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	<title>El Correo</title>
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		<title>La condition des femmes </title>
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		<dc:date>2023-03-08T09:11:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mirta SOF&#205;A BREY de TEITELBAUM</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La condition des femmes. La mondialisation a produit des changements dans les relations sociales et, en particulier, dans les relations de travail, dont l'une des caract&#233;ristiques est l'irruption massive des femmes sur le march&#233; du travail qui a confirm&#233; la discrimination dont les femmes ont &#233;t&#233; et continuent d'&#234;tre l'objet dans ce domaine et en beaucoup d'autres (...) Mirta Sofia Brey de Teitelbaum&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La mondialisation a produit des changements dans les relations sociales et, en particulier, dans les relations de travail, dont l'une des caract&#233;ristiques est l'irruption massive des femmes sur le march&#233; du travail qui a confirm&#233; la discrimination dont les femmes ont &#233;t&#233; et continuent d'&#234;tre l'objet dans ce domaine et en beaucoup d'autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; LA CONDITION DES FEMMES &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SOMMAIRE&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt; Les femmes au travail&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;II&lt;/strong&gt; La question de la l&#233;galisation &#8211;ou d&#233;criminalisation- de l'avortement volontaire&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;III&lt;/strong&gt;. La question du harc&#232;lement sexuel&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;IV&lt;/strong&gt; L'esclavage sexuel des femmes et des filles.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;I. LES FEMMES AU TRAVAIL&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La Convention 100 de l'OIT, concernant l'&#233;galit&#233; de r&#233;mun&#233;ration entre hommes et femmes pour un travail de valeur &#233;gale est en vigueur depuis 1953.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'incorporation des femmes au march&#233; du travail s'est faite dans des conditions discriminatoires puisqu'elles &#233;taient utilis&#233;es comme main-d'&#339;uvre de r&#233;serve et leur situation d'inf&#233;riorit&#233; persiste dans tous les ordres de la sph&#232;re sociale et familiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mondialisation a produit des changements dans les relations sociales et, en particulier, dans les relations de travail, dont l'une des caract&#233;ristiques est l'irruption massive des femmes sur le march&#233; du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions et les circonstances de cette entr&#233;e sur le march&#233; du travail n'ont pas ni&#233;, mais confirm&#233;, la discrimination dont les femmes ont &#233;t&#233; et continuent d'&#234;tre l'objet dans ce domaine et en beaucoup d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes ont rejoint le march&#233; du travail pour deux raisons : premi&#232;rement, leur d&#233;sir d'&#234;tre reconnues en tant que personne et comme citoyenne dans une soci&#233;t&#233; o&#249; cette reconnaissance d&#233;pend avant tout de la participation au march&#233; du travail ; la seconde, en raison de n&#233;cessit&#233; de travailler face au ch&#244;mage et &#224; la baisse des revenus des membres masculins de la famille et &#224; la diminution ou la disparition des prestations sociales dont b&#233;n&#233;ficie la famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette incorporation a eu lieu dans des conditions aussi discriminatoires que celles pr&#233;existantes, avec la circonstance aggravante que les femmes ont &#233;t&#233; utilis&#233;es comme main-d'&#339;uvre de r&#233;serve pour imposer des salaires plus bas et offrir des conditions moins favorables &#224; tous les travailleurs. En effet, les entreprises cherchaient &#224; r&#233;duire leurs co&#251;ts de production pour accro&#238;tre leur comp&#233;titivit&#233; sur le march&#233; international. Beaucoup ont d&#233;localis&#233; dans des pays o&#249; la main-d'&#339;uvre est moins ch&#232;re et tr&#232;s souvent dans des zones franches d'exportation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les taux de ch&#244;mage &#233;lev&#233;s ont fonctionn&#233; comme un facteur de coercition dans la n&#233;gociation au cours de laquelle les entreprises sont parvenues &#224; r&#233;duire les co&#251;ts salariaux, afin, selon elles, d'&#234;tre plus comp&#233;titives. Les femmes ont &#233;t&#233; les premi&#232;res &#224; accepter l'offre d'emploi peu r&#233;mun&#233;r&#233;, &#224; temps partiel et sans avantages sociaux, comme moyen d'assurer la survie de la famille face au ch&#244;mage des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette tendance &#224; l'insertion des femmes sur le march&#233; du travail, m&#234;me dans des conditions d&#233;favorables, a stagn&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es et s'est m&#234;me invers&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rapport du BIT (Femmes au travail. Tendances en 2016) commence ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Tout au long de leur vie professionnelle, les femmes continuent d'&#233;prouver de grandes difficult&#233;s &#224; acc&#233;der &#224; des emplois d&#233;cents. Seules des am&#233;liorations minimes ont &#233;t&#233; apport&#233;es depuis la quatri&#232;me Conf&#233;rence mondiale sur les femmes, tenue &#224; P&#233;kin en 1995, laissant d'importantes lacunes &#224; combler dans la mise en &#339;uvre de l'Agenda 2030 pour le d&#233;veloppement durable, adopt&#233; par les Nations Unies en 2015. L'in&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes persiste sur les march&#233;s du travail mondiaux, en termes d'opportunit&#233;s, de traitement et de r&#233;sultats. Au cours des deux derni&#232;res d&#233;cennies, les gains remarquables r&#233;alis&#233;s par les femmes en mati&#232;re d'&#233;ducation ne se sont pas traduits par une am&#233;lioration comparable de leur situation au travail. Dans de nombreuses r&#233;gions du monde, par rapport aux hommes, les femmes sont plus susceptibles d'&#234;tre et de rester au ch&#244;mage, ont moins de possibilit&#233;s de participer &#224; la population active et, lorsqu'elles le font, sont souvent contraintes d'accepter des emplois de moindre qualit&#233;. Les progr&#232;s pour surmonter ces obstacles ont &#233;t&#233; lents et limit&#233;s &#224; certaines r&#233;gions du monde. M&#234;me dans de nombreux pays o&#249; les disparit&#233;s en mati&#232;re de participation &#224; la population active et de ch&#244;mage se sont r&#233;duites et o&#249; les femmes renoncent &#224; soutenir le travail familial pour se concentrer sur le secteur des services, la qualit&#233; des emplois des femmes reste une pr&#233;occupation. La r&#233;partition in&#233;gale du travail de soins et des t&#226;ches domestiques non r&#233;mun&#233;r&#233;es entre les femmes et les hommes, et entre les familles et la soci&#233;t&#233;.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans un communiqu&#233; de la Commission &#201;conomique pour l'&lt;a href=&#034;https://fr.wiktionary.org/wiki/Am%C3%A9rique_latine&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Am&#233;rique Latine&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; et les &lt;a href=&#034;https://fr.wiktionary.org/wiki/Cara%C3%AFbes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Cara&#239;bes&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.(CEPALC) publi&#233; le 7 mars 2017, &#224; la veille de la Journ&#233;e internationale de la femme, on peut lire :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Bien qu'au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie les indicateurs du march&#233; du travail aient montr&#233; une &#233;volution positive, le taux de participation des femmes au travail a stagn&#233; autour de 53% et 78,1% des femmes qui sont employ&#233;es le font dans des secteurs d&#233;finis par la CEPALC comme &#233;tant &#224; faible qualit&#233;, ce qui implique des salaires plus bas, une faible couverture sociale et moins de contact avec la technologie et l'innovation.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, les taux de ch&#244;mage des femmes sont syst&#233;matiquement plus &#233;lev&#233;s que ceux des hommes, souligne un &lt;a href=&#034;https://oig.cepal.org/es/notas/nota-la-igualdad-ndeg-22-mujeres-mas-perjudicadas-desempleo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;document&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; pr&#233;par&#233; par l'&lt;a href=&#034;https://oig.cepal.org/es&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Observatoire de l'&#233;galit&#233; des sexes de la CEPALC pour l'Am&#233;rique latine et les Cara&#239;bes&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la pr&#233;face du document &#171; Rapport sur les salaires dans le monde &#187; 2014/2015 de l'Organisation internationale du Travail , &#171; Salaires et in&#233;galit&#233;s de revenus &#187; on lit :
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt; ... Ces derni&#232;res ann&#233;es, la croissance des salaires au niveau mondial a &#233;t&#233; port&#233;e par les &#233;conomies &#233;mergentes et les &#233;conomies en d&#233;veloppement, o&#249; les salaires r&#233;els sont en hausse &#8211; parfois rapide &#8211; depuis 2007.
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Dans les &#233;conomies d&#233;velopp&#233;es, les salaires r&#233;els ont stagn&#233; en 2012 et 2013, leur croissance se situant &#224; 0,1 et 0,2 pour cent respectivement. Dans certains cas, les salaires moyens r&#233;els en 2013 ont &#233;t&#233; inf&#233;rieurs &#224; leur niveau de 2007.
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&#8230;Globalement, dans les &#233;conomies d&#233;velopp&#233;es, la croissance des salaires r&#233;els a &#233;t&#233; distanc&#233;e par celle de la productivit&#233; sur la p&#233;riode allant de 1999 &#224; 2013. C'&#233;tait le cas avant la crise en 2007, et les gains de productivit&#233; du travail ont continu&#233; de d&#233;passer ceux des salaires r&#233;els &#224; partir de 2009, apr&#232;s un bref resserrement de l'&#233;cart au plus profond de la crise.
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Le rapport montre que dans presque tous les pays &#233;tudi&#233;s il existe des &#233;carts de salaire entre les hommes et les femmes ainsi qu'entre les travailleurs nationaux et les travailleurs migrants. Ces &#233;carts ont des causes multiples et complexes, qui diff&#232;rent d'un pays &#224; l'autre et varient &#224; diff&#233;rents points de la distribution des salaires. Ces &#233;carts salariaux peuvent &#234;tre r&#233;partis en un volet &#171; expliqu&#233; &#187;, qui est &#224; mettre au compte de caract&#233;ristiques observables et relatives au capital humain et au march&#233; du travail, et un volet &#171; inexpliqu&#233; &#187;, qui recouvre la discrimination salariale et des caract&#233;ristiques qui en principe ne devraient pas avoir d'effet sur les salaires (par ex. le fait d'avoir des enfants). Le rapport montre que, si la p&#233;nalit&#233; salariale induite par ce volet inexpliqu&#233; &#233;tait &#233;limin&#233;e, l'&#233;cart salarial moyen entre sexes s'inverserait.
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
. &#8230;L'&#233;cart salarial entre les femmes et les hommes, et entre les nationaux et les migrants, reste important &#8230;, Le rapport montre en outre que les groupes &#224; faible revenu d&#233;pendent trop des transferts sociaux ou des revenus du travail ind&#233;pendant. En fait, dans presque tous les pays, les sources de revenus sont plus diversifi&#233;es aux extr&#233;mit&#233;s sup&#233;rieures et inf&#233;rieures qu'au milieu de la distribution des revenus des m&#233;nages, o&#249; les m&#233;nages d&#233;pendent beaucoup plus des salaires. Cela illustre l'importance d'assurer la coh&#233;rence entre les politiques salariales et la protection sociale, ainsi que la cr&#233;ation d'emplois r&#233;mun&#233;r&#233;s, pour r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De plus en plus d'entreprises font appel &#224; des int&#233;rimaires ou &#224; temps partiel , &#224; des contrats &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, &#224; des travailleurs ext&#233;rieurs, sous-traitent une bonne partie du travail ou ont recours &#224; d'autres formes de travail en dehors de l'entreprise. Avant, l'int&#233;rim r&#233;pondait &#224; un besoin d'un salari&#233;, &#224; un choix. Les femmes constituent une partie essentielle de ces &#171; sources externes &#187; de travail. Ils constituent &#233;galement une part importante des travailleurs informels et non d&#233;clar&#233;s qui ne b&#233;n&#233;ficient d'aucune prestation sociale ou effectuent des t&#226;ches ind&#233;pendantes qui ne leur garantissent pas un revenu minimum pour survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la plupart des pays industrialis&#233;s, la plus grande participation des femmes &#224; la population active s'explique par la g&#233;n&#233;ralisation de emplois &#224; temps partiel. Une grande partie des femmes travaillant &#224; temps partiel sont m&#232;res de jeunes enfants, et il existe une corr&#233;lation entre le travail &#224; temps partiel et la disponibilit&#233; de services de garde d'enfants et d'horaires scolaires plus ou moins longs. Comme ce type de travail n'offre pas les m&#234;mes avantages, perspectives de carri&#232;re et possibilit&#233;s de formation que le travail &#224; temps plein, cela sugg&#232;re la marginalisation potentielle des femmes ayant des responsabilit&#233;s familiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tendance &#224; la flexibilit&#233; des sch&#233;mas et des pratiques de travail, conjugu&#233;e au ch&#244;mage, ont fait que de nombreuses femmes peu qualifi&#233;es ont &#233;t&#233; pouss&#233;es vers des emplois occasionnels, temporaires, domestiques ou &#171; ind&#233;pendants &#187;, ainsi que vers le travail &#224; domicile ou des formes de travail non-sectorielles structur&#233;es, telles que vendeurs ambulants, domestiques ou travailleurs &#224; domicile non d&#233;clar&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique, en Asie et en Am&#233;rique Latine, elles survivent et permettent &#224; leurs enfants de survivre dans des conditions de pauvret&#233; ou d'extr&#234;me pauvret&#233;, gr&#226;ce &#224; ce type d'emploi, dont b&#233;n&#233;ficient les grandes entreprises, leurs sous-traitants ou d'autres entreprises engag&#233;es dans l'exploitation sans restriction des femmes. , des enfants et des minorit&#233;s, avec la protection ou la tol&#233;rance des gouvernements et des puissances &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail &#224; domicile il s'est &#233;galement d&#233;velopp&#233; de mani&#232;re remarquable dans les pays industrialis&#233;s comme dans les pays moins d&#233;velopp&#233;s. Cette modalit&#233; de travail qui permet aux femmes de cumuler une activit&#233; salari&#233;e avec un travail domestique est r&#233;mun&#233;r&#233;e bien en dessous des normes g&#233;n&#233;rales de ces activit&#233;s et en dessous du salaire minimum. En g&#233;n&#233;ral, cela n&#233;cessite des heures de travail beaucoup plus longues que les heures l&#233;gales, car le mode de paiement &#224; la pi&#232;ce et l'insuffisance de la r&#233;mun&#233;ration obligent le travailleur &#224; essayer de produire le plus possible afin d'obtenir ce qui est n&#233;cessaire &#224; sa subsistance. Parce qu'ils sont isol&#233;s, les travailleurs &#224; domicile sont plus susceptibles d'&#234;tre exploit&#233;s, et le r&#233;seau d'agents, d'entrepreneurs et de sous-traitants a &#233;galement tout &#224; gagner &#224; leurs d&#233;pens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'agriculture, l'introduction de nouvelles technologies telles que celles li&#233;es &#224; la m&#233;canisation et &#224; la biotechnologie, a d'abord produit une augmentation de la main-d'&#339;uvre f&#233;minine en raison de l'augmentation de la superficie cultiv&#233;e et de la persistance, pendant un certain temps, de certaines t&#226;ches traditionnelles qui ont ensuite &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;es. En r&#233;alit&#233;, les nouvelles technologies ont supplant&#233; la main-d'&#339;uvre f&#233;minine dans les campagnes et r&#233;duit la participation des femmes &#224; la main-d'&#339;uvre dite agricole. En g&#233;n&#233;ral, lorsque la m&#233;canisation et les nouvelles technologies sont appliqu&#233;es &#224; l'activit&#233; rurale, les hommes ont tendance &#224; reprendre les emplois existants, beaucoup moins nombreux que ceux offerts par le travail agricole traditionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique subsaharienne, o&#249; les femmes avaient g&#233;n&#233;ralement eu une situation favorable par rapport aux autres pays sous-d&#233;velopp&#233;s, selon les indicateurs de mortalit&#233;, de nutrition et de sant&#233;, gr&#226;ce &#224; leur r&#244;le important dans le syst&#232;me agricole, la nouvelle technologie agricole s'est &#233;loign&#233;e de cette fonction. La promotion des cultures d'exportation, qui emploient essentiellement une main-d'&#339;uvre masculine, et l'ajustement structurel ont &#233;galement contribu&#233; &#224; la d&#233;t&#233;rioration de leur situation. Les deux l'ont d&#233;savantag&#233;e en diminuant son acc&#232;s &#224; la terre, car l'adjudication des terres &#224; la suite de programmes d'ajustement structurel lui a souvent fait perdre ses droits d'usufruit traditionnels sur les terres arables, affaiblissant ainsi son potentiel de gain..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre des effets de la mondialisation sur la situation et le travail des femmes est la migration vers d'autres pays. Selon certaines sources, 80 millions de personnes travaillaient hors de leur pays en 1994 et sur le seul territoire asiatique, chaque ann&#233;e, environ 300 000 travailleurs traversent les fronti&#232;res de leur pays pour travailler &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2010, selon la Division de la population des Nations Unies, il y avait 214 millions de migrants internationaux dans le monde, dont la moiti&#233; &#233;tait des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grande partie de ces femmes travaillent dans le service domestique, dans de petites entreprises ou des industries &#224; forte intensit&#233; de main-d'&#339;uvre, et dans le secteur informel des services. Aux Philippines, qui est le plus grand pays d'&#233;migration d'Asie, le nombre de femmes qui &#233;migrent d&#233;passe celui de leurs compatriotes masculins dans un rapport de 12 pour 1. Beaucoup d'entre elles sont soumises &#224; une situation de v&#233;ritable esclavage et subissent toutes sortes d'abus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les causes de l'augmentation de la pauvret&#233; et de l'extr&#234;me pauvret&#233; dans le monde, caract&#233;ristique de cette p&#233;riode de mondialisation, figure le ch&#244;mage, mais aussi la cr&#233;ation d'emplois pay&#233;s en dessous des besoins minimaux de subsistance et la r&#233;duction ou la suppression des services sociaux qui &#233;taient fournis par l'&#201;tat. Les femmes sont parmi les principales victimes de la pauvret&#233;, selon la r&#232;gle g&#233;n&#233;rale selon laquelle, plus les individus ou les groupes sont bas dans l'&#233;chelle sociale, plus graves sont pour elles les cons&#233;quences des politiques &#233;conomiques actuellement appliqu&#233;es. Selon l'OIT, &#171; plusieurs &#233;tudes ont montr&#233; que la r&#233;partition flexible du temps des femmes a &#233;t&#233; l'un des aspects qui font partie de l'adaptation &#224; la pauvret&#233; croissante ; les femmes ont augment&#233; le temps qu'elles consacrent aux activit&#233;s productives et communautaires, souvent au d&#233;triment du travail &#224; domicile &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte de la mondialisation, la contraction du r&#244;le de l'&#201;tat dans l'&#233;conomie, notamment la r&#233;duction drastique des d&#233;penses sociales, nuit davantage aux femmes qu'aux hommes, car nombre des services r&#233;duits ou supprim&#233;s les ont aid&#233;es &#224; all&#233;ger une partie de leurs t&#226;ches familiales et &#224; rendre l'emploi compatible avec la maternit&#233;. La diminution des services de garde les oblige &#224; accepter des emplois &#224; temps partiel ou &#224; laisser leurs enfants aux soins d'autres femmes de la famille, ce qui alourdit le fardeau de ces derni&#232;res. Les coupes dans les d&#233;penses d'&#233;ducation ou de sant&#233; les obligent &#224; essayer p&#233;niblement de remplacer ces services ou &#224; laisser leurs enfants et leur famille dans le d&#233;nuement. La privatisation des services de sant&#233; oblige les femmes de statut plus modeste &#224; s'occuper elles-m&#234;mes de leurs familiers malades. Tout cela a consid&#233;rablement augment&#233; la charge de travail des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'indique un document des Nations Unies, &#171; il est de plus en plus &#233;vident qu'en augmentant la pauvret&#233;, le ch&#244;mage et le sans-abrisme, les politiques d'ajustement structurel exacerbent en fait la violence &#224; l'&#233;gard des femmes en r&#233;duisant leur pouvoir &#233;conomique et en augmentant leur fardeau en raison de la diminution ou de la perte des services sociaux &#187; (ONU, &#171; Paix : mesures visant &#224; &#233;liminer la violence &#224; l'&#233;gard des femmes dans la famille et dans la soci&#233;t&#233; &#187;, rapport du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral &#224; la Commission du statut juridique et des affaires sociales de la femme &#224; sa 38e p&#233;riode de sessions, E/CN.6/ 1994/4, New York, 7 au 18 mars 1994, &#167; 54).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes sont, partout dans le monde, en charge des fonctions reproductrices, qui consistent non seulement &#224; donner naissance mais aussi &#224; &#233;lever, nourrir, &#233;duquer, veiller &#224; la sant&#233; et aider &#224; la socialisation des enfants et effectuer des t&#226;ches de soins aux autres membres de la famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail domestique n'est pas r&#233;mun&#233;r&#233;, n'est pas reconnu dans les statistiques &#233;conomiques et n'est pas pris en compte pour la retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, en Espagne, le travail domestique non r&#233;mun&#233;r&#233; est effectu&#233; majoritairement par des femmes (73%) et &#233;quivaudrait &#224; 27,4% du PIB espagnol, selon les donn&#233;es de l'Institut national des statistiques. Un travail non r&#233;mun&#233;r&#233; et, par cons&#233;quent, invisible pour l'&#233;conomie d'un pays, puisque ce travail effectu&#233; &#224; domicile est exclu du calcul du produit int&#233;rieur brut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;gration massive des femmes au march&#233; du travail a r&#233;duit le temps qu'elles consacrent &#224; ces t&#226;ches, mais surtout a r&#233;duit leur temps libre. Le manque de temps libre entrave non seulement leur droit au repos et aux loisirs, mais aussi &#224; l'&#233;ducation et &#224; leur participation &#224; la vie culturelle et scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les femmes n'ont pas le temps n&#233;cessaire &#224; toutes les t&#226;ches dont elles doivent s'occuper (transport de l'eau et du bois, agriculture de subsistance, pr&#233;paration de la nourriture et, tr&#232;s souvent, participation au march&#233; du travail), elles ont tendance &#224; en d&#233;charger une partie dans leurs filles, qui sont oblig&#233;es d'abandonner l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1990, il y avait 948 millions d'adultes analphab&#232;tes dans le monde, avec les taux d'analphab&#233;tisme les plus &#233;lev&#233;s dans les pays pauvres et, dans chaque pays, parmi les pauvres, en particulier les femmes et les filles (UNESCO, 1991).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en ce qui concerne les filles, &#171; ... la tendance croissante dans de nombreuses r&#233;gions &#224; garder les filles hors de l'&#233;cole pour aider aux t&#226;ches m&#233;nag&#232;res de leurs m&#232;res garantit pratiquement qu'une autre g&#233;n&#233;ration de femmes grandira avec moins de perspectives. En Afrique, par exemple, &#171; un nombre croissant de filles abandonnent l'&#233;cole primaire et secondaire, ou sont absentes en raison de la pauvret&#233; croissante &#187;, d&#233;clare Mme Phoebe Asiyo, du Fonds de d&#233;veloppement des Nations Unies pour la femme (Jodi Jacobson, 1992).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui encore, 70 % des pauvres et les deux tiers des analphab&#232;tes dans le monde sont des femmes . Les femmes n'occupent que 14 % des postes de direction et d'administration, 10 % des si&#232;ges parlementaires et 6 % des postes minist&#233;riels... travaillent plus d'heures que les hommes, pourtant leur travail est largement ignor&#233;, non reconnu et d&#233;valoris&#233; &#187;... (PNUD, 1995).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi s'encha&#238;ne le cercle vicieux dans lequel les femmes n'ont pas la formation n&#233;cessaire et doivent accepter des emplois subalternes, avec des salaires inf&#233;rieurs et des conditions plus dures, souvent proches de l'esclavage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ZONES FRANCHES ET ENTREPRISES MAQUILLADORAS.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les zones franches sont cr&#233;&#233;es par les &#201;tats dans lesquels elles accordent des exon&#233;rations fiscales et autres avantages aux entreprises &#233;trang&#232;res qui s'y installent pour fabriquer des produits destin&#233;s &#224; l'exportation ou la fabrication d'une partie d'un produit ou proc&#233;der &#224; l'assemblage de pi&#232;ces en provenance d'autres pays (maquilladoras). Ces derniers existent &#233;galement en grand nombre en dehors des zones franches dans le cadre de la fragmentation du processus de production &#224; l'&#233;chelle mondiale en vue d'abaisser les co&#251;ts de production, en premier lieu le co&#251;t du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au milieu des ann&#233;es 1980, il y avait quelque 176 zones franches dans 47 pays p&#233;riph&#233;riques, o&#249; les soci&#233;t&#233;s transnationales employaient 1 300 000 personnes et 600 000 autres dans des sites similaires aux zones franches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt ans plus tard, en 2000, on estimait qu'il y avait dans le monde 2 000 zones franches employant 27 millions de travailleurs, contre 3 500 en 2006 r&#233;parties dans 130 pays &#8211; p&#233;riph&#233;riques et centraux &#8211; avec 66 millions de travailleurs, majoritairement des femmes. Le d&#233;nominateur commun des zones franches et des maquiladoras est la m&#233;connaissance des droits du travail en termes de salaires, d'heures de travail, de s&#233;curit&#233; et d'hygi&#232;ne, etc. Et l'interdiction de l'organisation syndicale. Toute tentative en ce sens est durement r&#233;prim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 2015, nous &#233;crivions :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;La fronti&#232;re du Mexique avec les &#201;tats-Unis, longue d'environ 3 185 kilom&#232;tres, est extr&#234;mement perm&#233;able, l&#233;galement et ill&#233;galement. Du c&#244;t&#233; mexicain de la fronti&#232;re, les &#171; maquiladoras &#187; sont au nombre d'environ 3 000, et font partie de cha&#238;nes de production binationales : elles importent des &#201;tats-Unis des composants et des mati&#232;res premi&#232;res, que des travailleurs mexicains sont charg&#233;s d'assembler pour des salaires dix fois inf&#233;rieurs &#224; ceux des &#201;tats-Unis et une fois termin&#233;s, ils sont r&#233;export&#233;s de l'autre c&#244;t&#233; de la fronti&#232;re.
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Par exemple, &#224; Ciudad Ju&#225;rez (les personnes assassin&#233;es chaque ann&#233;e se comptent par milliers), limitrophe de la ville d'El Paso aux &#201;tats-Unis, de nombreuses femmes travaillent dans des &#171; maquilladoras &#187; dans des conditions de travail p&#233;nibles (salaire minimum et longues heures) avec comme circonstance aggravante d'ins&#233;curit&#233; : ils se rendent au travail &#224; l'aube, en partie en bus et en partie &#224; pied, marchant dans des zones pratiquement d&#233;sertes quand il n'y a pas encore de lumi&#232;re du jour, et ils rentrent chez eux le soir dans les m&#234;mes conditions. Certains d'entre eux sont attaqu&#233;s et disparaissent. Parfois leurs corps sont retrouv&#233;s et parfois non.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;80% des travailleurs de l'industrie du textile et de l'habillement au Mexique sont des femmes jeunes entre 18 et 24 ans. La plupart d'entre eux travaillent dans des conditions &#233;pouvantables, avec de bas salaires, de longues heures et des conditions de s&#233;curit&#233; pratiquement inexistantes. Et cela se produit dans des pays de tous les continents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 mars 1911, 146 femmes sont mortes et 76 ont &#233;t&#233; bless&#233;es dans l'incendie de l'usine &lt;i&gt;Triangle Shirtwaist&lt;/i&gt; &#224; New York. Ils sont morts asphyxi&#233;s, br&#251;l&#233;s vifs ou parce qu'ils se sont jet&#233;s par les fen&#234;tres pour &#233;chapper au feu. Le drame a pris cette ampleur parce que les issues ont &#233;t&#233; ferm&#233;es afin que les patrons puissent mieux contr&#244;ler les ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 100 ans plus tard, les conditions de travail des femmes dans l'industrie du textile et de l'habillement ne semblent pas avoir beaucoup chang&#233; dans diverses parties du monde. Cela est devenu &#233;vident le 24 avril 2013, apr&#232;s l'effondrement de l'usine textile &lt;i&gt;Rana Plaza&lt;/i&gt; au Bangladesh, qui a fait 1 134 morts, dont la grande majorit&#233; &#233;tait des femmes. Aussi, comme un si&#232;cle auparavant &#224; New York, les victimes ont &#233;t&#233; si nombreuses car plusieurs issues ont &#233;t&#233; ferm&#233;es pour un meilleur contr&#244;le patronal des ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours plus tard, un incendie dans un autre atelier textile avait fait 8 morts et en novembre 2012 un autre incendie dans un atelier de confection, &#233;galement au Bangladesh, avait fait 111 morts. Ces derni&#232;res ann&#233;es, il y a eu un total de 1 700 morts dans des accidents similaires au Bangladesh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans d'autres secteurs industriels, la situation est similaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe une sorte d'&#233;chelle ou de &#171; classement &#187; global de l'exploitation des travailleuses. Parmi les plus exploit&#233;s figurent ceux de divers pays d'Asie, d'Afrique et d'Am&#233;rique latine, d'Am&#233;rique Centrale et des Cara&#239;bes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE TRAVAIL DES FEMMES EN EUROPE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2007, la Conf&#233;d&#233;ration syndicale internationale (CSI) a publi&#233; un rapport sur les normes fondamentales du travail internationalement reconnues dans l'Union europ&#233;enne, dans lequel la situation &#224; cet &#233;gard &#233;tait analys&#233;e pays par pays. Entre autres choses, le rapport indiquait : Tous les &#201;tats membres de l'UE ont ratifi&#233; les deux conventions fondamentales de l'OIT sur le travail forc&#233;. Pourtant, la traite des personnes, essentiellement des femmes et des filles &#224; des fins de travail forc&#233; et d'exploitation sexuelle, est un probl&#232;me dans une certaine mesure dans pratiquement tous les pays. Dans certains &#201;tats membres, les d&#233;tenus sont contraints de travailler pour des entreprises priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans les Conclusions du Rapport, on peut lire :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Dans les &#201;tats membres de l'UE, un foss&#233; profond subsiste entre la l&#233;gislation et la pratique en ce qui concerne l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes. En Europe, les femmes gagnent jusqu'&#224; 40 % de moins que leurs coll&#232;gues masculins, connaissent des taux de ch&#244;mage plus &#233;lev&#233;s et sont sous-repr&#233;sent&#233;es dans les postes de direction. La discrimination &#233;conomique &#224; l'&#233;gard des femmes est particuli&#232;rement grave dans certains &#201;tats membres d'Europe orientale, o&#249; les &#233;carts de r&#233;mun&#233;ration dans le secteur public sont souvent encore plus importants que dans le secteur priv&#233;. Quoi qu'il en soit, la forte concentration des femmes dans les emplois &#224; temps partiel et dans le secteur des services a &#233;galement modifi&#233; d&#233;favorablement la situation des femmes dans certains pays d'Europe occidentale. La discrimination subie par les minorit&#233;s ethniques, en particulier la communaut&#233; rom, est un sujet de profonde pr&#233;occupation. Le ch&#244;mage est beaucoup plus &#233;lev&#233; chez les Roms que dans les autres groupes d'origines ethniques diff&#233;rentes. Dans de nombreux pays, le harc&#232;lement sexuel reste un probl&#232;me.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les conventions internationales du travail de l'OIT, les mesures de protection des femmes dans l'emploi ont &#233;t&#233; abrog&#233;es dans certains cas, all&#233;guant qu'elles constituent un obstacle &#224; l'&#233;galit&#233; de traitement et d'opportunit&#233;s pour les femmes dans l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me chose s'est produite &#8211; et continue de se produire &#8211; dans de nombreuses l&#233;gislations nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dit que l'interdiction de l'emploi des femmes dans certains emplois leur ferme des opportunit&#233;s, ou que les conditions diff&#233;rentes auxquelles elles ont droit, dans certains cas, les rendent plus on&#233;reuses en tant que main-d'&#339;uvre ou r&#233;duisent leur performance au travail, ce qui conduit &#224; leur discrimination. Ce qui est en cause, en principe, ce ne sont pas les normes de protection de la maternit&#233;, que tout le monde semble consid&#233;rer comme n&#233;cessaires, (bien que la convention 103 sur la protection de la maternit&#233; ait &#233;t&#233; modifi&#233;e par la 183 dans le sens d'assouplir son application) mais celles qui incluent toutes les femmes en tant que telles ou celles en &#226;ge de procr&#233;er. On dit que le fait que les femmes soient concentr&#233;es dans des secteurs traditionnellement f&#233;minins et dans des activit&#233;s peu qualifi&#233;es emp&#234;che leurs salaires d'&#234;tre &#233;lev&#233;s, elle entrave leurs chances d'avancement et les expose au ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, comme nous l'avons vu, dans les industries qui emploient traditionnellement de pr&#233;f&#233;rence une main-d'&#339;uvre f&#233;minine, les salaires sont plus bas, non pas parce qu'ils demandent moins de qualification, mais parce que les employeurs profitent de la d&#233;valorisation sociale des femmes (car elle-m&#234;me, souvent, n'est pas seulement r&#233;cepteur, mais aussi diffuseur de notions culturelles d&#233;valoris&#233;es) et ils profitent de leurs qualifications sans compensation ad&#233;quate. Bien s&#251;r, les employeurs all&#232;guent g&#233;n&#233;ralement que l'absent&#233;isme plus important des femmes en raison de leurs obligations familiales, l'interdiction du travail de nuit, l'obligation d'installer des cr&#232;ches ou des services ind&#233;pendants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Compte tenu du fait que la l&#233;gislation sur la protection des femmes favorise la discrimination &#224; leur encontre, l'un des premiers pays &#224; abroger toute l&#233;gislation &#224; cet &#233;gard a &#233;t&#233; les &#201;tats-Unis, o&#249; il n'existe actuellement aucune r&#233;glementation ou autre mesure l&#233;gale concernant les heures de travail, ou les limitations aux occupations ou le travail de nuit, ni l'exigence de services sp&#233;ciaux r&#233;serv&#233;s aux femmes. En Australie, une loi de 1984 sur la discrimination fond&#233;e sur le sexe a eu pour effet de passer outre les lois des &#201;tats pour la protection sp&#233;ciale des femmes. Les dispositions sp&#233;ciales relatives &#224; la dur&#233;e du travail des femmes dans les usines et celles interdisant aux femmes de travailler avec du plomb ont &#233;t&#233; abrog&#233;es en Nouvelle-Z&#233;lande. En &#233;change, Les dispositions relatives aux si&#232;ges et aux pauses, qui n'existaient auparavant que pour les femmes, ont &#233;t&#233; &#233;tendues &#224; tous les travailleurs. Cette derni&#232;re mesure qui &#233;tend les b&#233;n&#233;fices d'une loi aux hommes appara&#238;t comme exceptionnelle par rapport &#224; la tendance g&#233;n&#233;rale &#224; limiter la protection des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1976, la directive 76/207/CEE de la Communaut&#233; europ&#233;enne, relative &#224; l'application du principe de l'&#233;galit&#233; de traitement entre hommes et femmes, conduit &#224; revoir, voire &#224; supprimer, les diff&#233;rentes mesures de protection des femmes dans le travail qui existe dans les &#201;tats membres de la Communaut&#233;, en mati&#232;re de travail de nuit, de manutention des poids maximaux autoris&#233;s, de travail avec des mat&#233;riaux contenant du plomb, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la base de cette directive, la Commission europ&#233;enne a impos&#233; &#224; la France en 1999 une amende de 900 000 francs par jour &#224; partir du 30/11/2000 jusqu'&#224; la suppression de l'interdiction l&#233;gale du travail de nuit pour les femmes. C'est ainsi que la France a totalement lev&#233; cette interdiction en mai 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Belgique, l'interdiction des activit&#233;s impliquant une exposition aux compos&#233;s de plomb ou le port de charges lourdes a &#233;t&#233; lev&#233;e. En Gr&#232;ce, les dispositions accordant une protection sp&#233;ciale aux femmes ont &#233;t&#233; supprim&#233;es de la l&#233;gislation sur l'entretien et la lubrification des machines et la maintenance des chaudi&#232;res, sur les ateliers de menuiserie et la pr&#233;paration et l'utilisation des peintures &#224; base de plomb et sur les activit&#233;s dans diverses industries. L'Irlande a lev&#233; les restrictions &#224; l'emploi des femmes dans les activit&#233;s industrielles le week-end et &#224; l'emploi des femmes dans les travaux souterrains. Pays-Bas ont remplac&#233; les dispositions concernant les services de toilettes qui faisaient une distinction entre les hommes et les femmes. Le Royaume-Uni a r&#233;vis&#233; sa l&#233;gislation protectrice concernant l'emploi souterrain des femmes dans les mines et les carri&#232;res, les heures de travail et la manipulation manuelle d'objets lourds. L'Espagne remplace la l&#233;gislation de protection par une l&#233;gislation &#233;gale pour les deux sexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations de travailleurs se sont prononc&#233;es &#224; plusieurs reprises pour le maintien des mesures de protection pour les femmes et pour leur extension aux hommes. Ils se sont oppos&#233;s &#224; toute abrogation des mesures sp&#233;ciales de protection des femmes au travail au motif qu'il existait des diff&#233;rences biologiques qui justifiaient ces mesures sp&#233;ciales et que, de plus, la division traditionnelle des fonctions entre les sexes persistait dans la soci&#233;t&#233; actuelle, soumettant des millions de travailleuses avec la double charge d'exercer une activit&#233; r&#233;mun&#233;r&#233;e et, en m&#234;me temps, de s'occuper des t&#226;ches m&#233;nag&#232;res et familiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les agences gouvernementales et les organisations d'employeurs, en revanche, sont d'avis que les mesures de protection ne sont pas justifi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les horaires de travail, les p&#233;riodes et les jours de repos obligatoires et le temps libre sont particuli&#232;rement touch&#233;s, car les travailleurs sont de plus en plus contraints de rester &#224; la disposition des employeurs &#224; tout moment ; le travail de nuit des femmes et l'allongement des horaires de nuit sans r&#233;mun&#233;ration compensatoire ; les r&#233;glementations qui excluaient les femmes des travaux lourds, p&#233;nibles ou insalubres, car leur abrogation conduit de nombreuses femmes &#224; assumer des t&#226;ches auparavant r&#233;serv&#233;es aux hommes (comme les travaux souterrains), malgr&#233; l'intensit&#233; de l'effort requis. Le salaire minimum, l'&#226;ge de la retraite des femmes et toutes les prestations sociales, y compris les prestations de maternit&#233;, ont &#233;galement &#233;t&#233; gravement touch&#233;s. Tout cela se fait en invoquant une pr&#233;tendue &#171; rationalisation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;II. LA QUESTION DE LA L&#201;GALISATION &#8211;OU D&#201;CRIMINALISATION- DE L'AVORTEMENT VOLONTAIRE &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Celle-ci a un aspect social qui d&#233;termine une diff&#233;rence importante entre les femmes des classes &#224; revenu moyen et &#233;lev&#233; et les femmes pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'avortement est interdit, les femmes des classes moyennes et sup&#233;rieures disposent de ressources suffisantes pour assurer des soins m&#233;dicaux qualifi&#233;s dans le m&#234;me pays ou &#224; l'&#233;tranger, tandis que les femmes pauvres doivent se contenter d'interventions artisanales et parfois malsaines avec pour cons&#233;quence des taux de mortalit&#233; &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces taux de mortalit&#233; maternelle constituent l'une des preuves les plus solides de la position particuli&#232;rement d&#233;favoris&#233;e des femmes pauvres. L'UNICEF rapporte que tous facteurs confondus, le risque de mourir de causes li&#233;es &#224; la grossesse ou &#224; l'accouchement est au moins 40 fois plus &#233;lev&#233; dans les pays pauvres que dans les pays prosp&#232;res et est jusqu'&#224; 150 fois plus &#233;lev&#233; dans les pays les plus pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un document de 2016 de l'Organisation mondiale de la sant&#233; se lit comme suit :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Dans le monde, environ 830 femmes meurent chaque jour de complications li&#233;es &#224; la grossesse ou &#224; l'accouchement. En 2015, environ 303 000 femmes sont d&#233;c&#233;d&#233;es pendant ou apr&#232;s la grossesse et l'accouchement. Pratiquement tous ces d&#233;c&#232;s surviennent dans des pays &#224; faible revenu, et la plupart d'entre eux auraient pu &#234;tre &#233;vit&#233;s.
&lt;br/&gt;
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&#8230;Le nombre &#233;lev&#233; de d&#233;c&#232;s maternels dans certaines parties du monde refl&#232;te les in&#233;galit&#233;s d'acc&#232;s aux services de sant&#233; et met en &#233;vidence les diff&#233;rences entre les riches et les pauvres. La quasi-totalit&#233; (99 %) de la mortalit&#233; maternelle survient dans les pays en d&#233;veloppement : plus de la moiti&#233; en Afrique subsaharienne et pr&#232;s d'un tiers en Asie du Sud. Plus de la moiti&#233; des d&#233;c&#232;s maternels surviennent dans des environnements fragiles et des contextes de crise humanitaire.
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Le taux de mortalit&#233; maternelle dans les pays en d&#233;veloppement en 2015 est de 239 pour 100 000 naissances vivantes, alors qu'il n'est que de 12 pour 100 000 dans les pays d&#233;velopp&#233;s. population rurale et urbaine. (&lt;a href=&#034;http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs348/es/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.who.int/mediacentre/fact...&lt;/a&gt;).&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;III. LA QUESTION DU HARC&#200;LEMENT SEXUEL &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Celle-ci a &#233;t&#233; particuli&#232;rement visible &#224; travers les plaintes de personnages du monde du spectacle qui ont d&#251; se soumettre pour pouvoir faire carri&#232;re et atteindre la c&#233;l&#233;brit&#233;. Mais on parle peu des innombrables travailleuses qui en souffrent au quotidien et qui doivent endurer le harc&#232;lement sexuel pour conserver leur emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une enqu&#234;te de l'Institut Fran&#231;ais d'Opinion Publique publi&#233;e le 28 f&#233;vrier 2018 indique qu'en 2014, 20% des femmes en France subissaient diff&#233;rentes formes de harc&#232;lement sexuel au travail, un pourcentage qui est pass&#233; &#224; 32% en 2017 (&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://viehealthy -1278.kxcdn.com/wp content/uploads/2018/02/VieHealthy_Ifop_Harcelement_Travail_26.02.2018-1.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://viehealthy -1278.kxcdn.com/...&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans un document de l'OIT (Harc&#232;lement sexuel sur le lieu de travail- &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---ed_norm/---declaration/documents/publication/wcms_decl_fs_115_es.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---ed_norm/---declaration/documents/publication/wcms_decl_fs_115_es.pdf&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;) on peut lire :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;L'OIT d&#233;finit le harc&#232;lement sexuel comme un comportement fond&#233; sur le sexe, de nature d&#233;sagr&#233;able et offensante pour la personne qui le subit. Pour qu'il s'agisse de harc&#232;lement sexuel, la confluence des deux aspects n&#233;gatifs est n&#233;cessaire. Le harc&#232;lement sexuel peut se produire de deux mani&#232;res :&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Quid Pro Quo, lorsque la victime est conditionn&#233;e &#224; obtenir un avantage d'emploi - augmentation de salaire, promotion voire permanence dans l'emploi - pour acc&#233;der &#224; des comportements &#224; connotation sexuelle, soit ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; environnement de travail hostile dans lequel la conduite donne lieu &#224; des situations d'intimidation ou d'humiliation de la victime.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Comportements qualifi&#233;s de harc&#232;lement sexuel. Physique : &lt;/strong&gt; violence physique, attouchements, approches inutiles.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Verbal :&lt;/strong&gt; Commentaires et questions sur l'apparence, le style de vie, l'orientation sexuelle, appels t&#233;l&#233;phoniques offensants.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Non verbal :&lt;/strong&gt; Sifflements, gestes &#224; connotation sexuelle, pr&#233;sentation d'objets pornographiques.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CHIFFRES CL&#201;S&lt;/strong&gt; Une enqu&#234;te publi&#233;e &#224; Hong Kong en f&#233;vrier 2007 a montr&#233; que pr&#232;s de 25 pour cent des travailleurs interrog&#233;s ont &#233;t&#233; victimes de harc&#232;lement sexuel, dont un tiers &#233;taient des hommes. Parmi les hommes, seuls 6,6% ont signal&#233; leur situation (contre 20% des femmes) par peur de se ridiculiser.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Selon une &#233;tude publi&#233;e en 2004 en Italie, 55,4 % des femmes &#226;g&#233;es de 14 &#224; 59 ans d&#233;clarent avoir &#233;t&#233; victimes de harc&#232;lement sexuel. Une travailleuse sur trois subit des intimidations pour progresser dans la profession, avec 65 % des accusations de chantage hebdomadaires par le m&#234;me harceleur, g&#233;n&#233;ralement un coll&#232;gue ou un superviseur. De m&#234;me, le 55, 6 % des femmes victimes d'intimidation sexuelle ont d&#233;missionn&#233;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans l'Union europ&#233;enne, entre 40 et 50 % des femmes ont signal&#233; une forme quelconque de harc&#232;lement sexuel sur le lieu de travail.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Selon une enqu&#234;te men&#233;e par la Commission australienne pour l'&#233;galit&#233; des chances en 2004, 18 % des personnes interrog&#233;es &#226;g&#233;es de 18 &#224; 64 ans ont d&#233;clar&#233; avoir &#233;t&#233; victimes de harc&#232;lement sexuel sur le lieu de travail. Parmi eux, 62 % ont subi des harc&#232;lements physiques et moins de 37 % ont voulu d&#233;noncer les faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche montre que le type de femme le plus vuln&#233;rable au harc&#232;lement sexuel est jeune, &#233;conomiquement d&#233;pendante, c&#233;libataires ou divorc&#233;s et ayant le statut d'immigrant. Concernant les hommes, ceux qui subissent le plus de harc&#232;lement sont les jeunes, les homosexuels et les membres de minorit&#233;s ethniques ou raciales.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le droit &#224; l'avortement et la lutte contre le harc&#232;lement sexuel sont des revendications tout &#224; fait l&#233;gitimes des femmes, quelle que soit leur classe sociale, mais qu'il ne faut pas laisser entre parenth&#232;ses ni omettre, comme c'est souvent le cas, la question des droits des femmes li&#233;e aux conditions de vie d&#233;plorables des femmes qui travaillent, avec ou sans salaire ou directement dans des conditions d'esclavage.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; IV. L'ESCLAVAGE SEXUEL DES FEMMES ET DES FILLES.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le commerce des personnes, selon les Nations Unies, est la troisi&#232;me activit&#233; la plus lucrative au monde, apr&#232;s le trafic d'armes et de drogue, g&#233;n&#233;rant des milliards de dollars par an. Chaque ann&#233;e, quatre millions de personnes sont r&#233;tenues &#224; des fins d'exploitation, dont 75 % de femmes et de filles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ONU &lt;i&gt;(Human Trafficking. World Models. UN Office on Drugs and Crime&lt;/i&gt;) pr&#233;vient que les r&#233;seaux de traite, notamment &#224; des fins de prostitution mais aussi d'esclavage au travail, s'&#233;tendent sur toute la plan&#232;te. Pratiquement aucun &#201;tat n'est &#233;pargn&#233; par la traite. Il y a 127 pays d'origine, 98 de transit et 137 de destination. Parmi ces derniers, il y en a 10 avec une incidence tr&#232;s &#233;lev&#233;e comme les &#201;tats-Unis, l'Allemagne, le Japon et les Pays-Bas, entre autres. Il comprend &#233;galement vingt &#201;tats &#224; forte incidence, parmi lesquels l'Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique est avant tout un continent d'envoi de personnes victimes de la traite &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me du continent et vers l'Europe de l'Ouest. Le Nigeria est le principal pays d'origine des victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Asie, les victimes de la traite restent souvent sur le continent. Ils viennent principalement de Chine et d'Inde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Europe, les victimes viennent plut&#244;t du sud-est et du centre de l'Europe, notamment d'Albanie, de Bulgarie, de Lituanie et de Roumanie. Sa destination la plus fr&#233;quente est l'Europe occidentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bi&#233;lorussie, la Moldavie, la Russie et l'Ukraine sont les principaux pays d'origine des victimes, qui se rendent en Europe occidentale et en Am&#233;rique du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Australie et la Nouvelle-Z&#233;lande sont les destinations des personnes trafiqu&#233;es principalement en provenance d'Asie du Sud-Est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette qualit&#233; de vie d&#233;plorable et souvent dramatique des femmes pauvres est &#233;troitement li&#233;e &#224; la situation d'emploi de la grande majorit&#233; des femmes qui travaillent dans une relation de d&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mirta Sofia Brey de Teitelbaum* &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres textes de la m&#234;me auteure sur la condition f&#233;minine se trouvent en : Mirta Libertad SOFIA BREY DE TEITELBAUM, S&#233;lection d'&#233;crits socio-politiques et litt&#233;raires. CETIM, Gen&#232;ve, 2022.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El trabajo y el tiempo libre de la mujer. Evoluci&#243;n reciente y normativas internacionales. Editorial Dunken. Buenos Aires. 2021.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;*Mirta SOF&#205;A BREY de TEITELBAUM -1933-2020&lt;br class='autobr' /&gt;
1955-1974. En Argentine. Avocate, d&#233;fenseuse des prisonniers politiques et syndicalistes et des associations de bidonvilles. Responsable des assistants d'enseignement en droit politique (histoire des id&#233;es politiques et des institutions gouvernementales) et vice-directrice de l'Institut de droit compar&#233;, Facult&#233; de droit, Universit&#233; de Buenos Aires. 1975-1977, Consultant &#224; l'UNESCO. 1978-1992, Fonctionnaire des Nations Unies au Centre pour les droits de l'homme. Secr&#233;taire du Groupe de travail sur les disparitions forc&#233;es ou involontaires, elle a effectu&#233; plusieurs missions de surveillance des droits de l'homme au Chili, au P&#233;rou, au Guatemala, aux Philippines, au Sri Lanka et dans les territoires de l'ex-Yougoslavie. Participe aux r&#233;unions de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations Unies et de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies, ainsi qu'aux r&#233;unions de divers comit&#233;s charg&#233;s de surveiller le respect des Pactes et des Conventions relatifs aux droits de l'homme. 1992-1994, A dirig&#233; l'unit&#233; des publications du Centre des Nations Unies pour les droits del'homme. A publi&#233; plusieurs ouvrages dans divers m&#233;dias.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alejandro Teitelbaum*&lt;/strong&gt; pour son &lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/aleteitelbaum&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;blog personnal&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/aleteitelbaum/blog/060323/la-condition-des-femmes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Alejandro Teitelbaum&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Lyon, le 6 mars 2023&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;*Alejandro Teitelbaum&lt;/strong&gt; Avocat &#8211; Juriste International &#8211; Dipl&#244;m&#233; &#232;s Relations Economiques Internationales &#224; l'Institut d'Etudes du D&#233;veloppement Economique et Social de l'Universit&#233; Paris I. Repr&#233;sentant de la F&#233;d&#233;ration Internationale des Droits de l'homme (1986-1989) et de l'Association Am&#233;ricaine de Juristes (1989-2006) aupr&#232;s des Organismes de l'ONU &#224; Gen&#232;ve. Auteur de nombreux travaux et publications, entre autres, quelques uns concernant l'invasion &#224; Panam&#225;, la guerre du Golfe et les agressions &#224; Yougoslavie et &#224; l'Irak. Participant en nombreuses r&#233;unions et s&#233;minaires internationaux sur diff&#233;rents aspects des droits humains (civils, politiques, &#233;conomiques et sociaux). &lt;strong&gt;Derniers livres publi&#233;s :&lt;/strong&gt; -&#171; El papel desempe&#241;ado por las ideas y culturas dominantes en la preservaci&#243;n del orden vigente &#187;. Editorial Dunken, Buenos Aires, 2015. Publi&#233; en Colombie avec le titre &#171; El colapso del progresismo y el desvar&#237;o de las izquierdas &#187;. La Carreta Editores.Medellin 2017. En Internet : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.surysur.net/teitelbaum-el-colapso-del-progresismo-y-el-desvario-de-las-izquierdas&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.surysur.net/teitelbaum-...&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. -&#171; La armadura del capitalismo. El poder de las sociedades transnacionales en el mundo contempor&#225;neo &#187;. Editorial Icaria, Espa&#241;a, enero 2010. Ediciones anteriores en Argentina (2004) y en Colombia (2008). D'autres publications de Teitelbaum peuvent &#234;tre trouv&#233;es dans : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.rebelion.org/mostrar.php?tipo=5&amp;id=Alejandro%20Teitelbaum&amp;inicio=0; http://jussemper.org/Resources/Economic%20Data/Resources/ATeitelbaum_Inside_capitalism.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.rebelion.org/mostrar.php...&lt;/a&gt; ; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jussemper.org/Inicio/Recursos/Info.%20econ/elcapitalismopordentro.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.jussemper.org/Inicio/Rec...&lt;/a&gt; ; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.alainet.org/es/autores/alejandro-teitelbaum&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.alainet.org/es/autores/a...&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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