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30 juin 2007

Mercosur : maintenir l’union au-delà des rivalités

 

Les chefs d’Etat du Mercosur, qui se sont réunis hier , 29 juin en sommet à Asuncion, ont affiché leur volonté d’aller de l’avant afin de contourner la menace de "dissolution" qui pèse sur le marché commun sud-américain.

Les inégalités régionales suscitent des dissensions entre les membres et de même que l’adhésion du Venezuela (qui doit être encore ratifiée par le parlement du Brésil notamment). Autant dire que l’ambiance était un peu tendue sur fonds crise notamment entre le Venezuela ( et l’absence de Hugo Chavez en tournée en Russie) et le Brésil.
Le président paraguayen, Nicanor Duarte, qui accueillait ce sommet a demandé à ses homologues de garder la "foi en l’intégration", affirmant qu’une "dissolution du Mercosur serait un échec et un retour en arrière. "Partout les pays s’unissent dans des blocs régionaux. Ils se regroupent et serrent les rangs en quête d’une coopération fraternelle et active qui les aide à défendre leurs intérêts".
Il a prôné un Mercosur social qui lutte contre l’exclusion et le chômage, réduit la pauvreté et les différences économiques entre les membres.
Pour sa part, Nestor Kirchner, le président argentin a insisté une "solidarité énergétique" au sein du Mercosur, dans le contexte de tensions sur l’approvisionnement faute d’investissements suffisants : "Nos gouvernements doivent bâtir des solidarités, il faut réaliser des investissements en commun dans tel ou tel pays".
Quant au brésilien Luiz Inacio Lula da Silva il voit dans le Mercosur un "facteur de paix et de stabilité dans la région", devait "se "renforcer comme interlocuteur international".
L’organisation devant renforcer son partenariat avec d’autres pays et groupes en développement ou développés. Reste que ces bonnes intentions ne doivent pas masquer la grogne d’autres membres se jugeant défavorisés dans ce concert. A commencer par l’Uruguay qui veut plus de liberté pour négocier des accords de préférence commerciale pour leurs pays en dehors du bloc, avec les Etats-Unis notamment, une façon pour lui d’exister aussi aux cotés de grands voisins comme l’Argentine (avec qui les relations sont tendues depuis des mois à cause de la construction d’une usine de pate à papier ) ou le Brésil. Même attitude du coté du Paraguay. Ces deux pays dénonçant l’égoïsme des « grands ». Justement des mesures doivent être annoncées pour aides les petits membres, à travers le fonds de convergence structurel (Focem).
Le projet de banque du sud, destiné à contrecarrer le Fmi et soutenu par Chavez sera donc approfondi à une prochaine réunion. Outre les pays membres étaient aussi présents les dirigeants des pays associés, avec Evo Morales (Bolivie), Michelle Bachelet (Chili) et Rafael Correa (Equateur).
En marge du sommet, plusieurs associations et organisations ont appelé à organiser un contre-sommet des "Peuples du Sud", en convoquant une marche jusqu’à l’hôtel où se déroule la rencontre des chefs d’Etat, voulant ainsi dénoncer les dérives d’un Mercosur trop libéral.

El Correo 20 Juin 2007

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