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23 mars 2011

Crime contre l’humanité en Argentine : 9 nouveaux procès en 2011

 

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Neuf nouveaux procès concernant les exactions de la dictature en Argentine vont débuter cette année, alors que neuf autres se poursuivent, dont on attend pour certains bientôt les jugements.

Quelque six juridictions sont entrain de juger les ex –répresseurs en Argentine, menant de façon simultanée les procès. Les prochains procès à venir auront lieu à Salta, Tucumán, Corrientes, Rosario, Mar del Plata et dans la ville de Buenos Aires.

Avec comme premier procès initié en 2011, en mars celui à Rosario, de l’ex commissaire Roberto José Martínez Dorr, alias « Morrongo », pour enlèvement et torture de militants de l’union des étudiants du secondaire Froilán Aguirre.

Vient ensuite à Salta le 4 avril, un procès où le principal accusé est le Comandant du III eme Corps de l’Armée, Luciano Benjamín Menéndez. En marge de cette affaire seront aussi sur le banc des accusés le porte parole de la Triple A, Jorge Héctor Zanetto ; l’ex chef de la Police, Miguel Gentil ; l’ex chef de la sécurité de la police, Joaquín Guil ; et les ex-policiers, Andrés del Valle Soraire, Pedro Javier Herrera, y Nelson Herrera.
Tous étant accusés de la disparition forcée de l’ex gouverneur de Salta, Miguel Ragone, de l’homicide du commerçant Santiago Arredes, et de blessures à Margarita Martínez de Leal, une femme qui travaillait à coté du domicile de Ragone.

En avril également, débutera le procès à Bahía Blanca de 19 répresseurs du 5ème Corps de l’Armée pour plus de cent victimes de l’Université Nationale du Sud - -UNS.

Le 27 avril, à Corrientes, débute le procès lié à l’affaire « Panetta », portant sur les crimes contre l’humanité concernant 25 victimes et dans lequel sont accusés trois ex policiers Dermidio Ramón Romero, Juan Antonio Obregón et Romualdo Baigorria ; les quatre ex militaires Juan Ramón Alcoberro, Alberto Silveira Escamendi, Edmundo Bertolero et Leopoldo Cao, et l’ex membre de la Prefecture Navale, Luis Leónidas Lemos.

A Salta, le 21 juin démarrera le procès concernant, l’ex colonel Carlos Alberto Mulhall et les ex policiers Jacintel, Ramón Vivas et Felipe Caucota, pour séquestrations et tortures à Pablo Salomón Ríos.

Les procès se poursuivront à Mar del Plata, le 2 mai, le début de la mega-affaire où sera jugé le circuit répressif de la Police de la Province de Buenos Aires, de l’armée de terre et de l’air.

Ce circuit répressif comprend les commissariats 4 de Mar del Plata, le centre clandestin de détention et de torture « La Cueva » (ex radar Base Aérea Mar del Plata), le commissaire 1 et le sous commissariat Villa Vélez de Necochea.

Au total 17 répresseurs sont accusés de délits sur 85 victimes.

Le 10 août dans la Ville de Buenos Aires commence le procès de Reynaldo Bignone, Luis Muiña, Argentino Ríos, Hipólito Mariani et Juan Máximo Copteleza, pour 22 enlèvements et tortures de cinq de leurs victimes.

Les séquestrations et tortures ont eu lieu dans la juridiction du Premier Corps de l’armée, dans le « Policlínico Profesional Alejandro Posadas  », où se trouvait un centre clandestin de détention et de torture connu comme « El Chalet del Hospital Posadas ».

Le 29 août à Rosario débute le procès pour le « Massacre de rue Juan B. Justo », dans lequel sont inculpés le chef de l’époque de la zone militaire 132 du Bataillon des ingénieurs de combat 101, le Colonel Manuel Fernando Saint Amant, son chef d’opération le colonel Antonio Federico Bossie et le chef de la délégation San Nicolás de la Police Fédérale, le commissaire Général Jorge Chiche Muñoz.

Ils seront jugés pour les assassinats de Omar Amestoy, María del Carmen Fettolini, leurs enfants María Eugenia y Fernando, de 5 et 3 ans et Ana María del Carmen Granada, et la séquestration du petit fils Manuel, âgé de cinq mois.

Le 4 octobre à Tucumán, début du procès de Jorge Rafael Videla, Luciano Benjamín Menéndez, Jorge Eduardo Gorleri, Héctor Hugo Lorenzo Chilo, Jorge González Novarro y Alberto Carlos Lucena.

Procès pour l’assassinat d’ Osvaldo De Benedetti, commis en 1978.

Toujours à Tucumán poursuite du procès contre Menéndez et Roberto Heriberto Albornóz, pour cinq homicides.

A Mendoza, poursuite du procès concernant 24 victimes, parmi les accusés Menénde...

Dans le Chaco, poursuite du procès pour le « Massacre de Margarita Belén », commis le 13 décembre 1976 dans une opération commune à l’Armée et à la Police du Chaco.

Dans cette opération, 22 prisonniers politiques furent fusillés, en majorité des militants des La Jeunesse Péroniste, on a essayé de faire passer l’opération pour une tentative de fuite .

A Rosario se poursuit le procès contre cinq ex répresseurs pour violation, tortures et homicides commis dans l’ex centre clandestin de détention de la préfecture de police de cette ville, en marge du dossier « Díaz Bessone », ex Feced, dont on attend le jugement.

Dans la ville de San Martín (province de Buenos Aires), poursuite du jugement contre Luis Abelardo Patti, Reynaldo Bignone, et Santiago Omar Riveros (déjà condamnés pour les délits à Campo de Mayo), et l’ex commissaire Juan Fernando Meneghini et Martín Rodríguez. Ils sont jugés pour homicides, enlèvements, tortures et violations de domiciles et le jugement est attendu pour le 31 mars.

A Buenos Aires, poursuite de la Megacause ESMA, procès contre les répresseurs de centre clandestin de détention où ont été détenus plus de 5.000 détenus-disparus, en plus d’une maternité clandestine.

Toujours à Buenos Aires, procès de « Automotores Orletti », contre quatre répresseurs de ce centre clandestin qui fonctionnait dans le quartier de Flores. On attend le jugement pour fin mars.

Toujours dans la Capitale, le procès « El Vesubio », concernant huit répresseurs de centre clandestin de détention.

Toujours dans la Capitale, poursuite du procès pour 34 faits d’appropriation de mineurs durant la dictature, faisant partie d’un plan systématique de vol d’enfants concernant 500 d’entre eux, enfants de disparus dont 102 ont retrouvé leur identité. Les accusés sont Jorge Rafael Videla, Reynaldo Bignone, Jorge Tigre Acosta, Santiago Riveros, Antonio Vañek, Jorge Luis Magnacco, Juan Antonio Azic et Rubén Franco.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

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El Correo d’après Telam. Paris, 23 mars 2011

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