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		<title>Casablanca, quand l'art transcende la politique </title>
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		<dc:date>2024-02-23T16:42:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jaime Iturri Salm&#243;n</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Casablanca, quand l'art transcende la politique. Mais le film &#233;tait de la bonne propagande, celle que l'on ne remarque pas, celle qui nous sugg&#232;re ce qu'il faut penser ou ce qu'il faut ressentir. Une propagande qui construit la logique par les sensations plut&#244;t que par la raison (...) Jaime Iturri Salm&#243;n&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_9913 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L361xH237/casablanca-097f8-4769d.jpg?1708707049' width='361' height='237' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Boire comme les durs, c'est du moins l'image projet&#233;e sur l'&#233;cran noir et blanc. Il boit comme ceux qui connaissent des amours contrari&#233;es. Il demande au pianiste un air particulier et se rem&#233;more.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soudain, elle appara&#238;t. Elle est revenue alors qu'il avait refait sa vie et qu'il ne l'attendait plus. Elle est revenue avec un nouvel amour (enfin, un ancien car elle &#233;tait mari&#233;e avec lui, mais elle le croyait mort). Elle est revenue apr&#232;s avoir manqu&#233; &#224; sa promesse de le rejoindre &#224; la gare pour prendre le dernier train et s'enfuir avant l'arriv&#233;e des nazis &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est revenue. C'est pourquoi il boit comme le font les hommes aux amours bris&#233;es. La vie a fait de lui, qui &#233;tait un combattant de gauche dans l'Espagne r&#233;volutionnaire, un cynique, m&#234;me si, comme le dirait l'inspecteur fran&#231;ais Louis Renault, au fond de lui, il reste un sentimental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui : la vie, ou le destin, ou les dieux, vous mettent dans le p&#233;trin. Parce qu'il y a des amours qui l'emportent sur l'amour, des fid&#233;lit&#233;s qui l'emportent sur la fid&#233;lit&#233;. C'est pourquoi elle est d&#233;chir&#233;e entre deux amours. Et lui, qui l'aime tant, lui donnera les passeports pour qu'elle parte avec son mari r&#233;sistant, loin du Maroc, sur le chemin de la libert&#233;, quitte &#224; la perdre, une fois de plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec ce sc&#233;nario que Michael Curtiz a r&#233;alis&#233; Casablanca, consid&#233;r&#233; par les 100 plus grands critiques de cin&#233;ma comme le meilleur film du XX&#232; si&#232;cle. Le film a &#233;t&#233; produit par Warner Bros et est un classique des classiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait moins qu'il s'agissait d'un film de propagande destin&#233; &#224; convaincre une partie du public &#233;tasunien et mondial r&#233;ticent &#224; l'entr&#233;e en guerre des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, bien s&#251;r, il s'agissait de la bonne propagande, celle que l'on ne remarque pas, celle qui sugg&#232;re, plut&#244;t que de dire, ce qu'il faut penser ou ce qu'il faut ressentir. Une propagande qui construit la logique &#224; travers les sensations plut&#244;t que la raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure du cyberespace, nous devrions revenir &#224; Casablanca. Au lieu d'une propagande brute et directe qui met en avant le visage du dirigeant, nous devons construire des r&#233;cits qui font appel aux sensations, aux &#233;motions qui construisent les sens &#224; travers la peau et le c&#339;ur des humains. Dans son regard, lorsque Rick lui dit qu'elle doit partir avec son mari, il y a tout le d&#233;sespoir, le d&#233;sarroi et la transparence. Dans la g&#233;n&#233;rosit&#233; de Rick, il y a aussi du pragmatisme : &#171; &lt;i&gt;ensemble, ils nous attraperont facilement&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et deux phrases : &#171; &lt;i&gt;il nous restera toujours Paris&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;c'est le d&#233;but d'une grande amiti&#233;&lt;/i&gt; &#187;. En d'autres termes, le pass&#233;, ce que nous avons v&#233;cu, nous accompagnera toujours. L'&#233;ph&#233;m&#232;re, qui est l'amour, sera toujours avec nous. Et aussi, restera ce qui est en construction &#233;ternelle, l'amiti&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela sera inoubliable, car l'art transcende les usages de la politique, tout comme la vie nous enseigne que le grand amour s'appelle fid&#233;lit&#233;, m&#234;me s'il faut parfois renoncer &#224; ce que l'on aime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://y-ahora-que.blog/app/author/iturrisj/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jaime Iturri Salm&#243;n&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; para &lt;a href=&#034;https://y-ahora-que.blog/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#191;Y ahora qu&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://y-ahora-que.blog/app/casablanca/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#191;Y ahora qu&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires 2024&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;https://www.elcorreo.eu.org/Casablanca-cuando-el-arte-trasciende-la-politica&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo de la Di&#225;spora&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.elcorreo.eu.org/Casablanca-quand-l-art-transcende-la-politique&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 23 f&#233;vrier 2024&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Cette &lt;spanxmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034;href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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