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	<title>El Correo</title>
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		<title>Joyeux anniversaire, Cuba ! Miguel Bonasso</title>
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		<dc:creator>Miguel Bonasso</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cuba a &#233;t&#233; le dernier pays latinoam&#233;ricain &#224; devenir ind&#233;pendant du colonialisme espagnol, mais le premier qui s'est lib&#233;r&#233; du n&#233;ocolonialisme &#233;tasunien. Une singularit&#233; historique dont nombre d'&#171; observateurs &#187; ne tiennent pas compte apr&#232;s avoir trac&#233; le bilan de cinquante ans de r&#233;volution. Si quelque espace-temps la m&#233;taphore de David et Goliath s'est incarn&#233;e, ce fut dans cette &#238;le de 110 mille kilom&#232;tres carr&#233;s situ&#233;e &#224; 80 milles nautiques de l'empire le plus puissant de l'histoire. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Cuba" rel="directory"&gt;Cuba&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_7585 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L128xH171/doc-897-fad81728-76290.jpg?1712883944' width='128' height='171' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cuba a &#233;t&#233; le dernier pays latinoam&#233;ricain &#224; devenir ind&#233;pendant du colonialisme espagnol, mais le premier qui s'est lib&#233;r&#233; du n&#233;ocolonialisme &#233;tasunien. Une singularit&#233; historique dont nombre d'&#171; observateurs &#187; ne tiennent pas compte apr&#232;s avoir trac&#233; le bilan de cinquante ans de r&#233;volution. Si quelque espace-temps la m&#233;taphore de David et Goliath s'est incarn&#233;e, ce fut dans cette &#238;le de 110 mille kilom&#232;tres carr&#233;s situ&#233;e &#224; 80 milles nautiques de l'empire le plus puissant de l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est malhonn&#234;te et partielle, toute &#233;valuation de ce qu'ont signifi&#233;, pour Cuba et pour le monde, ces 50 ann&#233;es de geste r&#233;volutionnaire, sans prendre en consid&#233;ration ces circonstances historiques et g&#233;ographiques. Dans les ann&#233;es obscures de la pr&#233;tendue &#171; fin de l'histoire &#187; nombre d'intellectuels de gauche, moralement vaincus par l'implosion de l'Union sovi&#233;tique et l'&#233;chec du soi-disant &#171; socialisme r&#233;el &#187; en Europe de l'Est, se sont acharn&#233;s sur les erreurs, les d&#233;viations et aussi les &#233;checs du mod&#232;le, pour justifier leur reddition devant le discours unique r&#233;gnant : celui du &#171; Consensus de Washington &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Consensus de Washington, issu de l'id&#233;ologie n&#233;olib&#233;rale de la n&#233;faste (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui avait pour piliers l'&#233;conomie de march&#233; et la d&#233;mocratie &#171; &#224; l'am&#233;ricaine &#187;, qui est la forme postmoderne de la &#171; &lt;i&gt;Pax Romana &lt;/i&gt; &#187;. Certains ont consid&#233;r&#233; qu'il &#233;tait &#171; m&#251;r et r&#233;aliste &#187; de mettre l'accent sur la critique des aspects les plus discutables. Les autres - le paradigme serait le Mexicain Jorge Castaneda - ont choisi sans &#233;tat d'&#226;me de changer de bord. Heureusement, il y a eu, ceux qui, d&#233;daignant le risque m&#233;diatique d'&#234;tre qualifi&#233; de ringards-d&#233;pass&#233;s, incultes, sectaires, serviles ou franchement &#171; totalitaires &#187;, choisissent d'assumer toujours et de d&#233;fendre Cuba et sa R&#233;volution, conscient qu' en le faisant, nous ne d&#233;fendions pas seulement la lutte formidable du peuple antillais pour sa dignit&#233; nationale, mais aussi notre propre dignit&#233; comme Latinoam&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule survie de la R&#233;volution Cubaine nous donne raison. Cette survie, qui a surpass&#233; des invasions, des blocus, des menaces nucl&#233;aires, le sabotage &#224; la production, le terrorisme contre des avions civils, des h&#244;tels et des ambassades, des attentats contre Fidel, l'&#233;croulement du bloc sovi&#233;tique, la faim de la &#171; P&#233;riode Sp&#233;ciale &#187;, les catastrophes naturelles et la perfidie et/ou la l&#226;chet&#233; de pas mal de chefs d'&#201;tat, n'est pas un ph&#233;nom&#232;ne m&#233;t&#233;orologique, une curiosit&#233; historique ou le produit - comme disent les maccartistes - d'une tyrannie impos&#233;e &#224; feu et &#224; sang contre la volont&#233; pr&#233;sum&#233;e des majorit&#233;s. C'est le r&#233;sultat logique d'une combinaison unique entre un chef exceptionnel comme Fidel Castro, trois g&#233;n&#233;rations de cadres r&#233;volutionnaires engag&#233;s jusqu'&#224; la moelle avec les valeurs morales de la lutte et un peuple digne, en m&#234;me temps qui a souffert et est joyeux, profond&#233;ment solidaire avec tous les peuples du monde, qui s'est toujours refus&#233; &#224; changer son identit&#233; pour un plat de lentilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant la Havane que les autres centres urbains de Cuba n'ont jamais vu de canons &#224; eau anti-&#233;meutes, ni la police avec des boucliers et matraques et ce paysage brumeux et terrifiant des gaz lacrymog&#232;nes, qui va jusqu'&#224; la naus&#233;e dans tant de latitudes sur la Terre. Quand &#224; La &lt;i&gt;Havane Vieja&lt;/i&gt; une bruyante manifestation a eu lieu, le vieux Commandant est arriv&#233; dans son &#034;yip&#034;, avec une escorte intelligemment d&#233;sarm&#233;e et il est descendu pour discuter face &#224; face avec les manifestants. Qui n'&#233;teint pas certainement, ces multitudes millionnaires, que j'ai vu d&#233;filer dans le &#171; Malecon havanais &#187;, chaque fois que sont lanc&#233;es depuis le Bureau d'Int&#233;r&#234;ts des &#201;tats-Unis des provocations scandaleuses contre la souverainet&#233; cubaine. Je voudrais savoir combien de chefs d'&#201;tat seraient capables d'en faire autant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuba n'est certainement pas l'Arcadie, ni le Paradis. Des in&#233;galit&#233;s existent, salaires et pension basses, manque de produits du au blocus des &#201;tats-Unis et carences fruits d'erreurs, d'&#233;ventuelles irr&#233;gularit&#233;s et des conduites bureaucratiques, d'une jeunesse qui consid&#232;re comme acquis le socle basique conquis par la r&#233;volution en mati&#232;re de sant&#233; et d' &#233;ducation et qui exige plus de consommation et plus sophistiqu&#233;e, il y a des grad&#233;s et des lumpen, mais il n'y a pas d'enfants de la rue, ni de prostitution infantile, ni de mendicit&#233; organis&#233;e. Il y a des probl&#232;mes de logement, mais les villes ne sont pas crasseuses comme les n&#244;tres par les mis&#233;rables de Victor Hugo, qui dorment dans les portes coch&#232;res ou sous les ponts, des cartonniers qui habitent dans un abri de carton au seuil des b&#226;timents publics. Tous savent lire et lisent. C'est le pays avec le plus d'&#233;tudiants d'universit&#233; de l'Am&#233;rique et probablement du monde, rapport&#233; &#224; la population totale. Ses m&#233;decins, ses infirmi&#232;res, voyagent dans le monde entier, comme lors tremblement de terre du Pakistan, pour calmer la douleur humaine devant tant de trag&#233;dies historiques et naturelles. Ses ophtalmologistes ont op&#233;r&#233; des millions de Latinoam&#233;ricains de cataractes et pt&#233;rygium (NDLT affection de la corn&#233;e) dans le cadre de l' &#171; Op&#233;ration Miracle &#187;. Ses sp&#233;cialistes de l'alphab&#233;tisation ont contribu&#233; &#224; faire reculer d'une mani&#232;re d&#233;cisive l'analphab&#233;tisme au Venezuela et en Bolivie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas une soci&#233;t&#233; ang&#233;lique, certainement. Cela n'existe pas sur la face de la Terre. C'est une soci&#233;t&#233; humaine. Contradictoire, m&#233;contente comme toutes, avec beaucoup de mati&#232;res pendantes comme des in&#233;galit&#233;s irritantes entre les natifs et les &#233;trangers, mais avec une conviction profond&#233;ment enracin&#233;e dans l'immense majorit&#233; de la population : ils ne veulent pas revenir au pass&#233; n&#233;ocolonial. L'immense majorit&#233; des Cubains, de toutes g&#233;n&#233;rations, sont dispos&#233;s &#224; d&#233;fendre l'&#206;le au prix de leur vie. Ce sera pour quelque chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;vident que sur ce sujet je ne cherche pas &#224; &#234;tre &#171; objectif &#187; &#224; la mani&#232;re des &#171; observateurs &#187; : j'aime Cuba, j'ai v&#233;cu &#224; Cuba, j'ai b&#233;n&#233;fici&#233; - dans une trag&#233;die personnelle - de cette solidarit&#233; sans marchandage que les Cubains offrent, j'ai joui de nombreuses heures de conversation dont m'a honor&#233; Fidel et d'autres icones de la R&#233;volution, comme Raul Castro, Felipe P&#233;rez Roque, Abel Prieto, Ricardo Alarcon et tant d'autres. Je sens et je le dis fermement que c'est la soci&#233;t&#233; la plus humaniste de beaucoup que j'ai connues. Je sens et je le dis, que si aujourd'hui nous voyons tant de pr&#233;sidents latinoam&#233;ricains engag&#233; dans l'int&#233;gration de l'Am&#233;rique Latine, le ph&#233;nom&#232;ne gratifiant d&#233;coule en grand partie de l'existence et de l'action tenace de Cuba et de son leadership. Hugo Chavez, Evo Morales, Rafael Correa, Daniel Ortega, sont enfants aim&#233;s et directs de la R&#233;volution Cubaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux intellectuels espagnols l'ont affirm&#233; avec conviction dans un r&#233;cent livre : les leaders de la R&#233;volution, Fidel, le Che, Raul, Celia, Camilo, se retrouvent avec les grands patriotes latinoam&#233;ricains du XIXe si&#232;cle dans le fait de revendiquer le principe basique des penseurs du Si&#232;cle des Lumi&#232;res : l'obsession d'&#233;duquer le souverain, la conviction profonde qu'un peuple ignorant ne pourra jamais &#234;tre un peuple libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; de&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cubadebate.cu/index.php%3Ftpl=design/especiales.tpl.html%26newsid_obj_id=13655&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Cubadebate&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Argentine, le 4 janvier 2009.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Consensus de Washington, issu de l'id&#233;ologie n&#233;olib&#233;rale de la n&#233;faste &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Chicago_%28%C3%A9conomie%29&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ecole de Chicago&lt;/a&gt;, est une expression cr&#233;&#233;e en 1989, par l'&#233;conomiste &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Williamson&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;John Williamson&lt;/a&gt; pour r&#233;sumer les mesures standard alors impos&#233;es aux &#233;conomies en difficult&#233;, notamment celles du pays du Tiers Monde, par les institutions financi&#232;res internationales sises &#224; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Washington,_DC&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Washington, DC&lt;/a&gt; que sont la &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_mondiale&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Banque mondiale&lt;/a&gt;, le &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_mon%C3%A9taire_international&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fonds mon&#233;taire international&lt;/a&gt; soutenues, en la mati&#232;re, par les Etats du G7.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nota &lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>L'Argentine paie le Club de Paris &#034;C'est le signal d'un gouvernement affaibli&#034; Miguel Bonasso. </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/L-Argentine-paie-le-Club-de-Paris-C-est-le-signal-d-un-gouvernement-affaibli-Miguel-Bonasso</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Miguel Bonasso</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'establishment, compos&#233; d'entreprises &#233;trang&#232;res &#224; 70 %, a bruyamment c&#233;l&#233;br&#233; l'annonce surprenante de la Pr&#233;sidente d'annuler la dette avec le Club de Paris. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette fois, cela va &#234;tre difficile d'argumenter -comme c'est arriv&#233; dans le cas du FMI- qu'il s'agit d'une d&#233;cision &#034;nationale et populaire&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est de toute &#233;vidence le signe qu'un gouvernement affaibli &#233;met en direction du pouvoir r&#233;el, celui des redoutables &#171; march&#233;s &#187;, qui sont revenus avec le chiffon rouge du &#171; risque pays &#187;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Dette-externe" rel="directory"&gt;Dette externe&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&lt;i&gt;establishment&lt;/i&gt;, compos&#233; d'entreprises &#233;trang&#232;res &#224; 70 %, a bruyamment c&#233;l&#233;br&#233; l'annonce surprenante de la Pr&#233;sidente d'annuler la dette avec le Club de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, cela va &#234;tre difficile d'argumenter -comme c'est arriv&#233; dans le cas du FMI- qu'il s'agit d'une d&#233;cision &#034;nationale et populaire&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est de toute &#233;vidence le signe qu'un gouvernement affaibli &#233;met en direction du pouvoir r&#233;el, celui des redoutables &#171; march&#233;s &#187;, qui sont revenus avec le chiffon rouge du &#171; risque pays &#187;, la fameuse &#171; vuln&#233;rabilit&#233; externe &#187; et le vieux mensonge des investissements &#233;trangers qui viennent pour nous sauver (l'Exemple : Marsans-Aerol&#237;neas, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est paradoxal qu' ait &#233;t&#233; choisi le &#034;Jour de l'Industrie&#034; pour annoncer le versement et, d'un coup, de 6.706 millions de dollars des r&#233;serves de la Banque Centrale, pour contenter ceux qui nous menacent de limiter nos cr&#233;dits internationaux si nous ne &#171; retournons pas au monde &#187; (c'est-&#224;-dire, aux ann&#233;es 90). D&#233;j&#224; en mars, l'ambassadeur de la France avait mis en garde qu'il n'y aurait pas de cr&#233;dits pour le projet du TGV si l'on ne s'arrangeait pas avec le Club de Paris. Et l'arrangement passait par accepter le feu vert du FMI ou par &#171; payer &lt;i&gt;cash&lt;/i&gt; &#187;. Plus clair&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les moments les plus algides de la &#034;guerre gaucha&#034; [conflit avec l'agrobusiness], les porte-parole locaux du &#171; retour au monde &#187; ont commenc&#233; &#224; affirmer qu'il fallait abandonner compl&#232;tement l'actuel sch&#233;ma de change en permettant la baisse du dollar, sachant express&#233;ment que cela signifie une augmentation du ch&#244;mage. Apr&#232;s le &#171; Cletazo &#187;, le gouvernement s'est permis d'arr&#234;ter de soutenir le dollar cher. C'&#233;tait un signe de &#171; bon sens &#187;, de retour &#224; des mesures orthodoxes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'argument relativement raisonnable qu'il fallait cr&#233;er un matelas financier pour se mettre &#224; l'abri de l'ouragan qui menace le monde, on a d&#233;fendu avec bec et ongles l'intangibilit&#233; des r&#233;serves bien au chaud &#224; la Banque Centrale. Qui peuvent partiellement &#234;tre utilis&#233;es pour payer le Club de Paris, mais pas, par exemple, pour cr&#233;er une banque du D&#233;veloppement industriel comme celle que nous avons propos&#233; dans un projet l&#233;gislatif qui dort toujours chez les D&#233;put&#233;s depuis 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une formule qui a &#233;t&#233; utilis&#233; avec bonheur par le Br&#233;sil avec leur BANDES, et qui maintenant viendrait en soutien des entrepreneurs argentins, dans des projets r&#233;duits et r&#233;serv&#233;s. Une formule, elle oui &#171; nationale et populaire &#187; que le premier gouvernement de Per&#243;n a employ&#233;, pour que l'&#201;tat s'empar&#226;t d'une part de l'exc&#233;dent agricole et qu'il l'employ&#226;t pour promouvoir l'industrie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas lire dans ces lignes une critique obtuse aux authentiques investissements &#233;trangers ou l'infantilisme de nier la corr&#233;lation entre des forces au niveau mondial. Il y a frustration et fatigue de voir que nous manquons d'un mod&#232;le de pays et que nos ressources propres ne sont pas employ&#233;es en fonction d'un plan de d&#233;veloppement, dans lequel l'investissement public (pas la d&#233;pense) doit jouer un r&#244;le d&#233;cisif. Comme c'est arriv&#233; au Br&#233;sil, qui a pouss&#233; avec une grande force son d&#233;veloppement industriel pour chercher r&#233;cemment une place sur les march&#233;s financiers internationaux. Une place qui ne soit pas seulement celle d'un simple subordonn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Miguel Bonasso&lt;/strong&gt;, est journaliste et d&#233;put&#233; national argentin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.criticadigital.com/impresa/index.php%3Fsecc=nota%26nid=11114&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Critica Digital&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Argentine, le 2 septembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; de&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#034;Le Sud existe aussi&#034;</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-Sud-existe-aussi</link>
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		<dc:creator>Miguel Bonasso</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je crois interpr&#233;ter fid&#232;lement la pens&#233;e et le style du pr&#233;sident Kirchner et par cons&#233;quent, avec tout mon respect envers leurs excellences, je parlerai avec une absolue franchise. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Argentine int&#232;gre le Groupe des Quinze depuis sa cr&#233;ation, en 1989, et l'a pr&#233;sid&#233; en 1995. Cette appartenance, que nous confirmons lors du pr&#233;sent Sommet, ne nous exempte pas d'une vision critique et autocritique : il est &#233;vident que le G-15 n'a pas r&#233;ussi jusqu'&#224; pr&#233;sent &#224; d&#233;velopper son potentiel et nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Fil-rouge" rel="directory"&gt;Fil rouge&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je crois interpr&#233;ter fid&#232;lement la pens&#233;e et le style du pr&#233;sident Kirchner et par cons&#233;quent, avec tout mon respect envers leurs excellences, je parlerai avec une absolue franchise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Argentine int&#232;gre le Groupe des Quinze depuis sa cr&#233;ation, en 1989, et l'a pr&#233;sid&#233; en 1995. Cette appartenance, que nous confirmons lors du pr&#233;sent Sommet, ne nous exempte pas d'une vision critique et autocritique : il est &#233;vident que le G-15 n'a pas r&#233;ussi jusqu'&#224; pr&#233;sent &#224; d&#233;velopper son potentiel et nous savons tous que ses apports sur la sc&#232;ne internationale ont &#233;t&#233; modestes et m&#234;me marginaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le G-15 a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; avec l'intention de regrouper des pays repr&#233;sentatifs de l'Asie, l'Afrique et de l'Am&#233;rique latine, pour que les r&#233;gions les plus vastes, peupl&#233;es et en souffrance de la Terre atteignent un poids de n&#233;gociation qu'on lui a toujours refus&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres du Groupe (pays que les &#233;conomistes appellent &#034;de d&#233;veloppement interm&#233;diaire&#034;) devaient mettre en route la coop&#233;ration Sud-sud, moyen indispensable pour que la discussion n&#233;cessaire Sud - Nord ne soit pas un dialogue de sourds, dans lequel les puissances du Groupe des 7 (aujourd'hui des Huit) imposeraient un ordre commercial injuste, qui aggrave la mis&#232;re des peuples les plus pauvres, acc&#233;l&#232;re l'&#233;puisement des ressources naturelles non renouvelables, empoisonne l'environnement et accro&#238;t les tensions, conflits et injustices qui transforment en chim&#232;re la paix mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans vouloir dramatiser ou faire des hypoth&#232;ses que certains appelleraient d&#233;magogiques, il conviendrait de se demander combien d'enfants du Sud sont morts de faim ou de maladies soignables depuis le dernier Sommet du Groupe &#224; Caracas , en f&#233;vrier le 2004, et de questionner la relation entre ce silencieux g&#233;nocide social et la persistance et l'aggravation d'un ordre &#233;conomique international d&#233;cid&#233;ment injuste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des pathologies les plus &#233;videntes est l'existence d'un &#233;change in&#233;gal, dans lequel les pays d&#233;velopp&#233;s exigent de nous un libre commerce pour leurs services et marchandises alors qu'ils appliquent au profit de leurs producteurs le protectionnisme le plus glauque et dominateur. On nous pr&#233;sente la globalisation comme un fait in&#233;luctable, presque comme un ph&#233;nom&#232;ne naturel et non politique, bien que personne n'explique pourquoi le capital n'est pas globalis&#233;, et continue majoritairement &#224; choisir le Nord comme r&#233;sidence sur Terre. Un d&#233;s&#233;quilibre grave face auquel nous ne pouvons pas rester les bras crois&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous croyons que le Groupe, s'il agit avec une strat&#233;gie commune et en donnant un suivi ad&#233;quat &#224; ses propositions et r&#233;solutions, poss&#232;de le poids suffisant (sur un registre politique, &#233;conomique et diplomatique) pour faire savoir au Nord d&#233;velopp&#233; le sentiment de frustration profonde de nos pays (appel&#233;s avec euph&#233;misme &#034;en d&#233;veloppement&#034;), par un retard dans les n&#233;gociations que suppose la suspension du round de Doha.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous croyons aussi que ce poids sp&#233;cifique peut devenir un pouvoir de n&#233;gociation avec le Nord si nous multiplions les relations commerciales et &#233;conomiques entre les pays du Sud, comme nous essayons de le faire en Am&#233;rique du Sud, o&#249; nous nous proposons de cr&#233;er de grands chantiers r&#233;gionaux dans le domaine de l'&#233;nergie mais aussi autour d' une banque r&#233;gionale de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Argentine consid&#232;re que pour reprendre les n&#233;gociations, il est n&#233;cessaire que se produise un changement dans les positions des pays d&#233;velopp&#233;s, pour qu' ils acceptent comme naturelle et juste notre proposition d'acc&#232;s aux march&#233;s et une r&#233;duction claire du soutien interne en mati&#232;re agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous consid&#233;rions aussi que le paragraphe 24 de la D&#233;claration Minist&#233;rielle de Hong-Kong a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; par les ministres pour corriger le d&#233;s&#233;quilibre existant dans les propositions pr&#233;sent&#233;es jusqu'&#224; ce moment par les pays d&#233;velopp&#233;s. D'une telle mani&#232;re, la reprise des n&#233;gociations doit prioritairement prendre en consid&#233;ration ce qui est contenu dans ce paragraphe, en tenant compte de la r&#233;ciprocit&#233; et le traitement sp&#233;cial et diff&#233;renci&#233; pour les pays du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement ou le sous-d&#233;veloppement de nos pays est aussi li&#233; &#224; la r&#233;sistance que nous pourrons opposer aux accords qu'imposent les organismes financiers internationaux qui, comme l'a bien expliqu&#233; le Prix Nobel d'&#201;conomie Joseph Stiglitz, agissent comme le m&#233;decin de Moli&#232;re, en pratiquant des saign&#233;es au patient an&#233;mique. Ces prescriptions, qu'ils ont ordonn&#233;es dans les r&#233;gions et les circonstances nationales les plus vari&#233;es, ont emmen&#233; l'Argentine &#224; la terrible crise de 2001, qui a abouti &#224; une cruelle explosion sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous l'avons pr&#233;sent&#233; avec toute la clart&#233; exig&#233;e &#224; nos cr&#233;anciers priv&#233;s, quand nous avons n&#233;goci&#233; une remise substantielle de notre dette externe : il est n&#233;cessaire qu'ils comprennent une bonne fois pour toutes que personne ne sortira gagnant si on demand&#233; &#224; l'endett&#233; de rembourser avec une livre de chaire de son propre corps. Qui est le corps social, celui de nos peuples, appauvris et marginalis&#233;s par cette m&#234;me dette, contract&#233;e - sous la dictature et la d&#233;mocratie - pour financer (dans le cas argentin) une convertibilit&#233; qui a favoris&#233; une gigantesque fuite de capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Messieurs les chefs d'&#233;tat : il y a d'importants besoins de financement pour le d&#233;veloppement qui sont insatisfaits, c'est pourquoi nous soutenons la mise en &#339;uvre de nouveaux m&#233;canismes financiers, comme l'&#233;change de dette en faveur de l'&#233;ducation et nous constatons que le Nord d&#233;velopp&#233;, qui est le principal consommateur d'&#233;nergie de la Terre et le principal polluant, ait une dette &#233;cologique gigantesque que ne comptabilisent pas les organismes financiers internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal instrument dont nous disposons comme le G-15, pour manifester notre engagement avec les n&#233;cessit&#233;s de nos pays, est le Communiqu&#233; Conjoint. Le texte que nous avons produit pour cette occasion est significatif et opportun dans ses d&#233;finitions et demandes ; nous devons nous engager &#224; le divulguer, mais aussi &#224; mettre en &#339;uvre ses propositions dans nos pays et au niveau global.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait partie d'un compromis majeur : le Groupe a perdu de la force dans son action, en parall&#232;le avec le manque d'int&#233;r&#234;t dans les pays membres eux-m&#234;mes, d&#233;riv&#233; &#224; son tour de l'&#233;chec de nos propositions. D&#251; non seulement &#224; la corr&#233;lation de forces au niveau mondial, mais aussi au manque de suivi de notre part afin de les transformer dans des r&#233;sultats palpables pour nos soci&#233;t&#233;s respectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci nous a amen&#233; &#224; remettre en question les objectifs du Groupe afin de les adapter aux circonstances qui marquent le syst&#232;me &#233;conomique mondial. Cela nous para&#238;t juste de nous concentrer sur des questions qui participent &#224; un d&#233;veloppement &#233;conomique et social durable et de red&#233;finir les m&#233;canismes de fonctionnement avec des objectifs bien d&#233;finis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La n&#233;cessaire autocritique que nous posons dans l'introduction de ce message ne doit pas induire l'essoufflement : le Groupe des Quinze peut et doit jouer r&#244;le important, non seulement pour d&#233;fendre nos int&#233;r&#234;ts commerciaux et &#233;conomiques devant les puissances du Nord, mais aussi avec un objectif politique fondamental, comme la relance du multilat&#233;ralisme et la promotion et la d&#233;mocratisation des Nations Unies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas pr&#234;cher la d&#233;mocratie et maintenir la principale institution de la plan&#232;te dans une hi&#233;rarchie monarchique, bas&#233;e sur la force et non sur le droit. Comme disait bien le grand patriote mexicain Benito Ju&#225;rez, &#034;le respect au droit d'autrui est la paix&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Messieurs les Chefs d'&#201;tat : l'histoire place les dirigeants d'Asie, d'Afrique et d'Am&#233;rique latine devant le plus grand des d&#233;fis historiques. Le combat contre la pauvret&#233;, la faim et l'injustice n'admettent pas d'autres retards, parce que celles-ci ont &#224; ce niveau un caract&#232;re g&#233;nocidaire. La d&#233;fense des ressources naturelles et de l'environnement posent &#224; nos dirigeants un d&#233;fi encore plus grand que celui de la Guerre Froide : le monde que nous connaissons et aimons peut cesser d'&#234;tre habitable pour les g&#233;n&#233;rations futures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Groupe des Quinze doit justifier son existence, en en finissant &#224; un court terme avec l'analphab&#233;tisme ; les pand&#233;mies qui d&#233;vastent les plus pauvres, comme le SIDA, la tuberculose et le paludisme, en mettant un terme &#224; l'analphab&#233;tisme et la marginalisation des peuples eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme disait un grand po&#232;te uruguayen, Mario Benedetti : &#034;Le Sud existe aussi&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esp&#233;rons que nous aurons le courage et la sagesse de le faire certain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-73012-2006-09-15.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Buenos Aires, 15 septembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;*Miguel Bonasso&lt;/strong&gt; est D&#233;put&#233; national (PRD).&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Texte de son discours d'hier -14 septembre 2006- comme repr&#233;sentant du pr&#233;sident argentin devant le Sommet des 15 &#224; La Havane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espanol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=3205&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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