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11 juin 2019

« La similitude avec ce qui se passe en Équateur, Brésil et l’Argentine est absolue »

 

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Oscar Parrilli [1] :« La similitude avec ce qui arrive en Argentine est absolue ». Le dirigeant a comparé l’opération judiciaire contre Lula à la persécution locale des opposants en Équateur.

« Ils ont essayé de mettre en prison Cristina, ils n’ont pas pu le faire. Mais Lula est prison, l’ex-président Rafael Correa est exilé et l’ex-vice-président de l’Équateur Jorge Glas a été arrêté », a énuméré, l’ex-secrétaire de l’AFI, Oscar Parrilli, après avoir comparé le mécanisme orchestré entre le Pouvoir judiciaire, les médias et les secteurs du pouvoir politique désormais en très mauvaise posture au Brésil depuis les fuites sur les conversations entre l’ex-juge et actuel ministre de la Justice du Brésil, Sergio Moro, et le procureur Deltan Dallagnol, qui ont porté la cause Lava Jato pour obtenir l’arrestation du leader du PT.

« Cette fuite confirme ce que nous disons depuis longtemps. Il y a un plan orchestré de persécution des leaders d’Amérique Latine. Cela confirme ce que, depuis un peu plus de deux ans, l’ex-président Correa a qualifié comme le Plan le Condor 2 », a soutenu Parrilli qui a signalé : « le plan dispose du consentement et des conseils du Département de l’État des États-Unis ».

Dans ce sens, l’ex-chef de l’Agence Fédérale d’Intelligence argentine a souligné que « les lois ou les procédures avec lesquelles le plan est mené dans chacun des pays sont les mêmes : application de la loi des repentis, délation primée, extinction des charges ». Il a ajouté : « Peu importe la justice, ce n’est pas important s’il y a des preuves ou non d’un délit, mais, comme dans les années 70 on utilisait les coups d’Etat militaires pour détruire les gouvernements populaires, maintenant on utilise le Pouvoir judiciaire, les médias et des secteurs du Gouvernement », a-t-il remarqué dans un entretien dans la radio El Destape Radio.

Parrilli a considéré que les jugements judiciaires contre les ex-dirigeants des gouvernements progressistes « souffrent du manque d’ arguments juridiques et de preuves, ils sont éminemment politiques ». « tous les principes du droit comme celui un procès comme il se doit, la défense dans une procédure, les preuves ont été piétinnés », a signalé l’ex-fonctionnaire.

À la lumière des fuites dans le cas du Brésil et à quelques mois des élections en Argentine, Parrilli a espéré que le plan de persécution des ex-présidents latinoaméricains « arrive à sa fin ».

« Il y a une prise de conscience collective en augmentation que le plan a servi à mettre en avant des politiques économiques contre les intérêts populaires », a t-il avancé en reprenant de l’espoir.

Página 12. Buenos Aires, le 10 juin 2019

Traduit de l’espagnol pour El Correo de la Diaspora par : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo de la Diaspora. Paris, le 11 juin 2019

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Notes

[1Oscar Parrilli est avocat et homme politique argentin. Il a fut Directeur général de l’Agence Fédérale d’Intelligence jusqu’à la fin du mandat de Cristina Kirchner

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