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13 novembre 2003

Polémique en Uruguay autour de l’enquête sur la mort de la bru du poète argentin Gelman

 

Par l’AFP
Montevideo, 13 novembre 2003

Le refus du président uruguayen (droite) Jorge Battle d’enquêter sur les circonstances de la mort en 1976 de Maria Claudia Garcia, belle-fille du poète argentin Juan Gelman, disparue en Uruguay pendant la dictature, a suscité une polémique virulente entre les deux hommes.

M. Battle avait annoncé la veille qu’il n’y aurait pas d’enquête contre les ravisseurs et meurtriers de la jeune femme en raison de la "Loi sur la Caducité" qui empêche le jugement de militaires et policiers accusés de violations des droits de l’homme pendant la dictature (1973-1985).

Commentant cette décision qui revient exclusivement au gouvernement, il a affirmé jeudi depuis Maldonado (est) que l’Uruguay ne peut pas faire une exception pour la bru de l’écrivain Gelman car "il n’y a pas de disparus de premier grade et disparus de deuxième grade".

A l’adresse du poète qui l’a violemment attaqué dans une lettre, M. Battle a lancé : "Il y a des gens qui font du conflit une forme de vie, qui vivent de la mort et gagnent même de l’argent avec elle".

Le poète lui avait écrit depuis le Mexique pour dénoncer "un acte d’injustice plus abominable que le crime qu’il recouvre". "Je n’aimerais pas être à sa place, celle d’un homme arrivé au stade terminal avec une conscience obscure, une décence en pièces et qui a perdu sa qualité d’homme. Je le plains", avait-il ajouté.

M. Battle a répondu que le gouvernement "fait tout ce qu’il doit faire et ne s’abaisse pas aux insultes. Tous les cas ont fait l’objet d’une enquête y compris ceux des 150 Uruguayens disparus en Argentine et nous ne considérons pas qu’il y ait des disparus de premier grade ou de deuxième. Ils ont tous la même importance".

Dans le cas de Maria Claudia Garcia, M. Batlle a affirmé qu’"il n’a pas été possible d’obtenir des inormations dignes de foi", soulignant que la Commission pour la paix qui enquêta pendant trois ans sur les disparitions de la dictature uruguayenne avait "travaillé avec cet objectif et celui d’assurer la paix".

Mme Garcia fut séquestrée à Buenos Aires alors qu’elle était enceinte de sept mois et transférée probablement par un commando uruguayen jusqu’à Monotevideo où elle accoucha d’une petite fille qui lui fut enlevée, avant qu’elle soit assassinée. Les restes de la belle-fille de Gelman pourraient avoir été enterrés en Uruguay ou remis à l’Argentine.

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