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14 décembre 2015

2015 encore une année noire pour la liberté de la presse

 

De la tuerie de Charlie Hebdo à la Syrie, en passant par les attaques au Mexique et au Brésil, l’année 2015 aura vu la liberté de la presse assaillie de toutes parts. Le Guardian rapporte qu’en 2015, 55 journalistes ont perdu la vie à travers le monde, soit six de moins qu’en 2014 et 17 de moins qu’en 2013.

Ces statistiques sont compilées par le Comité pour la protection des journalistes, chien de garde de la liberté de la presse. Le comité new-yorkais n’inclut dans ces chiffres que les cas où la raison du décès est directement liée à la profession de la victime. Par ailleurs, les statistiques de 2015 comprennent 18 assassinats dont les motifs n’ont pas encore été déterminés.

Le fait le plus troublant, lorsqu’on y regarde de plus près, est la proportion des meurtres commis durant l’année : sur un total de 55, 40 ont été assassinés. Parmi les autres, 14 ont été pris entre deux feux ou pendant un combat — neuf d’entre eux en Syrie — et un était assigné à un reportage dangereux au Yémen.

Mais l’incident le plus meurtrier de tous a été sans contredit l’attentat perpétré à l’arme automatique contre la rédaction de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, le mercredi 7 janvier. Douze personnes, dont huit dessinateurs humoristiques et deux policiers, ont été tuées dans l’attaque et onze personnes ont été blessées. L’événement a, à juste titre, fait couler beaucoup d’encre, du fait qu’il représente une atteinte directe à la liberté d’expression.

Par opposition, les assassinats perpétrés au Brésil, au Mexique et au Bangladesh et n’ont pas reçu une couverture aussi importante dans la presse. Au Brésil, les cinq attaques concernaient des cas de corruption impliquant des agents de police et des hommes politiques. Au Mexique, les journalistes avaient reçu des menaces, mais ont refusé de ne pas céder à l’intimidation. Les cinq journalistes du Bangladesh ont, eux, été tués à coups de couteau suite à des articles critiquant l’islamisme radical.

Malheureusement, la majorité des assassins échappent à la justice. Les crimes ne font pas l’objet d’enquêtes approfondies et très peu mènent à des poursuites. La question de l’impunité est considérée comme une pierre d’achoppement dans la lutte contre les attaques sur des journalistes.

Sputnik. Paris, le 14 décembre 2015.

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