<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>El Correo</title>
	<link>https://www.elcorreo.eu.org/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.elcorreo.eu.org/spip.php?id_auteur=1089&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>Ray McGovern : Quand Poutine a tir&#233; Obama de l'embarras</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Ray-McGovern-Quand-Poutine-a-tire-Obama-de-l-embarras</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Ray-McGovern-Quand-Poutine-a-tire-Obama-de-l-embarras</guid>
		<dc:date>2016-11-01T15:42:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ray MacGovern*</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Exclusif : Au moment o&#249; l'on fait de nouveau pression sur le pr&#233;sident Obama pour qu'il attaque la Syrie et qu'on le pousse &#224; engager une nouvelle guerre froide, il est bon de revisiter les &#233;v&#233;nements extraordinaires qui se sont produits il y a trois ans, apr&#232;s une attaque au gaz sarin, nous dit Ray McGovern, ancien analyste de la CIA. &lt;br class='autobr' /&gt; Il y a trois ans, le pr&#233;sident Barack Obama se montrait r&#233;ticent &#224; lancer une attaque sur la Syrie, attaque cens&#233;e punir Bachar el-Assad pour avoir franchi (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Bataille-pour-l-information" rel="directory"&gt;Bataille pour l'information&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Exclusif : Au moment o&#249; l'on fait de nouveau pression sur le pr&#233;sident Obama pour qu'il attaque la Syrie et qu'on le pousse &#224; engager une nouvelle guerre froide, il est bon de revisiter les &#233;v&#233;nements extraordinaires qui se sont produits il y a trois ans, apr&#232;s une attaque au gaz sarin, nous dit Ray McGovern, ancien analyste de la CIA.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a trois ans, le pr&#233;sident Barack Obama se montrait r&#233;ticent &#224; lancer une attaque sur la Syrie, attaque cens&#233;e punir Bachar el-Assad pour avoir franchi &#171; &lt;i&gt;la ligne rouge&lt;/i&gt; &#187; en utilisant des armes chimiques. Cependant, il avait des soup&#231;ons, ou plut&#244;t il avait l'impression qu'on lui tendait un pi&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avait &#233;t&#233; averti par certains de ses conseillers que les preuves qui imputaient au gouvernement syrien l'attaque au gaz sarin &#233;taient fragiles et il d&#233;&#231;ut alors, en suspendant l'action, beaucoup des faucons n&#233;oconservateurs et lib&#233;raux, y compris ceux qui se trouvaient dans son administration. Il passa le probl&#232;me au Congr&#232;s, se garantissant ainsi un d&#233;lai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment &#224; ce moment crucial que le pr&#233;sident Poutine rel&#226;cha les pressions qui s'exer&#231;aient sur Obama en persuadant le gouvernement syrien de d&#233;truire ses armes chimiques, ce que fit Assad, qui continua cependant &#224; nier avoir jou&#233; un r&#244;le dans l'attaque de Ghouta, dans la banlieue de Damas, le 21 ao&#251;t 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ultras de Washington se sentaient frustr&#233;s d'avoir perdu cette occasion d'attaquer la Syrie en se servant de l'attaque de Ghouta comme d'un &lt;i&gt;casus belli&lt;/i&gt;. Toutefois, en se penchant sur les &#233;l&#233;ments de preuve, on &#233;tait tent&#233; de conclure qu'il s'agissait d'une op&#233;ration, bien orchestr&#233;e, de rebelles syriens sous fausse banni&#232;re, visant &#224; trouver un faux pr&#233;texte pour une intervention directe des &#201;tats-Unis dans la guerre de Syrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; l'aide de Poutine, qui r&#233;ussit &#224; ce qu'Assad remette ses armes chimiques, le pr&#233;sident Obama put s'extirper d'une situation difficile o&#249; il s'&#233;tait mis lui-m&#234;me, sans grande prescience, en parlant d'une fa&#231;on bravache d'une &#171; ligne rouge &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, &#224; Washington, les n&#233;oconservateurs courrouc&#233;s et beaucoup de leurs copains lib&#233;raux interventionnistes avaient l'impression qu'on les avait escroqu&#233;s en les privant de cette quasi-guerre. Apr&#232;s tout, la Syrie &#233;tait, depuis aussi longtemps que l'Irak, sur la liste des pays dont, selon les n&#233;oconservateurs, il fallait &#171; &lt;i&gt;changer le r&#233;gime&lt;/i&gt; &#187;. Et la Syrie aurait d&#251; &#234;tre le prochain apr&#232;s l'invasion de l'Irak en 2003, si cette aventure men&#233;e par les n&#233;oconservateurs ne s'&#233;tait pas r&#233;v&#233;l&#233;e aussi d&#233;sastreuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#233;oconservateurs allaient faire payer Poutine pour son ing&#233;rence, six mois plus tard, en organisant un putsch antirusse en Ukraine, suivi par des sanctions des &#201;tats-Unis et de l'Union europ&#233;enne pour punir la Russie de son &#171; agression &#187;. (Voir, sur Consortiumnews.com, &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://consortiumnews.com/2014/03/02/what-neocons-want-from-ukraine-crisis/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;What Neocons Want From Ukraine Crisis&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#187;, ou &#171; Ce que les n&#233;oconservateurs veulent tirer de la crise ukrainienne &#187;.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Jeffrey Goldberg, qui a men&#233; une s&#233;rie d'entretiens avec Obama pour un long article dans &lt;i&gt;The Atlantic&lt;/i&gt;, le pr&#233;sident s'est targu&#233;, en &#233;voquant sa d&#233;cision du 30 ao&#251;t 2013, d'avoir r&#233;sist&#233; &#224; la pression d'agir militairement, comme le lui recommandaient beaucoup de ses conseillers, et d'avoir, au lieu de cela, refus&#233; de faire &#171; &lt;i&gt;ce qu'on attendait de lui &#224; Washington.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goldberg a appel&#233; ce jour &#171; &lt;i&gt;le jour de la lib&#233;ration&lt;/i&gt; &#187; d'Obama. Pour le secr&#233;taire d'&#201;tat John Kerry, cependant, la journ&#233;e du 30 ao&#251;t s'est termin&#233;e par une d&#233;ception apr&#232;s qu'il eut fait trembler, par ses hurlements, les murs du D&#233;partement d'&#201;tat, exigeant que les &#201;tats-Unis attaquent la Syrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Goldberg, Obama avait d&#233;j&#224;, en 2009, c&#233;d&#233; &#224; des pressions extr&#233;mistes en envoyant davantage de troupes en Afghanistan pour une op&#233;ration inepte de &#171; &lt;i&gt;contre-insurrection&lt;/i&gt; &#187; et il n'avait pas envie de &#171; &lt;i&gt;chercher de nouveaux dragons &#224; abattre&lt;/i&gt; &#187;, dans le seul but de sauvegarder sa &#171; &lt;i&gt;cr&#233;dibilit&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours d'apr&#232;s ce journaliste, en priv&#233;, le pr&#233;sident soutenait que &#171; &lt;i&gt;lancer des bombes sur quelqu'un pour prouver qu'on est pr&#234;t &#224; lancer des bombes sur quelqu'un est, je crois bien, la pire raison d'utiliser la force.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, les n&#233;oconservateurs et les faucons lib&#233;raux de Washington, tout comme les Saoudiens, les Isra&#233;liens et les Fran&#231;ais, soutenaient farouchement qu'Obama devait &#171; &lt;i&gt;exercer des repr&#233;sailles&lt;/i&gt; &#187;, en vertu de la pr&#233;sum&#233;e violation de &#171; &lt;i&gt;la ligne rouge&lt;/i&gt; &#187; qu'il avait &#233;tablie, une ann&#233;e auparavant, au sujet de l'emploi, ou simplement du d&#233;placement, par la Syrie de ses armes chimiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Goldberg, Kerry a dit &#224; Obama qu'il s'attendait &#224; ce que le pr&#233;sident donne l'ordre d'une frappe militaire sur la Syrie le 31 ao&#251;t, le jour qui suivait l'apr&#232;s-midi o&#249; le secr&#233;taire d'&#201;tat avait pouss&#233; son cri de guerre [en fran&#231;ais dans le texte, NdT] et le soir o&#249; le pr&#233;sident avait fait volte-face.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Obama flaire un pi&#232;ge&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il a fallu &#224; Obama un courage extraordinaire pour tenir t&#234;te &#224; ses conseillers et &#224; pratiquement tout l'establishment de la politique ext&#233;rieure de Washington en annulant, &#224; la derni&#232;re minute, une attaque contre la Syrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Goldberg, Obama en &#233;tait &#171; &lt;i&gt;venu &#224; croire qu'il allait tomber dans un pi&#232;ge, pi&#232;ge pr&#233;par&#233; &#224; la fois par ses alli&#233;s et ses adversaires et aussi par ce que l'on s'attendait commun&#233;ment &#224; ce que fasse un pr&#233;sident am&#233;ricain.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 ao&#251;t, peu apr&#232;s que Kerry eut prononc&#233;, au D&#233;partement d'&#201;tat, sa philippique, dans laquelle il fustigeait, pas moins de 35 fois, le gouvernement syrien pour l'attaque chimique de Ghouta, Obama choisit de passer une heure avec son Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, Denis McDonough, sur la grande pelouse sud de la Maison-Blanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goldberg nous fait remarquer : &#171; &lt;i&gt;Obama n'a pas choisi McDonough au hasard. C'est son conseiller le plus hostile &#224; une intervention militaire des &#201;tats-Unis et quelqu'un qui, selon les mots de l'un de ses coll&#232;gues, &#171; pense en termes de pi&#232;ges &#187;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut une conversation cruciale. &#192; mon avis, le pr&#233;sident avait envie d'&#233;couter et puis de s'affirmer et ce fut l&#224; une sorte de r&#233;p&#233;tition g&#233;n&#233;rale pour une nouvelle fa&#231;on de concevoir son r&#244;le, qui permettrait la mise au point d'un trait&#233; sur le probl&#232;me nucl&#233;aire avec l'Iran. Il finit par parvenir &#224; mieux contenir Kerry et il lui ordonna de recourir &#224; l'aide de Moscou pour n&#233;gocier le trait&#233; historique de l'an dernier qui restreint la capacit&#233; de l'Iran &#224; acqu&#233;rir l'arme nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette occasion aussi, Poutine et le ministre russe des Affaires &#233;trang&#232;res, Serguei Lavrov, se montr&#232;rent pr&#233;cieux, et Obama comme Kerry remerci&#232;rent la Russie pour son aide dans la conclusion de ce trait&#233; de grande importance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de septembre 2013, apr&#232;s que les esprits se furent calm&#233;s &#224; propos de la sourici&#232;re syrienne, gr&#226;ce &#224; l'accord n&#233;goci&#233; par Poutine pour la destruction des armes chimiques syriennes sur un navire &#233;tats-unien sp&#233;cialement configur&#233; &#224; cet effet, il &#233;tait devenu clair comme de l'eau de roche pour Obama qu'il &#233;tait pass&#233; &#224; un fil d'accepter de d&#233;buter, parce que mystifi&#233;, une guerre inutile de plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier pas vers ce pi&#232;ge, il l'avait fait une ann&#233;e plus t&#244;t, quand il s'&#233;tait laiss&#233; persuader d'&#233;tablir une ligne rouge &#224; propos de l'usage ou m&#234;me du d&#233;placement des armes chimiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin d'une &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=PBRqRl6RbDM&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;conf&#233;rence de presse&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;improvis&#233;e le 20 ao&#251;t 2012, Chuck Todd, de NBC, pr&#233;para la sourici&#232;re avec du fromage en posant au pr&#233;sident ce qui semblait une question attendue &#224; laquelle ce dernier paraissait pr&#234;t &#224; r&#233;pondre. Todd posa une question en deux parties, la premi&#232;re &#224; propos des imp&#244;ts de Mitt Romney et la seconde sur les armes chimiques de la Syrie. Obama tourna autour du pot pour la partie syrienne de la question de Todd :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Je n'ai pas, &#224; ce moment, ordonn&#233; d'engagement militaire&#8230; Mais ce que vous avez dit &#224; propos des armes chimiques et biologiques est crucial. C'est un probl&#232;me qui ne concerne pas seulement la Syrie mais aussi nos alli&#233;s les plus proches de cette r&#233;gion du monde, y compris Isra&#235;l. Nous avons &#233;t&#233; tr&#232;s clairs envers le r&#233;gime d'Assad, mais aussi envers d'autres acteurs sur le terrain : la ligne rouge sera franchie, pour nous, si nous voyons qu'on d&#233;place beaucoup d'armes chimiques ou qu'on les utilise. Cela changerait mon jugement. Cela changerait mon &#233;quation. &#187;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La main d'Hillary Clinton&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On peut parier, sans beaucoup de risques de se tromper, que cette r&#233;ponse avait &#233;t&#233; souffl&#233;e par celle qui &#233;tait alors secr&#233;taire d'&#201;tat, Hillary Clinton, et les conseillers n&#233;oconservateurs de celle-ci, qui n'avaient pas cach&#233; leur d&#233;termination &#224; renverser el-Assad d'une fa&#231;on ou d'une autre. Le compte rendu de la conf&#233;rence de presse par le Washington Post laisse entendre que les membres de l'administration avaient &#233;t&#233; pris au d&#233;pourvu et essayaient de donner le change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leon Panetta, qui &#233;tait alors ministre de la D&#233;fense, dit &#224; Jeffrey Goldberg : &#171; &lt;i&gt;Je ne savais pas qu'on allait &#233;voquer&lt;/i&gt; [la ligne rouge]. &#187; Goldberg ajoute que le vice-pr&#233;sident, Joe Biden, avait conseill&#233; &#224; Obama de ne pas parler de ligne rouge &#224; propos des armes chimiques, craignant qu'on doive, un jour, la traduire dans les faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix jours avant la conf&#233;rence de presse improvis&#233;e d'Obama, Hillary Clinton rencontra son homologue turc &#224; Istamboul et mit l'accent sur la n&#233;cessit&#233; de r&#233;fl&#233;chir conjointement aux fa&#231;ons d'aider les rebelles qui se battaient pour renverser Assad, y compris &#233;ventuellement en &#233;tablissant une zone interdite de survol. Elle annon&#231;a la cr&#233;ation d'un groupe de travail en Turquie pour r&#233;pondre &#224; la crise syrienne, selon l'Associated Press. Ce groupe augmenterait l'implication en Syrie des services de renseignement et des arm&#233;es &#224; la fois des &#201;tats-Unis et de la Turquie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Nous travaillons en &#233;troite coop&#233;ration dans ce conflit, mais maintenant nous avons besoin de rentrer vraiment dans les d&#233;tails d'une planification d'op&#233;rations. Il faut que nos deux gouvernements comprennent bien cela,&lt;/i&gt; &#187; &lt;a href=&#034;http://www.rt.com/news/clinton-turkey-syria-damascus-aleppo-437/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;a d&#233;clar&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; Hillary Clinton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ton d'urgence refl&#233;tait la r&#233;alit&#233; : au d&#233;but de 2012, en effet, les forces gouvernementales syriennes commen&#231;aient &#224; avoir le dessus dans une bonne partie du pays. Le professeur de politique et d'histoire du Moyen-Orient, Jeremy Salt de l'universit&#233; Bilkent d'Ankara, en Turquie, fit remarquer que l'opposition syrienne avait peu d'espoir d'&#234;tre efficace sans l'aide de l'Occident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il indiqua qu'il n'y avait quasiment plus de rebelles &#224; Damas, qu'il en serait bient&#244;t de m&#234;me pour Alep, et que les rebelles &#171; &lt;i&gt;battaient en retraite. C'est la raison pour laquelle Hillary Clinton est &#224; Istamboul. Pour poser la question essentielle : Et ensuite ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyste des affaires &#233;trang&#232;res Richard Heydarian pr&#233;senta la situation de cette mani&#232;re : &#171; &lt;i&gt;Ce que l'administration Clinton&lt;/i&gt; [sic] &lt;i&gt;essaie de faire maintenant, c'est d'essayer de coordonner une sorte de strat&#233;gie militaire avec la Turquie et peut-&#234;tre aussi avec l'aide d'Isra&#235;l et&lt;/i&gt; des pays arabes parce que, selon eux, l'opposition a une chance de tenir bon &#224; Alep. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signe des temps. Les faucons de Washington avaient l'impression qu'il fallait faire quelque chose pour ralentir les pertes des rebelles et la Turquie avait tr&#232;s envie d'aider, et ce &#224; un point tel qu'il semble &lt;a href=&#034;https://consortiumnews.com/2015/09/16/was-turkey-behind-syria-sarin-attack-2/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;bien qu'elle ait jou&#233; un r&#244;le crucial&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; en favorisant et en coordonnant l'attaque de sarin sous fausse banni&#232;re &#224; Ghouta, une ann&#233;e plus tard [voir aussi &#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://consortiumnews.com/2015/12/22/a-call-for-proof-on-syria-sarin-attack/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;A call for Proof on Syria Sarin Attack&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#187;, ou &#171; &lt;i&gt;O&#249; sont les preuves dans l'attaque syrienne au gaz sarin&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;a href=&#034;http://www.lrb.co.uk/v36/n08/seymour-m-hersh/the-red-line-and-the-rat-line&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;preuves rapport&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; par Seymour Hersh en avril 2014 dans la London Review of Books impliquent le renseignement turc et les rebelles extr&#233;mistes syriens, ET NON &#171; le r&#233;gime syrien &#187;. Comme &#224; son habitude, ce journaliste d&#233;cortique consciencieusement le r&#233;cit agr&#233;&#233; par l'establishment.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une attaque au sarin bien utile&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Alors, bien s&#251;r, une attaque au gaz sarin a eu lieu &#224; Ghouta, le 21 ao&#251;t 2013, un an et un jour apr&#232;s qu'Obama eut &#233;tabli sa ligne rouge. L'establishment de Washington et ses agents, les st&#233;nographes des m&#233;dias, ont aussit&#244;t fait porter la responsabilit&#233; de cette attaque &#224; Bachar el-Assad, un m&#233;chant de pantomime que les m&#233;dias occidentaux rangent dans la m&#234;me cat&#233;gorie que leur b&#234;te noire [en fran&#231;ais dans le texte, NdT] pr&#233;f&#233;r&#233;e, Vladimir Poutine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, ce n'est pas ce que vous en ont racont&#233; les &#171; m&#233;dias dominants &#187; qui manient le m&#234;me genre de &#171; &lt;i&gt;pens&#233;e unique&lt;/i&gt; &#187; que celle qui dominait avant la d&#233;sastreuse invasion de l'Irak, mais on pouvait se procurer les preuves &#224; l'&#233;poque et &lt;a href=&#034;https://consortiumnews.com/2013/09/06/obama-warned-on-syrian-intel/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;les preuves&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; qui se sont accumul&#233;es depuis lors ont point&#233; du doigt les rebelles djihadistes comme les coupables les plus probables de l'attaque au gaz sarin. Les dossiers du renseignement ont montr&#233; que les rebelles recevaient des pr&#233;curseurs de sarin d'Europe via la Turquie et ils &#171; &lt;i&gt;fabriquaient le sarin sur place&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si la plupart des m&#233;dias &#233;tats-uniens ont ignor&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;ment cette histoire de l'envers du d&#233;cor, Hersh &lt;a href=&#034;http://www.lrb.co.uk/v36/n08/seymour-m-hersh/the-red-line-and-the-rat-line&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;signale&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; que des responsables du renseignement anglais se sont empress&#233;s de se procurer un &#233;chantillon de sarin qui venait de l'attaque du 21 ao&#251;t, l'ont analys&#233; dans leur laboratoire avant de conclure que, NON, ce n'&#233;tait pas le type de gaz sarin qui se trouvait dans les d&#233;p&#244;ts de l'arm&#233;e syrienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Seymour Hersh a une rare et double qualit&#233; : c'est un journaliste d'investigation typique, r&#233;compens&#233; par le Pulitzer &#224; une &#233;poque o&#249; les journalistes &#233;taient plus ind&#233;pendants en Am&#233;rique et il est aussi maintenant sur la liste noire des &#171; m&#233;dias dominants &#187;, ces m&#233;dias qui ont renonc&#233; &#224; l'ind&#233;pendance en faveur de &#171; l'obtention d'informations &#187; gouvernementales et de carri&#232;res lucratives. C'est la raison pour laquelle il doit passer par une revue britannique, la &lt;i&gt;London Review of Books&lt;/i&gt;, pour &#234;tre publi&#233;.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de 2013, Hersh &lt;a href=&#034;http://www.lrb.co.uk/v35/n24/seymour-m-hersh/whose-sarin&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;rapporte&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; que le Front al-Nosra, un groupe djihadiste affili&#233; &#224; al-Qa&#239;da, a appris &#224; fabriquer du gaz sarin et aurait d&#251; &#234;tre le suspect num&#233;ro un. Cependant, l'ambassadrice aux Nations Unies et l'une des plus farouches partisanes des guerres &#171; &lt;i&gt;humanitaires&lt;/i&gt; &#187;, Samantha Power, a dit le contraire aux m&#233;dias. Apr&#232;s tout, faire porter la responsabilit&#233; de l'attaque au gaz sarin &#224; Assad, c'&#233;tait exactement ce dont elle et les autres faucons avaient besoin pour pousser le pr&#233;sident &#224; une grande attaque punitive contre la Syrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Hersh, les analystes du renseignement &#233;taient si boulevers&#233;s de voir &#171; l'administration choisir ce qui lui convient dans ce que lui donne le renseignement &#187; pour &#171; justifier &#187; une attaque contre Assad qu'ils &#171; levaient les mains au ciel en s'exclamant : &#171; Comment pouvons-nous aider ce type [Obama] quand lui et ses copains de la Maison-Blanche fabriquent du renseignement comme ils veulent ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2013, Hersh se demande si &#171; &lt;i&gt;nous avons le r&#233;cit entier de la fa&#231;on dont Obama a souhait&#233; renoncer &#224; sa menace &#171; &lt;i&gt;ligne rouge&lt;/i&gt; &#187; de bombarder la Syrie&#8230; Peut-&#234;tre qu'&#224; un certain moment, il s'est trouv&#233; en face d'informations contradictoires : des preuves assez fortes pour le persuader d'annuler son plan d'attaque m&#234;me s'il devait essuyer les critiques que les R&#233;publicains n'allaient pas manquer de lui faire.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, les professionnels v&#233;t&#233;rans du renseignement pour la sant&#233; mentale (VIPS), &lt;a href=&#034;https://consortiumnews.com/2013/09/06/obama-warned-on-syrian-intel/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;nous avons essay&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; d'avertir Obama peu apr&#232;s l'attaque au gaz sarin. Nous avons cependant peu de raisons de croire que &lt;a href=&#034;https://consortiumnews.com/vips-memos/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;les notes que nous faisons parvenir au pr&#233;sident&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; figurent en premi&#232;re place sur sa liste de choses &#224; lire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est plus vraisemblable qu'Obama ait chang&#233; d'avis quand, quelques jours avant le 30 ao&#251;t 2013, il a re&#231;u la visite de James Clapper, le directeur du renseignement national. Selon Goldberg, Clapper a interrompu le briefing du matin pour &#171; &lt;i&gt;indiquer clairement que les preuves sur l'emploi par la Syrie du gaz sarin &#233;taient solides, certes, mais que ce n'&#233;tait pas &#171; &lt;i&gt;gagn&#233; d'avance&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Il avait choisi le terme soigneusement. Clapper, le chef d'une communaut&#233; du renseignement traumatis&#233;e par ses &#233;checs dans la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dant la guerre d'Irak, ne voulait pas trop promettre comme l'avait fait l'ancien directeur de la CIA George Tenet, qui avait garanti &#224; George W. Bush que c'&#233;tait &#171; gagn&#233; d'avance &#187;&lt;/i&gt; &#187; au sujet des armes irakiennes de destruction massive qui n'existaient pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou qui sait ? Nous devons peut-&#234;tre accepter que quelqu'un d'autre dans l'entourage du pr&#233;sident lui ait dit la v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Punir Poutine&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quant au pr&#233;sident russe Vladimir Poutine, il a eu le culot de penser que l'aide fournie par Moscou &#224; la Syrie rendrait peut-&#234;tre les &#201;tats-Unis plus coop&#233;ratifs, et qu'on pouvait esp&#233;rer sans doute cultiver de saines relations bilat&#233;rales fond&#233;es sur un int&#233;r&#234;t et un respect r&#233;ciproques. Il est m&#234;me all&#233; jusqu'&#224; laisser entendre que Washington peut-&#234;tre songerait &#224; abandonner l'id&#233;e que les &#201;tats-Unis sont plus &#233;gaux, si l'on peut dire, que les autres pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poutine, qui s'&#233;tait peut-&#234;tre un peu berc&#233; d'illusions apr&#232;s avoir aid&#233; Obama &#224; &#233;viter une guerre inutile en Syrie, a publi&#233; un article tr&#232;s inhabituel dans le New York Times, le 11 septembre 2013, article dont il aurait &#233;crit lui-m&#234;me le dernier paragraphe que nous allons donc citer ici en entier.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Ma relation tant professionnelle que personnelle avec le pr&#233;sident Obama est empreinte d'une confiance grandissante, ce dont je me f&#233;licite. J'ai &#233;tudi&#233; soigneusement son discours &#224; la nation, jeudi dernier. Et je voudrais exprimer un certain d&#233;saccord avec ce qu'il a dit du caract&#232;re exceptionnel de l'Am&#233;rique, en d&#233;clarant que c'est sa politique &#171; &lt;i&gt;qui rend l'Am&#233;rique diff&#233;rente. C'est ce qui nous rend exceptionnels.&lt;/i&gt; &#187; Il est tr&#232;s dangereux d'encourager les gens &#224; se consid&#233;rer comme exceptionnels, quelle que soit la motivation. Il y a de grands pays et de petits pays, des pays riches et des pays pauvres, des pays qui ont de longues traditions d&#233;mocratiques et ceux qui cherchent encore leur voie vers la d&#233;mocratie. Les politiques sont diff&#233;rentes aussi. Nous sommes tous diff&#233;rents, mais quand nous demandons la b&#233;n&#233;diction du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a cr&#233;&#233;s &#233;gaux. &#187;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alors, si vous vous demandez toujours pourquoi les n&#233;oconservateurs et leurs complices, les m&#233;dias dominants, ont fait de Poutine le diable incarn&#233;, pensez au p&#233;ch&#233; qu'il a commis en retirant les marrons du feu d'Obama en septembre 2013 quand la guerre avec la Syrie &#233;tait si proche. Les n&#233;oconservateurs ont voulu faire payer Poutine, en acc&#233;l&#233;rant les plans d'un coup d'&#201;tat en Ukraine six mois plus tard, le 22 f&#233;vrier 2014, alors que le pr&#233;sident russe concentrait son attention sur les Jeux olympiques d'hiver de Sotchi, craignant un attentat terroriste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus d'un demi-si&#232;cle comme observateur de la politique &#233;trang&#232;re des administrations pr&#233;sidentielles &#233;tats-uniennes, je n'ai jamais vu une suite d'&#233;v&#233;nements aussi bizarre.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Je donne plus de d&#233;tails &lt;/strong&gt; dans le commentaire fait lors de l'imbroglio de l'automne 2013 sur la Syrie dans &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=wnITcUQiK1Y&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;une vid&#233;o de 30 minutes&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ray McGovern*&lt;/strong&gt; pour &lt;a href=&#034;https://consortiumnews.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Consortiumnews&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Original&lt;/strong&gt; : &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://consortiumnews.com/2016/08/31/when-putin-bailed-out-obama/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;When Putin Bailed Out Obama&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#187; Consortiumnews.com, le 31/08/2016&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://consortiumnews.com/2016/08/31/when-putin-bailed-out-obama/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Consortiumnews&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. USA, le 31/08/2016&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'anglais pour &lt;a href=&#034;https://www.les-crises.fr/quand-poutine-a-tire-obama-de-lembarras-par-ray-mcgovern/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Crises&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : les lecteurs du site &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.les-crises.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.les-crises.fr&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;*&lt;strong&gt;Ray McGovern&lt;/strong&gt; ex officier d'infanterie, sp&#233;cialis&#233; en intelligence militaire, et qui a ensuite &#233;t&#233; analyste de la CIA durant 27 ans, de l'administration de Kennedy &#224; celle de George H. W. Bush. Il a pr&#233;par&#233; le Rapport Quotidien au Pr&#233;sident. Il &#233;tait un des cinq conseillers &#224; la s&#233;curit&#233; nationale du pr&#233;sident Ronald Reagan entre 1981 et 1985. En janvier de 2003, Ray a particip&#233; &#224; la cr&#233;ation du Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS) en vue d' exposer la fa&#231;on dont les services d'intelligence avaient falsifi&#233; les rapports pour &#171; justifier &#187; la guerre en Irak. Ray parle couramment le russe, l'allemand et l'espagnol. &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Ray-McGovern-Quand-Poutine-a-tire-Obama-de-l-embarras&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 1er novembre 2016.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Russie interpr&#232;te les cr&#226;neries US comme un signe de guerre</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/La-Russie-interprete-les-craneries-US-comme-un-signe-de-guerre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/La-Russie-interprete-les-craneries-US-comme-un-signe-de-guerre</guid>
		<dc:date>2016-10-17T12:48:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ray MacGovern*</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pendant que les politiciens et les experts am&#233;ricains prennent plaisir &#224; parler en mal de la Russie et &#224; diaboliser le pr&#233;sident Poutine, il y a des signes qui montrent que Moscou ne rigole plus et qu'elle se pr&#233;pare &#224; un conflit r&#233;el, &#233;crit l'ex-analyste de la CIA Ray McGovern. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; l'&#233;poque de l'administration Reagan, j'&#233;tais l'un des analystes de la CIA assign&#233; &#224; pr&#233;senter aux fonctionnaires de la Maison Blanche le Rapport quotidien au Pr&#233;sident, qui r&#233;sume le point de vue de la CIA sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Ingerences-abus-et-pillages" rel="directory"&gt;Ing&#233;rences, abus et pillages&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant que les politiciens et les experts am&#233;ricains prennent plaisir &#224; parler en mal de la Russie et &#224; diaboliser le pr&#233;sident Poutine, il y a des signes qui montrent que Moscou ne rigole plus et qu'elle se pr&#233;pare &#224; un conflit r&#233;el, &#233;crit l'ex-analyste de la CIA Ray McGovern.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque de l'administration Reagan, j'&#233;tais l'un des analystes de la CIA assign&#233; &#224; pr&#233;senter aux fonctionnaires de la Maison Blanche le Rapport quotidien au Pr&#233;sident, qui r&#233;sume le point de vue de la CIA sur les questions pressantes du jour concernant la s&#233;curit&#233; nationale. Si je devais faire encore ce travail &#8211; et en supposant que les analystes de la CIA puissent encore dire la v&#233;rit&#233; au pouvoir &#8211; je serais oblig&#233; d'annoncer des nouvelles alarmantes quant au potentiel d'un affrontement militaire entre les &#201;tats-Unis et la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, les analystes, &#233;tions responsables de collecter les avertissements venant de Moscou ou d'autres capitales cl&#233;s que les m&#233;dias US ignoraient ou minimisaient souvent, comme les grands m&#233;dias d'aujourd'hui ignorent l'escalade des avertissements de la Russie &#224; propos de la Syrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, le porte-parole de la d&#233;fense russe, le Major G&#233;n&#233;ral Igor Konachenkov, a pr&#233;venu, le 6 octobre, que la Russie est pr&#234;te &#224; abattre des avions non identifi&#233;s &#8211; y compris les avions furtifs &#8211; sur la Syrie. C'est un avertissement qui, je pense, devrait &#234;tre pris au s&#233;rieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que les experts divergent quant &#224; savoir si les syst&#232;mes avanc&#233;s de d&#233;fense a&#233;rienne russes d&#233;j&#224; en Syrie peuvent abattre les avions furtifs, mais ce serait une erreur de rejeter cet avertissement d'un revers de main. D'ailleurs, Konachenkov a ajout&#233; que la d&#233;fense a&#233;rienne russe &#171; &lt;i&gt;n'aura pas le temps d'identifier l'origine&lt;/i&gt; &#187; de l'avion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, les avions &#233;tats-uniens, qui patrouillent le ciel syrien sans l'approbation du gouvernement syrien, pourraient &#234;tre vuln&#233;rables &#224; une attaque, avec le gouvernement russe avertissant de fa&#231;on pr&#233;ventive qu'un tel incident ne sera pas de la faute de Moscou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les perspectives de relance de la n&#233;gociation sur la Syrie, leur disparition n'a jamais &#233;t&#233; plus clairement &#233;nonc&#233;e que dans les remarques du ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, Sergue&#239; Lavrov, dans une longue interview avec &lt;i&gt;Channel One Russian&lt;/i&gt;, ce dimanche. Il a termin&#233; par un commentaire ac&#233;r&#233; : &#171; &lt;i&gt;La diplomatie a plusieurs alli&#233;s dans cette affaire&lt;/i&gt; [syrienne], &lt;i&gt;les forces militaires de l'a&#233;rospatiale, de l'Arm&#233;e et de la Marine russes&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lavrov reconna&#238;t que le secr&#233;taire d'&#201;tat John Kerry a &#233;chou&#233; dans ses efforts pour obtenir que les rebelles dit &#171; &lt;i&gt;mod&#233;r&#233;s&lt;/i&gt; &#187; soutenus par les am&#233;ricains se s&#233;parent de la filiale syrienne d'al-Qa&#239;da. Avec cette condition cl&#233; du cessez-le-feu parti en fum&#233;e, Lavrov dit que la force militaire est le seul moyen de chasser les djihadistes de leur bastion dans l'est d'Alep et de r&#233;tablir le contr&#244;le du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Vladimir Poutine et ses conseillers semblent pr&#234;ts &#224; assumer le risque d'escalade dans l'espoir que toute confrontation arm&#233;e reste limit&#233;e &#224; la Syrie. Il semble qu'il y ait aussi un &#233;l&#233;ment important de synchronisation dans le comportement actuel de la Russie, consid&#233;rant qu'il vaut mieux prendre ce risque maintenant, car elle pense qu'elle risque de faire face &#224; un pr&#233;sident plus belliciste encore le 20 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, il semble qu'un nouveau sentiment de confiance r&#232;gne au Kremlin, m&#234;me si la &#171; balance des forces &#187;, au niveau mondial et au Moyen-Orient, reste en faveur des &#201;tats-Unis. La Russie a gagn&#233; un alli&#233; cl&#233; avec la Chine, et les m&#233;dias chinois ont fait preuve de compr&#233;hension et m&#234;me de sympathie pour le comportement de la Russie en Syrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent n&#233;glig&#233; est le fait que la Chine a minimis&#233; son insistance de longue date sur l'inviolabilit&#233; des fronti&#232;res souveraines et a &#233;vit&#233; de critiquer l'annexion russe de la Crim&#233;e en 2014, suite &#224; ce qui a &#233;t&#233; largement consid&#233;r&#233; comme un coup d'&#201;tat soutenu par les Etasuniens en Ukraine, quand le pr&#233;sident &#233;lu, Viktor Ianoukovitch, a &#233;t&#233; renvers&#233;. Les Chinois n'adh&#232;rent pas aux &#171; &lt;i&gt;changements de r&#233;gime&lt;/i&gt; &#187; &#8211; que ce soit &#224; Kiev ou &#224; Damas &#8211; et regardent de travers l'insistance des &#201;tats-Unis &#224; vouloir renverser le pr&#233;sident Assad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus important encore, la coop&#233;ration militaire entre la Russie et la Chine n'a jamais &#233;t&#233; aussi proche. Si la Russie se trouve dans une escalade majeure des hostilit&#233;s au Moyen-Orient et/ou en Europe, les probl&#232;mes peuvent ne pas s'arr&#234;ter l&#224;. Les &#201;tats-Unis doivent s'attendre &#224; de significatifs bruits de bottes chinois en mer de Chine m&#233;ridionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces signes pointent vers des jours tr&#232;s dangereux, mais il y a eu peu de discussions intelligentes &#224; propos de ces risques dans les grands m&#233;dias &#233;tasuniennes ou m&#234;me, apparemment, dans les salles du pouvoir &#224; Washington. On dirait un somnambule marchant vers un ab&#238;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ray McGovern&lt;/strong&gt; pour &lt;a href=&#034;https://consortiumnews.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Consortiumnews&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Original&lt;/strong&gt; : &#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://consortiumnews.com/2016/10/11/russia-reads-us-bluster-as-sign-of-war/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Russia Reads US Bluster as Sign of War&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit par Wayan, relu par Catherine pour&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;http://lesakerfrancophone.fr/la-russie-interprete-les-rodomontades-etats-uniennes-comme-un-signe-de-guerre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le Saker Fr&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://consortiumnews.com/2016/10/11/russia-reads-us-bluster-as-sign-of-war/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Consortiumnews&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. USA, le 11 octobre 2016.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;*&lt;strong&gt;Ray McGovern&lt;/strong&gt; ex officier d'infanterie sp&#233;cialis&#233; en intelligence militaire, et qui a ensuite &#233;t&#233; analyste de la CIA durant 27 ans, de l'administration de Kennedy &#224; celle de George H. W. Bush. Il a pr&#233;par&#233; le &lt;i&gt;Rapport Quotidien au Pr&#233;sident&lt;/i&gt;. Il &#233;tait un des cinq conseillers &#224; la s&#233;curit&#233; nationale du pr&#233;sident Ronald Reagan entre 1981 et 1985. En janvier de 2003, Ray a particip&#233; &#224; la cr&#233;ation du &lt;i&gt;Veteran Intelligence Professionals for Sanity&lt;/i&gt; (VIPS) en vue d'exposer la fa&#231;on dont les services d'intelligence avaient falsifi&#233; les rapports pour &#171; justifier &#187; la guerre en Irak. Ray parle couramment le russe, l'allemand et l'espagnol. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
