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		<title>La gloutonnerie de la finance usam&#233;ricaine.</title>
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		<dc:date>2015-01-08T14:33:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Norman Pollack</dc:creator>



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&lt;p&gt;Question : Une contre-r&#233;volution est-elle possible sans une r&#233;volution ? En toute logique, peut-&#234;tre pas ; en Am&#233;rique, c'est tout &#224; fait possible, comme peut l'illustrer d&#233;sormais la loi de finances de 1000 milliards de dollars, en attente de promulgation. La pression est pr&#233;sente, et se focaliser exclusivement sur l'opportunisme des r&#233;publicains (retard, menace de fermeture des administrations f&#233;d&#233;rales, chantage), c'est sous-estimer et se m&#233;prendre sur le compte des forces en jeu : la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Gringoland-USA" rel="directory"&gt;&#171; Gringoland &#187; (USA) &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Question :&lt;/strong&gt; Une contre-r&#233;volution est-elle possible sans une r&#233;volution ? En toute logique, peut-&#234;tre pas ; en Am&#233;rique, c'est tout &#224; fait possible, comme peut l'illustrer d&#233;sormais la loi de finances de 1000 milliards de dollars, en attente de promulgation. La pression est pr&#233;sente, et se focaliser exclusivement sur l'opportunisme des r&#233;publicains (retard, menace de fermeture des administrations f&#233;d&#233;rales, chantage), c'est sous-estimer et se m&#233;prendre sur le compte des forces en jeu : la financiarisation du capitalisme Am&#233;ricain, le parti d&#233;mocrate, qui, en servant et promouvant les int&#233;r&#234;ts des banques, est tout autant complice, l'&#233;chiquier politico-id&#233;ologique structur&#233; autour de deux partis qui tend toujours plus vers la droite, et, dans le cas pr&#233;sent, la confirmation de l'acc&#233;l&#233;ration de la dominance des groupes dirigeants comme s'ils se trouvaient sur une voie &#224; sens unique. En effet, la mutilation du texte de la loi Dodd-Frank permet &#224; nouveau de d&#233;r&#233;guler les transactions sur les produits d&#233;riv&#233;s, le gouvernement se pliant aux volont&#233;s de cette esp&#232;ce de joueurs de premi&#232;re cat&#233;gorie et leur apportant son soutien en leur garantissant un renflouement gr&#226;ce &#224; l'argent des d&#233;posants dans le cas o&#249; les paris ne seraient pas fructueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est pas une nouveaut&#233;, c'est tout bonnement le sc&#233;nario de 2008 qui se r&#233;p&#232;te &#233;tant donn&#233; (une fois de plus) la volont&#233; des deux partis de tenir la place de la Chambre des repr&#233;sentants (comme Las Vegas doit &#234;tre envieuse !) dans cette entreprise de jeux d'argent. Ce n'est pas nouveau : Clinton avait d&#233;j&#224; entrepris d'abroger la loi Glass-Steagall au milieu des ann&#233;es 90, en portant au pouvoir la bande men&#233;e par le tandem Rubin-Summers en faveur de la d&#233;r&#233;glementation au minist&#232;re des Finances, au Council of Economic Advisers (le Conseil des conseillers &#233;conomiques), ainsi qu'au niveau du syst&#232;me de l&#233;gislation directe, abandonnant le syst&#232;me bancaire sous les auspices des lib&#233;raux, telle une proie facile pour les grandes banques qui se serrent les coudes. De nos jours, les r&#233;publicains ne font qu'approuver et compl&#233;ter les pouvoirs &#233;tendus de Wall Street sur la sc&#232;ne politique mondiale et son r&#244;le dans l'&#233;conomie nationale, c'est-&#224;-dire, le cadre d&#233;cisionnel plus large, influant sur la fusion du militarisme et du capitalisme en Am&#233;rique. Rien n'est laiss&#233; au hasard. Je dis cela non pas parce que je suis un partisan des th&#233;ories du complot, je suis seulement les tendances, comme celles relatives aux d&#233;cisions encourageant l'intervention, l'affrontement, et les pr&#233;tentions h&#233;g&#233;moniques &#224; une supr&#233;matie mondiale unilat&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas une co&#239;ncidence que la nouvelle loi de finances consacre pratiquement la moiti&#233; (490 milliards de dollars) du montant total &#224; la d&#233;fense, sans r&#233;duction aucune pour ce secteur, &#224; la diff&#233;rence de l'adroite diminution du budget qu'a subi le filet de s&#233;curit&#233; sociale. Mais pourquoi la situation devrait-elle &#234;tre diff&#233;rente, &#233;tant donn&#233; que cette phase, peut-&#234;tre nouvelle, du capitalisme a pour objectif de mettre le capitalisme financier lui-m&#234;me sur le pied de guerre et/ou dans une posture expansionniste de fa&#231;on permanente ? Revenons dix d&#233;cennies en arri&#232;re, &#224; l'ouvrage de Rudolf Hilferding intitul&#233; Das Finanzkapital [Le capitalisme financier] (1910) afin de voir dans quelle direction nous nous dirigeons (ou bien o&#249; nous sommes d&#233;j&#224; arriv&#233;s), un bond dangereux ou qualitatif dans le d&#233;veloppement du capitalisme avec les perspectives et cons&#233;quences militaristes que cela comporte, ainsi que l'embrigadement (&#171; mod&#233;r&#233; &#187; ou &#171; strict &#187;), les manipulations, profiter des r&#233;compenses comme autant des miettes laiss&#233;es sur la table, ou bien, &#224; pr&#233;sent, dans une zone floue, la surveillance de masse, l'illusion d'un Ennemi universel / omnipr&#233;sent, Le Terroriste, n&#233;cessitant la mise en place de l'Etat de s&#233;curit&#233; nationale&#8230;du peuple am&#233;ricain. Les Etats-Unis ont tram&#233; ce plan au moins depuis l'&#233;poque d'Hilferding, avec les p&#233;riodes de Peur Rouge et les raids Palmer, jusqu'au maccarthysme et aux atteintes aux libert&#233;s civiques par la NSA (curieusement, ces &#233;v&#232;nements ont eu lieu pour la plupart sous les gouvernements d&#233;mocrates).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, bri&#232;vement, voici la th&#233;orie d'Hilferding &#224; titre d'information (ainsi que mes explications &#224; son sujet, principalement au travers de l'ouvrage de Paul Sweezy, &lt;i&gt;The Theory of Capitalist Development&lt;/i&gt; [La th&#233;orie du d&#233;veloppement capitaliste]) pour comprendre les &#233;v&#232;nements actuels. Pour commencer il serait judicieux d'&#233;voquer comment le r&#244;le de l'imp&#233;rialisme et du militarisme, dans le remplacement et la destruction partielle de la politique du &#171; laisser-faire &#187; (en anglais dans le texte), a ouvert la voie au capitalisme financier, qui encourage davantage la sous-consommation et creuse plus les &#233;carts entre les classes (situation dans laquelle, selon moi, nous nous trouvons actuellement !) que lors de la p&#233;riode industrielle du capitalisme. Les pol&#233;miques internes soulev&#233;es au sein des &#233;conomistes marxiens &#224; l'&#233;poque de la Premi&#232;re Guerre mondiale, sur l'importance de la sous-consommation et du taux de profit en baisse, sont trop obscures pour que je les comprenne, cependant je note qu'Hilferding a identifi&#233; l'expansibilit&#233; du capitalisme dans sa forme financi&#232;re : le monopole et avec lui, naturellement, le militarisme. (Il est pratiquement donn&#233; &#224; tous de comprendre cette conclusion sans avoir besoin d'&#234;tre un marxiste ; les dirigeants et le syst&#232;me de pouvoir am&#233;ricains ont agi en supposant que le monopole et le militarisme &#233;taient les conditions sine qua non du d&#233;veloppement du capitalisme usam&#233;ricain pendant au moins plus d'un demi-si&#232;cle.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, il n'y a aucune th&#233;orie selon laquelle l'effondrement du capitalisme est automatique, ce dernier faisant partie, j'imagine, avec le syst&#232;me de fusion en place, des facteurs encourageant l'imp&#233;rialisme et le militarisme : le syst&#232;me ne se dissoudra pas tout seul (le social-d&#233;mocrate Hilferding a involontairement cru en la n&#233;cessit&#233; d'une r&#233;volution). Les Etats-Unis n'ont pas la moindre id&#233;e des subtilit&#233;s de ce d&#233;bat marxien, on voit n&#233;anmoins que le syst&#232;me est &#224; l'&#339;uvre, constamment sur la voie de la contre-r&#233;volution (une organisation soci&#233;tale R&#233;active, m&#234;me depuis le d&#233;but : Louis Hartz, concernant les id&#233;es r&#233;gnantes de Locke, a fait remarquer dans son livre intitul&#233; &lt;i&gt;The Liberal Tradition in America&lt;/i&gt; [Histoire de la pens&#233;e lib&#233;rale aux Etats-Unis] que les Etats-Unis &#233;taient un pays avanc&#233; d&#232;s leur cr&#233;ation, et n'avaient pas besoin de se d&#233;velopper), et tentant constamment d'&#233;tendre son mod&#232;le capitaliste quel qu'en soit le prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me de fusions, avec l'essor de l'entreprise moderne en tant que base du capitalisme industriel, comportait en lui-m&#234;me la phase suivante, celle du capitalisme financier, dans laquelle toutes les chicanes se r&#233;v&#232;lent tandis que le chef d'entreprise est d&#233;connect&#233; du processus de production et consacre tout son &#234;tre aux profits, &#224; l'influence, aux transactions, aux raccourcis, &#224; l'&#233;mission de fausses actions. Pourquoi accuser Bernard Madoff d'&#234;tre l'exemple m&#234;me de la falsification d'une &#233;conomie politique passant d'un processus de concentration industrielle &#224; un processus de concentration financi&#232;re, alors que des gens de cet acabit existent depuis des ann&#233;es ? La p&#233;n&#233;tration des march&#233;s, bien s&#251;r, mais les jongleries financi&#232;res, l'accumulation des combines et contr&#244;les financiers &#224; l'&#233;chelle internationale par le biais d'organismes dirig&#233;s par les am&#233;ricains, pas tous &#224; la fois, pas dans les ann&#233;es 20, pas non plus lors de Bretton Woods, mais aujourd'hui, le FMI, la Banque Mondiale, le couple id&#233;al pour le capitalisme am&#233;ricain (m&#234;me l'externalisation des activit&#233;s manufacturi&#232;res am&#233;ricaines afin de mettre un peu d'ordre dans cette pagaille), ou plus sp&#233;cifiquement, Morgan Chase et autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les profits des fondateurs d'entreprise &#187; constitue l'argument g&#233;n&#233;rique d'Hilferding, que l'on doit expliquer en d&#233;tail, d&#233;velopper, et d&#233;former pour parvenir &#224; la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement. &#171; Le contr&#244;le des march&#233;s &#187; sonne mieux, mais il se peut quand m&#234;me que l'on y pr&#234;te de moins en moins attention, &#224; mesure que la manipulation pure et simple du syst&#232;me financier devient une fin en soi : voil&#224; ce &#224; quoi je fais r&#233;f&#233;rence quand je parle de gloutonnerie. Pourquoi s'emb&#234;ter &#224; r&#233;aliser des profits &#224; l'ancienne &#224; travers la production, surtout lorsque le syst&#232;me politique am&#233;ricain est aux ordres des gars de Goldman [Sachs], de Jamie [James Dimon], de la Bank of America, qui m&#232;nent tous la bataille pour se d&#233;barrasser des garanties relatives aux transactions sur les produits d&#233;riv&#233;s, telle qu'elles sont pr&#233;vues dans la loi Dodd-Frank. Je pense que l'on peut s'arr&#234;ter l&#224; avec Hilferding (j'ai &#224; peine effleur&#233; le sujet, et je lui ai encore moins rendu justice), mais nous avons un superbe exemple face &#224; nous, &#224; cet instant pr&#233;cis, des exc&#232;s du capitalisme financier, et d'Obama, qui, pour sa part, huile les rouages. Ne commettez pas l'erreur des partisans du d&#233;terminisme structurel (Hilferding ne l'a pas commise), les capitalistes et leurs larbins (de quoi d'autre peut-on qualifier Obama et tous les D&#233;mocrates, &#224; l'exception de quelques-uns d'entre eux, les R&#233;publicains, cela va sans dire, les quelques-uns dont l'opposition &#224; cette l&#233;gislation est motiv&#233;e par des &#233;l&#233;ments sans rapport avec le sujet et non pas par des principes) doivent continuer activement de faire progresser le favoritisme bancaire/en affaires, et ne pas croiser les bras en attendant simplement que les choses se passent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je commence par l'article d'Ed O'Keefe publi&#233; dans le Washington Post, intitul&#233; &#171; la Chambre des repr&#233;sentants a vot&#233; la loi de finances de 1000 milliards de dollars &#187; (12 d&#233;cembre), par 219 voix contre 206, quelques heures avant une paralysie des administrations f&#233;d&#233;rales. A pr&#233;sent, nous connaissons les d&#233;tails, ce qui m'int&#233;resse, c'est le d&#233;saccord entre Pelosi [Nancy] et certains d&#233;put&#233;s d&#233;mocrates &#224; la Chambre des repr&#233;sentants face &#224; Obama, dont la l&#226;chet&#233; et la d&#233;loyaut&#233; ont &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;es au grand jour. Lorsqu'une motion de proc&#233;dure pour commencer le d&#233;bat a enfin &#233;t&#233; adopt&#233;e, ce furent Obama, Biden, ainsi que des fonctionnaires de la Maison Blanche, qui &#171; ont aid&#233; &#224; obtenir un soutien suffisant &#187;, &#171; au travers de d&#233;marches concert&#233;es de lobbying &#187;, afin que cela puisse arriver, Obama promettant de promulguer la loi si elle &#233;tait vot&#233;e. Une capitulation majeure, sauf qu'Obama &#233;tait d&#233;j&#224; &#224; la solde de Wall Street. Pelosi a, &#224; juste titre, d&#233;nonc&#233; un chantage (une paralysie des administrations f&#233;d&#233;rales). Ses paroles t&#233;moignent de son heure de gloire (il y en a eu d'ailleurs peu). Elle a d&#233;clar&#233; : &#171; Le fait que la Maison Blanche estime que le seul moyen d'obtenir un projet de loi est de consentir &#224; cela [&#171; cela &#187; &#233;tant l'annulation des garanties pr&#233;vues par la loi Dodd-Frank concernant les transactions sur les produits d&#233;riv&#233;s] me d&#233;&#231;oit &#233;norm&#233;ment. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;mocrates &#233;taient m&#233;contents. Obama et sa bande ont exerc&#233; des pressions directes afin de soutenir le projet de loi : &#171; Outre Obama et Biden, Jeffrey Zients, le pr&#233;sident du National Economic Council [Conseil &#233;conomique national] d'Obama, ainsi que Shaun Donovan, le directeur du budget &#224; la Maison-Blanche, ont pass&#233; un coup de fil aux d&#233;mocrates ind&#233;cis. Les &#233;lus d&#233;mocrates de la commission des finances du S&#233;nat [Barbara Mikulski, pr&#233;sidente de la commission, et Christopher Coons] ont fait de m&#234;me. &#187; Denis McDonough, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Maison-Blanche, a &#233;galement fait un tr&#232;s gros effort, &#171; en lan&#231;ant en personne un appel &#224; soutien jeudi soir [la nuit o&#249; le projet de loi a &#233;t&#233; adopt&#233;] lors d'un meeting &#224; huis clos dans les sous-sols du Capitole des Etats-Unis. &#187; Et en prime, les restrictions applicables au montant autoris&#233; des dons pour les campagnes &#233;lectorales ont &#233;t&#233; radicalement assouplies - et le bilan d'Obama est lamentable, &#224; mon avis, il fallait s'y attendre. 139 d&#233;mocrates ont vot&#233; contre le projet de loi, 59 ont vot&#233; pour, y compris Steny Hoyer, le responsable de la discipline parmi les membres de la minorit&#233; de la Chambre des repr&#233;sentants. Pour donner du courage aux d&#233;mocrates &#224; la Chambre des repr&#233;sentants, Elizabeth Warren a fait la veille un courageux discours au S&#233;nat, auquel James Moran, d&#233;put&#233; d&#233;mocrate de Virginie &#224; la Chambre des repr&#233;sentants, a r&#233;agi, &#224; la fa&#231;on de la vieille &#233;cole, en lui tirant &#224; boulets rouges : &#171; On agit ainsi lorsque l'on est candidat &#224; la pr&#233;sidence. On se place sur le devant de la sc&#232;ne tout en sachant que beaucoup ne laisseront personne plus &#224; gauche les devancer. &#187; Voil&#224; ce qu'est le progressisme selon le parti d&#233;mocrate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Obama et compagnie, ainsi que des coll&#232;gues s&#233;nateurs d&#233;mocrates, ne sont pas les seuls &#224; appeler au soutien du projet de loi. Le titre de l'article de Steven Mufson et Tom Hamburger publi&#233; dans le Wonkblog [blog regroupant des articles traitant d'&#233;conomie et de politique am&#233;ricaines] du Washington Post est parlant : &#171; Jamie Dimon a d&#233;croch&#233; son t&#233;l&#233;phone et a vivement recommand&#233; le soutien de la r&#233;glementation sur les produits d&#233;riv&#233;s contenue dans le projet de loi de finances &#187; (12 d&#233;cembre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;mocrates, en particulier les bizuths du Congr&#232;s, sont soit si faibles ou si opportunistes, dans l'un ou l'autre cas, ils sont exag&#233;r&#233;ment en extase devant l'argent et remplis du plus grand respect pour les grands banquiers (cela est peut- &#234;tre d&#251; &#224; l'attrait pour la porte tambour) pour se ranger du c&#244;t&#233; de la Haute Finance et mettre &#224; sa disposition la totalit&#233; de ce que le peuple poss&#232;de. On soup&#231;onne qu'il suffirait d'un simple coup de fil de la part de Dimon, Obama se pr&#233;occupant peu de savoir quels int&#233;r&#234;ts sont servis. Voici ce que les journalistes ont &#233;crit : L'acrimonie entre Obama et son parti &#171; reposait principalement sur un seul point du texte de loi de 1600 pages consistant &#224; maintenir le financement des administrations f&#233;d&#233;rales : les banques devraient-elles &#234;tre autoris&#233;es &#224; effectuer des investissements &#224; risques garantis par l'argent des contribuables ? &#187; Attaquer une disposition majeure de la loi Dodd-Frank est suffisamment alarmant, cependant, ils ajoutent, &#171; des conseillers ont d&#233;clar&#233; que d'apr&#232;s le vocabulaire employ&#233; dans le projet de loi, ce dernier semblait avoir &#233;t&#233; directement r&#233;dig&#233; par les lobbyistes des plus grandes banques du pays, ce que les d&#233;mocrates ont trouv&#233; d'autant plus scandaleux. &#187; Cette disposition &#233;tait si importante pour ces entreprises et leurs b&#233;n&#233;fices [Concernant le secteur bancaire, on a tendance &#224; n&#233;gliger le montant de ces derniers qui d&#233;pendent de cette&#8230;mine] que Jamie Dimon, le directeur g&#233;n&#233;ral de J.P. Morgan, a t&#233;l&#233;phon&#233; en personne &#224; certains l&#233;gislateurs pour les pousser &#224; voter en faveur du projet de loi, d'apr&#232;s une personne au fait de ces tentatives. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Josh Earnest, le porte-parole d'Obama, a d&#233;clar&#233;, &#171; Le pr&#233;sident est satisfait &#187;, et que le fait qu' &#171; une disposition sp&#233;cifique de ce projet de loi composite serait li&#233;e &#224; l'assouplissement d'une disposition de la loi de r&#233;forme de Wall Street &#187; ne lui pla&#238;t pas, cependant, &#171; &#224; tout prendre, [il] croit fermement que cette proposition de compromis m&#233;rite son soutien. &#187; Quiconque &#233;tant familier avec le langage particulier de Washington sait que &#171; compromis &#187;, loin de vouloir signifier honte, est employ&#233; pour proclamer une Victoire, comme si les choses avaient en grande partie retrouv&#233; leur place. Heureusement, Mufson et Hamburger ne se sont pas laiss&#233; duper par ces raisons bidons : &#171; Cependant &#171; cette disposition &#187; n'est pas n'importe laquelle. Elle vise le principe m&#234;me de la r&#233;forme Dodd-Frank car elle permettrait aux grandes banques d'entreprendre des activit&#233;s risqu&#233;es avec des fonds garantis par le gouvernement f&#233;d&#233;ral, et par cons&#233;quent par les contribuables. &#187; Pelosi, qui a identifi&#233; les enjeux (&#224; pr&#233;sent, les investissements les plus risqu&#233;s b&#233;n&#233;ficient d'une garantie de la FDIC, alors que la loi Dodd-Frank exigeait que les transactions sur les d&#233;riv&#233;s sur &#233;v&#233;nement de cr&#233;dit et tout le reste, soient transf&#233;r&#233;es dans des entit&#233;s distinctes, garantie qui est pass&#233;e &#224; la trappe), a superbement relev&#233; dans son discours : &#171; [Avec cet amendement] on est revenu au sch&#233;ma classique r&#233;publicain selon lequel les gains sont privatis&#233;s et les risques nationalis&#233;s. Si l'on r&#233;ussit, on empoche la mise. Si l'on &#233;choue, le contribuable paie l'addition. &#187; C'est d'une logique irr&#233;futable, sauf pour les banquiers (ou peut-&#234;tre savent-ils exactement de quoi il retourne, et passent donc &#224; l'offensive).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&lt;i&gt;American Banking Association&lt;/i&gt; (ABA) [Association des banquiers US], en la personne de James Ballentine, qui en est le vice-pr&#233;sident ex&#233;cutif des relations avec le Congr&#232;s et des affaires politiques, a r&#233;ponse &#224; tout. &#201;tablir des entit&#233;s distinctes &#171; afin de pouvoir se livrer au commerce des produits d&#233;riv&#233;s et des mati&#232;res premi&#232;res, ce n'est pas pratique. &#187; De plus, les banques se trouvent limit&#233;es dans leur capacit&#233; &#224; consentir des cr&#233;dits &#224; leurs clients. La plus r&#233;v&#233;latrice, et d&#233;chirante, &#171; [&#201;tablir des entit&#233;s affili&#233;es distinctes] emp&#234;che les soci&#233;t&#233;s, qu'il s'agisse d'exploitations agricoles familiales ou d'entreprises du secteur de l'&#233;nergie, souhaitant se pr&#233;munir contre les fluctuations des prix des mati&#232;res premi&#232;res de faire du one-stop shopping. &#187; Laissons le dernier mot de cette histoire &#224; Simon Johnson du MIT [Massachusetts Institute of Technology]. Pourquoi ce changement ? &#171; C'est parce qu'il y a beaucoup d'argent en jeu. Ils veulent pouvoir prendre de gros risques sur lesquels ils profiteront des avantages et le contribuable en subira les d&#233;savantages potentiels. &#187; Johnson n'est aucunement un fervent radical. C'est l'ancien &#233;conomiste en chef du FMI et il est professeur &#224; la &lt;i&gt;Sloan School of Management&lt;/i&gt; du MIT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on pouvait s'y attendre, les banques s'affairaient depuis quelques temps &#224; faire pression pour obtenir cette r&#233;vision de la loi Dodd-Frank. Je n'ai pas encore parl&#233; de Citigroup. Il faut maintenant remonter au mois de mai 2013, &#224; l'article d'Eric Lipton et Ben Protess du &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt; intitul&#233; &#171; Les lobbyistes des banques contribuent &#224; la r&#233;daction du projet de loi de finances &#187; (23 mai), comme base pr&#233;paratoire de ce que nous r&#233;serve la loi de finances, &#224; pr&#233;sent pr&#233;sent&#233;e au S&#233;nat, et &#224; laquelle Obama a donn&#233; sa b&#233;n&#233;diction (ainsi qu'Harry Reid, qui est en contraste radical avec Pelosi) afin de garantir son adoption. Nous croyons que les lois sont faites par les l&#233;gislateurs - quels imb&#233;ciles nous sommes. Dans l'article de Lipton et Protess, il est &#233;crit que : &#171; Les lobbyistes des banques ne laissent pas le soin aux l&#233;gislateurs d'&#233;laborer des lois permettant d'assouplir la r&#233;glementation financi&#232;re. Au lieu de cela, ils apportent leur contribution en les r&#233;digeant eux-m&#234;mes. &#187; Citigroup a &#233;t&#233; l'auteur &#171; d'un projet de loi qui est pass&#233; sans difficult&#233; &#187; au Comit&#233; des services financiers de la Chambre des repr&#233;sentants et gr&#226;ce auquel &#171; un vaste &#233;ventail de secteurs &#233;chapperaient &#224; toute nouvelle r&#233;glementation. &#187; &#171; Plus de 70 des 85 lignes du projet de loi du Comit&#233; des services financiers de la Chambre des repr&#233;sentants &#187; refl&#233;taient les recommandations de Citigroup. &#171; &#8230;deux paragraphes cruciaux&#8230;ont &#233;t&#233; copi&#233;s presque mot pour mot. &#187; Pas mal pour un Congr&#232;s ind&#233;pendant, immunis&#233; contre des &#233;checs de r&#232;glementation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci se d&#233;roule sous la vigilance d'Obama, et les journalistes peuvent d&#233;clarer en toute neutralit&#233;, que &#171; cette campagne de lobbying d&#233;montre &#224; quel point, trois ans apr&#232;s l'adoption au Congr&#232;s de la plus vaste r&#233;vision de la r&#232;glementation depuis la Grande d&#233;pression, Washington devient plus accueillante aux yeux de Wall Street. Cette derni&#232;re entretient &#224; pr&#233;sent des relations cordiales avec un nombre croissant de d&#233;mocrates, aussi bien &#224; la Chambre des repr&#233;sentants qu'au S&#233;nat, dont le soutien est n&#233;cessaire aux banques si elles souhaitent annuler certains volets de [la loi Dodd-Frank] &#187;. Je reconnais accorder peu de consid&#233;ration aux dons &#233;lectoraux dans mon explication du fonctionnement du processus l&#233;gislatif, n&#233;anmoins, je me rattrape, et cela m'a fait me ressouvenir de la description faite par V.L. Parrington du Grand Barbecue apr&#232;s la guerre de S&#233;cession [expression utilis&#233;e par ce dernier pour d&#233;crire la p&#233;riode de largesses du gouvernement envers le capitalisme industriel]. Lipton-Protess :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Et tandis que sa campagne de lobbying s'intensifie, l'industrie financi&#232;re a doubl&#233; ses dons, d&#233;j&#224; importants, aux causes politiques. Les l&#233;gislateurs qui, ce mois-ci, ont appuy&#233; les projets de loi d&#233;fendus par Wall Street ont re&#231;u deux fois plus d'argent de la part d'organismes financiers en comparaison avec ceux qui s'y sont oppos&#233;s&#8230;Ces derni&#232;res semaines, des groupes de Wall Street ont &#233;galement organis&#233; des d&#238;ners de collecte de fonds en faveur des l&#233;gislateurs qui co-promouvaient ces projets de loi. Lors d'un d&#238;ner.., des dirigeants d'entreprise ainsi que des lobbyistes ont vers&#233; jusqu'&#224; 2 500 dollars afin de pouvoir d&#238;ner dans la salle priv&#233;e d'un restaurant grec situ&#233; &#224; quelques rues seulement du Capitole avec Sean Patrick Maloney, membre de la Chambre des repr&#233;sentants et d&#233;mocrate de l'&#201;tat de New York, et co-promoteur du projet de loi d&#233;fendu par Citigroup. &#187;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si seulement on r&#233;fl&#233;chissait profond&#233;ment &#224; la question des conflits d'int&#233;r&#234;ts ! Jim Himes, qui entamait son troisi&#232;me mandat comme membre d&#233;mocrate du Congr&#232;s et repr&#233;sentant du Connecticut [au moment de la r&#233;daction de l'article], &#233;galement responsable des collectes de fonds du parti &#224; la Chambre des repr&#233;sentants, membre du Comit&#233; des services financiers, ancien banquier chez Goldman Sachs, et &#171; l'un des principaux b&#233;n&#233;ficiaires des dons venant de Wall Street &#187;, a d&#233;clar&#233;, certainement dans un &#233;tat d'angoisse, &#171; &#224; aucun moment je ne contesterai les probl&#232;mes d'un syst&#232;me qui exige de ses l&#233;gislateurs un nombre consid&#233;rable de lev&#233;es de fonds . C'est consternant, r&#233;voltant, cela engendre du gaspillage et ouvre la porte aux conflits d'int&#233;r&#234;ts et &#224; la corruption. C'EST MALHEUREUSEMENT LE MONDE DANS LEQUEL ON VIT [J'ai pr&#233;f&#233;r&#233; mettre cette derni&#232;re phrase en majuscules.]. &#187; En bref, voici le slogan des d&#233;mocrates leur servant &#224; tout justifier, des attaques contre la loi Dodd-Frank aux assassinats par drones arm&#233;s, &#224; la surveillance de masse, aux affrontements avec la Russie et la Chine, au pr&#233;sent cas de favoritisme en direction des banquiers et qui fait partie de ce m&#234;me syst&#232;me permettant de justifier l'ing&#233;rence, le militarisme, et l'imp&#233;rialisme, une fois encore, sous la vigilance d'Obama (qui poursuit la voie de ses pr&#233;d&#233;cesseurs, mais aussi renforce sa politique dans des domaines cruciaux). Wall Street semble reconna&#238;tre qu'il est plus facile d'avoir affaire aux d&#233;mocrates, qui se permettent de se poser en lib&#233;raux et r&#233;formistes en essayant d'imposer tout un programme R&#233;actionnaire. (&#201;videmment ceci nous r&#233;v&#232;le un aspect du lib&#233;ralisme et des r&#233;formes : compl&#232;tement travestis depuis le New Deal, si ce n'est avant cette p&#233;riode.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article du &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt; de Jonathan Weisman intitul&#233; &#171; La mesure contenue dans le projet de loi de finances visant &#224; soutenir les grandes banques provoque un scandale &#187; (12 d&#233;cembre) n'apporte pas grand-chose au d&#233;bat si ce n'est que Simon Johnson y avait soulev&#233; un point int&#233;ressant concernant l'abrogation de la disposition relative aux produits d&#233;riv&#233;s pr&#233;vue dans la loi Dodd-Frank : &#171; M. Johnson a d&#233;clar&#233; que mentionner les fermes familiales et les banques de petite taille [en r&#233;f&#233;rence aux propos de Ballentine rapport&#233;s plus haut] n'&#233;tait qu'une man&#339;uvre sp&#233;cieuse. Les quatre plus grandes banques r&#233;alisent plus de 93 pour cent des transactions sur les produits d&#233;riv&#233;s aux &#201;tats-Unis. Il a ajout&#233; que cette campagne pour l'annulation de cette disposition a &#233;t&#233; men&#233;e en leur faveur. &#187; Et enfin nous avons l'article de ses confr&#232;res journalistes du New York Times Ashley Parker et Robert Pear intitul&#233; &#171; La Chambre adopte in-extremis le projet de loi de finances, &#233;vitant ainsi la paralysie des administrations f&#233;d&#233;rales ; 1000 milliards de dollars consacr&#233;s aux d&#233;penses publiques &#187; (12 d&#233;cembre), r&#233;v&#233;lant le soutien d'Obama ainsi que celui de la majorit&#233; du parti d&#233;mocrate. Steve Israel, membre d&#233;mocrate du Congr&#232;s et repr&#233;sentant de l'&#201;tat de New York, s'est fait l'&#233;cho des critiques faites par Pelosi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce projet de loi est un double revers pour les &#233;lecteurs issus de la classe moyenne. Il affaiblit la r&#233;glementation concernant les grandes banques et le Congr&#232;s s'en voit r&#233;compens&#233; par l'augmentation des plafonds des dons &#233;lectoraux vers&#233;s par les gros donateurs. Voil&#224; pr&#233;cis&#233;ment pourquoi les &#233;lecteurs de la classe moyenne ont du m&#233;pris pour le Congr&#232;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne suis pas tr&#232;s &#224; l'aise avec l'emploi de &#171; classe moyenne &#187; pour d&#233;signer l'opposition. Des expressions telles que la classe ouvri&#232;re, les travailleurs pauvres, les minorit&#233;s, semblent plus pertinentes. Cependant, dans le tumulte d'une contre-r&#233;volution, on se contente de ce qu'on veut bien nous donner, m&#234;me une candidature de Warren &#224; la pr&#233;sidentielle (surfons sur la vague de cette d&#233;signation), quoiqu'il lui reste &#224; nous r&#233;v&#233;ler ses positions en mati&#232;re de politique &#233;trang&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici mes commentaires sur l'article du &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt; de Parker et Pear, m&#234;me date :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les d&#233;mocrates, ce fut une Nuit d'Infamie. Le parti m&#233;rite d'&#233;chouer de la mani&#232;re la plus totale qui soit : des l&#226;ches, &#224; l'&#233;coute Wall Street, favorables aux guerres et interventions, et que l'on peut difficilement distinguer des r&#233;publicains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut pour Pelosi l'occasion de briller, sa premi&#232;re prise de position courageuse apr&#232;s s'&#234;tre accommod&#233;e pendant tant d'ann&#233;es &#224; la Droite. Avec un peu de chance, la division entre Pelosi et Obama s'accentuera, l'attention des rares progressistes qui demeurent encore dans le pays est d&#233;sormais &#233;veill&#233;e sur la D&#233;loyaut&#233; d'Obama, il n'y a qu'un minuscule pas entre &lt;i&gt;Barack Wall Street Obama&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Barack Assassinats par drones Obama&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que le ph&#233;nom&#232;ne Am&#233;ricain du Parti Unique se poursuive. Avec les r&#233;publicains aux commandes et une opposition n&#233;gligeable et inepte, nous devrions voir une mont&#233;e du Corporatisme-Militarisme au point que l'on pourra le d&#233;crire en un seul mot : &#224; savoir, le fascisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les richesses tiennent les r&#234;nes. Les produits d&#233;riv&#233;s sont de retour. Le sentiment de haine envers le monde (Obama a d&#233;j&#224; renforc&#233; les tensions avec la Chine et la Russie) va d&#233;sormais s'exprimer sans retenue. D'ici dix ans, nous serons t&#233;moins d'un changement social d&#233;montrable, d'une tendance irr&#233;versible au r&#233;chauffement de la plan&#232;te, d'une augmentation des d&#233;penses militaires et de la concentration des richesses, tout ceci ayant &#233;t&#233; amorc&#233; depuis des d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre que la seule chose positive &#224; retenir de ce fiasco actuel, est qu'il a permis de r&#233;v&#233;ler qu'Obama est un imposteur, et que le parti d&#233;mocrate est INDIGNE de son pass&#233;. FDR se retourne dans sa tombe &#224; Hyde Park.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Norman Pollack&lt;/strong&gt; pour &lt;a href=&#034;http://www.counterpunch.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Counterpunch&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Original&lt;/strong&gt; : &#171; &lt;a href=&#034;http://www.counterpunch.org/2014/12/15/gluttony-of-american-finance/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Political Counterrevolution : Gluttony of American Finance&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.counterpunch.org/2014/12/15/gluttony-of-american-finance/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Counterpunch&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. USA, le 15 d&#233;cembre 2014.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;* &lt;strong&gt;Norman Pollack&lt;/strong&gt; a &#233;crit sur le populisme. Il s'int&#233;resse aux th&#233;ories sociales et &#224; l'analyse structurelle du capitalisme et du fascisme. Il peut &#234;tre contacter &#224; &lt;a href=&#034;mailto:pollackn@msu.edu&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;&lt;strong&gt;pollackn@msu.edu&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'anglais pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de&lt;/strong&gt; : Sheila Carby&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/La-gloutonnerie-de-la-finance&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Par&#237;s, 31 de mars 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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