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	<title>El Correo</title>
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		<title>L'Etablishment en Argentine est de retour avec le nouveau cheval de Troie : les objectifs de l'inflation</title>
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		<dc:date>2004-09-06T11:11:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alfredo Eric Calcagno*, Eric Calcagno*</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La convertibilit&#233; ayant &#233;chou&#233;- elle a d&#233;truit bonne partie de l'appareil productif, a d&#233;sempar&#233; des milliers de travailleurs et a garanti des profits &#233;lev&#233;s au secteur financier et aux groupes les plus forts- l'establishement retourne &#224; la charge avec les m&#234;mes objectifs, mais avec une autre m&#233;thode : les &#034; objectifs de l'inflation&#034;. L'ind&#233;pendance de la Banque Centrale est la cl&#233; politique de cette r&#233;gulation &#233;conomique. &lt;br class='autobr' /&gt; L'establishment &#233;conomique local et international, structur&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Economie" rel="directory"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La convertibilit&#233; ayant &#233;chou&#233;- elle a d&#233;truit bonne partie de l'appareil productif, a d&#233;sempar&#233; des milliers de travailleurs et a garanti des profits &#233;lev&#233;s au secteur financier et aux groupes les plus forts- l'establishement retourne &#224; la charge avec les m&#234;mes objectifs, mais avec une autre m&#233;thode : les &#034; objectifs de l'inflation&#034;. L'ind&#233;pendance de la Banque Centrale est la cl&#233; politique de cette r&#233;gulation &#233;conomique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'establishment &#233;conomique local et international, structur&#233; autour du secteur financier, para&#238;t aussi insatiable que multiforme. Apr&#232;s chaque d&#233;faite, il prend de nouvelles formes pour assurer l'appropriation et l'&#233;vasion de l'exc&#233;dent &#233;conomique, que ce fut sous la dictature, avec la politique de Mart&#237;nez de Hoz, o&#249; sous la d&#233;mocratie, avec le &#171; un &#187; pour &#171; un &#187; &#034; (1 dollars = 1 peso) de Cavallo, ministre de Menem et de la Rua. Dans les deux cas, l'ennemi proclam&#233; et unique est la hausse des prix. Tous les moyens de politique &#233;conomique, notamment un niveau &#233;lev&#233; de ch&#244;mage, des bas salaires,une hausse de taux de change et des taux d'int&#233;r&#234;t &#233;lev&#233;s, confluent. Maintenant que ces mod&#232;les ont &#233;chou&#233;, les m&#234;mes objectifs r&#233;apparaissent mais avec de nouveaux instruments : ce sont les &#034;objectifs d'inflation&#034; et l'ind&#233;pendance h&#233;g&#233;monique de la Banque Centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le nouveau paradigme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau paradigme&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Martin Abeles et Mariano Borzel, Metas de Inflaci&#243;n : Implicancias para el (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#233;tablit qu'une inflation faible et pr&#233;visible est l'objectif fondamental de la politique mon&#233;taire et la mission exclusive de la Banque Centrale. Ainsi, r&#233;appara&#238;t un ancrage, non sur les taux de change, comme avant, mais par l'instrumentation d'un faible taux (pr&#233;d&#233;termin&#233;) d'inflation, que la Banque Centrale pr&#233;tend atteindre &#224; condition de disposer &#224; son caprice du taux de change, du taux d'int&#233;r&#234;t et des autres instruments qu'elle estime n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'objectif r&#233;el est autre. Il s'agit d'ancrer la politique &#233;conomique dans le mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral et de maintenir une distribution injuste des revenus. Au lieu d'utiliser le taux de change qui n'a pas fonctionn&#233;, ni libre, ni compl&#232;tement fixe, on parle d'objectifs d'inflation qui impliquent de stabiliser les prix sur la base du ch&#244;mage et des bas salaires. Ce concept figure dans le manuel du parfait n&#233;olib&#233;ral du FMI et r&#233;p&#232;te ainsi les vices du mod&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier mensonge de fond consiste &#224; conf&#233;rer aux instruments une hi&#233;rarchie d'objectifs. Avec ce crit&#232;re, on ne s'int&#233;resse pas la croissance &#233;conomique, au bien-&#234;tre de la population, &#224; l'homog&#233;n&#233;it&#233; sociale, &#224; l'industrialisation, &#224; l'&#233;l&#233;vation de la productivit&#233;, &#224; la souverainet&#233; nationale. La seule chose qui compte, c'est qu'il n'y ait pas d'inflation. Un instrument -la stabilit&#233; de prix- est devenu le principal objectif. En particulier, l'emploi et le taux d'int&#233;r&#234;t ne doivent pas &#234;tre ceux qui conviennent le mieux au d&#233;veloppement du pays et au bien-&#234;tre g&#233;n&#233;ral, mais ceux qui provoquent le moins d'augmentations de prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me grosse erreur conceptuelle est l'analyse depuis l'unique point de vue de l'offre. C'est un clair retour &#224; l'orthodoxie mon&#233;taire dont les r&#233;sultats sont connus. On pr&#233;conise &#034;un taux de ch&#244;mage qui n'acc&#233;l&#232;re pas l'inflation&#034;. Dans cette vision, la principale cause de l'inflation, ce sont les salaires, d'o&#249; l'utilit&#233; d'une masse de ch&#244;meurs qui provoque une diminution des salaires et contribue ainsi &#224; la stabilit&#233; des prix. On ne consid&#232;re pas la croissance de l'&#233;conomie, la demande effective et la distribution de salaires&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On oublie qu'une augmentation soutenue de la demande g&#233;n&#232;re davantage de production et d'investissements, augmente la productivit&#233; et d&#233;compresse les possibles tensions inflationnistes. On ne d&#233;montre pas non plus que des salaires &#233;lev&#233;s sont la cause de l'inflation. Il est impossible d'avoir une position aussi r&#233;actionnaire et aussi aveugle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me aberration est la gestion des taux d'int&#233;r&#234;t. Pour maintenir une inflation faible, on propose d'augmenter ces taux, avec l'effet r&#233;cessif qui suit. En suivant les objectifs d'inflation, la politique mon&#233;taire n'est pas exerc&#233;e &#224; travers la d&#233;termination de l'offre mon&#233;taire mais des taux d'int&#233;r&#234;t, qui doivent rejoindre les objectifs d'inflation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En outre, par cette voie, on arrive &#224; la surestimation du taux de change, par lequel reviendront des importations bon march&#233; qui r&#233;duiront les prix et emp&#234;cheront la reconstruction de l'industrie nationale. C'est-&#224;-dire, ressusciter une des pires cons&#233;quences de la convertibilit&#233; (Taux de change de 1 x 1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats des &#034;objectifs d'inflation &#034; se sont fait sentir dans les r&#233;cessions du Chili, Br&#233;sil et Mexique. Mais ils n'ont pas tous &#233;chou&#233;, le r&#233;sum&#233; arithm&#233;tique de ce m&#233;lange de faible inflation (&#171; l'objectif &#187;), du taux nominal d'int&#233;r&#234;t et du change &#233;lev&#233; (&#034;les instruments&#034;), est l'obtention de taux d'int&#233;r&#234;t r&#233;els &#233;lev&#233;s pour les investisseurs locaux et internationaux. Comme par hasard ! Il existe un inconv&#233;nient : le Pr&#233;sident de la Banque Centrale ne d&#233;finit pas la Politique &#233;conomique, parce que cela rel&#232;ve du Pr&#233;sident de la R&#233;publique et du ministre de l'&#201;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter le probl&#232;me, l'establishment a invent&#233; la chim&#232;re de la Banque Centrale ind&#233;pendante. Sous des suppos&#233;s principes anti d&#233;magogiques et une douteuse excellence acad&#233;mique, ceci signifie d&#233;tacher la Banque Centrale de la politique &#233;conomique du gouvernement ; ou pire encore, ce qui est fix&#233; par la Banque Centrale, comme s'il s'agissait de probl&#232;mes techniques et non d'arbitrages politiques. Ce principe est inadmissible dans une d&#233;mocratie, o&#249; la d&#233;finition de la politique &#233;conomique est une attribution de ceux choisis par le peuple. En d&#233;finitive, par la voie de l'inflation pr&#233;sum&#233;e, on retourne &#224; la politique &#233;conomique du FMI. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un autre argument, c'est la comp&#233;tence technique. Bien s&#251;r, il y a eu des &#233;poques fastes, comme quand Ra&#250;l Prebisch r&#233;digeait les M&#233;moires de la Banque Centrale et les premiers comptes nationaux &#233;labor&#233;s par Manuel Balboa et l'&#233;quipe qui a continu&#233; &#224; l'INDEC&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Institut National Statistiques et Recensements. www.indec.mecon.ar&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; avec le m&#234;me niveau d'excellence. Mais la vague n&#233;o-lib&#233;rale a aussi d&#233;grad&#233; cette qualit&#233; technique, avec l'incorporation massive de dipl&#244;m&#233;s du CEMA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Universit&#233; de CEMA http://www.cema.edu.ar&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et autres centres mon&#233;taristes, incapables de s&#233;parer l'important de l'accessoire, ainsi que de manifester le moindre petit int&#233;r&#234;t pour l'int&#233;r&#234;t national. Leur comp&#233;tence technique non plus n'est pas excellente : ils sont incapables d'analyser, si ce n'est &#224; travers le filtre id&#233;ologique, le fonctionnement de l'&#233;conomie et d'apprendre des crises provoqu&#233;es par leurs propres politiques. Si la mauvaise praxis &#233;conomique &#233;tait punie, plusieurs d'entre eux seraient condamn&#233;s &#224; la prison &#224; vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deux exemples :&lt;/strong&gt; pendant la convertibilit&#233;, on a permis que les banques re&#231;oivent des dollars et qu'elles les repr&#233;sentent sans avoir une assurance de change, ni de r&#233;serves constitu&#233;es ; on n'a pas pens&#233; &#224; qui paierait la diff&#233;rence en cas de d&#233;valuation. De m&#234;me, on a promu l'installation de banques &#233;trang&#232;res avec l'argument qu'en cas de crise les maisons-m&#232;re r&#233;pondraient pr&#233;sentes ; les &#233;pargnants savent d&#233;j&#224; ce qui vaut cette politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, le pays fait face &#224; une charge du FMI pour qu'il adopte le syst&#232;me d' &#034;objectifs d'inflation&#034;. Le m&#233;morandum de politique &#233;conomique pr&#233;sent&#233; au FMI en septembre 2003, pr&#233;voit qu'&#224; la fin de 2004 le gouvernement fixe les objectifs d'inflation pour 2005 et 2006. &#201;videmment, le pr&#233;sident de la Banque Centrale a form&#233; un Comit&#233; d'Objectifs d'Inflation et il est le chef de file de cette politique, fid&#232;le troisi&#232;me acte de ce qui est d&#233;j&#224; connu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les v&#233;ritables causes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Argentine, aujourd'hui au moins, il n'est pas certain que le principal probl&#232;me &#233;conomique soit l'inflation. Il est important de la limiter, mais non pour la baisser (par exemple, de 8 &#224; 5 %), il faut monter les taux d'int&#233;r&#234;t, baisser &#224; nouveau le taux de change, augmenter le ch&#244;mage et arr&#234;ter la relance &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas vrai non plus que l'inflation actuelle est provoqu&#233;e par des salaires &#233;lev&#233;s ; la cause fut la d&#233;valuation de janvier 2002, qui a rajust&#233; les prix relatifs mais a laiss&#233; les salaires au plus bas ; entre le quatri&#232;me trimestre de 2001 et mai 2004, les salaires ont progress&#233; de 23.8% et les prix de 48,3%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est absurde d'accuser les salaires de cette hausse de prix ; cela semble plut&#244;t un acte de complicit&#233; ne pas expliquer avec rationalit&#233; quelles sont les causes qui provoquent l'inflation ; ne pas analyser le taux de changes, les prix internationaux, la gestion de la fixation des prix locaux (entre eux les prix de monopole et l'augmentation de tarifs), les taux de profits, les transferts &#224; l'ext&#233;rieur. On laisse intacts les causes, mais on attaque avec vigueur les cons&#233;quences, avec des rem&#232;des radicaux &#233;trangers &#224; l'inflation : ch&#244;mage et augmentation du taux d'int&#233;r&#234;t. De telle mani&#232;re, on maintient l'h&#233;g&#233;monie de l'establishment n&#233;o-lib&#233;ral et ce sont ceux qui souffrent plus de l'inflation qui sont punis, ce sont les salari&#233;s, les retrait&#233;s et les ch&#244;meurs. Nous nous trouvons en contradiction flagrante avec la politique d'emploi et de travaux publics du gouvernement national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confondre l'essentiel avec l'accessoire, causes et cons&#233;quences, instruments et objectifs fut l'essence du mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral. C'est pourquoi, on ne doit pas remplacer le totem de la convertibilit&#233; et le tabou de la dette externe par le totem des objectifs d'inflation et le tabou de l'in&#233;vitabilit&#233; du ch&#244;mage. Au-del&#224; des disputes entre personnes, c'est une question politique fondamentale, qui peut marquer le succ&#232;s ou l'&#233;chec du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo &lt;/i&gt; de &lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Monde Diplomatique, le Dipl&#243;, Buenos Aires, ao&#251;t 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alfredo Eric Calcagno&lt;/strong&gt;, Ex Fonctionnaire de l'ONU en ECLA et la CNUCED. Auteur de l'UNIVERS N&#201;O-LIB&#201;RAL (en collaboration) et la DETTE PERVERSE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric Calcagno&lt;/strong&gt;, Diplom&#233; de l'Ecole Nationale d'Administration (France)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Martin Abeles et Mariano Borzel, Metas de Inflaci&#243;n : Implicancias para el desarrollo, Centro de Econom&#237;a y Finanzas para el Desarrollo de la Argentina, Buenos Aires, junio de 2004&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Institut National Statistiques et Recensements. &lt;a href=&#034;https://www.indec.mecon.ar&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.indec.mecon.ar&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Universit&#233; de CEMA &lt;a href=&#034;http://www.cema.edu.ar&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.cema.edu.ar&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Argentine : vous payez votre moissonneuse-batteuse cash, ou en bl&#233; ?</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-vous-payez-votre-moissonneuse-batteuse-cash-ou-en-ble</link>
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		<dc:date>2003-02-16T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alfredo Eric Calcagno*, Eric Calcagno*</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#034;Cash ou bl&#233; ?&#034; L'agriculteur argentin qui veut acheter de nouvelles machines se verra fr&#233;quemment poser la question au moment de passer &#224; la caisse. Dans un pays appauvri o&#249; plus aucune banque ne pr&#234;te d'argent depuis des mois, il choisira de plus en plus la seconde solution. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le constructeur am&#233;ricain d'engins agricoles John Deere r&#233;alise d&#233;sormais 60% &#224; 70% de ses ventes en Argentine contre paiement en nature, indique Eugenio Demarchi, l'un des responsables des finances de la filiale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Argentina-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45" rel="directory"&gt;Argentine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;Cash ou bl&#233; ?&#034; L'agriculteur argentin qui veut acheter de nouvelles machines se verra fr&#233;quemment poser la question au moment de passer &#224; la caisse. Dans un pays appauvri o&#249; plus aucune banque ne pr&#234;te d'argent depuis des mois, il choisira de plus en plus la seconde solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constructeur am&#233;ricain d'engins agricoles John Deere r&#233;alise d&#233;sormais 60% &#224; 70% de ses ventes en Argentine contre paiement en nature, indique Eugenio Demarchi, l'un des responsables des finances de la filiale argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Argentine est le seul pays au monde o&#249; John Deere pratique le troc &#224; une telle &#233;chelle. En d&#233;pit des signes r&#233;cents de stabilisation de l'&#233;conomie du pays, le constructeur am&#233;ricain estime que la formule reste d'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il n'est pas le seul : producteurs de semences et de produits phytosanitaires, assureurs de r&#233;coltes, constructeurs automobiles se bousculent pour s&#233;duire un secteur agricole qui, au contraire du reste du pays, a&lt;br class='autobr' /&gt;
massivement profit&#233; de la d&#233;valuation de la monnaie nationale, le peso (-70% en un an face au dollar).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'agriculteur, la chose est simple : les quantit&#233;s de bl&#233; &#224; livrer sont fonction du cours du jour &#224; la Bourse du Commerce. Une moissonneuse d'entr&#233;e de&lt;br class='autobr' /&gt;
gamme vaudra ainsi autour de 600 tonnes de bl&#233;, un mod&#232;le haut de gamme 2.200 &#224; 2.300 tonnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent le vendeur ne verra pas le couleur de son bl&#233;. Ou du soja, du mais ou du tournesol apport&#233; en paiement. La logistique de l'op&#233;ration a &#233;t&#233; confi&#233;e &#224; des professionnels, comme le groupe de n&#233;goce international Louis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dreyfus qui re&#231;oit le bl&#233; pay&#233; et se charge de sa valorisation et de sa commercialisation. &#034;Depuis trois ans, le syst&#232;me conna&#238;t une croissance quasi-exponentielle, en particulier depuis 2002 avec la d&#233;valuation et l'absence de cr&#233;dit&#034;, souligne-t-on chez le courtier fran&#231;ais, implant&#233; en Argentine depuis un&lt;br class='autobr' /&gt;
si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'essort du troc a aussi &#233;t&#233; favoris&#233; par d'importants avantages fiscaux : il permet &#224; l'agriculteur des &#233;conomies sur la TVA. Il &#233;vite aussi cette taxe bien&lt;br class='autobr' /&gt;
argentine qu'est l'imp&#244;t sur les ch&#232;ques. Par rapport &#224; un fonctionnement &#034;traditionnel&#034; o&#249; l'agriculteur vend sa r&#233;colte et utilise l'argent obtenu pour acheter une machine, l'&#233;conomie peut atteindre 10%, selon M. Demarchi de John Deere.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Argentins peuvent d&#233;sormais acc&#233;der librement &#224; leurs comptes bancaires et les avantages fiscaux dont b&#233;n&#233;ficie le troc ont &#233;t&#233; r&#233;duits le mois dernier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la formule va perdurer. Ne serait-ce que parce qu'elle permet &#224; l'agriculteur de limiter ses contacts avec un secteur bancaire discr&#233;dit&#233;, pronostique-t-on chez Louis Dreyfus. Tout juste son rythme d'expansion&lt;br class='autobr' /&gt;
pourrait se ralentir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le succ&#232;s de la formule ne pouvait &#233;chapper aux constructeurs automobiles, qui ont vu l'an dernier leur march&#233; s'effondrer au niveau des ann&#233;es 60.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toyota, Daimler Chrysler, Ford, Chevrolet (General Motors) proposent d&#233;sormais leurs &#034;pick up&#034; (camionnettes &#224; plateau) en &#233;change de soja ou&lt;br class='autobr' /&gt;
de c&#233;r&#233;ales. Peugeot, dont les v&#233;hicules robustes sont populaires dans les campagnes argentines, r&#233;fl&#233;chit &#224; une formule similaire, pr&#233;cise-t-on &#224; la filiale locale du groupe fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toyota, le premier &#224; se lancer, en ao&#251;t dernier, r&#233;alise d&#233;sormais de la sorte 20% de ses ventes de pick up, selon son directeur commercial Pablo Diez.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Avec deux camions de soja, la production de 20 &#224; 25 hectares, l'agriculteur peut s'acheter une camionnette&#034;, rel&#232;ve-t-on chez Louis Dreyfus. Une&lt;br class='autobr' /&gt;
paille dans un pays o&#249; les exploitations d&#233;passent commun&#233;ment 500 hectares...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AFP. Buenos Aires, 6 f&#233;v 2003&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Des partis en plein d&#233;sarroi &#224; 3 mois de la pr&#233;sidentielle argentine</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Des-partis-en-plein-desarroi-a-3-mois-de-la-presidentielle-argentine</link>
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		<dc:date>2003-01-26T15:24:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alfredo Eric Calcagno*, Eric Calcagno*</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#192; trois mois de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, les grands partis argentins restent englu&#233;s dans d'interminables querelles d'appareil bien &#233;loign&#233;es des pr&#233;occupations d'une population d&#233;sabus&#233;e et confront&#233;e &#224; une crise &#233;conomique d'une violence in&#233;dite. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Parti justicialiste (p&#233;roniste) et l'Union civile radicale, qui alternent depuis soixante ans &#224; la t&#234;te de l'&#201;tat ne sont toujours pas parvenus &#224; mettre leurs troupes en ordre de bataille pour le scrutin du 27 avril. Apr&#232;s un d&#233;part (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; trois mois de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, les grands partis argentins restent englu&#233;s dans d'interminables querelles d'appareil bien &#233;loign&#233;es des pr&#233;occupations d'une population d&#233;sabus&#233;e et confront&#233;e &#224; une crise &#233;conomique d'une violence in&#233;dite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti justicialiste (p&#233;roniste) et l'Union civile radicale, qui alternent depuis soixante ans &#224; la t&#234;te de l'&#201;tat ne sont toujours pas parvenus &#224; mettre leurs troupes en ordre de bataille pour le scrutin du 27 avril. Apr&#232;s un d&#233;part prometteur, les candidats alternatifs ne r&#233;alisent pas la perc&#233;e esp&#233;r&#233;e et restent &#224; de faibles niveaux dans les sondages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enqu&#234;tes d'opinion ne sont pas consid&#233;r&#233;es tr&#232;s fiables en Argentine, mais elles brossent toutes un tableau difficile &#224; ignorer : aucun candidat ne d&#233;passe les 20% d'intentions de vote et plus d'un tiers de l'&#233;lectorat ne votera pas ou votera blanc (dans un pays o&#249; le vote est obligatoire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UCR est totalement discr&#233;dit&#233;e apr&#232;s que son dernier repr&#233;sentant &#224; la pr&#233;sidence, Fernando De la Rua, eut &#233;t&#233; chass&#233; de mani&#232;re humiliante en d&#233;cembre 2001 par une population en furie. Le parti qui a donn&#233; cinq pr&#233;sidents &#224; l'Argentine est cr&#233;dit&#233; de moins de 1% des intentions de vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les radicaux esp&#233;raient se refaire une virginit&#233; politique en s&#233;lectionnant leur candidat pour la pr&#233;sidentielle de mani&#232;re transparente et honn&#234;te. Las, l'&#233;lection primaire organis&#233;e &#224; la mi-d&#233;cembre a &#233;t&#233; un vrai fiasco, avec des accusations crois&#233;es de bourrages d'urnes, et les militants radicaux ne sauront pas avant la mi-f&#233;vrier, au mieux, qui sera leur candidat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les p&#233;ronistes ont donc sur le papier toutes les chances de voir l'un des leurs &#233;lu. L'issue du scrutin n'aurait fait aucun doute si le parti fond&#233; par Juan Domingo Peron avait pu s'entendre sur le nom d'un candidat. Mais, profond&#233;ment divis&#233; entre partisans du pr&#233;sident Eduardo Duhalde et de son pr&#233;d&#233;cesseur Carlos Menem, le PJ a du se r&#233;signer &#224; des candidatures multiples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AFP&lt;/strong&gt;, Buenos Aires&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cyberpresse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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