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15 janvier 2019

Orwell est à revisiter dans ces temps de bascule du siècle

Jean-Claude Michéa et Jean-Jacques Rosas

 

Jean-Claude Michéa

Pour Jean-Claude Michéa, Orwell est un maître à penser : il lui permet de prendre ses distances avec le marxisme léniniste sans pour autant se réconcilier avec le capitalisme. C’est ainsi qu’il développe dans plusieurs ouvrages un concept fondamental emprunté à Orwell, la « common decency » (décence ordinaire).

Ce concept lui permet de penser ce que serait une société « décente » : une société où la vie commune serait fondée sur des normes morales et philosophiques partagées, reposant sur le don, l’entraide et la civilité. Or cette aptitude à la décence, qui repose sur des solidarités quotidiennes et locales, reste dans les faits « le privilège des gens ordinaires ».

Cette filiation orwellienne conduit le philosophe à critiquer vivement la gauche progressiste pour ses compromis avec le capitalisme et pour son manque de radicalité dans sa défense des classes populaires.

Parmi les philosophes, le nom de Jean-Claude Michéa est désormais bien connu. L’homme, en revanche, demeure dans la pénombre : ses apparitions dans les médias sont rares. D’où l’intérêt de ce long échange ou Jean-Claude Michéa a accepté de se livrer complètement, n’esquivant aucune question, expliquant et commentant sa vie et son travail de philosophe.

Une série de cinq émissions :

1/5 : La chance d’avoir des parents communistes

2/5 : Paris avant les bobos

3/5 : Qui n’a pas connu Montpellier dans les années 80

4/5 : Devenir un auteur par accident

Tout au long de ces entretiens, ceux qui aiment l’auteur d’ « Orwell, anarchiste tory  » , apprennent…

https://www.franceculture.fr/emissions/a-voix-nue/jean-claude-michea-55-decroissance-dans-les-landes-0

* * *

Chroniques orwelliennes
Jean-Jacques Rosas
Professeur de philosophie et éditeur
College de France
2013

Chronique 1
Éducation politique et art du roman
Réflexions sur 1984

Chronique 2
Quand les intellectuels s’emparent du fouet
Orwell et la défense de l’homme ordinaire

Chronique 3
Un socialisme de l’homme ordinaire

Chronique 4
Littérature et politique selon Orwell
Quelques notes de lecture

Chronique 5
Peut-on être journaliste, militant, et un homme libre ?
Préface à Orwell, À ma guise.

Chronique 6
Orwell et la lutte des classes

Chronique 7

Sur le contrôle des esprits

Chronique 8
Ni anarchiste ni tory
Orwell et « la révolte intellectuelle »

Chronique 9
Russell, Orwell, Chomsky : une famille de pensée et d’action

Chronique 10
Les romans des vies refusées
Comment Eric Blair est devenu George Orwell

Chronique 11
Quand Claude Simon réécrit Hommage à la Catalogne

Bibliographie des ouvrages d’Orwell cités

Texte intégral

  • CW-1 à -20 : The Complete Works of George Orwell, edited by Peter Davison, assisted by Ian Angus and Sheila Davison, 20 volumes, Secker & Warburg, 1998.
  • EAL-1 à -4  : Essais, articles et lettres [The Collected Essays, Journalism and Letters, edited by Sonia Orwell and Ian Angus, 1968], traduit par Anne Krief, Bernard Pecheur, Michel Petris et Jaime Semprun, 4 volumes, Ivrea-Encyclopédie des nuisances, 1995-2001.
  • EP  : Écrits politiques (1928-1949). Sur le socialisme, les intellectuels et la démocratie, traduit de l’anglais par Bernard Hoepffner, Agone, 2009.
  • AMG-1 à -80  : À ma guise. Chroniques 1943-1947 [As I please], traduit par Frédéric Cotton et Bernard Hoepffner, Agone, 2008.

Ouvrages

-* Dans la dèche à Paris et à Londres [Down and Out in Paris and London,1933], traduit par Michel Pétris, Champ Libre/Ivréa, 1982/1993 ; rééd. 10/18.

  • Une histoire birmane [Burmese Days, 1934], traduit par Claude Noël, Champ Libre/Ivréa, 1984 ; rééd. 10/18.
  • Une fille de pasteur [A Clergyman’s Daughter, 1935], traduit par Sylvain Chupin, Le Serpent à Plumes, 2007 ; rééd. Le livre de poche.
  • Et vive l’aspidistra ! [Keep the Aspidistra Flying, 1936], traduit par Yvonne Davet, Champ Libre/Ivréa, 1982 ; rééd. 10/18.
  • Le Quai de Wigan [The Road to Wigan Pier, 1937], traduit par Michel Pétris, Champ Libre/Ivréa, 1982/1995 ; rééd. 10/18.
  • Hommage à la Catalogne [Homage to Catalonia, 1938], traduit par Yvonne Davet, Ivréa/Champ libre, 1982 ; rééd. 10/18.
  • Un peu d’air frais [Coming Up for Air, 1939], traduit par Richard Prêtre, Champ Libre/Ivréa, 1983 ; rééd. 10/18.
  • La Ferme des animaux [Animal Farm, 1945], traduit par Jean Quéval, Champ Libre, 1981 ; rééd. Gallimard « folio ».
  • 1984 [Nineteen Eighty-Four, 1949], traduit par Amélie Audiberti, Gallimard, 1950 ; rééd. Gallimard ‘Folio’.

© Collège de France, 2013

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