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23 février 2006

Le français Suez dans le « blanc » de Kirchner et de l’Enel italienne

 

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Par Página 12
Buenos Aires, Jeudi, 23 février 2006


Le président Nestor Kirchner a à nouveau critiqué Aguas Argentinas, alors que pendant ce temps la négociation continue sur la résiliation de la concession avec la française Suez, principal actionnaire de la compagnie. "C’est ne pas possible qui il y ait des secteurs en Argentine, comme la Matanza, où seulement 20% de la population a l’eau potable. C’est cela qu’a fait cette entreprise Aguas Argentinas tant elle est retord", a indiqué le premier mandataire en référence au groupe Suez, qui depuis la mi janvier retarde son retrait annoncé du pays.

L’année passée Suez a annoncé son retrait de la concession après ne pas avoir obtenu du Gouvernement l’autorisation d’une augmentation de tarifs. Toutefois, l’assemblée d’actionnaires du 20 janvier, où devait être rendue effective la décision, il a été décidé de passer à un quatrième intervalle jusqu’au 8 février "afin de faciliter un processus de transition ordonnée".

Durant ce délai, la compagnie française a essayé de négocier la vente de ses actions, qui représentent 39% de la société, mais n’a pas pu le faire (à cause de sa dette très élevée et de divers procès qui lui sont faits. Voir dans El Correo : El Grupo Suez no encuentra quien quiera Aguas Argentinas, ni la Justicia avala sus pedidos ). Par conséquent, lors de la seconde assemblée la décision a été retardée à nouveau.

Le ministre de Planification Fédérale, Julio De Vido, a alors indiqué que "la balle est dans leur camp ", mais Jean Bernard Lemire, président d’Aguas, a assuré il y a quelques jours dans une réunion que "ils ne nous laissent pas partir. Le Gouvernement n’accepte pas une sortie organisée de la concession ". La critique de Kirchner sur les insuffisances dans le service sont une réponse aux spéculations de l’entreprise.

Au beau milieu des débats, Suez doit faire face à un nouveau problème sur le front européen. On a su hier que le groupe italien d’électricité Enel est disposé à lancer une Offre Publique d’Achats (OPA) sur le groupe Suez pour pouvoir contrôler sa filiale belge, Electrabel. Enel est le troisième groupe européen d’énergie après le français EDF et l’allemand E.ON. Si les italiens arrivent à concrétiser leur annonce, Aguas Argentinas changerait soudainement de mains et le gouvernement de Kirchner devrait s’asseoir négocier avec de nouveaux propriétaires.

Traduction pour El Correo : Carlos et Estelle Debiasi

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