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28 juin 2015

Allocution d’Alexis Tsipras du 26 juin 2015, en réponse à l’ultimatum de l’U.E.

 

Nous reproduisons ici l’allucation prononcée hier par Alexis Tsipras. Source Syriza France. Nous invitons chacun à multiplier les manifestations de solidarité pour que le peuple grec puisse effectuer son choix librement malgré les chantages qui vont s’exercer sur lui. Pour information : les commentaires à cet article, qui pour la plupart s’adressent au gouvernement et aux négociateurs grecs, sont transmis par Interdemos à l’attention d’un conseiller francophone du gouvernement grec pour qu’il puisse les relayer auprès de ses collèges.

Alexis Tsipras , Premier ministre :

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Cuisine solidaire au Pirée

« Nous avons livré un combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable qui mènerait à terme le mandat que nous avons reçu du peuple. Or on nous a demandé d’appliquer les politiques mémorandaires comme l’avaient fait nos prédécesseurs.

Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité.

L’objectif aujourd’hui est de mettre fin à la crise grecque de la dette publique. Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité.

La question qui sera posée au référendum dimanche prochain sera de savoir si nous acceptons ou rejetons la proposition des institutions européennes. Je demanderai une prolongation du programme de quelques jours afin que le peuple grec prenne sa décision.

Je vous invite à prendre cette décision souverainement et avec la fierté que nous enseigne l’histoire de la Grèce. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant. Je m’engage à en respecter le résultat quel qu’il soit.

La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuples, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. La Grèce est une partie indissoluble de l’Europe, et je vous invite toutes et tous à prendre, dans un même élan national, les décisions qui concernent notre peuple. »

Alexis Tsipras, Premier ministre, Athènes, 26 juin de 2015.

Traduction :Vassiliki Papadaki

Interdemos, 27 juin 2015

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