;gionale de paiements-, ce que sont ses fonctions, et comment il fonctionnera &#224; partir de 2010. Pour cela, il est important de faire une br&#232;ve pr&#233;sentation des syst&#232;mes de paiements de la r&#233;gion qui facilitent le commerce. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis soixante ans environ, la monnaie qui domine les transactions internationales est le dollar &#233;tasunien, fonction qu'exer&#231;ait au XIX&#233;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/ALBA" rel="directory"&gt;ALBA&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de ces lignes est de pr&#233;senter de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale ce qu'est le SUCRE &#8211; syst&#232;me unique de compensation r&#233;gionale de paiements-, ce que sont ses fonctions, et comment il fonctionnera &#224; partir de 2010. Pour cela, il est important de faire une br&#232;ve pr&#233;sentation des syst&#232;mes de paiements de la r&#233;gion qui facilitent le commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis soixante ans environ, la monnaie qui domine les transactions internationales est le dollar &#233;tasunien, fonction qu'exer&#231;ait au XIX&#233;me si&#232;cle la Livre britannique. Si d'un cot&#233; la monnaie d'un pays h&#233;g&#233;monique est bien accept&#233;e par de nombreux pays, d'un autre cot&#233;, les monnaies nationales des autres pays ne sont pas ou peu accept&#233;es hors de leurs fronti&#232;res. Ce qui signifie qu'aujourd'hui tous les pays cherchent &#224; se procurer des dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire &#233;conomique des pays latinoam&#233;ricains d&#233;montre que pratiquement tous ont souffert ou souffrent d'un probl&#232;me chronique pour obtenir une quantit&#233; suffisante de devises pour clore leurs comptes internationaux. Ils ont besoin d'exporter chaque jour davantage, de contacter des pr&#234;ts internationaux, ou d'attirer des capitaux &#233;trangers - que ce soit &#224; travers l'ali&#233;nation des facteurs productifs nationaux ou de la forte r&#233;mun&#233;ration d'activit&#233;s sp&#233;culatives. A ce probl&#232;me d'absence ou d'insuffisance de devises dans les pays p&#233;riph&#233;riques correspond une restriction ou vuln&#233;rabilit&#233; externe. C'est un des principaux probl&#232;mes du sous-d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les ant&#233;c&#233;dents du Sucre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant la crise des ann&#233;es trente, face &#224; l'extr&#234;me difficult&#233; d'obtenir des devises, Hjalmar Schacht, alors ministre de l'&#233;conomie et des finances de l'Allemagne, a pr&#233;sent&#233; un syst&#232;me innovant de commerce qui donnait la possibilit&#233; aux pays d'augmenter les &#233;changes sans avoir besoin d'utiliser la monnaie internationale de r&#233;f&#233;rence. Pour qui s'y int&#233;resse, cela vaut la peine d'enqu&#234;ter sur le premier syst&#232;me mon&#233;taire r&#233;gional cr&#233;&#233; en Europe en 1950, l'Union europ&#233;enne de Paiements, un accord de cr&#233;dits r&#233;ciproques fondamental dans la construction de l'Union Europ&#233;enne. A la m&#234;me &#233;poque, la CEPAL (Comission Economique pour l'Am&#233;rique Latine) a propos&#233; la cr&#233;ation d'un syst&#232;me r&#233;gional de paiements compens&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au milieu des ann&#233;es soixante, les pays membres de l'Association Latinoam&#233;ricaine pour l'Int&#233;gration (ALADI) ont d&#233;cid&#233; de cr&#233;er un m&#233;canisme qui permettrait la r&#233;alisation d'un commerce intra-r&#233;gional en utilisant moins de dollars. En plus de faciliter le commerce, l'initiative servirait &#224; diminuer la d&#233;pendance que chacun d'entre eux avait face &#224; la monnaie internationale. Ainsi dans cadre de l'ALADI, fut cr&#233;&#233; en 1966, le CCR (convention de paiements r&#233;ciproques). Participaient &#224; cette initiative les banques centrales de 12 pays : Argentine, Bolivie, Br&#233;sil, Chili, Colombie, Equateur, Mexique, Paraguay, P&#233;rou, R&#233;publique Dominicaine, Uruguay et Venezuela. Toutefois, ce fut seulement en 1982, compte tenu de la crise de la dette externe et de la d&#233;gradation des probl&#232;mes de restriction externe des pays p&#233;riph&#233;riques, que le dit &#171; Convenio ALADI &#187; a gagn&#233; en force. L'instrument s'est av&#233;r&#233; effectivement rapide, s&#251;r et pas cher, remplissant sa fonction de facilitateur des paiements des &#233;changes commerciaux intra -r&#233;gionaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment a fonctionn&#233; le &#171; Convenio ALADI &#187; jusqu'&#224; aujourd'hui ? Les banques centrales des pays signataires ont pris l'engagement d'accepter les d&#233;bits provenant des op&#233;rations d'importation et d'exportation r&#233;alis&#233;es dans le cadre de l'ALADI. Les d&#233;bits et cr&#233;dits de tous les pays sont compens&#233;s multilat&#233;ralement tous les quatre mois, au dernier jour ouvrable des mois d'avril, ao&#251;t et d&#233;cembre de chaque ann&#233;e, de fa&#231;on &#224; ce que seuls les soldes qui en r&#233;sultent soient transform&#233;s en dollars. Ainsi, cet instrument a permis la compensation des paiements des exportations et importations r&#233;alis&#233;es entre les pays, diminuant leur besoin d'avoir recours aux dollars pour mener les transactions internationales et all&#233;geant leurs probl&#232;mes de restriction externe. Le m&#233;canisme a pour objectif de r&#233;duire les flux internationaux de dollars et de pr&#233;server les r&#233;serves internationales des pays membres. Dans les moments de crise, durant lesquels s'intensifie le probl&#232;me de manque de devises, le &#171; Convenio ALADI &#187; a repr&#233;sent&#233; une solution majeure pour les pays. Beaucoup de gouvernements ont rendu comme son utilisation obligatoire pour leur commerce intra-r&#233;gional, ce qui a dop&#233; l'augmentation de son utilisation jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 80. Pendant quelques ann&#233;es, pr&#232;s de 90% de la valeur de toutes les importations intra-r&#233;gionales a transit&#233; &#224; travers le &#171; Convenio ALADI &#187;. Ce qui signifie que le dollar en tant que tel a &#233;t&#233; utilis&#233; pour le paiement de seulement 10% des dites importations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment ce m&#233;canisme ne convenait en rien aux Etats-Unis, qui ont vu la perte du pouvoir de domination du dollar. La r&#233;action &#233;tasunienne se traduisit de forme claire et indiscutable dans le d&#233;nomm&#233; Accord de Bale, en 1988. Le Fonds Mon&#233;taire International (FMI), organisme contr&#244;l&#233; par le gouvernement &#233;tasunien, fit en sorte de limiter le Convenio. Au Br&#233;sil, le gouvernement de Fernando Henrique Cardoso a &#233;t&#233; un des premiers &#224; restreindre son utilisation. Et cela n'a pas tard&#233; pour que l'Argentine et d'autres pays en fassent de m&#234;me. Sans les principales &#233;conomies de la r&#233;gion, le m&#233;canisme a perdu de sa force et pratiquement disparut : en 2003, 1,5% seulement des importations intra-r&#233;gionales passaient par le biais du &#171; Convenio ALADI &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus des restrictions, interdictions, ou manques d'&#233;mulation des organismes financiers internationaux, il est apparu &#233;vident qu'en g&#233;n&#233;ral, les pays pensent seulement aux initiatives de ce type quand il est extr&#234;mement difficile d'obtenir des devises. D'un autre cot&#233;, bien qu'il y ait des ressources disponibles, il arrive souvent qu'on pr&#233;f&#232;re recevoir les paiements en cash que d'avoir des dettes &#233;trang&#232;res durant quatre mois &#8211;surtout dans le cas de pays qui obtiennent des exc&#233;dents commerciaux &#233;lev&#233;s dans le commerce r&#233;gional. En 2003, le pr&#233;sident du Br&#233;sil Lula da Silva, a lev&#233; les restrictions faites au &#171; Convenio ALADI &#187;. A partir de 2004, le Venezuela a intensifi&#233; comme aucun autre pays l'utilisation de cet instrument. Depuis lors, on a remarqu&#233; une r&#233;activation du m&#233;canisme : en 2008, il repr&#233;sentait quasiment 9,0% des importations intra-r&#233;gionales. Malgr&#233; cette am&#233;lioration, le Convenio continue &#224; &#234;tre sous utilis&#233;, alors qu'il int&#232;gre quasiment aucun pays d' Am&#233;rique Centrale et des Cara&#239;bes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Sucre et son fonctionnement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les premi&#232;res semaines de 2010, les pays qui ont int&#233;gr&#233; l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Am&#233;rique (ALBA) ont concr&#233;tis&#233; leurs discussions pour mettre en marche le Syst&#232;me Unique de Compensation Regionale des paiements (SUCRE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;canisme porte le nom de l'ancienne monnaie &#233;quatorienne, substitu&#233;e par le dollar &#224; la fin des ann&#233;es 90. De plus, elle fait r&#233;f&#233;rence au lib&#233;rateur Antonio Jos&#233; de Sucre, qui a pris part de fa&#231;on notable aux guerres ind&#233;pendantistes contre l'empire espagnol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE SUCRE est une unit&#233; mon&#233;taire pour le commerce entre les membres du bloc et non une monnaie en tant que telle. Elle ne circulera pas et sera seulement utilis&#233;e par les Banques Centrales comme une fa&#231;on de comptabiliser les &#233;changes commerciaux. Sa valeur a &#233;t&#233; d&#233;finie &#224; 1,25 dollars, bien qu'elle ait pu &#234;tre &#233;tablie &#224; 7,42 dollars. Autrement dit, le dollar demeure la r&#233;f&#233;rence. Qui sait, avec le temps, il sera possible de substituer le papier de la monnaie &#233;tasunienne par un panier de monnaies ou de biens de r&#233;f&#233;rence d&#233;termin&#233;s, comme le p&#233;trole par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui importe c'est que, tout comme le &#171; Convenio ALADI &#187;, le SUCRE aura la fonction d'enregistrer et de compenser les &#233;changes commerciaux entre les pays, servant d'alternative &#224; l'utilisation du dollar. Avec l'objectif de fa&#231;onner ce syst&#232;me dans le cadre de l'ALBA, les gouvernements de Bolivie, Cuba, Equateur, Nicaragua et Venezuela ont cr&#233;&#233; un Conseil Mon&#233;taire R&#233;gional, qui administrera trois structures : la monnaie virtuelle SUCRE, la Chambre de Compensation des Paiements entre les banques centrales et un Fonds de R&#233;serves et de Convergence Comercial. En plus, des Banques Centrales, la Banque de l'ALBA participera aussi activement &#224; ce procesus. Antigua et les Barbades, la Dominique, le Honduras et San Vicente et les Grenades Font &#233;galement des d&#233;marches pour entrer dans le syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fonctionnement du SUCRE sera tr&#232;s facile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;moin, voici l'exemple d'une transaction :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;1)&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;Un exportateur bolivien et un importateur v&#233;n&#233;zu&#233;lien se mettent d'accord, d&#233;terminant le prix d'un produit X en dollars ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;2)&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;L' importateur v&#233;n&#233;zu&#233;lien va dans une banque commerciale au Venezuela et s'acquitte en Bolivares du montant correspondant au produit X ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;3)&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;La banque commerciale v&#233;n&#233;zu&#233;lienne remet les Bol&#237;vares &#224; la Banque Centrale du Venezuela (BCV), qui les convertit en la quantit&#233; &#233;quivalente de SUCREs ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;4)&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;Au travers de la Chambre de Compensation des paiements, la Banque Centrale du Venezuela (BCV) &#8220;paye&#8221; la Banque Centrale de Bolivie en SUCREs ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;5)&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;La Banque Centrale de Bolivie transf&#232;re &#224; une banque commerciale bolivienne le montant correspondant en Bolivares (ainsi prend fin le cycle de l'op&#233;ration sans avoir besoin de d&#233;penser un seul dollar) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;6)&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;Tous les six mois, on &#233;tablit un bilan des achats et ventes de chaque pays au sein de la Chambre de Compensation. De telle fa&#231;on que seul le solde est pay&#233; en dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour continuer voici une d&#233;monstration chiffr&#233;e du fonctionnement de la Chambre de Compensation des Paiements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - La Bolivie ach&#232;te 100 au Venezuela et lui vend 90 ; elle importe 50 du Nicaragua et y exporte 70.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le Venezuela ach&#232;te 70 au Nicaragua et lui vend 60.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Au travers de la Chambre de compensation, il y a seulement un transfert mon&#233;taire : La Bolivie re&#231;oit 10 du Nicaragua.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; C'est &#224; dire, les transactions l&#233;gales atteignent 440 et les transferts seulement 10.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En facilitant le commerce r&#233;gional sans &#234;tre oblig&#233; d'utiliser le dollar, le SUCRE deviendra un outil de stimulation du commerce entre les membres de l'ALBA, qui actuellement est tr&#232;s limit&#233;. Selon les donn&#233;es de la Banque du Commerce Exterieur du Venezuela (BANCOEX), en 2008, le pays a import&#233; du reste du monde pr&#232;s de 45,1milliards de dollars. Dont, plus de 11,8 milliards (26% du total) des Etats-Unis. 15% venait de Colombie ; 9% du Br&#233;sil et le m&#234;me montant de Chine. Soit, 60% des achats venezueliens provenaient de quatre pays. Si on ajoute l'Argentine (2,4%), la Bolivie (0,9%), l'Equateur (1,2%), le Paraguay (0,3%), le P&#233;rou (2%) et l'Uruguay (0,5%), on arrive &#224; 7,3%. Cuba repr&#233;sente 0,1% du total des achats v&#233;n&#233;zu&#233;liens ; la R&#233;publique Dominicaine 0,04% le Nicaragua 0,03%. Las participations de Antigua et des Barbades, la Dominique ou San Vicente et les Grenades sont moindres.&lt;br /&gt;
Ces chiffres d&#233;montrent que le Venezuela d&#233;pense relativement peu de dollars dans ces importations venant des autres pays de l'ALBA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'autre cot&#233;, si on observe les achats des pays de l'ALBA provenant du Venezuela la r&#233;alit&#233; est diff&#233;rente. En effet, sans aucun doute le SUCRE comme alternative &#224; l'utilisation du dollar aura un impact bien plus important pour les autres pays de l'ALBA que pour le Venezuela. Tel est l'engagement que la principale &#233;conomie de l&#8216;ALBA doit assumer. Le grand effort doit &#234;tre dirig&#233; jusqu'&#224; la compl&#233;mentarit&#233; des chaines productives et l'intensification du commerce intra-bloc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De surcro&#238;t, il doit &#234;tre clair que le succ&#232;s du SUCRE d&#233;pend particuli&#232;rement de l'&#233;quilibre commercial entre los pays de l'ALBA. Parce que l'instrument aurait tr&#232;s peu d'utilit&#233; dans des situations de grands d&#233;s&#233;quilibres dans les balances d'import-export. C'est &#224; dire, plus &#233;lev&#233;s seraient les montants commercialis&#233;s et meilleure serait la compl&#233;mentarit&#233;, plus utile serait le SUCRE. Est aussi important le Fond de R&#233;serves et Convergence Commercial des pays de l'ALBA. Dans le cas du MERCOSUR, il existe aussi un Fond pour la Convergence Structurelle. Le grand d&#233;fi est de cr&#233;er des sym&#233;tries et d'impulser des processus convergents, coordonn&#233;s et compl&#233;mentaires du d&#233;veloppement &#233;conomique, orient&#233;s jusque dans la r&#233;gion de production, avec le financement et l'avance technologique. Ainsi, toutes les initiatives r&#233;centes qui incluent la Banque de l'ALBA, sont entrem&#234;l&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SUCRE n'est pas une fin mais un moyen pour garantir de meilleurs ressources financi&#232;res et moins de volatilit&#233; externe aux pays de l'ALBA. Chaque dollar &#233;conomis&#233; dans le commerce international intra-regional pourra &#234;tre assign&#233; &#224; des projets d'industrialisation, modernisation productive, compl&#233;mentarit&#233; &#233;conomique, meilleure qualit&#233; de vie des populations, et des travaux d'infrastructures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2010 les transactions ont commenc&#233;. Dans la premi&#232;re op&#233;ration commerciale men&#233;e avec le SUCRE, le Venezuela a export&#233; 360 tonnes de riz vers Cuba. A son tour la Bolivie a annonc&#233; l'achat de ciment v&#233;n&#233;zu&#233;lien alors que le Venezuela va importer de ce pays du bois, des denr&#233;es alimentaires, du textile, et de l'artisanat. Voil&#224; qui ouvre le chemin. Maintenant il s'agit d'approfondir les &#233;tudes et les travaux et l'engagement des pays pour ce long processus d'int&#233;gration r&#233;gionale en faveur des peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;[&lt;u&gt;El Correo&lt;/i&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;br/&gt;
Paris, le 26 f&#233;vrier 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les d&#233;fis du Venezuela &#171; saoudite &#187; : remarques sur l'&#233;conomie, l'industrialisation et la d&#233;pendance.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Les-defis-du-Venezuela-saoudite-remarques-sur-l-economie-l-industrialisation-et-la-dependance</link>
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		<dc:date>2007-02-27T13:59:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luciano Wexell Severo *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au moins cent ans de guerres pour l'or noir. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les pieds insolents de l'&#233;tranger ont profan&#233; le sol sacr&#233; de la Patrie &#187;, d&#233;clara le Pr&#233;sident et G&#233;n&#233;ral Cipriano Castro, en 1903, quand le Venezuela fut attaqu&#233; par une flotte anglo-allemande en r&#233;ponse &#224; une affirmation de souverainet&#233; de la part du gouvernement v&#233;n&#233;zu&#233;lien qui r&#233;agissait aux infractions et au sans-g&#234;ne des &#233;trangers venus chercher du p&#233;trole. En 1908, il fut renvers&#233; par le g&#233;n&#233;ral Juan Vicente G&#243;mez (qui allait &#234;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Venezuela" rel="directory"&gt;Venezuela&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au moins cent ans de guerres pour l'or noir.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les pieds insolents de l'&#233;tranger ont profan&#233; le sol sacr&#233; de la Patrie &#187;, d&#233;clara le Pr&#233;sident et G&#233;n&#233;ral Cipriano Castro, en 1903, quand le Venezuela fut attaqu&#233; par une flotte anglo-allemande en r&#233;ponse &#224; une affirmation de souverainet&#233; de la part du gouvernement v&#233;n&#233;zu&#233;lien qui r&#233;agissait aux infractions et au sans-g&#234;ne des &#233;trangers venus chercher du p&#233;trole. En 1908, il fut renvers&#233; par le g&#233;n&#233;ral Juan Vicente G&#243;mez (qui allait &#234;tre immortalis&#233; sous les traits du &#034;patriarche&#034;), et qui gouverna au nom des compagnies &#233;trang&#232;res jusqu'&#224; sa mort, en 1935. Puis les occupants du Palacio de Miraflores furent les g&#233;n&#233;raux Eleazar L&#243;pez Contreras (1935-1941) et Isa&#237;as Medina Angarita (1941-1945), qui augment&#232;rent le pouvoir planificateur de l'Etat sur l'&#233;conomie en adoptant des dispositions d&#233;mocratiques, progressistes et nationalistes sur des sujets aussi sensibles que la r&#233;forme agraire, les rentr&#233;es fiscales et le contr&#244;le public de l'Etat sur les hydrocarbures. Et c'est pour cette raison qu'Angarita fut renvers&#233; &#224; la suite d'un putsch organis&#233; par les &#233;l&#233;ments conservateurs des forces arm&#233;es, l'Eglise, les Compagnies p&#233;troli&#232;res et la fameuse F&#233;d&#233;ration de C&#225;maras y Asociaciones de Comercio y Producci&#243;n du Venezuela (Fedec&#225;maras) et avec, bien entendu, tout l'appui de l'imp&#233;rialisme nord-am&#233;ricain. Une junte &#171; r&#233;volutionnaire &#187; de gouvernement (1945-1948) prit le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1948, l'&#233;crivain R&#243;mulo Gallegos, l'auteur de &#034;Do&#241;a B&#225;rbara&#034; et de &#034;Mr. Danger&#034;, devint le premier pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien &#233;lu par un vote populaire. Il ne gouverna que 280 jours. Un nouveau coup d'&#233;tat mit en place une Junte Militaire de Gouvernement (1948-1950) pr&#233;sid&#233;e par le Commandant Carlos Delgado Chalbaud et o&#249; si&#233;geait Marcos P&#233;rez Jim&#233;nez. En 1950, Chalbaud fut assassin&#233;, cribl&#233; de balles. Une nouvelle Junte de Gouvernement occupa le pouvoir (1950-1952) pr&#233;sid&#233;e par Germ&#225;n Su&#225;rez Flamerich dans laquelle on retrouve P&#233;rez Jim&#233;nez. En d&#233;cembre 1952, le Parti Union R&#233;publicaine D&#233;mocratique (URD) gagne les &#233;lections, mais on ne tient aucun compte du r&#233;sultat du vote et P&#233;rez Jim&#233;nez assure la pr&#233;sidence&#8230; &#224; titre provisoire. En 1953, il est d&#233;sign&#233; Pr&#233;sident du Venezuela par l'Assembl&#233;e Nationale Constituante. Suivent, alors, des ann&#233;es de folles concessions aux multinationales p&#233;troli&#232;res et de brutale r&#233;pression des mouvements populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment, la bataille se poursuivit, tant sur le plan id&#233;ologique que pratique, pour le contr&#244;le de l'or noir : dans les champs p&#233;trolif&#232;res, dans les naissants latifundia, dans les universit&#233;s, les partis politiques clandestins, les nouvelles usines, les collines qui commen&#231;aient &#224; se peupler. Le 23 janvier 1958, les forces populaires renvers&#232;rent P&#233;rez Jim&#233;nez, mais elles furent aussit&#244;t trahies : ce fut le d&#233;but de ce qu'on a appel&#233; le pacte de 'Punto Fijo' [point fixe] qui marqua le d&#233;but de la IV&#186; R&#233;publique et ses quarante ann&#233;es d'alternance au pouvoir de deux partis - le parti social-d&#233;mocrate Action D&#233;mocratique et le parti social-chr&#233;tien COPEI. Ces quatre d&#233;cennies ont vu d&#233;filer douze pr&#233;sidents : presque tous ont appliqu&#233; des politiques de soumission face aux compagnies p&#233;troli&#232;res multinationales et de m&#233;pris envers le peuple, des politiques qui ont bris&#233; la souverainet&#233; nationale. Et c'est ainsi que, dans la vie politique v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, s'est install&#233;e et enracin&#233;e la culture de la corruption, de la dilapidation des richesses du pays, de l'improvisation, de l'opportunisme, c'est &#224; dire la culture de la finance et du lucre - n&#233;gation des valeurs et principes moraux - politique qui, naturellement, demeure encore vivace. (Dans la gen&#232;se de cette culture de la soumission, a &#233;t&#233; fondamentale la contribution politico-id&#233;ologique des grands m&#233;dias, tant de la presse &#233;crite que de la radio et de la t&#233;l&#233;vision et leur travail de sape permanent contre la conscience nationale, dans le but de briser l'auto-estime patriotique du peuple et de perp&#233;tuer les distorsions et les privil&#232;ges). En r&#233;action &#224; la somme de col&#232;re accumul&#233;e, le peuple furieux lan&#231;a, d&#232;s 1989, le premier mouvement de r&#233;sistance au n&#233;olib&#233;ralisme qu'ait connu le continent : le &#171; caracazo &#187; ; n&#233;anmoins, ce fut au matin du mardi 4 f&#233;vrier 1992 qu'&#233;clata le grand tourbillon avec le soul&#232;vement civico-militaire emmen&#233; par le Lieutenant Colonel Hugo Ch&#225;vez. Cela fait d&#233;j&#224; 15 ans, mais personne n'a oubli&#233; le jeune visage de celui qui revendiqua totalement son action sur la chaine nationale de radio et de t&#233;l&#233;vision et qui la paya de plusieurs ann&#233;es de prison. Peu apr&#232;s, en d&#233;cembre 1998, impatient de venir &#224; bout de la grave crise financi&#232;re et morale que connaissait le pays, le peuple, majoritairement, &#233;lut Ch&#225;vez pr&#233;sident. La suite de l'histoire est connue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;tons-nous et analysons la situation &#233;conomique qui, &#224; cette &#233;poque-l&#224;, &#233;tait tr&#232;s mauvaise suite aux n&#233;fastes politiques du 'Fonds Mon&#233;taire International' (FMI) appliqu&#233;es presque partout dans ce qu'il est convenu d'appeler le Tiers Monde, amplifiant l'appauvrissement, le sous-d&#233;veloppement et la d&#233;pendance. L'effort du gouvernement durant la premi&#232;re ann&#233;e porta sur la revalorisation du prix du p&#233;trole. Ch&#225;vez visita personnellement tous les pays de l'OPEP et travailla &#224; redonner vie &#224; cette organisation sur la sc&#232;ne mondiale. En outre, on mit en pratique l'engagement pris devant les &#233;lecteurs de pr&#233;senter au pays un projet de nouvelle constitution et de fonder la V&#186; R&#233;publique avec de nouvelles lois qui permettraient de r&#233;aliser les profondes r&#233;formes structurelles. Comme nous l'avons d&#233;montr&#233; dans nos &#233;tudes ant&#233;rieures en nous basant sur des donn&#233;es nationales et internationales, si 1999 fut une ann&#233;e n&#233;gative pour l'&#233;conomie du Venezuela, en 2000 et 2001 le pays obtint un de ses taux de croissance moyens les plus &#233;lev&#233;s des pays de la zone, de plus de 3,5%, avec de l&#233;g&#232;res am&#233;liorations du niveau de vie de la population, un recul du ch&#244;mage et de l'inflation et une baisse des taux d'int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agression de l'Empire se produisit pr&#233;cis&#233;ment quand le gouvernement bolivarien pr&#233;senta, au moyen d'une &#171; Ley Habilitante &#187; (Loi cadre), un paquet de 49 d&#233;crets d&#233;terminants pour mener &#224; bien les changements : lois sur la terre, sur les hydrocarbures, sur la fiscalit&#233;, sur la r&#233;forme agraire, sur le syst&#232;me financier&#8230; Tout le monde se souvient des terribles &#233;v&#233;nements du mois d'avril 2002 - coup d'Etat t&#233;l&#233;guid&#233; par la CIA - et de la gr&#232;ve p&#233;troli&#232;re entre novembre 2002 et janvier 2003 &#224; l'initiative de la Fedecamaras elle-m&#234;me, la pseudo Conf&#233;d&#233;ration des Travailleurs du Venezuela (CTV), les cadres de la Compagnie des P&#233;troles du Venezuela (PDVSA), les partis de l'opposition, les conglom&#233;rats de la communication (presse &#233;crite, radio et t&#233;l&#233;vision ) et le mouvement S&#250;mate, financ&#233; par la Fondation Nationale pour la D&#233;mocratie (NED) du D&#233;partement d'Etat des Etats-Unis. Aujourd'hui, quelques ann&#233;es apr&#232;s, une abondante et s&#233;rieuse litt&#233;rature existe sur ces conspirations. La paralysie brisa la production p&#233;troli&#232;re qui chuta de 3 millions de barils/jour &#224; 125 mille. Les magasins baiss&#232;rent leurs rideaux, les produits de base disparurent du march&#233;, les prix atteignirent des sommets inimaginables. Pour la population, la situation &#233;conomique &#233;tait celle d'un pays en temps de guerre. Les putschistes, &#224; leur tour, se barricad&#232;rent dans leurs quartiers cossus et leurs villas. Les chiffres de la Banque Centrale du Venezuela (BCV) prouvent qu'au cours du premier trimestre 2003, l'&#233;conomie nationale a chut&#233; de 26,7%. Le ch&#244;mage atteignit 20,7% ; le taux de l'inflation d&#233;passa 27,5% et le taux d'investissement par rapport au PIB baissa &#224; un petit 14,7%. Le Minist&#232;re des Finances a calcul&#233; que ces actions ont fait perdre au pays environ 15 milliards de dollars. Mais la gr&#232;ve fut patronale et ne fut pas soutenue par le peuple ; le gouvernement non seulement tint bon, mais il gagna des forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;conomie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne aujourd'hui : les p&#233;trodollars financent des transformations structurelles.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon un rapport du Minist&#232;re de l'Energie et du P&#233;trole, en janvier 2007, le prix moyen du baril (159 litres), fr&#244;la les 55 dollars tant pour ce qui est du Brent comme du West Texas Intermediate (WTI) ; il avait d&#233;pass&#233; les 74 dollars en juillet 2006. Le prix moyen avait &#233;t&#233; de 30 dollars en 1999 ; au d&#233;but du gouvernement d'Hugo Ch&#225;vez, il &#233;tait inf&#233;rieur &#224; 9 dollars. Le panier V&#233;n&#233;zu&#233;lien est toujours 15% moins cher que les deux r&#233;f&#233;rences mondiales en raison de la haute viscosit&#233; de son brut. Malgr&#233; cela, si nous n'oublions pas que les hydrocarbures repr&#233;sentent, historiquement, un haut pourcentage des exportations du Venezuela - au cours des dix derni&#232;res ann&#233;es, une moyenne de 77,8% - la tendance c'est que le cours &#233;lev&#233; actuel se traduira par une forte croissance de l'&#233;conomie. Entre le quatri&#232;me trimestre 2003 et le quatri&#232;me trimestre 2006, le pays a cumul&#233; 13 trimestres de hausse, c'est-&#224;-dire plus de trois ans et demi de croissance. Mieux encore, avec une moyenne de 13%. Cela fait plus d'un an et demi que le PIB cro&#238;t avec un taux au dessus de 10% et si le pays maintient ce rythme, dans 8 ans, l'&#233;conomie aura doubl&#233; par rapport &#224; aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute les donn&#233;es utilis&#233;es sont publiques, publi&#233;es par la BCV, par la Banque Mondiale ou la Commission Economique pour l'Am&#233;rique Latine et les Cara&#239;bes (CEPAL). Il n'y a pas de doute que le PIB du Venezuela est en pleine croissance. Mais examinons la premi&#232;re distinction possible entre composants du PIB : &#233;conomie p&#233;troli&#232;re et &#233;conomie non p&#233;troli&#232;re. La participation de l'&#233;conomie non p&#233;troli&#232;re continue de cro&#238;tre de mani&#232;re substantielle tandis que la part relative de l'&#233;conomie p&#233;troli&#232;re a r&#233;gress&#233;. Cela appara&#238;t clairement si nous prenons en compte les prix &#233;lev&#233;s du baril de p&#233;trole. C'est-&#224;-dire que la tendance naturelle devrait &#234;tre la croissance de la part relative de l'&#233;conomie p&#233;troli&#232;re et non sa r&#233;gression. Voyons les chiffres : l'&#233;conomie p&#233;troli&#232;re qui, en 1999, repr&#233;sentait 20,1% du PIB, repr&#233;sente aujourd'hui 14,3%. Et l'&#233;conomie non p&#233;troli&#232;re qui, en 1999, repr&#233;sentait 70,5% du PIB, en repr&#233;sente aujourd'hui 74,7%. M&#234;me avec une forte croissance du cours du p&#233;trole au cours des deux ann&#233;es et demie, l'&#233;conomie non p&#233;troli&#232;re a cr&#251;, en moyenne, de 12,2 % alors que l'&#233;conomie p&#233;troli&#232;re a connu un taux de croissance de 1,9% seulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est ind&#233;niable que le facteur le plus dynamique et puissant de l'&#233;conomie du Venezuela c'est le p&#233;trole depuis les ann&#233;es vingt du si&#232;cle dernier, mais on constate que le pays est en train de d&#233;tourner, plus que jamais, les revenus du p&#233;trole au profit des autres secteurs productifs : agriculture, industrie, construction, t&#233;l&#233;communications, ainsi qu'au rembourrement progressif de son important retard social dans les domaines de l'&#233;ducation, de la sant&#233;, du logement. Ecoutons la d&#233;claration du pr&#233;sident de la BCV, Gaston Parra Luzardo : &#171; Non seulement l'&#233;conomie est en pleine croissance en raison des circonstance favorables, mais la structure de la soci&#233;t&#233; se transforme et atteint les stades sup&#233;rieurs du progr&#232;s. La preuve nous est fournie par la croissance du PIB autour de 10% durant treize trimestres cons&#233;cutifs ; l'expansion plus rapide de la production du secteur non p&#233;trolier par rapport au secteur p&#233;trolier ; la consolidation de l'investissement public et priv&#233; ; l'am&#233;lioration de l'&#233;ducation, de la sant&#233;, du logement, de la r&#233;partition des revenus et la hausse des revenus moyens r&#233;els des travailleurs. Dans notre pays, on a poursuivi des politiques et des actions destin&#233;es &#224; combattre la pauvret&#233;, &#224; am&#233;liorer la sant&#233;, l'&#233;ducation et le niveau alimentaire, autant de domaines dans lesquels des succ&#232;s significatifs ont &#233;t&#233; obtenus et reconnus au niveau international &#187;. Il fait r&#233;f&#233;rence, parmi d'autre succ&#232;s, &#224; la hausse ininterrompue de tous les indicateurs de l'Indice de D&#233;veloppement Humain (IDH), &#224; la diminution de la mortalit&#233; infantile et &#224; la d&#233;claration de l'ONU (elle sert encore &#224; cela cette honorable organisation d&#233;moralis&#233;e) o&#249; il est dit que le Venezuela est l'unique pays d'Am&#233;rique Latine - &#224; c&#244;t&#233; de l'h&#233;ro&#239;que Cuba - libre d'analphab&#233;tisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Examinons l'&#233;conomie non p&#233;troli&#232;re. Comme c'&#233;tait &#224; pr&#233;voir, on constate une croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e des secteurs du commerce, des services et &#233;tablissements financiers. On a vu &#233;galement une activit&#233; accrue des secteurs des communications, des transports et des travaux publics en raison des grands travaux d'infrastructure entrepris : ponts, voies ferr&#233;es, lyc&#233;es, universit&#233;s, raffineries, installations sid&#233;rurgiques. Ces secteurs enregistrent plus de deux ann&#233;es de croissance &#233;lev&#233;e et continue. Cependant, l'industrie manufacturi&#232;re est un des secteurs qui s'est le plus consolid&#233; sp&#233;cialement &#224; partir de 2003 quand fut mis en place le contr&#244;le des changes. Durant les deux derni&#232;res ann&#233;es, l'industrie a eu une croissance en moyenne de 10% et repr&#233;sente d&#233;sormais 16,8% du PIB. Au milieu du sabotage p&#233;trolier, par exemple, la part de l'industrie manufacturi&#232;re dans le PIB fut r&#233;duite &#224; 14,7%. L'actuelle croissance se v&#233;rifie dans l'augmentation de la production et de la consommation d'&#233;lectricit&#233; et dans la production de mati&#232;res premi&#232;res comme le ciment, les fers &#224; b&#233;ton, le minerai de fer, l'acier et l'aluminium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre variable tr&#232;s significative qui s'est consolid&#233;e depuis 2003, c'est la formation brute de capital fixe - le taux d'investissement dans &#233;conomie - qui englobe les d&#233;penses pour la construction, l'acquisition et la mise en fonctionnement des biens en capital orient&#233;s vers la formation d'actifs fixes, constructions nouvelles, installations de machines et d'&#233;quipements. Selon le CEPAL, le taux d'investissement moyen, en Am&#233;rique Latine, est de 20% du PIB, insuffisant pour produire une croissance &#233;conomique et des progr&#232;s dans les conditions de vie de la population. Pendant la gr&#232;ve p&#233;troli&#232;re, elle ne d&#233;passa pas 15% du PIB ; aujourd'hui, il d&#233;passe 32%. En ce moment, tr&#232;s peu de pays investissent dans les infrastructures, dans l'industrie et l'&#233;ducation autant que le fait le Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si&#232;cle nouveau, nouvelle embellie ; anciennes pr&#233;occupations d'Alberto Adrioani et Uslar Pietro.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme r&#233;sultat de la croissance &#233;conomique, on assiste &#224; une forte croissance de la demande int&#233;rieure : plus 19,7% au cours des deux derni&#232;res ann&#233;es. Cependant, beaucoup plus important est l'effort pour d&#233;velopper l'offre int&#233;rieure (le PIB moins les importations) et pour diminuer l'offre ext&#233;rieure (la demande int&#233;rieure satisfaite gr&#226;ce aux importations). La croissance de l'offre int&#233;rieure au cours des deux derni&#232;res ann&#233;es s'&#233;l&#232;ve &#224; 14,1%, cons&#233;quence directe de la r&#233;activation de l'appareil industriel et de la croissance des investissements dans de nouvelles unit&#233;s de production. A ce sujet, il existe une juste et ancienne pr&#233;occupation face au fait suivant : comme cela est av&#233;r&#233; dans tout pays exportateur de mati&#232;res premi&#232;res, dans une p&#233;riode de croissance, la demande int&#233;rieure tend &#224; croitre &#224; un rythme beaucoup plus rapide que la capacit&#233; de r&#233;ponse de l'offre int&#233;rieure et cela conduit &#224; l'augmentation des importations et pousse les prix &#224; la hausse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1999, les achats en provenance de l'ext&#233;rieur constituaient 22,4% de l'offre totale - ils ont augment&#233; de plus de 70% dans les deux derni&#232;res ann&#233;es. Aujourd'hui, 33,3% de l'offre totale est assur&#233; par les importations - c'est &#224; dire que 66,6% est assur&#233; par la production nationale. Le Br&#233;sil, par exemple, importe beaucoup moins : seulement 13,9%, alors qu'il produit 86,1%. Entre janvier et septembre 2006, les importations du Venezuela ont totalis&#233; 22,6 millions de dollars, presque 50% des rentr&#233;es obtenues avec les exportations p&#233;troli&#232;res. A leur tour, pour la m&#234;me p&#233;riode, les exportations non p&#233;troli&#232;res (minerai de fer, aluminium, &#233;thanol, ur&#233;e, poissons, plastiques, bois) se sont &#233;lev&#233;es seulement &#224; 4,5 millions de dollars. Il s'agit d'un probl&#232;me classique des &#233;conomies sous-d&#233;velopp&#233;es et mono-exportatrices, de p&#233;trole ou d'autres mati&#232;res premi&#232;res : il est normal qu'un pays relativement peu industrialis&#233; augmente ses importations dans une p&#233;riode de forte rentr&#233;e de devises comme celle que le Venezuela actuellement. Un des grands d&#233;fis c'est de remplacer des importations de fa&#231;on efficace, m&#234;me si doit perdurer une permanente facilit&#233; d'obtenir des devises et d'importer suffisamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, on constate quelque chose de tr&#232;s int&#233;ressant : les importations du Venezuela en produits manufactur&#233;s (pour la consommation finale) qui en 2 000 s'&#233;taient &#233;lev&#233;es &#224; 38% du total des importations, aujourd'hui repr&#233;sentent 23,6%. La moyenne, entre 1997 et 2002, a &#233;t&#233; de 27,4%. Les achats de produits de mise en &#339;uvre ou produits interm&#233;diaires connaissent aussi une baisse importante : de 64,4% du total des importations, en 1997, ils sont de 43.7% aujourd'hui. La moyenne, entre 1997 et 2002, a &#233;t&#233; de 55,3%. Mais ce qui est le plus significatif, c'est de constater que les importations qui augmentent le plus sont celles destin&#233;es &#224; l'acquisition de machines et d'&#233;quipements (biens de capital) ; elles repr&#233;sentaient 11,1% du total des importations en 2000 et s'&#233;l&#232;vent, aujourd'hui, &#224; 32,7%. La moyenne, entre 1997 et 2002, a &#233;t&#233; de 17.3%. Nous utilisons l'ann&#233;e 2002 comme cadre de r&#233;f&#233;rence en raison de l'application du contr&#244;le des changes au d&#233;but de 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que ceux qui veulent voir voient.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne l'inflation, en 1999, premi&#232;re ann&#233;e du gouvernement de Ch&#225;vez, la hausse des prix &#224; la consommation (IPC) a &#233;t&#233; de 14,5%. En 2000 et 2001, ann&#233;es qui ont vu l'&#233;conomie cro&#238;tre, elle baissa &#224; 11% et 10% respectivement. En 2002, comme r&#233;sultat des conspirations contre l'&#233;conomie nationale, elle monta &#224; 25%. En 2003, malgr&#233; les complots et la gr&#232;ve p&#233;troli&#232;re, elle a &#233;t&#233; de 20,5%. Les medias de d&#233;sinformation, quand cela les arrange, font des tours de passe pour ne pas &#233;tablir de lien entre les r&#233;sultats socio-&#233;conomiques et les mesures politiques. En 2004, malgr&#233; la forte croissance &#233;conomique, l'inflation chuta &#224; 14% et, en 2005, elle descendit &#224; moins de 13%, d&#233;mentant de ce fait la th&#233;orie mon&#233;tariste. Ce qui g&#233;n&#232;re une hausse durable des prix ce n'est pas obligatoirement l'augmentation de la masse mon&#233;taire en circulation, mais la politique des monopoles priv&#233;s. La chute des ann&#233;es 2004 et 2005 va de pair avec la hausse de la production industrielle, avec l'aide apport&#233;e aux petites et moyennes exploitations agricoles - &#224; travers des cr&#233;dits, des installations de stockage, de transport - avec la suppression d'interm&#233;diaires opportunistes, avec la lutte men&#233;e contre les monopoles priv&#233;s, avec le contr&#244;le des prix sur plus de 100 produits de base &#224; partir de 2003 et avec la cr&#233;ation de plus de 14 000 March&#233;s d'Alimentation (Mercal) dans tout le pays. Ce programme qui vend jusqu'&#224; 30% moins cher, a atteint presque 15 millions de consommateurs et a gagn&#233; des adeptes dans les classes moyennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'an pass&#233;, face &#224; l'&#233;vidence d'une nouvelle victoire &#233;lectorale de Ch&#225;vez et &#224; son maintien au pouvoir pour au moins six ann&#233;es de plus, la situation politique redevint tr&#232;s chaude. Le gouvernement, travaillant &#224; construire pas &#224; pas un socialisme &#224; la v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, s'efforce d'augmenter le r&#244;le de l'Etat dans l'&#233;conomie, s'efforce de doter celui-ci de plus de pouvoirs pour planifier et promouvoir des politiques et cherche &#224; intervenir - avec la participation croissante du peuple - dans les principaux moyens de production. Il y a un secteur priv&#233; productif conscient et nationaliste qui s'est joint aux efforts entrepris pour construire un Venezuela ind&#233;pendant et d&#233;velopp&#233;. Mais, indiscutablement, il y a un autre secteur priv&#233;, celui qui avait b&#233;n&#233;fici&#233; des politiques inflationnistes ant&#233;rieures, qui aujourd'hui se dresse contre les actions du gouvernement et le contr&#244;le des prix. En 2006, l'inflation cumul&#233;e a atteint 17%. Rien de scandaleux pour un pays en croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e. En janvier 2007, l'IPC a cumul&#233; 2% et selon des &#171; analystes &#187; internationaux, il d&#233;passera 25% &#224; la fin de l'ann&#233;e. Le gouvernement se pr&#233;pare &#224; faire face efficacement &#224; ce probl&#232;me qui va conna&#238;tre encore bien des d&#233;doublements. Le mot d'ordre c'est augmenter la production nationale, combattre la sp&#233;culation et l'accaparement et garantir la plus grande diversit&#233; possible de produits de base, nationaux et d'importation, dans les rayons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En analysant le march&#233; du travail, il est possible de v&#233;rifier qu'entre juin 1999 et juin 2006, en sept ans, ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s 2 100 000 emplois - 60% d'entre eux dans les secteurs des services, du commerce et des &#233;tablissements financiers, 15% dans le g&#233;nie civil, (plus de 300 000 emplois) et 5% dans l'industrie (100 000 emplois induits, une moyenne de 13 000 par an). En 2002, jusqu'au moment des conspirations, le nombre des ch&#244;meurs &#233;tait en baisse. Les mesures putschistes qui visaient &#224; abattre le gouvernement provoqu&#232;rent une hausse du ch&#244;mage jusqu'&#224; 21% de la Population Economiquement Active (PEA), environ 2 300 000 V&#233;n&#233;zu&#233;liens. Pour avoir une id&#233;e de ce qu'&#233;tait la situation au sommet de la crise, de d&#233;cembre 2002 &#224; janvier 2003, on ne mesura m&#234;me pas le taux de ch&#244;mage (c'est pourquoi les graphes en rapport avec ce sujet ont deux espaces en blanc). En d&#233;cembre 2006, il y avait pr&#232;s de 1 million de ch&#244;meurs ce qui repr&#233;sente 8,4% de la PEA. Au Venezuela, le salaire minimum est de 238 dollars, assez au-dessus de la moyenne latino-am&#233;ricaine et les d&#233;penses des m&#233;nages en &#233;lectricit&#233;, gaz, eau, combustibles et transports sont assez peu &#233;lev&#233;es en comparaison avec d'autres pays. Autre donn&#233;e importante, au cours des trois derni&#232;res ann&#233;es, le secteur formel de l'&#233;conomie s'est accru de mani&#232;re consid&#233;rable et repr&#233;sente 55,5 % des personnes pourvues d'un emploi (6 257 642 personnes) ; &#224; la fin de 2005, ce pourcentage &#233;tait de 52,5%. Les donn&#233;es cit&#233;es sont celles de l'Institut National des Statistiques (INE) et du Minist&#232;re de la Planification et du D&#233;veloppement (MPD).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est n&#233;cessaire de mettre en rapport les progr&#232;s des indices avec la d&#233;cision d'instituer le contr&#244;le des changes prise au d&#233;but de 2003. Les r&#233;serves en devises s'&#233;l&#232;vent &#224; 36 milliards de dollars - avec le coup d'Etat et la gr&#232;ve p&#233;troli&#232;re, la fuite des capitaux vida les r&#233;serves de 14,9 milliards, 47% en dessous de leur niveau actuel. Au m&#233;pris de la th&#233;orie n&#233;olib&#233;rale - qui pr&#244;ne l'accumulation des r&#233;serves en devises &#224; la Banque Centrale avec le risque de provoquer de l'inflation et des d&#233;s&#233;quilibres dans le syst&#232;me -, en juillet 2005 fut approuv&#233;e une r&#233;forme de la loi de la BCV qui institua l'&#233;tablissement d'un plafond annuel pour les r&#233;serves en devises. Tout ce qui d&#233;passe ce plafond est vers&#233; au Fonds de D&#233;veloppement de la Nation (FONDEN) qui cumule d&#233;j&#224; 18 milliards de dollars. Gr&#226;ce au FONDEN, les rentr&#233;es p&#233;troli&#232;res ont servi &#224; mettre en route un nouveau mouvement d'industrialisation sp&#233;cialement dans le domaine agricole, la p&#233;trochimie, les industries de base, les industries l&#233;g&#232;res et de transformation. De fa&#231;on permanente, les grands medias &#233;troitement associ&#233;s aux monopoles industriels et financiers, essayent de taxer les politiques ind&#233;pendantes et souveraines d'irresponsables et de &#171; populistes &#187;. Le jour n'est pas loin o&#249; ils diront que l'inflation est le fruit &#171; des incertitudes et des pr&#233;occupations des march&#233;s &#187; face &#224; la proposition de b&#226;tir un pays plus juste, libre et souverain. A ce sujet, le Minist&#232;re de la Communication et de l'Information (MINCI) a notifi&#233; officiellement qu'une des cha&#238;nes impliqu&#233;e dans le coup d'Etat de 2002 -qui est financ&#233;e par les Etats-Unis et qui agresse en permanence, depuis cette date, la d&#233;mocratie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne au nom de la libert&#233; d'expression - ne verra pas sa concession renouvel&#233;e en mai prochain. Il ne manquera certainement pas des gens pour affirmer qu'il s'agit d'une nouvelle &#171; action autoritaire du r&#233;gime chaviste &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que sugg&#232;rent certains critiques &#224; la solde de Washington, le gouvernement de Hugo Ch&#225;vez s'appuie sur un projet national avec des lignes g&#233;n&#233;rales bien d&#233;finies. L'id&#233;e d'une &#233;conomie artificielle et d' &#171; assistanat &#187; - tellement colport&#233;e par les grands medias de d&#233;sinformation dans le but de cacher la r&#233;alit&#233; et de ridiculiser la politique &#233;conomique ind&#233;pendante -est une chim&#232;re. Il existe une vision de d&#233;veloppement &#224; moyen et long terme jusqu'&#224; pr&#233;sent d&#233;finie &#224; travers le Plan de D&#233;veloppement Economique et Social de la Nation 2001-2007. A partir de ces orientations ont &#233;t&#233; impuls&#233;s les secteurs productifs de l'&#233;conomie, surtout avec l'argent rapport&#233; par les exportations de p&#233;trole, sans avoir recours &#224; l'endettement et sans se soumettre &#224; des organismes financiers internationaux - en fait, il y a quelque semaines, le FMI a ferm&#233; la porte de son bureau &#224; Caracas. Cela revient &#224; dire que les dettes, ext&#233;rieure et int&#233;rieure, ont &#233;t&#233; colossalement r&#233;duites ; elles repr&#233;sentent respectivement 17,5% et 9,6% du PIB. La dette totale repr&#233;sente 27,1% du PIB, le niveau le plus bas des 30 derni&#232;res ann&#233;es et actuellement un des plus bas de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Venezuela a l'audace de chercher &#224; rompre la d&#233;pendance ext&#233;rieure - &#233;conomique, technologique, culturelle - au moyen du d&#233;veloppement int&#233;gral des potentialit&#233;s du pays et de son peuple. Mais il est assez compliqu&#233; de sortir du labyrinthe n&#233;olib&#233;ral, de se d&#233;faire des entraves des multinationales et de d&#233;lier les infernaux m&#233;canismes de l'endettement - mis en place pendant des si&#232;cles pour perp&#233;tuer la subordination et la spoliation des pays p&#233;riph&#233;riques et pour le plus grand b&#233;n&#233;fice du centre capitaliste. S'ajoute &#224; cela la charge d'&#234;tre un pays producteur de p&#233;trole, d'&#234;tre le Venezuela &#171; Saoudite &#187;, mono-exportateur et importateur de produits alimentaires et de produits manufactur&#233;s avec toutes les contradictions structurelles, &#233;conomiques, sociales, politiques et culturelles. Pour la p&#233;riode 2007-2013, le gouvernement travaille d&#233;j&#224; &#224; partir des plans strat&#233;giques du Projet National Simon Bol&#237;var. Combien de pays sont dot&#233;s d'un projet de d&#233;veloppement bien d&#233;fini pour leurs six prochaines ann&#233;es ? Parmi ces pays, combien peuvent compter sur des ressources financi&#232;res suffisantes pour ex&#233;cuter totalement leurs plans ? Le plus important c'est effectivement de r&#233;aliser totalement ces projets, am&#233;liorer les r&#233;sultats des d&#233;penses, rompre les liens de l'Etat encore r&#233;trogrades - le transformer radicalement - et neutraliser les ennemis de l'int&#233;rieur. Malgr&#233; les immenses investissements r&#233;alis&#233;s pour impulser le secteur industriel et agricole, les deux jambes du Venezuela nouveau, les entreprises de base ne d&#233;collent pas encore et la production agricole a r&#233;gress&#233; de 7% en 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conservateurs ont essay&#233; de qualifier de &#171; populistes &#187; les gouvernements populaires, mais que sont devenus les revenus du p&#233;trole des ann&#233;es 70 quand le flux &#233;tait &#233;gal ou sup&#233;rieur &#224; ce qu'il est aujourd'hui alors que la population n'&#233;tait que de 12 millions d'habitants, moins de la moiti&#233; de ce qu'elle est aujourd'hui ? Les gouvernements pr&#233;c&#233;dents ont disparu avec des centaines de milliers de millions de dollars obtenus &#224; la suite des deux chocs p&#233;troliers de 1973 et 1979. Actuellement, malgr&#233; toutes les erreurs et difficult&#233;s qui sont nombreuses, les p&#233;trodollars ont &#233;t&#233; investis dans la transformation de la r&#233;alit&#233; sociale et de l'&#233;conomie du Venezuela - hier il vivait de la rente et il importait et aujourd'hui il est devenu producteur et g&#233;n&#233;rateur de march&#233; int&#233;rieur. Les revenus du p&#233;trole ont aussi servi pour aider les pays d'Am&#233;rique Latine. Selon Ch&#225;vez, &#171; le Venezuela serait m&#234;me pr&#234;t &#224; d&#233;poser dans la future Banque du Sud au moins 10% de ses r&#233;serves en devises pour mettre ainsi en marche un de ces projets destin&#233;s &#224; r&#233;aliser l'int&#233;gration latino-am&#233;ricaine &#187;. L'id&#233;e est de cr&#233;er une alternative, dont seraient ma&#238;tres les pays d'Am&#233;rique du Sud eux-m&#234;mes et qui serait guid&#233;e par l'esprit de solidarit&#233;, pour financer des projets de d&#233;veloppement productif et des infrastructures dans les pays de la r&#233;gion, surtout dans les plus pauvres. Le dialogue a &#233;galement progress&#233; ainsi que les accords dans le cadre de l'ALBA, de la Communaut&#233; Des Nations d'Am&#233;rique du Sud et du Mercosur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;sesp&#233;r&#233;s, messieurs les imp&#233;rialistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;nergie g&#233;n&#233;r&#233;e par l'&#233;lection qui a port&#233; Ch&#225;vez au pouvoir jusqu'en 2013 a impos&#233; un nouveau rythme&#224; la dynamiquemouvement&#233;e du Venezuela. Le leader bolivarienaremport&#233;l'&#233;lectionpr&#233;sidentielle en d&#233;fendant publiquement l'id&#233;e d'aller vers le socialismeetla majorit&#233; des &#233;lecteurs ont d&#233;cid&#233; que le pays doit suivre cette voie. Maintenant, &#171; tout ce qui est consistant s'&#233;vanouit dans l'air &#187;. La radicalisation propose d'acc&#233;l&#233;rer encore plus la correction de la structure &#233;conomique d&#233;form&#233;e : &#233;tatiser des entreprises strat&#233;giques qui ont &#233;t&#233; privatis&#233;es et concentr&#233;es entre les mains de groupes &#233;trangers, nationaliser r&#233;ellement les principales ressources du pays, cr&#233;er des unit&#233;s de production sous contr&#244;le de l'Etat et des collectivit&#233;s, r&#233;aliser le nouveau processus d'industrialisation lourde, accro&#238;tre la participation populaire dans l'&#233;laboration, le contr&#244;le et la d&#233;finition des politiques publiques, exorciser les structures corrompues et inefficaces de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce sens, r&#233;cemment, les d&#233;put&#233;s de l'Assembl&#233;e Nationale ont adopt&#233;, en s&#233;ance publique, sur la Place Bol&#237;var de Caracas, une &#034;Ley Habilitante&#034; qui autorise le Pr&#233;sident de la R&#233;publique &#224; gouverner par d&#233;crets, pendant une dur&#233;e de 18 mois, par des d&#233;crets ayant force de loi, dans divers domaines : &#233;conomique, social, financier, fiscal, sciences et technologies, organisation du territoire, s&#233;curit&#233; et d&#233;fense nationale, infrastructure, politique &#233;nerg&#233;tique. Selon l'article 203 de la Constitution du Venezuela &#171; Une Ley Habilitante doit &#234;tre approuv&#233;e par les trois cinqui&#232;mes des d&#233;put&#233;s de l'Assembl&#233;e Nationale et a pour but de d&#233;finir les propositions et les domaines qui sont d&#233;l&#233;gu&#233;s &#224; la Pr&#233;sidente ou au Pr&#233;sident de la R&#233;publique avec rang et valeur de loi &#187; c'est la septi&#232;me fois dans l'histoire du pays que cette possibilit&#233; est donn&#233;e &#224; un pr&#233;sident ; c'est la seconde fois pour Ch&#225;vez. Comme tout changement structurel qui l&#232;se les int&#233;r&#234;ts des secteurs historiquement privil&#233;gi&#233;s, il tend &#224; g&#233;n&#233;rer une r&#233;action de vigueur comparable en retour. Le porte parole du D&#233;partement d'Etat des Etats-Unis, Sean McCormack, a d&#233;clar&#233; sur un ton mena&#231;ant : &#171; Nous allons voir quel usage va faire Monsieur Ch&#225;vez de ces pouvoirs &#187;. L'Assembl&#233;e Nationale du Venezuela a publi&#233; un communiqu&#233; o&#249; il est dit &#171; Elle est vraiment &#233;trange cette base de l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique sur laquelle se fondent les Etats-Unis pour intervenir dans les affaires int&#233;rieures du Venezuela, pour d&#233;cider d'envahir d'autres pays, pour imposer des politiques &#233;conomiques pr&#233;datrices aux nations du sud et pour se croire le droit de soumettre le monde entier &#224; leur dictature &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout, une intervention directe des Etats-Unis ne semble pas pour demain. Les actuelles conjonctures latino-am&#233;ricaines et mondiales sont assez tendues. Dans le Nouveau Monde se renforce l'ascension de leaders nationalistes, soutenus par des mouvements historiques populaires et les secteurs progressistes. La vague des dictatures sanglantes et r&#233;actionnaires des ann&#233;es 60 et 70 a c&#233;d&#233; la place &#224; des explosions sociales &#233;mancipatrices. Ceux qui avaient pr&#233;vu la fin de l'Histoire se sont terriblement tromp&#233;s. Le XXI&#186; si&#232;cle a assez mal commenc&#233; pour messieurs les imp&#233;rialistes. Au Venezuela, le projet d'aller vers le socialisme gagne de plus en plus de soutien populaire et il peut compter sur des ressources financi&#232;res. L'id&#233;e et les moyens se trouvent r&#233;unis, l'argent et l'id&#233;ologie - m&#234;me si le premier peut engendrer bien des dangers et si la seconde a encore besoin de beaucoup s'affiner. M&#234;me ainsi, il est difficile que les troupes yankees osent s'aventurer de ce c&#244;t&#233;-ci. Il est fort probable que, pour assouvir leur d&#233;sir d'abattre la r&#233;volution, ils miseront, &#224; moyen terme, sur une aide &#224; l'oligarchie cr&#233;ole et sur des &#171; n&#233;o-chavistes &#187; et des &#171; n&#233;o-bolivariens &#187;, infiltr&#233;s ou sans conscience id&#233;ologique. Des exemples nous sont donn&#233;s par la p&#233;nurie organis&#233;e de certains produits de base, la hausse de l'inflation et le manque d'efficacit&#233; dans l'application des politiques du gouvernement. Ces probl&#232;mes, s'ils ne sont pas attaqu&#233;s imm&#233;diatement, pourraient engendrer le m&#233;contentement populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, d'un autre c&#244;t&#233;, les imp&#233;rialistes savent que plus ils tarderont plus il leur sera difficile de d&#233;boulonner Ch&#225;vez : les chiffres d&#233;montrent la progressive conversion de la croissance &#233;conomique en d&#233;veloppement social. Selon l'INE, la pauvret&#233; continue &#224; reculer au Venezuela. Si en 1999 la pauvret&#233; concernait 44% de la population, aujourd'hui elle touche 32%. L'&#233;tat d'extr&#234;me pauvret&#233; durant la m&#234;me p&#233;riode est pass&#233; de 16,6% &#224; 10,6%. En outre, les d&#233;penses publiques pour l'&#233;ducation durant le gouvernement de Ch&#225;vez sont de 35% plus &#233;lev&#233;es que la moyenne de ces m&#234;mes d&#233;penses durant les ann&#233;es 90. En 2005, par exemple, elle ont &#233;t&#233; de 91% plus &#233;lev&#233;es qu'en 1996 sans compter les investissements dans les programmes sociaux du secteur &#233;ducatif : Mission Robinson (1,4 million de personnes alphab&#233;tis&#233;es gr&#226;ce &#224; la m&#233;thode cubaine &#171; Yo s&#237; puedo &#187; [oui,moi, je peux], Mission Ribas (760 000 &#233;l&#232;ves ont termin&#233; leurs &#233;tudes secondaires), Mission Sucre (240 000 nouveaux universitaires). Autre exemple : la d&#233;pense publique de sant&#233; est aussi de 13 % plus &#233;lev&#233;e que la moyenne de la d&#233;cennie n&#233;olib&#233;rale et 115% sup&#233;rieure &#224; celles de 1996, et sans compter &#233;galement les projets sociaux mis en place dans ce domaine (Barrio Adentro et Misi&#243;n Milagro, &#233;galement avec l'aide d&#233;sint&#233;ress&#233;e de Cuba) qui accumulent des millions de b&#233;n&#233;ficiaires au Venezuela et des milliers dans d'autres pays d'Am&#233;rique Latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouvelles qui parviennent de l'autre c&#244;t&#233; du monde sont &#224; la fois terribles et encourageantes. Menaces de guerre pr&#233;ventive contre l'Iran, la Syrie, la Cor&#233;e du Nord. Le diable est l&#226;ch&#233; et il cherche du p&#233;trole. Personne n'oubliera les mensonges sur les armes chimiques et la farce judiciaire contre Saddam Hussein. Ils ont bombard&#233; et envahi le pays, ils ont s&#233;questr&#233; son pr&#233;sident, ses ministres, ses d&#233;put&#233;s, ses maires et ses conseillers municipaux, ses militaires. Ils ont pi&#233;tin&#233; la population, sa volont&#233;, sa Constitution. Plus que hier, inspir&#233;s par le grossier assassinat de leur pr&#233;sident Saddam, les patriotes continueront &#224; se sacrifier sans compter jusqu'&#224; ce qu'ils rejettent hors du pays l'arm&#233;e imp&#233;riale. Pour les compagnies p&#233;troli&#232;res - surtout Texaco et Exxon - et pour l'ancienne &#233;lite irakienne, la r&#233;volution dirig&#233;e par le parti Baath Arabe Socialiste d'Irak - d&#233;mocratique, nationaliste et la&#239;que - avait commis le p&#233;ch&#233; impardonnable de nationaliser le p&#233;trole, d'impulser l'unit&#233; du peuple et de son arm&#233;e, de diversifier l'&#233;conomie - agriculture, et p&#233;trochimie -, de distribuer la richesse et le pouvoir, d'universaliser l'&#233;ducation &#224; tous les niveaux et de m&#233;riter, durant les ann&#233;es 80, que l'Irak soit reconnu comme le pays ayant le meilleur niveau de vie du Moyen Orient. Tandis que certains dirigeants se mettent &#224; genoux, le leader supr&#234;me d'Irak est mort debout, serein et en pr&#233;conisant la glorieuse r&#233;sistance. Il est positif de croire qu'un jour l'Humanit&#233; vivra d&#233;finitivement lib&#233;r&#233;e de la caste qui contr&#244;le aujourd'hui les richesses de la plan&#232;te. Si cela arrive, quelqu'un pourra sugg&#233;rer que l'on &#233;rige de gigantesques monuments &#224; la m&#233;moire des peuples qui ont mis toutes leurs &#233;nergies &#224; vaincre la domination imp&#233;rialiste. Dans les temps &#224; venir, il y aura beaucoup de peuples courageux et dignes, mais les hommes, les femmes et les enfants irakiens - par leur incommensurable contribution en ces temps si d&#233;terminants de notre Histoire - auront leur place assur&#233;e. Cela fait 1425 jours et autant de nuits qu'ils font s'&#233;taler, &#224; la face du monde, toute la pourriture, l'impuissance et la d&#233;g&#233;n&#233;rescence des chacals &#233;tatsuniens. Plus que tout ce qui pr&#233;c&#232;de, ils explicitent que l'&#233;croulement de l'Empire a commenc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=3592&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de &lt;/strong&gt; : Manuel Colina&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=3592&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, 13 f&#233;vrier 2007.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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