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jeudi 19 août 2010

Bases militaires étasuniennes :
La justice colombienne invalide l’accord militaire sur l’usage des 7 bases de son territoire

 

Le président colombien, Juan Manuel Santos, devra rendre des comptes au Congrès de son pays et peut être renégocier avec les Etats-Unis l’accord militaire qui permettait l’utilisation par l’armée étasunienne de sept bases située en Colombie, accord que la justice à déclaré non valide car n’ayant pas été soumis au parlement.

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La Cour Constitutionnelle a établi que cet accord, qui a généré une forte polémique, présente, en réalité les caractéristiques d’un traité international et pour cela requiert l’aval du parlement, un étape que le précédent gouvernement de Alvaro Uribe a éludé.

Le gouvernement de Santos au pouvoir depuis le 7 août dernier a déclaré qu’il allait étudié cette décision. Le ministre de l’intérieur, Germán Vargas Lleras, a minimisé l’impact de cette décision. De même le département d’Etat aux Etats-Unis a affirmé que sa collaboration étroite avec la Colombie demeure.

Pour mémoire, Santos, avait en tant que ministre participé à la négociation du dit accord permettant l’utilisation par les Etats-Unis de sept bases militaires colombiennes pour ses activités de luttes antidrogue et antiterroriste, avec la présence au maximum de 800 militaires, 600 contractants civils, les deux bénéficiant d’une immunité pénale

Un texte qui fut signé à Bogotá en octobre 2009 par le ministre des affaires étrangères de l’époque colombien Jaime Bermúdez et l’ambassadeur étasunien William Brownfield, sans l’avoir soumis à la ratification ni du Congrès étasunien ni du colombien. Alors la décision de la Cour Constitutionnelle ouvre le débat sur la validité de cet accord, et la possibilité de modifier certains de ces points les plus polémiques.

Le président de la Chambre des députés, le conservateur Carlos Zuluaga, un allié de Santos, estime que ce jugement présente "une grande opportunité pour avoir un grand débat" et permettre d’amplifier "la controverse sur la question". Le politologue Fernando Giraldo estime que cette décision met Santos dans une "situation très difficile". N’était-il pas ministre de la Défense à l’époque ? Poursuivre dans le maintien de l’accord malgré la décision de la Cour Constitutionnelle ne pourrait qu’envenimer les relations avec le Venezuela qui a toujours rejeter cet accord l’estimant menaçant, alors que justement les deux viennent de renouer diplomatiquement.

El Correo avec AFP Bogota, 19 août 2010.

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