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28 avril 2014

Haïti : la première république indépendante noire

 

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Ce premier janvier, l’indépendance de Haïti a 210 ans, le premier pays d’Amérique Latine qui a réussi à se défaire des chaînes qui l’attachaient à la métropole, et à construire une nation postcoloniale. Le pays qui a vécu la première révolte d’esclaves réussie et a fondé une république noire. Mireia Chavarria nous retrace un parcours historique à travers cet événement.

Le premier janvier, dans toutes les maisons haïtiennes cuit un bouillon spécial, la soupe Joumou. Une recette élaborée à base d’une espèce de courge propre aux Caraïbes, comme la terre qu’avaient l’habitude de cultiver les esclaves d’Haïti (Ayiti dans la dénomination créole, qui signifie « terre de hautes montagnes » en taino). Cependant, il n’était jamais permis jamais à ceux-ci de manger ces fruits qu’en fait ils cultivaient ; ils étaient réservés à satisfaire l’appétit des propriétaires des plantations.

Ce premier janvier l’indépendance de Haïti a 210 ans. Le peuple qui a su revendiquer l’égalité, la liberté et la fraternité réelles pour tous les êtres humains. Qui a lutté contre les trois empires qui se disputaient le monde et leur a démontré que la terre et ses fruits sont pour ceux qui la travaillent. Et que changer le monde est possible, bien que ni eux, avant de commencer la révolte, ni non plus les propriétaires des plantations des Caraïbes, ne l’eussent jamais imaginé.

Esclavage et capitalisme

Si on sait que Colomb est arrivé en Amérique et l’a « découverte », il n’est pas si évident que cette « découverte » fut telle parce qu’il y avait déjà des populations habitant l’île que lui même a surnommé « L’espagnole ». Et encore moins le « progrès » qu’il a apporté, qui passait par l’introduction d’un commerce triangulaire, qui a supposé l’extermination d’un demi million de personnes qui vivaient sur cette terre avant qu’elle ne soit « découverte », l’enlèvement de millions d’africains et leur condamnation à la condition d’esclaves. Certains d’entre eux se jetaient à la mer ; d’autres parvenaient à défaire leurs chaînes et se jetaient sur l’équipage, essayant de provoquer une petite insurrection. Les conditions dans lesquelles ils étaient transportés étaient si atroces qu’un sur dix mourait pendant le trajet ; les femmes restaient souvent stériles pendant les deux ans suivants.

Voilà le processus qui a permis l’accumulation du capital nécessaire pour la mise en œuvre et le développement des industries émergentes en Europe. L’obtention de matières premières à bas prix et le travail gratuit qui caractérisait l’esclavage ont été investis en général dans l’industrie de la marine et le chemin de fer. Comme explique Marx, « pour soutenir l’esclavage camouflé du travail rémunéré en Europe, l’esclavage pur et simple était nécessaire dans le Nouveau Monde ».

L’esclavage des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles

« Sans esclavage tu n’as pas de coton ; sans coton tu n’as pas d’industrie moderne. C’est l’esclavage qui a donné aux colonies leur valeur ; ce sont les colonies qui ont créé le commerce mondial ; et le commerce mondial est la condition préalable à l’industrie de grande échelle. », a souligné Marx. De même, les historiens caribéens Eric Williams et C.L.R. James ont-ils souligné l’importance de l’esclavage pour le développement des économies de l’Europe occidentale. C’était un commerce tournant, et les bénéfices, stratosphériques -les produits artisanaux originaires de l’Europe étaient vendus sur les côtes de l’Afrique en échange des esclaves, qui étaient vendus à leur tour en Amérique en échange du sucre, du tabac et du coton, qui étaient vendus ensuite en Europe.

Eric Williams précise : « L’esclavage n’a pas surgi du racisme ; au contraire, le racisme a été la conséquence de l’esclavage. La main d’œuvre forcée dans le Nouveau Monde était marron, blanche, noire et jaune ; catholique, protestant et païenne ». En réalité, au début, la main-d’œuvre provenait de l’Europe. C’étaient les prisonniers de guerre ou des gens qui, en échange du voyage à travers de l’Atlantique, travaillaient gratuitement pendant des années. On les appelait « des asservis pour des dettes » ce qui, compte tenu que, comme les esclaves importés d’Afrique, ils ne vivraient pas plus de sept ans, revenait meilleur marché que les premiers. Cependant, aussitôt que le marché du tabac et le sucre se sont développés, les propriétaires des plantations ont décidé de recourir à l’Afrique. Cependant, cela ne fut pas le premier système économique basé sur l’esclavage [1]

« La raison était économique, non raciale ; cela n’avait pas à voir avec la couleur du travailleur, mais avec le bas prix de son travail », explique Eric Williams. Si les esclaves mouraient, il en aurait toujours d’autres. Donc, comme Chris Harman explique, si en 1638 au Barbades il y avait 2 000 asservis pour dettes et 200 esclaves africains, en 1653 ils étaient déjà 8 000 asservis pour dettes face à 20.000 esclaves africains [2]

Le cauchemar des Antilles

Dans les plantations, les tortures, les châtiments, les mutilations, les humiliations, les violations étaient le lot quotidien pour les esclaves. Dans le cas des femmes, ce n’était pas seulement la souffrance physique, mais aussi l’humiliation sexuelle. On leur donnait moins de nourriture qu’aux hommes et, bien qu’elles soient enceintes, on les obligeait à remplir leur tâche dans les plantations.

C’était la réalité de la dite « perle des Antilles », décrite par l’historien Laurent Dubois comme « le niveau zéro du colonialisme européen aux Amériques » [3]. Les esclaves avaient l’habitude de faire des journées de 15, 16, jusqu’à 18 heures jusqu’au jour de leur mort. Les conditions de vie dures auxquelles ils étaient soumis ont conduit plusieurs d’entre eux à s’échapper dans les montagnes et à former des communautés d’hommes et de femmes libres. En 1720 , ils étaient environ 1 000 ; et en 1751, déjà 3 000. Ils s’appelaient « marron » et, pendant une centaine d’années avant 1789, ils ont représenté une forte menace pour la colonie.

Dans l’île, le taux de mortalité était très élevé ; et le suicide était très courant. En fait, la mort symbolise un espoir ou le retour en Afrique. Les esclaves eux mêmes se servaient d’un poison pour contrôler le nombre de personnes travaillant dans les plantations, ou bien pour éviter à leurs parents de vivre ce cauchemar.

En fait, bien qu’au début les propriétaires des plantations n’étaient pas conscients du pouvoir du corps féminin de reproduction d’esclaves, et d’une expansion de la force de travail, peu à peu on s’est rendu compte du bénéfice qu’on pouvait tirer du contrôle de leur corps et de la reproduction. Comme Silvia Federici [4] affirme, « la condition de femme esclave révèle d’une façon plus explicite la vérité et la logique de l’accumulation capitaliste » [5].

A Cuba, quand une femme était punie, les coups de fouets se donnaient toujours dans le dos. Au Brésil, le jésuite Antonil recommandait de ne pas donner de coups de pied dans le ventre des femmes enceintes, ni de donner des coups de bâton aux esclaves, parce que « ils peuvent blesser la tête d’un esclave efficace, qui vaut beaucoup d’argent, et le perdre » [6]. Il y avait même une torture pour contrôler la reproduction des femmes. A celles suspectées d’avoir avorté, on mettait un collier jusqu’au jour où elles accouchaient d’un fils. Cependant, ce n’est pas jusqu’à la diminution de l’esclavage africain que la régulation des rapports sexuels et les habits reproductifs deviennent systématiques. Et ce n’est qu’à partir de l’abolition du commerce d’esclaves en 1807, aux Caraïbes et aux États-Unis, qu’est adoptée une politique de contrôle des habitudes de reproduction des esclaves en fonction de la nécessité du travail sur la terre. C’est ainsi que la procréation devient un terrain d’exploitation.

« Divise et tu vaincras »

Dans les plantations, serfs (pour dettes) et esclaves vivaient ensemble, coopéraient et se côtoyaient. En fait, même ils partageaient les rites, comme les cultes africains, qui se sont enracinés avec beaucoup de facilité au sein de la population oppressée, indépendamment de sa couleur de peau. En Haïti, c’était le vaudou. Comme l’écrit Eduardo Galeano, « le dieu des parias n’est pas toujours le même que le dieu du système qui les fait des parias » [7].

Il n’y avait pas de raison pour laquelle la population blanche haïsse naturellement la noire. Elle n’avait pas d’intérêt économique sur celle-ci. En fait, dans les ports britanniques, les esclaves qui fuyaient avaient l’habitude d’être accueillis par les gens des quartiers populaires. Et dans les colonies, la paysannerie blanche, qui ne possédait pas des esclaves, ne pouvaient pas rivaliser avec les propriétaires des plantations, qui avaient dessus un accès aux meilleures terres.

Entre les femmes esclaves et les femmes prolétaires blanches, il y avait aussi une forte collaboration, puisqu’elles ont constitué un réseau d’achat et de vente à partir des « champs d’approvisionnement ». Là, elles cultivaient des produits pour les vendre, créant ainsi une espèce de marché alimentaire pour les esclaves et les prolétaires blanches en marge de la légalité de la colonie. Comme le décrit Federici, c’est ainsi que les esclaves ont participé au développement de la communauté esclave et des économies des îles, en transmettant aux femmes blanches leurs connaissances comme « guérisseuses, voyantes, expertes en pratiques magiques et la ’domination’ qu’ils exerçaient sur les cuisines et les chambres à coucher de leurs maîtres » [8].

Le cas de la Révolte de Bacon (Virginie, 1676) fut paradigmatique, puisqu’il a mis en évidence la force qu’avait l’union de la population blanche et noire et, donc, la menace que pouvait supposer son alliance pour les propriétaires terriens [9]. C’est ici que commencent les politiques qui ont comme objet d’établir une fissure dans une communauté qui vivait jusqu’alors en coopérant. De la même manière qu’en Europe, on avait diabolisé toutes ces femmes considérées dangereuses par le fait d’avoir les connaissances naturelles qui leur donnaient un pouvoir déterminé (sur leur sexualité, par exemple), les dites « sorcières », maintenant la tête de turc était l’homme noir et ses relations avec des femmes blanches.

Comme nous l’avons vu, d’un côté, il était trop dangereux de permettre que les personnes opprimées s’assemblent ; de l’autre, les idéaux des révolutions bourgeoises commençaient à prendre force. Devant la proclamation de « Liberté, égalité, fraternité » : comment admettre le type de relations sociales qu’engendre l’esclavage ? Comme décrit Chris Harman, « sur le marché, les relations soutiennent en principe que, aussi inégale que soit la position sociale des personnes, toutes ont le même droit d’accepter ou de repousser toute transaction » [10]. Mais le commerce d’esclaves était basé sur la condamnation de personnes à l’inégalité la plus extrême. Réellement, l’unique issue qui leur restait pour justifier l’esclavage en maintenant le principe d’égalité entre les êtres humains était de dire que les esclaves n’étaient pas des êtres humains.

C’est ainsi que naît, le racisme, qui se développe comme idéologie durant trois siècles. A Haïti, il y a jusqu’à 128 différentes tonalités différentes entre le noir et le blanc pour réguler l’inégalité qui, en plus de tout ce qui a été mentionné, empêcherait la croissance économique de personnes mulâtres. Parmi ces filles de mariages mixtes et majoritairement issus d’artisans ou de petites propriétaires, certaines d’entre elles commençaient à s’enrichir, nourrissaient ainsi l’envie et la haine des colonisateurs blancs.

Liberté ou mort

Nous observons souvent l’Histoire de manière segmentée et isolée. Mais ce qui est certain c’est que les faits et les idées qui émergent à un moment déterminé dans un lieu déterminé ne le font pas par hasard, et ne s’évanouissent pas non plus, ni disparaissent complètement. Ce sont les échos de la Révolution Française qui sont arrivés aux oreilles des esclaves de Haïti qui ont provoqué les rumeurs qui ont allumé les intentions d’acquérir cette égalité entre êtres humains dans l’île. Mais le processus a été dialectique : les masses parisiennes ont aussi revendiqué la fin de l’esclavage dans les colonies [11]. Et à son tour, l’obtention de l’abolition de la Traite , et l’indépendance de Haïti a forcé à mettre en pratique les idéaux de la Révolution Française.

Comme l’a affirmé Dubois, si les esclaves ne se seraient pas élevés contre la Traite, « la Révolution Française ne se serait pas complètement développée ; comme la Révolution Américaine, elle se serait terminée sans en finir avec la violation massive des droits de l’homme au cœur de l’existence de la nation ».

Dès lors que quelqu’un a débarqué sur les côtes de Haïti en annonçant la prise de la Bastille, la population mulâtre s’est organisée pour se diriger vers l’Assemblée à Paris et pour faire une pétition sur ses droits citadins. Cela a divisé l’Assemblée en deux, mettant ainsi en évidence les différences entre les différentes forces politiques. En quelques mois, un décret a été proposé dans lequel, sans parler des personnes mulâtres ou d’esclaves, était prévue spécialement une protection « aux colonialistes et à leurs propriétés », comprenant que celles-ci faisaient une partie des deuxièmes. A aussi été décrété qu’était considéré comme crime toute agitation directe ou indirecte contre le commerce dans les colonies. Humilié en France et à la maison, les mulâtres ont organisé une révolte qui a été cruellement réprimée.

Cela a nourri le feu de la révolte esclave d’août 1789, commencée lors d’une cérémonie vaudou dans le Bois Caïman par un groupe dirigé par le Papalwa (prêtre) Boukman. Commençant à Le Cap, au nord du pays, ils ont brûlé de grandes étendues de terre et ont tué beaucoup de propriétaires de plantations au cri de « liberté ou mort » pour en finir avec le système qui les avait réduits en esclavage. La révolution n’a pas tardé à être menée par quelqu’un qui incarnait son esprit et serait capable de porter les revendications des esclaves vers la concrétisation, Toussaint Louverture. Au début partisan de la politique de négociation, quand toutes les pétitions ont été refusées, il a conduit les masses à la rébellion. Il fut très habile en s’alliant aux Espagnols, qui lui ont fourni des armes et des munitions. Ensuite, il a dirigé la lutte contre les Anglais, qui venaient aider les propriétaires des plantations, et combattu les Espagnols, qui voulaient le contrôle de l’île. Finalement, les masses ont du affronter Napoléon qu’ils ont combattu et ont gagné sous le leadership, cette fois, de Dessalines, jusqu’à obtenir l’indépendance de l’Haïti.

Les leaders ont été des guides indispensables, mais c’était les masses qui ont fait la révolution haïtienne. Une révolution que l’on a voulu gommer de la mémoire collective parce qu’elle signifie la possibilité de changer le statu quo. Comme l’a dit le marxiste noir C.L.R. James, « le seul lieu où les noirs n’ont pas fait de révolte c’est dans les pages des historiens capitalistes » [12] . C’est pourquoi c’est une partie de l’Histoire que nous avons à récupérer et à revendiquer, et qui a laissé une trace ineffaçable sur Haïti et sur le monde capitaliste.

Bien que le « soupe Joumou » soit aujourd’hui pour tous et toutes les Haïtiennes, le pays a besoin de continuer de lutter encore contre l’impérialisme : actuellement, il est victime d’un néo-colonialisme caché sous la forme d’une aide humanitaire qui rend le pays le plus dépendant et moins souverain [13]. Il doit aussi continuer à faire face au racisme à l’intérieur et en dehors du pays ; l’exemple le plus récent est le retrait de la nationalité dominicaine à la population née en République Dominicaine descendant de population étrangère (en majorité, Haïtienne) [14]. De plus, Haïti continue d’être le pays le plus pauvre du continent américain, et l’inégalité économique est à l’ordre du jour. C’est pourquoi encore aujourd’hui, le peuple haïtien se trouve obligé de s’organiser et de continuer à lutter pour ses droits, comme c’est le cas des revendications pour le salaire minimum qui ont eu lieu pendant les derniers mois. Pour toutes ces raisons, le précédent de la révolution haïtienne de 1801 est un modèle encourageant, pas seulement à Haïti, mais aussi au niveau international, si nous voulons combattre le racisme, le fascisme, et nous aventurer à défier le système économique capitaliste actuel.

Mireia Chavarria pour La hiedra

La hiedra. Barcelone, le 8 Janvier 2014.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo. Paris, le 26 avril 2014.

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Notes

[1Le mot « esclave » dérivé du « slavon » (de la racine slob qui signifie « gloire »), qui était le nom par lequel certains des peuples du nord-est de l’Europe, parlant des langues de même origine, s’identifiaient. Le lien entre les deux termes provient de la conquête et de l’esclavage, au Moyen Âge, de ces peuples de la part du Saint-Empire romain germanique. En fait, dans la Rome Antique le terme « esclave » n’était pas utilisé, mais celui de « addict » c’est-à-dire « donné à » ou « adjugé légalement » à quelqu’un. Et donc l’esclavage n’a pas été inventé aux XVIIe et XVIIIe siècles, ni avec le capitalisme, et n’est pas non plus lié nécessairement à la population noire. Mais bien avant existaient déjà des préjugés qui marginalisaient des communautés déterminées dans différentes sociétés, on n’a jamais déterminé les conditions permettant de chercher une explication rationnelle aux inégalités. C’est pourquoi, c’est à ce moment qu’est né le racisme, une idéologie qui se développera, de la main du capitalisme, pendant trois siècles. [NDLT : Autre origine trouvé dans Wikipedia : Le terme moderne « esclavage » vient du latin médiéval sclavus déformation du mot latin slavus (le Slave), issu lui-même du grec « sklabos ». Le mot « esclave » serait apparu au Haut Moyen Âge à Venise, où la plupart des esclaves étaient des Slaves des Balkans, « une région qui s’appelait autrefois « Esclavonie », puis Slavonie, et qui deviendra indépendante, sous le nom de « Croatie » et « Slovénie ». La même racine se retrouve dans le mot arabe saqaliba. Rome pratiquant l’esclavage, comme d’autres peuples antiques, le latin disposait d’un terme pour désigner l’esclave : servus, qui a conduit aux termes « servile » et « servilité », relatifs à l’esclave et à sa condition. Ce mot a aussi donné naissance aux termes « serf » du Moyen Âge et aux modernes « service » et « serviteur » (…) ]

[2Harman, Chris, 2013 : « Historia mundial del pueblo ». Madrid : Akal.

[3Dubois, Laurent, 2005 : « Avengers of the New World. The Story of the Haitian Revolution ». Cambridge : Harvard University Press.

[4Federici, Silvia, 2004 : « Calibán y la bruja. Mujeres, cuerpo y acumulación originaria ». Madrid : Traficantes de sueños, p. 139.

[5Ibid.

[6Galeano, Eduardo, 1971 : « Les veines ouvertes de l’Amérique Latine ». Madrid : 2003. p. 50.

[7Ibid.

[8Federici, Silvia, 2004 : op. cit. p.174.

[9Certains des adversaires au gouvernement ont offert la liberté à la population esclave et asservie pour dettes en échange d’une aide sous le contrôle de la colonie. C’est alors que la Chambre des Bourgeois de la Virginie s’est disposée à renforcer la ségrégation raciale, a établi des châtiments pour les personnes noires ou les esclaves qui se comportaient de façon violente contre les blancs ou pour les blancs qui se mariaient avec « des noires, des mulâtresses ou des indiennes ».

[10Harman, Chris, 2013. op. cit.

[11« Dès 1789, l’aristocratie de naissance et l’aristocratie de religion ont été détruites ; mais l’aristocratie de peau continue encore », a lâché, Camboulas, le rapporteur du Comité de Décrets lors de la Convention du 3 février 1794 ; cité dans James, C.L.R., 2003 : « The Black Jacobins. Toussaint Louverture and the San Domingo revolution  ». Londres : Penguin Books. p.113.

[12Essai « The revolution and the Noir ». New International. Volume V, December 1939, p. 339-343.

[13Fresnillo, Iolanda, 2013 : « Que les Philippines ne soient pas Haïti » [en esp], dans Alternatives Économiques. Le 18 décembre 2013.

[14Rodríguez, Olga, 2013 : « C’est dommage, mais tu n’es plus dominicain » [en esp], eldiario.es, le 9 décembre 2013.

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