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jeudi 18 novembre 2010

Différend frontalier du fleuve San Juan : le Nicaragua menace de se retirer de l’OÉA

 

Le différend frontalier entre le Nicaragua et le Costa Rica a pris une nouvelle tournure alors que le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a menacé de retirer son gouvernement de l’Organisation des États américains (OÉA). « On a été témoins de l’échec de l’OÉA. Je me questionne sur le sens d’y participer, et l’on doit considérer sérieusement notre retrait », a-t-il déclaré.

Vendredi dernier, l’organisme a approuvé une résolution – appuyée par 22 pays – qui demandait le retrait des forces nicaraguayennes de la zone disputée le long du fleuve San Juan et appelait les deux pays à reprendre les pourparlers sur la question. Alors que le Costa Rica s’est vanté du « triomphe » qu’une telle décision représentait, le président nicaraguayen l’a qualifiée de « conspiration » et, selon lui, le dialogue du Nicaragua avec l’OÉA serait « mort ». Seul le Venezuela s’est rangé du côté du Nicaragua votant contre la motion, tandis que l’Équateur, le Guyana et la Dominique se sont abstenus.

Selon Daniel Ortega, la présence des militaires nicaraguayens dans la région du fleuve San Juan est destinée à la lutte contre le trafic de drogue. Il a d’ailleurs mentionné que des « pays envahis par le narcotrafic » tel que le Mexique, la Colombie et le Guatemala « ont fait front commun » avec le Costa Rica à l’OÉA en raison des menaces que ces gouvernements auraient reçues de la part des cartels de la drogue. Sur un ton provocateur, le mandataire a donc affirmé que les narcotrafiquants seraient les seuls bénéficiaires de l’exigence costaricaine pour que le Nicaragua cesse ses opérations militaires. Le Mexique et le Costa Rica ont contesté les allégations du mandataire nicaraguayen en niant catégoriquement que leurs votes diplomatiques soient influencés par des éléments criminels.

Plus récemment, le Nicaragua a fait une déclaration officielle soulignant que le pays s’abstiendra de toute activité à l’OÉA liée au conflit frontalier. Daniel Ortega a également affirmé que son gouvernement portera l’affaire devant la Cour internationale de Justice de La Haye.

CEI . Canada, 17 de noviembre de 2010.

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