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		<title>La libert&#233; r&#233;duite au portefeuille en France</title>
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		<dc:date>2020-01-17T16:38:16Z</dc:date>
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		<dc:creator>Martine Bulard</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans l'art de prendre les Fran&#231;ais pour des idiots, les syndicalistes pour des courroies de transmission, et les parlementaires pour des pantins, le couple Macron-Philippe est devenu champion. Pour tenter de casser le mouvement social, le premier ministre a annonc&#233; le retrait &#8212; tr&#232;s provisoire &#8212; de l'&#171; &#226;ge pivot &#187;. Mais dans le projet de loi, il a introduit l'&#171; &#226;ge d'&#233;quilibre &#187;, qui lui ressemble de mani&#232;re troublante. Et il ne s'est pas content&#233; de le mentionner en passant : l'expression (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'art de prendre les Fran&#231;ais pour des idiots, les syndicalistes pour des courroies de transmission, et les parlementaires pour des pantins, le couple Macron-Philippe est devenu champion. Pour tenter de casser le mouvement social, le premier ministre a annonc&#233; le retrait &#8212; tr&#232;s provisoire &#8212; de l'&#171; &#226;ge pivot &#187;. Mais dans le projet de loi, il a introduit l'&#171; &#226;ge d'&#233;quilibre &#187;, qui lui ressemble de mani&#232;re troublante. Et il ne s'est pas content&#233; de le mentionner en passant : l'expression est cit&#233;e 56 fois et elle constitue l'un des deux piliers de la r&#233;forme &#8212; avec l'introduction de la retraite par point. L'axe central, scand&#233; tout au long des 145 pages du projet, &#233;tant &#171; l'&#233;quilibre financier &#187; du syst&#232;me, avec plus de retrait&#233;s et pas de financements suppl&#233;mentaires. Comment le patron de la CFDT, M. Laurent Berger, qui a combattu l'&#226;ge pivot peut-il d&#233;fendre l'&#226;ge d'&#233;quilibre ? Myst&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux parlementaires, ils sont appel&#233;s &#224; faire de la figuration, chaque d&#233;cision pr&#233;cise &#233;tant syst&#233;matiquement renvoy&#233;e &#224; de futures ordonnances o&#249; l'ex&#233;cutif peut d&#233;cider ce qu'il veut sans l'aval des &#233;lus. Le pouvoir devrait y avoir recours pas moins de 102 fois, si l'on en croit le texte du projet. Ainsi toute la p&#233;riode de transition, entre 2025 et 2037, est renvoy&#233;e &#224; une ordonnance et donc au bon vouloir des duettistes de choc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile de d&#233;tailler ici tous les articles de ce &lt;a href=&#034;https://www.monde-diplomatique.fr/IMG/pdf/projet_de_loi_retraites_.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;projet de loi&lt;/a&gt;. Certaines dispositions constituent un progr&#232;s : 1 000 euros pour une pension compl&#232;te minimale (m&#234;me si cette base est assortie de nombre de conditions), l'attribution de points pour les cong&#233;s maternit&#233;, la pension de r&#233;version d&#232;s 55 ans (et non 62 ans comme aujourd'hui)&#8230; Mais elles se comptent sur les doigts d'une main. Pour le reste, la r&#233;gression est en marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de loi. Cliquer sur la vignette pour le t&#233;l&#233;charger ou l'afficher dans le navigateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le pr&#233;ambule, apr&#232;s avoir &#233;gren&#233; des promesses de justice, le projet rappelle que l'&#226;ge l&#233;gal est maintenu &#224; 62 ans, mais que le gouvernement a fait &#171; &lt;i&gt;le choix de la libert&#233; donn&#233;e &#224; l'individu en fonction de son parcours, et en incitant les Fran&#231;ais, sans les y forcer, &#224; travailler un peu plus longtemps&lt;/i&gt; &#187;. Sa majest&#233; est trop bonne ! Gr&#226;ce &#224; la &#171; libert&#233; donn&#233;e &#187;, les Fran&#231;ais auront donc le choix entre partir &#224; 62 ans avec une retraite rabougrie ou travailler plus longtemps. Personne ne les forcera&#8230; sauf leur compte en banque. Encore faudrait-il qu'ils aient un emploi &#8212; ce qui, aujourd'hui, n'est pas le cas pour pr&#232;s d'un Fran&#231;ais sur deux au moment o&#249; il demande &#224; toucher sa retraite. Ce qui n'emp&#234;che pas d'aligner les grands principes dans l'article 1 : r&#233;gime par r&#233;partition maintenu, &#233;quit&#233; d&#233;fendue, solidarit&#233; assur&#233;e, &#171; &lt;i&gt;niveau de vie satisfaisant&lt;/i&gt; &#187; garanti (on ne parle pas de pouvoir d'achat chez ces gens-l&#224;), libert&#233; de choix renforc&#233;e (la libert&#233; r&#233;duite au portefeuille) &#8212; le tout subordonn&#233; &#224; l'objectif supr&#234;me : l'&#233;quilibre financier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tous &#233;gaux, mais d&#233;j&#224; quelques gagnants&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les articles 2 &#224; 7, les r&#233;dacteurs du projet de loi pr&#233;cisent que le syst&#232;me s'appliquera &#224; tous, y compris aux salari&#233;s disposant de r&#233;gimes sp&#233;cifiques (SNCF, RATP, Op&#233;ra de Paris&#8230;), selon un calendrier rendu public par le premier ministre : en 2022 pour les actifs n&#233;s en 2004 ; en 2025 pour ceux n&#233;s apr&#232;s le 1er janvier 1975 (une partie de leur retraite sera calcul&#233;e selon le syst&#232;me actuel). Pour les fonctionnaires et les agents des r&#233;gimes sp&#233;ciaux dont l'&#226;ge l&#233;gal de retraite est 57 ou 52 ans aujourd'hui, la premi&#232;re g&#233;n&#233;ration concern&#233;e sera celle n&#233;e en 1980 ou 1985, selon les cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par peur d'une extension du mouvement de protestation, le premier ministre a d'ores et d&#233;j&#224; maintenu le syst&#232;me actuel pour les militaires et les policiers, les pilotes et personnels navigants, et presque int&#233;gralement pour les contr&#244;leurs a&#233;riens ; les danseurs de l'Op&#233;ra et les cheminots, les salari&#233;s de l'&#233;nergie ont obtenu une sorte de clause &#171; du grand p&#232;re &#187; plus ou moins longue qui diff&#232;re la mise en place du nouveau syst&#232;me. Toutefois les articles 38 et 39 autorisent le gouvernement &#224; &#171; organiser par ordonnances &#187;, l&#224; encore, l'alignement des r&#233;gimes sp&#233;ciaux sur le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le flou pour les enseignants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quant aux enseignants, il est stipul&#233; qu'ils b&#233;n&#233;ficieront &#171; &lt;i&gt;de m&#233;canismes permettant de garantir une revalorisation de leur r&#233;mun&#233;ration leur assurant le versement d'une retraite &#233;quivalant &#224; celle per&#231;ue par les fonctionnaires appartement &#224; ces corps comparables de la fonction publique&lt;/i&gt; &#187;. On ne peut trouver plus alambiqu&#233;, plus vague. &#171; Faut-il comprendre que les primes des enseignants vont passer de 10 % &#224; 40 % de leur traitement &#187; pour s'aligner sur les autres fonctionnaires d'&#201;tat ?, &lt;a href=&#034;https://www.alternatives-economiques.fr/retraites-un-projet-de-loi-dangereux/00091520&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;s'interroge Henri Sterdyniak&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; qui s'est livr&#233; &#224; une fine analyse du projet de loi (Alternatives &#233;conomiques, 13 janvier).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des comptes d'apothicaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comment sera calcul&#233;e la pension ? Dans cette langue limpide dont M. Phillipe a le secret, l'article 10 stipule que &#171; le syst&#232;me fonctionnera autour d'une r&#233;f&#233;rence collective, correspondant &#224; l'&#226;ge auquel les assur&#233;s pourront partir &#224; &#171; taux plein &#187; et autour de laquelle s'articulera un m&#233;canisme de bonus/malus &#187;. Exit l'&#226;ge l&#233;gal, bonjour la &#171; r&#233;f&#233;rence collective &#187; ! Celle-ci fixera l'&#226;ge d'&#233;quilibre &#171; en fonction des projections financi&#232;res du syst&#232;me &#187; &#8212; &#233;tant act&#233; par ailleurs que l'on ne peut &#171; augmenter le co&#251;t du travail &#187;, traduisez augmenter les cotisations sociales. La situation sera pire encore puisque le pouvoir baisse des cotisations pay&#233;es par l'entreprise (c'est-&#224;-dire le salaire brut des salari&#233;s) sans compenser le manque &#224; gagner par les caisses de retraites. Conclusion : l'&#226;ge d'&#233;quilibre sera fix&#233; en fonction de la situation financi&#232;re du syst&#232;me et en fonction de la dur&#233;e de vie estim&#233;e de chaque g&#233;n&#233;ration (&#224; raison des deux tiers des gains d'esp&#233;rance de vie &#8212; si les experts estiment qu'une g&#233;n&#233;ration a gagn&#233; trois mois d'esp&#233;rance de vie, l'&#226;ge d'&#233;quilibre sera recul&#233; de deux mois).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un malus de 5 % sera appliqu&#233; pour tous ceux qui, bien qu'ayant le droit &#224; la retraite, partent avant l'&#226;ge d'&#233;quilibre ; et un bonus de 5 % pour ceux qui partent apr&#232;s ; ce qui accentue encore les in&#233;galit&#233;s car il est plus facile de prolonger son activit&#233; quand on a un travail peu ou pas p&#233;nible, int&#233;ressant et bien pay&#233; que quand on est ma&#231;on, infirmi&#232;re ou caissi&#232;re&#8230; Le pouvoir assure la main sur le c&#339;ur qu'il va revoir les crit&#232;res de p&#233;nibilit&#233;, mais refuse de revenir sur ceux que les d&#233;put&#233;s avaient vot&#233; et qu'il a supprim&#233; d'un trait d'ordonnance. Pour l'heure, le travail de nuit des infirmi&#232;res, par exemple, leur donnera le droit &#224; prendre leur retraite deux ans plus t&#244;t (au maximum) mais comme l'&#226;ge d'&#233;quilibre sera recul&#233; d'au moins deux ans&#8230; Pour les &#233;boueurs ou les &#233;goutiers, qui ont en moyenne 17 ann&#233;es d'esp&#233;rance de vie en moins selon l'Inserm, et qui peuvent partir aujourd'hui cinq &#224; dix ans plus t&#244;t, la r&#233;forme sonne comme une condamnation : &#171; &lt;i&gt;Vous prenez dix &#233;goutiers qui sont partis &#224; la retraite &#224; 54 ans. Vous revenez dix ans plus tard, y en a &#224; peu pr&#232;s sept ou huit qui sont d&#233;c&#233;d&#233;s. On va mourir dans les &#233;gouts en fait&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sumait l'un d'eux au micro de France Inter ce jeudi 16 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une r&#232;gle d'or qui n'en est pas une&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'article 11 du projet de loi &#171; &lt;i&gt;contient une r&#232;gle d'or garantissant que le niveau des pensions ne pourra jamais &#234;tre baiss&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Certes, une fois la retraite liquid&#233;e, celle-ci ne pourra &#234;tre directement diminu&#233;e (m&#234;me si des hausses de cotisations et autres pr&#233;l&#232;vements peuvent entra&#238;ner une baisse du pouvoir d'achat), cependant, elle ne sera pas align&#233;e sur l'&#233;volution moyenne des salaires, contrairement &#224; ce qui avait &#233;t&#233; indiqu&#233; auparavant, mais sur l'inflation (formule nettement moins favorable).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#171; r&#232;gle d'or &#187; ne veut donc pas dire qu'il y aura maintien du niveau des retraites par rapport au salaire &#8212; ce que l'on appelle le &#171; taux de remplacement &#187;. Du reste l'expression n'existe pas dans le projet de loi. Selon le Conseil d'orientation des retraites, ce taux tomberait au dessous de 50 % en 2025 (49,8 %) contre 51,4 % en 2018 et&#8230; 70 % il y a trente ans.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un coup de pouce &#224; la capitalisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour les hauts salaires, la cotisation sur la part de r&#233;mun&#233;ration qui se situe au dessus de trois fois le plafond de la s&#233;curit&#233; sociale, soit 10 000 euros par mois, ne sera plus que de 2,8 % (au lieu de 28,1 %), selon l'article 13. Certes, ces cadres n'auront aucune pension sur cette partie de salaire, mais cela ne compensera pas, loin s'en faut, les pertes pour le syst&#232;me, &#233;valu&#233;es entre 5 et 7 milliards d'euros. Et surtout, cette disposition les pousse &#224; opter pour des surcompl&#233;mentaires, c'est-&#224;-dire des fonds de pension. C'est une attaque contre le syst&#232;me de r&#233;partition, comme &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=QlBSa5H6fA0&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;l'explique tr&#232;s bien M. Fran&#231;ois Hommeril&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale des cadres (CFE-CGC). Le coup est d'autant plus important que l'article 15 pr&#233;voit que le gouvernement pourra &#171; &lt;i&gt;modifier les r&#232;gles d'assujettissement &#224; cotisations et contributions sociales&lt;/i&gt; &#187;. Autrement dit : le pouvoir pourra baisser le plafond au-dessus duquel les salari&#233;s paieront moins de cotisations, &#224; 8 000 euros ou 5 000 euros par mois (au lieu de 10 000). De plus, de nouvelles dispositions pour faciliter l'&#233;pargne retraite (et notamment des d&#233;ductions fiscales).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une &#233;tatisation prononc&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Non seulement le recours aux ordonnances est syst&#233;matique, mais la cr&#233;ation d'une Caisse nationale de retraite universelle, fusionnant les caisses actuelles tout en en maintenant certaines (avocats, professions lib&#233;rales, agriculteurs), sonne la fin du paritarisme. Certes, l'introduction du patronat dans la gestion de ces caisses en 1967, l'attitude de syndicats sensibles &#224; la parole patronale, le poids grandissant des experts de la Commission europ&#233;enne sur les finances publiques ont pour une part min&#233; le syst&#232;me. Il reste que l'&#233;tatisation se renforce. Ce n'est pas la cr&#233;ation d'un Comit&#233; d'expertise ind&#233;pendant des retraites qui changera la donne. Au contraire. Il sera compos&#233; d'un pr&#233;sident nomm&#233; par le pr&#233;sident de la R&#233;publique, deux membres de la Cour des comptes, le directeur de l'Insee (nomm&#233; par le pr&#233;sident de la R&#233;publique), trois personnes d&#233;sign&#233;es par les pr&#233;sidents de l'Assembl&#233;e nationale, du S&#233;nat et du Conseil &#233;conomique, social et environnemental). Pas un seul syndicaliste ! Pas m&#234;me une petite place pour M. Berger&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Martine Bulard&lt;/strong&gt; pour la &lt;a href=&#034;https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Valise diplomatique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2020-01-15-La-liberte-reduite-au-portefeuille&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Valise Diplomatique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; . Paris, le 16 janvier 2020&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;*Martine Bulard&lt;/strong&gt; est une journaliste, &#233;conomiste et &#233;crivain fran&#231;aise, elle est actuellement r&#233;dactrice en chef adjointe au Monde diplomatique.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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