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		<title>Qui m&#232;ne la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle. Frances Stonor Saunder</title>
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		<dc:date>2010-02-12T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Frances Stonor Saunders*</dc:creator>



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&lt;p&gt;Bien s&#251;r cet ouvrage n'est pas la perfection absolue (certains faits sont connus, quelques raccourcis ou partis pris peuvent parasiter la d&#233;monstration) mais il convient de reconnaitre qu'il est sans nul doute l'un des meilleurs essais de ce domaine publi&#233;s au cours de l'ann&#233;e 2003. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que s'&#233;crit peu &#224; peu l'histoire des compromissions et autres complaisances des intellectuels occidentaux avec le bloc sovi&#233;tique tout au long de la Guerre froide, cette &#233;dition fran&#231;aise de Who paid the (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Livres" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien s&#251;r cet ouvrage n'est pas la perfection absolue (certains faits sont connus, quelques raccourcis ou partis pris peuvent parasiter la d&#233;monstration) mais il convient de reconnaitre qu'il est sans nul doute l'un des meilleurs essais de ce domaine publi&#233;s au cours de l'ann&#233;e 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que s'&#233;crit peu &#224; peu l'histoire des compromissions et autres complaisances des intellectuels occidentaux avec le bloc sovi&#233;tique tout au long de la Guerre froide, cette &#233;dition fran&#231;aise de Who paid the Piper ?(car &#171; &lt;i&gt;who pays the piper calls the tune &lt;/i&gt; &#187;, c'est-&#224;-dire &#171; Qui paie le musicien, choisit le morceau &#187;) compl&#232;te le tableau des luttes sourdes qui se jouaient sur le terrain culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frances Stonor Saunders fait appel &#224; un nombre impressionnant de sources, souvent totalement in&#233;dites, pour montrer comment les occidentaux et au premier chef les &#201;tats-Unis ont rapidement int&#233;gr&#233; la dimension culturelle &#224; leur strat&#233;gie de riposte contre le bloc de l'Est et &#224; la cr&#233;ation du Kominform (7 octobre 1947). Parmi les instigateurs de cette entreprise figurent trois personnages principaux : Melvin Lasky (&#171; P&#232;re de la Guerre Froide &#224; Berlin &#187;) l'initiateur de la remise en cause des m&#233;thodes traditionnelles de la propagande am&#233;ricaine ; Michael Josselson, un officier des services secrets d'origine russo-estonienne ; Nicolas Nabakov, un musicien et &#233;migr&#233; russe blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s des d&#233;buts chaotiques, c'est pendant des d&#233;cennies que ces hommes ont tiss&#233; un efficace r&#233;seau international d'amiti&#233;s et de relais culturels. Concerts, expositions d'art, conf&#233;rences et colloques, films, mais &#233;galement journaux (Der Monat par exemple), magazines et revues, ont repr&#233;sent&#233; autant d'armes entre leurs mains. &#192; l'&#233;vidence, la &#171; mat&#233;riaux &#187; primordial de cette lutte contre la subversion pro-sovi&#233;tique a consist&#233; dans les hommes eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant plus de quarante ans les meneurs de ce combat durent lutter &#224; armes in&#233;gales. S'opposant &#224; une id&#233;ologie faisant publiquement du bonheur du genre humain le but ultime, la t&#226;che n'&#233;tait gu&#232;re ais&#233;e surtout lorsque la r&#233;alit&#233; des &#233;v&#232;nements (comme en Hongrie en 1956) ou le t&#233;moignage de ceux qui ont &#233;t&#233; pers&#233;cut&#233;s pour leurs id&#233;es ne suffisent pas &#224; dessiller les yeux du plus grand nombre. &#192; cet &#233;gard, la situation faite par les faiseurs d'opinion de l'Ouest aux dissidents, ou plut&#244;t leur rejet quasi instinctif, est significative. Koestler analysa ce ressentiment en ces termes : &#171; Les ex-communistes sont non seulement de p&#233;nibles Cassandre, comme l'ont &#233;t&#233; les r&#233;fugi&#233;s antinazis, mais ce sont aussi des anges d&#233;chus qui ont eu le mauvais go&#251;t de r&#233;v&#233;ler que le Paradis n'est pas l'endroit qu'il est suppos&#233; &#234;tre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, c'est donc un double objectif, de terrain pourrions-nous dire, qui &#233;tait assign&#233; &#224; cette contre-offensive culturelle : gagner &#224; la cause de la libert&#233; une part toujours plus nombreuse de l'intelligentsia ou, &#224; minima, &#233;viter au plus grand nombre de basculer dans une complicit&#233; de fait avec le camp sovi&#233;tique. Mais, au-del&#224;, cette lutte rev&#234;t un aspect bien prosa&#239;que : celui de son co&#251;t financier. Et l&#224;, force est de constater que F. Stonor Saunders nous offre une &#233;difiante pr&#233;sentation des r&#233;seaux de financement et des circuits de diffusion des fonds mis au service de la &#171; croisade &#187; anticommuniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particulier, l'auteur expose comment, avec l'aide d'&#233;conomistes administrateurs du Plan Marshall, a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;e la &#171; d&#233;rivation &#187; d'environ 200 millions de dollars annuels pr&#233;lev&#233;s sur les &#171; fonds de contrepartie &#187; (rappelons que la majeure partie de ces sommes a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour d'autres types d'actions clandestines comme, dans les ann&#233;es cinquante, &#224; apporter une aide &#224; quelques hommes politiques favorables &#224; une Europe f&#233;d&#233;rale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, une fois ce livre referm&#233;, le lecteur sent bien qu'une part essentielle de cette lutte souterraine reste encore &#224; explorer. Au fil des pages, un homme s'est peu &#224; peu impos&#233;. &#201;nergique, d&#233;termin&#233;, d&#233;cisif, Irving Brown, apparait incontournable. Et pourtant, ce livre, comme tant d'autres d'ailleurs, ne fait que l'&#233;voquer.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe src=&#034;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_top&amp;bc1=FFFFFF&amp;IS2=1&amp;bg1=FFFFFF&amp;fc1=000000&amp;lc1=0000FF&amp;t=elcordeladiaa-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as4&amp;m=amazon&amp;f=ifr&amp;ref=ss_til&amp;asins=220725416X&#034; style=&#034;width:120px;height:240px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; marginwidth=&#034;0&#034; marginheight=&#034;0&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;Qui m&#232;ne la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Frances Stonor Saunders. &lt;br /&gt;
Paris : Deno&#235;l, 2003. &lt;br /&gt;
506 pages.&lt;br/&gt;
&lt;strong&gt;Prix :&lt;/strong&gt; 24,50 euros. &lt;/center&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;*Frances Stonor Saunders&lt;/strong&gt;, n&#233;e en 1966, est une journaliste et historienne britannique.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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